Dans le diocèse de Verdun, Mgr Maupu se dit attaché au Concile. Mais sait-il exactement ce qu'enseigne le Concile dont il se réclame ? Personne n'en a la moindre idée. La preuve :
le dimanche 24 octobre 2010, trentième dimanche per annum, les fidèles qui ont voulu aller à la messe à Ancerville n'auront eu droit qu'à un bousillage liturgique en règle organisé avec la bénédiction de Mgr Maupu.
La célébration - abusivement qualifiée de "messe" - commence par brouhaha épouvantable tandis que dans le choeur de l'église, sur un écran géant, apparaissent des photos montrant des guerriers éthiopiens... On imagine que les organisateurs de cette célébration ont tellement conscience que leur liturgie est barbante qu'ils font du cinéma pour occuper les fidèles...
A 10 heures, une procession hétéroclite se met en marche vers une table que le clergé local veut faire passer pour un autel. Le célébrant s'avachit pratiquement sur cette table. C'est le signe qu'attendent les enfants pour faire à leur tour une procession leur permettant d'apporter des tas de machins qui n'ont rien à voir avec une célébration eucharistique. Voici donc la messe transformée en culte pour primitifs païens.
Il n'y a pas de chant d'entrée. D'ailleurs, au cours de cette mascarade organisée pour pousser les fidèles à l'apostasie, aucun des textes de la liturgie du jour ne sera dit, chanté, ou même simplement respecté.
Après le signe de croix du début de la célébration, le prêtre improvise un mot d'accueil (le blabla habituellement rasoir des débuts de messes) où il est essentiellement question des laissés pour compte de la société. Un baratin qui montre que dans le diocèse de Verdun, être dans le coup c'est reprendre les vieux slogans de mai 68... à croire que le clergé local rame très loin derrière la société dont se voudrait représentatif.

 

Après cette verve ecclésiastique d'un autre temps, voici l'arrivée de madame la super-laïque-engagée : elle prend la parole pour redire la même chose que le prêtre.
La célébration se poursuit par... rien. Pas de "Je confesse à Dieu" ni de "Kyrie". Tout ça est remplacé par des interventions à caractère socialo-communiste ânonnées par des enfants du supposé "catéchisme". Suit une intervention du prêtre portant aussi sur le social. Le "Gloria" est accompagné de "you-you" africains et la collecte cède la place à un nouveau texte à caractère social prouvant que le prêtre et les "animateurs pastoraux" ont une culture proche du 0° absolu, la température à laquelle tout est supposé se figer.
Les lectures sont introduites par des madames en mal de reconnaissance sociale et lues par d'autres braves madames : des sortes de grenouilles new look qui ont sauté du bénitier d'autrefois à l'ambon d'aujourd'hui. Une des lectrices fait un lapsus révélateur : au lieu de dire "le Seigneur est un juge", elle dit : "Le Seigneur injuste". Ben oui, madame : il est injuste, le Bon Dieu,  puisqu'il ne permet pas que vous soyez prêtresse... Quelle frustration !
Après la lecture de l'Evangile, le prêtre se lance dans une harangue de vieux cégétiste; il loue la théologie de la libération qui, dit-il, "avait apporté énormément de bien en Amérique latine". Encore un effort, M. le Curé, et vous finirez bien par nous faire croire que Staline a inventé le goulag pour permettre aux Russes d'aller en vacances...


 

Le reste de la célébration continue à la façon d'un concours : le premier prix sera remis à celui qui se montrera le plus stupide. A l'offertoire, c'est une "servante de messe" qui est chargée d'élever tandis que le prêtre élève un pot en céramique.
Pui arrive la preuve manifeste que cette célébration paroissiale n'est pas autre chose qu'une incitation au blasphème : toute la prière eucharistique est inventée.
Le spectacle de désolation continue avec le "Notre Père" dit par le prêtre se faisant assister d'enfants sortis de l'assemblée, de la "servante d'autel" et d'une madame laïque engagée. Cette liturgie naguère progressiste mais aujourd'hui totalement passéïste se poursuit avec la communion distribuée par une armada de "ministres extraordinaires" laïcs qui - comme on sait - ne viennent à l'église qu'à condition de pouvoir occuper le devant de la scène mais qui, si la liturgie était respectée, ne mettraient jamais les pieds à la messe.
La fin de cette célébration est marquée par le même désordre qu'au début. Un certain nombre de fidèles en profitent pour s'eclipser.
Une telle mascarade qualifiée abusivement de "messe" par l'Evêque de Verdun fait comprendre la misère de l'Eglise en France où, depuis un bonne soixantaine d'années, des clercs affichent ouvertement une inculture liturgique abyssale doublée par ce qui ressemble souvent à de la pauvreté spirituelle.
Ne mettons surtout pas une telle apostasie sur le compte du Concile ou du Missel romain actuel : elle n'est le fait que de certains clercs intérieurement blessés de ne plus pouvoir vivre un sacerdoce pour lequel ils n'ont peut-être jamais été faits.

 

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