16 février 2006 4 16 /02 /février /2006 10:22

A la suite du Concile, on s’est appliqué à créer des « équipes » auxquelles on a demandé de préparer les célébrations eucharistiques paroissiales. Il s’agissait de montrer que la Messe dominicale était l’affaire de tous, que tous devaient « participer » à son l’élaboration. Beaucoup ont justifié cette façon de faire en reprenant l’expression « participation active » qu’ils disaient être contenue dans le texte de la Constitution conciliaire sur la liturgie, alors qu’en réalité elle ne s’y trouve pas. Le texte latin de référence de la Constitution sur la liturgie parle, en effet, de « participatio actuosa », jamais de « participatio activa ». Cette façon très largement généralisée de préparer les célébrations « en équipes » a peu à peu introduit chez les fidèles l’idée que la liturgie tient son efficacité non d’elle-même mais de l’opinion qu’on s’en fait et qu’on partage au sein d’un groupe où règne un minimum d’entente. De là est née une pastorale selon laquelle se réunir pour élaborer le schéma d’une célébration suffit largement à pénétrer la réalité du Mystère que célèbre l’Eglise. Ce qui, bien sûr, est totalement faux et stérile sur le plan de la foi. La « crise de la liturgie » provient donc, en grande partie, de cette volonté de faire prévaloir l’activisme de quelques fidèles constitués en « équipes » sur le renoncement à soi-même qui est la voie d’accès au véritable sens de la liturgie.

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