« (...) D'abord la liturgie doit avoir un caractère "sacré". Cela exige que tout soit beau et digne. Dignité des choses : ornements, vases sacrés, costumes des enfants de choeur et ornements du prêtre doivent être soignés. Un autel fait de quelques planches sur des tréteaux n'est pas digne. Un prêtre équipé d'une aube fripée, d'une chasuble malpropre ou mal ajustée, de chaussures négligées, n'exprime pas le culte d'adoration. Il faut aussi soigner gestes et attitudes. "Assueta vitescunt", disaient les anciens : "l'habitude finit par tout dégrader". Le geste liturgique n'est pas un geste de la vie courante : il exige retenue et noblesse. Une génuflexion n'est pas un mouvement gymnique, c'est un geste d'adoration. Un déplacement dans le choeur n'est pas une promenade, moins encore une course contre la montre. L'Evangile n'est pas "un bouquin" qu'on manipule, c'est le Livre, le Livre de la parole de Dieu qu'on porte en procession, qu'on ouvre avec un respect religieux, et que l'on encense. Ces exigences du geste sacré sont encore plus impératives quand le prêtre célèbre face au peuple. Il risque alors de "profaner" les gestes liturgiques. Il faut veiller en particulier aux gestes de l'offertoire et de la purification du calice. Certes, il ne s'agit pas de lenteurs excessives, moins encore d'affectation théâtrale. Ce n'est pas parce que les fidèles nous regardent que nous devons agir ainsi, mais parce que nous sommes en face de Dieu, parce que nous agissons alors, comme le dit le texte conciliaire, "in persona Christi" aux noms et place du Christ. Même s'il n'y a personne dans l'église, nos gestes doivent toujours exprimer notre respect de Dieu. Chants et prières doivent également être soignés. Les prières liturgiques ne se débitent pas : elles, se prient. Pour ce qui est des chants, il vaut mieux un répertoire moins riche et bien chanté que des programmes trop variés mais péniblement exécutés. (...) Ces remarques sont d'autant plus importantes qu'à notre époque semble diminuer le sens de Dieu, le sens de l'adoration. Je dois ajouter quelques réflexions sur les exigences de la liturgie elle-même. A l'autel nous ne sommes pas nos maîtres, nous sommes "hommes d'Eglise". C'est l'Eglise qui prie et agit par nous. C'est donc en conformité avec les directives liturgiques de l'Eglise que nous devons accomplir les rites. (...) »

 

Mgr Boillon, Evêque de Verdun, in "Eglise de Verdun", 2.12.1966

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