Le Concile Vatican II avait demandé que « l'enseignement de la liturgie dans les séminaires [soit] placé parmi les disciplines nécessaires et majeures » en sorte que les futurs prêtres, solidement formés, soient« imprégnés d'esprit liturgique » (Cf. Sacrosanctum Concilium, n. 16). Le même Concile avait encore rappelé que « la tradition musicale de l'Eglise universelle constitue un trésor d'une valeur inestimable qui l'emporte sur les autres arts, du fait surtout que, chant sacré lié aux paroles, il fait partie nécessaire ou intégrante de la liturgie solennelle ». (Cf. Sacrosanctum Concilium, n. 116). A ces dispositions, il faut ajouter les dispositions contenues dans l'Exhortation post-synodale du 22 février 2007 qui rappellent qu'en matière de chant liturgique, on ne peut pas dire qu'un cantique en vaut un autre et qu'en conséquence « il convient d'éviter l'improvisation générale ou l'introduction de genres musicaux qui ne sont pas respectueux du sens de la liturgie ». La même Exhortation, approuvée par Benoît XVI, dit aussi qu' « en tant qu'élément liturgique, le chant doit s'intégrer dans la forme propre de la célébration (et que) par conséquent, tout ­ dans le texte, dans la mélodie, dans l'exécution ­ doit correspondre au sens du mystère célébré, aux différents moments du rite et aux temps liturgiques ». Enfin, il était rappelé que « le chant grégorien, en tant que chant propre de la liturgie romaine, [devait être] valorisé de manière appropriée ». (Cf.Sacramentum Caritatis, n. 42)

 

A la lumière de ces enseignements, il était légitime de penser que dans les séminaires diocésains ou interdiocésains où l'on se veut fidèles au Concile et au Souverain Pontife, la formation des futurs prêtres à la liturgie et au chant soit considérée comme capitale et, étant capitale, soit confiée à des professeurs d'une compétence et d'un sensus Ecclesiae sans faille. Apparemment ce n'est pas le cas. Le jeune qui intègre un séminaire diocésain pour y acquérir une solide formation en vue de l'ordination sacerdotale est très rapidement appelé à devenir lui-même... formateur. On imagine facilement quelles peuvent être les compétences et les connaissances en matière de liturgie, de musique sacrée, de chant grégorien... d'un séminariste de 2è année ! Dans l'armée, on n'imagine pas confier la direction d'un porte-avions à un soldat de 2è classe. Mais dans l'Eglise - où l'on semble moins craindre les catastrophes que dans l'armée - des pasteurs n'ont aucun scrupule à confier la formation à ce qui touche à la liturgie - source et sommet de la vie de l'Eglise - à des jeunes incontestablement pleins de bonne volonté, mais dont rien ne permet de dire qu'ils aient été eux-mêmes correctement formés. On en arrive alors à réduire le chant liturgique à un simple décorum visant à "conduire au chemin de Dieu par l'émotion." Ce qu'il n'a jamais été aux yeux de l'Eglise. Autant dire avec franchise qu'avec une telle "formation", la crise liturgique n'est pas prête de s'éteindre. C'est d'ailleurs ce qu'avouent les jeunes prêtres lorsqu'ils arrivent en paroisse où ils se retrouvent face à des fidèles laïcs qui n'ont pas fait 6 années de séminaire, mais qui en savent bien plus long qu'eux en matière de liturgie et de chant sacré.

 

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