Quel lien y a-t-il entre les idéologues de la discrimination et les ingénieurs biomédicaux ?

 

a) Les idéologues de la discrimination concoctent des pseudo-morales dans lesquelles ils expliquent à des ingénieurs médicaux complaisants que ceux-ci sont « justifiés » à éliminer des êtres ne répondant pas aux «normes» imposées par l'idéologie. Ces idéologues précisent que les ingénieurs biomédicaux sont « fondés » à opérer des sélections implacables « pour le bien » de certains individus, de telle race, de la société ou de l'espèce - c'est selon. Ainsi, après s'être évertué à faire échec à une ségrégation fondée sur les « classe sociales », notre siècle s'empresse-t-il actuellement d'instaurer une nouvelle ségrégation fondée sur des "classes génétiques".

 

b) Les idéologues de la discrimination apportent donc une pseudo-légitimation à de multiples abus de pouvoir. Méprisable est l'abus de pouvoir économique, politique, judiciaire. Plus méprisable encore est l'abus de pouvoir médical. Mais le plus méprisable de tous, c'est l'abus de pouvoir intellectuel, car il blesse l'homme dans son intelligence, par laquelle il est le plus semblable à Dieu. Les technocrates du nouvel ordre mondial sont coutumiers de ces formes raffinées d'abus de pouvoir.

 

 

 

Ne retrouve-t-on pas ici, invoqués au profit de la société, des critères analogues à ceux qui sont  invoqués au profit des couples ?

 

Les arguments invoqués par les femmes, ou par les partenaires, en faveur de l'avortement se fondent sur l'intérêt, l'utilité, le droit au plaisir sans risque. L'efficacité doit être totale lorsqu'il s'agit d'éviter ce « mal » qu'est la procréation - conséquence éventuelle de ce « bien » qu'est le plaisir. Les plus forts peuvent donc accorder le droit à leurs convenances et « légitimer » l'avortement.

 

a) Les intérêts de la société humaine sont définis par les plus forts, concrètement par ceux qui réussissent et/ou qui s'imposent. Ceux qui ne réussissent pas font obstacle au bonheur de ceux qui réussissent. Ils menacent même leur sécurité. Dès lors, estiment les riches, notre sécurité est le fondement de notre droit, et nous sommes justifiés à nous défendre contre les menaces venant des plus pauvres qui, par leur seule masse numérique, constituent un danger pour nous. Il faut donc endiguer leur prolifération par tous les moyens, d'autant qu'ils sont insolvables sur le marché mondial.

 

b) C'est une démarche analogue qui s'est développée au bénéfice, si l'on ose dire, de la société. Cela s'est vérifié dès 1926, en URSS, où l'avortement a été légalisé pour que la population puisse être totalement soumise à l'exigence de planification impérative imposée par l'État. L'URSS fut ainsi le premier pays à légaliser l'avortement pour raison d'État.

 

 

 

Le refus de tout risque précipite donc impitoyablement vers une spirale de la pure efficacité ?

 

Intolérable pour les partenaires sexuels, le risque est également intolérable pour la société. C'est pourquoi, partant de la contraception, la logique de l'efficacité conduit à l'avortement puis à l'eugénisme, pour enfin déboucher sur l'euthanasie. Une idée commune est ici sous-jacente à ces différentes pratiques : quand on pose qu'une vie humaine ne répond pas à certaines « normes de qualité » et qu'elle ne vaut pas la peine d'être vécue, cette vie - conclut-on - peut être supprimée par les moyens les plus efficaces dont on dispose.

 

Extraits de l'ouvrage de Mgr Michel SCHOOYANS,

« Bioéthique et Population : Le choix de la vie » (1994)

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