Apostasie / Persécutions

Samedi 7 novembre 2009



Communiqué de Mgr Crepaldi : « L'arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme condamnant l’Italie à retirer les crucifix des salles de classes est une erreur profonde. En soi, l'éviction des symboles religieux de l’espace public est un acte qui relève de l’absolutisme et de l’intégrisme. C'est un signe non de la laïcité, mais de l'arrogance du pouvoir politique qui veut imposer un espace public sans religion. Sous le prétexte de ne pas discriminer les croyants d'autres religions, la religion en tant que telle est discriminée, et se voit réduite à une affaire privée. En outre, en Europe, la religion chrétienne est un élément constitutif de la culture sociale et politique. Sans racines, il n'y a pas de liberté ; sans identité, il n'y a pas de véritable dialogue. Mais la raison la plus importante pour laquelle la décision de la Cour doit être considérée comme une faute, c'est que la politique, en se proclamant indifférente à toutes les religions, se déclare impuissante à évaluer rationnellement les propositions religieuses. Le christianisme ne demande pas seulement à la « raison » politique d’accepter sa présence historique pour des raisons culturelles — les « racines de l’Europe » — mais parce qu'il aide la société à être meilleure, à contribuer au bien commun, à élever les âmes à ce qui est vrai et bon, en d’autres termes à sa vérité. Le crucifix représente la vérité de l'homme, les valeurs de la vie et de l'amour, pour tout un chacun, croyant ou non croyant. Une politique indifférente aux religions, ou qui les réduirait à un sentiment personnel ou privé, en viendrait tout d’abord à se renier elle-même, ainsi que sa capacité, laïque et rationnelle, à saisir la vérité de la religion et des religions. Une « raison » politique aussi faible serait dangereuse. En l’absence de foi en elle-même, elle cèderait sur un certain nombre de domaines où la dignité humaine est en danger ».

 

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Jeudi 7 mai 2009

Craignant une escalade de la violence des talibans et ayant constaté la faiblesse du gouvernement, de la police et des institutions civiles, les familles chrétiennes de la ville de Karachi, agressées la semaine dernière par des groupes de talibans armés, sont terrorisées et se sont enfermées dans leurs maisons. C’est ce que communique le P. Mario Rodriguez, Directeur des Œuvres Pontificales Missionnaires (OPM) au Pakistan, en exprimant préoccupations et alarmes face à l’expansion de la violence des groupes militants islamiques dans le pays, non seulement dans la Province de la Frontière du Nord-Ouest, mais aussi dans les principales villes pakistanaises.

 

 

Le P. Rodriguez affirme : « Les talibans agissent de manière menaçante dans les quartiers chrétiens de la ville, en terrorisant les femmes et invitant les personnes à se convertir à l’islam, sous peine de mort. Les épisodes de violence, de coups et de mauvais traitements se succèdent. Ce sont des militants armés de pistolets et de kalashnikov. Nous sommes choqués par cette situation et par cette afflux de violence insensée, que les autorités ne devraient pas permettre : la police a le devoir de défendre tous les citoyens contre les agressions ». Le directeur des OPM demande attention et soutien à tous les chrétiens du monde et il invite à prier parce que les minorités chrétiennes au Pakistan traversent un des moments les plus sombres et les plus difficiles de leur histoire. « Nous espérons dans l’aide du Seigneur et nous demandons au gouvernement de reprendre le contrôle de la situation, dans tout le pays. En attendant, les familles chrétiennes sont terrorisées et elles ne sortent plus de leurs maisons. Elles sont contraintes à l’isolement ». L’Église est en train de vivre cette situation en cherchant à pousser la société civile (groupes musulmans modérés inclus) à s’opposer à l’extrémisme religieux. Son Excellence Mons. Lawrence Saldanha, archevêque de Lahore et président de la Conférence Épiscopale du Pakistan, a envoyé, durant les dernières semaines, une lettre à tous les leaders politiques et aux institutions du Pakistan, en signalant la situation de terreur et de violence à laquelle sont soumises les minorités religieuses, sous la pression des groupes intégristes islamiques, en parlant d’une « machine homicide de terreur au nom de la religion ». Aujourd’hui, l’archevêque souligne : « il existe une crainte fondée que les épisodes de violence qui se sont produits à Karachi puissent se répéter dans d’autres parties du pays. Les chrétiens subissent déjà des injustices et des violences à cause de la loi inique sur le blasphème, utilisée contre eux. Maintenant, c’est leur propre survie qui est en danger ». L’archevêque se dit préoccupé : « Le gouvernement sera-t-il en mesure de sauver les chrétiens ? Le gouvernement et l’armée sauront-ils sauver l’état démocratique du Pakistan ? ».

 

En attendant, une autre mauvaise nouvelle pour les minorités religieuses vient du système juridique national : pour le crime de “blasphème” (profaner le nom du prophète Mahomet), prévu par l’article 295 du Code de Droit Pénal du Pakistan, il est maintenant prévu la peine de mort, tandis que l’option de l’emprisonnement à vie a été supprimé. La Cour Suprême, en effet, dans une récente sentence, a rendu la peine de mort obligatoire. L’Église depuis longtemps dénonce l’abus de la loi sur le blasphème et son utilisation pour pénaliser ou éliminer les citoyens de foi non islamique.


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Mercredi 15 avril 2009

« L’Église catholique continuera à accomplir son travail évangélisateur et prophétique, en repoussant toute forme de violence et en soutenant les principes et les valeurs humaines et chrétiennes qui fortifient l’état de droit et la vie pacifique entre les boliviens ». C’est ce que l’on peut lire dans le communiqué de la Conférence Épiscopale Bolivienne à la suite de l’attentat commis contre la maison du Card. Julio Terrazas, Archevêque de Santa Cruz (Bolivie) et Président de la Conférence Épiscopale.

 

 

L’attaque a été perpétrée autour de 0h30, heure locale, au moyen d’un engin explosif installé à l’extérieur de la porte d’entrée de la maison, et qui a provoqué des dommages à l’entrée du domicile du Cardinal. L’explosion a provoqué une alarme générale parmi les voisins, étant donné que certaines habitations voisines ont eu des fenêtres brisées. Dans la maison, se trouvaient seulement deux jeunes et une femme qui n’ont subi aucun dommage personnel. Le Cardinal Terrazas, qui passe quelques jours en repos dans sa terre natale, ne se trouvait pas sur le lieu. « Cet événement – affirment les Évêques dans leur communiqué – reflètent une attitude d’intolérance qui touchent aux principes mêmes de la vie démocratique dans notre pays. La violence comme action n’a jamais été un moyen acceptable, et n’apporte aucune solution dans les relations humaines, et elle est repoussée par Dieu ». Les Évêques demandent aux autorités locales et nationales de faire tous leurs efforts dans l’enquête « pour découvrir les auteurs de l’attentat et clarifier les motifs et les responsabilités qui ont conduit à commettre un tel délit ». Les Évêques considèrent en outre qu’ « un attentat à la maison du Cardinal représente aussi un affront contre sa personne, contre sa dignité et sa responsabilité comme chef de l’Église catholique en Bolivie, et par conséquent, contre l’Église catholique elle-même ». Pour ces raisons, ils expriment leur proximité et leur solidarité au Cardinal et à sa famille, en les assurant dans le même temps de leurs prières. Même l’Archevêque de Santa Cruz a émis un communiqué dans lequel il repousse et déplore « ce vil attentat » : « Nous condamnons énergiquement cet action violente qui, comme toute violence, est une atteinte à la dignité et au droit des personnes, à plus forte raison dans ce cas, où il s’agit de Son Éminence le Cardinal qui représente toute l’Église catholique en Bolivie ». Pour sa part, l’Archevêque de Cochabamba, Mons. Tito Solari Capellari, a également dénoncé et condamné avec vigueur ce qui s’est produit, en considérant que « c’est un geste qui creuse la division entre les Boliviens ». En témoignant sa proximité et sa solidarité avec le Président de la Conférence Épiscopale, il a ajouté que « cette épreuve nous fait participer à la souffrance du Vendredi Saint, mais qu’elle nous donne aussi la force, pleine d’espérance de Pâques ». Il a rappelé en outre que « la vocation de l’Église d’annoncer la Vérité de Jésus-Christ ne peut être cachée et tue par des gestes de violence ». Le message se termine par un encouragement à tous « à l’unité, au courage du témoignage, et à rester serein ».


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Lundi 13 avril 2009

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Jeudi 2 avril 2009

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Mercredi 1 avril 2009


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Lundi 23 mars 2009

Les cathophobes qui, pendant quelques jours, se sont montrés partout avec leur petit ruban rouge à la boutonnière pour se donner bonne conscience (chaque dictature fabrique ses suivistes), ces cathophobes qui auront vomi publiquement leur haine de l'Eglise et du pape grâce à la complicité des médias français, n'auront trouvé en face d'eux que peu d'opposition (sauf quelques scientifiques sérieux et une jeunesse catholique très active). Les fidèles s'attendaient à ce que les évêques fassent bloc autour du Saint-Père et répondent de façon claire, ferme, nette et courageuse à tous les professionnels du mensonge et de la désinformation qui font l'opinion publique dans notre pays. Les fidèles auront attendu vain. Il apparaît que la clarté de langage et le courage ne soient pas les plus grandes vertus de pasteurs qui passent le plus clair de leur temps à "cheminer", à "être à l'écoute" et à "être interpellés". Pour une fois qu'ils auraient pu "oser une parole forte" - comme ils disent - on ne les a guère entendus. On sait qu'en petits comités, certains évêques se sont montrés contents de voir le pape être critiqué et contesté : car au fond, ils n'aiment pas Benoît XVI. Un tel "désamour" de celui qui, avant d'être Joseph Ratzinger devenu Benoît XVI, est le Successeur de Pierre, n'est-il pas le signe que beaucoup de nos évêques n'ont, au fond, qu'une approche passablement approximative de l'Eglise ? Lorsque qu'une certaine presse annonce que "pour 49% des catholiques, le pape défend mal leurs valeurs", Mgr Dagens écrit : "Je souffre et j'espère pour l'Eglise" et ajoute "si nous imposons des principes moraux, nous créons un déséquilibre grave". Après de tels propos - probablement partagés par de très nombreux prêtres -, les cathophobes n'ont plus rien à ajouter : ils savent désormais qu'ils ont toutes les chances de ne trouver en face d'eux qu'un clergé mou ou sans envergure qui leur balise une vaste avenue. Il est devenu légitime de penser que les fidèles de France ont le sentiment qu'ils ne pourront guère compter sur le courage de leurs pasteurs pour les guider. N'est -il pas tout aussi légitime de penser que Benoît XVI sait, de son côté, qu'il ne pourra guère compter sur la mobilisation d'un épiscopat pour redresser la situation de l'Eglise dans notre pays. Une situation calamiteuse qui avait déjà poussé Jean-Paul II à demander : "France, fille aînée de l'Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ?"

 

Pro Liturgia


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Jeudi 19 février 2009

Le récent assassinat à Nairobi du missionnaire italien, le Père Giuseppe Bertaina, un homme qui a consacré aux derniers de la terre dans une Nation déchirée par les guerres et par la pauvreté, nous ramène avec force au thème du martyre chrétien. « Il est exclusivement un acte d’amour, envers Dieu et envers les hommes, y compris les persécuteurs » (Benoît XVI, Angélus, 26 décembre 2007). Cette définition donnée par le Pape Benoît XVI nous aide à comprendre le sens des martyres chrétiens qui se sont produits au vingtième siècle et qui se poursuivent toujours dans de nombreuses parties du monde. Le martyre est un témoignage joyeux rendu au Seigneur. Il n’y a pas en lui de rancœur, de haine, de vengeance. Et chez le chrétien qui a survécu, on ne trouve pas la malédiction univoque et la condamnation du bourreau, parce que le martyr « accepte la croix au plus profond de lui-même, et la transforme en une action d’amour ».

 

En ces jours de polémique sur la tragédie de l’holocauste, quel peut être le meilleur signe de détente et de clarification entre catholiques et juifs, si ce n’est le souvenir des martyrs catholiques de la folie criminelle nazie ? Deux exemples nous aident à comprendre non seulement le sens de l’abomination d’une culture qui a remplacé Dieu par une image fausse et païenne, mais aussi le sens de victoire et de triomphe sur le mal vécu par le martyr, et qui nous est transmis comme don de foi. Le premier est celui du Père Maximilien Kolbe, interné à Auschwitz au mois de mai 1941. En lui, le martyre est vécu de la manière la plus triomphale, comme don d’amour envers le prochain. Sa substitution volontaire à l’assassinat par représailles de l’un des dix juifs internés dans ce camp, lui coûta la vie, et pourtant, elle lui valut la couronne du martyre. Dans le monde gris et cruel du lager, le Père Kolbe a apporté la chaleur et l’affection pour le prochain, ainsi que la mansuétude de l’agneau qui s’offre à son bourreau. Après les tourments de la faim et de la soif, enfermé dans un bunker toujours visible en ce lieu de mort, il mourut le 14 août 1941, suite à une injection d’acide phénique. Sa mort, même si elle est égale à celle de millions d’innocents, se révèle aujourd’hui encore comme un exemple extraordinaire de cet amour que le chrétien, dans le désespoir total du corps et de l’âme, est en mesure d’offrir à son prochain.

 

L’autre exemple est la sainte extraordinaire de la modernité tragique, Sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix, Edith Stein pour l’état civil, déportée à Auschwitz et assassinée là dans les chambres à gaz le 9 août 1942. Cette femme incroyable, dotée d’une sagesse formidable et d’une incroyable tension spirituelle, est un exemple merveilleux qui montre comment le martyre peut se transformer en un acte d’amour, en une souffrance offerte au Christ, pour tous les persécutés de la terre. Elle répétait souvent : « Je n’aurais jamais imaginé que les hommes puissent être ainsi… et que mes sœurs et mes frères juifs dussent souffrir autant… Je prie à présent pour eux. Le Seigneur écoutera-t-il ma prière ? Certainement, il écoutera ma plainte ». Même dans le désespoir et dans le découragement, Sainte Edith Stein trouvait dans le Christ et dans la prière son arme d’amour et de vie. Le Saint-Père lui-même, en rappelant les deux Saints Martyrs au mois d’août dernier a déclaré : « Celui qui prie ne perd jamais l’espérance, même quand il en arrive à se trouver dans des situations difficiles et même humainement désespérées » (Audience générale, 13 août 2008). Puis, il ajouta : « On attribue à Saint Maximilien Kolbe les paroles suivantes qu’il aurait prononcées au sein de la pleine fureur de la persécution nazie : ‘La haine n’est pas une force créatrice, seul l’amour l’est’ ». C’est donc avec cette certitude que les hommes devraient apprendre à vivre ensemble, afin que s’arrête cette chaîne de violences, de guerres et de dévastations que, ni le progrès ni même la diplomatie, mais seulement l’amour envers le prochain, peut arrêter.

 

Fides


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Mercredi 21 janvier 2009

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Lundi 19 janvier 2009

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Samedi 17 janvier 2009

L’année 2008 vient tout juste de se terminer avec un lourd bilan de violences et de persécutions contre les chrétiens dans le monde. Des régions qui, pendant de nombreuses années, avaient été à l’abri de l’intolérance, et avaient vu vivre ensemble dans le respect des différentes appartenances chrétiennes et hindoues ou musulmanes, se sont transformées en de véritables et propres champs de bataille où la violence et la haine ont remplacé le bon sens et le respect. Ce qui fait peur en outre, c’est que, durant cette année, les persécutions n’ont pas été seulement l’expression d’une haine profonde comme celles de type racial, et donc répandue chez les non chrétiens, mais ont été le produit de législations et de politiques fortement anti chrétiennes, dont la responsabilité revient à chacun de ces gouvernements. Cela entraîne une aggravation substantielle du caractère de ces persécutions, souvent inspirées et guidées d’en-haut ou vaguement tolérées par les institutions. Ce n’est pas par hasard que le Saint-Père, le Pape Benoît XVI a rappelé et déclaré récemment, dans son discours au premier Séminaire organisé par le Forum Catholique-Musulman organisé par le Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux : « Les responsables politiques et religieux ont la tâche d'assurer le libre exercice de ces droits dans le plein respect de la liberté de conscience et de la liberté de religion pour chacun. Les responsables politiques et religieux ont la tâche d'assurer le libre exercice de ces droits dans le plein respect de la liberté de conscience et de la liberté de religion pour chacun. La discrimination et la violence dont aujourd'hui encore les communautés religieuses font l'expérience à travers le monde, et les persécutions souvent violentes dont elles sont l'objet, représentent des actes inacceptables et injustifiables, et bien plus graves et déplorables quand ils sont perpétrés au nom de Dieu. Le nom de Dieu ne peut être qu'un nom de paix et de fraternité, de justice et d'amour. Nous sommes appelés à démontrer, par nos paroles mais surtout par nos actions, que le message de nos religions est incontestablement un message d'harmonie et de compréhension mutuelle ». (Audience du 6 novembre 2008). Mais ce n’est pas seulement le champ de bataille de l’affrontement entre religions où le Christianisme est combattu avec ténacité et avec cruauté. Le soi-disant laïcisme moderne, compris comme épuration de l’homme de son appartenance religieuse et de son identité culturelle elle-même, travaille de la même manière. D’en-haut, des législations toujours plus envahissantes de la sphère privée de l’homme et du chrétien, imposent à la foi au Christ une retraite forcée dans l’obscurité et dans la pénombre. Eliminer les valeurs chrétiennes fondamentales de l’héritage social et culturel des nations, qui s’identifient avec l’histoire même du Christianisme, équivaut à persécuter le Christ, à amener les chrétiens à avoir honte d’appartenir au Christ. Ce laïcisme régnant et dominateur menace l’Eglise d’une manière plus subtile et plus destructrice que la violence physique et que l’intolérance manifeste, car il justifie l’effacement et la disparition du Christianisme avec la volonté de protéger des droits fantomatiques de marque nouvelle. Et, en se servant de la tolérance, comprise au sens le plus absolu possible, il impose à la religion chrétienne de disparaître de toute la scène. Cela se passe dans une Europe de chrétiens toujours plus tièdes. On en vient à se demander si ces événements ne devraient pas être en conséquence un encouragement à la pureté et à l’intégrité de notre foi. Elles sont emblématiques, à ce sujet, les parole de Mère Aloisious, Clarisse indienne, témoin des récentes persécutions dans la région de l’Orissa en Inde : « ‘Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu’ (Romains, 8, 28). Nous croyons, et nous en sommes sûrs, que ces châtiments que nous vivons à présent, même s’ils sont douloureux et apparemment au-delà de notre capacité de les supporter, font partie du plan de Dieu qui corrige une humanité malhonnête, en demandant à l’homme un changement du cœur, et en purifiant l’Eglise ».

 

Fides


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Samedi 6 décembre 2008

Que le Christianisme soit persécuté aujourd’hui en différentes parties du monde et n’apparaisse pas comme une nouvelle importante, est un fait bien connu, et confirmé constamment par le peu d’attention que les moyens d’information en général (et même les moyens catholiques d’information), ont l’habitude de consacrer au thème des persécutions des chrétiens à cause de leur foi. L’attention dans ces cas, malheureusement toujours plus nombreux, se concentre sur les raisons politiques, sociales, ethniques, et presque jamais sur les questions purement religieuses. Dire que les chrétiens sont persécutés en raison de cette Croix qu’ils adorent et prennent comme modèle de leur existence, n’est pas « politically correct », et surtout, pour certains, c’est un fait qu’il faut taire, cacher, lui donner le moins d’importance possible. Mais pourquoi rapetisser alors la grandeur d’hommes et de femmes simples de différentes nations qui, chaque jour, souffrent en raison de leur foi ? Pourquoi, aujourd’hui, le compromis et la dissimulation, l’hypocrisie et la lâcheté, la bassesse doivent-ils être exaltés amplement par rapport aux vertus du courage et de la cohérence que des hommes et des femmes des endroits les plus reculés du monde, témoignent quotidiennement à la face de l’Occident décadent, qui a trop oublié son identité pour pouvoir encore continuer à être cohérent ? Il ressort ainsi des chroniques quotidiennes, la volonté explicite de réduire les violences que les chrétiens subissent en Somalie et au Kénya, au Nigéria et au Congo, au Kurdistan et en Inde, à des faits détachés de la valeur et de la signification de suivre le Christ jusque sur la Croix. Il est probable que les moyens d’information de la moitié du monde, qui contrôlent et canalisent prioritairement l’information au sein d’une grille de significations et d’explications, ont horreur de l’image de ces fous qui se laissent battre et priver de tout droit, jusqu’à se laisser tuer, pour pouvoir rester fidèles à la Croix. Aussi, avec l’aide d’éminents sociologues et politologues, réduisent-ils les conflits à de simples affrontements locaux, à des réalités déterminées, sans les ramener au motif principal : la foi dans ce Christ « qui est scandale pour les juifs et folie pour les grecs ». Cette folie du martyre est d’autre part sous-estimée ou mieux, cachée, parce qu’elle est, aujourd’hui encore, pour la société de l’opulence matériel et de l’effondrement spirituel, à la fois « scandale et folie ». Et précisément, alors que l’Europe laïcisée (en Espagne), défigure et souille son propre héritage historique et spirituel, en donnant la chasse aux Crucifix dans les lieux publics au nom de la tolérance, il en est de même ainsi des chroniques des journaux et des journaux télévisés dans lesquels doivent disparaître les chrétiens : autrement, il semblerait qu’ils soient les seuls à se faire persécuter, et cela ne pourrait que troubler l’harmonie œcuménique et celle du dialogue. La vérité, c’est que dans un monde dominé par la loi du plus fort et par la suprématie de la matière, du corporel sur l’âme et sur l’esprit, le Christianisme en revient toujours plus rapidement à être, selon l’adage de Nietzsche « la religion des faibles », la religion d’un groupe de fous. Alors, il vaut mieux la faire couler cette religion « faible » dans le dialogue et dans la conciliation. Il est dommage toutefois que, dialoguer et être conciliant puisse seulement aider, non pas à se sauver, mais au contraire à se comprendre mieux, et malheureusement dans les différentes parties du monde, ce ne sont certainement pas les Chrétiens qui ne se font pas comprendre… Le Christianisme, toutefois, n’est pas une religion du dialogue comme forme de défense vile et présomptueuse vis-à-vis de l’ennemi et du persécuteur : c’est une religion du pardon et du sacrifice au nom du Christ, et aujourd’hui, ils ne sont pas peu nombreux ceux qui se sacrifient pour Lui ; mais toujours moins de gens en comprennent les raisons et les défendent. D’autre part, pourquoi défendre et protéger des milliers d’hommes et de femmes qui suivent le « scandale » et la « folie » du Christ ?

 

Fides


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Mercredi 3 décembre 2008

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Lundi 1 décembre 2008

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Dimanche 30 novembre 2008

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