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Dimanche 15 novembre 2009

« […] Malheureusement, on n’en est plus à la seule dérive de laïcité en laïcisme. On assiste tout simplement à la résurgence de la barbarie. Oh, certes une barbarie à visage plus humain que celle qui présida aux goulags et fours crématoires. Quoique… Quelle différence peut-on faire entre l’obligation pour le peuple juif de se coller une étoile jaune sur la poitrine et celle pour les chrétiens de supprimer le symbole de leur foi ? Le principe est le même, celui de la discrimination des gens au nom de la religion. L’athéisme hitlérien ou marxiste-léniniste revient par la fenêtre après avoir été chassé par la porte. Et la médiatisation outrancière des commémorations de la chute du Mur de la honte ne seront pas suffisantes pour cacher aux européens sensés le retour du despotisme nihiliste qui va à l’encontre du ius gentium. Nous entrons à grand pas dans le monde décrit par Orwell dans son 1984. Les européens sont désormais des êtres lobotomisés qui ne doivent penser et croire que ce qu’on leur permet de croire et de penser. Et ce, quelle que soit leur histoire nationale, leur culture propre, leur patrimoine respectif… En ces heures où la France célèbre saint Martin, l’un des évangélisateurs les plus actifs de l’Europe, quelques juges dits européens (dont le turc Işıl Karakaş ?!) s’arrogent le droit de rayer d’un trait de plume ce qui fait que l’Italie est ce qu’elle est. C’est au tour de la France, et ce sera bientôt de l’Espagne et tutti quanti… Pauvre Irlande qui espérait qu’on lui laisserait la possibilité de s’opposer aux lois iniques sur l’avortement ! Face à cette vague subversive du nihilisme, les pauvres interrogations du Gouvernement français sur l’identité nationale relèvent franchement de l’école maternelle… Vous avez dit identité nationale ? Bizarre, bizarre… ».

 

Extrait du « billet d’humeur » de la Communauté Saint Martin


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Vendredi 13 novembre 2009

  

« […] À compter d’avril 1896 et jusqu’à sa mort, Thérèse avance dans la nuit. Une nuit de la foi vécue dans la foi. Non seulement Thérèse est gagnée par un non-goût de Dieu mais elle est assaillie par d’incessants murmures qui insinuent, par-delà sa vie présente, un éternel néant : Les ténèbres empruntant la voix des pécheurs, écrit-elle, me disent en se moquant de moi : Tu rêves la lumière, une patrie embaumée des plus suaves parfums, tu rêves la possession éternelle du Créateur de toutes ces merveilles, tu crois sortir un jour des brouillards qui t'environnent, avance, avance, réjouis-toi de la mort qui te donnera non ce que tu espères, mais une nuit plus profonde encore, la nuit du néant (C G, 6 vE). Une lourde opacité envahit Thérèse au point d’assombrir sa foi et d’éclipser son espérance. Si vous saviez dans quelles ténèbres je suis plongée, confie-t-elle à soeur Thérèse de Saint-Augustin. Je ne crois pas à la vie éternelle ; il me semble qu’après cette vie mortelle, il n’y a plus rien ; tout a disparu pour moi, il ne me reste plus que l’amour. « Elle me parlait de cet état d’âme comme d’une tentation », dira la soeur. Son “épreuve de la foi”, ainsi que Thérèse l’appelle, revêt une rare violence parce qu’elle est altérée par la tentation du doute en l’existence du Ciel. Thérèse fut acculée à ratifier ce que le doute lui suggérait. Ce qu’au plus fort de l’épreuve, elle ne fit jamais. Certes, Thérèse a subi les morsures du doute. Elle n’en est pas moins demeurée dans la foi. Une foi assombrie, mais non anéantie. Finalement, une foi décuplée, affermie par sa mise à l’épreuve […] ».

 

Extrait d’un article de la revue "Feu et Lumière" - Octobre 2005


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Mercredi 11 novembre 2009

« Contrairement à ce que pensent certains, le communisme est toujours un sujet d’actualité. La théorie marxiste-léniniste a une grande influence dans nos pays occidentaux, elle imprègne les médias et l’action politique. Elle détient le pouvoir dans un certain nombre de pays, dont le plus peuplé, la Chine. Le pape Pie XI, dans l’Encyclique Divini Redemptoris, avait déclaré le communisme « intrinsèquement pervers » et condamné toute possibilité de collaboration entre lui et l’Eglise catholique : cette décision demeure-t-elle aujourd’hui devant ce qu’on a appelé « l’évolution » du communisme qui, depuis quelques années, s’est si profondément transformé ? Le communisme change de visage, mais ses principes restent ; il faut donc le connaître, connaître la philosophie de Marx » (cf : Jean Daujat, philosophe néothomiste : "Connaître le communisme")


 

 



Liens (Jean-Pax Méfret) : Le soir du 9 novembre... + Les pros de la démago

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Vendredi 6 novembre 2009

Ci-dessous, un extrait du témoignage d'une sœur française (msp) :

   

 

« En me guidant au Pérou, le Seigneur m’a ouvert les yeux et beaucoup appris. (…) Ce n’était pas mon plan mais c’était sa Volonté. J’ai accepté ! (…) Commençait pour moi un temps de bénédictions et de purifications. Je devais me détacher de tout : mon pays, mon confort, ma langue, mais en premier lieu mes plans. Je pensais travailler d’une certaine manière et on m’imposa une manière différente. J’étais venue pour soigner gratuitement mais je devais faire payer mes soins (un prix symbolique permettant à ces hommes et à ces femmes de retrouver une dignité) (…). Le plus marquant pour moi fut de vivre chaque jour ces paroles de Jésus : “Donnez et vous recevrez”. J’étais venue pour donner et en réalité je recevais beaucoup plus que je ne pouvais donner aux pauvres.
Jésus ouvrait mon cœur à ce pays que je considérais déjà comme le mien et à ces pauvres dans lesquelles Il se présentait à moi. (…) En janvier 2005, j'intégrai enfin la communauté des Sœurs Missionnaires Servantes des Pauvres (VIDEO EXCEPTIONNELLE, 12 MIN - SOEURS) avec la joie la plus grande de ma vie, purifiée par cette attente.
Comme future épouse du Christ je me suis vite sentie mère de tant d’enfants spirituels ; j’ai reçu le désir d’être mère et de donner ma vie avec une telle force que je me sens comblée par cette maternité spirituelle. Je vis vraiment ce que me disait un prêtre :  “La vie religieuse féminine est une assomption de la maternité”.
Mes enfants, surtout nos enfants handicapés, m’enseignent à voir en eux Jésus qui souffre en silence : Deus Iesus Patiens. (…) L’Eucharistie, au cours de la Sainte Messe et de l’Adoration Eucharistique, est le centre de nos journées et de notre vie. Ces rencontres intimes avec l’Aimé sont pour moi de véritables sources de joie et de force, le moteur et le soleil de mes journées. Nous avons aussi ces bras toujours ouverts de Jésus sur la Croix, dans tous les couloirs et coins de la maison, prêts à nous accueillir dans les difficultés. Ils sont un grand refuge et une grande leçon de la Miséricorde Infinie de Notre Dieu qui nous a aimé jusqu’à l’extrême, jusqu’à mourir pour nous sur la Croix en nous pardonnant tout : “Père, pardonne-leur parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font.” (Lc 23, 34)
Il n’est pas possible de vivre le Paradis sur la terre parce que cette vie terrestre est précisément faite pour préparer notre future vie au Ciel. Dans ce monde il y aura toujours la croix, nécessaire pour ressembler toujours plus à Jésus et pour gagner la sainteté. Mais celui qui fait la Volonté de Dieu reçoit une pluie de grâces faisant fleurir joie et force (...). “Quitte tout et tu trouveras tout” dit l’Imitation de Jésus-Christ, notre règle de vie. Je peux en témoigner puisqu’en laissant tout j’ai trouvé le Tout : mon Dieu, mon Seigneur. Avec Lui on ne manque de rien ni de personne.
“En vérité, je vous le dis, nul n’aura laissé maison, frères, sœurs, mère, père, enfants ou champs, à cause de moi et à cause de l’Évangile, qui ne reçoive le centuple dès maintenant, au temps présent, en maisons, frères, sœurs, mère, enfants et champs, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle.”  (Mc 10, 29 à 31).


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Jeudi 5 novembre 2009

Jacques Duquesne, journaliste qui se fait passer pour un exégète, est revenu dans les médias. Pourquoi ? Car il persécute de nouveau l’Epouse Mystique du Christ. C’est bien connu. Les médias vous dérouleront toujours le tapis rouge lorsque l’Eglise est en ligne de mire. Après avoir blasphémé sa haine envers l'Immaculée Conception (en 2004) par son livre intitulé honteusement « Marie » en niant ouvertement la Virginité Perpétuelle de la Mère de Dieu, cet apostat bien évidemment adoré des médias vient de sortir un nouveau livre niant l'existence du Diable (en 2009 cette fois-ci). Quelle sera la prochaine hérésie publique ? De ne plus croire au Paradis ? Comprenez-nous bien chers liseurs. Notre problème n'est pas que Jacques Duquesne ait des opinions personnelles entièrement hérétiques sur la Vierge Marie et sur l’Eglise catholique en particulier. Dieu a laissé l'homme libre. Non, ce qui constitue une imposture, un véritable abus de confiance, c'est que Jacques Duquesne a encore l'hypocrisie de se proclamer "catholique" dans les médias. L'enseignement de l'Eglise est formel : nul ne peut se dire catholique s'il rejette un ou plusieurs dogmes : « Quiconque veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique : celui qui ne la garde pas intègre et inviolée ira, sans aucun doute, à sa perte éternelle... » (Symbole de Saint Athanase). Or, on cherche en vain les dogmes auxquels l’apostat Jacques Duquesne adhère encore (il rejette aussi le péché originel). Si bon lui semble, il peut fonder une nouvelle religion : le duquesnisme. Il devrait avoir le courage élémentaire de dire : « Je ne crois plus aux dogmes, je ne suis plus catholique ». Mais le but de ce journaliste se faisant passer pour un exégète niveau maternel [UNE PETITE DIGRESSION S'IMPOSE : il ne comprend pas par exemple - sûrement par manque d'honnêteté intellectuelle, comme certains protestants - le mot grec capital de l'Evangile de Luc 1, 28 : "kekharitoménè" = "pleine de grâce" (mot au parfait, donc compris comme étant définitif depuis toujours, qui indique l'aspect statique d'un état résultant d'une action passée, à savoir l'action de Dieu pour Sa Conception Immaculée, contrairement à l'Epître aux Ephésiens 1, 6 qui est un simple aoriste ; Littéralement, en partant de l'original grec, le passage de Luc 1, 28 se traduit par "toi QUI AS ETE ET DEMEURE remplie de grâce")], c'est de pervertir l'Eglise de l'intérieur et d'égarer les fidèles en les persuadant que son point de vue hérétique est une opinion catholique parmi tant d'autre. C'est là sa faute la plus grave. Nous pouvons en être sûr, il en répondra devant Dieu lors de son Jugement Particulier... et avec ses 79 ans, espérons que cela soit pour très bientôt...


En attendant, prions pour lui, c’est la seule chose à faire…

N’oublions pas aussi la formation grâce au Père Daniel-Ange...

Je vous invite à acheter son magnifique livre : Touche pas à ma Mère !

On attend un livre-réponse sur la diable maintenant cher Père Daniel-Ange…


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Mardi 3 novembre 2009

Pour convertir avec des arguments prouvant l'irrationalité, la dangerosité - notamment par l'obligation du Djihâd (جهاد) - ou encore les contradictions et erreurs flagrantes du Coran (livre qui est à l'origine de l'idéologie anti-chrétienne (islam), elle-même née à cause des liens qu'avait Mahomet avec les hérétiques nestoriens niant l'Unicité de la Personne Divine du Christ), IL FAUT SE FORMER ! Bien évidemment, la formation ne suffit pas sans une prière ardente à côté. Ci-après, une prière à Notre-Dame d’Afrique, spécialement écrite pour la conversion des musulmans, actuellement dans l'obscurité de la Vérité du Christ-Dieu-Verbe : « O Cœur Saint et Immaculé de Marie, si plein de miséricorde, soyez touché par l'aveuglement et la profonde misère des musulmans. Vous, la Mère de Dieu fait homme, obtenez-leur la connaissance de notre Sainte Religion, la grâce de l'embrasser et la pratiquer fidèlement, afin que, par Votre puissante intercession, nous soyons tous réunis dans la même foi, la même espérance et le même amour de Votre Divin Fils, Notre Seigneur Jésus-Christ, qui a été crucifié et qui est mort pour le salut de tous les hommes, et qui, ressuscité plein de gloire, règne en l'unité du Père et du Saint-Esprit, dans les siècles des siècles.
Ainsi soit-il. O Marie conçue sans péché, priez pour nous.
Notre-Dame d'Afrique, priez pour nous, pour les musulmans, pour les juifs et pour les autres infidèles.
Consolatrice des affligés, priez pour nous ».

 
 

 

Photo ci-dessus : rues de la ville de Puteaux (92), chaque vendredi

« France, es-tu fidèle aux promesses de ton Baptême ? » (Jean-Paul II)

 

 


 

 

NOTE DOCTRINALE DE LA CONGREGATION 
POUR LA DOCTRINE DE LA FOI SUR
CERTAINS ASPECTS DE L'EVANGELISATION

 

 

« (…) Dès le commencement, l’Évangile est annoncé à tous les hommes, dans la puissance de l’Esprit, afin qu’ils croient et qu’ils deviennent disciples du Christ et membres de son Église. (…) Toutefois, l’annonce missionnaire de l’Église est aujourd’hui « mise en péril par des théories relativistes, qui entendent justifier le pluralisme religieux, non seulement de facto mais aussi de iure (ou en tant que principe) » (cf : Déclaration Doctrinale "Dominus Iesus", N°4). Depuis longtemps, on en est venu à créer une situation dans laquelle, pour beaucoup de fidèles, la raison d’être même de l’évangélisation n’apparaît plus évidente (cf : Exhortation Apostolique "Evangelii Nuntiandi", N°80). On affirme même que la prétention d’avoir reçu en don la plénitude de la Révélation de Dieu cache une attitude d’intolérance et un danger pour la paix. Celui qui raisonne ainsi ignore que la plénitude du don de la Vérité que Dieu fait en se révélant à l’homme respecte la liberté qu’il a lui-même créée, comme trait indélébile de la nature humaine : cette liberté n’est pas indifférence, mais tension vers le bien. Un tel respect est une exigence de la foi catholique elle-même et de la charité du Christ ; il est constitutif de l’évangélisation. C’est donc un bien à promouvoir, sans le dissocier de l’engagement visant à faire connaître et à embrasser librement la plénitude du salut que Dieu offre à l’homme dans l’Église. Le respect envers la liberté religieuse et sa promotion « ne doivent en aucune façon nous rendre indifférents à l'égard de la Vérité et du bien. Mieux, c'est l'amour même qui pousse les disciples du Christ à annoncer à tous les hommes la Vérité qui sauve » (EN, N°24) Cet amour est le sceau précieux de l’Esprit Saint qui, comme protagoniste de l’évangélisation (RM, N°24-30) ne cesse de pousser les cœurs à annoncer l’Évangile, les disposant à l’accueillir. Cet amour vit dans le cœur de l’Église et, à partir de là, comme un feu de charité, se répand jusqu’aux confins de la terre, jusque dans le cœur de tout homme. En effet, le cœur entier de l’homme attend de rencontrer Jésus Christ. 

On comprend dès lors l’urgence de l’invitation du Christ à évangéliser et le fait que la mission confiée aux Apôtres par le Seigneur concerne tous les baptisés. Les paroles de Jésus, « Allez donc ! de toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés » (Mt 28, 19-20),
interpellent tout le monde dans l’Église, chacun selon sa vocation. Et, en notre temps où tant de personnes vivent dans les diverses formes de désert, surtout le désert « de l’obscurité de Dieu, du vide des âmes sans aucune conscience de leur dignité ni du chemin de l’homme » le pape Benoît XVI a rappelé au monde que « l’Église dans son ensemble, et les Pasteurs en son sein, doivent, comme le Christ, se mettre en route, pour conduire les hommes hors du désert, vers le lieu de la vie, vers l’amitié avec le Fils de Dieu, vers Celui qui nous donne la vie, la vie en plénitude » (cf : Benoît XVI, homélie d’inauguration du Pontificat). (…) Celui qui annonce l’Évangile participe à la charité de Christ, qui nous a aimés et qui s’est livré pour nous (cf. Ep 5, 2). Il est son ambassadeur et il supplie au nom du Christ : laissez-vous réconcilier avec Dieu ! (cf. 2 Co 5, 20). Cette charité est l’expression de la gratitude qui jaillit du cœur de l’homme, lorsqu’il s’ouvre à l’amour offert par Jésus-Christ (…). Cela explique l’ardeur, la confiance et la liberté de parole (parrhesia) qui se manifestaient dans la prédication des Apôtres (cf. Ac 4, 31 ; 9, 27-28 ; 26, 26 ; etc.) et dont le roi Agrippa fit l’expérience en écoutant saint Paul : « Encore un peu, et tu vas me persuader que tu as fait un chrétien ! » (Ac 26, 28). L’évangélisation ne se réalise pas seulement à travers la prédication publique de l’Évangile, ni uniquement à travers des œuvres de quelque importance publique, mais aussi au moyen du témoignage personnel, qui demeure une voie de grande efficacité pour l’évangélisation. (…) Le témoignage de la sainteté est requis avant tout pour que la lumière de la Vérité rayonne sur tous les hommes. Si la Parole est en contradiction avec la conduite, elle est difficilement accueillie (…) »

 

CDF - Extrait de la Note Doctrinale sur certains aspects de l’Evangélisation


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Lundi 2 novembre 2009

Extrait d'un sermon du Saint Curé d'Ars : « [...] Il est rapporté qu'une jeune demoiselle de Franche-Comté, nommée Angélique, avait beaucoup d'esprit, mais était fort mondaine. Ayant entendu un prédicateur prêcher contre le luxe et la vanité dans les habits, elle vint se confesser à ce prédicateur. Celui-ci lui fit si bien comprendre combien elle était coupable et pouvait perdre tant d'âmes, que, dès le lendemain, elle quitta toutes ses vanités, et se vêtit d'une manière très simple et chrétienne. Sa mère qui était comme la plupart de ces pauvres aveugles, qui semblent n'avoir des enfants que pour les jeter dans les enfers en les remplissant de vanité, la reprit de ce qu'elle ne s'habillait plus comme autrefois. « Ma mère, lui répondit-elle, le prédicateur à qui j'ai été me confesser me l'a défendu. » Sa pauvre mère, aveuglée par la colère, va trouver le confesseur, et lui demande s'il était vrai qu'il eût défendu à sa fille de s'habiller selon la belle mode. « Je ne sais point, lui dit le confesseur, ce que j'ai dit à votre fille ; mais, il vous suffit de savoir que Dieu défend de s'habiller selon la mode, lorsque cette mode n'est pas selon Dieu, lorsqu'elle est criminelle et dangereuse pour les âmes. » – « Mon Père, qu'appelez-vous donc mode criminelle et dangereuse ? » -- « C'est, par exemple, de porter des habits trop ouverts, ou qui font trop sentir la forme du corps ; de porter des vêtements trop riches et plus coûteux que nos moyens ne nous le permettent. » Il lui montra ensuite tous les dangers de ces modes, et tous les mauvais exemples qu'elles donnaient. – « Mon Père, lui dit cette femme, si mon confesseur m'en avait dit autant que vous, jamais je n'aurais donné la permission à ma fille de porter toutes ces vanités, et moi-même j'aurais été plus sage ; cependant mon confesseur est un homme bien savant ; or, que m'importe qu'il soit savant, s'il me laisse vivre à ma liberté, et en danger de me perdre pour l'éternité. » Lorsqu'elle fut de retour, elle dit à sa fille : « Bénissez le bon Dieu d'avoir trouvé un tel confesseur, et suivez ses avis. »

Cette jeune demoiselle eut dans la suite de terribles combats à soutenir de la part de ses autres compagnes, qui la raillaient et la tournaient en ridicule. Mais le plus rude assaut qu'elle eut à soutenir, lui vint de la part de certaines personnes qui entreprirent de la faire changer de sentiment. « Pourquoi, lui dirent-elles, ne vous habillez-vous pas comme les autres ? » – « Je ne suis pas obligée de faire comme les autres, répondit Angélique, je m'habille comme celles qui font bien, et non comme celles qui font mal. » – « Eh quoi ! faisons-nous mal de nous habiller comme vous voyez ? » – « Oui, sans doute, vous faites mal, parce que vous scandalisez ceux qui vous regardent. » – « Pour moi, dit l'une d'entre elles, je n'ai point de mauvaise intention ; je m'habille à ma façon, tant pis pour ceux qui s'en scandalisent. » – « Tant pis pour vous aussi, reprit Angélique, puisque vous en êtes l'occasion ; si nous devons craindre de pécher nous-mêmes, nous devons aussi craindre de faire pécher les autres. » – « Quoi qu'il en soit de vos bonnes raisons, répondit une autre, si vous ne vous habillez plus comme nous, vos amies vous quitteront, et vous n'oserez plus paraître dans les belles compagnies et dans les bals. » – « J'aime mieux, leur répondit Angélique, la compagnie de ma chère mère, de mes sœurs et de quelques filles sages, que toutes ces belles compagnies et ces bals. Je ne m'habille pas pour paraître agréable, mais pour me couvrir ; les vrais agréments d'une fille ne doivent pas consister dans les habits, mais dans la vertu. Au reste, Mesdames, si vous pensez de la sorte, vous ne pensez pas en chrétiennes, et il est honteux que, dans une religion aussi sainte qu'est la nôtre, l'on s'y permette de tels abus contre la modestie. » Après tous ces discours, une personne de la compagnie dit : « En vérité, il est honteux qu'une jeune fille de dix-huit ans nous fasse la leçon : son exemple sera un jour notre condamnation. Que nous sommes aveugles de tant faire de choses pour plaire au monde, qui, dans la suite, se moque de nous ! » Angélique persévéra toujours dans ses bons sentiments, malgré tout ce qu'on pût lui dire. Eh bien, mes frères, qui vous empêcherait de faire ce que faisait cette jeune comtesse ? Elle s'est sanctifiée en vivant dans le monde, mais en ne vivant pas pour le monde. Oh ! que cet exemple sera un sujet de condamnation pour un grand nombre de chrétiens au jour du jugement ! ».

 

Saint Curé d’Ars, extrait d’un sermon sur la sainteté chrétienne


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Lundi 2 novembre 2009

« Ignorants du jour et de l’heure, il faut que, suivant l’avertissement du Seigneur, nous restions constamment vigilants pour mériter, quand s’achèvera le cours unique de notre vie terrestre, d’être admis avec Lui aux noces et comptés parmi les bénis de Dieu, au lieu d’être, comme de mauvais et paresseux serviteurs, écartés par l’ordre de Dieu vers le feu éternel, vers ces ténèbres du dehors où seront les pleurs et les grincements de dents ». D’où est tiré ce passage impressionnant ? De quelque vieux catéchisme diocésain ? Non, il est de Vatican II (Lumen Gentium N°48, cité par CEC N°1036). Mais l’homme moderne pense-t-il qu’il a besoin de salut ? N’est-il pas trop préoccupé de son confort, s’il est nanti, ou trop angoissé par ses problèmes matériels, s’il est dans la précarité, pour se poser la question ? Un virtuel chronophage, la subversion des pédagogies classiques du savoir, la surcharge d’informations, une complexité administrative proliférante, ne disposent guère à l’intériorité. La modernité a réussi à élever au rang de structure de péché le divertissement dont parlait Pascal : s’occuper à des choses prenantes ou se livrer à la tyrannie du plaisir, pour ne point penser à l’essentiel. La modernité, à l’inverse des fondateurs de la culture européenne, dont « l’être était tendu vers l’eschatologie » (Benoît XVI, Discours des Bernardins - Vidéo), étouffe le définitif sous le provisoire. Le problème existentiel de chacun demeure pourtant le même : notre mort est-elle un terme absolu ? Y-a-t-il une rétribution dans l’au-delà ? Ou bien sommes-nous des êtres irresponsables (et jamais jugés) et absurdes (aspirant au bonheur et voués au malheur) ? Un pesant silence s’abat sur ces questions. Il est de mauvais ton de les aborder en société. Le plus inquiètent, c’est qu’on a l’impression… qu’elles n’inquiètent plus ! La fin de la métaphysique, le vide d’une littérature et de beaux-arts privés de transcendance, l’envahissement de la technique au détriment de la fonction contemplative des sciences, fabriquent des humanoïdes isolés les uns des autres et prisonniers de l’instant. « L’homme est aliéné quand il est seul ou quand il se détache de la réalité, quand il renonce à penser et à croire en un Fondement » (Benoît XVI, Caritas in Veritate, N°53).

 

Cette absence d’appétence pour le salut est le grand obstacle à l’évangélisation, du côté de ceux à qui il faut adresser la Parole du salut. Mais du côté de ceux qui devraient évangéliser, « on parle rarement et peu des fins dernières », soulignait Paul VI en 1971. En 1989, le Cardinal Ratzinger constatait : « C’est à peine si la foi en la vie éternelle joue encore un rôle dans la prédication. La méfiance à l’égard du thème de l’au-delà est devenue générale ». Il suffit de participer à des obsèques pour constater que la situation n’a pas beaucoup évolué. On y entend des apologies des qualités du défunt, la liturgie baigne parfois dans l’ambiance festive d’une canonisation anticipée, plus rarement on invite… à la prière pour le défunt ! Les prédicateurs ne saisissent guère l’occasion (…) pour rappeler l’importance de l’état de grâce et le sérieux de la vie sanctionnée par le jugement et les rétributions éternelles. Ce silence a quelque chose de mystérieux. Comme si les pasteurs du Christ, et généralement les catholiques, étaient contaminés par le désespoir d’une société dépressive. La foi vive en ces grandes vérités s’est-elle perdue ? A-t-elle été vidée de sa substance par des théories (dénuées de fondement dans l’Ecriture et la Tradition) sur « l’enfer vide » ? Pense-t-on que, même si tout cela est vrai, la Vérité a peu d’importance pour le salut, l’essentiel étant la sincérité ? A-t-on désespéré de la capacité des hommes à entendre les fortes paroles de l’Evangile, et de la grâce du Saint-Esprit, qui incite à les recevoir ? Pourtant (les apôtres d’aujourd’hui le savent), leur destinée éternelle soucie secrètement les hommes. Les grandes questions les rejoignent souvent au cœur de l’épreuve. La triste cité moderne porte comme en creux un appel à l’éternité. (…) Loin de faire fuir les âmes, ces vérités attirent mystérieusement, comme le montre l’exemple du patron de tous les prêtres, le saint Curé d’Ars. (…).

Article extrait de l'Editorial (Automne-Hiver 2009) de frère Louis-Marie de Blignières, Prieur de la F.S.V.F.

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Jeudi 29 octobre 2009

Car « je me contente d’obéir aux dernières directives de Rome ! » 

 

 

 

L’Abbé Goy : «  Cette question m’étonne un peu : demander à un prêtre pourquoi il porte la soutane alors que ce fut l’habit systématique du clergé pendant plusieurs siècles et que le pape lui-même entouré de ses cardinaux l’arborent tous les jours. Vous verriez le pape, lui demanderiez-vous pourquoi il porte la soutane ? Non bien sûr ! Et bien ne soyez pas davantage étonnés de voir un prêtre catholique revêtu de sa soutane. Il est curieux qu’un prêtre en civil ne provoque aucun étonnement et qu’un prêtre en soutane suscite des interrogations, ne trouvez-vous pas ! Dans notre société de plus en plus laïcisée et sécularisée, les signes ont leur importance pour rappeler aux hommes que nous croisons que l’Eglise existe toujours, qu’il y a encore des catholiques et des prêtres malgré la crise religieuse que nous traversons. Lorsque l’on croise un prêtre en clergyman ou en soutane dans la rue on dit : « Tiens un curé ! il y en a donc encore ! ». Lorsque je vais faire mes courses en ville ou dans une grande surface j’ai bien conscience que les gens me regardent. Je n’ai pas honte. A l’heure actuelle où l’on s’habille comme on l’entend sans aucune contrainte, il ne manquerait plus que ça qu’on m’interdise de porter ma soutane que j’aime. La musulmane est fière de porter son voile islamique dans nos villes, l’enfant est fier de porter à l’école et au catéchisme son jean déchiré exprès au genoux, l’adolescente est fière d’arborer son percing au nombril pour aller en boîte, les jeunes retraités sont à l’aise dans leur fuseau et dans leur pantacourt, moi je suis très bien dans ma soutane. Il faudra vous y habituer. D’ailleurs je n’avais pas l’intention de vous demander comment je dois m’habiller. Je me contente d’obéir aux dernières directives de Rome (Canon 284) à ce sujet : « Le prêtre doit être reconnu avant tout par son comportement mais aussi par sa façon de se vêtir, pour rendre immédiatement perceptible à tout fidèle et même à tout homme son appartenance à Dieu et à l’Eglise. Lorsque l’habit du prêtre n’est pas la soutane, il doit être différent de la manière de se vêtir des laïcs. » (Directoire pour le Ministère des Prêtres du 24 janvier 1994).

 

Abbé Laurent Goy, curé de Coligny


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Jeudi 29 octobre 2009

« [...] L'obéissance dans l'Eglise est certainement fondamentale, mais cette obéissance doit être éclairée : c'est une obéissance filiale, une obéissance de la foi. L'obéissance [des fidèles] aux évêques, au Pape, au concile ne doit pas être passive mais véritablement illuminée par la foi, et le premier devoir de toute la hiérarchie est de la leur communiquer et de l'entretenir. Lorsqu'il y a des défaillances individuelles ou même collectives de la part de ceux qui dans l'Eglise sont responsables avant tout de la foi, ce n'est pas du tout une infidélité de la part des fidèles mais au contraire une marque de fidélité de critiquer et de ne pas accepter ce qu'enseigne tel prêtre ou même tel évêque ou un groupe d'évêques, lorsqu'il est clair que cela est en contradiction avec ce que le Pape, les conciles, et toute la tradition des évêques jusqu'à nous ont enseigné. L'obéissance des fidèles doit donc toujours être une obéissance éclairée et une obéissance [...] qui s'adresse, à travers les hommes, au Christ seul. Et lorsque des hommes qui représentent le Christ se mettent visiblement en conflit avec Lui, avec toute la tradition de l'Eglise et avec ceux qui en sont les représentants les plus assurés aujourd'hui même, il n'y a pas à hésiter à leur respecter, à leur résister respectueusement d'abord, et s'ils ne comprennent pas ou n'acceptent pas ces critiques, à leur résister fermement et en face [...] .

 

P. Louis BOUYER, Le métier de théologien, Paris, 1979, pp. 141-142


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Jeudi 29 octobre 2009

« […] La parabole du bon Samaritain appartient à l'Evangile de la souffrance. Elle indique, en effet, quelle doit être la relation de chacun d'entre nous avec le prochain en état de souffrance. Il nous est interdit de « passer outre », avec indifférence, mais nous devons « nous arrêter » auprès de lui. Le bon Samaritain, c'est toute personne qui s'arrête auprès de la souffrance d'un autre homme, quelle qu'elle soit. S'arrêter ainsi, cela n'est pas faire preuve de curiosité mais de disponibilité. Celle-ci est comme une certaine disposition intérieure du cœur qui s'ouvre et qui est capable d'émotion. Le bon Samaritain est toute personne sensible à la souffrance d'autrui, la personne qui « s'émeut » du malheur de son prochain. Si le Christ, sachant ce qu'il y a dans l'homme, souligne cette capacité émotive, c'est qu'il veut en montrer l'importance dans nos comportements face à la souffrance des autres. Il importe donc de développer en soi cette sensibilité du cœur, qui témoigne de notre compassion pour un être souffrant. Parfois, cette compassion est la seule ou la principale expression possible de notre amour et de notre solidarité avec ceux qui souffrent. Mais le bon Samaritain de la parabole du Christ ne se contente pas seulement d'émotion et de compassion. Ces mouvements affectifs deviennent pour lui un stimulant qui l'amène à agir concrètement et à porter secours à l'homme blessé. Tout homme qui porte secours à des souffrances, de quelque nature qu'elles soient, est donc un bon Samaritain. […] L'homme qui est le « prochain » ne peut passer avec indifférence devant la souffrance des autres, au nom de la loi fondamentale de la solidarité humaine; il le peut encore moins au nom de la loi d'amour du prochain. Il doit « s'arrêter », « avoir pitié », comme le fit le Samaritain de la parabole évangélique. La parabole en elle-même exprime une vérité profondément chrétienne, mais en même temps une vérité humaine on ne peut plus universelle. Ce n'est pas sans raison que, même dans le langage courant, on appelle œuvre « de bon samaritain » toute activité en faveur des personnes qui souffrent et ont besoin d'aide. […] La parabole du bon Samaritain […] témoigne que la révélation par le Christ du sens salvifique de la souffrance ne s'identifie nullement à une attitude de passivité. C'est tout le contraire. L'Evangile est la négation de la passivité en face de la souffrance. Le Christ lui-même, en ce domaine, est essentiellement actif. […] Cette parabole entrera, enfin, quant à son contenu essentiel, dans le discours bouleversant du jugement dernier, rapporté par Matthieu dans son Evangile : « Venez les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui vous a été préparé depuis la fondation du monde. Car j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger, j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire, j'étais un étranger et vous m'avez accueilli, nu et vous m'avez vêtu, malade et vous m'avez visité, prisonnier et vous êtes venu me voir ». Aux justes qui demandent quand il leur est arrivé de faire tout cela pour lui, le Fils de l'homme répondra: « En vérité, je vous le dis, dans la mesure où vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait ». Le jugement inverse tombera sur ceux qui se sont comportés autrement : « En vérité, je vous le dis, dans la mesure où vous ne l'avez pas fait à l'un de ces plus petits, à moi non plus vous ne l'avez pas fait ». On pourrait assurément allonger la liste des souffrances qui ont suscité l'émotion humaine, la compassion, la prise en charge, ou bien ne les ont point provoquées. La première et la seconde déclaration du Christ à propos du jugement dernier indiquent sans équivoque possible combien est essentiel, dans la perspective de la vie éternelle à laquelle tout homme est appelé, le fait de « s'arrêter », à l'exemple du bon Samaritain, près de la souffrance de son prochain, d'avoir pitié d'elle, et enfin de la soulager. Dans le programme messianique du Christ, qui est le programme du Royaume de Dieu, la souffrance est présente dans le monde pour libérer l'amour, pour faire naître des œuvres d'amour à l'égard du prochain, pour transformer toute la civilisation humaine en « civilisation de l'amour ». Dans cet amour, le sens salvifique de la souffrance se réalise à fond et atteint sa dimension définitive. Les paroles du Christ à propos du jugement dernier permettent de comprendre cela avec toute la simplicité et la clarté évangéliques. Ces paroles sur l'amour, sur les actions charitables liées à la souffrance humaine, nous permettent encore une fois de découvrir, à la base de toutes les souffrances humaines, la souffrance rédemptrice du Christ. Le Christ dit : « C'est à moi que vous l'avez fait ». Il est bien celui qui, en chacun, expérimente l'amour. C'est bien lui qui reçoit une aide, lorsque celle-ci est apportée à toute souffrance sans exception. C'est bien lui qui est présent dans telle ou telle personne qui souffre, puisque sa souffrance salvifique a été ouverte une fois pour toutes à toute souffrance humaine. Et tous ceux qui souffrent ont été appelés une fois pour toutes à devenir participants « des souffrances du Christ ». De même tous ont été appelés à « compléter » par leur propre souffrance « ce qui manque aux épreuves du Christ ». En même temps le Christ a enseigné à l'homme à faire du bien par la souffrance et à faire du bien à celui qui souffre. Sous ce double aspect, il a révélé le sens profond de la souffrance ».

 

Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II - Extrait de la Lettre Apostolique Salvifici Doloris


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Mercredi 28 octobre 2009

« Ô mon Dieu, je suis profondément désolé de vous avoir offensé, maltraité, ignoré, méprisé, trahi, parce que vous êtes infiniment bon, doux, vulnérable, pur, et que mon péché vous blesse profondément. Je décide fermement, avec votre aide, de vous rester proche, de réparer ce qu’il est possible, de prier pour ceux qui m’ont fait mal, et de témoigner de votre amour ».

 

 

 

1. Si tu as du mal à te confesser, confesse-toi régulièrement. Jésus, vrai Dieu, est spécialement venu pour les pécheurs. Si tu as du mal à savoir quoi dire, confesse-toi une fois par mois, si tu as perdu la joie, la prière et le goût de Dieu… n’attend pas, il y a urgence.

 

2. Décide-toi de revenir vers le Père  : Lui, Il court déjà vers toi. Sans chercher à en ressentir l’envie ou le besoin, décide d’aller te confesser, comme tu te déciderais d’aller à un rendez-vous, même pénible mais d’extrême importance.

 

3. Arrive un peu à l’avance et prie. Pense à la joie de Dieu. Ne prépare pas une déclaration  pour la douane, mais commence par remercier d’être là, vivant, croyant, attendant d’être de nouveau embrassé, câliné par Dieu. Reconnais ce que tu as fait, dit, pensé… et pas fait… Ne cherche pas tant du côté des faiblesses, que des vrais manques d’amour : le péché est une cruauté.

 

4. La personne du prêtre importe peu. Mets-toi à genoux si c'est possible. Ferme les yeux. Pense à la tendresse sans limite du Père. Et essaie de commencer par ce qui t’humilie le plus, comme pour faire sauter le bouchon de ton coeur. Le plus grave est souvent ce que tu ne vois pas, bien caché. En avouant ce dont tu as honte, tu permets que la lumière de l'amour pénètre et te montre  mieux l'orgueil endurci qui t'empêche d'aimer et te laisser aimer.

 

5. Ne plaide pas non coupable ou les circonstances atténuantes. Dieu est ton avocat, et il connaît ton dossier. Ce qui est grave, terrible dans l’amour, c’est de dire : « ça suffit ! Terminé ! » et de se fermer. Avoue-les fois où tu l’as fait dans les domaines de l’affection, la vérité, la générosité, la pureté…

 

6. Ne cache rien volontairement. Le mal que tu as fait te fait mal. Tu n’apprends rien à Dieu, mais tu lui présentes ton mal et ta douleur pour qu’Il te libère, te pardonne et te guérisse.

 

7. Tu dis toujours la même chose, et tu recommences… Eh oui, il n’y aucune créativité dans le domaine du refus et du péché. À chaque fois que tu retombes, Dieu veut te relever. Il ne se lassera pas. Et toi, ne te lasse pas de te confesser. Dans l’invisible, tu accumules victoire sur victoire.

 

8. Au moment où tu entends l’absolution, crois que l’amour de Jésus, sa vérité, son courage, sa pureté… sont, sans mesure ni condition comme déversés sur toi. C’est justement pour cela que tu es venu te confesser, pour te laisser aimer à ce point extrême, et permettre à Dieu de réveiller en toi tous les dons de l’Esprit Saint.

 

9. Le plus petit péché pollue le cosmos comme la goutte de mercure dans le ruisseau pollue l’océan. Mais, l’absolution purifie ton âme plus formidablement encore. Ainsi, par le pardon que tu reçois, tu contribues mystérieusement à l’évangélisation, au point que si tu en voyais l’effet, tu te confesserais tous les jours !

 

10. Prends le temps de célébrer le pardon reçu par une petite fête pour la gloire de Dieu mais aussi ton plaisir, comme la fête de l’Enfant Prodigue. Prends enfin comme première résolution de témoigner de ce que la confession régulière t’apporte. C’est souvent au moment où tu en témoigneras, que tu expérimenteras la fantastique joie de mieux sentir que tu es sauvé et à quel point tu es aimé.

 

Extrait de la revue "Feu et Lumière"


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Dimanche 25 octobre 2009

Henri Trinque Tincq, celui qui s’était auto proclamé "spécialiste" des religions au journal « Le Monde » de 1985 à 2008 (comprenez celui qui a désinformé les lecteurs du journal « Le Monde » pendant plus de 20 ans) est toujours présent sur le net… Comme quoi, la retraite ne suffit toujours pas pour que ce "spécialiste" de la désinformation puisse encore venir nous raconter tout et n’importe quoi. Des catholiques bien formés au niveau liturgique mais aussi au niveau doctrinal n’hésitent plus aujourd’hui à lui répondre bien en face. La jeunesse de Dieu se fait un plaisir de retranscrire l’article ci-dessous grâce à nos amis de Pro Liturgia !

 

 

 

Dans un article récent trouvé sur le site internet "slate.fr", Henri Tincq aborde la question de la rencontre qui se fera au Vatican, à partir de ce lundi, entre les représentants de l'Eglise et les délégués de la Fraternité Saint-Pie X.
Comme bien souvent, Henri Tincq use de l'infaillibilité qu'il s'est attribuée pour écrire tout et n'importe quoi sur le sujet qu'il entend traiter.
Comme bien souvent, Henri Tincq n'a que le mot "Concile" sous la plume; ce Concile dont il ignore totalement les enseignements puisqu'il persiste à écrire - et à nous faire croire - qu'il a été reçu et appliqué en France. Balivernes ! Et bien entendu, dans son article, Henri Tincq mélange tout : la levée des excommunications par Benoît XVI avec l'affaire Williamson. Le journaliste n'a donc toujours pas compris qu'il n'y avait aucun rapport entre ces deux faits. Mais passons. Puis Henri Tincq nous explique le contenu du Concile. Enfin de "son" Concile... Il y trouve affirmé, par exemple, « la collégialité épiscopale pour déconcentrer le pouvoir du pape ». Preuve qu'on peut être journaliste dans un grand quotidien et ne pas savoir lire un texte d'Eglise. Car la « déconcentration du pouvoir du pape » n'apparaît dans aucun document de Vatican II. Là où Henri Tincq devient carrément grotesque, c'est lorsqu'il présente les "lefebvristes" comme « rivés au sacro-saint modèle d'une Eglise (...) arc-boutée sur ses certitudes dogmatiques et morales ». C'est un scoop : les dogmes et les principes moraux ne sont plus des certitudes pour l'Eglise d'après Vatican II. Et le journaliste de poursuivre : « Que d'imprécations ont suivi, dans la bouche de ces défenseurs [il parle toujours des lefebvristes] d'une tradition pure et dure, contre Vatican II et les papes qui l'ont conçu et appliqué (Jean XXIII, Paul VI, Jean Paul II)... ».
Tiens ! Tincq ne cite pas Benoît XVI quand il parle des papes qui ont appliqué le Concile... Mais surtout il oublie une chose essentielle : il oublie - comme toujours - de citer les évêques et les prêtres qui, dès les lendemains de Vatican II, ont décidé de ne pas appliquer les décisions du Concile tout en s'en réclamant. Suprême hypocrisie d'un clergé qui aura grandement contribué à l'émergence et au développement du lefebvrisme. Il faut le dire, Monsieur Tincq : c'est la vérité ! Quand je vois que le curé de ma paroisse, après avoir fait concélébrer des jeunes autour d'une table (oui, concélébrer !) est nommé par notre évêque doyen de tout un secteur paroissial... je suis en droit de me demander qui applique et qui n'applique pas le Concile. Passons.
Plus loin, Henri Tincq écrit que le pape Benoît XVI « a manifesté à maintes reprises son goût pour la tradition et l'ancienne liturgie de l'Eglise [et] a rétabli la célébration de la messe en latin comme rite "extraordinaire" (...) ». Décidément, on nage en pleine désinformation : sous la plume du journaliste (qui oublie le premier discours que Benoît XVI a adressé à la Curie Romaine), la "messe en latin" devient le "rite extraordinaire". Une nouvelle preuve que Henri Tincq ne connaît vraiment rien du Concile. Et le journaliste de conclure en écrivant qu' « à chaque fois, [Benoît XVI] a fait face aux critiques de la très grande majorité des catholiques depuis longtemps acquis aux réformes de Vatican II ». Une nouvelle fois, Henri Tincq adopte la méthode Coué pour se persuader et nous faire croire que le Concile est passé dans les faits. En ceci, il est le fidèle porte-parole d'un bonne partie de l'épiscopat français...
Saint Paul demandait jadis aux femmes de se taire dans les assemblées. Aujourd'hui il adresserait sans doute - et avec raison - la même injonction... à certains journalistes.


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Vendredi 23 octobre 2009

« (…) Le rapport entre la foi et la morale resplendit de tout son éclat dans le respect inconditionnel dû aux exigences absolues de la dignité personnelle de tout homme, exigences soutenues par les normes morales interdisant sans exception tous les actes intrinsèquement (+) mauvais. L'universalité et l'immutabilité de la norme morale manifestent et protègent en même temps la dignité personnelle, c'est-à-dire l'inviolabilité de l'homme sur qui brille la splendeur de Dieu (cf. Gn 9, 5-6). Le fait du martyre chrétien, qui a toujours accompagné et accompagne encore la vie de l'Eglise, confirme de manière particulièrement éloquente le caractère inacceptable des théories éthiques, qui nient l'existence de normes morales déterminées et valables sans exception. (…) L'Eglise propose l'exemple de nombreux saints et saintes qui ont rendu témoignage à la vérité morale et l'ont défendue jusqu'au martyre, préférant la mort à un seul péché mortel. En les élevant aux honneurs des autels, l'Eglise a canonisé leur témoignage et déclaré vrai leur jugement, selon lequel l'amour de Dieu implique obligatoirement le respect de ses commandements, même dans les circonstances les plus graves, et le refus de les transgresser, même dans l'intention de sauver sa propre vie. (…) Le martyre est signe éclatant de la sainteté de l'Eglise : la fidélité à la Loi sainte de Dieu, à laquelle il est rendu témoignage au prix de la mort, est une proclamation solennelle et un engagement missionnaire usque ad sanguinem pour que la splendeur de la vérité morale ne soit pas obscurcie dans les moeurs et les mentalités des personnes et de la société. Un tel témoignage a une valeur extraordinaire en ce qu'il contribue, non seulement dans la société civile, mais aussi à l'intérieur des communautés ecclésiales elles-mêmes, à éviter que l'on ne sombre dans la crise la plus dangereuse qui puisse affecter l'homme : la confusion du bien et du mal qui rend impossible d'établir et de maintenir l'ordre moral des individus et des communautés. Les martyrs et, plus généralement, tous les saints de l'Eglise, par l'exemple éloquent et attirant d'une vie totalement transfigurée par la splendeur de la vérité morale, éclairent toutes les époques de l'histoire en y réveillant le sens moral. Rendant un témoignage sans réserve au bien, ils sont un vivant reproche pour ceux qui transgressent la loi (cf. Sg 2, 12) et ils donnent une constante actualité aux paroles du prophète : « Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui font des ténèbres la lumière et de la lumière les ténèbres, qui font de l'amer le doux et du doux l'amer » (Is 5, 20). Si le martyre représente le sommet du témoignage rendu à la vérité morale, auquel relativement peu de personnes sont appelées, il n'en existe pas moins un témoignage cohérent que tous les chrétiens doivent être prêts à rendre chaque jour, même au prix de souffrances et de durs sacrifices. En effet, face aux nombreuses difficultés que la fidélité à l'ordre moral peut faire affronter même dans les circonstances les plus ordinaires, le chrétien est appelé, avec la grâce de Dieu implorée dans la prière, à un engagement parfois héroïque, soutenu par la vertu de force par laquelle — ainsi que l'enseigne saint Grégoire le Grand — il peut aller jusqu'à « aimer les difficultés de ce monde en vue des récompenses éternelles. (...) »

 

Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II - Extrait de l'Encyclique Veritatis Splendor, N°90 à 93


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Vendredi 16 octobre 2009

Ci-dessous, un extrait de l'Exhortation Apostolique Evangelii Nutiandi, du Pape Paul VI :

 

 

    

« On répète souvent, de nos jours, que ce siècle a soif d’authenticité. A propos des jeunes, surtout, on affirme qu’ils ont horreur du factice, du falsifié, et recherchent par-dessus tout la Vérité et la transparence. Ces “signes du temps” devraient nous trouver vigilants. Tacitement ou à grands cris, toujours avec force, l’on demande : Croyez-vous vraiment à ce que vous annoncez ? Vivez-vous ce que vous croyez ? Prêchez-vous vraiment ce que vous vivez ? Plus que jamais le témoignage de la vie est devenu une condition essentielle de l’efficacité profonde de la prédication. Par ce biais-là nous voici, jusqu’à un certain point, responsables de la marche de l’Evangile que nous proclamons. […] Il faut que notre zèle évangélisateur jaillisse d’une véritable sainteté de vie alimentée par la prière et surtout par l’amour de l’Eucharistie, et que, comme nous le suggère le Concile, la prédication à son tour fasse grandir en sainteté le prédicateur. Le monde qui, paradoxalement, malgré d’innombrables signes de refus de Dieu, le cherche cependant par des chemins inattendus et en ressent douloureusement le besoin, le monde réclame des évangélisateurs qui lui parlent d’un Dieu qu’ils connaissent et fréquentent comme s’ils voyaient l’invisible (Hébreux 11, 27). Le monde réclame et attend de nous simplicité de vie, esprit de prière, charité envers tous, spécialement envers les petits et les pauvres, obéissance et humilité, détachement de nous-mêmes et renoncement. Sans cette marque de sainteté, notre parole fera difficilement son chemin dans le coeur de l’homme de ce temps. Elle risque d’être vaine et inféconde.

[…]
L’Evangile dont nous avons la charge est aussi parole de Vérité. Une Vérité qui rend libres (Jean 8, 32) et qui seule donne la paix du coeur, c’est ce que les gens viennent chercher lorsque nous leur annonçons la Bonne Nouvelle. Vérité sur Dieu, Vérité sur l’homme et sa mystérieuse destinée, Vérité sur le monde. Difficile Vérité que nous recherchons dans la Parole de Dieu et dont nous ne sommes, encore une fois, ni les maîtres ni les propriétaires, mais les dépositaires, les hérauts, les serviteurs. De tout évangélisateur on attend qu’il ait le culte de la Vérité, d’autant plus que la Vérité qu’il approfondit et communique n’est autre que la Vérité révélée et donc, plus que tout autre, parcelle de la Vérité première qu’est Dieu lui-même. Le prédicateur de l’Evangile sera donc quelqu’un qui, même au prix du renoncement personnel et de la souffrance, recherche toujours la Vérité qu’il doit transmettre aux autres. Il ne trahit jamais ni ne dissimule la Vérité par souci de plaire aux hommes, d’étonner ou de choquer, ni par originalité ou désir d’apparaître. Il ne refuse pas la Vérité. Il n’obscurcit pas la Vérité révélée par paresse de la rechercher, par commodité, par peur. Il ne néglige pas de l’étudier. Il la sert généreusement sans l’asservir. [...] Notre service pastoral nous presse de garder, défendre et communiquer la Vérité sans regarder les sacrifices. [...] Le Dieu de Vérité attend de nous que nous en soyons les défenseurs vigilants et les prédicateurs dévoués. [...] L'oeuvre de l’évangélisation a besoin de votre infatigable labeur de recherche et aussi de votre attention et de votre délicatesse dans la transmission de la Vérité ».


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