Rosaire / Chapelets

Veux-tu aimer la Sainte Vierge ? Eh bien ! fréquente-la. Comment ? En priant bien le Rosaire. Mais, dans le Rosaire... nous répétons toujours les mêmes choses ! Toujours les mêmes choses ? Et ceux qui s'aiment, ne se disent-ils pas toujours les mêmes choses l'un à l'autre ?... Comme les vertus surnaturelles grandiraient en nous, si nous parvenions à fréquenter vraiment Marie, qui est Notre Mère ! Ne craignons pas de lui répéter au long de la journée — avec le cœur, sans que les mots soient nécessaires — de petites prières, des oraisons jaculatoires. La dévotion chrétienne a réuni beaucoup de ces éloges enflammés dans les Litanies qui accompagnent le Saint Rosaire. Mais chacun est libre de les augmenter, de lui adresser de nouvelles louanges, de lui dire ce que — par une sainte pudeur qu'Elle comprend et approuve — nous n'oserions pas exprimer à voix haute. Je te conseille — pour terminer — de faire, si tu ne l'as pas encore faite, l'expérience personnelle de l'amour maternel de Marie. Il ne suffit pas de savoir qu'Elle est Mère, de la considérer de cette façon, de parler ainsi d'Elle. Elle est ta Mère et tu es son fils; Elle t'aime comme si tu étais son fils unique en ce monde. Parle-lui en conséquence : raconte-lui tout ce qui t'arrive, honore-la, aime-la. Personne ne le fera pour toi aussi bien que toi, si tu ne le fais pas. Je t'assure que si tu prends ce chemin, tu trouveras aussitôt tout l'amour du Christ : et tu te trouveras plongé dans cette vie ineffable de Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit. Tu y puiseras des forces pour accomplir entièrement la Volonté de Dieu, tu t'empliras de désirs de servir tous les hommes. Tu seras le chrétien que tu rêves d'être parfois : débordant d'œuvres de charité et de justice, joyeux et fort, compréhensif envers autrui et exigeant envers soi-même. Telle est sans plus, la trempe de notre foi. Accourons à Sainte Marie qui nous accompagnera avec énergie et constance.

 

Saint Josemaría Escrivá de Balaguer, Fondateur de l’Opus Dei

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« […] Le Rosaire est ma prière préférée. C’est une prière merveilleuse. Merveilleuse de simplicité et de profondeur. Dans cette prière, nous répétons de multiples fois les paroles de l’Archange et d’Élisabeth à la Vierge Marie. Toute l’Église s’associe à ces paroles. On peut dire que le Rosaire est, d’une certaine manière, une prière-commentaire du dernier chapitre de la Constitution Lumen Gentium du IIe Concile du Vatican, chapitre qui traite de l’admirable présence de la Mère de Dieu dans le mystère du Christ et de l’Église. En effet, sur l’arrière-fond des Ave Maria défilent les principaux épisodes de la vie de Jésus-Christ. Réunis en mystères joyeux, douloureux et glorieux ils nous mettent en communion vivante avec Jésus à travers le cœur de sa Mère, pourrions- nous dire. En même temps, nous pouvons rassembler dans ces dizaines du Rosaire tous les événements de notre vie individuelle ou familiale, de la vie de notre pays, de l’Église, de l’humanité : c’est-à-dire nos événements personnels ou ceux de notre prochain, et en particulier de ceux qui nous sont les plus proches, qui nous tiennent le plus à cœur. C’est ainsi que la simple prière du Rosaire s’écoule au rythme de la vie humaine […] » (Jean-Paul II, Angélus du 29 octobre 1978).

    

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« […] Le Rosaire est depuis toujours, la prière de la famille et pour la famille. Il fut un temps où cette prière était particulièrement chère aux familles chrétiennes et en favorisait certainement la communion. Il ne faut pas perdre ce précieux héritage. Il faut se remettre à prier en famille et à prier pour les familles, en utilisant encore cette forme de prière. La famille qui est unie dans la prière demeure unie. Par tradition ancienne, le saint Rosaire se prête tout spécialement à être une prière dans laquelle la famille se retrouve. Les membres de celle-ci, en jetant véritablement un regard sur Jésus, acquièrent aussi une nouvelle capacité de se regarder en face, pour communiquer, pour vivre la solidarité, pour se pardonner mutuellement, pour repartir avec un pacte d'amour renouvelé par l'Esprit de Dieu. De nombreux problèmes des familles contemporaines, particulièrement dans les sociétés économiquement évoluées, dépendent du fait qu'il devient toujours plus difficile de communiquer. On ne parvient pas à rester ensemble, et les rares moments passés en commun sont absorbés par les images de la télévision. Recommencer à réciter le Rosaire en famille signifie introduire dans la vie quotidienne des images bien différentes, celles du mystère qui sauve : l'image du Rédempteur, l'image de sa Mère très sainte. La famille qui récite le Rosaire reproduit un peu le climat de la maison de Nazareth : on place Jésus au centre, on partage avec lui les joies et les souffrances, on remet entre ses mains les besoins et les projets, on reçoit de lui espérance et force pour le chemin. Il est beau et fécond également de confier à cette prière le chemin de croissance des enfants. Le Rosaire n'est-il pas l'itinéraire de la vie du Christ, de sa conception à sa mort, jusqu'à sa résurrection et à sa glorification ? Il devient aujourd'hui toujours plus ardu pour les parents de suivre leurs enfants dans les diverses étapes de leur vie. Dans notre société de technologie avancée, des médias et de la mondialisation, tout est devenu si rapide, et la distance culturelle entre les générations se fait toujours plus grande. Les messages les plus divers et les expériences les plus imprévisibles envahissent la vie des enfants et des adolescents, et pour les parents il devient parfois angoissant de faire face aux risques qu'ils courent. Il n'est pas rare qu'ils soient conduits à faire l'expérience de déceptions cuisantes, en constatant les échecs de leurs enfants face à la séduction de la drogue, aux attraits d'un hédonisme effréné, aux tentations de la violence, aux expressions les plus variées du non-sens et du désespoir. Prier le Rosaire pour ses enfants, et mieux encore avec ses enfants, en les éduquant depuis leur plus jeune âge à ce moment quotidien de « pause priante » de la famille, n'est certes pas la solution de tous les problèmes, mais elle constitue une aide spirituelle à ne pas sous-estimer. […] Que mon appel ne reste pas lettre morte ! […] ».

 

Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II - Extrait de la Lettre Apostolique sur le Rosaire de la Vierge Marie

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benoitmeninblack« (…) Jamais personne ne pourra comprendre les richesses admirables de sanctification qui sont renfermées dans les prières et dans les mystères du Saint Rosaire. Cette méditation des mystères de la vie et de la mort de Notre-Seigneur Jésus-Christ est, pour tous ceux qui en font usage, la source des fruits les plus merveilleux. Aujourd'hui, on veut des choses qui frappent, qui émeuvent, qui produisent dans l'âme des impressions profondes. Qu'y a-t-il au monde de plus émouvant que cette histoire merveilleuse de notre Rédempteur se déroulant à nos yeux en quinze tableaux nous rappelant les grandes scènes de la vie, de la mort et de la gloire du Sauveur du monde ? (...) C'est une étrange illusion du démon de croire qu'on puisse faire des oraisons plus sublimes que celles du Pater et de l'Ave, en abandonnant ces divines oraisons qui sont le soutien, la force et la garde de l'âme. (…) Dites tous les jours, si vous pouvez, votre Rosaire entier ou du moins le chapelet. Y êtes-vous déjà arrivé par la grâce de Dieu, si vous voulez vous y conserver et y croître dans l'humilité, conservez la pratique du Saint Rosaire, car jamais une âme qui dit son Rosaire tous les jours ne sera formellement hérétique ni trompée par le démon; c'est une proposition que je signerais de mon sang. (…) La Sainte Vierge a révélé au Bienheureux Alain qu'aussitôt que Saint Dominique prêcha le Rosaire, les pécheurs endurcis furent touchés et pleurèrent amèrement leurs crimes; les jeunes enfants même firent des pénitences incroyables, la ferveur fut si grande, partout où il prêchait le Rosaire, que les pécheurs changèrent de vie et édifièrent tout le monde par leurs pénitences et l'amendement de leur vie. Si vous sentez votre conscience chargée de quelques péchés, prenez votre Rosaire, en récitant une partie en l'honneur de quelques mystères de la vie, de la passion ou de la gloire de Jésus-Christ, et soyez persuadé que, pendant que vous méditerez et honorerez ces mystères, Il montrera Ses Plaies sacrées à Son Père au ciel. Il plaidera pour vous et vous obtiendra la contrition et le pardon de vos péchés. Il dit un jour au Bienheureux Alain : "Si ces misérables pécheurs récitaient souvent mon Rosaire, ils participeraient aux mérites de ma Passion, et, comme leur Avocat, j'apaiserais la Divine Justice". Cette vie est une guerre et une tentation continuelles; nous n'avons pas à combattre des ennemis de chair et de sang, mais les puissances mêmes de l'enfer. Quelles armes prendrons-nous, pour les combattre, que l'oraison que notre grand Capitaine nous a enseignée, que la Salutation angélique, qui a chassé les démons, détruit le péché et renouvelé le monde, que la méditation de la vie, de la Passion de Jésus-Christ, de la pensée de laquelle nous devons nous armer, comme nous ordonne Saint Pierre, pour nous défendre des mêmes ennemis qu'il a vaincus et qui nous attaquent tous les jours. « Depuis que le démon, dit le cardinal Hugues, a été vaincu par l'humilité et la Passion de Jésus-Christ, il ne se peut quasi attaquer à une âme armée de la méditation de ses mystères ou, s'il l'attaque, il en est vaincu honteusement ». « Induite vos armaturam Dei » (Eph 6,11). Armez-vous donc de ces armes de Dieu, du Saint Rosaire, et vous briserez la tête du démon, et demeurerez stables contre toutes ses tentations. Le Rosaire est si terrible au diable que les saints s'en sont servis pour l'enchaîner et le chasser des corps des possédés, comme plusieurs histoires rendent témoignage.

 

(…) Le Révérend Père Jean Amât, de l'ordre de Saint-Dominique, prêchait le Carême dans un lieu de ce royaume d'Aragon; on lui amena une jeune fille possédée du démon; après l'avoir plusieurs fois exorcisée, mais en vain, il lui mit son Rosaire au cou, et aussitôt elle se mit à faire de cris et des hurlements épouvantables, disant : "Otez-moi, ôtez- moi ces grains qui me tourmentent". Enfin le père, par compassion pour la pauvre fille, lui ôta son Rosaire du cou. La nuit suivante, lorsque le Révérend Père était dans son lit à se reposer, les mêmes démons qui possédaient cette fille vinrent à lui, tout écumants de rage, pour se saisir de sa personne; mais avec son Rosaire qu'il tenait fortement à la main, malgré les efforts qu'ils firent pour le lui ôter, il les fouetta admirablement bien et les chassa en disant : "Sainte Marie, Notre-Dame du saint Rosaire, à mon aide !" Lorsque, le lendemain, il allait à l'église, il rencontra cette pauvre fille encore possédée; un des démons qui étaient en elle se mit à dire en se moquant de lui : "Ah ! frère, si tu n'avais point eu ton Rosaire, nous t'aurions bien accommodé". Alors le Révérend Père jette derechef son Rosaire au cou de la fille, disant : "Par les très sacrés Noms de Jésus et de Marie, Sa Sainte Mère, et par la vertu du Très Saint Rosaire, je vous commande, esprits malins, de sortir de ce corps tout à l'heure"; aussitôt ils furent contraints d'obéir, et elle fut délivrée. Ces histoires nous marquent quelle est la force du Saint Rosaire pour vaincre toutes sortes de tentations des démons et toutes sortes de péchés, parce que les grains bénits du Rosaire les mettent en fuite (…) ».

 

Extrait du Secret Admirable du Très Saint Rosaire, par Saint Louis-Marie Grignion de Montfort

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« Mystiquement, le Rosaire nous transporte auprès de Marie, dans la maison de Nazareth, où elle est occupée à accompagner la croissance humaine du Christ. Par ce biais, elle peut nous éduquer et nous modeler avec la même sollicitude, jusqu'à ce que le Christ soit « formé » pleinement en nous (cf. Ga 4,19). Cette action de Marie, totalement enracinée dans celle du Christ et dans une radicale subordination à elle, « n'empêche en aucune manière l'union immédiate des croyants avec le Christ, au contraire elle la favorise » (LG N°60). Tel est le lumineux principe exprimé parle Concile Vatican II, dont j'ai si fortement fait l'expérience dans ma vie, au point d'en faire le noyau de ma devise épiscopale “Totus tuus”. Comme on le sait, il s'agit d'une devise inspirée par la doctrine de Saint Louis Marie Grignion de Montfort, qui expliquait ainsi le rôle de Marie pour chacun de nous dans le processus de configuration au Christ : « Toute notre perfection consistant à être conformes, unis et consacrés à Jésus Christ, la plus parfaite de toutes les dévotions est sans difficulté celle qui nous conforme, unit et consacre le plus parfaitement à Jésus Christ. Or, Marie étant de toutes les créatures la plus conforme à Jésus Christ, il s'ensuit que, de toutes les dévotions, celle qui consacre et conforme le plus une âme à Notre-Seigneur est la dévotion à la Très Sainte Vierge, sa Sainte Mère, et que plus une âme sera consacrée à Marie, plus elle le sera à Jésus Christ » (cf : Traité de la vraie dévotion à Marie, n.120, Paris (1966), pp.562-563). Jamais comme dans le Rosaire, le chemin du Christ et celui de Marie n'apparaissent aussi étroitement unis. Marie ne vit que dans le Christ et en fonction du Christ ! Le Christ nous a invités à nous tourner vers Dieu avec confiance et persévérance pour être exaucés : « Demandez et l'on vous donnera; cherchez et vous trouverez; frappez et l'on vous ouvrira » (Mt 7,7). Le fondement de cette efficacité de la prière, c'est la bonté du Père, mais aussi la médiation du Christ lui-même auprès de Lui (cf. 1Jn 2,1) et l'action de l'Esprit Saint, qui « intercède pour nous » selon le dessein de Dieu (cf. Rm 8, 26-27). Car nous-mêmes, « nous ne savons pas prier comme il faut » (Rm 8, 26) et parfois nous ne sommes pas exaucés parce que « nous prions mal » (cf. Jc 4, 2-3). Par son intercession maternelle, Marie intervient pour soutenir la prière que le Christ et l'Esprit font jaillir de notre cœur. « La prière de l'Église est comme portée par la prière de Marie » (CEC N°2679). En effet, si Jésus, l'Unique Médiateur, est la Voie de notre prière, Marie, qui est pure transparence du Christ, nous montre la voie, et « c'est à partir de cette coopération singulière de Marie à l'action de l'Esprit Saint que les Églises ont développé la prière à la Sainte Mère de Dieu, en la centrant sur la Personne du Christ manifestée dans ses mystères » (CEC N°2675). Aux noces de Cana, l'Évangile montre précisément l'efficacité de l'intercession de Marie qui se fait auprès de Jésus le porte-parole des besoins de l'humanité: « Ils n'ont plus de vin » (Jn 2,3). Le Rosaire est à la fois méditation et supplication. L'imploration insistante de la Mère de Dieu s'appuie sur la certitude confiante que son intercession maternelle est toute puissante sur le Cœur de Son Fils. Elle est « toute puissante par grâce », comme disait, dans une formule dont il faut bien comprendre l'audace, le Bienheureux Bartolo Longo dans la Supplique à la Vierge. C'est une certitude qui, partant de l'Évangile, n'a cessé de se renforcer à travers l'expérience du peuple chrétien. […] Dans le Rosaire, tandis que nous la supplions, Marie, Sanctuaire de l'Esprit Saint (cf. Lc 1, 35), se tient pour nous devant le Père, qui l'a comblée de grâce, et devant le Fils, qu'elle a mis au monde, priant avec nous et pour nous ».

 

N°15 et 16 de la Lettre Apostolique "Rosarium Virginis Mariae", par Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II

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Cantique inspiré de Saint Louis-Marie Grignon de Montfort, apôtre du Rosaire (1673-1716). Il ne cessait de le chanter avec la flamme de son zèle missionnaire dans plusieurs diocèses de l’Ouest de la France (Vendée). Il sema partout la dévotion au Rosaire et prépara providentiellement les villages de l'Ouest de la France à leur résistance héroïque face aux furies sanguinaires de la Révolution un siècle après. Semper fidelis !

 

 

R. Par l’Ave Maria, le péché se détruira

Par l’Ave Maria, le Bon Jésus régnera

 

1. Que tous chante et publie d’un ton bien relevé

Les grandeurs de l’Ave en l’honneur de Marie.

 

2. Ô divine prière, si l’on vous connaissait,

Un chacun vous dirait, jour et nuit sur la terre.

 

3. Quiconque le récite avec dévotion,

Ecrase le démon, met tout l’Enfer en fuite.

 

4. Il réjouit les anges et la Mère et le Christ,

Et tout le Paradis entonne ces louanges.

 

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Le 7 octobre, c’était la fête de Notre-Dame du Rosaire, une fête particulièrement chère à de très nombreux fidèles. La prière du Rosaire nourrit la piété mariale, aide à reconnaître ce lien indissoluble qui lie Jésus à Marie, don extraordinaire de grâce pour toute l’humanité. L’Eglise a fait l’expérience de l’union admirable entre la Mère et le Fils de Dieu, dès ses débuts, et, tout au long des siècles, elle en a contemplé et éclairé les profondeurs abyssales. Dans cette lumière d’une particulière beauté, on comprend les paroles de Paul VI, le Pape de l’Exhortation Apostolique du « Marialis Cultus », du 29 mars 1974. Dans une homélie au Sanctuaire de Notre-Dame de Bonaria (le 24 avril 1970), il déclarait déjà : « Si nous voulons être chrétiens, nous devons être mariaux, c’est-à-dire que nous devons reconnaître le rapport essentiel, vital et providentiel qui unit la Sainte Vierge à Jésus, et qui nous ouvre la voie qui conduit à Lui ».

 

 

 

Le Chapelet est précisément « une voie » de prière qui conduit de la Mère au fils, même si elle pourrait sembler être une prière « pauvre », voire même « monotone. Au fond, on pourrait dire la même chose de la respiration : elle se présente comme faible et répétitive, mais combien elle est vitale ! La prière mariale par excellence, semble pauvre, mais elle est riche, apparemment monotone, mais elle ne lasse jamais. Celui qui la récite avec foi reçoit une force et une sérénité particulières, y compris pour affronter les problèmes quotidiens. Le Chapelet est une pratique de prière tellement simple que même les plus petits peuvent l’apprendre. Dans les familles et dans les communautés où l’on récite le Chapelet avec les enfants, on ressent concrètement la bienveillance particulière de Jésus, dont témoigne l’Evangile : « Laissez venir à moi les petits enfants, ne les en empêchez pas : c’est à ceux qui leur ressemblent qu’appartient le Royaume de Dieu. En vérité, en vérité je vous le dis : celui qui n’accueille pas le Royaume de Dieu comme le fait un enfant, n’y entrera pas. Et, les prenant dans ses bras, il les bénissait en leur imposant les mains » (Matthieu 10, 14-16). Là où les enfants prient, se renouvelle l’effusion de cette bénédiction, se manifeste la prédilection spéciale du Seigneur pour les petits, et tous en retirent des bienfaits. Que de grâces ont attiré sur le Peuple de Dieu les trois pastoureaux de Fatima, François, Jacinthe et Lucie ! Ils reçurent du Ciel le mandat de réciter de nombreux Chapelets pour la paix, et le Portugal, effectivement, fut épargné de la grande guerre. Notre Saint-Père le Pape Benoît XVI, rappelant que le Mois d’Octobre était consacré à la prière du Chapelet et à l’engagement missionnaire, le 7 octobre 2007 précisément, a rappelé entres autres choses, l’appel de Fatima : « L'image traditionnelle de la Vierge du Rosaire représente Marie qui tient l'Enfant-Jésus sur un bras et, de l'autre, tend le chapelet à saint Dominique. Cette iconographie significative montre que le Rosaire est un moyen donné par la Vierge pour contempler Jésus et, en méditant sur sa vie, l'aimer et le suivre toujours plus fidèlement. Telle est la consigne laissée par la Vierge également lors de ses différentes apparitions. Je pense, en particulier, à celle de Fatima, survenue il y a 90 ans. En se présentant comme "la Vierge du Rosaire" aux trois pastoureaux Lucie, Jacinthe et François, elle a recommandé avec insistance de prier le Rosaire tous les jours, pour obtenir la fin de la guerre. Nous aussi, nous voulons accueillir la requête maternelle de la Vierge, en nous engageant à réciter avec foi le Rosaire pour la paix dans les familles, dans les nations, et dans le monde entier » (Benoît XVI, Angélus, 7 octobre 2007). Le Message de Fatima montre l’importance spéciale que revêt la récitation du Chapelet, en commençant chez les petits enfants. En mettant notre confiance dans l’invitation du Seigneur : « Laissez venir à moi les petits enfants », et dans celle de Notre-Dame de Fatima, les familles peuvent recourir à la prière du Chapelet pour en obtenir de grands bienfaits. Que de protection ont reçu les générations passées de croyants, grâce à cette prière devenue pour de nombreuses familles une pratique quotidienne ! L’Eglise ne se lasse pas d’en recommander la récitation, individuelle et communautaire, spécialement aux « petits églises domestiques » qui sont, entre autres, le premier séminaire des futures vocations au sacerdoce ou à la vie consacrée.

 

Le Serviteur de Dieu Jean Paul a proclamé « L’Année du Rosaire » (octobre 2002-octobre 2003) pour relancer cette prière au plan universel, et il lui a consacré aussi une Lettre Apostolique, dans laquelle il écrivait notamment : « Si, dans la lettre apostolique Novo Millennio Ineunte, j'ai encouragé même les laïcs à célébrer la Liturgie des Heures dans la vie ordinaire des communautés paroissiales et des divers groupes chrétiens, je désire faire la même chose pour le Rosaire. Il s'agit de deux voies de la contemplation chrétienne qui ne s'opposent pas, mais se complètent. Je demande donc à ceux qui se consacrent à la pastorale des familles de suggérer avec conviction la récitation du Rosaire. La famille qui est unie dans la prière demeure unie. Par tradition ancienne, le saint Rosaire se prête tout spécialement à être une prière dans laquelle la famille se retrouve. Les membres de celle-ci, en jetant véritablement un regard sur Jésus, acquièrent aussi une nouvelle capacité de se regarder en face, pour communiquer, pour vivre la solidarité, pour se pardonner mutuellement, pour repartir avec un pacte d'amour renouvelé par l'Esprit de Dieu. De nombreux problèmes des familles contemporaines, particulièrement dans les sociétés économiquement évoluées, dépendent du fait qu'il devient toujours plus difficile de communiquer. On ne parvient pas à rester ensemble, et les rares moments passés en commun sont absorbés par les images de la télévision. Recommencer à réciter le Rosaire en famille signifie introduire dans la vie quotidienne des images bien différentes, celles du mystère qui sauve : l'image du Rédempteur, l'image de sa Mère très sainte. La famille qui récite le Rosaire reproduit un peu le climat de la maison de Nazareth : on place Jésus au centre, on partage avec lui les joies et les souffrances, on remet entre ses mains les besoins et les projets, on reçoit de lui espérance et force pour le chemin » (Jean Paul II, « Rosarium Virginis Mariae », N°41).

 

Fides

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« La spiritualité chrétienne a pour caractéristique fondamentale l'engagement du disciple à "se conformer" toujours plus pleinement à son Maître (cf. Rm 8, 29; Ph 3, 10.21). Par l'effusion de l'Esprit reçu au Baptême, le croyant est greffé, comme un sarment, sur la vigne qu'est le Christ (cf. Jn 15, 5), il est constitué membre de son Corps mystique (cf. 1 Co 12, 12; Rm 12, 5). Mais à cette unité initiale doit correspondre un cheminement de ressemblance croissante avec lui qui oriente toujours plus le comportement du disciple dans le sens de la "logique" du Christ : « Ayez entre vous les dispositions que l'on doit avoir dans le Christ Jésus » (Ph 2, 5). Selon les paroles de l'Apôtre, il faut « se revêtir du Seigneur Jésus Christ » (cf. Rm 13, 14; Ga 3, 27). Dans le parcours spirituel du Rosaire, fondé sur la contemplation incessante – en compagnie de Marie – du visage du Christ, on est appelé à poursuivre un tel idéal exigeant de se conformer à Lui grâce à une fréquentation que nous pourrions dire “amicale”. Elle nous fait entrer de manière naturelle dans la vie du Christ et pour ainsi dire “respirer” ses sentiments. Le bienheureux Bartolo Longo dit à ce propos: « De même que deux amis qui se retrouvent souvent ensemble finissent par se ressembler même dans la manière de vivre, de même, nous aussi, en parlant familièrement avec Jésus et avec la Vierge, par la méditation des Mystères du Rosaire, et en formant ensemble une même vie par la Communion, nous pouvons devenir, autant que notre bassesse le permet, semblables à eux et apprendre par leurs exemples sublimes à vivre de manière humble, pauvre, cachée, patiente et parfaite » (cf : Les quinze samedis du Saint Rosaire). Grâce à ce processus de configuration au Christ, par le Rosaire, nous nous confions tout particulièrement à l'action maternelle de la Vierge Sainte. Tout en faisant partie de l'Église comme membre qui « tient la place la plus élevée et en même temps la plus proche de nous » (LG), elle, qui est la Mère du Christ, est en même temps la "Mère de l'Église". Et comme telle, elle "engendre" continuellement des fils pour le Corps mystique de son Fils. Elle le fait par son intercession, en implorant pour eux l'effusion inépuisable de l'Esprit. Elle est l'icône parfaite de la maternité de l'Église. Mystiquement, le Rosaire nous transporte auprès de Marie, dans la maison de Nazareth, où elle est occupée à accompagner la croissance humaine du Christ. Par ce biais, elle peut nous éduquer et nous modeler avec la même sollicitude, jusqu'à ce que le Christ soit « formé » pleinement en nous (cf. Ga 4,19). Cette action de Marie, totalement enracinée dans celle du Christ et dans une radicale subordination à elle, « n'empêche en aucune manière l'union immédiate des croyants avec le Christ, au contraire elle la favorise » (LG). Tel est le lumineux principe exprimé par le Concile Vatican II, dont j'ai si fortement fait l'expérience dans ma vie, au point d'en faire le noyau de ma devise épiscopale "Totus tuus". Comme on le sait, il s'agit d'une devise inspirée par la doctrine de Saint Louis Marie Grignion de Montfort, qui expliquait ainsi le rôle de Marie pour chacun de nous dans le processus de configuration au Christ : « Toute notre perfection consistant à être conformes, unis et consacrés à Jésus Christ, la plus parfaite de toutes les dévotions est sans difficulté celle qui nous conforme, unit et consacre le plus parfaitement à Jésus Christ. Or, Marie étant de toutes les créatures la plus conforme à Jésus Christ, il s'ensuit que, de toutes les dévotions, celle qui consacre et conforme le plus une âme à Notre-Seigneur est la dévotion à la Très Sainte Vierge, sa sainte Mère, et que plus une âme sera consacrée à Marie, plus elle le sera à Jésus Christ ». Jamais comme dans le Rosaire, le chemin du Christ et celui de Marie n'apparaissent aussi étroitement unis. Marie ne vit que dans le Christ et en fonction du Christ ! »

 

N°15 de la Lettre Apostolique « Rosarium Virginis Mariae » de Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II

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Le vendredi 13 novembre 1936, Jésus inspira à Soeur Faustine le texte du Chapelet à la Miséricorde Divine. Jésus-Christ lui dira : « A l'heure de la mort, je défends comme ma propre gloire chaque âme qui récite ce chapelet elle-même, ou bien si d'autres le récitent près de l'agonisant l'indulgence est la même. Quand on récite ce chapelet auprès de l'agonisant, la miséricorde insondable s'empare de son âme et les entrailles de ma miséricorde sont émues par la douloureuse Passion de mon Fils. » (Petit Journal § 811) . 

 

 

 

« Les âmes qui réciteront ce chapelet seront enveloppées par ma miséricorde
pendant leur vie et surtout à l'heure de la mort. » (Petit Journal § 754)

 



  

AU DEBUT :

Notre-Père / Je vous salue Marie / Je crois en Dieu 

 

 

SUR LES GROS GRAINS :

« Père Eternel, je vous offre le Corps et le Sang, l’Âme et la Divinité de votre Fils bien-aimé, Notre Seigneur Jésus-Christ, en réparation de nos péchés et de ceux du monde entier. »

 

 

SUR LES PETITS GRAINS :

« Par Sa douloureuse Passion, soyez miséricordieux pour nous et pour le monde entier. »

 

 

POUR TERMINER LA DIZAINE : (3 FOIS)

« Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Eternel, prenez pitié de nous et du monde entier. »

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En ce temps de Carême offrez plus que jamais vos cœurs tout entiers à Jésus, offrez-Lui toute votre confiance, car ce n’est que par Lui que vous pourrez lutter contre les tentations de Satan. Son arme favorite sera de vous pousser au découragement. Ne le laissez pas faire, puisez dans le Cœur de Jésus la force qu’Il a eu durant sa traversée dans le désert. Soyez certains qu’avec Jésus vous resterez fort et que l’emprise de l’ennemi des âmes glissera sur vous et tombera à terre...

 
 
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"Le Christ au désert" par Ivan Kramskoï (XIXème)

 
 
Sur les gros grains :
Père Eternel, par l'Eau et le Sang jaillissant du Coeur de Jésus, donnez-moi la force, donnez-moi la vie. Amen.
 
Sur les petits grains :
Jésus, Ô mon Dieu, venez lutter en moi contre le découragement et toute tentation malveillante. Amen.
 
Prions (après les cinq dizaines) :
Dieu tout puissant Créateur du Ciel et de la Terre, par l’intercession de tous les Saints du Ciel, de la Très Sainte Vierge Marie, de Saint Joseph, des Anges et des Archanges, sous la protection de toutes les messes célébrées par tous Tes Saints Prêtres, demeurant sur Terre comme au Ciel accordez-moi la joie d’être libre et de toujours choisir le chemin de la Sainteté. Amen.
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