Les obsèques sont assez souvent l'occasion, de nos jours, de faire tout et surtout n'importe quoi en liturgie. D'abord, chacun aura remarqué qu'on ne célèbre plus les obsèques pour prier le salut de l'âme d'un défunt... mais simplement pour "rendre hommage". L'âme ? Bof ! La vie éternelle ? Re-bof ! Le jugement particulier ? Re-re-bof ! Ce sont des questions fondamentales qu'on ne se pose plus et que bien des prêtres n'abordent plus : "on ira tous au paradis" et l'essentiel est d'avoir une "cérémonie" au cours de laquelle un laïc (qui n'a plus mis les pieds dans une église depuis son baptême) ira au micro pour dire un poème ou chanter le refrain qu'affectionnait particulièrement le défunt... Les membres du show business qui décèdent sont, dans ce domaine, particulièrement gâtés : au cours de la messe, on leur repasse le tube qui les a rendus célèbres. Et le bon peuple, larmes à l’œil, applaudit au passage de leur cercueil. Quant aux hommes politiques - dont certains ne passent pas pour des catholiques exemplaires - ils ne sont pas en reste. On se souvient d'obsèques qui ont donné l'occasion de réunir à l'église la famille complète, au sens (très) large du terme : épouse(s), maîtresse(s)... etc.

 

 

 

http://img.over-blog.com/369x226/0/21/41/34/liturgie/cimetiererequiem.jpgPassons et revenons à la célébration des funérailles proprement dite. Le "Cérémonial des Evêques" précise (n.821) qu'il convient tout à fait que l'évêque préside, dans la mesure du possible, les obsèques qui se déroulent avec un grand concours de peuple, surtout quand il s'agit d'un évêque ou d'un prêtre défunt. Ils ont tout de même une sacrée veine, ceux qui ont été connus durant leur vie terrestre : c'est l'évêque en personne qui vient... et non pas simplement l' "équipe-interparoissiale-des-laïcs-en-responsabilité". Par les temps qui courent, mieux vaut donc être un mécréant célèbre qu'un humble fidèle. Le "Cérémonial des Evêques" prévoit cependant (n.822c) que pour les obsèques, il puisse y avoir une messe ou une célébration de la Parole de Dieu. Voilà qui rétablit les choses : logiquement, la messe ne devrait pas être systématiquement célébrée et on devrait la réserver pour les fidèles ayant eu une "honnête" (à défaut d'être parfaite) vie chrétienne. On sait que c'est rarement le cas : la messe est devenue un "droit", surtout revendiqué par celles et ceux qui ne sont pas réputé(e)s pour être des grands défenseurs de la foi de l'Eglise. Poursuivons : "Dans la célébration des obsèques, en dehors de la distinction qui découle de la fonction liturgique et de l'ordre sacré, et en dehors des honneurs dus aux autorités civiles conformément aux lois liturgiques, on ne fera aucunement acception des personnes privées ou des situations, soit dans les cérémonies soit dans les pompes extérieures." (CE, n.823). Le rituel est très clair : c'est la plus grande sobriété qui s'impose. Quant à la distinction dont il est question ici, elle se limite généralement à placer par exemple un calice et une étole sur le cercueil d'un prêtre ou un drapeau sur le cercueil d'une autorité politique ou militaire. Le "Cérémonial" recommande aussi de conserver la coutume de déposer le défunt dans la position (il s'agit bien entendu ici de la position symbolique découlant de la fonction spécifique) qu'il avait dans l'assemblée liturgique, c'est-à-dire, s'il était un ministre ordonné, la tête tournée vers le peuple; s'il était un laïc, la tête tournée vers l'autel. (CE, n.823). Il est aussi rappelé - chose très souvent oubliée ! - que l'autel ne devra pas être fleuri et que le jeu de l'orgue (ou des autres instruments) n'est permis que pour accompagner le chant (CE. n.824). Donc, pas de grande sortie "ronflante" à la fin de la célébration. La chose la plus curieuse qui mérite d'être relevée ici est la suivante : dans la version officielle (latine) du "Cérémonial des Evêques", il est prévu de chanter pour l'absoute le répons Subvenite, Sancti Dei - ou un autre chant indiqué dans le Rituel romain -. Or dans la version française du Cérémonial, le Subvenite a disparu. Il devient "Sur le seuil de ta maison"... chant dont les paroles véhiculent un message qui ne correspond pas à la foi catholique. Mais après tout, qu'est-ce que la foi vient faire ici puisqu'il ne s'agit que de faire de la musique pour... ‘’rendre hommage’’ à un disparu ?

 

Pro Liturgia

 

 

Reine du Très Saint Rosaire, secours des chrétiens, refuge du genre humain, victorieuses de toutes les batailles de Dieu, nous voici prosternés suppliants aux pieds de votre trône, dans la certitude de recevoir les grâces, l’aide et la protection opportunes dans les calamités présentes, non en vertu de nos mérites, dont nous ne saurions nous prévaloir, mais uniquement par l’effet de l’immense bonté de votre coeur maternel. C’est à vous, c’est à votre Coeur immaculé, qu’en cette heure tragique de l’histoire humaine, nous nous confions et nous nous consacrons, non seulement en union avec la Sainte Église - corps mystique de Votre Fils Jésus - qui souffre et verse son sang, en proie aux tribulations en tant de lieux et de tant de manières, mais en union aussi avec le monde entier, déchiré par de farouches discordes, embrasé d’un incendie de haine et victime de ses propres iniquités. Laissez-vous toucher par tant de ruines matérielles et morales, par tant de douleurs, tant d’angoisses de pères et de mères, de frères, d’enfants innocents, par tant de vies fauchées dans la fleur de l’âge, tant d’âmes torturées et agonisantes, tant d’autres en péril de se perdre éternellement. Ô Mère de Miséricorde, obtenez-nous de Dieu la paix, et surtout les grâces qui peuvent en un instant convertir le coeur des hommes, ces grâces qui préparent, concilient, assurent la paix ! Reine de la paix, priez pour nous et donnez au monde en guerre la paix après laquelle les peuples soupirent, la paix dans la Vérité, dans la justice, dans la charité du Christ. Donnez-lui la paix des armes et la paix des âmes, afin que dans la tranquillité de l’ordre s’étende le règne de Dieu. Accordez votre protection aux infidèles et à tous ceux qui gisent encore dans les ombres de la mort; donnez-leur la paix, faites que se lève pour eux la soleil de la Vérité et qu’ils puissent avec nous, devant l’unique Sauveur du monde, répéter : Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur terre aux hommes de bonne volonté !

 

 

Aux peuples séparés par l’erreur ou par la discorde, particulièrement à ceux qui professent pour vous une singulière dévotion et chez lesquels il n’y avait pas de maison qui n’honorât votre vénérable icône (peut-être aujourd’hui cachée et réservée pour des jours meilleurs), donnez la paix et reconduisez-les à l’unique bercail du Christ, sous l’unique vrai Pasteur. Obtenez à la Sainte Église de Dieu une paix et une liberté complètes; arrêtez les débordements du déluges néo-païen; développez dans le coeur des fidèles l’amour de la pureté, la pratique de la vie chrétienne et le zèle apostolique, afin que le peuple des serviteurs de Dieu augmente en mérite et en nombre. Enfin, de même qu’au Coeur de votre Fils Jésus furent consacrés l’Église et le genre humain tout entier, afin que, toutes les espérances étant placées en lui, il devînt pour eux signe et gage de victoire et de salut, ainsi et pour toujours nous nous consacrons à vous, à votre Coeur immaculé, ô notre Mère et Reine du monde, pour que votre amour et votre protection hâtent le triomphe du règne de Dieu at que toutes les nations, en paix entre elles et avec Dieu, vous proclament bienheureuse et entonnent avec vous, d’une extrémité du monde à l’autre, l’éternel Magnificat de gloire à celui en qui seul elles peuvent trouver la Vérité, la vie et la paix.

 

Indulgence 3 ans chaque fois. Plénière une fois par mois, à ceux qui l’auront récitée chaque jour. Le 17 novembre 1942

Mercredi 22 avril, au cours de l’Assemblée Plénière des évêques de l’Équateur, au Centre de Spiritualité de Béthanie, l’Action Pro-Vie, filiale équatorienne de Human Life International, a remis le prix Von Galen Award au Président de la Conférence Épiscopale, l’archevêque de Quito, Mons. Antonio Arregui Yarza. Y ont assisté le Nonce Apostolique de l’Équateur, les autorités et le personnel de la Conférence Épiscopale équatorienne, les délégués des différentes organisations du Réseau National d’Organisation Pro-Vie et Famille et différents moyens de communication nationale et internationale.

 

 

Il s’agissait d’une cérémonie très simple, comme on peut le lire dans le communiqué envoyé à l’Agence Fides, qui a enregistré aussi la visite de deux petites filles sauvées de l’avortement grâce au projet mis en avant par Action Pro-Vie, grâce aux efforts des volontaires à l’entrée des cliniques pour avorter. Le prix constitue un “acte de reconnaissance à un leader de l’Église équatorienne qui a su défendre ses principes et la vérité de la sainteté de la vie, à un moment où dans le pays on note de graves tensions politiques et des signes de violence”. Pour Mons. Arregui, ces louanges représentent une reconnaissance pour l’Église, parce la lutte en faveur de la famille et de la défense de la vie n’est pas seulement sienne, mais celle de toute l’Église. “Le prix – a affirmé l’archevêque – constitue l’expression de l’Église qui est liée au principe des enseignements sur l’amour”. Amparo Medina, Directrice Exécutive d’Action Pro-Vie, dans son discours de présentation du prix a affirmé par ce choix, l’équipe de Human Life Équateur rend “un juste hommage à un grand Soldat de la Vérité, Monseigneur Antonio Arregui, un leader charismatique de l’Église catholique qui, avec une hardiesse et force, n’a jamais tu la vérité sur la vie, la famille et la liberté”. En soulignant donc l’exemple du Cardinal Von Galen, dans le fait de dénoncer “les terribles maux dans des circonstances qui auraient pu lui coûter la vie”, Medina a ajouté que “nous qui vivons dans cette époque dans laquelle on sous-évalue aussi la valeur de la vie des êtres humains, nous ne devons pas avoir peur de faire la même chose”. Mons. Arregui “en dénonçant la culture de mort, en ne se taisant pas, nous a rappelé qu’il faut défendre la vie”.


« Deus, in adiutorium meum intende. Domine, ad adiuvandum me festina.


Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto. Sicut erat in principio,

et nunc et semper, et in saecula saeculorum. Amen. Alleluia »
 

Reprenant l'idée du Cardinal Ratzinger selon laquelle la crise de l'Eglise est en partie due à l'effondrement de la liturgie, Mgr Bux, Professeur à l'université de Bari a déclaré : « Beaucoup, en particulier après le Concile - mais pas à cause du Concile - ont cédé à cette idée folle de la créativité, bien que le Concile n'avait rien abrogé ou supprimé de la stabilité liturgique.
Une messe négligée, manipulé ou, pire, maltraitée, fait obstacle au sacré et éloigne les gens des églises.
Célébrer la messe en la soumettant à la créativité est une façon de profaner le sens du sacré, ce qui conduit à nous éloigner de Dieu. Le ministre du culte n'a pas à être un acteur - ce qu'il est généralement de façon médiocre - ni une source de scandale, mais doit se souvenir que sa tâche principale est de servir Dieu et non son désir intime d'occuper le devant de la scène. Les effets du péché ne seront atténués que si nous retrouvons et restaurons une authentique liturgie verticale qui permette de redécouvrir Dieu ».

 

Pro Liturgia

R. Vierge de lumière,

Tu es le sourire

D'un Dieu qui nous aime,

Ô Notre Dame !

 

 

1. Vierge de lumière toute remplie de grâce,

Dieu vers Toi se penche, il t'a choisie avec amour.

 

2. Vierge de lumière, vierge conçue sans tache,

Vierge sans pareille, Vierge Marie, réjouis-toi !

 

3. Vierge de lumière, tu as donné aux hommes,

Le Sauveur du monde : Il a pris chair en notre chair.

 

4. Vierge de lumière, mère de tous les peuples,

Mère de l'Eglise, temple de Dieu, réjouis-toi !

 

5. Vierge de lumière, change nos cœurs de pierre,

Mère de la grâce, force et refuge des pêcheurs !

 

6. Vierge de lumière, tu es la source vive,

Où nous venons boire l'eau jaillissante de la Vie.

 

Il est indéniable que certaines conférences d'évêques sont aujourd’hui encore constituées de ce que le Cardinal Ratzinger appelait « une bureaucratie mitrée ». En outre, en France, cette « bureaucratie » est noyautée - comme le faisait remarquer Mgr Gaidon - par quelques « grosses mitres » qui préparent soigneusement certaines élections pour se partager les « postes clés » de l'épiscopat. C’est ainsi que se maintient en place une lourde bureaucratie dans laquelle ce qui est principalement recherché, c’est la sécurité d’un consensus mou dans les domaines les plus sensibles de la vie de l’Eglise. Dans un tel système, tout ce qui vient de Rome et qui risquerait de bousculer les habitudes prises - qui ne sont pas toujours de bonnes habitudes - est systématiquement relu, corrigé, amendé, édulcoré et souvent même classé « sans suite ». Il s’agit là d’une véritable hostilité qui, contrairement à ce que l’on croit, ne se reporte pas essentiellement sur tel ou tel pape. 

 

 

 

Bien sûr, en France, Benoît XVI a été mal vu par un certain nombre d’évêques qui n’ont jamais manqué de critiquer le Cardinal Ratzinger du temps où il était Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, sans imaginer qu’il pourrait un jour devenir pape... Mais avant Benoît XVI, Paul VI et Jean-Paul II ont été tout autant critiqués, et leurs messages ont été tout autant passés sous silence par la Conférence des évêques. On en a de très nombreuses preuves. L’hostilité diffuse de la Conférence des évêques est donc surtout dirigée contre les enseignements du Siège apostolique : des enseignements que l’on fait souvent passer pour « inadaptés » à la situation particulière de l’ « Eglise-qui-est-en-France ». Cette « inadaptation » supposée permet alors d’imaginer alors toutes les « adaptations » et toutes les « relectures » possibles, même quand celles-ci en arrivent à contredire peu ou prou le contenu du document magistériel originel. Selon Paolo Rodari, l’origine d’une telle opposition aux enseignements du Siège apostolique est à chercher dans l’importance croissante prise, depuis Vatican II, par les structures bureaucratiques au sein de certaines conférences épiscopales. Des conférences qui - faut-il le rappeler ? - n’ont aucune base théologique, mais sont vite devenues comme des refuges pour tant de bureaucrates prenant plaisir à animer des sortes de petits soviets en guerre larvée contre le Vatican. Depuis le Concile, c'est une véritable « anti-romanité » difficile à cerner et à endiguer qui s’est montrée au grand jour et s’est progressivement répandue. Sa cible véritable est Rome et ce que représente la Ville dans laquelle est établi le Siège apostolique. Le Cardinal Vingt-Trois ne vient-il pas de rappeler à la Conférence des évêques que le pape n’était que l’Evêque de Rome, sous-entendant ainsi qu’il n’avait rien à dire aux évêques diocésains de France ? Dans la version française du Missel romain, que nos évêques se refusent à corriger, ne dit-on pas que l’on prie en union avec « notre » évêque et « le » pape ? 

 

Ainsi, ce que certains pasteurs ne semblent plus être en mesure de comprendre, c’est l’Eglise romaine elle-même : au lieu de voir en elle un guide sûr, ils ne voient qu’une simple structure coordonnatrice, une sorte d’ONG dont le travail consisterait à garantir une unité de façade établie sur la base du plus petit dénominateur commun qui ne bousculerait personne. Dans une telle structure, l'idéal serait donc d’avoir un pape se contentant de distribuer des bénédictions du haut de son balcon de la place Saint-Pierre. Benoît XVI parle haut et fort : il dérangeait l’establishment de l’Eglise en France. Son successeur François parle moins (du moins pour l’instant) mais se montre jovial : c’est nettement plus « acceptable » pour nos évêques... Au sein de la Conférence des évêques de France agissent donc des responsables qui ont créés des petits postes de gouvernement locaux leur permettant de s’affranchir de la constitution hiérarchique de l’Eglise romaine. En utilisant cette nébuleuse bureaucratique, certains évêques ont désormais les moyens de s’opposer à Rome en allant jusqu’à critiquer ouvertement les fidèles qui s’adressaient directement au Souverain Pontife. C’est aussi dans cette nébuleuse bureaucratique que travaillent ceux qui expliquent aux fidèles comment comprendre un texte magistériel pour en arriver à ne pas l’appliquer. Ainsi se trouvent, aujourd’hui encore, au sein de la Conférence épiscopale, des décideurs qui ont une vision de l’Eglise procédant de l’herméneutique de la rupture dénoncée par tous les papes, de Paul VI à Benoît XVI pour ne citer que les derniers. Il est clair que dans ces conditions, la désertification des églises et la chute des vocations ne seront pas endigués de sitôt.

 

Pro Liturgia

Voici le message qui doit préparer notre monde à la 2ème Venue du Christ ! Avec sa simplicité d'enfant, Sœur Faustine nous livre ce quelle a reçu de la bouche du Christ, qui vient maintenant en « Roi de Miséricorde » avant de venir en « Juste Juge ». Oui, c'est aujourd'hui le temps de la Miséricorde, ne passons donc pas à côté de ce "Dieu empli de Miséricorde" (אל מלא רחמים) ! Ecoutons les promesses de Jésus : elles vont vous faire pleurer de joie !

{C}


    

Interview par Philippe Maxence (rédacteur en chef de la revue catholique L'Homme Nouveau) de l'abbé Christian-Philippe Chanut (curé de la paroisse de Milly-la-Forêt), de l'abbé Claude Barthe (prêtre enseignant la liturgie à l'Institut du Bon Pasteur et à l'Institut du Christ Roi Souverain Prêtre), de l'abbé Guillaume de Tanoüarn (prêtre de l'Institut du Bon Pasteur et directeur du Centre Saint Paul), de l'abbé Grégoire Célier (prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X) et de Daniel Hamiche (journaliste et auteur du blogAmericatho). Au sommaire : - Les déclarations du Pape Benoît XVI sur le préservatif lors de son voyage en Afrique en mars 2009, - L'excommunication latae sententiae consécutive à l'avortement perpétré sur une enfant de 9 ans, - La lettre du Pape Benoît XVI aux Evêques du monde entier explicitant les motivations du Saint Père au sujet de la levée de l'excommunication des Evêques de la FSSPX :




Dans le contexte liturgique actuel, il est bon de savoir tenir compte de différents paramètres si l'on veut comprendre les problèmes et y remédier dans la mesure du possible. Parmi ces paramètres, on peut citer les habitudes subjectives, les mentalités, les textes officiels promulgués, la situation réelle, les désobéissances et enfin - le plus important - le caractère ecclésial de la question.
Dans tout cela, il faut partir d'un fait objectif : l'Eglise, quelle que soit l'époque dans laquelle elle se trouve, ne peut donner à ses enfants une liturgie empoisonnée. Ce sont les paroles du Christ lui-même qui empêchent l'Eglise de verser dans l'hérésie, y compris dans la liturgie, "source et sommet" de sa vie. S'il fallait admettre que la liturgie de l'Eglise puisse être hérétique à une époque donnée, ou simplement entachée d'erreurs, alors il faudrait admettre que c'est le Christ lui-même qui aurait laissé son Eglise verser dans l'hérésie. Ce qui est proprement impossible.

 



Pas plus que l'Eglise ne peut verser dans l'hérésie, un pape ne peut égarer les fidèles en promulguant une liturgie douteuse qu'ils seraient obligés de suivre. La forme de la liturgie romaine promulguée par Paul VI, quoi que disent certains, n'est donc en aucun cas hérétique ou dangereuse pour la foi. Elle ne peut être que pleinement conforme à la foi catholique.
Cependant, l'indéfectibilité de la liturgie donnée par l'Eglise ne signifie en aucun cas que la forme rituelle, visible, ne soit pas perfectible. Si les promesses faites à Pierre par le Seigneur laissent clairement entendre que l'Eglise ne peut pas s'égarer, elles ne disent rien au sujet des améliorations toujours possibles qui concernent les formulations de sa foi. La liturgie, qui reflète la foi de l'Eglise, peut donc se perfectionner, tout en sachant que les choix opérés par l'Eglise dans ce domaine, toujours tributaires d'une époque donnée, ne seront jamais parfaits. Notre seule certitude est que ces choix seront dénués de tout risque de verser ou de faire verser dans l'hérésie.
Rien n'empêche donc, au nom de la recherche d'une amélioration, de critiquer la forme extraordinaire du rite de la liturgie romaine (ce qu'a d'ailleurs fait le Cardinal Ratzinger), tout comme rien n'empêche de critiquer la forme ordinaire de ce même rite. Mais prétendre qu'une forme serait moins "catholique" que l'autre est quelque chose qui ne tient pas la route. Et c'est une chose qui ne tient pas la route simplement parce qu'à raisonner ainsi, on en arriverait à ne plus faire confiance à l'Eglise du Christ... avant d'en arriver à douter du Christ lui-même.
Il faut ensuite se garder d'opposer les dimensions subjectives et objectives de la liturgie : les deux aspects sont ici liés. Il ne peut y avoir appropriation de la doctrine signifiée par le rite liturgique que si le rite en question induit des conduites subjectives. A l'objectivité du rite liturgique doit pouvoir correspondre la réponse subjective du fidèle. Par conséquent, demander à un célébrant de respecter toutes les parties d'un rite liturgique donné par l'Eglise, c'est faire acte de doctrine.

Ce point amène à s'interroger sur une question très actuelle qui porte sur la validité et sur la fructuosité de la liturgie.
En assistant à certaines messes excentriques, il est toujours permis de douter de la validité de la liturgie tout en admettant que si bien des célébrants "déraillent" lorsqu'ils sont à l'autel, ils n'ont pas pour autant la ferme intention de ne pas faire ce que fait l'Eglise. Ce qui permet de penser que les célébrations eucharistiques qu'on voit actuellement dans la majorité des paroisses sont valides... malgré tout. 
Par contre, il est aussi permis de s'interroger sur les fruits que peuvent produire dans l'âme des fidèles de telles liturgies plus ou moins irrespectueuses du rite. Or là, il est légitime de penser que si les églises sont aujourd'hui désertées, c'est parce que la fructuosité des liturgiques qui s'y déroulent est trop souvent proche du zéro... Les fidèles ne se déplacent pas pour assister à des messes qui ne leur apportent rien sur le plan de la spiritualité.
Enfin, il faut voir que si la liturgie voulue par Vatican II est pour ainsi dire absente de nos paroisses et inconnue de nos célébrants, il faut aussi avoir conscience - en vertu de ce qui a été dit plus haut - que le Concile n'est pour rien dans cette situation, la démolition de la liturgie ayant commencé avant la mise en oeuvre de la restauration liturgique menée à son terme par Paul VI. Le grand bazar liturgique a "été inauguré" dans les années 1950 et dans une totale indifférence. La première forme du rite romain à avoir été massacrée ne fut par la forme qu'on appelle aujourd'hui "ordinaire", mais bien la forme "extraordinaire". Preuve en est que tout missel - celui de Trente comme celui de Vatican II - peut être utilisé d'une façon qui mène à la destruction de la liturgie : il lui suffit d'être mis entre les mains d'un clergé n'ayant reçu qu'une formation insuffisante.
En fait, tout missel est une ligne Maginot : une grande barrière, certes, mais qui peut céder... ou être contournée. La bêtise peut parfois souiller ce qu'il y a de plus cher. En laissant le missel "tridentin" être altéré avant le Concile, on a ouvert le chemin conduisant à l'altération de la liturgie après le Concile. Il faut donc reconnaître que le modernisme qui s'attaque aujourd'hui directement à la liturgie (et indirectement à l'Eglise) pour systématiquement falsifier les célébrations, n'est en réalité qu'un intégrisme inversé : le même esprit borné qui gouvernait des clercs moralisateurs avant le Concile, gouverne aujourd'hui un clergé révolutionnaire. Ainsi, les ardeurs destructrices que l'on remarque chez certains aujourd'hui sont la preuve que c'est ce qu'on a laissé se dessécher avant le Concile qui est désormais en train de pourrir.
La liturgie ne refleurira que moyennant un nouvel état d'esprit chez ceux qui ont la responsabilité de la mettre en oeuvre. Autant dire que ça risque de prendre un certain temps !

 

Pro Liturgia

Témoignage d'une fidèle de Belgique qui a passé à Colmar (Haut-Rhin) où elle est allée à une "messe" avec son mari : « La ville de Colmar est liturgiquement  dévastée... Mais existe-t-il une paroisse, un diocèse qui ne l'est pas ? Sur un mois de temps, j'ai pu constater que dans mon diocèse (Namur , anciennement celui de Mgr Léonard) la liturgie est tout aussi saccagée. Moi qui pensais que nous étions encore un peu préservés. C'est à en pleurer... S'agit-il encore de l'Eglise catholique ? Elle est si défigurée !! Voici un très bref récit de ce dimanche 10 avril - 5ème dimanche de Carême - à Colmar. Nous trouvons difficilement l'église, cachée entre de grands immeubles. L'entrée dans ce "bâtiment" n'est pas très engageante : tout d'abord son aspect architectural ressemble davantage à une piscine municipale . Heureusement, il est écrit au-dessus de la porte (nous ne pouvons appeler cela un portail bien sûr) : "Eglise Saint-Paul". Je ne me souviens pas avoir vu un seul signe religieux en entrant, mais il faut dire que nous avons tout de suite été accaparés par le sourire (forcé ?) et la poignée de main du prêtre en guise d'accueil, nous empêchant de nous imprégner progressivement de l'atmosphère "sacré" des lieux... Voyant mon trouble du moment, le prêtre m'indique l'entrée vers une porte (style coupe-feu) entr'ouverte qui mène vers un lieu ressemblant davantage à une salle de spectacle ou de conférence avec, dans le fond du choeur, l'inévitable panneau pseudo-catéchético-artistique. Pendant l'entrée du prêtre (sans chasuble, bien sûr) et d'un diacre, une dame se met de façon bien visible, en haut des marches, juste à côté de l'autel, pour dire: "Pendant le chant d'entrée, nous prendrons le chant "Dieu qui nous appelles à vivre", couplets 1 et 3". Puis le prêtre et le diacre s'asseyent en bas des trois marches, en sorte qu'ils deviennent invisibles au yeux de l'assemblée, laissant cette dame être en première vue : certainement, elle doit avoir un rôle très important. Puis la dame reprend la parole, comme si elle était elle-même la célébrante : "Pour la prière pénitentielle, nous prendrons le chant "Dieu qui nous appelle à vivre", couplets 2 et 4". Le reste de l'Ordinaire de la messe est du même acabit : aucun texte officiel. La communion est donnée par le diacre... et la dame-simili-prêtresse. Pendant que le prêtre attend, debout derrière l'autel, bras balants, que ça se termine. Ah ! oui.... Un chien se trouve dans l'assemblée. "Mignon petit toutou" qui, au passage ne manque pas de se faire caresser par les gens qui vont ensuite communier dans la main... Un point positif toutefois : l'attitude digne du diacre (mains jointes, à genoux pendant la consécration, etc.) qui a fait dire à mon mari: "Pauvre curé, il va en avoir du boulot pour le dévergonder !".

 

Mais sincèrement, la situation n'est pas meilleure chez nous en Belgique. Mon fils de 20 ans est allé le Jeudi Saint dans la paroisse de son amie : une longue table était dressée sur toute la longueur de la nef, les chaises étaient installées sur plusieurs rangées tout autour, les gens se faisant face; le prêtre célébrait côté portail puis est allé, au moment de l'Evangile et de l'homélie, dans le choeur. Une partie de l'assemblée tournait alors le dos au prêtre. Puis il est revenu à "la table" pour la "consécration" faite avec du pain ordinaire difficile à mâcher et qui faisait beaucoup de miettes. Pour la communion, c'était la cohue, personne ne semblait savoir par où se diriger... (cf : Rappel de Rome concernant ces absurdités liturgiques du Jeudi Saint). Dimanche dernier, mon mari est revenu d'un baptême d'un de ses élèves, un enfant de 7 ans, qui s'est déroulé pendant la messe dans une paroisse importante du centre de Namur. Voici le programme: édifiant !

- Chant d'entrée (refrain) : "Et puis, et puis, tu marches sur la mer, tu changes l'eau en vin, tu multiplies les pains: tu mets tout à l'envers..."

- Gloire à Dieu: inventé.

- Alleluia, alleluia, Jésus est vivant! (bis).

- Au moment du baptême: un texte de Frère Roger de Taizé.

- Après le baptême, proclamation de la foi (Credo): texte de Don Helder Camara : "Je ne crois pas au droit du plus fort, au langage des armes, à la puissance des puissants; je veux croire aux droits de l'homme, à la main ouverte, à la puisance des non-violents..."

- Offertoire : inventé.

- Saint le Seigneur : inventé.

- Prière eucharistique : inventée.

- Agneau de Dieu : inventé.

- Etc...

 

Tout cela suscite en moi un problème de conscience: dois-je encore demander à mes enfants d'aller à la messe ? ». Il n'est pas de notre compétence de répondre à cette dernière question. Par contre, ce témoignage prouve que des prêtres qui n'ont plus la foi catholique restent dans l'Eglise pour la démolir de l'intérieur et égarer les fidèles. Les évêques qui laissent faire ont une très lourde responsabilité.

 

Pro Liturgia

Saint Marc donne le récit de la visite des femmes au tombeau le matin de Pâques : « Quand le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des aromates pour aller oindre le corps. Et de grand matin, le premier jour de la semaine, elles vont à la tombe, le soleil s'étant levé. Elles se disaient entre elles : « Qui nous roulera la pierre hors de la porte du tombeau ? ». Et ayant levé les yeux, elles virent que la pierre avait été roulée de côté : or elle était fort grande. Étant entrées dans le tombeau, elles virent un jeune homme assis à droite, vêtu d'une robe blanche, et elles furent saisies de stupeur. Mais il leur dit : « Ne vous effrayez pas. C'est Jésus le Nazaréen que vous cherchez, le Crucifié : il est ressuscité, il n'est pas ici. Voici le lieu où on l'avait mis. Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu'il vous précède en Galilée : c'est là que vous le verrez, comme il vous l'a dit. » (Marc 16, 1-17)

 

 

 

Les femmes disciples du Seigneur, qui avaient vu mourir Jésus exsangue sur la Croix, ce Vendredi Saint – plus saint de toute l’histoire humaine – à l’aube du dimanche, se rendent à son tombeau, nous dit l’Evangile, pour oindre son Corps. Chemin faisant, elles se demandent comment il sera possible de rouler la pierre qui avait été placée pour fermer le sépulcre. Mais quand elles arrivent, elles trouvent le sépulcre ouvert et vide, et, qui plus est, à l’intérieur, se trouve un Ange du Seigneur qui les attend, et qui leur annonce un message extraordinaire : « Jésus le Nazaréen, le Crucifié : il est ressuscité ! ». La Résurrection du Christ, telle que nous la racontent les Evangélistes, est un événement historique qui « échappe » au contrôle des sens, qui balaie toute barrière humaine, parce qu’il transcende la réalité terrestre, comme nous l’enseigne le Saint-Père : « La résurrection n’est donc pas une théorie, mais une réalité historique révélée par l’Homme Jésus Christ à travers sa ‘pâque’, son ‘passage’ qui a ouvert une ‘voie nouvelle’ entre la terre et le Ciel (cf. He 10, 20). Ce n’est ni un mythe, ni un rêve, ce n’est ni une vision, ni une utopie, ce n’est pas une fable, mais un événement unique et définitif : Jésus de Nazareth, fils de Marie, qui au soir du Vendredi saint a été descendu de la Croix et mis au tombeau, est sorti victorieux de la tombe. En effet, à l’aube du premier jour après le sabbat, Pierre et Jean ont trouvé le tombeau vide. Madeleine et les autres femmes ont rencontré Jésus ressuscité ; il a été reconnu aussi par les deux disciples d’Emmaüs à la fraction du pain ; le Ressuscité est apparu aux Apôtres le soir venu dans le Cénacle et ensuite à beaucoup d’autres disciples en Galilée » (Benoît XVI, Message urbi et Orbi, 12 avril 2009). Devant les yeux des femmes disciples, se présente une scène paradoxale : le sépulcre est vide, comme leur cœur désolé, mais un Ange, à l’intérieur du sépulcre annonce que Jésus n’est plus là, parce qu’il est retourné en vie. Cet Ange les aide, ainsi, à retrouver une foi qui s’était obscurcie, à remonter vers l’horizon élevé qui s’ouvre au croyant et l’amène à « regarder » au-delà de ce qui est humain, à chercher vraiment les choses d’en-haut. Le Seigneur nous envoie, pour nous aider, les Anges qui nous nous font sortir des nombreux vides existentiels, des lieux obscurs de nos incrédulités, d’existences marquées par des résistances à la grâce, et nous invitent à croire sans douter, parce que c’est seulement à ceux qui croient ainsi que se dévoile la présence mystérieuse du Ressuscité. Ce n’est pas la foi des disciples, et des saintes femmes, ce n’est pas la foi de l’Eglise, qui rend présent Jésus Ressuscité, mais cette foi nous rend « capables » de « le rencontrer », de « le vivre », de « constater » son action salvifique auprès des hommes. Combien est absurde la thèse qui veut faire dépendre la Résurrection du Christ de la foi des Apôtres, comme si c’était cette foi à l’avoir ressuscité ! Une telle pensée est erronée, parce qu’elle est mensongère, n’ayant aucun fondement évangélique. Les témoignages des Apôtres nous disent exactement le contraire : c’est Jésus Ressuscité qui redonner force à leur foi presque éteinte comme cela a été le cas pour les disciples d’Emmaüs, pour Thomas, pour nous tous ! La Résurrection de Jésus précède et rend possible la foi des premiers comme de tous les autres disciples du Seigneur jusqu’à notre époque. Ils ont cru en un Evénement qui s’est réellement produit, et pas en quelque chose qui aurait pu se produire ! Jésus se révèle à ceux qui croient en son amour, il est ressuscité, il n'est pas ici et voilà pourquoi l’Ange du Seigneur a invité les saintes femmes à l’acte de foi « il est ressuscité, il n'est pas ici », de même qu’un autre Ange, l’Archange Gabriel, le jour de l’Annonciation, invita Marie à croire que « rien n’est impossible à Dieu » (Luc 1, 37). Quelle grâce extraordinaire est l’acte de foi ferme en Jésus : je crois, sans douter de ce en quoi je crois ! L’Evangile nous rapporte aussi que, lorsque Pierre et Jean courent au tombeau, le matin de la Résurrection, après que Marie de Magdala les ait informés que le corps de Jésus n’était plus là, Jean, entre le premier dans le tombeau, et, voyant seulement les linges sacrés qui enveloppaient Jésus « vit et crut » (Jean 20, 8). Jean, à la différence de Pierre, crut aussitôt, parce qu’il avait le cœur plus libre que Pierre lui-même qui avait renié Jésus. Le cœur de Jean était plus prêt à l’élan d’amour, qui lui permit de comprendre et de croire plus profondément dans la force de la Résurrection. Ce cœur était semblable à celui des enfants. Dans mon expérience, tout d’abord de catéchiste, puis de prêtres, lors de nombreuses rencontres, catéchèses, célébrations avec des enfants, je n’en ai jamais rencontré un qui soit athée. L’enfant n’a pas le cœur rempli de soi, mais il a un cœur libre, comme Jean.

 

La Très Sainte Vierge Marie a cru sans défaut à toutes les promesses du Seigneur, et donc, qu’il serait ressuscité « le troisième jour » ‘(cf. Luc 9, 22), parce qu’elle était la créature pleinement libre d’elle-même. Elle ne se rendit pas au tombeau avec les saintes femmes, autrement les Evangiles nous l’auraient dit. Les saintes femmes étaient au pied de la Croix avec Elle, mais Elle n’était pas avec elles devant le tombeau. Pourquoi ? La réponse, un enfant pourrait la trouver : pourquoi devait-elle aller au tombeau de son Fils si Elle savait bien qu’il était vide ! La Sainte Vierge a rencontré son Fils Ressuscité, elle n’a pas besoin de l’annonce de l’Ange ou de la parole des disciples pour croire en Lui. Sa foi était solide comme la roche, et, dans la foi, elle a attendu Jésus Ressuscité. Elle n’est pas allée chercher un corps mort, mais elle a été visitée par son Fils avec son Corps Ressuscité. Qu’il est beau d’imaginer cette rencontre. On ne peut que penser que ce moment fut tellement beau, que l’on ne peut le décrire avec des mots. Jean, à la fin de son Evangile écrit : « Jésus a accompli encore bien d’autres actions. Si on les relatait en détail, le monde même ne suffirait pas, je pense, à contenir les livres qu’on en écrirait » (Jean 21, 25). Si l’on devait décrire la rencontre du Ressuscité avec sa Mère, un Evangile entier ne suffirait certainement pas !

 

Fides

Beaucoup de personnes se souhaitent "Joyeuses Pâques !". Pourquoi pas plus simplement "bon week-end" ou "bonne détente" ? Pour la majorité des personnes, Pâques n'est plus qu'une fête des oeufs multicolores, ou une fête du chocolat... Voilà à quoi on a réduit Pâques. On ne croit en rien, mais on prend part à une fête profane à laquelle on a donne le nom de Pâques. Tout cela n'a pas de sens !
Pâques n'a de sens que si on prend au sérieux la question de la Résurrection. C'est cette question qui doit s'imposer : elle est la question la plus importante de l'histoire humaine ; elle nous met en face de l'histoire de quelqu'un "qui en est revenu", de quelqu'un qui, après avoir été réellement mis en terre, est véritablement sorti du tombeau, vivant, en bonne santé, joyeux, vainqueur de la mort, de notre mort !
 « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière » : c'est ce que nous dit l'Eglise au cours de la liturgie du mercredi des Cendres; mais à Pâques, cette même Eglise ajoute : « Souviens-toi aussi que tu vas resurgir de tes cendres ». L'Eglise nous rappelle qu'aussi sûrement que nous deviendront poussière, nous ressusciterons. 
Mais si cette résurrection ne peut pas être prise au sérieux si elle n'est pas reconnue comme réelle, comme sont réels les événements de la vie ordinaire. Alors, effectivement, la fête de la Résurrection se limite à n'être plus qu'une fête des oeufs, des cloches, du lièvre... des canards et des Schtroumpfs. C'est un jeu pour enfants, rien de plus; sans doute agréable et divertissant, mais rien de plus. Ça ne construit pas une vie car ça ne donne aucun sens à la vie !
Etant donné que la question "résurrection ou pas résurrection ?" est une question du "tout ou rien", elle ne sera ni belle ni amusante si on ne lui apporte aucune réponse et s'il s'avère qu'elle est inventée de toutes pièces. Imagine-t-on le désespoir dans lequel pourrait sombrer un grand malade si, recevant la visite de l'équipe médicale, il entendait le médecin-chef lui dire : « Ici, on fera tout ce qu'il faut pour que vous perdiez rapidement tout espoir de guérison ».
Le grand théologien norvégien Mörstad dit : « Ou bien Jésus de Nazareth est Dieu, et il a pu vaincre définitivement sa mort corporelle, ou bien il n'est qu'un homme, et il n'a pas pu surmonter sa mort corporelle ». Mais si Jésus n'était qu'un homme, il n'y aurait plus aucune raison de croire en l'existence de Dieu : que serait un Dieu qui se dit notre Père tout-puissant et qui laisserait mourir Son Fils de façon cruelle et de manière définitive ? Le message fondamental du christianisme : "Dieu nous aime" perdrait alors toute crédibilité. 
Seule la résurrection empêche le triomphe de l'athéisme : seule la résurrection donne à l'homme une dimension qui interdit qu'on n'en fasse que l'esclave du matérialisme ambiant. La foi de l'Eglise proclame : Surrexit Dominus vere - le Seigneur est vraiment ressuscité -. Le Christ est vraiment réssuscité, et c'est la seule et unique raison de célébrer la fête de Pâques !

 

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