« Gloire à Ta Royauté, gloire à Toi qui règnes toutes choses

par amour pour les hommes. Christ est ressuscité ! »

 

 
© Communauté du Lion de Juda et de l’Agneau Immolé

« L’Église catholique continuera à accomplir son travail évangélisateur et prophétique, en repoussant toute forme de violence et en soutenant les principes et les valeurs humaines et chrétiennes qui fortifient l’état de droit et la vie pacifique entre les boliviens ». C’est ce que l’on peut lire dans le communiqué de la Conférence Épiscopale Bolivienne à la suite de l’attentat commis contre la maison du Card. Julio Terrazas, Archevêque de Santa Cruz (Bolivie) et Président de la Conférence Épiscopale.

 

 

L’attaque a été perpétrée autour de 0h30, heure locale, au moyen d’un engin explosif installé à l’extérieur de la porte d’entrée de la maison, et qui a provoqué des dommages à l’entrée du domicile du Cardinal. L’explosion a provoqué une alarme générale parmi les voisins, étant donné que certaines habitations voisines ont eu des fenêtres brisées. Dans la maison, se trouvaient seulement deux jeunes et une femme qui n’ont subi aucun dommage personnel. Le Cardinal Terrazas, qui passe quelques jours en repos dans sa terre natale, ne se trouvait pas sur le lieu. « Cet événement – affirment les Évêques dans leur communiqué – reflètent une attitude d’intolérance qui touchent aux principes mêmes de la vie démocratique dans notre pays. La violence comme action n’a jamais été un moyen acceptable, et n’apporte aucune solution dans les relations humaines, et elle est repoussée par Dieu ». Les Évêques demandent aux autorités locales et nationales de faire tous leurs efforts dans l’enquête « pour découvrir les auteurs de l’attentat et clarifier les motifs et les responsabilités qui ont conduit à commettre un tel délit ». Les Évêques considèrent en outre qu’ « un attentat à la maison du Cardinal représente aussi un affront contre sa personne, contre sa dignité et sa responsabilité comme chef de l’Église catholique en Bolivie, et par conséquent, contre l’Église catholique elle-même ». Pour ces raisons, ils expriment leur proximité et leur solidarité au Cardinal et à sa famille, en les assurant dans le même temps de leurs prières. Même l’Archevêque de Santa Cruz a émis un communiqué dans lequel il repousse et déplore « ce vil attentat » : « Nous condamnons énergiquement cet action violente qui, comme toute violence, est une atteinte à la dignité et au droit des personnes, à plus forte raison dans ce cas, où il s’agit de Son Éminence le Cardinal qui représente toute l’Église catholique en Bolivie ». Pour sa part, l’Archevêque de Cochabamba, Mons. Tito Solari Capellari, a également dénoncé et condamné avec vigueur ce qui s’est produit, en considérant que « c’est un geste qui creuse la division entre les Boliviens ». En témoignant sa proximité et sa solidarité avec le Président de la Conférence Épiscopale, il a ajouté que « cette épreuve nous fait participer à la souffrance du Vendredi Saint, mais qu’elle nous donne aussi la force, pleine d’espérance de Pâques ». Il a rappelé en outre que « la vocation de l’Église d’annoncer la Vérité de Jésus-Christ ne peut être cachée et tue par des gestes de violence ». Le message se termine par un encouragement à tous « à l’unité, au courage du témoignage, et à rester serein ».

« […] Depuis les travaux conciliaires, il s'est répandu une anti-romanité difficile à endiguer. La cible, donc, n'est pas en premier Ratzinger, mais Rome et sa primauté. L'ennemi, c'est une conception du gouvernement de l'Église qui, à la place d'un guide sûr, a vu en Rome une simple coordination de fond, capable seulement de garantir une unité généralisée. C'est une exégèse erronée du Concile qui a voulu que les dimensions des différentes conférences épiscopales croissent de façon démesurée : ces mêmes conférences auxquelles Ratzinger, dans l'interview de 1985 (avec Vittorio Messori), avaient nié une base théologique. Bureau après bureau, structure après structure, dans le monde, se sont créés de petits Vaticans régionaux qui se sont de plus en plus éloignés de la constitution hiérarchique de l'Église, autrement dit de cette conception du gouvernement qui prévoit que chaque évêque ait une responsabilité personnelle sur ses fidèles dans un cadre de « communion organique ». Les conférences se sont valorisées elles-mêmes, leur pouvoir interne et pas, justement, cette « communion organique » si chère aux textes du Concile. Très souvent, les conférences, au nom d'une fantomatique démocratie de gouvernement par ailleurs jamais avérée, ont fini par s'opposer à Rome, valorisant les personnalités qui, en leur sein, avaient le plus de charisme dans les media et dans l'opinion publique. Ces évêques qui avaient le plus de prise sur les journaux, sur la télé, qui ont voulu établir leur ministère davantage sur les conférences publiques autour du monde que sur le soin des âmes présentes dans leur diocèse, ces évêques « itinérants » plus que résidentiels, ont pris toujours plus d'autorité au sein de l'épiscopat de leur pays, devenant, sans jamais le dire explicitement, une sorte contre-pouvoir fort au Pape et au gouvernement même de Rome. Il s'agit d'énormes superstructures qui, parfois, oppriment les simples successeurs des apôtres qui, au contraire, trouvent justement dans le Pape, la garantie de leur liberté. Un contre-pouvoir difficile à gérer, comme l'ont bien démontré les récents cas d'excès contre le Pape de la part des conférences épiscopales allemandes et autrichiennes. Le cardinal Karl Lehmann a publiquement attaqué Benoît XVI pour la révocation de l'excommunication aux lefebvristes, tandis que la nomination de Gerhard Wagner comme évêque auxiliaire de Linz a été ouvertement repoussée avec mépris par toute la conférence épiscopale autrichienne, et maintenant on comprend, comme en témoignent plusieurs sites web, que ceux qui ont brouillé les cartes pour obtenir la révocation de la nomination étaient des prêtres qui vivent actuellement en état de concubinage. Tout a été publié dans les pages des quotidiens autrichiens : mais si on interviewait aujourd'hui les responsables des directions des conférences épiscopales, ceux-ci diraient être en parfaite communion avec le Pape.

Les partisans de l'herméneutique de la rupture de Vatican II forment une vague encore aujourd'hui bien organisée. Ratzinger le sait et c'est pourquoi le premier discours d'importance capitale de son pontificat, celui du 22 décembre 2005, leur était adressé : l'herméneutique de la rupture est erronée, expliquait Benoît XVI. Mais c'est une bataille ancienne : déjà Jean XXIII, malgré lui, fut décrit par les partisans de l'herméneutique de la rupture comme le Pontife de la fin de l'Église monarchique. Ils essayèrent aussi avec Paul VI, quitte ensuite à changer d'avis, à cause de la sortie d'Humanae Vitae, l'Encyclique qui par ses contenus nullement complaisants envers les instances du monde, marqua le début de la seconde phase du pontificat montinien, celle de la souffrance pour les injures et les calomnies subies. Même Wojtyla, peut-être plus que Ratzinger, fut contesté ouvertement pour les positions prises sur le sexe, l'amour, l'avortement, le mariage. A partir de Redemptor Hominis, il devint le Pontife d'une vision trop polonaise de l'Église, trop peu « catholique ». Mais les contestations ne l'ont jamais fait plier. Ni ne feront plier Ratzinger lequel, sans aucun doute, ne se laissera pas vaincre de l'émotivité […] ».

 

Extrait d’un article de Paolo Rodari

 

 

On pense souvent que c'est Benoît XVI qui, dans son premier discours à la Curie Romaine, a introduit la notion d' "herméneutique de la continuité" à partir de laquelle il convenait de comprendre et mettre en oeuvre la liturgie restaurée à la suite de Vatican II.
 Ce n'est pourtant pas exact : la nécessité de comprendre la liturgie à partir d'une "herméneutique de la continuité" a été clairement soulignée par Paul VI déjà.
 Dans la Constitution Sacrosanctum Concilium, on lit : "Afin que soit maintenue la saine tradition, et que pourtant la voie soit ouverte à un progrès légitime, pour chacune des parties de la liturgie qui sont à réviser, il faudra toujours commencer par une soigneuse étude théologique, historique, pastorale. En outre, on prendra en considération aussi bien les lois générales de la structure et de l'esprit de la liturgie que l'expérience qui découle de la récente restauration liturgique et des indults accordés en divers endroits. Enfin, on ne fera des innovations que si l'utilité de l'Église les exige vraiment et certainement, et après s'être bien assuré que les formes nouvelles sortent des formes déjà existantes par un développement en quelque sorte organique. (Cf. n°23)
. Le 29 octobre 1964, s'adressant au Conseil pour la Constitution de la Liturgie, Paul VI dit encore : "L'application exacte de la Constitution sur la liturgie [de Vatican II] requiert [...] que toutes choses, nouvelles et anciennes, soient justement et harmonieusement fondues ensemble. Et cela implique une mise en garde : que le souci de la nouveauté ne dépasse pas la mesure, que la valeur du patrimoine de la tradition liturgique ne soit pas négligée et surtout ne soit pas oubliée. S'il en était autrement, il ne faudrait plus parler de rénovation mais plutôt de destruction de la sainte Liturgie. [...] En matière de Liturgie, il ne doit donc pas exister la moindre opposition entre le présent et le passé; tout doit au contraire se passer de telle manière qu'une innovation, quelle qu'elle soit, se recommande par la cohérence et l'accord avec la saine tradition, et que les formes nouvelles fleurissent, comme d'elles-mêmes, à partir de formes déjà existantes."
 L'idée d'une nécessaire "herméneutique de la continuité" que Benoît XVI veut souligner aujourd'hui pour mettre la liturgie en valeur, se greffe donc directement sur l'enseignement de Paul VI.


semaine-sainte.jpgVoilà que nous entrons dimanche dans la Semaine Sainte qu’on appelle aussi la « Grande Semaine ». Nous allons suivre le Seigneur pas à pas : Le laissant nous enseigner jusqu’au bout de Lui-même. Il nous montrera qu’il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie à ceux qu’on aime. Le Christ vient re-fonder l’humanité. Le Messie est « notre Pâques » : Il est « notre passage » d’un monde ancien à un monde nouveau (« voici que je fais toute chose nouvelle »). Par sa mort expiatrice, par sa mort en tant qu’accomplissement de toute justice : nous voilà tous régénérés. Nous voilà « tout autre » que ce que nous étions. Non pas que nous soyons changés au point d’être des saints sans avoir fait d’effort. Mais nous sommes changés dans le sens où le Christ se fait notre médiateur pour toujours. Chaque instant, chaque jour c’est auprès du Christ mort et ressuscité que nous pouvons nous accrocher. C’est par Lui que nous pouvons être pardonnés des fautes et des péchés dont nous restons capables. Par Lui que nous pouvons croire que, du plus profond de notre misère et de nos tristes habitudes, il y a une Voie de libération : un chemin de Rédemption. Au milieu des ténèbres nous savons qu’une lumière est venue pour tout éclairer. Le Christ est notre médiateur entre nous et le Ciel. C’est en notre faveur qu’il continue de parler à son Père (que Jésus nous a appris à appeler Notre Père). 

 

Le Seigneur se fait notre médiateur aussi en cela que si nous suivons ses conseils évangéliques, si nous modelons notre vie sur la sienne : ses attitudes, ses paroles, sa façon de prier, son élan pour aller partout et « y faire le Bien à chacun » : nous lui ressemblerons tellement que nous serons « d’autres Lui-même » et que nous continuerons de faire avancer le Royaume de Dieu en ce monde. Voilà notre mission, et notre vocation. Etant pardonnés et soutenus du secours du Seigneur (ne rêvons pas : nous restons bien fragiles malgré une telle aide) nous sommes capables de vivre d’une vie nouvelle. Les pieds sur terre pour y accomplir notre vocation. Mais l’âme au Ciel : tournée vers la Vie éternelle qui est la seule espérance assez vaste pour nos cœurs passionnés qui désirent toujours les plus grandes choses. Par le Christ et par ce qu’il nous a donné : la sainteté n’est plus une voie impossible réservée à une élite dont nous ne ferions pas partie. La « Sainteté pour tous » est notre programme personnel en même temps que notre programme commun. Non plus un « peuple élu » mais un « peuple d’élus » : chacun se sachant aimé pour lui-même, attendu personnellement. Chacun se sentant investi de sa part propre et de sa mission particulière là où il est et où il devra porter de bons fruits. La voilà l’aventure spirituelle : la seule aventure qui soit digne de nos âmes. La voilà l’unique aventure qui soit assez haute et assez noble pour ne pas nous lasser ni nous blaser.

 

Que la Semaine Sainte vous fasse entrer dans cette grande aventure. Car la Semaine Sainte est tout autre chose qu’un simple rappel du Passé. C’est un Appel pour le futur de nos vies d’hommes et de chrétiens. QUI oserait passer son chemin en face d’une telle convocation amoureuse du Seigneur. QUI oserait tergiverser encore en face d’une telle vie qui, enfin, prend un sens. QUI fuirait une fois de plus les sollicitations du Crucifié qui nous regarde du haut de la Croix en nous demandant si nous l’aimons : non pas autant qu’Il nous a aimés, mais du moins autant que nous sommes capables d’aimer. Le Bon larron, converti, dit au Seigneur : « souviens-toi de moi quand tu seras dans ton Paradis ». A nous autres, bons et criminels à la fois, saint et pécheur en même temps : le Seigneur nous dit : toi aussi, jeune chrétien : souviens-toi de moi quand je serai au Paradis. Souviens-toi de moi quand tu seras dans le monde et dans tes activités. Souviens-toi de moi quand l’heure de la tentation viendra. Souviens-toi de moi quand le Bien à faire se présentera à toi.

 

 

Bonnes fêtes de Pâques !

 

 

« (…) Il faut malheureusement déplorer que, surtout à partir des années de la réforme liturgique post-conciliaire, en raison d'un sens mal compris de la créativité et de l'adaptation les abus n'ont pas manqué, et ils ont été des motifs de souffrance pour beaucoup. Une certaine réaction au "formalisme" a poussé quelques-uns, en particulier dans telle ou telle région, à estimer que les "formes" choisies par la grande tradition liturgique de l'Eglise et par son Magistère ne s'imposaient pas, et à introduire des innovations non autorisées et souvent de mauvais goût.  C'est pourquoi je me sens le devoir de lancer un vigoureux appel pour que, dans la Célébration eucharistique, les normes liturgiques soient observées avec une grande fidélité. Elles sont une expression concrète du caractère ecclésial authentique de l'Eucharistie; tel est leur sens le plus profond. La liturgie n'est jamais la propriété privée de quelqu'un, ni du célébrant, ni de la communauté dans laquelle les Mystères sont célébrés. 

 

L'Apôtre Paul dut adresser des paroles virulentes à la communauté de Corinthe pour dénoncer les manquements graves à la Célébration eucharistique, manquements qui avaient conduit à des divisions (schísmata) et à la formation de factions (airéseis) (cf. 1 Co 11, 17-34). A notre époque aussi, l'obéissance aux normes liturgiques devrait être redécouverte et mise en valeur comme un reflet et un témoignage de l'Eglise une et universelle, qui est rendue présente en toute célébration de l'Eucharistie. Le prêtre qui célèbre fidèlement la Messe selon les normes liturgiques et la communauté qui s'y conforme manifestent, de manière silencieuse mais éloquente, leur amour pour l'Eglise. Précisément pour renforcer ce sens profond des normes liturgiques, j'ai demandé aux Dicastères compétents de la Curie romaine de préparer un document plus spécifique, avec des rappels d'ordre également juridique, sur ce thème d'une grande importance. Il n'est permis à personne de sous-évaluer le Mystère remis entre nos mains: il est trop grand pour que quelqu'un puisse se permettre de le traiter à sa guise, ne respectant ni son caractère sacré ni sa dimension universelle (…) ».

 

Extrait de l'Encyclique "Ecclesia de Eucharistia" - Sa Sainteté le pape Jean-Paul II

Liens (1)

 

 

 

 

 

 

logofc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







 

 

 

 

Intentions de prières

 

Actualité du livre

 

 

 

 


 

 

 

Admin / Twitter

oiseau-twitter2.gif

 

 

Depuis janvier 2006,
site administré par de
jeunes laïcs catholiques.
 
 
CONTACT
 

 


 

 
coolpape.jpg