Le 25 mars, solennité de l’Annonciation du Seigneur, l’Eglise en Pologne a célébré ‘La journée de la sainteté de la vie’, pour soutenir la défense de la vie humaine de sa conception jusqu’à sa fin naturelle. L’archevêque métropolite de Czestochowa, Mgr Stanislaw Nowak, a présidé la messe dans la cathédrale de la Sainte Famille de Nazareth, à Czestochowa. Des prêtres engagés dans la pastorale des familles, des religieux et des religieuses, des membres de l’action catholique et des mouvements pro vie et pro famille ont participé à cette journée de la sainteté de la vie. Dans son homélie, l’archevêque Nowak a souligné l’importance, la grandeur et la sainteté de la vie humaine : « La vie de chaque personne est sainte. Comme chrétiens, nous devons défendre la vie humaine de sa conception à sa fin naturelle. L’Eglise doit être contre l’avortement, la fécondation in vitro et l’euthanasie. Nous devons créer une culture de vie. La philosophie et la culture d’aujourd’hui sont la philosophie et la culture de la mort. Nous, comme chrétiens, nous devons être pour une culture de vie et contre le relativisme éthique », a souligné le métropolite de Czestochowa. Même l’hebdomadaire catholique le plus diffusé en Pologne, “Niedziela”, dont le siège est à Czestochowa, a encouragé du 16 au 24 mars l’action pro vie intitulée “Sauve le saint”, soutenue par des sites catholiques polonais. Des rencontres de prière pour la sainteté et la défense de la vie humaine ont été encouragées dans les paroisses de Czestochowa.

http://img.over-blog.com/203x345/0/21/41/34/liturgie/liturgy.jpg- "Après le concile de nombreux prêtres ont délibérément érigé la désacralisation au niveau d'un programme d'action (...) ils ont rejeté les vêtements sacrés; autant qu'ils l'ont pu, ils ont dépouillé les églises de leurs splendeurs qui rappellent le sacré; et ils ont réduit la liturgie au langage et aux gestes de la vie de tous les jours, par le moyen de salutations, de signes d'amitié et autres éléments." (Cardinal Joseph Ratzinger, Conférence aux évêques Chiliens, Santiago, 13 juillet 1988)

 

- "(...) il semble qu'il soit sorti de l'esprit des créateurs de la liturgie, occupés qu'ils sont de manière toujours plus pressante à réfléchir sur la manière dont on peut présenter la liturgie d'une manière toujours plus attrayante, et plus communicative, en impliquant activement toujours plus de gens, que, en réalité, la liturgie est "faite" pour Dieu et non pour nous-mêmes." (Cardinal Joseph Ratzinger, L'ecclésiologie de la Constitution conciliaire Lumen gentium, Congrès d'études sur le Concile Vatican II, 22-22 février 2000)

 

- "Aujourd'hui, on peut se demander si, après tout, il y a encore un rite latin; la conscience de ce rite n'existe certainement plus guère. Aux yeux de la plupart, la liturgie apparaît plutôt comme une chose à réaliser par chaque communauté, tâche en vue de laquelle les groupes concernés bricolent de semaine en semaine leurs "liturgies" propres avec un zèle aussi admirable que déplacé. Cette rupture dans la conscience liturgique fondamentale me paraît être ce qu'il y a ici de véritablement funeste. Les frontières entre liturgie et réunions estudiantines, entre liturgie et convivialité disparaissent insensiblement; on s'en aperçoit aussi, par exemple, au fait que des prêtres croient, conformément aux usages de la civilité bourgeoise, ne pouvoir communier eux-mêmes qu'après avoir distribué la communion aux autres; au fait qu'ils n'osent plus dire "je vous bénis", rompant ainsi le face à face liturgique fondamental; et encore aux salutations souvent insupportables avec leurs séries de banalités, que certaines communautés attendent pourtant maintenant comme une politesse indispensable, et qui sont devenues ici monnaie courante." (Cardinal Joseph Ratzinger, La célébration de la foi, 1981)

 

- "On a une liturgie dégénérée en "show", où l'on essaie de rendre la religion intéressante à l'aide de bêtises à la mode et de maximes morales aguichantes, avec des succès momentanés dans le groupe des fabricants liturgiques (...)" (Cardinal Joseph Ratzinger, Gedenkschrift für Klaus Gamber, Cologne 1989)

 

- A la question "est-il inconcevable, pour lutter contre cette manie de tout niveler et ce désenchantement [de la liturgie], de remettre en vigueur l'ancien rite? Le Cardinal Ratzinger répond: "Cela seul ne serait pas une solution. (...) Des centres où la liturgie est célébrée sans affectation, mais avec respect et grandeur, attirent, même si l'on ne comprend pas chaque mot. C'est de tels centres, qui peuvent servir de critères, que nous avons besoin." (Cardinal Joseph Ratzinger, Le sel de la terre, Cerf, 1997

 

- "Je suis convaincu que la crise de l'Eglise que nous vivons aujourd'hui repose largement sur la désintégration de la liturgie, qui est parfois même conçue de telle manière (...) que son propos n'est plus du tout de signifier que Dieu existe, qu'Il s'adresse à nous et nous écoute." (Cardinal Joseph Ratzinger, Ma vie mes souvenirs, Fayard 1998)

 

- "Plus récemment, le concile Vatican II exprima le désir que l'observance et le respect dus au culte divin soient de nouveau réformés et adaptés aux nécessités de notre temps. Poussé par ce désir, notre prédécesseur le Souverain Pontife Paul VI approuva en 1970 des livres liturgiques restaurés et partiellement rénovés de l'Église latine; (...) Jean-Paul II reconnut la troisième édition type du Missel romain. Ainsi, les Pontifes romains se sont employés à ce que "cet édifice liturgique, pour ainsi dire, (...) apparaisse de nouveau dans la splendeur de sa dignité et de son harmonie." (Benoît XVI, Motu proprio Summorum pontificum)

 

- "La meilleure garantie pour que le Missel de Paul VI puisse unir les communautés paroissiales et être aimé de leur part est de célébrer avec beaucoup de révérence et en conformité avec les prescriptions; c'est ce qui rend visible la richesse spirituelle et la profondeur théologique de ce Missel." (Benoît XVI, Lettre aux évêques accompagnant le Motu proprio Summorum pontificum)

 

- "(...) le nouveau Missel restera certainement la forme ordinaire du Rite romain, non seulement en raison des normes juridiques, mais aussi à cause de la situation réelle dans lesquelles se trouvent les communautés de fidèles." (Benoît XVI, Lettre aux évêques accompagnant le Motu proprio Summorum pontificum)

 

Pro Liturgia

« Ce matin, sur Radio Notre-Dame, le Père Daniel-Ange dénonçait l'irresponsabilité des campagnes de promotion du préservatif telles que celle du sidaction français. […] Un point m'a paru intéressant à relever : dans la conversation, il a été fait référence au scandale du sang contaminé, qui avait éclaboussé le gouvernement socialiste de Laurent Fabius au début des années 80. On accusait des responsables de la Santé d'avoir caché ou tardé à tirer les conséquences des transfusions avec du sang contaminé par le virus du sida, envoyant ainsi à la mort des centaines de malades. Or, nous sommes aujourd'hui dans une situation comparable : les responsables français savent pertinemment que le préservatif est loin d'être efficace à 100%. Et ils se gardent bien d'informer le public, notamment les jeunes, du taux d'échec du préservatif. On leur dit simplement "sortez couverts" ou "le préservatif est le seul moyen de se protéger". Ce qui revient à ne pas leur dire : "allez-y, jouez à la roulette russe, vous aurez 5 ou 6 chances sur 10 de vous en tirer indemnes". Ces "responsables" (!!!) envoient donc sciemment, sinon à la mort, en tout cas au Sida, des centaines de jeunes. C'est criminel. D'après Daniel-Ange, il y aurait actuellement aux Etats-Unis une action judiciaire entreprise par 10 000 médecins contre les autorités sanitaires américaines, leur reprochant de ne pas suffisamment informer les acheteurs de préservatifs des taux d'échec et des risques encourus. A quand une telle action en France ? ».

 

« Le jugement le voici : la lumière est venue dans le monde, mais les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, car leurs œuvres étaient mauvaises » (Jn 3, 19). Ecoute, Israël, combien la Parole de Dieu est actuelle : « Vivante en effet est la Parole de Dieu, efficace et plus incisive qu’aucun glaive à deux tranchants … elle peut juger les sentiments et les pensées du cœur » (He 4, 12). La lumière est venue dans le monde, « et le monde ne l’a pas reconnu » (Jn 1, 10), et il l’a prise en haine (cf Jn 15, 18) ; « Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas accueilli » (Jn 1, 11), et même, « ils le poussèrent hors de la ville et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline … pour l’en précipiter. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin » (Lc 4, 29-30).

 

  

Le lynchage médiatique dont l’Eglise et le Saint-Père ont fait l’objet ces dernières semaines sont comme une illustration de ces paroles toujours actuelles : « Le serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, vous aussi, ils vous persécuteront » (Jn 15, 20). Les juges ont besoin aujourd’hui comme hier de « faux témoins », comme ceux qui se levèrent devant le Sanhédrin pour condamner Jésus, en déformant ses propos (cf Mc 14, 57-58). Si Jésus, le communiquant par excellence, n’a pas échappé à la mauvaise foi des hommes, pourquoi nous étonner que l’Eglise soit traitée ainsi ? Loin de se soumettre aux lois de la communication humaine que l’on prétend lui imposer, l’Eglise ne peut se soustraire à sa mission prophétique. N’appelons pas « bourde » ou « gaffe », ce qui n’est rien d’autre qu’un témoignage rendu à la Vérité. Ainsi en est-il des propos, remplis de vérité et de compassion, du Saint-Père sur les moyens de combattre le Sida. Les journalistes, dont certains appartiennent à la presse dite catholique, se sont emparés une fois de plus d’une petite phrase ; des politiques, souvent esclaves de l’opinion, ont renchéri, sans aucun discernement, et dénoncé les « propos irrecevables » du Saint-Père et le « discours irresponsable de l’Eglise ». Fils et filles de l’Eglise, nous pouvons garder la tête haute, car les propos du Pape ont été confirmés par les évêques d’Afrique et par les chefs d’Etat de ces pays où le Sida fait des ravages, dénonçant le « racisme latent » de ces occidentaux qui voudraient leur imposer leurs schémas mortifères, au nom de la sacro-sainte licence sexuelle ou bien du matérialisme mercantile dont on voit bien à qui il profite. Un discours qui ne résiste pas à l’évidence des faits : selon les statistiques de l’OMS, les pays d’Afrique où le taux de distribution des préservatifs est le plus fort, la progression du SIDA est la plus élevée ; là où les catholiques sont plus nombreux et où l’on prône en priorité l’abstinence et la fidélité - y compris dans les programmes gouvernementaux- , et le préservatif en dernier recours, le SIDA est en très nette baisse, comme au Burundi ou en Angola. Devant la partialité, voire la falsification de certains medias, les catholiques doivent aller à la source de l’information et communiquer autour d’eux par tous les moyens, à commencer par l’Internet. Mais, en dernière analyse, il faut accepter de souffrir pour le nom du Christ et ne pas s’étonner de ces campagnes de dénigrement : « Si vous étiez du monde, le monde aimerait son bien ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, puisque mon choix vous a tirés du monde, pour cette raison, le monde vous hait » (Jn 15, 19). « Mais gardez courage, nous dit Jésus, j’ai vaincu le monde » (Jn 16, 33).

 

+ Mgr Marc Aillet, Evêque de Bayonne, Lescar et Oloron

Mgr Mario De Gasperín, Evêque de Santiago di Querétaro, en la Solennité de l’Annonciation du Seigneur, mercredi 25 mars, et date de la « Journée de l’enfant à naître », a présidé une messe à l’occasion de l’ouverture de l’église sanctuaire de la Vie, une chapelle rattachée à la paroisse du Sacré-Cœur de Jésus. Outre l’évêque, étaient présents : don Jorge Valencia, responsable de la nouvelle église sanctuaire pour la Vie ; don Jaime Gutiérrez Jiménez, président de la Commission diocésaine pour la famille, la jeunesse et les laïcs ; plusieurs prêtres des paroisses du doyenné de Santiago et de nombreux fidèles.

 

Pendant l’homélie, Mgr de Gasperín a affirmé que « la vie humaine qui commence dans le sein d’une femme n’a pas de fin mais continue dans l’éternité ». Particulièrement en ce moment, où « la vie humaine est menacée par tant d’agressions et où son sens et sa valeur sont minimisés et foulés, il est nécessaire de revenir à cette source de vie et de dignité de tout être humain qu’est le sein de Marie, au mystère de sa maternité ». « Adopter un enfant ou sauver une vie –a continué l’évêque- signifie nous comparer à Dieu, étendre sa paternité sur le monde. Partager la vie signifie imiter Dieu, qui a envoyé son Fils au monde pour que ‘nous ayons tous la vie en abondance’, sans négociations ». Il a ensuite rappelé que “toute vie humaine doit être toujours défendue : celle de l’enfant à naître, celle dans le sein maternel, celle de la femme enceinte, celle du nouveau-né, celle du faible et du malade, celle de la personne âgée, et même celle du criminel, comme Dieu a protégé la vie du fratricide Caïn ». « Notre Dieu est un Dieu aimant la Vie », c’est pourquoi les catholiques « sont le peuple de la vie et pour la vie. C’est notre vocation, notre honneur et notre fierté ». Au sujet de la nouvelle église sanctuaire de la Vie, l’évêque a affirmé qu’« elle entend être un lieu où l’on honore, respecte, loue et défend la vie ; où l’on pleure aussi la vie frustrée ou perdue et où l’on expérimente la miséricorde, le pardon et la paix. Elle entend être un chant à la vie ; une lumière qui allume l’espérance dans une vie pleine pour tous ». Au terme de l’homélie, Mgr De Gasperín a béni l’image de la Vierge de Guadalupe placée dans l’église située au centre historique de la ville de Santiago di Querétaro.

Jean-XXIII--2-.jpeg« (...) Recevoir un Concile, c’est accueillir son enseignement et mettre en pratique ses directives. L’histoire de l’Eglise montre que cela est souvent long et mouvementé. Newman disait déjà : « Il y a rarement eu un Concile qui ne soit pas suivi d’une grande confusion. » Et Jean XXIII ajoutait : « Il ne faut pas croire qu’après le IIe Concile œcuménique du Vatican, la paix sera parfaite dans le monde. » Vatican II a été accompagné, et surtout suivi, par une mutation socio-culturelle dont l’ampleur, la radicalité, la rapidité, le caractère universel sont sans équivalent : triomphe des méthodes critiques, envahissement des sciences humaines, révolte d’une partie de la jeunesse, accroissement galopant des villes, sécularisation radicale, manque d’intérêt pour ce qui vient des hiérarchies, suprématie des choses terrestres et de l’économique. Le Concile avait voulu aller au monde pour lui partager la Bonne Nouvelle de l’Évangile. Mais le monde a fait irruption dans l’Église. (...) Il y a aussi une grande différence entre l’attitude des chrétiens de l’Europe occidentale et celle des chrétiens des autres pays. Partout en dehors de l’Europe occidentale, le Concile a été accueilli avec joie et mis en œuvre avec docilité. Certes, les problèmes ne manquent pas, mais les conversions se développent et les vocations se multiplient. Le contraste est saisissant avec les pays de vieille chrétienté comme la France, très fortement marquée par les évènements de mai 68. On ne peut oublier non plus comment se sont affrontées avec violence les deux tendances modernistes et traditionalistes (…). En fait, ceux qui appartenaient au premier mouvement considéraient que les textes du Concile étaient déjà dépassés et qu’il fallait aller plus loin. On nommait cela « esprit » du Concile. Le Pape Benoît XVI a rappelé le danger de ne voir les textes du Concile que comme « le résultat de compromis dans lesquels, pour atteindre l’unanimité, on a dû encore emporter avec soi et reconfirmer beaucoup de vieilles choses désormais inutiles. Ce n’est cependant pas dans ces compromis que se révélerait le véritable esprit du Concile, mais en revanche dans les élans vers la nouveauté qui apparaissent derrière les textes : seuls ceux-ci représenteraient le véritable esprit du Concile, et c’est à partir d’eux et conformément à eux qu’il faudrait aller de l’avant. » (...)

 

Les textes de Vatican II sont profondément enracinés dans la tradition de l’Eglise et n’enseignent rien qui ne puisse se baser sur de solides références. Il n’y a là rien de nouveau. En fait, ce qui est nouveau c’est que, pour la première fois dans l’histoire des Conciles œcuméniques, il n’y a pas eu de condamnation. Pour Jean XXIII et Paul VI, cela correspondait aux exigences de la mission. En effet, quand nous voulons annoncer l’Evangile il n’est pas opportun de pointer tout de suite l’erreur de notre interlocuteur. Il vaut mieux chercher ce qui, dans sa propre vision morale et religieuse, correspond à la vérité et s’appuyer là-dessus pour l’inviter à accéder à la vérité tout entière et à abandonner ses erreurs. Le Concile n’a pas voulu non plus s’engager dans une réorganisation de l’Eglise. Il a cherché un approfondissement de sa vocation, au service du monde entier, l’Eglise catholique ne se limitant pas à la défense de ses droits. (...) Les célébrations du 50e anniversaire de Vatican II ne marquent pas l’achèvement de sa réception et de sa mise en œuvre, mais marquent plutôt l’ouverture d’une nouvelle période de réception qui est susceptible de nous mener encore plus loin. Mais il faudra beaucoup de bonne volonté pour y arriver. (...) »

 

Source : « Voix d’Afrique » n.96

R. Voici que l’ange Gabriel, devant la Vierge est apparu,

De toi va naître un enfant Dieu, et tu l’appelleras Jésus.

 


1. De mon Seigneur j’ai tout reçu, je l’ai servi jusqu’à ce jour,

Qu’il fasse en moi sa volonté, je m’abandonne à son amour.

 

2. Et Dieu se fit petit enfant, la Vierge lui donna son corps.

Il connut toute notre vie, nos humbles joies et notre mort !


 

© Communauté de l’Emmanuel

Etre pour le concile Vatican II ne signifie pas qu’il faille s’interdire de critiquer les façons dont ce Concile a été reçu et appliqué, tout particulièrement en France. Bien au contraire : critiquer les applications erronées du Concile et souhaiter la fin des messes atones et triviales qui, dans nos paroisses, remplacent désormais la liturgie de l’Eglise, c’est précisément être pleinement « conciliaire » au sens où tous les papes - de Paul VI à François - ont demandé aux fidèles de l’être. A l’inverse, accepter sans les critiquer les messes célébrées par des ministres qui, à l’autel, n’ont plus la tenue qui sied à celui qui est chargé d’accomplir la plus haute des actions sacrées, c’est trahir Vatican II qui enseigne très clairement que la liturgie doit exprimer clairement la nature authentique de la véritable Eglise dans laquelle ce qui est humain est ordonné et soumis au divin, ce qui est visible à l’invisible, ce qui relève de l’action à la contemplation, et ce qui est présent à la cité future que nous recherchons. (Const. Sacrosanctum Concilium, n. 2 et ss.)

nicolasbux« L’autocéphalie est une sorte de virus qui devient un principe de destruction de l’Eglise, et par malheur il s’est attaqué aussi à l’Eglise catholique. Il suffit de penser à l’éléphantiasis des conférences épiscopales (nationales, régionales, territoriales) qui veulent pratiquement dicter des lois, y compris au Siège apostolique de Rome. Le risque est grave : la réalité - elle n’est pas d’aujourd’hui - est qu’il existe une tentative de la part de certaines conférences épiscopales de se constituer en alter-ego du Saint-Siège, oubliant que les conférences épiscopales ne sont pas d’institution divine. Ce sont des organismes ecclésiaux qui ont, de ce fait, toutes les limites des organismes humains. Même l’autorité d’un seul évêque ne peut être supplantée par une conférence épiscopale. Mais aujourd’hui c’est ce à quoi on assiste, à la sape lente et directe de l’autorité de l’évêque individuel de la part des conférences épiscopales. Celles-ci, entre autres choses, n’ont pas de prérogatives doctrinales, mais malgré cela, nous voyons très fréquemment des prises de position quasi contestataires par rapport à l’autorité de l’évêque de Rome, sans laquelle l’autorité des organismes collégiaux ne subsiste pas non plus.  Comme l’enseigne le concile Vatican II, le collège des évêques n’existe jamais sans sa tête. Si nous n’essayons pas de soigner rapidement ce virus, nous courons le risque de nous trouver, nous aussi, dans des situations analogues - et je dirai à chaque fois plus difficiles - à celles de ceux qu’on appelle les frères séparés » (Mgr Nicola Bux, Professeur de liturgie à Bari (I) et Consulteur à la Congrégation pour le Culte divin)

 

Un peu dans le même ordre d’idées, le Cardinal Ratzinger avait écrit qu’il faut que la liturgie « soit arrachée à l'arbitraire des curés et de leurs équipes liturgiques ». Ainsi, pas davantage que les conférences épiscopales, les équipes liturgiques et les prêtres ne peuvent placer leur autorité au-dessus de celle que détient l’Evêque de Rome, Successeur de Pierre.

 

Pro Liturgia

Avoir le souci d'attirer les jeunes à l'église le dimanche est tout ce qu'il y a de plus louable. S'imaginer qu'on les attirera avec des célébrations que l'on adapte à ce que l'on croit être leurs goûts est une grave erreur: les messes imaginées pour soi-disant attirer les jeunes sont à la fois anti-liturgiques et anti-pédagogiques. A plus ou moins long terme, elles font fuir plus qu'elles n'attirent.
Si les chiens pouvaient parler, c'est certain qu'ils se moqueraient de leurs maîtres ou maîtresses qui croient se faire comprendre de leur animal de compagnie en lui parlant le "langage chien". Le jeune chrétien n'est pas un chien : il n'a pas besoin de trouver en face de lui des adultes qui croient se mettre à sa portée en le singeant; le jeune qui va à la messe a besoin de voir en face de lui ou à côté de lui des adultes qui se comportent en adultes et non des adultes qui sombrent dans le gniangnian dès qu'ils prétendent s'adresser à des adolescents.


 

 

Les jeunes qui sont obligés de participer aux messes soi-disant faites pour eux, avec banderoles, rondes, maman-catéchistes affairées et célébrants patauds qui veulent se mettre au niveau de leur assistance, savent parler; mais comme ils sont polis et dociles, ils ne disent rien et font ce qu'on leur demande de faire. Seulement, dès qu'ils ne sont plus obligés de participer à ces célébrations infantilisantes qu'on croirait imaginées par des simplets, ils n'y viennent plus : la pratique religieuse leur semble un truc fait pour des adultes un peu demeurés...
Il n'y a guère que dans la catholicisme occidental qu'on croit pouvoir attirer les jeunes à la messe en bradant la liturgie de l'Eglise : nulle part ailleurs, dans aucune autre religion, on ne fait de pareilles erreurs. Et c'est bien normal puisque partout les rites liturgiques officiels apparaissent comme des sortes de sas par lesquels il s'agit de passer pour construire ce qu'il est convenu d'appeler "une foi adulte".
Imagine-t-on, chez les Orthodoxes, le prêtre disant aux jeunes de sa paroisse qu'on va organiser pour eux une liturgie adaptée, sans les chants sacrés, sans l'iconostase, sans les rites? Ce serait totalement absurde. Cela nous paraît absurde, à nous qui avons un certain sens de ce qu'est la liturgie. Mais curieusement cela ne l'est pas pour les pratiquants de nombreuses paroisses. Alors ils préfèrent ne pas impliquer les jeunes dans le déroulement normal de la liturgie romaine, qui leur paraît trop rébarbative.


 

Ce qu'ils ne voient pas, c'est que les "messes des jeunes" ennuient profondément les jeunes; elles n'intéressent guère que les quelques personnes qui s'investissent à fond pour les organiser et croient attirer les adolescents en singeant leurs comportements. Le nivellement de la liturgie par le bas n'a jamais attiré grand monde à l'église; le plafonnement qui empêche de faire toujours mieux non plus.
N'en tirons pas la conclusion qu'il ne faut rien faire pour intéresser les jeunes à la liturgie. Au contraire ! Mais cela, il faut commencer par les sensibiliser à la liturgie : la vraie liturgie, celle de l'Eglise, et non la liturgie frelatée de certaines de nos équipes paroissiales. On n'initie pas quelqu'un à l'oenologie en lui faisant boire de la piquette; on ne sensibilise pas quelqu'un à la liturgie en lui donnant à participer à des "célébrations piques-niques" sur fond de refrains proches de comptines. Pour amener les jeunes à la liturgie de l'Eglise, il faut les introduire dès le plus jeune âge dans les trésors des rites et de la musique propre de la liturgie romaine : le grégorien. Contrairement à ce que l'on pense généralement, les rites et le grégorien sont à leur portée et ils y sont très sensibles pour peu qu'on sache leur présenter ces richesses comme des réalités vivantes, actuelles, et d'une valeur permanente. Tout est une question de pédagogie : son efficacité est liée au fait que les jeunes doivent pouvoir trouver en face d'eux des pratiquants convaincus et convaiquants, leur montrant que par les liturgies auxquelles ils participent ils entrent peu à peu dans une compréhension adulte de leur foi.

 

Pro Liturgia

Les "affaires" de ces dernières semaines auront permis de mettre en pleine lumière ce que tout le monde savait depuis bien longtemps mais que personne n'osait dire : de tout ceux qui se réclament de Vatican II - laïcs, prêtres, évêques - seule une infime minorité connaît véritablement le concile et l'applique. Ainsi, depuis que le pape a levé les excommunications frappant les évêques sacrés par Mgr Lefebvre, on n'a jamais entendu autant de fidèles chanter en chœur les louanges de Vatican II. Mais dans le même temps, on cherche en vain, dans les liturgies paroissiales, une application fidèle de ce Concile dont tous se réclament. Il y a quelques jours, le Cardinal Vingt-Trois rappelait fort justement qu'il n'est pas possible d'être catholique en faisant un tri dans l'enseignement de l'Eglise, dans la doctrine et la Tradition de l'Eglise. Et s'adressant aux traditionalistes, l'Archevêque de Paris soulignait que personne ne peut se donner le pouvoir magistériel de distinguer la "bonne Tradition" de la "mauvaise Tradition" car "un tel acte de discernement ne peut être qu'un acte de l'Eglise et pas celui d'un groupe particulier dans l'Eglise." Fort juste ! Mais que fait-on depuis 50 ans dans les paroisses de France sinon de laisser chaque célébrant, chaque équipe liturgique, faire un tri dans l'enseignement conciliaire et, tout particulièrement, dans la liturgie restaurée à la suite du Concile ? Ceux qui se plaisent à rappeler aux "traditionalistes" qu'ils devraient accepter le Concile ne devraient-ils pas commencer par balayer devant leur porte et donner eux-mêmes l'exemple d'une vraie fidélité à la liturgie voulue par Vatican II ?

Les "affaires" ont encore révélé autre chose : l'attitude quelque peu timorée de bien des nos évêques. Au lieu de se mettre franchement aux côtés du Saint-Père pour le soutenir ouvertement tandis que les critiques lui parvenaient de partout, on les a entendus se confondre en excuses devant des gens qui, par médias interposés, faisaient état de leur indignation face à la décision du Souverain Pontife de lever les excommunications. Ce sont donc des fidèles qui ont pris l'initiative de manifester leur soutien à Benoît XVI en créant des blogs sur internet où il était possible de signer un message pour le Successeur de Pierre. Aucune initiative de ce genre sur les sites internet des différents évêchés de France...
Un tel manque d'empressement de la part de nos évêques à soutenir le Saint-Père serait-il une survivance du "complexe anti-romain" qui a fait tant de dégâts dans les rangs de l'Eglise en France ? Une chose est certaine : les "affaires" permettent d'y voir de plus en plus clair. Les prises de positions des uns et des autres - ou même l'absence de prises de positions - auront montré l'existence de très nombreuses divergences dans les rangs de l'ensemble des fidèles, des "traditionalistes" comme des "conciliaires" - ou prétendus tels -.

 

Pro Liturgia

Dans un grand nombre de paroisses, les « assemblées dominicales » - on ne peut plus guère parler de « messe » au sens catholique du terme - se sont transformées en moments propices du « bien vivre ensemble » dans une « ambiance sympathique ». Une fois ces étapes hebdomadaires passées, les églises demeurent désertes. En bavardant avec les fidèles - de moins en moins nombreux et de plus en plus âgés - qui se rendent à ces « assemblées », on se rend compte que beaucoup vont à l’église le dimanche parce qu’ils se sont créés des habitudes reposant souvent sur le « ressenti », sur le « joli pour faire beau », sur des pratiques se voulant « conviviales » et des symboles qui ne symbolisent rien d’autre que ce que le célébrant demande d’y voir...

 

 

 

Tout cela n’a ni queue ni tête liturgiquement parlant car la vraie louange par la pratique régulière de la liturgie déterminée par l’Eglise fixe une ligne médiane qui ne tient pas compte du ressenti, du pathos, des joies ou des peines. Ou plutôt qui tient compte du ressenti, du pathos, des joies et des peines mais pour les dépasser et en faire autre chose que des motifs de célébration. Vatican II n’est pas la source du problème liturgique actuel. Car ceux qui se sont créé des « églises comme ça les arrange » et des « liturgies comme ça leur plaît » ont en commun... de n’avoir jamais tenu compte du Concile. En effet, ni les « traditionalistes » ni les « modernistes » n’ont cherché à comprendre et à appliquer Vatican II : les uns ont pensé que c’était un robinet trop ouvert, et les autres que c’était un robinet pas assez ouvert. Aujourd’hui, on se met à saluer le Pape comme on salue déjà l’évêque du coin et le curé qui va se poster au fond de l’église le dimanche à la fin de la messe ; on lui saute au cou, on lui fait la bise et on lui tape sur l’épaule. De tels comportements ne risquent-ils pas de donner une image du sacerdoce qui conduira à voir débarquer à la porte de nos séminaires des candidats à la prêtrise en mal de reconnaissance ou d’affection ? Si l’on fait perdre aux gens le sens de la liturgie et du sacerdoce, comment pourra-t-on arriver à leur faire comprendre de sens de l’Eglise ? Et comment pourra-t-on leur faire comprendre que la foi catholique ne se résume pas à une libre expression de sentiments résumés dans ce slogan : « On espère que le nouveau Pape mènera l’Eglise à être plus en phase avec ce que vivent les gens. » Parce que par confort les gens perdent le sens de l’Eglise (il y a un lien entre la crise de la liturgie et la crise de l’Eglise, rappelait le Cardinal Ratzinger), ils sont capables de faire et d’apprécier n’importe quoi lors des Eucharisties dominicales : « Le geste de paix est un beau moment de communion fraternelle », leur dit-on. Dans bien des paroisses c’est surtout un grand moment de pagaille par serrements de paluches et, éventuellement, de bisouilleries et de léchouilles... Quant aux « prières universelles », elles sont devenues un destockage de bons sentiments, tandis que la « procession des offrandes » est l’occasion de présenter les madames de la paroisses qui occupent (plus qu’elles ne s’occupent) les petits enfants en attendant l’invitation du prêtre à venir faire une ronde conviviale autour de l’autel.

 

En bonne logique, de mauvaises habitudes en mauvaises habitudes, les gens perdent le sens du sacré et n'ayant plus de repère, font n’importe quoi et vont jusqu’à communier n’importe comment jusqu’à transformer bien des messes de mariages et de funérailles en grands moments d’abjuration collective. Dans ce contexte d’anomie qui a fait perdre les repères, ceux qui sont aujourd’hui taxés de « traditionalisant » sont ceux qui souhaitent simplement se situer dans une ligne clairement tracée de la vie de l'Eglise par l’expression de sa liturgie. Ne serait-il pas temps que les fidèles retrouvent le vrai sens du sacré pour vivre un vrai face à face avec Dieu ? Aujourd'hui, toutes tendances confondues, c’est un réel manque.

 

Pro Liturgia

Le Carême est un temps exceptionnel de Miséricorde. La Parole de Dieu et la prière durant la Sainte Messe quotidienne soulignent la primauté de l’Amour sur le péché : Dieu sauve l’homme par Sa Miséricorde qui s’est manifestée dans le Fils de Dieu, notre Seigneur Jésus ! Il est venu avant tout pour nous pardonner, pour nous réconcilier avec le Père, mais ce n’est possible que si nous aussi nous vivons, les uns envers les autres, la loi suprême de l’Amour, du pardon réciproque. « Seigneur, si mon frère pèche contre moi, combien de fois devrai-je lui pardonner ? » (Matthieu 18, 21), demande Simon-Pierre à Jésus, comme pour faire remarquer qu’il devrait y avoir une limite au pardon. « Combien de fois », nous le répétons souvent. Jésus nous offre toujours la même réponse : Toujours (Luc 18, 22) !

 

 

 

On pourrait dire que l’enseignement auquel le Seigneur a consacré le plus d’attention, d’énergies et d’insistance, est précisément celui sur la Miséricorde. N’est-il pas, de fait, le plus important ? Et les disciples ne sont-ils pas montrés assurément réticents à le vivre au sérieux dans leur propre vie, comme nous aussi aujourd’hui ? Le Seigneur ne laisse pas de place aux compromis, et il avertit : « C’est ainsi aussi que vous traitera mon Père céleste, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur » (Matthieu (18, 35), à propos de la parabole du débiteur impitoyable, de la punition qu’il reçoit à cause du manque de pardon envers son prochain. La Miséricorde Divine est telle quand on la pratique, et non pas quand on en parle en théorie. C’est pourquoi Jésus a annoncé la Miséricorde par des faits et des paroles indélébiles, qui font briller la primauté de l’Amour qui pardonne. Une Miséricorde qui ne conduirait pas au pardon serait fausse, et c’est la raison pour laquelle Jésus fait demander dans la prière au Père : « Remets nous nos dettes comme nous-mêmes nous avons remis à nos débiteurs »  (Matthieu 6, 12). Il identifie la perfection chrétienne avec l’imitation de la Miséricorde Divine : « Montrez-vous miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » (Luc 6, 36). Sa mission tout entière est empreinte d’une miséricorde immense, qui s’irradie partout. Jésus désapprouve publiquement ceux qui rendent vaine et inefficace la Miséricorde par leur propre comportement. Ce sont « les scribes et les pharisiens (qui) occupent la chaire de Moïse : faites donc et observez tout ce qu’ils pourront vous dire ; mais ne vous réglez pas sur leurs actes : car ils disent et ne font pas » (Matthieu 22, 2-3). Au centre de l’enseignement du Christ sur la Miséricorde, il y a la parabole du Père miséricordieux » ou de « l’enfant prodigue ». Chaque fois qu’on la lit, on découvre toujours quelque chose de nouveau sur la vérité la plus consolante et la plus merveilleuse : Dieu est un Père infiniment miséricordieux ! La parabole commence ainsi : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient’ » (Luc 15, 12). Ainsi, ce fils scélérat laisse son père pour le monde, il dépense tous ses biens pour le péché, jusqu’à perdre sa propre dignité, parce que, n’ayant plus un sou, il finit par paître les porcs, et il ne peut même pas se nourrir de ce qu’ils mangent, « parce que personne ne lui en donnait » (Luc 15, 16). Après avoir touché le fond, par un acte d’humilité « il rentre en lui-même » (Luc 15, 17) et relève la tête, pour ne pas mourir étouffé par l’absence brutale de Miséricorde. En effet, le pécheur qui pèche et qui ne demande pas pardon, tombe toujours plus bas, comme une pierre qui tombe dans la mer. Il en est ainsi pour celui qui ne laisse pas réconcilier avec Dieu et avec ses frères. Le cœur devient lourd et seule la miséricorde de Dieu peut le relever vers le haut. Et alors, l’acte le plus beau que ce fils a su faire, c’est celui-ci : « Je veux partir, retourner vers mon père et lui dire : Père, j’ai péché conte le Ciel et contre toi » (Luc 15, 18). Le Père, qui l’attendait depuis toujours, court au-devant de lui, l’embrasse, écoute sa confession, puis, ensuite, chose absolument imprévisible, veut faire une fête sans tarder, il veut lui faire revêtir les habits les plus beaux, avec l’anneau le plus précieux (cf. Luc 15, 20). Qui pouvait imaginer une telle fête : seul le Père le pouvait ! L’autre fils, le fils aîné, qui retourne du travail, en entendant la musique et les danses, demande à un serviteur ce qui se passe ; et, quand il entend que son père faisait une fête parce que son fils était revenu, « il s’indigne et refuse d’entrer » (cf. Luc 15, 25-28). Le père sort alors pour le supplier, mais il ne veut pas entendre raison (cf. Luc 15-28-29) ; il ne connaît pas encore la miséricorde, parce qu’il ne connaît pas le cœur du Père ! Au fond, dans notre cœur, il y a ces deux fils : la voix du fils cadet est présente, celle qui demande pardon, et celle du fils aîné qui montre l’autre du doigt et le juge. Les deux voix « coexistent » : parfois, nous faisons le rôle du fils aîné, et parfois celle du fils cadet. Il faut alors que grandisse en nous la voix du Père, qu’elle couvre toutes les autres voix, afin que nous nous ouvrions toujours plus à la Miséricorde Divine.

 

Le Saint-Père nous rappelle, à nous, croyants, que, pour vaincre les oppositions et les divisions, il n’existe qu’une seule voix, celle de l’humilité et de l’amour. En visite au Séminaire Pontifical Romain, commentant un passage de la Lettre aux Galates, repris également dans sa récente Lettre aux Evêques de l’Eglise Catholique sur la levée de l’excommunication pour les quatre Evêques consacrés par Mgr Marcel Lefebvre, il a déclaré : « Dans la Lettre, il y a une évocation de la situation un peu triste de la communauté des Galates, lorsque Paul dit : ‘Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde que vous allez vous entre-détruire... Laissez-vous mener par l'Esprit’. Il me semble que dans cette communauté - qui n'était plus sur la voie de la communion avec le Christ, mais de la loi extérieure de la "chair" - ressortent naturellement également des polémiques et Paul dit:  ‘Vous devenez comme des bêtes sauvages, l'un mord l'autre’. Il évoque ainsi les polémiques qui naissent là où la foi dégénère en un intellectualisme et l'humilité est remplacée par l'arrogance d'être meilleur que l'autre. (…) Dans cet avertissement de saint Paul, nous devons trouver aujourd'hui également un motif d'examen de conscience:  ne pas penser être supérieurs à l'autre, mais nous trouver dans l'humilité du Christ, nous trouver dans l'humilité de la Vierge, entrer dans l'obéissance de la foi. C'est précisément ainsi que s'ouvre réellement également à nous le grand espace de la vérité et de la liberté dans l'amour » (Benoît XVI, « Lectio Divina sur la Lettre de saint Paul aux Galates, Grand Séminaire Pontifical Romain, 20 février 2009)

 

Fides

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