L'Eglise nous a donné Vatican II. En France, il est de bon ton de se réclamer de ce Concile tout en ne le suivant pas. Bien mieux : on trouve des pasteurs qui exigent des traditionalistes qu'ils acceptent et respectent un Concile qu'eux-mêmes n'acceptent pas et ne respectent pas ! Que faire dans ces conditions-là ? Les papes - Paul VI, Jean-Paul II, Benoît XVI - ont donné des documents (Lettres apostoliques, Exhortations... etc.) qui demeurent inappliqués dans la quasi totalité des paroisses. Que doivent faire les fidèles quand ils constatent que les textes magistériels concernant la liturgie demeurent lettres mortes ? Que faire quand on constate que dans de très nombreuses paroisses, des prêtres ayant le soutien de leurs évêques respectifs interdisent aux fidèles de simplement oser demander que la liturgie soit célébrée comme le veut l'Eglise, c'est-à-dire conformément au missel romain ? Il ne se passe pas une semaine, en effet, sans qu'on entende que dans telle ou telle paroisse, un organiste, un maître de choeur, des jeunes servants de messe... ont été tancés ou priés de démissionner. Leur plus grand tort ayant été de demander que l'Eucharistie soit célébrée selon les normes données par le missel romain restauré à la suite de Vatican II.

 

 

 

 

Oui, que faire ? S'adresser au prêtre de la paroisse qui sabote la liturgie ? Inutile : il se dit dans son droit et se sait généralement soutenu par son évêque dont la devise est "pas de vagues". S'adresser à un vicaire épiscopal ? Inutile : il fait généralement partie de cette génération de clercs qui pense que la liturgie se doit d'être bricolée. S'adresser à l'évêque diocésain ? Inutile : d'une part il ne répond jamais aux courriers qui lui sont adressés, et d'autre part il suffit souvent de la voir célébrer une messe pour constater que la liturgie n'est vraiment pas "son truc". Il n'y a souvent plus qu'une chose à faire : s'adresser directement au Siège apostolique. Rappelons à ce sujet ce que dit l'Instruction Redemptionis Sacramentum donnée par la Congrégation pour le Culte divin à la demande de Jean-Paul II (nn°169 et ss.) :

 

 

·         Quand un abus est commis dans la célébration de la sainte Liturgie, il faut reconnaître qu'il s'agit d'une véritable falsification de la liturgie catholique. Saint Thomas a écrit : "celui qui offrirait à Dieu, de la part de l'Église, un culte en opposition avec les formes qu'elle a instituées par autorité divine, et que pratique cette même Église, se rendrait coupable du vice de falsification".

·         Afin de porter remède à de tels abus, "la tâche la plus urgente est celle de la formation biblique et liturgique du peuple de Dieu, pasteurs et fidèles", afin que la foi et la discipline de l'Eglise concernant la sainte Liturgie, soient correctement présentées et comprises. Toutefois, là où les abus persistent, il faut procéder selon les normes du droit, pour sauvegarder le patrimoine spirituel et les droits de l'Eglise, en ayant recours à tous les moyens légitimes.

·         Parce qu'il doit défendre l'unité de l'Eglise tout entière, l'évêque [diocésain] est tenu de promouvoir la discipline commune à toute l'Eglise et en conséquence il est tenu d'urger l'observation de toutes les lois ecclésiastiques. Il veillera à ce que des abus ne se glissent pas dans la discipline ecclésiastique, surtout en ce qui concerne le ministère de la parole, la célébration des sacrements et des sacramentaux, le culte de Dieu et des saints.

·         Par conséquent, chaque fois que l'Ordinaire du lieu ou d'un Institut religieux ou bien d'une Société de vie apostolique a connaissance, au moins vraisemblable, d'un délit ou d'un abus commis à l'encontre de la très sainte Eucharistie, une enquête doit être faite avec prudence, par lui-même ou par un autre clerc idoine, portant sur les faits, les circonstances, ainsi que sur l'imputabilité de l'acte.

·         Chaque fois que la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements a connaissance, au moins vraisemblable, d'un délit ou d'un abus commis à l'encontre de la très sainte Eucharistie, elle en informe l'Ordinaire, afin que celui-ci fasse une enquête sur le fait. Si l'acte en question s'avère grave, l'Ordinaire doit envoyer, le plus tôt possible, à ce même Dicastère, un exemplaire des actes relatifs à l'enquête qui a été faite, et, éventuellement, à la peine qui a été infligée.

·         Selon les possibilités de chacun, tous ont le devoir de prêter une attention particulière à ce que le très saint Sacrement de l'Eucharistie soit défendu contre tout manque de respect et toute déformation, et que tous les abus soient complètement corrigés. Ce devoir, de la plus grande importance, qui est confié à tous et à chacun des membres de l'Eglise, doit être accompli en excluant toute acception de personnes.

·         Il est reconnu à tout catholique, qu'il soit prêtre, diacre ou fidèle laïc, le droit de se plaindre d'un abus liturgique, auprès de l'Evêque diocésain ou de l'Ordinaire compétent équiparé par le droit, ou encore auprès du Siège Apostolique en raison de la primauté du Pontife Romain. Cependant, il convient, autant que possible, que la réclamation ou la plainte soit d'abord exposée à l'Évêque diocésain. Cela doit toujours se faire dans un esprit de vérité et de charité.

 

Pro Liturgia

« De retour du Brésil où j’accompagnais une délégation d’évêques et de prêtres, j’ai été tenu directement au courant de l’affaire de la petite fille brésilienne de 9 ans qui a été violée, puis a subi un avortement. Elle attendait deux jumeaux. La presse internationale s’est emparée de cette affaire dans un contexte politique particulièrement polémique. En effet, actuellement, au Brésil sont débattues des dispositions législatives tendant à élargir le droit à l’avortement. Certains lobbies se sont saisis d’une tragédie particulière pour justifier l’extension des conditions légales de l’interruption volontaire de grossesse. La manière dont cette affaire a été souvent rapportée et traitée travestit l’objectivité des faits, et instrumentalise un drame particulier. L’impératif de la Charité à laquelle nous appelle l’Evangile a deux versants. En premier lieu, la Charité est attachée au principe de la Vérité. Aimer quelqu’un c’est refuser de lui mentir. En ce qui concerne l’avortement, l’Eglise répète depuis toujours qu’il constitue une offense à la vie même s’il est légalisé par la loi et promu par certains courants d’opinion publique. Depuis la conception jusqu’à la mort naturelle, toute vie est sacrée. Elle mérite d’être respectée d’autant plus qu’elle est fragile. Une humanité qui nie ce respect inaltérable de la vie court à sa propre perte. L’Eglise a toujours revendiqué le principe non négociable du respect de la vie de l’enfant à naître. Qui sommes-nous pour décréter qu’un être, fût-il au stade embryonnaire de son développement, mérite d’être éliminé ? Par rapport à toutes les formes de violence et d’atrocité (viol, meurtre...), l’avortement touche le principe même de la vie dans son commencement. Il nie l’origine : « L’avortement est ce qui détruit le plus la paix du monde aujourd’hui » (Mère Teresa). Mais la Charité s’accomplit toujours dans la Miséricorde. C’est là son deuxième volet. Comme l’enseigne le Christ, tout légalisme enferme dans la peur. Tout au long de Son ministère public Jésus a fait grâce à ceux qui s’écartaient des commandements de Dieu ou qui étaient des blessés de la vie. Une vérité qui oublie la miséricorde est une vérité sans cœur.

 

Dans cette très-douloureuse affaire de cette petite fille brésilienne nous avons pu recevoir de multiples témoignages de cette Miséricorde vécue par les communautés chrétiennes qui l’ont entourée et accompagnée face à la pression de certains lobbies qui s’exerçait sur elle et sur sa mère. Le Père Rodrigues, curé de leur paroisse, s’est dépensé sans compter pour cette famille en mobilisant toutes ses ressources pour la soutenir dans l’épreuve. Il dénonce « la manipulation de conscience et le manque de respect pour la vie humaine » dont toute la famille a été l’objet. Cette tragédie nous place sur la ligne de crête de la Charité. Celle-ci doit rappeler à temps et à contretemps le respect dû à la vie, et d’autre part manifester notre compassion vis-à-vis des plus faibles et des plus fragiles comme cette petite fille victime des pulsions criminelles de son beau-père violeur. Après les premières déclarations de l’archevêque de Recife, la conférence des évêques du Brésil a précisé que la petite fille et sa mère n’ont fait l’objet d’aucune excommunication. Au-delà des réactions médiatiques qui surfent sur l’émotionnel, le drame qu’ont vécu cette petite fille et toute sa famille invite la communauté internationale qui s’est saisie de cette affaire, mais aussi chacun d’entre nous, à gravir ensemble les deux versants de la Charité. « Amour et Vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent », chante le psalmiste. Aimer c’est rappeler la Vérité de ce qu’est la vie, et œuvrer de toutes ses forces pour la rendre possible ».

 

Toulon, le 15 mars 2009 - Mgr Dominique Rey, Evêque de Fréjus-Toulon

« Les loups chassent en meutes. Et c'est toujours lorsqu'ils voient une bête blessée qu'ils s'acharnent. Cet acharnement se fait souvent lorsque la nuit tombe et que la pauvre victime fatigue déjà. Il se fait en meutes aussi tant ils ont peur. Notre Pape Benoît XVI souffre actuellement. Après avoir été durement éprouvé par l'affaire Williamson et tout ce qui s'en est suivi, on l'attaque aujourd'hui pour cette affaire d'avortement d'une fille de 9 ans et demain, ça sera sur une autre. La technique classique de l'acharnement des loups. Derrière tous ces événements, il faut rechercher maintenant, je pense, ceux qui ont été les déclencheurs de tout. Ils ont travaillé dans l'ombre et aujourd'hui, ils se sont retirés faisant croire par là, qu'ils n'ont jamais existé. Le simple fait de se rendre compte qu'ils font en sorte de ne jamais avoir existé doit nous alerter : c'est la marque même du diable. Ainsi, en les recherchant, vous trouverez le diable et peut être même que l'on pourra apercevoir ses yeux. Ne vous trompez pas, il est là qu'il rôde, il a comme toujours eu comme objectif de réduire en cendres l'Eglise. Ainsi, il fait feu de tout bois pour combattre par tous les moyens l'Eglise catholique donc le Pape. Là encore, c'est conforme aux évangiles. Reprenons. Dans l'affaire Williamson, d'où est venu le coup initial ? L'interview a été faite par la télévision suédoise 3 mois avant les faits. Ainsi donc, lorsque l'information comme quoi le Pape lèverait les excommunications des évêques de la FSSPX, il existe un fin limier quelque part dans un journal allemand comme le Spiegel, qui a passé ses nuits à rechercher toutes preuves compromettantes d'un des évêques. Nous ne connaissons pas son nom, mais le diable le connaît. Cette personne s'est dépêchée de donner cette bonne feuille à des personnes capables de propager la nouvelle et puis, il s'en est allé. Il avait certainement les yeux du diable à ce moment. Dans l'affaire de cette pauvre petite fille de 9 ans, le déclencheur semble beaucoup facile à trouver. Cependant, il y a d'abord le violeur. Comment est-ce possible de violer une petite fille de 9 ans ? Pourtant, vous remarquerez que personne ne s'intéresse au violeur dans la presse, il a déjà disparu. Au Moyen-Age, on l'aurait accroché à un crochet de boucher et on l'aurait coupé membre par membre. De nos jours, il est tranquille, certainement est-il dans une de ces prisons de luxe pour violeurs que l'on nomme hôpital psychiatrique. Avait-il les yeux du diable aussi à ce moment-là ? Certainement. Benoît XVI a écrit une longue lettre aux évêques expliquant sa souffrance et ses craintes. Cette lettre est encore prophétique. Il faut craindre en effet que ses craintes se réalisent. La scission de l'Eglise est probable. Il y aura d'un côté ceux qui refuseront de souffrir face à la vindicte médiatique et ceux qui resteront courageux et fidèles, face à la tempête, à la foi catholique enseignée depuis 2000 ans ».

 

Source

A la suite de la Lettre que le pape Benoît XVI a envoyée à tous les évêques pour leur expliquer les raisons de sa démarche en faveur de la levée des excommunications, le journal "La Croix" a demandé comment les évêques français voient-ils l'avenir ? Selon Mgr Bernard Podvin, porte-parole de la Conférence des évêques de France "beaucoup d'évêques français" ont apprécié cette "démarche d'humilité de quelqu'un qui prend le temps d'analyser" l'accueil fait à sa décision. Il est pour lui "réconfortant de lire dans la lettre du pape que la Fraternité Saint Pie X n'aura pas de statut canonique s'il n'y a pas d'accord doctrinal", et qu'on ne peut pas "geler la pensée de l'Eglise en 1962", a encore relevé Mgr Podvin.

 

Comme souvent - pour ne pas dire comme toujours - les fidèles ont droit à des propos lénifiants émanant d'un épiscopat qui a longtemps gelé sa pensée en 1968 pour faire une relecture de Vatican II détachée de la Tradition et, partant, stérile sur le plan pastoral. A Rome, le Cardinal Bertone, Secrétaire d'Etat, a précisé que "parmi les évêques, il y a eu quelques fausses notes, par manque de confiance dans le pape et dans les décisions du pape". Bien entendu, le Cardinal ne parlait pas d'évêques français qui, comme chacun sait, ont toujours appliqué les décisions du pape. Il est d'ailleurs facile de constater comment l'Exhortation post-synodale Sacramentum Caritatis a été appliquée avec empressement dans tous les diocèses...

 

Encore une fois, l’hypocrisie à des limites !

 

Pro Liturgia

Dans le secteur interparoissial de Montagney (Haute-Saône), les fidèles auront la chance incommensurable de participer à une Eucharistie dominicale célébrée dans le cadre du "Dimanche autrement" (nouveauté pastorale qui fait probablement suite à la "Prêtre Academy" initiée dans le même diocèse). En fait, il s'agira pour les fidèles de participer à une "messe apéro" inventée de A à Z. Un fidèle qui aimerait, lorsqu'il va à la messe, ne pas se sentir en désaccord avec le Souverain Pontife en particulier et avec l'Eglise en général, a fait part à un responsable du secteur paroissial de Montagney de son indignation d'avoir à admettre ce genre de célébration "tagada" hors-normes. Et il a reçu la réponse suivante :

 

 


« Mais Jésus aimait la vie et peut-être aurait-il aimé les messes "tagada" et sans doute aurait-il pris plaisir à prendre l'apero avec ses frères. A son époque il n'y avait pas de messe (le jeudi saint n'avait pas encore eu lieu) pas plus face au peuple que dos au peuple et le Christ faisait passer son message d'amour ce qui est l'essentiel. S'il a institué l'Eucharistie c'est notamment pour que l'on prenne du plaisir à se rassembler en son nom et non pas pour faire des mines d'enterrement toute l'année. Dieu a voulu la vie. Il est certes passé par la croix mais ce qui est important c'est la Résurrection et non la mort. Alors l'apéro que vous tournez en dérision a en effet une place très importante si ce n'est pas un gadget mais permet de rassembler dans la fraternité. (...) Si l'on danse à la messe parce que l'on est heureux de partager un moment fort comme l'Eucharistie à mon avis c'est formidable mais si l'on danse non plus pour partager et célébrer mais pour appâter alors là en effet c'est condamnable tout comme sont condamnables les messes intégristes si la foule accourt non pas pour vivre un instant fort de fraternité en communion avec le Christ mais pour se retrouver entre personnes de bonne compagnie heureuses de retrouver des rites d'une autre époque. Et ça je suis pratiquement persuadé que le Christ n'y participerait pas car il est venu pour être du monde et pour lui montrer le Chemin, pas celui qui conduit à l'enfermement sur des célébrations ritualisées et passéistes mais pour ouvrir le chemin de la vie et de l'amour. (...) ».
On déplorera l'affligeante pauvreté théologique de cette réponse faite par un responsable (eh oui !) du secteur paroissial. Ne tend elle pas à montrer que, comme l'affirmait le Cardinal Daniélou, « des hommes restent dans l'Eglise pour la changer, d'autres pour la détruire » ? Cette destruction est en marche dès lors que pour libérer l'Evangile et le rendre accessible, on croit devoir contester ce qui est transmis par l'Eglise : la liturgie en premier lieu. On notera aussi que cette "messe-apéro" au cours de laquelle le missel ne sera pas respecté, se fait sous la pleine responsabilité de Mgr Lacrampe, Archevêque de Besançon, qui, avec les autres évêques de l'Est de la France, écrivait : "Pasteurs de nos communautés diocésaines, nous nous souvenons de ce que Benoît XVI déclarait au lendemain de son élection : "Alors que je me prépare moi aussi au service qui est propre au successeur de Pierre, je veux affirmer avec force la ferme volonté de poursuivre l'engagement de mise en oeuvre du concile Vatican II, dans le sillage de mes prédécesseurs et en fidèle continuité avec la tradition bimillénaire de l'Eglise ». Poursuivre l'engagement de mise en oeuvre du concile Vatican II ? Décidément, dès que les propos du Souverain Pontife sont repris par certains pasteurs diocésains... ça sonne terriblement faux.

 

Pro Liturgia

Dans le précieux discours adressé à la Plénière de la Congrégation pour le Clergé, qui s’est tenue au Vatican du 16 au 18 mars, le Pape Benoît XVI, parmi les très nombreuses indications de grande importance, en a donné une particulièrement intéressante pour le thème de la Mission. Elle concerne la coïncidence, dans le Christianisme, entre le contenu et la méthode de l’annonce. Le Pape déclare : « Comme Eglise et comme prêtres, nous annonçons Jésus de Nazareth Seigneur et Christ, Crucifié et Ressuscité, Souverain du temps et de l’histoire, dans l’heureuse espérance que cette vérité coïncide avec les attentes les plus profondes du cœur humain. Dans le Mystère de l’Incarnation du Verbe, c’est-à-dire dans le fait que Dieu s’est fait homme comme nous, se trouve à la fois le contenu et la méthode de l’annonce chrétienne. La Mission trouve ici son vrai centre propulseur : précisément en Jésus-Christ ».

 

 

 

reinedesmissions.jpgC’est là une Vérité de Foi, trop souvent peu comprise encore et, en conséquence, peu vécue concrètement. Il suffit de penser à toutes les énergies déployées pour organiser des « structures », pour « s’auto-occuper » comme institution. Sans jamais parvenir à une rencontre personnelle authentique avec le Christ, qui puisse dévoiler à l’homme cet horizon nouveau dont le cœur a un besoin tellement grand. L’évangélisation n’est pas alors seulement une Vérité de Foi que l’on doit accueillir, mais elle est la méthode même de l’évangélisation : Cela veut dire : tout comme le Mystère du Verbe Eternel a voulu assumer notre nature humaine, pour nous montrer le Visage du Père, de la même manière, c’est toujours à travers l’humain que, aujourd’hui encore, ceux qui ont été changés par la rencontre avec le Christ, peuvent montrer aux fidèles la beauté et la « convenance convaincante », y compris humaine, de suivre le Christ. Le véritable point focal de la Mission aujourd’hui, comme toujours, n’est pas « d’inventer » de nouvelles structures, ni moins encore, de changer les langages. Ce sont là des lieux communs, qui retournent toujours, mais que la réflexion théologique la plus sérieuse a, désormais, dépassé depuis longtemps. En effet, il ressort également avec évidence, de l’expérience pastorale, comment souvent les « nouvelles structures » sont « des récipients vides » que l’on tente, avec peine par la suite, à remplir, en ne pensant même pas, s’il est besoin précisément d’une structure, qu’elle doit naître d’une vie nouvelle qui s’organise normalement et se configure elle-même, sans qu’il soit besoin de quelqu’un qui la « plâtre » avant terme. Dans l’indication de la coïncidence entre le contenu et la méthode de la Mission, se trouve l’écho de la pensées de Hans Urs von Balthasar, pour qui le Christ est contenu et méthode de l’annonce, comme d’ailleurs tout ce qui est déclaré dans la Lettre aux Hébreux, où l’on indique en Jésus l’unité entre Personne et Mission : « Ayant donc un grand prêtre souverain qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, tenons ferme la profession de foi. Car nous n'avons pas un grand prêtre impuissant à compatir à nos faiblesses, lui qui a été éprouvé en tout, d'une manière semblable, à l'exception du péché » (Hébreux 4, 14-15).

 

L’indication du Pontife doit encore être tout entière à développer et à approfondir, et, si elle est étudiée de manière adéquate, on pourra en déduire des conséquences importantes pour préciser et formuler ce qu’est le travail missionnaire : Par exemple, dans la direction claire du dépassement de la distinction fictive et supposée entre pré-évangélisation et évangélisation, ou encore entre promotion humaine et évangélisation. Entrer dans l’humain est la méthode choisie par Dieu pour se faire connaître des hommes. L’Eglise, dans sa Mission, ne peut faire autre chose, par l’intermédiaire des membres du Corps Mystique du Christ, que sont les baptisés, que d’imiter son Seigneur, de suivre la méthode de Dieu.

 

Fides

 

« Je suis convaincu que la crise de l'Eglise que nous vivons aujourd'hui repose largement sur la désintégration de la liturgie ». Voilà ce qu'avait dit autrefois le Cardinal Ratzinger.
Etant donné que nos évêques de France, dans leur grande majorité, persistent à vouloir chambouler la liturgie à chaque fois qu'ils la célèbrent et que, dans le même temps, ils s'emploient à vivement encourager les prêtres qui ne respectent pas le missel romain, il faut bien reconnaître que ce sont eux – eux ! - les premiers et les principaux responsables de la grave crise que traverse l'Eglise dans notre pays.
Ouvrons les yeux : si la crise de l'Eglise persiste, c'est parce que le combat des évêques est clairement dirigé contre la liturgie de l'Eglise, qu'il s'agisse de la forme "ordinaire" ou de la forme "extraordinaire".
En France, c'est tout l'épiscopat qui est gravement coupable de n'avoir jamais rien entrepris pour que la liturgie soit reçue et mise en oeuvre comme l'Eglise demande qu'elle soit mise en oeuvre.

On entend souvent dire que toutes les sensibilités humaines doivent pouvoir trouver leur place dans l’Eglise. Ce n’est pas entièrement faux. Cependant il faut se souvenir que, d’une part, on n’appartient pas à l’Eglise en raison d’une sensibilité particulière et que, d’autre part, l’Eglise elle-même n’a pas été fondée sur la sensibilité de Pierre ou de Paul. La liturgie elle-même n’est pas une question de « sensibilité » : les rites ne sont pas agencés en fonction de sentiments, mais en fonction de ce qu’on peut appeler « l’intelligence de la foi ». Les liturgies élaborées pour correspondre à une « sensibilité » particulière (qu’elle soit de type « traditionaliste » ou de type « progressiste ») favorisent l’émergence de communautés fermées sur elles-mêmes - et donc forcément excluantes - qui s’autocélèbrent en suivant aveuglément le prêtre qu’elles se choisissent comme leader. On ne devrait jamais aller dans une paroisse parce qu’on « aime bien » la messe qui y est célébrée. Le seul critère qui, dans les circonstances actuelles, peut pousser à aller à la messe dans telle paroisse plutôt que dans telle autre devrait être celui du respect de la liturgie transmise par l’Eglise : « Je vais à la messe ici non pas parce que le style de la célébration correspond à ma sensibilité, mais parce qu’ici le prêtre met fidèlement et dignement en œuvre la liturgie reçue de l’Eglise. » Et aussi : « Je ne vais pas à la messe dans telle paroisse parce qu’on y chante du grégorien et que j’aime le grégorien, mais parce qu’on y chante du grégorien et que l’Eglise m’enseigne que le grégorien est le chant propre de la liturgie romaine. » Les liturgies qui ne permettent pas de dépasser les limites de la sensibilité sont des célébrations qui, privées d’intelligence, appauvrissent la foi au lieu de la nourrir.

Reine du monde, force et soutien de la milice chrétienne, ô Marie, cette jeunesse en fleurs que vous voyez aujourd'hui à vos pieds, pleine d'ardeur pour les combats de la vie, vous salue comme son soutient et son guide. Sous votre puissante protection, nous nous engageons à ne pas manquer d'honneur envers les hommes et envers Dieu. Haut est le but auquel les scouts aspirent, mais hélas, des forces hostiles travaillent en nous et autour de nous. Difficile est la lutte pour nous maintenir purs et forts. Pour cela, nous vous offrons, ô Mère, notre cœur, afin que vous nous encouragiez et nous souteniez avec la grâce du Christ. Soutenus par vous, ô Marie, élevés sous votre maternelle protection dans les sentiments de l'honneur et de la responsabilité, nous serons chacun dans notre patrouille, un levain salutaire, un miroir de pureté, de piété sincère, de fidélité au devoir, d'estime au travail, de fraternelle charité par un don de soi prompt, humble et désintéressé.

 

Exaucez, ô Mère, l'ardente prière qu'aujourd'hui, de tous les coins de France, la grande famille des scouts catholiques élève à votre trône. Qu'elle soit par votre intercession une légion pacifique d'âmes vouées à Jésus-Christ et aux intérêts de son règne, ainsi qu'une vaillante armée de cœurs sans peur et sans reproche. Qu'ici bas leur salaire soit de lutter par l'exemple en vue d'une jeunesse pure et forte, jalouse de cette foi qui a fait si grande sa patrie. Que leur ambition soit de servir Dieu, l'Eglise et leurs frères. Qu'une foi inébranlable dans votre divin fils, une ferme espérance de le glorifier un jour avec vous, ô Marie, dans l'éternité bienheureuse soit leur réconfort dans la peine et le sacrifice. Amen.

 

Sa Sainteté le Pape Pie XII, le 11 octobre 1954

« La où l'esprit du Concile est tourné contre sa lettre et se réduit à une vague distillation d'une évolution qui prendrait sa source dans la constitution pastorale, il en devient spectral et conduit au vide. Les destructions occasionnées par une telle mentalité sont si évidentes qu'il ne peut pas y avoir de contestation sérieuse là-dessus. (...) Cela signifie-t-il que le Concile lui-même devrait être rétracté ? Absolument pas. Cela signifie seulement que la réception réelle du Concile n'est pas encore commencée du tout. Ce qui a dévasté l'Eglise (...) n'était pas le Concile, mais le refus de sa réception. (...) Le devoir est donc: non pas la suppression du Concile, mais la découverte du Concile réel et l'approfondissement de sa véritable volonté (...). »

 

Cardinal Joseph Ratzinger, Les principes de la théologie catholique, éd. Téqui

Dans les années 70, nos pasteurs nous ont persuadé que célébrer systématiquement face au peuple, en en langue du pays et avec des rites recomposés au jour le jour, allait ramener les fidèles à l'église. En réalité, ça les a surtout fait fuir. Alors maintenant, nos pasteurs jamais à court d'idées inventent des nouvelles façons de célébrer l'Eucharistie: après les "messes rock", les "messes rythmées", les "messes pop", les "messes tagada" et autres fariboles qui ont fait flop, voici la "messe qui prend son temps" précédée d'une courte tête par le "dimanche autrement".

 

 

 

Le "dimanche autrement", c'est le "must" de tout ce clergé atone qui ne sait plus quoi inventer pour s'occuper et qui nous jure qu'il tient au Concile comme à la prunelle de ses yeux. Tu parles ! Ainsi, dans le diocèse de Besançon (mais ça ne se fait pas que là), où l'Archevêque a signé avec ses confrères un beau papier concernant l'importance de respecter Vatican II, on va organiser, le 22 mars prochain un "dimanche autrement". Le "happening" se déroulera à la salle des fêtes de Montagney. Mais qu'est-ce qu'un "dimanche autrement". Le Curé du secteur paroissial de Jussey, nous l'explique : « Le but de ce dimanche est que nous puissions nous rencontrer, nous exprimer, échanger entre personnes d'âges différents et nous laisser transformer par la Parole de Dieu. Pour nous ce troisième dimanche du temps de carême nous préparera à l'événement de Pâques. Il s'agit de mettre en commun toute notre expérience chrétienne pour nous aider à dire notre Foi avec des mots simples car nous sommes tous en marche dans ce monde, avec nos différences, nos sensibilités, nos propres manières de vivre. Et nous savons très bien que ce n'est pas facile d'exprimer notre foi avec des mots. Alors en toute simplicité osons ! Notre rencontre commencera à 9h30. Nous prendrons le temps de nous accueillir. Dans un deuxième temps nous échangerons ensemble par petits groupes ou chacun pourra dire (s'il le souhaite) ce qu'il ressent, ce qu'il pense à partir d'une liste de mots qui lui sera proposée. Ces mots proposés nous permettrons de mieux "entrer" dans l'Evangile. Dans un troisième temps la Parole de Dieu nous sera lue, nous l'écouterons attentivement pour repartir en petits groupes où chacun pourra dire s'il le désire le mot, la parole ou l'attitude qui le touche dans ce qu'il vient d'entendre. Un troisième temps où nous pourrons partager nos réflexions. A 11h avec tous ceux qui voudront nous rejoindre nous célébrerons ensemble l'Eucharistie. Avant de nous quitter et pour prolonger nos échanges, nous pourrons partager le verre de l'amitié. Venez, laissez-vous faire, laissez-vous étonner par vos propres capacités ! ».

 

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