Le Cardinal Justin Rigali, chef du Comité d’activités pro-vie de la Conférence des évêques catholiques des Etats-Unis (USCCB), à travers un communiqué, a déploré la décision du président Barack Obama de permettre la recherche sur les cellules staminales embryonnaires, définissant la décision de « triste victoire de la politique sur la science et sur l’éthique ». Comme on l’apprend par le communiqué, c’est la première fois dans l’histoire des Etats-Unis qu’on utilise de l’argent public pour détruire des vies humaines à travers ce type de recherche scientifique. Selon le Card. Rigali, l’action d’Obama « est moralement incorrecte car elle encourage la destruction de vies innocentes, traitant des êtres humains vulnérables comme de simples produits que l’on récolte. D’autre part, il dénigre les valeurs de millions de contribuables américains qui s’opposent à une recherche demandant la perte de vies humaines ». En outre, continue le texte, « il ignore le fait que d’ici peu des moyens éthiquement corrects pourront être disponibles, grâce à l’avancée de la recherche sur les cellules staminales, qui nécessiteront un plus grand soutien ». La note de l’USCCB rappelle aussi une lettre récente du 16 janvier signée par le Cardinal Francis George, président de l’Episcopat américain, dans laquelle étaient présentées trois raisons contre ce type de recherche, encouragée désormais par le président Obama, et expliquant pourquoi elle n’est pas nécessaire et est immorale. Parmi ces trois raisons il y a le succès de la recherche à partir des cellules staminales adultes, qui a fait que « les cellules staminales embryonnaires ne sont pas importantes pour le progrès médical », car les cellules adultes obtenues par le cordon ombilical « ont une grande universalité et sont de plus en plus utilisées pour venir à bout de graves maladies, aidant même à reconstruire des organes endommagés ». « Si le gouvernement veut investir sur les soins et promouvoir une science éthique, il doit utiliser l’argent des impôts pour une recherche dans laquelle tous puissent vivre, à toutes les étapes du développement humain » conclut le communiqué.

La Présidence de la Conférence des évêques catholiques du Brésil (CNBB), réunie à Rome ces jours-ci, a diffusé une note pour la presse dans laquelle elle exprime son indignation suite à la nouvelle qu’une petite fille brésilienne de 9 ans a été contrainte à l’avortement des jumeaux qu’elle portait comme fruit de la violence sexuelle subie par son beau-père. Les évêques repoussent vivement cet acte, se plaignant en même temps du fait qu’il ne s’agit malheureusement pas d’un cas isolé, vu l’augmentation du nombre d’attentats contre la vie des enfants, victimes d’abus sexuels. « L’Eglise - continue le texte - exprime sa solidarité envers cette enfant et toutes les victimes de ces actes brutaux, et envers leurs familles ». Le texte rappelle que l’Eglise est toujours en faveur de la vie. De même les évêques ont diffusé un communiqué suite à ce fait, rappelant que l’ « Eglise est toujours en faveur de la vie, de sa conception jusqu’à sa mort naturelle ». « Nous vivons dans une société pluraliste dans laquelle les Etats se structurent et se donnent une législation qui reflète la culture dominante, qui ne respecte pas les principes éthiques naturels ». C’est pourquoi « ce qui est protégé par la loi ne peut pas toujours être identifié avec les principes éthiques et les valeurs morales ». Pour les catholiques, rappellent les évêques, « le commandement du Seigneur ‘tu ne tueras pas’ a toujours la priorité ».

Quand on parle de liturgie en France, on ne sait plus très bien de quoi il s'agit. Nos évêques actuels sont d'ailleurs les premiers à ne plus savoir exactement ce qu'est la liturgie puisque, comme ils l'avouent eux-mêmes, ils ne l'ont jamais apprise du temps où ils étaient séminariste. Devenus prêtres, ils se sont habitués à célébrer "à la va comme je te pousse". Quand on parle du Concile en France, on ne sait pas davantage de quoi il est question. S'agit-il de l'enseignement de Vatican II tel qu'il est donné dans les documents conciliaires ? S'agit-il de ce qui s'est fait à la suite du Concile, au nom du Concile, mais en opposition au véritable enseignement de Vatican II, et qui a progressivement été imposé dans les paroisses ? Personne n'en sait plus rien.

 

 

 

pic.phpAinsi, quand un évêque diocésain - ou un curé de paroisse - soutient qu'il est "dans la ligne du Concile", il convient de l'écouter avec la plus grande prudence : c'est très rare, en effet, qu'il sache de quoi il parle, qu'il connaisse les enseignements de Vatican II et qu'il veuille ou  soit capable de les mettre en application. Par conséquent, quand quelqu'un parle de la "liturgie du Concile" - que la personne soit attachée à Vatican II ou qu'elle y soit opposée - il faut bien comprendre qu'elle ne parle de quelque chose qui n'existe que dans les livres officiels - le Missel, pour ne citer que lui - mais pas dans les paroisses. Généralement, cette personne parle de quelque chose qu'elle connaît pas ou qu'elle connaît mal. Une chose peut donc être tenue pour certaine : la liturgie à laquelle, dans nos paroisses, assistent les fidèles qui se veulent dans la ligne de Vatican II, n'est en rien la liturgie voulue par le Concile. C'en est qu'une contrefaçon, un pastiche plus ou moins grotesque auquel beaucoup se laissent prendre. Les pasteurs diocésains en premier. Voilà pourquoi quand un évêque de France se dit fidèle au Concile, ça laisse perplexe et dubitatif. L'expression "être fidèle au Concile" est devenu, chez de très nombreux clercs, un mantra, un "truc" qu'on répète... Une expression vide de sens. C'est aussi un parapluie que beaucoup s'empressent d'ouvrir dès qu'ils se sentent soupçonnés d'être un peu trop "traditionnels". Au nom du Concile, on peut donc tout faire... même ce qui n'a jamais été voulu par le Concile ! Les discussions sur la liturgie tourneront donc à vide tant que l'on ne donnera pas aux fidèles la possibilité de participer à la liturgie vraiment voulue par l'Eglise à la suite de Vatican II. Mais le Souverain Pontife peut-il compter sur les évêques de France pour remettre l'authentique "liturgie conciliaire" à l'honneur et ainsi redresser la situation catastrophique des diocèses ? Au vu de ce qui se fait, se dit et s'enseigne dans les paroisses, la réponse à cette question est clairement "non". Alors qu'il était Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le Cardinal Joseph Ratzinger avait répondu à quelqu'un qui se plaignait du délabrement qu'il constatait dans les paroisses de son diocèse (celui de Strasbourg) : "Il faut espérer qu'une vraie vie chrétienne renaisse non seulement dans votre diocèse, mais aussi dans tous les diocèses de France. Mais ce sera très long." Cette réponse date d'une quinzaine d'années. Depuis, il ne semble pas qu'un début de redressement ait été amorcé, bien au contraire.

 

Ce contexte peu favorable à une visibilité plus marquée de l'Eglise - y compris sur le plan liturgique - explique peut-être pourquoi Benoît XVI est aujourd'hui contraint de remplacer les évêques ternes qui partent à la retraite par des évêques falots (sauf rares exceptions) qui, c'est certain, ne sauront pas et ne voudront pas se départir de la fausse vision du Concile - et de la liturgie - qui a été imposée à des diocèses entiers. Le redressement souhaité par le Souverain Pontife ne passera donc pas par les évêques dont la mission première semble se limiter à ne pas casser le peu qui reste du catholicisme en France et à ne pas faire de vagues dans des paroisses dirigées par des groupes de fidèles peu formés et qui finissent par échapper à toute autorité pontificale. Nos diocèses continueront longtemps encore à être dirigés par des pasteurs ne cherchant que des compromis ce qui, en liturgie, se traduira par l'acceptation de tout ce qui s'est fait jusqu'ici et qui va du plus farfelu au plus conservateur. Ce qui revient à dire que c'est désormais le relativisme et non l'enseignement de l'Eglise qui doit passer pour une vérité.


Pro Liturgia

Quand on cherche sur internet des photos de messes célébrées comme le demande l’Eglise, on est pour le moins surpris de n’en trouver que pour la « forme extraordinaire ». Rien pour la « forme ordinaire »... hormis les photos montrant des messes célébrées par le Saint Père. Les photos montrant des messes selon la « forme extraordinaire » se ressemblent toutes : les autels sont disposés comme il faut, les prêtres portent les vêtements liturgiques prescrits... On devine que les rites sont accomplis dans le respect du missel romain dit « de S. Pie V » ou « du Bx Jean XXIII ». Rien de semblable pour la « forme ordinaire » dont se réclament les prêtres et les évêques diocésains... Les photos témoignent d’une grande pagaille liturgique généralisée : les autels sont des caisses, des tables, des cylindres, des assemblages de planches... des fidèles laïcs sont systématiquement là où ils n'ont pas à être et les célébrants sont revêtus de « machins » informes qui sont à l’aube ou à la chasuble ce que le « baggy » d'une certaine jeunesse est au pantalon...

 

 


Autrement dit, si la « forme extraordinaire » du rite romain existe bel et bien, la forme « ordinaire », elle, est très largement ignorée ou volontairement refusée par nos pasteurs diocésains. Internet nous en fournit très largement les preuves. Un internaute nous adresse cette demande : « Auriez-vous la possibilité et la grande amabilité de m'envoyer une liste - sans doute non exhaustive - de communautés religieuses et de paroisses présentes en France (et si possible aussi en Belgique) qui célèbrent fréquemment la Sainte Messe dans la forme ordinaire du rite romain et de manière théocentrique ? Par « théocentrique », j'entends principalement, comme indicateurs (pas infaillibles) de l'attitude intérieure du prêtre et de l'assemblée, les attitudes corporelles suivantes : - l’orientation commune, c'est-à-dire la célébration « ad orientem » ; - la distribution de la Sainte Communion suivant l'exemple du Souverain Pontife ; - la place accordée au silence en Dieu. Je souhaite pouvoir ainsi entrer plus profondément dans le mystère de la liturgie et de Celui qu'elle célèbre. (...) » Au risque de décevoir ce correspondant, nous ne pourrons lui indiquer que 5 ou 6 endroits où la « forme ordinaire » de la liturgie est ainsi célébrée, c’est-à-dire célébrée comme le missel romain actuel (celui de Jean-Paul II) demande qu’elle soit « ordinairement » célébrée. Car 50 ans après Vatican II, les évêques de France, dans leur grande majorité, ne sont toujours pas disposés à respecter et à faire respecter la liturgie de l’Eglise, ne sont toujours pas disposés à abandonner leurs façons déviantes de traiter le missel romain pour enfin mettre en œuvre les principes liturgiques maintes fois rappelés par les papes, de Paul VI à Benoît XVI. Cette volonté de ne pas respecter la liturgie est tellement ancrée dans les mentalités qu’à ce jour nos évêques en sont même à refuser la version corrigée du missel romain en français. Cette version est prête à Rome... mais en France on continue à la refuser. Pourquoi ? Parce que l’accepter reviendrait à devoir rappeler certains principes de base de la liturgie et à corriger les nombreux abus qui ont été introduits dans les célébrations paroissiales au point de passer aujourd’hui pour des pratiques habituelles. Or « rappeler » et « corriger » sont deux verbes qui font horreur à un épiscopat décidé depuis longtemps à laisser la liturgie aller à vau-l’eau. Et pourtant, « il appartient aux évêques d’extirper ces abus », avait dit le Bx Jean-Paul II dans sa Lettre apostolique Vicesimus quintus annus du 4 décembre 1988. Apparemment ce n’est pas au programme de la Conférence des Evêques de France... ce qui explique pourquoi les fidèles ont tant de difficultés à trouver des messes célébrées dans le respect de la « forme ordinaire ».

 

Pro Liturgia

1er jour : Saint Joseph, mémoire du Père

A ton image, Saint Joseph, puissions-nous vivre nos vies dans l’écoute et le respect de tous ceux et celles que nous rencontrons. Aide-nous à nous recevoir comme fils et fille du Père

 

Je vous salue Joseph + Notre-Père + Je vous salue Marie + Gloire au Père

 

 


2ème jour : Saint Joseph, un guide pour l’homme d’aujourd’hui

Saint Joseph, tu peux être appelé le Saint de l’Incarnation. Nous te demandons, Saint Joseph, d’être et de demeurer pour nous un modèle d’homme et de père juste et responsable dont le monde d’aujourd’hui a besoin pour sauver nos familles tellement menacées.

 

Je vous salue Joseph + Notre-Père + Je vous salue Marie + Gloire au Père

 

 


3ème jour : Saint Joseph et la maison familiale

Que nos maisons puissent accueillir Marie et l’Enfant-Jésus. Ne craignons pas d’accueillir la Sainte Famille à notre table. Saint Joseph, protecteur de la famille, aide-nous à comprendre le sens de la paternité véritable afin que les pères de familles retrouvent leur identité profonde.

 

Je vous salue Joseph + Notre-Père + Je vous salue Marie + Gloire au Père

 

 


4ème jour : Saint Joseph, modèle d’incarnation

Saint Joseph, devant l’Annonciation tu te mets à l’école de l’acceptation d’une solitude humaine totale pour vivre finalement avec Marie. Saint Joseph, explique-nous combien il est important de ne pas rompre les liens affectifs et conjugaux dans l’épreuve. Aide-nous dans nos familles à triompher de toute solitude, de toute révolte, de tout divorce et de toute séparation.

Je vous salue Joseph + Notre-Père + Je vous salue Marie + Gloire au Père

 

 


5ème jour : Saint Joseph, lumière dans nos nuits

Saint Joseph, tu as été dans l’inquiétude de ne pas offrir à ta famille un lieu pour la nativité et tu as reçu dans l’obéissance et dans la confiance le lieu de l’oubli total : la crèche. Au-delà de nos nuits et de nos pauvretés, Saint Joseph, apprends-nous à accueillir l’Enfant-Jésus dans notre cœur.

 

Je vous salue Joseph + Notre-Père + Je vous salue Marie + Gloire au Père

 

 


6ème jour : Saint Joseph, protecteur dans la maladie

Saint Joseph, aide-nous à ne pas nous replier sur nous-mêmes dans l’épreuve et la maladie ; encourage-nous à nous ouvrir à la seule volonté du Père sur le chemin des béatitudes. Nous te confions spécialement nos malades.

 

Je vous salue Joseph + Notre-Père + Je vous salue Marie + Gloire au Père

 

 


7ème jour : Saint Joseph, protecteur de l’Eglise

Saint Joseph, gardien de l’Agneau, protecteur de la Sainte Famille , tu es devenu, par la grâce du Père, le gardien de l’Eglise. Enseigne-nous à aimer l’Eglise, à lui être toujours fidèle dans l’Eucharistie, dans la prière et par le témoignage de notre amour inconditionnel.

 

Je vous salue Joseph + Notre-Père + Je vous salue Marie + Gloire au Père

 

 


8ème jour : Saint Joseph est au cœur de la communion fraternelle

Par l’union aux Cœurs de Jésus et de Marie, nous communions au cœur doux et juste de Joseph. Saint Joseph, apprend-nous à être amour et instrument de paix dans notre vie quotidienne pour tous ceux et celles qui attendent notre aide.

 

Je vous salue Joseph + Notre-Père + Je vous salue Marie + Gloire au Père

 

 


9ème jour : Saint Joseph, patron de la bonne mort et des âmes du Purgatoire

Jésus, Marie, Joseph, priez pour nous et tous les membres de nos familles au moment de la mort. Nous vous confions spécialement tout ceux et celles qui nous sont chers, surtout nos défunts. Que le Seigneur les accueillent dans son paradis où tous ensemble ils jouissent de la béatitude éternelle.

Je vous salue Joseph + Notre-Père + Je vous salue Marie + Gloire au Père

 

 

_______________________

 

 

 

 

Autres neuvaines à Saint Joseph avec des priants du monde entier...

 

          

A son retour à Rome, par une belle après-midi ensoleillée, le Pape aurait confié à une journaliste : "Il fait beau aujourd'hui !".
Ces propos ont aussitôt soulevé dans le monde entier une immense émotion et alimentent une polémique qui ne cesse de grandir.
Quelques réactions :



 

Le maire de Bordeaux : "Alors même que le pape prononçait ces paroles, il pleuvait à verse sur Bordeaux ! Cette contre-vérité, proche du négationnisme, montre que le pape vit dans un état d'autisme total. Cela ruine définitivement, s'il en était encore besoin, le dogme de l'infaillibilité pontificale !"



 

Le Grand Rabbin de France : 'Comment peut-on encore prétendre qu'il fait beau après la Shoah ?'



 

Le titulaire de la chaire d'astronomie au Collège de France :"En affirmant sans nuances et sans preuves objectives indiscutables qu'il fait beau aujourd'hui, le pape témoigne du mépris bien connu de l'Église pour la Science qui combat ses dogmes depuis toujours. Quoi de plus subjectif et de plus relatif que cette notion de "beau" ? Sur quelles expérimentations indiscutables s'appuie-t-elle ? Les météorologues et les spécialistes de la question n'ont pas réussi à se mettre d'accord à ce sujet lors du dernier Colloque International de Caracas. Et Benoît XVI, ex cathedra, voudrait trancher, avec quelle arrogance ! Verra-t-on bientôt s'allumer des bûchers pour tous ceux qui n'admettent pas sans réserve ce nouveau décret ?



 

L'Association des Victimes du Réchauffement Planétaire : "Comment ne pas voir dans cette déclaration provocatrice une insulte pour toutes les victimes passées, présentes et à venir, des caprices du climat, inondations, tsunamis, sécheresse ? Cet acquiescement au "temps qu'il fait" montre clairement la complicité de l'Église avec ces phénomènes destructeurs de l'humanité, il ne peut qu'encourager ceux qui participent au réchauffement de la planète, puisqu'ils pourront désormais se prévaloir de la caution du Vatican.



 

L'association féministe Les Louves : "Pourquoi "il" fait beau et pas "elle" ? Le pape, une fois de plus s'en prend à la légitime cause des femmes et montre son attachement aux principes les plus rétrogrades. En 2009, il en est encore là, c'est affligeant !"


 

La Ligue des Droits de l'Homme : "Ce type de déclaration ne peut que blesser profondément toutes les personnes qui portent sur la réalité un regard différent de celui du pape. Nous pensons en particuliers aux personnes hospitalisées, emprisonnées, dont l'horizon se limite à quatre murs ; et aussi à toutes les victimes de maladies rares qui ne peuvent percevoir par leurs sens l'état de la situation atmosphérique. Il y a là, sans conteste, une volonté de discrimination entre le "beau", tel qu'il devrait être perçu par tous, et ceux qui ressentent les choses autrement. Nous allons sans plus tarder attaquer le pape en justice.

 

A Rome, certains membres de la Curie ont bien tenté d'atténuer les propos du pape, prétextant son grand âge et le fait qu'il ait pu être mal compris, mais sans succès jusqu'à présent.

Le temps du Carême, avec toute la tradition biblique et chrétienne qui en caractérise l’histoire, la signification théologique et l’origine liturgique, est aussi, nécessairement, un temps de jugement. Les pratiques traditionnelles de la prière, du jeûne et de l’aumône, se traduisent nécessairement, pour ceux qui le vivent de manière non superficielle, en un jugement sur leur propre vie, sur ce qui compte réellement, sur toutes les énergies qu’ils déploient dans ce qui n’est pas vraiment nécessaire, et sur la manière selon laquelle ils pourraient vivre réellement de manière plus profonde, plus engagée, et, en conséquence, authentique. Mais, en plus du jugement personnel sur leur propre existence, le Carême rappelle aussi, avec force, la réalité du « jugement en soi », c’est-à-dire cette vérité de foi qui annonce que tout homme est responsable de ses propres actions ; et donc – du latin « respondeo » - il devra répondre devant le Seigneur de la Vie, au jugement particulier, après la mort de chacun, et au jugement universel à la fin des temps.

 

 

 

Comme l’a rappelé le Pape Benoît XVI dans l’Encyclique Spe Salvi, « déjà dès les tout premiers temps, la perspective du Jugement a influencé les chrétiens jusque dans leur vie quotidienne en tant que critère permettant d'ordonner la vie présente, comme appel à leur conscience et, en même temps, comme espérance dans la justice de Dieu » (41). Dans ce sens, le Carême, avec ses rites, l’invitation à la sobriété, les pratiques pénitentielles pieuses etc., est une grande école de jugement et d’espérance, et un « domaine sacré », dans lequel les consciences peuvent être rééduquées ou éduquées à la reconnaissance de la présence du mystère dans leur propre existence. L’art sacré, l’art authentique, a exprimé depuis toujours cette conscience et cette certitude : « Dans la structure des édifices sacrés chrétiens, qui voulaient rendre visible l'ampleur historique et cosmique de la foi au Christ, il devint habituel de représenter sur le côté oriental le Seigneur qui revient comme roi – l'image de l'espérance –, sur le côté occidental, par contre, le jugement final comme image de la responsabilité pour notre existence, une représentation qui regardait et accompagnait les fidèles sur le chemin de leur vie quotidienne » (ibid.). Alors, le jugement ne doit pas être vécu comme quelque chose de menaçant, de ténébreux ou de lointain de la vie de chacun. Le jugement, qui est rappelé aussi par le temps du Carême, n’est rien d’autre que « le resplendissement », l’expression de la responsabilité et donc, pourrions-nous dire, un hymne à la liberté qui est appelée à travailler pou le vrai et pour le bien, dans l’amour. « Dieu est justice et crée la justice. C'est cela notre consolation et notre espérance. Mais dans sa justice il y a aussi en même temps la grâce. Nous le savons en tournant notre regard vers le Christ crucifié et ressuscité. Justice et grâce doivent toutes les deux êtres vus dans leur juste relation intérieure. La grâce n'exclut pas la justice. Elle ne change pas le tort en droit. Ce n'est pas une éponge qui efface tout, de sorte que tout ce qui s'est fait sur la terre finisse par avoir toujours la même valeur » (Spe Salvi n. 44). Que le Carême soit un temps pour une récupération effective et affective de cette certitude.

 

Fides

« Ce qui nous réunit aujourd'hui, c'est un sentiment d'inquiétude. Le peuple chrétien se sent menacé dans des éléments fondamentaux de sa foi et de sa vie, et il ne peut plus se taire. (...) Il serait hypocrite de minimiser le sérieux de la crise. C'est dans la mesure où nous minimiserions ce sérieux que nous ne serions plus disposés à nous battre pour la combattre. (...) En face de cette crise, nous sentons qu'il faut que nous parlions. Nous avons le devoir de parler... ». Ces mots sont ceux du Cardinal Daniélou au Colloque des Intellectuels qui s'est tenu à Strasbourg en 1971 (Groupe "Fidélité et Ouverture"). Nous aussi, il nous faut encore parler aujourd'hui car il est devenu inutile de se voiler la face et de faire comme s'il n'y avait pas de problèmes liturgiques en France : tout le monde le sait, tout le monde le constate, il y en a et ils sont très nombreux. Ces "abus" - reconnus par Jean-Paul II puis par Benoît XVI - ne seraient pas graves en eux-mêmes s'ils n'étaient pas, en vertu de la règle "lex orandi, lex credendi", les signes d'une perte de la foi - pour ne pas dire un signe d'apostasie dans certains cas - et le témoignage de ce que dans les paroisses ou même dans les diocèses, beaucoup ont perdu le "sensus Ecclesiae" et sont bien décidés à ne plus tenir compte de ce qu'enseigne l'Eglise, de ce que dit le Pape. Voilà pourquoi nous pensons que le temps est venu de dénoncer ces abus haut et fort. Nous disons bien "dénoncer des abus". Il ne sera donc pas question de polémiquer ou d'exacerber les esprits, encore moins d'attaquer des personnes, mais simplement de montrer qu'en France, le droit des fidèles à bénéficier de la liturgie de l'Eglise, telle qu'elle est définie dans le Missel romain, n'est plus respecté. Concrètement, que pouvons nous faire ? Nous allons donc demander trois choses à toutes les personnes souffrants de ne pas trouver une liturgie véritablement catholique, à savoir :

 

 

 

·         De réaliser tout d'abord un effort personnel de connaissance de la liturgie en relisant bien attentivement la Constitution Sacrosanctum Concilium et la "Présentation Générale du Missel Romain".

 

·         De nous signaler les abus constatés (via par e-mail) en nous donnant des témoignages précis, des faits concrets avérés (se contenter de généralités n'aurait aucune portée). Parmi les abus les plus courants :

- La suppression ou la modification de certains rites prévus par le Missel romain;

- L'indigence (sur le plan verbal et musical) des chants introduits dans les célébrations;

- L'introduction de pratiques non-liturgiques (rondes, applaudissements, collages de papiers... etc.);

- L'omission du port des vêtements liturgiques (chasuble) ou le port de vêtements qui enlaidissent le culte (aubes-sacs);

- La mise en place d'un mobilier (autels, chaises, ambon, micros... etc.) qui enlaidissent et/ou encombrent le chœur des églises;

- La présence de fidèles laïcs dans les chœurs des églises ou même à proximité des autels;

- L'interdiction faite à des prêtres de célébrer des messes de funérailles;

- L'interdiction faite de chanter du grégorien;

- L'interdiction faite de célébrer en latin la forme ordinaire du rite romain;

- L'incitation faite au cours de sessions de formation liturgique ou au cours de réunions de prêtres à ne pas tenir compte des directives magistérielles;

- Le renvoi ou la réduction au silence de prêtres, de maîtres de chœurs, d'organistes refusant d'appliquer les directives d'équipes liturgiques qui contredisent le Missel romain;

- Etc.

 

·         De diffuser aussi largement que possible le présent appel.

 

Un dossier pourra ainsi être constitué, et opposé à ceux qui nient ces abus bien réels ou cherchent un peu trop facilement à éconduire les fidèles qui, individuellement, s'en plaignent. Un tel dossier pourra être transmis à qui de droit avec la garantie du respect de l'anonymat de toutes les personnes impliquées.

 

Pro Liturgia

Le temps fort du Carême nous renvoie à l’expérience de Jésus dans le désert où « poussé par l’Esprit Saint, il resta quarante jours, tenté par Satan » (Marc 1, 12). Il se retira en ce lieu pour se préparer à sa mission publique. Durant ce temps, Jésus fut assailli par l’épreuve des tentations, quand Satan se présenta à Lui, en cherchant de le détourner de Sa Mission, celle de sauver le genre humain par la Croix. La tentation fait partie de la vie ; il n’y a pas de chemin authentique vers la sainteté, qui est imitation du Christ, qui ne soit sujet aux tentations, à l’épreuve, à la nuit de la foi… En regardant Jésus précisément, comment Il a affronté le Malin et ses tentations, le chrétien trouve la voie pour les surmonter et pour les vaincre :

 

 

 

Un commentaire de Saint Augustin sur le Psaume 60 est célèbre. Nous l’avons lu dans l’Office des Lectures du 1er Dimanche de Carême, à propos des tentations : « Notre vie durant ce pèlerinage, ne peut être exempt d’épreuves, et notre progrès se réalise par la tentation. Personne ne peut se connaître soi-même, s’il n’est pas tenté, et il ne peut être couronné s’il n’a pas vaincu, et il ne peut vaincre sans combattre ; mais le combat suppose un ennemi, une épreuve… Nous lisions à présent dans l’Evangile que le Seigneur Jésus était tenté par le Diable dans le désert. Précisément, le Christ fut tenté par le Diable, mais dans le Christ, tu étais tenté toi aussi. Parce que le Christ a pris de toi sa chair, mais de lui ton salut, de toi la mort, de lui la vie, de toi l’humiliation, de lui ta gloire, et il a donc pris de toi sa tentation, de lui, ta victoire. Si nous sommes tentés en lui, ce sera précisément en lui que nous vaincrons le Diable. Tu arrêtes ton attention au fait que le Christ a été tenté ; pourquoi ne considères-tu pas aussi qu’il a vaincu ? Ce fut toi à être tenté en lui, mais tu reconnais aussi que, en lui, tu es vainqueur. Il aurait pu tenir le diable loin de lui ; mais, s’il ne s’était pas laissé tenter, il ne t’aurait pas enseigné à vaincre quand tu es tenté ».

Le secret d’une vie authentiquement chrétienne consiste précisément à vivre « dans le Christ », c’est-à-dire en communion étroite avec Lui, par la prière, les Sacrements, la charité fraternelle. Tout ce qui unit au Christ me porte au-delà de la tentation qui cherche précisément à me détacher de Lui. En effet, toute tentation se reconnaît par le fait qu’elle est « une tentative » pour éloigner de l’Evangile vécu, de la Parole de Dieu qui appelle à la communion intime avec Jésus. Alors, si l’on veut vaincre, on doit rester dans le Christ ! Saint Augustin le déclare clairement : « Si nous sommes tentés en lui, ce sera précisément en Lui que nous vaincrons ». Le secret pour vaincre les tentations, pour surmonter toutes les formes d’épreuves, réside donc en cela : « demeurer dans le Christ Jésus ». Le Seigneur le déclare de manière claire (Jean 15, 5-6) : « Je suis la vigne ; vous, les sarments. Celui qui demeure en moi, et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit ; car hors de moi vous ne pouvez rien faire. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment et il se dessèche ; on les ramasse et on les jette au feu et ils brûlent ». La tentation est comme un feu, si tu lui donnes satisfaction, tu vas finir en lui et tu « brûles ». Voilà pourquoi dans le Notre Père, nous demandons à Dieu, comme Jésus nous l’a enseigné, de « ne pas nous laisser succomber à la tentation » (Matthieu 6, 13), de nous aider, c’est-à-dire, d’être préservés d’entrer dans la tentation, et d’en sortir si nous y sommes entrés.
La prière est fondamentale pour reconnaître la tentation et pour la surmonter ; mais si l’homme ne « fait pas le désert » en lui, s’il ne se met pas seul devant Dieu Seul, s’il ne rentre pas au plus intime de lui-même, il lui sera difficile, voire même impossible, de prier. Pour prier vraiment, on doit se mettre en Présence de Dieu, et Dieu, nous ne le trouvons pas dans le tapage, dans le bruit, dans le vacarme, mais dans le silence ; nous ne le rencontrons pas dans l’exaltation mais dans l’humiliation du moi qui, jour après jour, doit faire marche arrière : non vers la grandeur mais vers la petitesse. Dieu, en effet, se révèle aux petits, il cherche la foi des simples ; les grandes entreprises ne l’impressionnent pas, comme cela se passe pour nous ; Il scrute le cœur de l’homme et se réjouit de son humilité. Quand Dieu trouve un cœur vraiment humbles, alors il y réalise des merveilles de grâces, et réalise exactement ce que Jésus promet : « Si vous ne retournez pas à la condition d’enfants, vous ne pourrez pas entrer dans le Royaume des Cieux » (Matthieu 18, 3). Un cœur qui se fait toujours plus humble attire le ciel sur la terre ! Une telle âme, selon la belle expression de Saint Antoine Abbé, « respire le Christ », et ne craint pas les démons. « Connaissez les pièges des démons, sachez combien ils sont féroces et pourtant faibles. Ne les craignez pas, mais respirez toujours le Christ, et ayez foi en Lui. Vivez comme si vous deviez mourir chaque jour, veillez sur vous-mêmes, et rappelez-vous les exhortations que vous avez entendues de moi. Cherchez, vous aussi, de vous unir toujours avant tout au Seigneur et puis aux Saints, pour que, après votre mort, ils vous accueillent dans les demeures éternelles comme des amis et des membres de leur famille. Pensez à cela, et comprenez-le » (Extrait de la vie de Saint Antoine Abbé, écrite par Saint Athanase).

« Rester avec Jésus » veut dire « respirer Jésus », et dans cette expression, il y a toute la beauté de cette vérité de foi : Jésus est aussi en nous ! Je ne dois pas le chercher seulement en dehors de moi, mais, comme Augustin, je dois le trouver au-dedans de moi : « Je T’ai aimée tardivement, beauté si ancienne et si nouvelle, je t’ai aimée tardivement : Et voilà que tu, étais au-dedans de moi, et moi en dehors, et c’est là que je te cherchais, et dans les beautés que tu as créées, je me jetais, difforme. Tu étais avec moi, mais moi je n’étais pas avec toi. Loin de toi, elles mes tenaient ces choses qui, si elles n’étaient pas en toi, n’existeraient pas. Tu as appelé, et tu as crié, et tu as brisé ma surdité, tu as resplendi, tu as montré ta splendeur et tu as dissipé ma cécité, tu as répandu ton parfum, et j’ai respiré et aspiré à toi, j’ai goûté et j’ai faim et soif, tu m’as touché, et je me suis enflammé dans ta paix » (Confessiones, X, 27, 38).

 

Fides

Dans la Lettre qu’il avait adressée aux évêques pour leur expliquer les raisons du Motu proprio Summorum pontificum, le Pape Benoît XVI avait souligné que beaucoup de personnes ont voulu retrouver l’ancienne liturgie en premier lieu parce qu’ « en de nombreux endroits on ne célébrait pas fidèlement selon les prescriptions du nouveau Missel [et que] celui-ci finissait par être interprété comme une autorisation, voire même une obligation de créativité [qui] a souvent porté à des déformations de la Liturgie à la limite du supportable. » Quelques lignes plus loin, le Souverain Pontife soulignait la nécessité d’un enrichissement réciproque des formes du rite romain et demandait que dans la célébration de la Messe selon le Missel de Paul VI [apparaisse] de façon plus forte que cela ne l’a été souvent fait jusqu’à présent, cette sacralité qui attire de nombreuses personnes vers le rite ancien, la « meilleure garantie pour que le Missel de Paul VI puisse unir les communautés paroissiales et être aimé de leur part [étant] de célébrer avec beaucoup de révérence et en conformité avec les prescriptions » pour rendre « visible la richesse spirituelle et la profondeur théologique de ce Missel. » Or, en France, rien de ce qui a été demandé dans cette Lettre de Benoît XVI n’a trouvé un commencement d’application : il suffit de consulter les sites internet des diocèses pour voir que les évêques - à l’exception de trois ou quatre d’entre eux - encouragent de façon très officielle les prêtres qui « déforment la liturgie » et refusent de célébrer « en conformité avec les prescriptions du Missel actuel. » Les rares Messes célébrées ici et là selon la forme « extraordinaire » ne sont donc qu’un paravent... car derrière se poursuit la dévastation de la liturgie. Ce n’est pas ce que voulait Benoît XVI.

 

faculte--the-ologie-marxisme.jpg

mgr castetMgr Castet : « le Concile nous réapprend que la célébration du Mystère eucharistique ne peut se vivre que dans la grande tradition du Mystère de l’Eglise. Il ne faut pas oublier qu’à l’égal de la profession de foi, ce qui est célébré dit le contenu de la foi, donc il ne peut pas être manipulé, ou créé par spontanéisme. (...) Il est peut être temps de revenir à ce qu’a dit le Concile et non pas à ce mythique « esprit du Concile », à la manière des trotskistes réinterprétés, qui veulent que la roue tourne toujours sans jamais s’arrêter. Or, dans le Concile, il y a ce qui est dit dans son objectivité. Comme l’a dit Jean-Paul II, les textes n’ont rien perdu de leur éclat, même si, comme tous les textes de la tradition, ils s’enrichissent des autres apports du magistère, des encycliques, des textes interprétatifs, de ce que vit l’Eglise dans son pèlerinage historique, etc. (...) Il y a eu cette idée géniale du pape Benoît XVI de considérer la messe dite de Jean XXIII (qui nous vient de saint Grégoire (1)) non pas comme une ancienne forme, mais comme une forme extraordinaire du rite romain, réaffirmant la filiation directe du missel de 1969 avec celui de 1572. Dans le missel dit de Paul VI, l’écrasante majorité des textes liturgiques vient de l’ancien missel (85 %). Il y a très peu de temps, la Conférence épiscopale britannique et d’autres pays anglophones ont fait, à la demande du Saint Siège, une « traduction authentique ». A la suite d’autres traductions, nous avons eu une forme « interprétative », une affirmation dogmatique dans laquelle l’aspect sacrificiel est légèrement amoindri. Un exemple d’édulcoration dogmatique, dans le Confiteor : « mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa. Ideo precor beatam Mariam semper Virginem » : non pas la Vierge Marie, mais la bienheureuse Vierge Marie toujours vierge, c’est différent ; l’autre n’est pas faux, mais est amoindri. A plusieurs reprises, il y a ces édulcorations. De même, « reconnaissons que nous sommes pêcheurs » nous désengage, car c’est global, ce sont nos péchés. Ce n’est pas dramatique, mais je pense qu’il y a une attente, qui devrait être résolue rapidement, je l’espère, d’une traduction plus authentique en continuité avec la tradition. C’est aussi le cas des prières eucharistiques, ou de la manifestation de l’espérance lors de l’embolisme du Pater ; de même l’Orate fratres, qui manifeste l’aspect sacrificiel de manière plus forte que ce que l’on dit ; et encore le consubstantiel du Credo : « consubstantiel » ne veut pas dire « de même nature » ; et puis dans le Pater, on ne peut pas dire « ne nous soumets pas à la tentation » ; je trouve que la traduction qui devrait être retenue est « ne permets pas que nous soyons induits en tentation » ; ce serait mieux. Nous devons avancer vers cela. Il y a la liturgie et puis il y a la rectitude de la célébration. Le respect, la proclamation de la foi ne peuvent pas être faits par des chansonnettes. La liturgie n’est pas ce que je célèbre de moi-même, ni ce que ressens, mais ce que je reçois de l’Eglise et ce à quoi je m’unis. C’est cela la liturgie de l’Eglise catholique, l’entrée dans la grande tradition de foi de l’Eglise catholique. (...) »

 

(Cf. Revue de la Lieutenance de France de l’Ordre du Saint Sépulcre de Jérusalem, n°74, Mars 2012)

A vrai dire, c’est davantage les missels successifs - y compris celui de Paul VI - qui plongent leurs racines dans

l’œuvre de S. Grégoire. Quant à la messe telle qu’elle est aujourd’hui mise en œuvre avec le Missel du Bx Jean XXIII,

il n’est pas sûr qu’en la voyant S. Grégoire pourrait y reconnaître la liturgie qu’il a lui-même célébrée (NDLR)

« Chers amis, comme Paul, témoignez du Ressuscité ! Faites-le connaître à tous ceux qui, parmi les jeunes et les adultes, sont en recherche de la « grande espérance » qui donne sens à leur existence. Si Jésus est devenu votre espérance, dites-le aussi aux autres avec votre joie et votre engagement spirituel, apostolique et social. Habités par le Christ, après Lui avoir répondu avec votre foi et lui avoir donné toute votre confiance, diffusez cette espérance autour de vous. Faites des choix qui manifestent votre foi : montrez que vous avez compris les pièges de l’idolâtrie de l’argent, des biens matériels, de la carrière et du succès, et ne vous laissez pas attirer par ces fausses chimères. Ne cédez pas à la logique de l’intérêt égoïste, mais cultivez l’amour du prochain et efforcez-vous de vous mettre vous-mêmes et vos capacités humaines et professionnelles au service du bien commun et de la Vérité, toujours prêts à répondre « à qui vous demande raison de l’Espérance qui est en vous » (1 Pierre 3, 15). Le chrétien authentique n’est jamais triste, même s’il se trouve à devoir affronter diverses épreuves, parce que la présence de Jésus est le secret de sa joie et de sa paix. »

 

 

>>> Message de la JMJ 2009 à lire intégralement <<<

Liens (1)

 

 

 

 

 

 

logofc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







 

 

 

 

Intentions de prières

 

Actualité du livre

 

 

 

 


 

 

 

Admin / Twitter

oiseau-twitter2.gif

 

 

Depuis janvier 2006,
site administré par de
jeunes laïcs catholiques.
 
 
CONTACT
 

 


 

 
coolpape.jpg