Au cours de l'audience générale de ce mercredi en la Salle Paul VI, le Pape a rappelé que, dimanche dernier, avait commencé la semaine de prière pour l'unité des chrétiens qui, cette année, s'inspire des paroles d'Ézéchiel : « Qu'ils ne fassent qu'un dans ta main » (37,17). « La pleine unité pour laquelle le Seigneur a prié et à laquelle tous ses disciples doivent tendre inlassablement - a dit le Saint-Père - est liée à la vie et à la mission même de l'Eglise dans le monde.



Il est donc important que chaque communauté chrétienne prenne conscience de l'urgence de travailler par tous les moyens possibles pour atteindre cet indispensable objectif ». Benoît XVI a souligné que « bien que l'unité soit surtout un don du Seigneur, il faut aussi l'implorer d'une prière incessante et confiante, en sortant de nous-mêmes et en nous adressant à Dieu. Voilà l'invitation, pour cette semaine, qui est adressée aux croyants chrétiens de toutes les Eglises et communautés ecclésiales; répondons-y avec générosité ».
Il ressort du texte du prophète Ezéquiel, a-t-il ajouté, que « le Seigneur désire que tout son peuple marche avec patience et persévérance vers la pleine unité. Cet engagement suppose une humble adhésion et une obéissance docile au commandement du Seigneur qui le bénit et le rend fécond. La vision d'Ezéchiel devient particulièrement éloquente pour tout le mouvement œcuménique car elle exige un authentique renouvellement intérieur pour tous les membres du Peuple de Dieu, que seul le Seigneur peut réaliser. La semaine de prière pour l'unité des chrétiens nous encourage tous à une conversion sincère et à une écoute toujours plus docile de la Parole de Dieu ».


 


Liens :
Catholiques et orthodoxes vers un accord sur la question du primat + La recherche œcuménique est une priorité pour Benoît XVI + Benoît XVI salue le 10ème anniversaire de la déclaration sur la justification + Audience Générale du 21 janvier : Unité des chrétiens

L'Homme Nouveau revient sur les 40 ans de la légalisation en France de la pilule : « On se souvient à cet égard du commentaire du grand maître de la Grande Loge de France, Pierre Simon (cofondateur du Planning familial) : « La bataille de la contraception fut beaucoup plus longue et pénible que la lutte pour l’avortement. Une fois la contraception entrée dans les moeurs et reconnue par la loi Neuwirth, l’avortement fut examiné en son temps. L’avenir nous donna raison. Pour inverser une formule célèbre : nous avions gagné la guerre, il ne nous restait plus qu’à livrer une bataille » [Voir aussi "Franc-maçonnerie et contraception". NDLR]. C’est dire si la culture de mort commence avec la « culture de la contraception » plus encore qu’avec l’avortement légalisé. La mentalité contraceptive va impliquer des mutations substantielles dans notre société que l’I.V.G. ne fera qu’avaliser par un nouveau « saut qualitatif », brusque certes, mais dans la logique de cette révolution contraceptive. Contraception et avortement sont les deux mâchoires de la même tenaille maniée légalement par la même culture de mort qui arrache l’enfant à sa mère et à la démographie française. Les statistiques elles-mêmes en témoignent : près de deux grossesses non prévues sur trois surviennent chez des femmes déclarant utiliser un moyen contraceptif et la moitié de ces grossesses se termine par un avortement. Outre qu’elle a largement favorisé la licence des moeurs (portant atteinte au mariage et aux familles nombreuses), la mentalité contraceptive conduit inexorablement à l’augmentation de l’avortement (notamment pour les grossesses précoces dont trois sur cinq finissent ainsi), au contraire de ce que prétendent les ministres successifs de la « santé ». Présenté comme une liberté et un « droit », l’avortement sous toutes ses formes est, en effet, considéré comme l’ultime remède (d’extrême urgence) de la palette contraceptive, d’autant plus qu’on peut maintenant le pratiquer à domicile par l’ « I.V.G. médicamenteuse », comme pilule de la mort ! [...] Quarante ans après la loi Neuwirth, tandis que la France connaît l’un des taux de contraception les plus élevés au monde (seules 5 % des femmes concernées n’utilisent aucune méthode contraceptive), le nombre d’avortements ne diminue toujours pas et aurait même plutôt tendance à s’accroître (plus de 220 000 par an, dont plus de 13 000 mineures), vérifiant la funeste loi de solidarité et de prolongement entre la contraception et l’avortement ».

 

Lu sur le Salon Beige

« La famille - a dit le Pape à la messe de clôture de la rencontre mondiale des familles - est un fondement indispensable pour la société et les peuples, et un bien irremplaçable pour les enfants, dignes d'être mis au monde comme le fruit de l'amour, du don total et généreux de leurs parents. la famille est le lieu primordial de l'éducation de la personne. Elle est une vraie école d'humanité et de valeurs pérennes. Il n'est donné à personne d'être ce qu'il est ». Le Saint-Père a souligné que « nous avons reçu la vie d'autres personnes, et qu'elle se déroule et grandit avec les vérités et valeurs que nous apprenons dans notre relation et communion avec les autres. Ainsi, la famille fondée sur le mariage indissoluble entre un homme et une femme exprime cette dimension relationnelle, filiale et communautaire, et est le lieu ou l'être humain peut naître dans la dignité, grandir et se développer complètement ». « Toutefois, ce travail éducatif rencontre des difficultés face à un faux concept de liberté, dans lequel le caprice et les impulsions subjectives de l'individu sont exaltées au point d'enfermer chacun dans la prison de son propre moi. La vraie liberté de l'être humain provient d'avoir été créé à l'image et à la ressemblance de Dieu, et doit donc être exercée avec responsabilité en choisissant toujours le vrai bien pour qu'il se convertisse en amour, au don de soi-même. Il faut pour cela, plus que des théories, la proximité et l'amour qui caractérisent la communauté familiale. Le foyer est le lieu où l'on apprend à vivre dans la vérité, à valoriser la vie et la santé, la liberté et la paix, la justice et la vérité, le travail, la concorde et le respect ». Le Saint-Père a souligné la nécessité du « témoignage et de l'engagement public de tous les baptisés pour réaffirmer la dignité et la valeur unique et irremplaçable de la famille fondée sur le mariage d'un homme et d'une femme et ouvert à la vie, et du témoignage de la vie humaine dans toutes ses étapes. Il faut promouvoir des moyens législatifs et administratifs qui protègent les droits inaliénables des familles, nécessaires pour mener à bien leur extraordinaire mission ».

 

Après avoir exprimé sa proximité et assuré sa prière « aux familles qui donnent un témoignage de fidélité dans des circonstances particulièrement difficiles », Benoît XVI a conclu en encourageant les nombreuses familles « qui vivant parfois au milieu de contrariétés et d'incompréhensions, donnent un exemple de générosité et de confiance en Dieu », et a souhaité qu'ils obtiennent les aides nécessaires. Il a aussi mentionné les familles « qui souffrent de pauvreté, de maladie, d'être mises en marge de la société ou issues de l'émigration et plus spécialement les familles chrétiennes persécutées à cause de leur foi ». Avant de conclure, le Pape a confié toutes les familles du monde à la protection de la Vierge Marie « si vénérée sur la noble terre mexicaine sous le vocable de Notre-Dame de Guadalupe ».

Quatre jeunes catholiques âgés de 20 à 24 ans ont été condamnés lundi par le tribunal républicain de Pau à suivre un stage de citoyenneté de deux jours pour avoir détruit des distributeurs de préservatifs fin août 2008 à Pau en expliquant lors de leur interpellation avoir agi par conviction religieuse. Motif invoqué par le tribunal ? : « Ce n'est pas la loi d'une église mais celle de la République qui s'applique quelles que soient les convictions religieuses ». En 39-45, c'était déjà le même discours. Les lois du "Reich" s'appliquaient contre la majorité des catholiques en résistance. Que ces jeunes gens se rassurent, au jugement final, c'est le Tribunal de Dieu qui aura le dernier mot, pas celui de la "République" ! 

Chœur à trois voix composé à l'intention des troupes servant Outre-mer. Il fut lancé par Radio Saigon en 1948.

 

 

 

 

 

R. Oh ! Douce France,

Mon beau pays

Lieu de mon enfance,

Du bonheur, des chansons et des rires

Ta souvenance berce ma dolence

D'un chant d'espérance.

 

 

 

1. Hélas sur cette terre

Où je suis exilé,

Mon âme est solitaire

Et mon cœur désolé.

J'attends chaque jour

Le moment du retour.

 

 

 

2. Ici ton cher visage

Eclaire nos destins.

Pour garder bon courage

On pense aux clairs matins

Qui chassaient toujours

L'ombre des mauvais jours.

 
      

L’année 2008 vient tout juste de se terminer avec un lourd bilan de violences et de persécutions contre les chrétiens dans le monde. Des régions qui, pendant de nombreuses années, avaient été à l’abri de l’intolérance, et avaient vu vivre ensemble dans le respect des différentes appartenances chrétiennes et hindoues ou musulmanes, se sont transformées en de véritables et propres champs de bataille où la violence et la haine ont remplacé le bon sens et le respect. Ce qui fait peur en outre, c’est que, durant cette année, les persécutions n’ont pas été seulement l’expression d’une haine profonde comme celles de type racial, et donc répandue chez les non chrétiens, mais ont été le produit de législations et de politiques fortement anti chrétiennes, dont la responsabilité revient à chacun de ces gouvernements. Cela entraîne une aggravation substantielle du caractère de ces persécutions, souvent inspirées et guidées d’en-haut ou vaguement tolérées par les institutions. Ce n’est pas par hasard que le Saint-Père, le Pape Benoît XVI a rappelé et déclaré récemment, dans son discours au premier Séminaire organisé par le Forum Catholique-Musulman organisé par le Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux : « Les responsables politiques et religieux ont la tâche d'assurer le libre exercice de ces droits dans le plein respect de la liberté de conscience et de la liberté de religion pour chacun. Les responsables politiques et religieux ont la tâche d'assurer le libre exercice de ces droits dans le plein respect de la liberté de conscience et de la liberté de religion pour chacun. La discrimination et la violence dont aujourd'hui encore les communautés religieuses font l'expérience à travers le monde, et les persécutions souvent violentes dont elles sont l'objet, représentent des actes inacceptables et injustifiables, et bien plus graves et déplorables quand ils sont perpétrés au nom de Dieu. Le nom de Dieu ne peut être qu'un nom de paix et de fraternité, de justice et d'amour. Nous sommes appelés à démontrer, par nos paroles mais surtout par nos actions, que le message de nos religions est incontestablement un message d'harmonie et de compréhension mutuelle ». (Audience du 6 novembre 2008). Mais ce n’est pas seulement le champ de bataille de l’affrontement entre religions où le Christianisme est combattu avec ténacité et avec cruauté. Le soi-disant laïcisme moderne, compris comme épuration de l’homme de son appartenance religieuse et de son identité culturelle elle-même, travaille de la même manière. D’en-haut, des législations toujours plus envahissantes de la sphère privée de l’homme et du chrétien, imposent à la foi au Christ une retraite forcée dans l’obscurité et dans la pénombre. Eliminer les valeurs chrétiennes fondamentales de l’héritage social et culturel des nations, qui s’identifient avec l’histoire même du Christianisme, équivaut à persécuter le Christ, à amener les chrétiens à avoir honte d’appartenir au Christ. Ce laïcisme régnant et dominateur menace l’Eglise d’une manière plus subtile et plus destructrice que la violence physique et que l’intolérance manifeste, car il justifie l’effacement et la disparition du Christianisme avec la volonté de protéger des droits fantomatiques de marque nouvelle. Et, en se servant de la tolérance, comprise au sens le plus absolu possible, il impose à la religion chrétienne de disparaître de toute la scène. Cela se passe dans une Europe de chrétiens toujours plus tièdes. On en vient à se demander si ces événements ne devraient pas être en conséquence un encouragement à la pureté et à l’intégrité de notre foi. Elles sont emblématiques, à ce sujet, les parole de Mère Aloisious, Clarisse indienne, témoin des récentes persécutions dans la région de l’Orissa en Inde : « ‘Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu’ (Romains, 8, 28). Nous croyons, et nous en sommes sûrs, que ces châtiments que nous vivons à présent, même s’ils sont douloureux et apparemment au-delà de notre capacité de les supporter, font partie du plan de Dieu qui corrige une humanité malhonnête, en demandant à l’homme un changement du cœur, et en purifiant l’Eglise ».

 

Fides

Tout le monde a entendu parler de l’ « exception française ». On l’enviait autrefois ; on s’en moque aujourd’hui tant elle est devenue synonyme de « pagaille à la française ». Cette « exception française » a aussi cours dans l’ « Eglise-qui-est-en-France » où l’on décourage toute initiative visant, dans les célébrations liturgiques, à corriger les erreurs qui ont été faites à la suite de Vatican II. Il est clair que lorsque l’ « Eglise-qui-est-en-France » se regarde dans un miroir, elle a parfois du mal à reconnaître qu’elle est encore catholique-romaine. On avait dit aux fidèles que l’ « Eglise-qui-est-en-France » était à nulle autre pareille : son histoire, sa culture, son obéissance au Magistère, ses théologiens faisaient envie à beaucoup. Or, depuis Vatican II, l’image qu’elle donne hors de nos frontières s’est nettement estompée : des églises vides, des évêques hésitants, des séminaires vides, des communautés religieuses vieillissantes, des prêtres épuisés par de la réunionnite stérile... Mais si le constat est accablant, les remèdes semblent manquer. Et paradoxalement, il arrive souvent que la guérison soit attendue de ceux qui ont engendré les problèmes. 

 

Un certain nombre de fidèles - clercs et laïcs - pense que la crise de l’Eglise vient de ce qu’on n’est pas encore allés assez loin dans les réformes, dans les expériences, dans les façons originales et audacieuses de célébrer la liturgie... Certains fidèles veulent davantage de liberté et craignent le retour à une certaine discipline liturgique qui mettrait en péril les pouvoirs et les privilèges qu’ils se sont octroyés dans les paroisses. Pour cette raison l’ « Eglise-qui-est-en-France » est comme séquestrée et condamnée à la médiocrité, à l’absence de rebond, au long sommeil dont on ne se réveille plus. Au nombre des éléments qui interdisent au catholicisme français de rebondir, il y a le manque de formation solide de bon nombre de clercs (comme l’avait souligné Mgr Gaidon), faisant carrière dans un sérail à l’abri de la vraie vie chrétienne des fidèles ; il y a les responsables de projets pastoraux obsédée par leurs marottes idéologiques stériles ; il y a des « laïcs en responsabilité » assoiffés d’ambitions et toujours à l’affût d’idées nouvelles pour ne pas louper les modes du microcosme catho-cool...

 

Muselés par des grands projets diocésains qui, au grand désespoir des fidèles, interdisent à des prêtres de défendre la liturgie de l’Eglise en la célébrant fidèlement en toute quiétude, paralysée par des bureaucraties qui surveillent la moindre paroisse demeurée étrangère aux exigences d’une pastorale dont les résultats ne sont jamais arrivés, l’ « Eglise-qui-est-en-France » se dessèche d’année en année. N’y a-t-il pas urgence, au vu de la situation actuelle, de redonner aux fidèles le goût de célébrations liturgiques paroissiales qui, pour être fidèles au Missel donné par l’Eglise, puissent échapper aux initiatives arbitraires des célébrants et des « équipes liturgique » dont les membres sont choisis en fonction de leurs aptitudes à appliquer des directives diocésaines qui n’ont rien à voir avec le Concile ? Bien sûr, un changement de climat pareil, avec des réformes décisives, serait une véritable « révolution » dans bien des paroisses. Il faudrait nager à contre-courant de ce qui se fait partout. Et alors ? Le Pape François ne demande-t-il pas aux fidèles d’ « oser » ?

 

Pro Liturgia

(enregistré à Aachen - Allemagne
Rhénanie-du-Nord-Westphalie)
 

(enregistré à Versailles - France)

Avec 16 autres prêtres du diocèse de Rouen, Paul Flament, qui a commencé son sacerdoce dans les années 60 (ça explique tout !) entre en dissidence. Lui qui ne connaît que sa Normandie et son clocher a la prétention de vouloir faire la leçon au Souverain Pontife qui voit le monde et toute l’Eglise. Lui et ses confrères vivent mal leur sacerdoce. Ce qui confirme ce que nous avons toujours soutenu : dans les années 60 on a allègrement ordonné prêtres des braves garçons qui n’avaient pas la vocation. Ça laisse des traces. Ils croient pouvoir régler leurs problèmes existentiels en réclamant de l’Eglise qu’elle ordonne des prêtres des deux sexes et permette le mariage des prêtres. On ne comprend pas pourquoi ces clercs qui en sont restés à des idées du siècle passé ne demandent pas davantage : le droit au divorce, au concubinage, à la polygynie... etc. Si déjà on veut vivre avec son temps... Mais Paul Flament frise le ridicule lorsqu’il déclare que « Luther avait raison » sur ces questions. Ridicule, oui. Car s’il avait un peu étudié, il saurait que Luther n’a jamais demandé le mariage des prêtres ni l’ordination des femmes : il a purement et simplement nié l’Eucharistie et le sacerdoce. Les 17 prêtres de Rouen ne devraient-ils pas (au minimum) avoir le courage d’en faire autant ? C’est-à-dire ne plus célébrer de messes et cesser de se prendre pour des prêtres. Bref, quitter l’Eglise ?

1. « La future évangélisation dépend en partie de l'Eglise domestique » (Discours du Pape Jean-Paul II lors de la IIIème assemblée générale des évêques d'Amérique Latine, 1979). Mais encore, « la famille est le cœur de la Nouvelle Evangélisation » (Evangelium Vitae, 92). L'histoire de l'Eglise le confirme depuis les origines. Un cas typique est celui de Saint Augustin, converti par la grâce de Dieu implorée des larmes abondantes de sa mère, Sainte Monique. La famille réalise « sa mission d'annoncer l'évangile, principalement à travers l'éducation de ses enfants » (EV 92).

 

2. La mission évangélisatrice de la famille s'enracine dans le Baptême et reçoit une nouvelle forme avec la grâce sacramentelle du mariage.

 

3. La tâche d'évangélisation de la famille chrétienne se fait particulièrement urgente et nécessaire là où une législation antireligieuse prétend parfois même d'empêcher l'éducation dans la foi, soit là où l'incrédulité a grandit, soit là où le sécularisme a pénétré à tel point de rendre pratiquement impossible une vraie croyance religieuse. Cette géographie se trouve particulièrement dans les pays communistes, ex-communistes et dans les pays dit occidentaux. L'Eglise domestique est le seul champ où les enfants et les jeunes peuvent recevoir une authentique catéchèse sur les vérités les plus fondamentales.

 

4. La famille a une façon spécifique d'évangéliser, non fait de grands discours ou de grandes théories, mais à travers l'amour quotidien, la simplicité et le témoignage de chaque jour. Avec cette pédagogie elle transmet les valeurs les plus importantes de l'Evangile. Par cette méthode, la foi pénètre comme par osmose, de façon presque imperceptible mais réelle, qui convertie même la famille en un premier et meilleur séminaire des vocations, à la vie consacrée et au célibat dans le monde.

 

5. Le service des conjoins et des parents chrétiens en faveur de l'Evangile est essentiellement un service ecclésial. C'est-à-dire qu'il s'enracine et qu'il dérive de l'unique mission de l'Eglise et qu'il est orienté vers l'édification du Corps du Christ. Pour cela, le ministère de l'évangélisation de la famille doit être en communion et s'harmoniser de façon responsable avec les services d'évangélisation et catéchèse du diocèse et des paroisses.

 

6. Ce caractère ecclésial demande que la mission évangélisatrice de la famille chrétienne possède une dimension missionnaire et catholique, en pleine conformité avec le commandement universaliste du Christ : « Allez dans le monde entier et annoncez l'Evangile à toutes les nations » (Mc 16, 15) C'est pourquoi, il se pourrait même que certains parents se sentent poussés à porter l'Evangile du Christ « jusqu'au confins de la terre », comme cela s'est passé chez les première communautés chrétiennes. De toute façon, à l'intérieur du milieu familial on doit réaliser une activité missionnaire, en annonçant l'Evangile aux membres de la famille qui ne croient pas ou aux familles qui ne vivent pas le mariage avec cohérence.

 

7. La famille chrétienne se rend communauté d'évangélisation à mesure qu'elle accueil l'Evangile et mûrit dans la foi. « De même que l'Eglise, la famille doit être un espace où l'Evangile se transmet et d'où il se répand. A l'intérieur d'une famille consciente de cette mission, tous les membres évangélisent et sont évangélisé. Les parents non seulement communiquent l'Evangile aux enfants, mais peuvent, à leur tour recevoir des enfants ce même Evangile vécu profondément...Une famille ainsi se rend évangélisatrice des autres familles et du milieu dans lequel elle vit » (EN 71).

 

 

VIème Rencontre Mondiale des Familles, du 14 au 18 janvier 2009 à Mexico

Indulgence plénière accordée par le pape Benoît XVI aux conditions habituelles :

1. Esprit de rejet du péché, confession, communion et prières aux intentions papales

2. Récitez en famille le Notre-Père, le Credo et des prières d’invocation à la Miséricorde

1. Les informations que l'Evangile nous donne sur a famille de Nazareth sont rares, mais très illustratives.

 

2. C'est une famille construite sur la base du mariage entre Joseph et Marie. Ils furent tous les deux réellement mariés, comme le signalent Saint Matthieu et Saint Luc ; ils vécurent ainsi jusqu'à la mort de Joseph. Jésus était le vrai fils de Marie. Saint Joseph n'était pas son père naturel -il ne l'engendra pas- ni adoptif, mais plutôt supposé, c'est-à-dire qu'il était considéré par les voisins de Nazareth comme le père de Jésus puisque les gens ignoraient le mystère de l'Incarnation et que Marie était mariée avec Joseph. Cette réalité a une grande importance aujourd'hui, puisque la législation civile et la culture ambiante, est très favorable aux unions libres, à celle purement civiles, à d'autres formes, au divorce, etc. La famille de Nazareth se présente aujourd'hui comme un exemple de couple formé par un homme et une femme, unie par amour de façon permanente et avec une dimension publique.

 

3. La famille de Nazareth a vécu comme une famille exemplaire. C'est-à-dire, de façon simple, humble, pauvre, travailleuse, aimante des traditions culturelles et religieuses de sa nation ; profondément religieuse et éloignée des centres des pouvoirs religieux et civils. Un voyageur qui visiterait et ignorerait les faits que nous connaissons, ne trouverait aucun détail qui puisse distinguer la Sainte Famille du reste : ni maisonnette qu'ils utilisaient, ni les vêtements, ni la nourriture, ni la participation aux actes religieux qui se célébraient dans la synagogue, rien. Dieu a voulu nous révéler que la vie ordinaire de chaque jour est l'endroit où Lui nous attend pour que nous l'aimions et nous réalisions son projet sur nous. Le secret est de vivre cette vie avec le même amour et constance que la Sainte Famille.

 

4. Les Evangiles n'éludent pas la profession que Joseph exerça : forgeron, charpentier, artisan... En revanche, ils signalent clairement que c'était un travail manuel et que l'on gagnait sa vie en travaillant. Marie se dédiait, comme toutes les femmes mariées, à moudre et cuir le pain de chaque jour, s'occuper des travaux ménagers du foyer et rendre service aux autres. Ils ne disent rien au sujet de Jésus mais ils laissent supposer qu'il aidait Marie et, plus tard, Saint Joseph dans les travaux manuels. La famille de Nazareth a vécu ce que nous appellerions aujourd'hui « l'évangile du travail » c'est-à-dire : le travail comme réalité merveilleuse qui permet de participer à l'œuvre créatrice de Dieu, qui sert pour porter en avant une famille et aider les autres ; pour se sanctifier et sanctifier par son intermédiaire. Aussi pour cela c'est un modèle parfait pour la famille actuelle. Nombreuses sont celles qui continuent à vivre pareillement et d'autres, malgré le travail hors du foyer et la technification des tâches ménagères continuent à être fondamentalement identiques.

 

5. La famille de Nazareth était une famille israélienne profondément croyante et pratiquante. Tout comme le reste des familles pieuses, ils priaient à chaque repas, ils allaient chaque semaine à la synagogue pour écouter la lecture de l'Ancien Testament et son explication, ils montaient à Jérusalem pour célébrer les fêtes de pèlerinage, comme Pâque et Pentecôte, ils priaient trois fois par jour le « shema Israel Adonaï... ». Le bénédicité, la participation hebdomadaire à la Messe du Dimanche sont encore fondamentaux pour que la famille réalise sa mission éducatrice.

 

6. La famille de Nazareth vivait concentrée sur Dieu : Dieu était tout pour elle. Lorsqu'ils étaient encore fiancés, Joseph se fia de Dieu, lorsqu'il lui révéla en songe que Marie était enceinte par l'opération de l'Esprit-Saint. Mariés, Marie et Joseph durent s'entendre de dire de leur fils qu'ils venaient de retrouver : « pourquoi me cherchiez-vous, ne saviez-vous pas que je dois être aux affaires de mon Père ? » Ils ne le comprirent pas mais ils l'acceptèrent et y cherchèrent un sens. Marie, de son coté, ne s'écroula pas dans la foi lorsqu'elle vit son Fils cloué sur la croix comme un criminel et vaincu par les chefs du peuple. La famille chrétienne, dont la vie est toujours un tableau d'ombres et lumières, trouve la paix et la joie lorsqu'elle sait voir Dieu en cela, bien qu'elle ne réussisse pas à le comprendre.

 

 

VIème Rencontre Mondiale des Familles, du 14 au 18 janvier 2009 à Mexico

Indulgence plénière accordée par le pape Benoît XVI aux conditions habituelles :

1. Esprit de rejet du péché, confession, communion et prières aux intentions papales

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