« Lors de son premier avènement, Dieu est venu sans aucun éclat, inconnu du plus grand nombre, prolongeant de longues années le mystère de sa vie cachée. Lorsqu'il descendit de la montagne de la Transfiguration, Jésus demanda à ses disciples de ne dire à personne qu'il était le Christ. Il venait alors, tel un berger, chercher sa brebis égarée, et pour s'emparer de l'animal indocile, il lui fallait demeurer caché. Comme un médecin qui se garde bien d'effrayer son malade dès le premier abord, de même le Sauveur évite de se faire connaître dès le commencement de sa mission : il ne le fait qu'insensiblement et peu à peu. Le prophète avait prédit cet avènement sans éclat en ces termes : « Il descendra comme la pluie sur une toison, et comme l'eau qui coule goutte à goutte sur la terre » (Psaume 71, 6). Il n'a pas déchiré le firmament pour venir sur les nuées, mais il est venu en silence dans le sein d'une Vierge, porté neuf mois par elle. Il est né dans une crèche, comme le fils d'un humble artisan... Il va de-ci, de-là, comme un homme ordinaire; son vêtement est simple, sa table plus frugale encore. Il marche sans relâche au point d'en être fatigué. Mais tel ne sera pas son second avènement. Il viendra avec tant d'éclat qu'il n'y aura pas besoin d'annoncer sa venue : « Comme l'éclair qui part de l'Occident apparaît en Orient, ainsi sera la venue du Fils de l'homme » (Matthieu 24, 27). Ce sera le temps du jugement et de la sentence prononcée. Alors le Seigneur ne paraîtra pas comme un médecin, mais comme un juge. Le prophète Daniel a vu son trône, le fleuve qui roule ses eaux au pied du tribunal et cet appareil tout de feu, le char et les roues (Daniel 7, 9-10). David, le roi-prophète, ne parle que de splendeur, que d'éclat, que de feu rayonnant de tous côtés : « Un feu marchera devant lui, et autour de lui mugira une violente bourrasque » (Psaume 49, 3). Toutes ces comparaisons ont pour objet de nous faire saisir la souveraineté de Dieu, la lumière éclatante qui l'environne et sa nature inaccessible ».

 

Saint Jean Chrysostome - Homélie sur le Psaume 49 - Les deux avènements du Christ

On apprend qu'ici ou là des communautés se créent et des églises s'ouvrent à la forme "extraordinaire" du rite romain. On ne peut que s'en réjouir avec tous les fidèles qui se sentent à l'aise dans cette façon de célébrer la liturgie.
Mais dans le même temps, que font les évêques de France pour favoriser l'usage du Missel romain restauré à la suite de Vatican II qui est - comme l'a clairement souligné le pape Benoît XVI - "la Forme ordinaire du rite romain (...) en raison des normes juridiques"? (Cf. Lettre aux évêques du 7 julllet 2007)
Les évêques ne font rien, strictement rien!
Ils ne veulent surtout pas mettre un terme à une créativité devenue une habituelle chez bien des célébrants (Cf. Instruction Redemptionis Sacramentum, n°4) et "qui porte souvent à des déformations de la liturgie à la limite du supportable." (Id.) Finalement, la pastorale des évêques de France est très claire: elle consiste à donner quelques chapelles aux fidèles qui souhaitent la forme "extraordinaire" afin de pouvoir, partout ailleurs, saboter allègrement la forme "ordinaire". 
Disons les choses clairement: une telle situation fait que le Souverain Pontife est ouvertement trahi par ceux-mêmes qui lui ont promis obéissance; fait que les fidèles sont bernés dès lors qu'ils participent aux messes paroissiales; fait que le Concile dont se réclament les pasteurs diocésains est ignoré; fait que la liturgie est blessée. 
C'est donc toute l'Eglise qui souffre. Invité à Paris en octobre 2006, le Cardinal Francis Arinze, qui était alors Préfet de la Congrégation pour le Culte divin, avait déclaré: "Si [les évêques et les prêtres] sont suffisamment insérés dans la compréhension des célébrations liturgiques qui ont pour Tête le Christ, s'ils respectent l'Ecriture, la Tradition, les fondements historiques des textes sacrés et les richesses théologiques des expressions liturgiques, alors tout cela aura pour résultat bénéfique de manifester d'une manière admirable l'ars celebrandi. Les célébrations liturgiques manifesteront la splendeur de la foi de l'Eglise; elles nourriront la foi des participants; elles écarteront de cette foi la torpeur et l'indifférence et elles enverront les fidèles à la maison avec la résolution ardente de vivre une vie vraiment chrétienne et de répandre partout la Parole de Dieu. Nous sommes alors bien loin de cette froideur, de cet horizontalisme qui met l'homme au centre de l'action liturgique, et aussi parfois de ce maniérisme ouvertement égocentrique que nos assemblées du dimanche sont parfois obligées de subir." (Voir le texte complet ici) Quand donc nos évêques entendront-ils ces messages et se décideront-ils à agir efficacement ?

 

Pro Liturgia




Sainte Marie, Mère de Dieu,

consolatrice des affligés, douce Vierge,

Mère de notre Sauveur Jésus et de tous les fidèles,

ô vous qui êtes aussi la Mère de toutes les pauvres âmes

qui souffrent tant dans le purgatoire, j'implore avec confiance

l'immense bonté de votre Coeur, et je vous prie d'intercéder

auprès de votre divin Fils, afin que par les mérites

de son saint Sacrifice, les âmes qui sont châtiées

et purifiées par le feu de la souffrance,

obtiennent le soulagement

et la délivrance auxquels elles aspirent.

 

Ainsi soit-il.

 

[…] « La franc-maçonnerie est à la manœuvre pour attiser la braise. Bannir tout ordre naturel de notre horizon culturel est son mot d’ordre. Un témoignage de première main, livré par Pierre Simon, ancien président de la Grande Loge de France, dévoile en effet les grandes orientations du projet maçonnique dans son maître ouvrage, De la vie avant toute chose, aussitôt retiré des librairies dès sa publication en 1979. Notons en outre que l’homme est co-fondateur du Planning familial français, ce qui montre l’alliance trouble entretenue entre le féminisme radical et la franc-maçonnerie. Ce féminisme s’abreuve lui-même aux thèses néomarxistes d’un Herbert Marcuse qui domine philosophiquement la scène universitaire des années soixante. Prophète de l’émancipation de la femme, Marcuse réclame qu’elle soit libérée, non pas des contraintes du travail, mais avant tout de la réalité naturelle de l’institution familiale reposant sur le mariage et le don total des époux. Les loges trouveront chez Marcuse (et d’autres penseurs de la libération sexuelle) un allié spontané dans leur idéologie de la contestation. La bataille commence dès 1953, au sein d’une équipe de médecins libres-penseurs, dont l’objectif avoué est l’introduction de la contraception dans différents pays (dont la France avec Pierre Simon). Selon lui, la finalité de ce premier combat est très claire : « Nous sommes conscients que ce combat n’est pas seulement technique, mais philosophique. La vie comme matériau, tel est le principe de notre lutte. […] La révision du concept de vie, induite par la contraception, transformera la société dans son intégralité ». Avec l’idée centrale du programme franc-maçon : Poser le principe que la vie est un matériau, au sens écologique du terme, et qu’il nous appartient de la gérer, là est l’idée motrice. L’arme absolue, qui apporte le soutien populaire, c’est le viscéral. Peser sur le viscéral, gouverné par l’instinct, le désir et la raison, en s’appuyant sur l’intime, le quotidien, voilà ce qui est nécessaire. Disposer librement du corps comme d’un simple objet en changeant son statut personnaliste, tel est le but affiché. Cette évolution des mentalités conduit à considérer le corps de la femme comme un matériau à gérer.

 

[…]

 

C’est aussi l’époque où le pouvoir politique va prendre à son compte les idées du monde maçonnique, tout en s’appuyant sur l’autorité du pouvoir médical. C’est ainsi que Pierre Simon affirme : « Si la société ne cesse de peser sur l’objet même de la médecine, celle-ci en retour façonne tous les jours un peu plus le visage et le destin des sociétés modernes… Cette intervention politique des médecins est rendue toujours plus nécessaire : à ne plus se donner pour seul projet d’assurer la survie des humains mais à se mêler de changer leur condition, donc de bousculer leur morale, les médecins, comme les autres scientifiques, participent désormais très concrètement au pouvoir ». Propos parfaitement illustrés par la législation libéralisant la contraception en France, la fameuse loi Neuwirth votée le 28 décembre 1967. Reconnaissant la contraception comme un droit, elle inaugure une longue série de droits iniques qui opèrent une mutation culturelle et sociale inédite : loi sur le divorce, l’avortement, la bioéthique… Lucien Neuwirth, son auteur, concentre tous les pouvoirs comme le demandait Pierre Simon : il est franc-maçon, médecin et député. Nonobstant ce que l’on entend parfois, Mai 68 n’avait pas pour finalité de prendre le pouvoir dans un idéal révolutionnaire de type marxiste. Mai 68 signe bien au contraire la fin des mythologies révolutionnaires pour porter l’avènement d’un esprit bourgeois qui renie tout fondement transcendant à la morale. C’est le diagnostic passionnant d’Augusto Del Noce (1910-1989), philosophe italien proche du mouvement Communion et Libération, dont Jean-Paul II appréciait les thèses. Repoussant la révolution communiste qui serait dévastatrice pour elle, la société bourgeoise veut dissoudre l’éthique fondée sur le respect de la famille et de la vie en rejetant par le pouvoir démocratique légitime toute valeur chrétienne qui pourrait mettre en discussion son modèle de vie sociale. Ce que confirme Daniel Cohn-Bendit, un des leaders de la contestation : « Le désir d’émancipation avait besoin d’un espace politique normalisé », autrement dit, il fallait que ce soit le pouvoir politique démocratique qui entérine la révolution sexuelle. Nous le voyons aujourd’hui, l’État lui-même parachève ce que Mai 68 a initié. Un exemple récent. Roselyne Bachelot annonce un plan contraception de plus de 6 millions d’euros pour 2008-2009 avec spots publicitaires sur les TV, radios jeunes, Internet. Des millions de SMS baptisés « Sexto » seront envoyés avec la bénédiction des opérateurs téléphoniques pour inonder les portables des jeunes. Conseils sur le choix de la pilule, du stérilet ou du préservatif, sur la manière de se procurer en toute sécurité le Norlevo ou pilule du lendemain, etc. La révolution culturelle est aujourd’hui relayée complaisamment par le ministère de la santé ! Bien sûr, le mouvement « philosophique » qui imprègne les esprits à cette époque sera décuplé par le progrès scientifique. La pilule contraceptive sera l’instrument technique qui rendra effective le concept de licence sexuelle, privée de responsabilité. On peut d’ailleurs dire que la nouvelle culture a besoin de la recherche pharmacologique dont les progrès consolident en retour ses acquis intellectuels. La découverte en 1956 aux USA de la pilule par Grégory Pincus et son collaborateur catholique John Rock, a été en partie permise par les financements du puissant Planning familial américain fondé par Margaret Sanger, dont Pierre Simon a révélé qu’il fut son disciple. C’est elle qui a pu dire dans les années cinquante que « l’avenir de notre civilisation dépendait de l’invention d’un contraceptif simple et bon marché ». […]

 

Source

Ermite - Martyr (1858 - 1916) : 

 

 

Charles de Foucauld (Frère Charles de Jésus) naquit à Strasbourg, en France, le 15 septembre 1858. Orphelin à six ans, il fut élevé, avec sa soeur Marie, par son grand-père, dont il suivit les déplacements dus à sa carrière militaire. Adolescent, il s'éloigna de la foi. Connu pour son goût de la vie facile, il révéla cependant une volonté forte et constante dans les difficultés. Il entreprit une périlleuse exploration au Maroc (1883-1884). Le témoignage de la foi des musulmans réveilla en lui la question de Dieu :  « Mon Dieu, si vous existez, faites que je vous connaisse ». De retour en France, touché par l'accueil affectueux et discret de sa famille profondément chrétienne, il se mit en quête. Guidé par un prêtre, l'abbé Huvelin, il retrouva Dieu en octobre 1886. Il avait 28 ans. « Aussitôt que je crus qu'il y avait un Dieu, je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour lui ». Un pèlerinage en Terre Sainte lui révéla sa vocation :  suivre Jésus dans sa vie de Nazareth. Il passa sept années à la Trappe, d'abord à Notre-Dame des Neiges, puis à Akbès, en Syrie. Il vécut ensuite seul dans la prière et l'adoration près des Clarisses de Nazareth. Ordonné prêtre à 43 ans (1901), il partit au Sahara, d'abord à Beni-Abbès, puis à Tamanrasset parmi les Touaregs du Hoggar. Il voulait rejoindre ceux qui étaient le plus loin, « les plus délaissés, les plus abandonnés ». Il voulait que chacun de ceux qui l'approchaient le considère comme un frère, « le frère universel ». Il voulait « crier l'Évangile par toute sa vie » dans un grand respect de la culture et de la foi de ceux au milieu desquels il vivait. « Je voudrais être assez bon pour qu'on dise : Si tel est le serviteur, comment donc est le Maître ? ».

 

Le soir du 1 décembre 1916, il fut tué pas une bande qui avait encerclé son ermitage. Il avait toujours rêvé de partager sa vocation avec d'autres. Après avoir écrit plusieurs règles religieuses, il pensa que cette "vie de Nazareth" pouvait être vécue partout et par tous. Aujourd'hui, la "famille spirituelle de Charles de Foucauld" comprend plusieurs associations de fidèles, des communautés religieuses et des instituts séculiers de laïcs ou de prêtres. Le 24 avril 2001, le Pape Jean-Paul II approuve le décret d'héroïcité des vertus du Père de Foucauld qui devient ainsi Vénérable. Il a été béatifié le 13 novembre 2005 par Benoît XVI.

 

 

Liens : Charles de Foucault, la sainteté au cœur de la fragilité + Lettre de l’Abbaye Saint Joseph de Clairval (Dom Antoine Marie, osb) sur le Bienheureux Charles de Foucault + Charles de Foucault ou le Rayonnement Eucharistique, par le Père Florian Racine (Apostolat de l'Adoration Perpétuelle) +Mon Père (Renouveau)

1. Une immense majorité des fidèles catholiques - prêtres y compris - ne sait ni ce que le concile Vatican II a vraiment enseigné, ni ce qu’il a voulu qu’on fasse en matière de liturgie ;

2. La quasi-totalité des fidèles n’a jamais eu l’occasion d’assister et de participer, en paroisse, à des liturgies célébrées comme le Concile a vraiment demandé qu’elles soient célébrées ;

3. L’immense majorité des prêtres - évêques y compris - n’ont jamais célébré intégralement la liturgie voulue par le Concile : partout les rites sont ou ont été durablement modifiés, adaptés, tronqués... et des parties entières de la liturgie sont tombées dans l’oubli ;

4. La quasi-totalité des fidèles se trompe lourdement lorsqu’elle croit que ce qui se fait dans les paroisses en matière de liturgie est pleinement conforme aux orientations de Vatican II ;

5. La quasi-totalité des fidèles confond « messe en latin » avec « messe d’avant Vatican II » ; cette confusion est entretenue par des membres du clergé ainsi que par de nombreux journalistes, y compris des journalistes écrivant dans des quotidiens ou des revues catholiques ;

6. La grande majorité des fidèles accepte aujourd’hui n’importe quelle liturgie dans les églises : on fait comme M. le Curé dit de faire et on ne se pose pas - ou plus - de questions. M. le Curé fait-il bien les choses et respecte-t-il la liturgie ? Tant mieux. M. le Curé fait-il les choses de travers et bricole-t-il les célébrations ? Ce n’est pas grave, après tout, « pourvu que ça plaise aux gens » répondent certains évêques (même quand « les gens » sont de moins en moins nombreux à aller à l’église) ;

7. Un très grand nombre de fidèles attachés à la « messe de S. Pie V » (l’ancienne liturgie ou « forme extraordinaire » de la liturgie) seraient bien en peine de faire la différence entre la messe actuelle et la messe habituellement en usage avant Vatican II... si la messe actuelle était célébrée de façon « classique » - dos au peuple, en latin et en grégorien et avec un certain faste - ce qui est très légitime. Ce point a été souligné par de nombreux spécialistes de la liturgie, dont le Cardinal Ratzinger lui-même. De même, un grand nombre de fidèles se voulant respectueux de Vatican II pensent assister à une liturgie « traditionaliste » dès lors que celle-ci est tout bonnement célébrée dans le strict respect des livres liturgiques actuels ;

8. De très nombreux fidèles attachés à l’ancien rite (forme « extraordinaire » du rite romain) confondent la « tradition » liturgiques avec certaines « habitudes » dont certaines n’ont été introduites que tardivement dans les célébrations ;

9. Les évêques de France, pour des raisons qui demeurent mystérieuses, n’ont jamais respecté le droit des fidèles à pouvoir participer à la liturgie actuelle de l’Eglise célébrée de façon intégrale. Les documents magistériels donnant les pistes à suivre pour le rétablissement d’une liturgie eucharistique célébrée conformément aux livres officiels publiés à la suite de Vatican II ne sont jamais ni diffusées ni appliquées dans les diocèses. Quand à une édition française du missel romain actuel qui soit conforme au texte de référence en latin, elle demeure introuvable en France ;

10. Un silence épiscopal est tombé sur les liturgies « classiques » (parfois même en latin) de grande qualité qui ont été célébrées aux JMJ et qui sont en total décalage avec les célébrations proprement bêtifiantes qu’on impose aux fidèles dans la majorité des paroisses sous prétexte d’attirer les jeunes... qui demeurent les grands absents de nos paroisses ;

11. L’Eglise en France apparaît désormais comme éclatée en multiples chapelles (appelées « tradis », « cha-cha », « néo-cat »... etc.) qui toutes cultivent des particularismes liturgiques plus ou moins affirmés et souvent déroutants pour le fidèles de passage qui n’a pas été « initié » par le groupe d’accueil. Ici on distribue la communion tout de suite après la consécration, là on prend du pain ordinaire pour l’Eucharistie, ailleurs les fidèles sont invités à faire une ronde autour de l’autel pendant la prière eucharistique (bricolée) ou le « Notre Père », ailleurs encore, il est conseillé d’agiter des foulards ou de taper dans les mains... etc. ;

12. Des « équipes » qui se sont arrogé des droits et des pouvoirs en matière d’agencement de la liturgie, et qui sont généralement composées de fidèles incompétents (même s’ils sont de bonne volonté) ayant eux-mêmes perdu les repères, assurent désormais dans les paroisses une omniprésence dont les résultats sont proprement catastrophiques.

 

Le Pape Benoît XVI a annoncé dès le début de son pontificat qu’il serait fidèle au Concile. On constate aujourd’hui que cette « fidélité » gêne aussi bien certains « traditionalistes » qui ont toujours critiqué Vatican II (donc, par ricochet, l’autorité de l’Eglise) qu’un clergé local qui se croit « conciliaire » mais qui depuis plus de 40 ans fait n’importe quoi... au nom de Vatican II.

 

Pro Liturgia

Saint André, frère de Saint Pierre, est le premier des Apôtres qui ait connu Jésus-Christ, aussitôt après Son Baptême sur les bords du Jourdain. Toutefois son appel définitif ne date que du moment où Jésus le rencontra avec son frère Simon, jetant les filets pour pêcher, dans le lac de Tibériade, et leur dit à tous deux : « Suivez-Moi, Je vous ferai pêcheurs d'hommes »…
 
 
 
 
 
 
"Neige de Saint André peut durer cent jours" 
"A la Saint André, la terre retournée, le blé semé, il peut neiger"
 
 
 
 
Après la Pentecôte, André prêcha dans Jérusalem, la Judée, la Galilée, puis alla évangéliser les Scythes, les Éthiopiens, les Galates et divers autres peuples jusqu'au Pont-Euxin (Mer Noire). Les prêtres de l'Achaïe prirent soin d'envoyer aux églises du monde entier la relation de son martyre, dont ils avaient été les témoins oculaires. Menacé du supplice de la croix, il disait : « Si je craignais ce supplice, dit-il, je ne prêcherais point la grandeur de la Croix ». Le peuple accourt en foule, de tous les coins de la province, à la défense de son Apôtre et menace de mort le proconsul. André calme la foule de chrétiens ameutés, les encourage à la résignation et leur recommande d'être prêts eux-mêmes au combat. Le lendemain, menacé de nouveau, il ajouta : « Ce supplice, dit-il au juge, est l'objet de mes désirs. Mes souffrances dureront peu, les vôtres dureront éternellement, si vous ne croyez en Jésus-Christ ». Le juge irrité le fit conduire au lieu du supplice. Chemin faisant, l'Apôtre consolait les fidèles, apaisait leur colère et leur faisait part de son bonheur. D'aussi loin qu'il aperçut la Croix, il s'écria d'une voix forte : « Je vous salue, ô Croix consacrée par le Sacrifice du Sauveur. Vos perles précieuses sont les gouttes de Son sang. Je viens à vous avec joie, recevez le disciple du Crucifié. O bonne Croix, si longtemps désirée, si ardemment aimée, rendez-moi à mon divin Maître. Que par vous je sois admis à la gloire de Celui qui par vous m'a sauvé ».
 
Il se dépouilla lui-même de ses vêtements, les distribua aux bourreaux, puis fut lié à une croix d'une forme particulière, appelée depuis "Croix de Saint-André". Le Saint, du haut de sa Croix, exhortait les fidèles, prêchait les païens, attendris eux-mêmes. Une demi-heure avant son dernier soupir, son corps fut inondé d'une lumière toute céleste, qui disparut au moment où il rendit l'âme. Au 4ème siècle, ses reliques furent transférées à Constantinople. Une importante relique, qui avait été déposée au 15ème siècle au Vatican, fut restituée en 1966 aux Orientaux en signe de la volonté de communion entre l'Eglise de Rome et les patriarcats orientaux. Saint André qui est le patron des pêcheurs de poissons d’eau douce, des poissonniers et des cordiers, est aussi invoqué par les femmes qui cherchent un mari et celles veulent devenir mères.

L’affirmation du Pape Benoît XVI a frappé les moyens d’information, selon laquelle, en réalité, il ne peut y avoir le dialogue entre les religions mais entre les cultures. Il s’agit, pour ceux qui connaissent la pensée de Joseph Ratzinger, d’une thèse déjà connue et amplement développée dans le livre très important « Fede, Verità, Tolleranza » (Cantagalli, 2003). Mais de quoi s’agit-il ? La confrontation avec les religions, selon cette position théologique habituelle, serait un affront de la « conscience religieuse », c’est-à-dire de la conscience qu’elles ont d’elles-mêmes, et irait, de par elle-même, au-delà du « théologique » au sens où nous, catholiques, nous l’entendons, ou nous devrions l’entendre, c’est-à-dire, fondé sur la Révélation judéo-chrétienne et sur la Tradition de l’Eglise. Et donc, la base commune du dialogue interreligieux ne peut être que la raison. Et c’est la confrontation que le Pape à proposée dans le discours historique de Ratisbonne. Si une telle position n’est pas comprise comme il faudrait, c’est parce que l’idée de la raison, et surtout l’expérience, n’est pas partagée. Pour le Christianisme, et le Saint-Père le rappelle avec une sollicitude pétrinienne, la raison ne peut être prisonnière d’un simple horizon empirique, et elle ne peut pas exclure pour censurer des éléments qu’elle reconnaît elle-même comme présents, et donc constitutifs, dans l’homme. Une raison qui relèguerait le sens religieux à l’intérieur des pures options subjectives, devrait inévitablement interpréter le dialogue interreligieux en dehors de son propre horizon comme « théologiquement » fondé (et donc, dans cette conception, il ne serait pas raisonnable, parce que « dogmatique »). Existe-t-il peut-être aussi une certaine théologie qui ne reconnaît pas à la raison son horizon adéquat ? Qui, à force de dialoguer avec la modernité et la postmodernité, avec la pensée faible (ou humble, comme le soutiennent certains), n’est même plus consciente de sa propre identité et de son propre statut épistémologique élémentaire ? Au contraire se demande Benoît XVI dans l’Encyclique ‘’Spe Salvi’’ au numéro 23 : « Mais quand la raison domine-t-elle vraiment ? Est-ce quand elle s’est détachée de Dieu ? Est-ce quand elle est devenue aveugle pour Dieu ? La raison du pouvoir et du faire est-elle déjà la raison intégrale ? ». La réponse chrétienne à ces questions est claire : la raison « ne devient humaine que si elle est en mesure d'indiquer la route à la volonté, et elle n'est capable de cela que si elle regarde au delà d'elle-même. Dans le cas contraire, la situation de l'homme, dans le déséquilibre entre capacité matérielle et manque de jugement du cœur, devient une menace pour lui et pour tout le créé » (ibid.). A cause précisément de cette idée différente et de cette expérience différente de raison, on ne comprend pas le rapport réel et essentiel entre raison et foi, et comment cette dernière a à cœur la raison, au point de « la rappeler » continuellement à sa propre stature réelle, à sa propre victoire sur toute tentative réductionniste imposée par la culture dominante. Le Pape poursuit en effet en ces termes : « La raison est le grand don de Dieu à l’homme, et la victoire de la raison sur l’irrationalité est aussi un but de la foi chrétienne ». Pour ces raisons, le véritable dialogue interculturel est fondé sur la raison, et il est donc capable de tenir compte aussi du sens religieux humain. Plus et mieux que le soi-disant dialogue interreligieux.

 

Fides











Liens (1)

 

 

 

 

 

 

logofc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







 

 

 

 

Intentions de prières

 

Actualité du livre

 

 

 

 


 

 

 

Admin / Twitter

oiseau-twitter2.gif

 

 

Depuis janvier 2006,
site administré par de
jeunes laïcs catholiques.
 
 
CONTACT
 

 


 

 
coolpape.jpg