« La lecture du saint Évangile nous a mis sous les yeux un spectacle sanglant : la tête de Saint Jean-Baptiste dans un plat, envoi lugubre fait par la cruauté, en haine de la Vérité. Une jeune fille danse, sa mère assouvit sa fureur, et, au milieu des joies dissolues et des délices d’un banquet, un roi fait un serment téméraire et exécute ce serment impie. Ainsi s’accomplit en la personne de Jean ce que lui-même avait prédit. Il avait dit, en parlant de notre Seigneur Jésus-Christ : « Il faut qu’il croisse et que je diminue » (Jean 3, 30). Jean a été diminué parce qu’on lui trancha la tête, et le Sauveur a grandi parce qu’il a été élevé en la croix. La Vérité a fait naître la haine. Les avertissements du saint homme de Dieu n’ont pu être supportés sans irritation par ceux dont il cherchait le salut. Ils lui ont rendu le mal pour le bien. Que dirait-il, en effet, sinon ce dont il a l’âme remplie ? Et que répondraient-ils, sinon ce dont leur cœur est plein ? Lui, il a semé le bon grain, mais il n’a trouvé que des épines. Il disait au roi : « Il ne vous est pas permis d’avoir la femme de votre frère ». Car ce prince, esclave de sa passion, gardait chez lui, illégitimement, la femme de son frère; toutefois son estime pour Jean l’empêchait de sévir contre lui. Il honorait celui qui lui faisait entendre la Vérité. Mais une abominable créature avait conçu une haine secrète, qu’elle devait mettre au jour le moment venu; ce qu’elle fit au moyen de sa fille, une fille danseuse ».

 

Homélie de Saint Augustin, évêque (Sermon 307, 1: PL 38, 1406)

Saint Augustin est l'un des plus grands Saints dont Dieu ait orné Son Église. Moine, pontife, orateur, écrivain, philosophe, théologien, interprète de la Sainte Écriture, homme de prière et homme de zèle, il est une des figures les plus complètes que l'on puisse imaginer. Ce qu'il y a de plus admirable, c'est que Dieu tira cet homme extraordinaire de la boue profonde du vice pour l'élever presque aussi haut qu'un homme puisse atteindre. C'est bien à son sujet qu'on peut dire : « Dieu est admirable dans Ses Saints ! »

 

 


 
  


« Victoria Veritatis est Caritas ! » (Saint Augustin)
 

 

Augustin naquit à Thagaste, en Afrique, le 13 novembre 354, et, s'il reçut de la part de sa sainte mère, Monique, les leçons et les exemples de la vertu, il reçut les exemples les plus déplorables de la part d'un malheureux père, qui ne se convertit qu'au moment de la mort. A l'histoire des égarements de cœur du jeune et brillant étudiant se joint l'histoire des égarements étranges de son esprit. Mais enfin, grâce à trente années de larmes versées par sa mère, Dieu fit éclater invinciblement aux yeux d'Augustin les Splendeurs de la Vérité et les beautés seules vraies de la vertu, et le prodigue se donna tout à Dieu : « Le fils de tant de larmes ne saurait périr ! » avait dit un prêtre vénérable à la mère désolée. Parole prophétique, qui renferme de grands enseignements pour les nombreuses Moniques des Augustins modernes. C'est à Milan, sous l'influence d'Ambroise (qui le baptisa !), qu'Augustin était rentré en lui-même. La voix du Ciel le rappela en Afrique où, dans une retraite laborieuse et paisible, avec quelques amis revenus à Dieu avec lui, il se prépara aux grandes destinées qui l'attendaient. Augustin n'accepta qu'avec larmes l'évêché d'Hippone, car son péché était toujours sous ses yeux, et l'humilité fut la grande vertu de sa vie nouvelle. Il fut le marteau de toutes les hérésies de son temps. Ses innombrables ouvrages sont un des plus splendides monuments de l'intelligence humaine éclairée par la foi, et ils demeurent comme la source obligée de toutes les études théologiques et philosophiques.
 
Si les écrits d'Augustin sont admirables par leur science, ils ne le sont pas moins par le souffle de la charité qui les anime. Nul cœur ne fut plus tendre que le sien, nul plus compatissant au malheur des autres, nul plus sensible aux désastres de la patrie, nul plus touché des intérêts de Dieu, de l'Église et des âmes. Il passa les dix derniers jours de sa vie seul avec Dieu, dans le silence le plus absolu, goûtant à l'avance les délices de l'éternité bienheureuse. Il meurt le 28 août 430 à Hippone.
 
 
 
 
 
Liens : Œuvres complètes de Saint Augustin + Œuvres téléchargeables (135 livres !) + La Sainte Trinité, par Saint Augustin + Neuvaine à Saint Augustin (du 20 au 28 août) + Ne pleure pas si tu m'aimes + Seigneur, Tu sais tout : Tu sais bien que je T'aime, par Saint Augustin + Aujourd'hui, l'armée des Anges se réjouit avec nous, par Saint Augustin + « Même avec la femme légitime, l’acte conjugal devient illicite et honteux dès lors que la conception de l’enfant y est évitée » (Saint Augustin, "De adulterinis conjugiis") + « Pour le Fils de Dieu égal au Père, pour le Verbe par qui tout a été fait, s’il a voulu être Roi d’Israël, c’est condescendance et non promotion » (Saint Augustin) + « La Vérité a fait naître la haine » (Saint Augustin) + « Haïssons donc nos péchés, et aimons celui qui doit venir » (Saint Augustin) + « Ce jour met à la fois en relief la grandeur et l’humilité du Christ » (Saint Augustin) + « Nous bannissons Satan toutes les fois que nous renonçons du fond du cœur aux vanités du monde » (Saint Augustin) + « L’Eglise connaît deux vies… » (Saint Augustin) + Ô vous qui habitez cette patrie immortelle ! 

Catéchèses de Benoît XVI : I - Saint Augustin + II - Saint Augustin + III - Saint Augustin + IV - Saint Augustin + V - Saint Augustin

« Pour vous, qui suis-je ? » (Matthieu 16, 15). Cette demande faite par le Seigneur à ses disciples, à Césarée de Philippe, se présente de nos jours avec la même inflexibilité qu’à cette époque. De la réponse à cette question, ne dépend pas seulement la croissance ou non de la Figure du Christ, parce que, Etant Homme et Dieu, Il est Celui qui est, il est le même « hier, aujourd’hui et à jamais » (Hébreux 13, 8). Pour nous, en revanche, êtres humains, la réponse à cette question détermine le cours de notre existence. Si nous pouvons répondre, par nos paroles et par notre vie, que Jésus est le Seigneur, notre Sauveur, alors, notre existence se conforme toujours plus à Lui. Nous sommes en communion avec Dieu, et cette union est ‘’transformante’’ : elle nous fait devenir des créatures nouvelles…

 

 

 

C’est cela qu’expérimentent les premiers convertis à Jésus, les Apôtres. Simon Pierre précisément parce que, comme les autres disciples, il a « cru et reconnu » que « Jésus-Christ était le Saint de Dieu » ; il a fait l’expérience que la vie sans Lui serait une vie vaine, et il l’a déclaré au Seigneur : « Seigneur, à qui irons-nous, tu as les paroles de la vie éternelle » (Jean 6, 68-69). En revanche, ceux qui n’entrent pas en communion avec Jésus, par la foi et par l’amour, quelle réponse peuvent-ils donner à cette question : « Pour vous, qui suis-je ? ». Pour connaître réellement le Seigneur Jésus, il faut croire en Lui et L’aimer ; en d’autres termes, il est nécessaire de « Le suivre ». « Suivre Jésus », dans le langage évangélique, veut dire croire en Lui, avoir confiance en sa Parole. De cette manière, l’amour pourra pénétrer toute l’existence de celui qui croit au Christ, et cet Amour, c’est-à-dire le Saint-Esprit, changera tout en lui. Etant donné que chaque personne est un être en relation, sa propre existence ne peut se passer du fait d’établir des relations, mais si, dans cette recherche de relations, il manque la relation avec Dieu Père, avec Jésus, et avec le Saint-Esprit… qu’en sera-t-il de cette existence ? Si, en revanche, s’établit la relation avec le Seigneur par ce fait de « demeurer » en Lui (cf. Jean 15, 4), qui est rappelé si souvent dans l’Evangile de Jean, alors l’existence change parce l’on n’est plus seul, isolé, mais l’on est en communion avec le Ressuscité, et ainsi, avec tous les rachetés, tournés vers l’éternité. La véritable conversion se mesure précisément sur cette « permanence » en relation avec Jésus. Il ne suffit pas de se convertir au Seigneur une fois pour toutes, il faut s’adresser à Lui, s’orienter de nouveau vers Lui, jour après jour. Dieu nous a dotés de volonté, d’intelligence, de mémoire, et ce sont précisément ces facultés supérieures de notre âme qui doivent être « converties » à Jésus, orientées fermement vers Lui. Celui qui le fait, reçoit infailliblement une force particulière, une providence qui dirige enveloppe sa vie, un amour qui ne se lasse jamais d’aimer, une paix toujours plus profonde. L’Année Paulinienne, qui vient tout juste de commencer, est une grande aide pour ne pas hésiter à se mettre sur la voie de la conversion personnelle, mais à accueillir généreusement la lumière qui irradie du Seigneur Jésus. Dans la Sainte Liturgie, cette lumière de Vérité et de grâce devient particulièrement intense, et c’est « vraiment une chose bonne et juste », à chaque Messe, de rendre grâce de manière digne à Dieu, avec la dignité de la célébration liturgique, avec l’offrande à Dieu d’un cœur pur, ouvert entièrement à Lui. Pour celui qui croit au Christ, la participation digne à la Sainte Messe, c’est une réponse par l’adoration, par la louange, par l’offrande de notre vie, à la question : « Pour vous, qui suis-je ? ». Le Pape Benoît XVI nous aide à vivre de manière plus digne la célébration de la Sainte Messe, lorsqu’il nous rappelle par exemple que, « Dans l’Église ancienne, il était habituel que l’Évêque ou le prêtre après l’homélie exhorte les croyants en s’exclamant : « Conversi ad Dominum » – tournez-vous maintenant vers le Seigneur. Cela signifiait avant tout qu’ils se tournaient vers l’Est – dans la direction du lever du soleil comme signe du Christ qui revient, à la rencontre duquel nous allons dans la célébration de l’Eucharistie. Là où, pour une raison quelconque, cela n’était pas possible, en tout cas, ils se tournaient vers l’image du Christ, dans l’abside ou vers la Croix, pour s’orienter intérieurement vers le Seigneur. Car, en définitive, il s’agissait d’un fait intérieur : de la conversio, de tourner notre âme vers Jésus Christ et ainsi vers le Dieu vivant, vers la vraie lumière. Était aussi lié à cela l’autre exclamation qui, aujourd’hui encore, avant le Canon, est adressée à la communauté croyante : « Sursum corda » – élevons nos cœurs hors de tous les enchevêtrements de nos préoccupations, de nos désirs, de nos angoisses, de notre distraction – élevez vos cœurs, le plus profond de vous-même ! Dans les deux exclamations, nous sommes en quelque sorte exhortés à un renouvellement de notre Baptême : Conversi ad Dominum – nous devons toujours de nouveau nous détourner des mauvaises directions dans lesquelles nous nous mouvons si souvent en pensée et en action. Nous devons toujours de nouveau nous tourner vers Lui, qui est le Chemin, la Vérité et la Vie. Nous devons toujours de nouveau devenir des « convertis », tournés avec toute notre vie vers le Seigneur. Et nous devons toujours de nouveau faire en sorte que notre cœur soit soustrait à la force de gravité qui le tire vers le bas, et que nous l’élevions intérieurement vers le haut : dans la Vérité et l’amour… » (Homélie, 22 mars 2008 : Veillée Pascale).

 

Que la Sainte Vierge nous aide à tenir toujours ouverts notre cœur et notre esprit au Seigneur Jésus, comme nous y invite le Pape ; qu’Elle nous accompagne, comme des enfants, à la source de Vie, la Très Sainte Eucharistie, pour désaltérer toute notre soif d’amour et d’unité.

 

Fides

 

 

© Communauté du Lion de Juda et de l’Agneau Immolé (1984)


R. Il dansera pour toi

Avec des cris de joie,

Ton Dieu est en toi,

Alléluia, Alléluia, Alléluia !

 

 

1. Pousse de cris de joie, fille de Sion,

Eclate en ovation, Israël.


2. Tressaille d’allégresse, réjouis-toi,

Fille de Jérusalem.

 

3. Le Roi d’Israël Adonaï est en toi,

Tu n’as plus à craindre le malheur.

 

4. Ce jour-là on dira, à Jérusalem,

Ne crains pas Sion, ne faiblis pas.

 

5. En toi il aura sa joie et sa danse,

Il te recrée par son Amour.


 

 


© Communauté du Lion de Juda et de l’Agneau Immolé (1985)

Saint Louis naquit le 25 avril 1214 et fut baptisé à Poissy. Sa mère, Blanche de Castille, voulut le nourrir elle-même. Tout le monde connaît la belle parole de cette grande reine : « Mon fils, je vous aime après Dieu plus que toutes choses; cependant, sachez-le bien, j'aimerais mieux vous voir mort que coupable d'un seul péché mortel ». Élevé à une telle école, le jeune Louis montra dès son enfance les grandes vertus qu'il devait faire éclater sur le trône, l'égalité d'âme, l'amour de la justice et une tendre piété. Comme on lui reprochait quelques fois de donner trop de temps aux pieux exercices : « Les hommes sont étranges, disait-il. On me fait un crime de mon assiduité à la prière, et on ne dirait rien si j'employais des heures plus longues à jouer aux jeux de hasard, à courir les bêtes fauves, à chasser aux oiseaux ».

 


 
 

« Si je dépense beaucoup d’argent quelquefois, j’aime mieux le faire en aumônes faites
pour l’amour de Dieu que pour frivolités et choses mondaines
 » (Saint Louis)


 
 
A vingt ans, il épouse Marguerite de Provence, fille du comte de Provence Raimond Béranger IV et de Béatrice de Savoie, et leur amour sera tendre et fidèle. Ils eurent 5 filles et 6 garçons. Devenu roi, il voulut établir avant tout le Règne de Dieu, bien convaincu que c'était le meilleur moyen d'affermir sa propre autorité. On connaît sa loi condamnant les blasphémateurs à subir aux lèvres la marque d'un fer rougi au feu. Un des plus beaux jours de sa vie fut celui où, les yeux baignés de larmes, il alla au-devant des religieux qui apportaient d'Orient la Sainte Couronne d'Epines, et la porta, pieds nus, dans sa capitale. Par ailleurs, il donne à sa sœur, la Bienheureuse Isabelle de France, le terrain de Longchamp pour y fonder une abbaye de religieuses de Sainte-Claire. A la suite d'une maladie mortelle, guéri miraculeusement, il obéit à une inspiration du Ciel qui l'appelait aux Saintes Croisades. On le vit, dans ces luttes gigantesques, qui avaient pour but la conquête des Lieux Saints, faire des prodiges de valeur qui le mettaient au rang des plus illustres guerriers. On se tromperait en croyant que le bon et pieux roi n'eût pas toute la noble fierté qui convenait à son rang. Les Sarrasins, qui le retinrent longtemps captif, après une désastreuse campagne, eurent lieu d'admirer sa grandeur d'âme, sa foi et son courage. De retour en France, il s'appliqua plus que jamais à faire de la France un Royaume puissant et chrétien. Son Royaume connaît une période de plein développement culturel, intellectuel et théologique. Saint Louis aime recevoir à sa table Saint Bonaventure et Saint Thomas d’Aquin. Avec Robert de Sorbon, il fonde la Sorbonne en 1257. Il suit avec attention l'achèvement de la cathédrale Notre-Dame et surtout les grandes rosaces (1255) et les porches. Saint Louis fut aussi un modèle du pur amour conjugal. Il avait fait graver sur son anneau cette devise : « Dieu, France et Marguerite ». Il mourut de la peste près de Tunis, en se rendant à la Huitième Croisade, le 25 août 1270, après quarante-quatre ans de règne. Un beau monument s'élève sur le lieu de sa mort. Ses reliques furent ramenés en France par son fils Philippe III le hardi. Il sera canonisé en 1297 par le pape Boniface VIII.  
 
 
 
 
 

Qu'est-ce qui distingue, au cours d'une messe, l'ancienne génération de prêtres de la nouvelle ? Réponse : l'ancienne génération se fait souvent un devoir de chambouler la liturgie de l'Eglise et de modifier les rites pour les soumettre à la subjectivité et à l'émotivité; la nouvelle génération fait son possible pour respecter la liturgie et la célébrer le plus dignement possible. L'ancienne génération a appris qu'il fallait s'éloigner le plus possible de l'authentique liturgique si l'on voulait rendre les célébration attrayantes. La nouvelle génération a eu - comme de nombreux fidèles - une overdose de liturgies bricolées d'où l'on avait retiré tout ce qui était capable d'exprimer le sacré et de conduire à la contemplation.
 

 

 

Premier problème : les prêtres de l'ancienne génération ont du mal à comprendre ce qui pousse leurs confrères de la nouvelle génération à remettre dans la liturgie ce que leurs aînés ont eu tant de mal à supprimer : le latin, le grégorien, les habits liturgiques, l'encens, la dignité... Un exemple parmi tant d'autres : dans un secteur paroissial, la messe est différente selon que c'est le curé qui la célèbre ou le nouveau vicaire. Avec le curé, pas de chasuble, pas de grégorien (à part le Credo parfois), et sur l'autel trois pauvres cierges qui s'ennuient sur le côté. Avec le vicaire, chasuble, chant grégorien (pour autant que la chorale sache encore le chanter et veuille bien le chanter), croix au milieu de l'autel et trois chandeliers de part et d'autre... Cette différence de traitement de la liturgie n'est pas sans poser quelques difficultés : le curé à sonfan club - généralement les fidèles de la "génération montante" - et le vicaire à ses supporters - généralement des fidèles les plus jeunes -. On peut comprendre que le curé soit quelque peu déboussolé: toute la pastorale à laquelle on lui avait dit de croire est remise en cause. Second problème : les jeunes prêtres l'avouent eux-mêmes : ils essaient de bien faire, mais n'ayant eu aucune formation liturgique, il leur arrive de faire des erreurs au cours des célébrations. Un exemple parmi d'autres: ils ne savent pas chanter correctement une oraison ou une préface et confondent souvent les tons des doxologies finales. C'est un moindre mal. Les fidèles doivent donc soutenir les prêtres qui font tout leur possible pour célébrer la liturgie comme l'Eglise demande qu'elle soit célébrée; et il est vivement conseillé aux paroissiens qui le peuvent d'offrir à ces prêtres un ouvrage très complet qui pourra leur être d'une grande utilité: le "Cérémonial de la Sainte Messe".

« Le Royaume des Cieux est semblable à un trésor qui était caché dans un champ et qu’un homme vient à trouver : il le recache, et s’en va, ravi de joie vendre tout ce qu’il possède, et achète ce champ. Le Royaume des Cieux est encore semblable à un négociant en quête de perles fines : en a-t-il trouvé une de grand prix, il s’en va vendre tout ce qu’il possède et achète cette perle » (Matthieu, 13, 44-46).

 

 

 

Les deux paraboles du trésor caché dans le champ et de la perle précieuse, que le Seigneur raconte pour faire comprendre le Royaume de Dieu, nous révèlent – comme cela se passe toujours avec la Parole de Dieu – des vérités profondes, qui sont des vérités salvifiques pour notre vie de foi. Sans la connaissance de la Vérité, nous irions à tâtons dans la nuit noire (cf. Jean 8, 12), nous serions des aveugles qui ne savent ni d’où ils viennent ni où ils vont. Pour cela, Jésus est venu dans le monde pour que nous connaissions la Vérité, afin que la Vérité nous rende libres (Jean 8, 32). Quelle est la Vérité sur le Royaume de Dieu, sur Celui qui nous conduit et est ce Royaume ? Jésus nous l’explique en se servant, de préférence, des paraboles. Son enseignement s’adresse à tous, et donc, il utilise le langage des gens simples et non des gens instruits qui sont une petite minorité de l’humanité. Il s’est fait pauvre avec les pauvres, petit avec les petits, pour atteindre précisément tous les hommes. Celui qui veut avoir accès à sa doctrine doit parcourir nécessairement Sa Voie (cf. Jean 14, 6), qui est faite de simplicité et d’humilité : « Ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre les sages, ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre la force ; ce qui dans le monde est sans naissance et ce que l’on méprise, voilà ce que Dieu a choisi ; ce qui n’est pas, pour réduire à rien ce qui est, afin qu’aucune chair n’aille se glorifier devant Dieu » (1 Corinthiens 1, 27-29). Malheur à celui qui méprise le langage et les contenus si simples de Jésus, car il sortirait de la bonne voie. Ceux qui attendent uniquement de Dieu des manifestations « grandioses », ou des choses « grandes », sont déçus, parce qu’Il privilégie la grandeur qui se cache derrières les « petites » choses. Dieu aime se révéler par la petitesse ! Ainsi, les paraboles de Jésus sont de « petits » récits, mais ils révèlent de grandes vérités ; ceux qui les sous-estiment, aujourd’hui comme alors, perdent de vue le Royaume des Cieux qu’Il apporte et qu’il offre à ceux qui y entrent par la porte de l’humilité : « Je te bénis ô Père, Seigneur du Ciel et de la terre, parce que as caché ces choses aux sages et aux savants, et les a révélées aux petits. Oui, ô Père, car tel a été ton bon plaisir » (Matthieu 11, 25-26). La parabole du trésor caché dans le champ et de la perle précieuse, nous disent que le Royaume, c’est-à-dire le Seigneur, ne peut vraiment « être trouvé » si on ne Le cherche pas sérieusement ! Du reste, il est en ainsi pour toute chose que nous jugeons sérieuse dans notre vie : nous y consacrons beaucoup plus d’attention qu’aux autres. Combien cela devrait être vrai pour le Seigneur ! Comment pourrait-on Le trouver si l’on ne Le désirait pas, si on ne Le recherchait pas en y engageant tout ce que nous sommes ! Et, une fois trouvé, comment pourrait-on Le « posséder », si l’on n’était pas disposé à se laisser « posséder » par Lui ? En effet, dans les récits en question, Jésus souligne que, celui qui trouve le trésor dans le champ, et le marchand qui trouve la perle, « vend tout ce qu’il possède », pour « posséder » ce qu’il a finalement trouvé. Malheureusement, une grande tentation pour le chrétien qui a « trouvé » Jésus, est de vouloir Le « posséder », sans renoncer à son amour propre. Mais cela est impossible, parce que, pour posséder le Seigneur, c’est-à-dire pour entrer en communion profonde avec Lui et être transformé par Lui, il faut abandonner son propre égoïsme, pour devenir comme Lui : rempli d’amour de Dieu, c’est-à-dire des saints !

 

« Soyez saints, parce que je suis Saint » (Luc 11, 45, « soyez parfaits comme est parfait votre Père Céleste » (Matthieu 5, 48) ! La vérité de notre appel à la sainteté, révélée dans l’Ancien Testament, et annoncée à plusieurs reprises par Jésus dans le Nouveau Testament, est d’une importance fondamentale : celui qui veut être disciple du Christ, doit renoncer tout d’abord à soi-même, autrement il ne parviendra pas à Le suivre, en portant sa propre croix (cf. Matthieu 16, 24). Cette croix, c’est-à-dire la souffrance qui fait partie de toute existence humaine, sera accueillie non comme une bénédiction, mais comme une malédiction, si l’on n’accepte pas la réalité que notre « moi » doit se purifier et se libérer de lui-même, pour faire « place » au Moi de Jésus. Cette purification est surtout alimentée par la souffrance, c’est-à-dire par les épreuves que chaque chrétien rencontre sur son propre chemin en suivant le Seigneur. « DANS UN MONDE OU LE MONSONGE EST PUISSANT, LA VERITE SE PAYE PAR LA SOUFFRANCE. Celui qui veut éviter la souffrance, la garder loin de lui, garde loin de lui la vie elle-même et sa grandeur; il ne peut pas être un serviteur de la Vérité et donc un serviteur de la foi. Il n'y a pas d'amour sans souffrance, sans la souffrance du renoncement à soi-même, de la transformation et de la purification du moi pour la véritable liberté. Là où il n'y a rien qui vaille la peine de souffrir, la vie elle-même perd sa valeur. » (Benoît XVI, homélie du 28 juin 2008). Le processus de « vendre tout » pour « acheter le trésor » est facilité par la croix, parce que l’homme, à l’école du sacrifice par amour, est éduqué à découvrir toujours plus la signification véritable de son existence : devenir un saint. Le reste, pour le dire avec le Livre du Qohélet, est « vanité des vanités, et tout est vanité » (Qohélet 1, 2). Sainte Marie Libératrice, priez pour nous !

 

Fides

Vierge et première sainte du nouveau monde (1586-1617) :

 
 
 
 
« A part la Croix, il n'y a pas d'autre échelle pour atteindre le Paradis »
 
 
 
Rose naquit à Lima, au Pérou, le 20 avril 1586, et reçut au Baptême le nom d´Isabelle. Sa mère, penchée sur son berceau, ayant cru apercevoir une rose épanouie sur son visage, s´écria : - Désormais, tu seras ma "Rose", changement de nom qui fut confirmé par la Sainte Vierge dans une vision qu´eut plus tard la jeune fille. La vie de cette petite Sainte a été une suite ininterrompue de souffrances volontairement acceptées et héroïquement supportées. Dès son bas âge, Rose comprit que la vraie sainteté consiste avant tout à accomplir ses devoirs d´état. Une source de difficultés lui vint de concilier l´obéissance à ses parents avec la fidélité aux appels intérieurs dont le Ciel la favorisait. Elle s´ingénia à trouver le moyen d´obéir à la fois à Dieu et à sa mère. Décidée à ne chercher à plaire à personne qu´à Dieu, elle portait néanmoins une couronne de fleurs imposée par sa mère; mais elle sut y cacher à l´intérieure une aiguille qui faisait de cet ornement un instrument de supplice. À l´exemple de Sainte Catherine de Sienne, Rose se voua à une vie de pénitence. Dès son enfance, elle s´exerça au jeûne et put le pratiquer à un degré héroïque. Elle ne mangeait jamais de fruits. À six ans, elle jeûnait le vendredi et le samedi. À quinze ans, elle fit vœu de ne jamais manger de viande. Plus tard, elle ne mangea qu´une soupe faite de pain et d´eau, sans sel ni autre assaisonnement. Toutes les nuits, elle se frappait cruellement avec des chaînettes de fer, s´offrant à Dieu comme une victime sanglante pour l´Église, l´État, les âmes du Purgatoire et les pécheurs. Non contente du lit de planches sur lequel elle reposa longtemps, elle se fit un lit avec des morceaux de bois liés avec des cordes; elle remplit les intervalles avec des fragments de tuiles et de vaisselle, les acuités tournées vers le haut. Rose coucha sur ce lit pendant les seize dernières années de sa vie. La vraie sainteté ne réside pas dans la pénitence du corps, mais dans celle du cœur, qui est impossible sans l´humilité et l´obéissance. Toutes les austérités de Rose étaient soumises à l´obéissance; et elle était toujours prête à tout abandonner. On s´étonnera que ses directeurs aient pu approuver dans une si frêle enfant d´aussi cruelles macérations; mais il faut savoir que chaque fois que des confesseurs voulurent s´y opposer, ils en furent empêchés par une lumière intérieure. Toute la personne de Rose, défigurée par la pénitence, attirait l´attention du public et la faisait vénérer comme une Sainte. Désolée, elle eut recours à Dieu, afin que ses jeûnes n´altérassent pas les traits de son visage. Chose admirable ! Elle reprit son embonpoint et ses vives couleurs; ses yeux se ranimèrent. Aussi arriva-t-il qu´après avoir jeûné tout un Carême au pain et à l´eau, elle rencontra des jeunes gens qui se moquèrent d´elle en disant : « Voyez cette religieuse si célèbre par sa pénitence ! Elle revient sans doute d´un festin. C´est édifiant, vraiment, en ce saint temps ! ». Rose en remercia Dieu.


La charité de Rose pour le Salut des Âmes était en proportion de son amour pour Jésus-Christ. Elle ressentait une poignante douleur en pensant aux âmes qui se perdent après avoir été si chèrement achetées. Elle pleurait sur le sort des Chinois, des Turcs, et des nombreuses sectes hérétiques qui désolaient l´Europe. Rose mourut le 24 août 1617, à l´âge de trente et un ans. Elle a été béatifiée le 15 avril 1669 par Clément IX et canonisée le 2 avril 1671 par Clément X. Elle est la Sainte Patronne des Amériques, de l’Amérique latine, du Pérou (et de la ville de Lima), des Philippines, des sœurs dominicaines des couturières, des jardiniers et des fleuristes !





Lien : Mémoire facultative de Sainte Rose de Lima (Liturgie)

« (...) Bien des catholiques sincères qui ont oublié qu’il faut garder le silence à l’église manquent également à la révérence due envers la Présence réelle de Notre-Seigneur dans l’Eucharistie. Il existe en effet aujourd’hui un état d’esprit qui tend à encourager la conversation à l’intérieur de l’église. (...) La vérité est que bien des braves gens oublient simplement où ils sont lorsqu’ils entrent dans une église. Le résultat est que beaucoup de nos églises partout dans le monde (car le phénomène est mondial) sont devenues des cafés géants où l’on converse avant, pendant et après le Saint Sacrifice de la Messe. Les gens qui parlent dans une église appartiennent à tous les niveaux de croyance et de pratique religieuse. Ceux qui communient tous les jours sont souvent les pires contrevenants, démontrant ainsi qu’ils sont incapables de rester tranquilles. Ils parlent, et parlent, et parlent sans arrêt. Certains se considèrent même terriblement offensés si la personne qui essaye de faire une prière mentale devant le Saint Sacrement leur en fait la remarque. 

 

 

 

 

presencereelle.jpegIl est temps de se rappeler qu’une église n’est pas un endroit où l’on cause. On peut parler à l’extérieur de l’église, à table au cours d’un repas ou dans n’importe quel restaurant. Dans une église, il est distrayant, pour ne pas dire irrévérencieux, de bavarder sans arrêt de façon audible lorsque d’autres tentent de se mettre en présence du Seigneur par une prière mentale ou une profonde contemplation. Une telle attitude mine le respect envers la Présence réelle, fait de l’église une salle de réunion et dérange inutilement ceux qui tentent d’utiliser le temps dont ils disposent pour prier en silence et en paix. La culture dans laquelle nous vivons est bruyante et encombrée de toutes sortes de vains bavardages. Les gens ont de la difficulté à observer le silence où qu’ils soient. (…) Il est scandaleux que des fidèles catholiques se laissent aller à parler dans les églises et contribuent ainsi à faire perdre tout respect pour le Saint Sacrement. Le problème est plus profond encore. La plupart des catholiques ne sont pas bien catéchisés concernant le respect dû au Saint Sacrement. Il ne garde pas le silence à l’église et ne s’agenouillent pas devant le tabernacle parce qu’ils sont ignorants. Certains restent même debout devant le tabernacle et poursuivent des conversations animées. Ils ne se doutent pas à quel point un tel comportement peut être choquant et irrespectueux. A la différence des catholiques qui devraient le savoir (mais qui ont pris cette regrettable habitude), ceux de nos coreligionnaires qui n’ont pas été catéchisés suivent, dans bien des cas, l’exemple des prêtres qui ne vénèrent plus comme il se doit le Saint Sacrement. J’ai pu constater dans le monde entier un grand irrespect de la part des prêtres envers la Présence réelle de Notre-Seigneur. Comment les jeunes peuvent-ils acquérir un sens de dévotion et de révérence lorsque leurs modèles de rôle, particulièrement les prêtres et les religieux, encouragent véritablement un tel comportement dans l’église ? C’est pour cette raison que Mother Angelica [célèbre religieuse américaine] a deux frères de ses « Missionaries of the Eternal Word » qui se prosternent chaque matin devant l’autel au moment de la consécration à la Messe célébrée dans la chapelle Notre-Dame des Anges, à Irondale (Alabama). Elle sait que des actes de réparation doivent être accomplis pour les nombreux sacrilèges envers la Présence réelle de Jésus-Christ dans l’Eucharistie. Le manque de foi dans la Présence réelle de Jésus-Christ dans l’Eucharistie, ou une mauvaise compréhension de sa nature, est un des principaux problèmes de l’Eglise actuelle. Il ne peut pas y avoir de respect véritable pour le prochain si l’on n’accorde pas au Dieu tout-puissant la révérence et l’adoration auxquelles il a droit. Le désordre que nous voyons dans les églises du monde entier se répand dans toutes les communautés. Les gens qui traitent le sacré à la légère n’agiront pas autrement dans leurs activités ordinaires. Et les activités ordinaires qui perdent leur dimension sacrée (nous vivons chaque instant dans la Présence divine ; nous vivons pour glorifier Dieu dans tous les aspects de notre vie) deviennent bientôt des fins en elles-mêmes. C’est pourquoi tant de gens – catholiques y compris – trouvent aujourd’hui très difficile de voir un rapport direct entre l’ordre dans l’âme et l’ordre dans le monde. S’il n’y a pas d’ordre dans l’âme, lequel repose sur une juste ordonnance de sa relation avec le Christ et sa sainte Église, il ne peut y avoir dans le monde que désordre, confusion et haine. La promotion du silence à l’église est essentielle pour la paix et l’harmonie de l’âme. 

 

J’invite les lecteurs à faire des photocopies de cet article. Donnez-les à vos amis et – avec la permission du curé – laissez-en à l’arrière de l’église. Peut-être quelqu’un pourra-t-il en profiter et en venir à comprendre qu’il existe des gens qui prennent au sérieux leur vie intérieure et qui veulent réellement pouvoir prier en silence et en paix. Ils ont droit à ce temps d’intimité avec le Christ, notre Grand Prêtre, sans être dérangé par les conversations de ceux qui ont adopté des habitudes irrespectueuses et irréfléchies devant le Saint Sacrement. Quoi que puisse vous dire tel prêtre ou tel liturgiste, soyez bien certains que la discipline traditionnelle de l’Eglise en cette matière est toujours en vigueur. Le Saint-Père lui-même a fréquemment parlé du besoin de tranquillité dans la prière, de la nécessité du silence et de la révérence devant le Saint-Sacrement. Les révolutionnaires liturgiques veulent abandonner tout sens du sacré au nom de la « communauté ». Mais toute communauté qui ne repose pas sur une profonde révérence envers le Saint Sacrement se dissoudra bientôt en une impiété dénuée de sens. Gardons le silence devant notre Seigneur et notre Roi. Taisons-nous lorsque nous sommes en face de sa Présence réelle. Et que Marie, Mère de l’Eucharistie, nous aide à entrer dans les profondeurs des trésors sacrés de ce très auguste sacrement d’Amour incarné par notre désir de prier ici avec ferveur en préparation pour l’éternité que vous vivrons au Ciel avec son divin Fils. »

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