18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 19:51

Lors de la procession d'entrée pour le jour de l'Epiphanie :

 

L-Adoration-des-Mages.jpeg 

Tria sunt munera pretiosa, quae obtulerunt Magi Domino in die ista,

et habent in se divina mysteria : *** In auro, ut ostendatur Regis potentia :

in thure, Sacerdotem magnum considera : et in myrrha, Dominicam sepulturam.

Ce sont trois précieux présents que les Mages ont offert au Seigneur ce jour-là,

et ils ont en eux des mystères divins : dans l'or, pour montrer le pouvoir du Roi ;

dans l'encens, considère le Grand-Prêtre ; et dans la myrrhe, la sépulture du Seigneur.

 

(2011)

(2012)
(2013)
(2014)
 
Par l'Abbé Friedrich Koenen (1863-1887)
(Domkapellmeister - Kölner Domchor)
*** Vitrail appartenant à la Cathédrale de Toul
(Diocèse de Nancy-Toul, Lothringen)
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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 04:20

On s’y attendait. Quarante après, les évêques français se coupent une fois de plus de la Vérité de l’Eglise en republiant sur le site officiel de l’Episcopat, la "note pastorale" face à la prophétique et infaillible Encyclique Humanæ Vitæ. Une note - rappelons-le - contredisant au plus haut point l’enseignement traditionnel de l’Eglise. Les fidèles catholiques se demandent de plus en plus s'ils peuvent vraiment faire confiance mais surtout, continuer à être en communion avec cet Episcopat gallican et maintenant hérétique. Scandaleux !

 



 

ENCYCLIQUE "HUMANæ VITæ", (§ 14)

 

« Il n'est jamais permis, même pour de très graves raisons de faire le mal afin qu'il en résulte un bien, c'est-à-dire de prendre comme objet d'un acte positif de volonté ce qui est intrinsèquement un désordre et par conséquent une chose indigne de la personne humaine, même avec l'intention de sauvegarder ou de promouvoir des biens individuels, familiaux ou sociaux ».

NOTE PASTORALE, (§ 16)

 

« Il arrive en effet que les époux se considèrent en face de véritables conflits de devoirs. A ce sujet nous rappelons simplement l'enseignement constant de la morale : quand on est dans une alternative de devoirs où, quelle que soit la décision prise, on ne peut éviter un mal, la sagesse traditionnelle prévoit de rechercher devant Dieu quel devoir en l'occurrence est majeur ».


 

 

 

 

Petit cours de catéchisme pour "nos évÊques français"

 

 

1. « Quand des païens, qui n'ont pas la loi, accomplissent naturellement ce que la Loi commande, n'ayant pas la loi, ils se tiennent lieu de loi à eux-mêmes; ils montrent que ce que la Loi ordonne est écrit dans leurs cœurs [NDLR : C’EST-A-DIRE LA LOI MORALE NATURELLE, IMMUABLE ET UNIVERSELLE, DU VERBE ETERNEL : LA "scintilla animæ"], leur conscience rendant en même temps témoignage par des pensées qui, de part et d'autre, les accusent ou les défendent ». (Epître aux Romains 2, 14-15).

 

2. Il n’est jamais permis de faire le mal pour qu’il en résulte un bien (CEC N°1789). L’être humain doit toujours obéir au jugement certain de sa conscience (CEC N°1800). On ne peut justifier une action mauvaise faite avec une bonne intention (Saint Thomas d’Aquin, dec. Praec. 6). La fin ne justifie pas les moyens (CEC N°1759).

 

3. La Tradition bimillénaire de l’Eglise a toujours dit que la conscience prescrit une obligation d’action car elle est la « voix de Dieu ». La conscience, c’est le lieu où se réalise un dialogue avec Dieu qui commande avec force et douceur de faire le bien et d’éviter le mal. La conscience juge les actes de l’homme (approbation ou désapprobation).

 

4. Il ne peut pas y avoir deux niveaux de vérités morales. Le niveau du jugement pratique (jugement de la conscience) ne peut pas être en contradiction avec le niveau de la syndérèse ! Il ne peut pas supprimer l’universalité de la Loi et son obligation, mais il les reconnaît en réalisant l’application de la loi objective à un cas particulier. Dans le jugement pratique de la conscience se révèle le lien entre la liberté et la Vérité. (Encyclique "Veritatis Splendor" N°59-61). La conscience n’est pas de créer des décisions arbitraires, en contradiction avec la Loi Divine participée dans la raison humaine, mais de porter des jugements qui reflètent la Vérité sur le bien et qui sont en totale harmonie avec la Loi Divine objective. Une situation éthique qui ne juge pas selon des lois objectives, mais en fonction de l’intuition personnelle est condamnée par l’Eglise. Les évêques, les prêtres et les confesseurs qui soutiennent le contraire s’éloignent de façon grave du chemin de la Vérité. Ce sont des « vestiges du relativisme et du modernisme » (Instruction du Saint-Office concernant la « morale de situation », 2 février 1956 - Denziger- N°3918-3921 - Veritatis Splendor N°32). « Cette "éthique nouvelle" est tellement en dehors de la foi et des principes catholiques, que même un enfant, s’il sait son catéchisme, s’en rendra compte et le sentira. Il n’est pas difficile de reconnaître comment le nouveau système moral dérive de l’existentialisme, qui, ou fait abstraction de Dieu, ou simplement le nie, et en tout cas remet l’homme à soi-même ». (Allocution de S. S. Pie XII, à Rome, le 18 avril 1952, au congrès international de la "Fédération mondiale des jeunesses féminines catholiques", Acta Apostolicæ Sedis, 1952, pp. 413 et sqq. - Télécharger le discours complet). Répétons-le : la liberté n’est pas un absolu ! « Elle doit toujours être conjuguée avec la Vérité ! » (Benoît XVI).

 

5. Le degré de maturité d’un homme ne se mesure pas à la libération de sa conscience par rapport à la Vérité objective (en vue de son autonomie), mais seulement à la pressante recherche de la Vérité. La conscience morale personnelle ne "crée" pas lorsqu’elle désobéit à la Loi de Dieu, mais elle fait une action opposée à l’action créatrice. Les idéologies « libérée de la Loi de Dieu » ont construit des cultures de la mort. Ceux qui obéissent à la Loi de Dieu sont les promoteurs de la culture de la vie et de la Civilisation de l’Amour !

 

6. Pour former nos consciences, les chrétiens « doivent prendre en sérieuse considération la doctrine sainte et certaine de l'Eglise. De par la volonté du Christ, en effet, l'Eglise catholique est Maîtresse de Vérité ; sa fonction est d'exprimer et d'enseigner authentiquement la Vérité qui est le Christ, en même temps que de déclarer et de confirmer, en vertu de son autorité, les principes de l'ordre moral découlant de la nature même de l'homme » (Déclaration "Dignitatis Humanæ" N°14). « L'autorité de l'Eglise, qui se prononce sur les questions morales, ne lèse donc en rien la liberté de conscience des chrétiens : d'une part, la liberté de conscience n'est jamais une liberté affranchie « de » la Vérité, mais elle est toujours et seulement « dans » la Vérité. L'Eglise se met toujours et uniquement au service de la conscience, en l'aidant à ne pas être ballottée à tout vent de doctrine au gré de l'imposture des hommes (cf. Ep 4, 14), à ne pas dévier de la Vérité sur le bien de l'homme, mais, surtout dans les questions les plus difficiles, à atteindre sûrement la Vérité et à demeurer en elle » (Encyclique "Veritatis Splendor" N°64).

 

7. Pour finir, puisse "nos évêques français" imiter Saint Paul, Apôtre infatigable de la Vérité : « Ne vous modelez pas sur le monde présent, mais que le renouvellement de votre jugement vous transforme et vous fasse discerner la volonté de Dieu, ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait » (Epîtres aux Romains 12, 2).

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17 août 2008 7 17 /08 /août /2008 17:38
NDLR : Loin de nous de vouloir critiquer ou de juger qui que ce soit. Dieu seul sonde les reins et les cœurs (Psaume VII, 10) et Lui seul nous jugera de nos actes. Cependant, nous devons avoir le courage de dire certaines vérités pour préserver l’UNITE de l'Eglise... et plus particulièrement de l’unité catholique en France ; A la suite de Mgr Centène, nous redisons que « la charité sans la Vérité est un fruit pourri ». Le texte ci-dessous ne plaira peut-être pas à tous le monde mais il reflète l’actuelle crise de l’Episcopat français. Si la France est sujette à la division liturgique et doctrinale, c’est en grande partie à cause d’un Episcopat ne voulant pas appliquer les directives romaines depuis trop fort longtemps. Il faut oser le dire et savoir faire son propre examen critique :
 
 
 
 
undefinedIl y a une question que le "fidèle de base" est en droit de se demander : que pense-t-on, à Rome, de l'épiscopat français ? Question délicate, comme on peut s'en douter. Pour tâcher d'y répondre, il faut voir quelles ont été - ou quelles sont encore - les réactions des évêques français aux décisions prises par les papes. Et aussi quelles ont pu être les réactions du Saint-Siège vis-à-vis de décisions prises par l'épiscopat. Les visites ad limina que font tous les évêques donnent l'occasion aux évêques de France, en 1977, de rencontrer Paul VI. De retour dans son diocèse, Mgr Decourtray note : « Nous avons rencontré un vieillard épuisé (...) L'extraordinaire vigueur de son propos nous a étonnés (...) Nous avons retiré l'impression qu'il avait été déçu par l'Eglise de France. Il avait placé une exceptionnelle confiance en elle. Sa déception n'en fut que plus grande ». Il est vrai qu'au cours de son exposé à nos évêques, Paul VI avait évoqué « l'apathie spirituelle de prêtres, de religieux ou de religieuses », ainsi qu'un « complexe anti-romain » conduisant à ne pas tenir compte des orientations pastorales souhaitées par Vatican II. C'est dans ce sillage qu'en 1980, les évêques français font éditer le manuel "Pierres Vivantes" qui, disent-ils avec persuasion et auto-satisfaction, est une grande réussite. De nombreux fidèles réagissent face à la diffusion d'un manuel qui dilue l'enseignement religieux au point d'en faire quelque chose qui n'est plus toujours catholique. Ils sont très vite considérés comme d'infréquentables "intégristes", le mot qui tue !  Dans "La Croix", Mgr de Provenchères, alors Archevêque d'Aix, défend la nouvelle catéchèse. Il sera très vite suivi par Mgr Villot, alors Secrétaire de l'Episcopat, et par Mgr Feltin. Mais en 1983, alors que se prolonge et s'amplifie la querelle sur la catéchèse autour du manuel "Pierres Vivantes", le Cardinal Ratzinger intervient au grand soulagement des fidèles qui souhaitent conserver et transmettre la foi de l'Eglise. Invité à Lyon et à Paris, le Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi n'hésite pas à prendre le discours officiel de l'épiscopat français en défaut, en déclarant que « ce fut une première et grave faute de supprimer le catéchisme », et en dénonçant « la grande misère de la catéchèse nouvelle », qui oublie « de distinguer le texte de son commentaire ». Et le Cardinal Ratzinger d'ajouter qu' « il faut oser présenter le catéchisme comme un catéchisme » - petite phrase bien sentie qui vise directement "Pierres vivantes". Aussitôt, nos "évêques français" font chorus pour expliquer aux fidèles (qu'on prend décidément pour de grands naïfs) que le Cardinal n'entendait nullement « s'ingérer dans les affaires françaises, mais traiter globalement de la situation de la catéchèse ». Autrement dit : Rome c'est Rome, la France c'est la France.
 
En 1980, le pape Jean-Paul II vient en France. Il y a moins de foule pour l'accueillir qu'en bien d'autres endroits du monde où il s'est déjà rendu. On apprendra par la suite qu'en plusieurs diocèses le clergé local a dissuadé les fidèles de se rendre à Paris. Et l'on apprend pourquoi en lisant un numéro d'Etudes où Jean-Paul II est présenté comme un pape qui a une vision conservatrice du Concile alors que les fidèles catholiques français "de la base" veulent adapter leur foi à l'époque à laquelle ils vivent. Voilà les évêques obligés de faire le grand écart entre le Vatican - nécessairement conservateur et décalé - et l'intelligentsia français - nécessairement ouverte et tolérante - qui a en mains les commandes des diocèses et des paroisses. Au milieu de ces différents, une voix se fait entendre : celle du Cardinal Ratzinger, alors Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi qui, en décembre 1985, publie "Entretien sur la foi". Aussitôt le Cardinal est présenté - sans que nos évêques ne s'en émeuvent - comme un Panzerkardinal enfermé dans sa pensée. Ne se permet-il pas de porter des jugements critiques sur la façon avec laquelle le Concile a été appliqué en France ? N'ose-t-il pas se montrer sévère pour les conférences épiscopales qui « n'ont pas de base théologique [ni] mission de Magistère » ? Le livre du Cardinal Ratzinger est en réalité une sévère mise en garde adressée aux évêques de France, puisque c'est précisément dans leurs diocèses et sous leur autorité que l'on trouve les principales déviations liturgiques et contresens catéchétiques. Les réactions "anti-ratzingériennes" ne se font pas attendre, ce qui provoque une réaction du Saint-Siège : le Vatican ne conteste pas le droit des évêques français de critiquer les positions du Cardinal Ratzinger - bras droit de Jean-Paul II - mais réprouve le "triomphalisme" d'un épiscopat qui ne sait que minimiser les difficultés rencontrées par l'Eglise en France.
 
En avril 2005, le Cardinal Ratzinger - celui que le clergé de France ne se prive pas de critiquer faute de pouvoir critiquer directement Jean-Paul II - est élu pape. La déception est clairement affichée par de nombreux prêtres au cours des réunions de secteurs inter-paroissiaux et même au cours de certaines homélies dominicales... Mais cette déception devient plus marquée - et plus virulente aussi - lorsqu'on apprend que Benoît XVI aurait l'intention de publier un Motu proprio libéralisant la forme de la liturgie romaine qui était en usage avant Vatican II. Dix évêques de l'Est de la France, ainsi que de nombreux prêtres et responsables diocésains à différents niveaux, laissent entendre qu' « une telle décision risquerait aussi de mettre à mal l'unité entre les prêtres, autant qu'entre les fidèles ». Et voici Benoît XVI officiellement soupçonné d'être un diviseur au sein de l'Eglise et un fossoyeur de Vatican II. Plus comique encore, les évêques de France qui ont laissé la liturgie totalement se déliter, s'autorisent à faire la leçon au Saint-Père en lui rappelant « que la liturgie est l'expression de la théologie de l'Eglise » et non des sentiments des célébrants. La situation devient telle que lors de leur Assemblée plénière à Lourdes, en novembre 2006, les évêques se croient obligés pour ne pas perdre la face, de souligner leur attachement à la messe de Paul VI. Seulement voilà : il ne se trouve aucun évêque de France capable de célébrer cette messe de Paul VI sans la déformer plus ou moins gravement... Et ceci, à Rome, on le sait bien comme le prouve la conférence pleine d'allusions que fera en 2006, à Paris, le Cardinal Arinze et que nos évêques s'empresseront d'étouffer. Dernier épisode en date : les évêques francophones devraient présenter une version du Missel romain actuel plus conforme au texte liturgique latin. Comme cette version tarde à venir, il y a de bonnes raisons de penser qu'au Vatican on s'est mis au travail sans attendre davantage les propositions des évêques de France. Désormais, à Rome, on ne prend plus avis des évêques de France : on les met devant le fait accompli, comme l'a très bien montré l'épisode de la création de l'Institut du Bon Pasteur de Bordeaux.
 
Que conclure de ces faits sinon qu'au Vatican on se fait probablement peu d'illusions sur la capacité de l'épiscopat français à dynamiser les diocèses pour permettre aux catholiques de retrouver le vrai visage de l'Eglise. Déjà en 1970 le regretté André Frossard, grand ami de Jean-Paul II, dénonçait la grande mollesse de notre épiscopat. Rien ne semble avoir changé depuis !
 
 
Pro Liturgia
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17 août 2008 7 17 /08 /août /2008 14:19

L’année 2008 correspond au 150° anniversaire des apparitions de la Sainte Vierge à Lourdes. Tout au long de ces années, un flux ininterrompu de pèlerins s’est mis en route vers ce lieu de grâce, pour honorer la Mère de Dieu. Tous les endroits ‘’visités’’ par la Sainte Vierge conservent de manière mystérieuse la ‘’touche’’ particulière de Son passage au milieu de nous. C’est comme si la Sainte Vierge, dans une « visitation éternelle des peuples et des nations, s’arrêtait de temps en temps, de la même manière qu’elle s’est arrêtée chez sa parente Elizabeth pour y rester trois mois environ. (cf. Luc 1, 56).

 

 

 

Là où la Sainte Vierge « s’arrête », des miracles se produisent en ce lieu : à Cana, à Lourdes, à Fatima… La Sainte Vierge présente à son Fils nos besoins, elle lui adresse la parole suppliante qui a le pouvoir d’obtenir ce qu’il serait impossible d’obtenir autrement : « Rien n’est impossible à Dieu » (Luc 1, 37), lui avait déclaré l’Archange Gabriel le jour de l’Annonciation, et l’humble servante du Seigneur n’en a jamais douté. Là où la Sainte Vierge « s’arrête », on se rend compte qu’il se produit et que se continue une abondance de paix, de sérénité, et que l’on se sent enveloppés par un climat de sérénité, comme si le temps s’arrêtait, comme si tout le reste se tenait à l’écart pour laisser la place à une Présence du Ciel, celle de la Sainte Vierge qui porte en Elle la Présence de son Fils, et nous la révèle. « Venez à moi vous tous qui êtes épuisés et opprimés, et je referai vos forces » (Matthieu 11, 28) : ces paroles de Jésus « s’incarnent » dans des endroits comme Lourdes, qui offrent au pèlerin de tout âge, de tout classe et de toute condition, la paix du cœur que le monde ne peut donner parce qu’il ne la connaît pas. C’est cette double Présence du Fils et de la Mère qui font de Lourdes, comme de tout autre Sanctuaire Marial, un endroit où faire « reposer » son esprit et son cœur, réconfortés devant les angoisses et les peines qui peuplent souvent nos semaines. Celui qui va en pèlerinage à Lourdes ne se lasse jamais d’y retourner une autre fois, puis une autre fois encore… à plusieurs reprises, parce que chaque « visite » à Marie est accompagnée de grâces diverses. Dieu, dans sa Bonté toute-puissante, ne se répète jamais : tout comme le lever du soleil qui, tout en semblant être toujours le même, est toujours différent, de même la « visite » de Sa Grâce en nous est toujours nouvelle. La Sainte Vierge a reçu une tâche unique et inégalable ; aucun autre Saint ne peut, comme elle, visiter les peuples et les nations pour « s’arrêter » en ces endroits qui en ont un besoin particulier. Son arrêt permet à son Fils de faire des miracles : guérir les âmes et les corps, convertir et sanctifier, bénir et pardonner ; en d’autres termes, transformer l’eau de notre misère et de notre superficialité, en vin de Sa Divine Miséricorde et Longanimité. Quel grand privilège de « visiter » Marie qui nous a visités et qui s’est « arrêtée » chez nous pour attendre chacun d’entre nous, en murmurant à notre cœur « tu es mon enfant » !

 

La maternité universelle de Marie devient « visible » en des endroits comme Lourdes, où viennent des gens de toute la terre pour trouver en elle protection et guide, en elle que la Seigneur a voulu comme Sa Mère et notre Mère. Devant la Grotte de Lourdes, là où Notre-Dame est apparue à Bernadette pour la première fois le 11 février 1858 et la dernière fois le 16 juillet 1858, il y a un flux ininterrompu de pèlerins qui s’arrêtent dans une prière pieuse, qui « s’écoule » sous cette grotte en imitant presque le courant des eaux du Gave, dont on entend le bruit à quelques mètres. Devant cette grotte, il semble précisément au pèlerin qu’il perçoit un appel à se laisser transporter par le « courant » de grâces, à se « laisser aller », à ne pas résister à ce qui rendra son cœur réellement heureux, en demeurant dans la douceur de la paix de Dieu. La Vierge Immaculée de Lourdes nous invite à faire de notre vie ici-bas à vivre continuellement en Dieu, par une vie faite de prière, nourrie des sacrements, à l’enseigne de la pratique de l’amour de Dieu et du prochain. Si nous écoutons sa voix, nous ne le regretterons pas. Si « nous faisons ce que Jésus nous dit » (cf. Jean 2, 5), « nous verrons » le miracle du changement de notre vie : c’est-à-dire le plus grand miracle que Dieu aime faire, et qu’il ne refuse à personne, en particulier si c’est Sa Très Sainte Mère, Notre-Dame de Lourdes, qui le demande pour nous, priez pour nous !

 

Fides

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17 août 2008 7 17 /08 /août /2008 14:18

L'Abbaye Notre-Dame de Fontgombault a été fondée en 1091 par Pierre de l'Etoile.

Celui-ci aurait voulu tailler lui-même la statue connue aujourd'hui sous le nom de

"Notre-Dame du Bien-Mourir" mais il est mort en 1141 avant d'avoir accompli ce désir…

  


 


1. BREVE Description de la statue

La statue mesure plus d'un mètre de haut. A l'origine, elle était placée au-dessus du portail qui est sur le coté de l'église, tournée vers les champs et le village. La Sainte Vierge porte l'Enfant-Jésus sur ses genoux. Jésus et sa Mère ont dans leur main le même fruit. Cela veut dire que Jésus nous donne tout par les mains de Marie et que Marie lui donne tout ce que nous voulons bien mettre dans ses mains. Jésus nous bénit et ses deux doigts repliés signifient qu’Il est à la fois Dieu et Homme. Les trois doigts étendus représentent le mystère de la Sainte Trinité. Marie est assise sur un trône et elle sert elle-même de trône à son Fils pour montrer que ceux qui s'approchent d’elle sont sûrs de trouver Jésus. Deux anges sont penchés comme prêts à répondre au moindre désir de leur Reine.

 

 

2. Histoire MIRACULEUSE de la Statue

Au 14ème siècle, il ne reste que très peu de moines à l'Abbaye car la peste noire a fait de nombreux ravages ainsi que les cavaliers anglais du Prince Noir qui dévastèrent le pays. L'église avait aussi subi des inondations et un incendie. En juin 1569, des princes allemands et des protestants français attaquent l'abbaye qui était pourtant défendue par des paysans. Les moines doivent se cacher afin de ne pas être tous exterminés. Après avoir cassé et brûlé tout ce qu'ils ne pouvaient pas emporter, l'abbaye est alors abandonnée en proie à un immense incendie qui fit fondre les cloches. Miraculeusement, seule la Statue de la Vierge à l’Enfant reste intacte. Les moines reviennent quelques mois plus tard. Ils sont seulement 8 ou 9. En 1741, ils doivent encore se disperser et abandonner l'abbaye à cause des révolutionnaires. En 1791 ou 1792, un révolutionnaire voulant profaner la Statue escalade les ruines de l’Abbaye et lève son outil. Mais au moment de frapper, il tombe. Il meurt dans d'atroces douleurs après avoir demandé pardon à Notre-Dame. Depuis ce jour la statue porte le nom de ‘’Notre-Dame du Bien Mourir’’. Un peu avant 1850, l'abbé Lenoir vint explorer les ruines de Fontgombault et fit venir des Trappistes qui reconstruire l'Abbaye. Ils mirent la statue dans la chapelle Saint Julien qui date de Pierre de L'Etoile. Dès que l'église fut terminée, ils la placèrent près du portail mais à l'intérieur. En 1900, ils furent chassés de France par les lois anti-congrégations. Depuis 1948, l'Abbaye est redevenue bénédictine avec l'installation de 22 moines venus de Solesmes. Ils décidèrent que la fête de l'Abbaye serait le 15 août. En 1991, ils fabriquèrent des couronnes pour la Statue Miraculeuse. Celle de Notre-Dame porte 7 fleurs de lys et 12 étoiles. Celle de l'Enfant-Jésus, une croix et 6 fleurs de lys. Un évêque polonais déposa lui-même les couronnes sur l'Enfant et sa Mère.

 

 

3. Prière à Notre-Dame du Bien-Mourir

Notre-Dame du Bien-Mourir, Mère de Jésus et notre Mère, c'est avec la simplicité des petits enfants que nous venons à vous pour vous confier nos derniers instants et notre mort. Avec Jésus vous avez assisté Saint Joseph, votre époux lors de son trépas. Au pied de la Croix, vous avez reçu le dernier soupir de notre Sauveur, votre Divin Fils. Désormais, nous en avons l'assurance, vous êtes auprès de chacun de vos enfants, avec la sollicitude de votre cœur maternel, pour lui faire franchir le seuil de la mort et l'introduire dans l'éternité. Mais pour que nous puissions affronter dans la paix cette ultime épreuve, si rude à notre nature, soyez aussi pour nous Notre-Dame du Bien-Vivre. Aidez-nous, nous vous en supplions, à demeurer fidèles, jour après jour, aux engagements de notre baptême, aux enseignements de la Foi, à la pratique de la Charité. Pour y parvenir nous nous appuyons avec la certitude de l'espérance qui ne déçoit pas, sur votre intercession toute puissante. Notre-Dame du Bien-Mourir, recevez déjà notre action de grâces que nous vous rediront éternellement, et daignez continuer à "prier pour nous pauvres pêcheurs maintenant et à l'heure de notre mort". Amen.

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17 août 2008 7 17 /08 /août /2008 14:17

Pour avoir une jeunesse animée par des valeurs saines, des idéaux et des responsabilités, il est essentiel pour la société de récréer des conditions pour la croissance et le développement harmonieux de la famille, en remettant la famille au centre de la pastorale de l'Eglise et des politiques sociales de la nation. C'est ce qu'affirme, dans une note envoyée à l'Agence Fides, le Card. George Pell, Archevêque de Sydney, à la veille des Journées Mondiales de la Jeunesse, en rappelant qu'il est essentiel de mettre Dieu au centre si on veut construire le bonheur du noyau familial.

 

 

 

Le Cardinal s'est surtout adressé à la société australienne, aujourd'hui touchée par le grand événement des JMJ, mais traversée par une crise de valeurs, par le matérialisme, l’hédonisme et le consumérisme immodéré, qui érodent la foi et forment des personnes qui ne pensent qu'au succès, au pouvoir et à l'argent. Le Cardinal a énuméré les maux auxquels se mesure aujourd'hui l'institution familiale en Australie : le manque d'enfants (taux démographique en baisse et vieillissement de la population); les divorces, avec de graves répercussions sur la sérénité et la croissance de l'enfant; le changement fréquent de partenaire, signe d’une mentalité égoïste et individualiste. Selon l'Archevêque de Sydney, la famille est aujourd’hui confrontée à deux tentations principales : « La première est de croire qu'on peut avoir une vie heureuse en se passant de Dieu; la seconde concerne le concept même de sexualité, de mariage et de famille. Une mentalité courante dit aux jeunes qu'on peut aussi vivre de manière consumériste les relations humaines, que telle est la façon "moderne", sans révéler les dommages que produit cette approche dans la vie de chacun ». Le Cardinal a aussi rappelé le taux élevé de suicides de jeunes en Australie, en le définissant comme « un signal dangereux, un grand paradoxe, dans une société que l'on croit merveilleuse et avec un niveau de vie élevé ».


Le message du Christ répond à tout cela : « Nos jeunes ont besoin de foi, d'espoir et d'amour. Si nous leur proposons seulement la promiscuité, la drogue et l'alcool, nous ruinons leur vie », a-t-il affirmé, en souhaitant que les JMJ soient un moment de réflexion et de conversion pour beaucoup de jeunes australiens.

 

Fides

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17 août 2008 7 17 /08 /août /2008 14:16

Le Foyer de la Mère est une des nouvelles réalités en expansion à l’intérieur de l’Eglise. Il a trois missions spécifiques : défendre l’Eucharistie, vivre une dévotion spéciale pour Marie, et travailler avec les jeunes pour qu’ils se rapprochent du Christ.




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17 août 2008 7 17 /08 /août /2008 14:15

Durant l’homélie de la messe d’action de grâce à l’occasion du 187ème anniversaire de l’indépendance du Pérou, l’archevêque de Lima, le Cardinal Juan Luis Cipriani, a invité les autorités du pays à réfléchir au bien évident que le climat de paix et d’harmonie assurent à la vie humaine, au mariage et à la famille, qui constituent des aspects névralgiques de la société péruvienne.

 

 


Selon ce que dénonce le Prélat, « les pressions de certains groupes idéologiques sont de plus en plus fortes pour obtenir la légalisation de l’avortement dans les pays de l’Amérique latine, dont notre pays. Ces groupes minoritaires, faisant beaucoup de bruit médiatique et avec des campagnes de plusieurs millions financées par l’étranger, entendent effrayer le simple citoyen, en recourant à la libéralisation de nouvelles formes d’avortement, avec pour prétexte la ‘santé reproductive’ et d’autres slogans qui entraînent à la confusion ». Face à cette situation, l’Eglise défend aujourd’hui plus que jamais la personne, « parce qu’elle voit avec une préoccupation certaines tendances qui tentent de limiter la valeur inviolable de la vie humaine, ou de la dissocier de son milieu naturel, qui est l’amour humain dans le mariage et dans la famille ». Le Cardinal Cipriani a répété clairement que le droit à la vie « est un droit qui doit être reconnu de tous, parce que c’est un droit fondamental par rapport aux autres droits de l’homme ».

 

Fides

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17 août 2008 7 17 /08 /août /2008 14:14

« Nous réaffirmons notre déception suite à l’entrée en vigueur de cette règle qui affaiblit l’union matrimoniale, et nous dénonçons avec inquiétude le choix effectué par plusieurs médias, qui pour diffuser cette nouvelle transmettent des images de mariages célébrés dans des églises catholiques, créant parmi les auditeurs une confusion sur la véritable portée de la loi ». C’est ce qu’on lit dans le communiqué diffusé par la Conférence épiscopale péruvienne suite à l’entrée en vigueur de la Loi n° 29227 qui règle la procédure non litigieuse de la séparation conventionnelle et du divorce consécutif auprès des mairies ou devant les notaires de la République.

 

 

 

Face à cette situation, les évêques entendent communiquer aux fidèles catholiques et à toutes les personnes de bonne volonté qui croient en l’indissolubilité du mariage que, selon le plan de salut de Dieu, « le mariage est un lien sacré qui consiste en l’union volontaire d’un homme et d’une femme qui décident de constituer entre eux une communauté permanente de vie et d’amour ». De plus, « en vertu de sa nature, cette union est indissoluble et est orientée vers le bien des époux, la procréation et l’éducation des enfants. La fidélité aux promesses qu’ont fait les époux au moment de contracter le mariage est intrinsèquement unie à l’amour fidèle et perpétuel du Dieu trine et à la dignité de tout être humain ». Par conséquent, rappellent les évêques, « aucune norme civile ne peut atteindre le caractère sacramentel du mariage religieux ». Et ils réaffirment que le mariage « est et sera toujours un sacrement indissoluble, c’est pourquoi le divorce est inadmissible ». « Porter atteinte à la perpétuité du mariage signifie s’éloigner de l’ordre naturel disposé par le Créateur pour le bien de ses enfants », continue le communiqué.

 

Les évêques concluent leur Note en appelant tous les fidèles catholiques à garder toujours présent à l’esprit l’Evangile de Notre Seigneur Jésus-Christ, et à l’appliquer dans leur vie. Cette loi, qui accélère le processus de divorce et qui est maintenant en vigueur, a été approuvée par le plénum du congrès le 15 mai dernier par 59 votes favorables, 8 votes contraires et 11 abstentions. Les évêques ont tout de suite exprimé leur désapprobation, puisqu’il s’agissait d’un choix qui « affaiblit la famille, au détriment des enfants et des jeunes, qui grandiront avec un modèle de mariage loin des valeurs transcendantes d’amour, d’unité et de stabilité ». Cette Loi permet aux péruviens de divorcer dans les trois mois, dans les mairies ou devant les notaires, sans plus attendre deux ans que le Pouvoir judiciaire approuve la séparation légale.

 

Fides

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17 août 2008 7 17 /08 /août /2008 14:12
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17 août 2008 7 17 /08 /août /2008 14:11

Ce qu’est la personne humaine en tant qu’homme et femme, et comment le fait de vivre ensemble pour un homme et une femme, puisse recevoir une forme juridique, n’est plus une donnée univoque. On peut le déduire une fois encore des interventions du Pape Benoît XVI en Espagne. Le relativisme gnoséologique et moral a entamé aussi l’anthropologie philosophique et théologique, et de nouvelles opinions se sont formées, qui mènent à une dissolution de l’image de l’homme, dont les conséquences peuvent être extrêmement graves ; on les voit d’ailleurs déjà dans le glissement à partir du débat sur les couples de fait à la fécondation artificielle, au « mariage » entre homosexuels avec la possibilité d’adopter des enfants.

 

 

 

Dans le jugement de ces opinions erronées, la doctrine catholique surtout réaffirme le caractère inconditionnel de la dignité de l’homme et des droits de l’homme, comme étant des valeurs qui précèdent toute forme de juridiction de l’Etat, et qui renvoient, pour leur origine au Créateur : à savoir, la valeur permanente du Décalogue. Dans ce sens, il faut souligner, comme l’avait fait Jean-Paul II l’importance de la valeur de l’analyse du rapport entre la liberté et la nature de l’homme : « On doit comprendre le vrai sens de la loi naturelle. Elle se réfère à la nature propre et originelle de l’homme, à la nature de la personne humaine, qui est la personne elle-même dans l’unité de l’âme et du corps, de ses inclinations d’ordre spirituel et biologique, et de toutes les autres caractéristiques spécifiques nécessaires à la poursuite de la fin » (Encyclique ‘’Veritatis Splendor’’ N°50). En second lieu, puisque, en un certain sens, la foi en la Révélation a changé, étant donné que le relativisme conduit à ne plus percevoir l’ordre naturel comme source de rationalité, aujourd’hui, paradoxalement, l’Eglise est appelée à défendre la raison première de la foi ; et donc le lien entre la raison et la foi, afin de remédier à la séparation mortelle entre la pensée et l’éthique ; mais aussi à souligner l’aspect rationnel de la nature humaine, comme l’a fait Jean Paul II dans son commentaire sur l’Encyclique ‘’Humanae Vitae’’. A ce sujet, il suffirait d’amener tous ceux qui soutiennent la « naturalité » de l’homosexualité, à se poser la question : pourquoi, dans le monde, existe-t-il des hommes et des femmes, et non pas seulement les uns ou seulement les autres ? Face à cette évidence, l’homosexualité apparaît comme une tentative impossible d’homologation de la nature humaine sur l’un ou sur l’autre sexe, jusqu’à annuler cette différence évidente, prêts à la reprendre au moment où l’on doit revendiquer le « droit à la différence », afin d’obtenir la reconnaissance juridique. Il convient à ce point de pouvoir dire ce que signifie le terme « droit » : s’il est personnel, s’il s’agit d’un droit civique, ou d’un droit d’une minorité active, et montre qu’elle constitue un groupe de pression, cela n’implique pas nécessairement la reconnaissance du droit. La réflexion se place ici sur le terrain du droit, de la philosophie du droit. Pour ce qui concerne la revendication gay d’un mariage homosexuel, il est utile de savoir et de dire qu’il s’agit d’une minorité qui ne représente pas du tout l’ensemble des personnes homosexuelles mais qui prétend les représenter, et trouve des appuis politiques pour imposer ses vues. Et donc, les leaders gay et beaucoup d’autres, par l’absurde, en arrivent sans s’en rendre compte à réaffirmer la différence, au moment où ils réclament le « mariage », l’union ou le pacte entre eux. Et donc, en contradiction avec tout ce qui est présupposé par eux, à savoir que l’Etat et la société sont incompétents sur la question de leur union, parce qu’elle appartient à la sphère privée des relations interpersonnelles affectives, ils finissent par demander à ce même Etat cette reconnaissance juridique publique, également pour des raisons bien connues de convenance économique. S’il s’agit de « sphère privée », l’Etat devrait toujours rester en dehors. Un discours analogue vaut pour ce que l’on appelle les couples de fait. Mais nous nous arrêtons à cette première réflexion.

 

Fides

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17 août 2008 7 17 /08 /août /2008 14:10

Tout baptisé sait qu’il est appelé à édifier l’Eglise, en appelant les hommes à en faire partie. L’Eglise est la famille de Dieu, la Communion des Saints du Ciel qui descend sur la terre, en faisant un seul Corps dans le Seigneur Jésus ; c’est l’agapè de la charité. Chaque prêtre est donc ministre du Christ, dans la mesure où il travaille à élargir les espaces de l’agapè, comme le déclare saint Augustin. Quelle chose, si ce n’est l’amour de Dieu, peut pousser l’Eglise à éduquer les générations ? L’Eglise éduque parce qu’elle est « Mater et Magistra ».


 

 

 

 

Jésus a donné aux siens, comme Mandat suprême : « De toutes les nations faites des disciples… en leur apprenant à observer toutes les choses que je vous ai commandées… » (cf. Matthieu 28, 19-20). Le prêtre n’est pas appelé à fonder des associations de libre pensée, ou à se déclarer pour certains contre les autres, sous prétexte que l’on fait quelque d’éthique ou de social ; ni même être contre toutes les maffias. Il est appelé à une tâche beaucoup plus haute : se dépenser pour la conversion des mauvais. L’engagement du chrétien dans le monde, à l’exemple du Christ, n’est pas de juger le monde, mais de le sauver. Dans son intervention à l’Assemblée des Evêques Italiens, le 29 mai 2008, le Pape Benoît XVI a mis au centre des travaux « l’urgence éducative » qui, pour l’Eglise, « prend un visage bien précis : celui de la transmissions de la foi aux nouvelles générations », en un temps « d’obstacles qui proviennent du relativisme, d’une culture qui met Dieu entre parenthèses, et qui décourage tout choix vraiment sérieux, et en particulier les choix définitifs, pour privilégier, en revanche, dans les différents milieux de vie, l’affirmation de soi-même, et les satisfactions immédiates ». Le Saint-Père ne s’arrête pas à l’analyse, mais il invite à regarder à tout ce qui est en cours : « Pour faire face à ces difficultés, le Saint-Esprit a déjà suscité dans l’Eglise de nombreuses énergies et de nombreux charismes évangélisateurs, particulièrement présents et vivaces dans le catholicisme italien. C’est notre tâche à nous, Evêques, d’accueillir avec joie ces forces nouvelles, de les soutenir, de favoriser leur maturation, de les guides, et de les diriger de manière qu’elles se maintiennent toujours à l’intérieur du grand sein de la foi et de la communion ecclésiale ». Il s’agit des associations et des mouvements ecclésiaux, des nouvelles communautés qui, déjà avant le Concile, et surtout après le Concile, se sont chargés de l’éducation chrétienne. De ces expériences qui ne sont plus seulement pour les jeunes, sont nées désormais de nombreuses familles authentiquement chrétiennes. Le Président de la Conférence Episcopale Italienne, le Cardinal Angelo Bagnasco, a déclaré : « L’œuvre éducative requiert une grande alliance entre plusieurs sujets. En premier lieu, la famille […], c’est elle qui est le sujet irremplaçable de l’éducation, personne ne peut la remplacer ». A son tour, la famille – parole qui, de « famulus », rappelle le service envers l’autre – est le résultat mûr de l’éducation des jeunes. Dans l’Eglise, cela se produit au sein d’expériences ecclésiales de mouvements et de groupes qui réalisent un parcours de foi, d’espérance et de charité.

 

Au problème éducatif, le Saint-Esprit, comme toujours dans le passé, a trouvé la « solution éducative » : construire l’Eglise, œuvre incessante à chaque génération. Ainsi, le Catéchisme de l’Eglise Catholique peut appliquer à la famille cette donnée doctrinale et essentielle, en déclarant : « De nos jours, dans un monde souvent étranger et même hostile à la foi, les familles croyantes sont de première importance, comme foyers de foi vivante et rayonnante. C’est pour cela que le II° Concile du Vatican appelle la famille, avec une vieille expression, " Ecclesia domestica " (LG 11 ; cf. FC 21). C’est au sein de la famille que les parents sont " par la parole et par l’exemple ... pour leurs enfants les premiers hérauts de la foi, au service de la vocation propre de chacun et tout spécialement de la vocation sacrée " (LG 11) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 1656).

 

Fides

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17 août 2008 7 17 /08 /août /2008 14:09

L'encyclique Humanae Vitae continue de provoquer des réactions allergisantes au sein des "catholiques" français. Le blog du Salon Beige en fait mention. On se doutait bien que les réseaux prétendument "catholiques", très proches de l'apostasie tranquille, finiraient par se manifester. Le quarantième anniversaire de l'encyclique Humanae Vitae en est l'occasion rêvée. Le journal "La Croix" n'est pas le dernier à hurler avec les loups…

 

 

Non, nous ne commenterons pas cette invraisemblable démarche sinon que nous redirons que les auteurs n'ont d'autre objectif que de ne plus entendre l'enseignement du Magistère sur le respect de la vie et la morale du mariage ; en fait, ils se fichent bien de ce que peut dire l'Église, ce qu'ils ne supportent pas c'est qu'elle ose leur dire qu'enfreindre la loi morale naturelle soit un mal et un péché grave... Ils ne veulent pas être dérangés dans le confort des replis de leur conscience pour autant qu'ils en aient encore une : "laissez-nous dormir, on ne vous demande rien !" Voilà ce qu'ils crient. Et en France, quel évêque osera leur répondre ? Mgr Cattenoz serait-il encore le seul évêque à dire la Vérité ? Si nous devions retenir une seule chose de grand, d'aimable, de courageux du "pontificat-martyr" de Paul VI c'est justement cette encyclique. Elle fut le témoignage d'un courage intellectuel et spirituel hors paire ; il fut seul contre tous et affirma la primauté de la Vie sur le relativisme ambiant des consciences collectives. La loi sur la contraception fut voulue par les milieux humanistes athées soutenus par les courants maçonniques. L'argument était que cette loi devait empêcher l'avortement, non seulement elle ne l'empêcha pas mais elle l'aggrava et justifia la loi Veil, l'I.V.G. ! Ce déni de la vie, soutenu par une personnalité qui fut une miraculée des camps nazis n'aurait-elle pas du posséder une conscience aigue de la vie, de son caractère sacré ? Non, elle aura l'audace et l'indignité de se recommander des victimes des camps dans la nuit du vote de cette loi maudite. Elle osa lever le bras portant son effroyable matricule d'internement ! Le RU 486 a pourtant succédé au gaz Zyklon B et les avortoirs aux fours crématoires. Aujourd'hui, les pratiques eugéniques à la "Josef Mengele" existent toujours !

Nous avons été avec Pie XII lors des sadiques génocides nazis et communistes. Nous sommes aujourd'hui à côté de Benoît XVI face aux génocides entrepris contre la vie humaine (avortement, contraception, eugénisme, euthanasie...). La fidélité à la Vérité est notre combat quotidien. Tenez bon Très Saint Père, nous sommes avec vous !

 

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