13 août 2008 3 13 /08 /août /2008 22:14

Prêtre, confesseur, apôtre de l'Immaculée Conception et martyr à Auschwitz...

 
      
 
 
 
« De nos jours, le plus grand poison est l'indifférence, qui trouve ses victimes non seulement
parmi les bourgeois mais aussi parmi les religieux » (Saint Maximilien-Marie Kolbe)
 
 
 
 
 
Il était un frère franciscain conventuel polonais, qui s'est offert à la place d'un père de famille dans le camp de concentration nazi à Auschwitz I. Pendant son enfance, il a eu une vision de la Vierge de Czestochowa. La Vierge lui apparut et lui présenta deux couronnes, une blanche et une rouge, symbolisant la pureté et le martyre. Comme Elle l'invitait à choisir, sa générosité le poussa à choisir les deux. Dès ce moment, le privilégié de Marie prit cette généreuse décision : « Je deviendrai meilleur de jour en jour ». L'âme de l'enfant conserve depuis cette rencontre un amour indéfectible pour la Sainte Vierge. La lecture des écrits de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort lui apprend que « Dieu veut révéler et découvrir Marie, le chef-d'oeuvre de ses mains, dans ces derniers temps Marie doit briller, plus que jamais, en miséricorde, en force et en grâce » (Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge). Il donne sa vie à la Sainte Vierge. « De même que l'Immaculée est à Jésus, à Dieu, de même chaque âme va être par Elle et en Elle à Jésus, à Dieu, et cela beaucoup mieux que sans Elle », écrira Saint Maximilien. Il décide par la suite de devenir prêtre. Entré au séminaire dans son adolescence, il est ordonné le 28 avril 1918. En 1917, il avait fondé la Milice de la Vierge Immaculée. Les sept premiers Chevaliers d'avant-garde se consacrent à Marie Immaculée le 17 octobre 1917. Ces dévoués serviteurs de la Vierge affronteront tous les ennemis de Dieu et de l'Eglise, particulièrement les suppôts de la franc-maçonnerie en Italie, en Pologne, et dans le monde entier. Ils réciteront une fois par jour la prière suivante : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous et pour tous ceux qui n'ont pas recours à Vous, plus particulièrement pour les francs-maçons et pour tous ceux qui vous sont recommandés ».
 
Sur la même lancée, il crée en janvier 1922 le journal Le Chevalier de l'Immaculée. En août 1927, il fonde Niepokalanow, « la cité de l'Immaculée », près de Varsovie. Il y met en place une maison d'édition et une station de radio (il était lui même radioamateur sous l'indicatif SP3RN), toutes deux destinées à promouvoir la vénération de la Vierge. En 1939, sa fraternité fournit l'abri à des réfugiés polonais, y compris des juifs. Le 17 février 1941, il est arrêté par la Gestapo, et transféré en mai dans le camp d'Auschwitz I, sous le matricule 16670. En juillet 1941, un homme disparaît dans le bloc 14, où se trouve le père Kolbe. Aussitôt, les nazis sélectionnent dix hommes de la même baraque et les condamnent à mourir de faim. Un des malheureux désignés pour la mort s'écrie : « Oh ! ma pauvre femme et mes enfants que je ne reverrai plus ! ». Alors, au milieu de ses camarades interdits, le Père Maximilien se fraie un chemin et sort des rangs. « Je voudrais mourir à la place d'un de ces condamnés », et il désigne celui qui vient de se lamenter. « Qui es-tu ? » demande le chef. « Prêtre catholique », répond le Père. L'officier, stupéfait, garde un moment le silence puis accepte l'héroïque proposition. Il est exécuté d'une injection de phénol dans le bras qu’il tend lui-même à la veille de l’Assomption et son corps est brûlé dans un four crématoire le 15 août, Solennité de l’Assomption. François Gajowniczek, le père de famille qui sera sauvé par Saint Maximilien décèdera en 1995.
 
Saint Maximilien a été béatifié le 17 octobre 1971 par Paul VI et canonisé le 10 octobre 1982 comme martyr par Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II. Il est un des Saints patrons du XXe siècle, des électriciens, des radioamateurs, des journalistes, des prisonniers politiques et des toxicomanes.
 
 
 
 
 
 
 
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13 août 2008 3 13 /08 /août /2008 15:41

Martyr de la Vérité… 

 

 

 

Jakob Gapp naît en 1897 à Wattens dans le Tyrol autrichien (Innsbruck-Land). Son père est ouvrier. Il est le 7ème enfant de la famille. En 1915 il s'engage dans l'infanterie. Il est blessé sur le front italien et décoré. Puis il est fait prisonnier et ne sera libéré par les Italiens qu'en août 1919. En 1920, il est novice marianiste. Il œuvre à Graz en Styrie. C'est à Antony, près de Paris qu'il prononce ses vœux définitifs. Après quoi, il est envoyé au séminaire de Fribourg, en Suisse. Là il est ordonné prêtre en 1930. De retour en Autriche, il exerce son ministère dans les écoles marianistes, notamment à Graz, et il se dévoue au service des pauvres et des chômeurs. Quand la doctrine nazie commence à se répandre, il déclare avec force et courage qu'il ne peut y avoir aucun compromis entre l'idéologie païenne du national-socialisme et le christianisme. Non sans raison, il y voit une lutte apocalyptique. A cause de cela, il doit quitter Graz et il revient au Tyrol. En octobre 1938, on lui interdit d'enseigner la religion après qu'il ait dit en chaire que l'amour du prochain doit s'exercer sans distinction de nationalité ou de religion. En décembre, après avoir défendu le Pape contre les attaques des nazis, il doit s'expatrier. On le retrouve à Bordeaux, puis en Espagne où son opposition au nazisme lui vaut d'être isolé et incompris de tous. C'est alors que deux individus, feignant de fuir la persécution antisémite, lui demandent de les accompagner jusque dans la France occupée. C'était un piège de la Gestapo qui l'avait suivi depuis son départ d'Autriche. Il est arrêté et emmené en captivité à Berlin. En juillet 1943, il est condamné à mort, et le 13 août, il est guillotiné. L'unique relique, son anneau de profession, est conservé au centre de formation marianiste de Griesinghof, en Autriche.

 

Il a été béatifié le 24 novembre1996 à Rome par Jean Paul II.

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13 août 2008 3 13 /08 /août /2008 15:07

Un certain nombre de fidèles « traditionalistes » répètent sans se lasser que la crise de la liturgie est le résultat du concile Vatican II, celui-ci ayant favorisé les messes au cours desquelles les célébrants font plus ou moins ce qui leur passe par la tête. Ou par la tête des membres de leurs équipes liturgiques. Mais où voit-on que le Concile a autorisé les prêtres à célébrer la liturgie de façon fantaisiste ? Nulle part. Rappelons une énième fois les termes de la Constitution conciliaire sur la Liturgie : « Le droit de régler l’organisation de la liturgie dépend uniquement de l’autorité de l’Eglise ; il appartient au Siège apostolique et, selon les règles du droit, à l’évêque. (...) C’est pourquoi absolument personne d’autre, même prêtre, ne peut, de son propre chef, ajouter, enlever ou changer quoi que ce soit dans la liturgie. » (Art 22.) Et rappelons par la même occasion ce que dit le Missel romain (dans sa dernière version toujours introuvable en France) : « [Le prêtre célébrant] (...) se souviendra qu’il est le serviteur de la liturgie et qu’il ne peut de son propre chef ajouter, enlever ou changer quoi que ce soit dans la célébration de la messe. » (Art 23-24.) On entend dire aussi que le Concile a supprimé l’usage du latin et du chant grégorien. Là encore, reprenons les textes officiels, les seuls qui ont autorité : « L’usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins. (...) L’Eglise reconnaît dans le chant grégorien le chant propre de la liturgie romaine ; c’est donc lui qui, dans les actions liturgiques, toutes choses égales d’ailleurs, doit occuper la première place. (...) On achèvera l’édition typique des livres de chant grégorien ; bien plus, on procurera une édition plus critique des livres déjà édités postérieurement à la restauration de saint Pie X. Il convient aussi que l’on procure une édition contenant des mélodies plus simples à l’usage des petites églises. » (Art. 36, 116-117). Et dans le Missel romain on lit : « (...) il n’est aucun catholique pour nier que le rite accompli en langue latine soit légitime et efficace (...). Le chant grégorien, en tant que chant propre de la liturgie romaine, doit, toutes choses égales d’ailleurs, occuper la première place. » (Art. 12, 41.)

 

Alors ne serait-il pas bon de cesser une fois pour toutes d'attaquer le Concile et d'en faire l'origine de tous les problèmes ? La véritable origine de la crise actuelle, liturgique, doctrinale, est à chercher uniquement dans la désobéissance des clercs conjuguée à leur absence de formation solide. Et cette plaie est apparue bien avant le Concile, comme le montrent toutes les études sérieuses faites jusqu’ici : Vatican II n’aura été qu’un révélateur d’une crise qui couvait depuis des décennies mais que, par commodité, certains ne voulaient pas voir. Crise d'obéissance qui, à notre avis, était en grande partie due au fait qu’on a ordonné prêtres des jeunes gens « pieux, lisses et gentillets » mais qui n’avaient pas la vocation. Leur désobéissance n'est que l'expression de leur rancœur, de leur refus d'assumer un état sacerdotal qui n'est pas fait pour eux.

 

Pro Liturgia

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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 22:00

Moniale et fondatrice du monastère Sainte-Croix de Poitiers - Patronne de Poitiers et "Patronne secondaire" de la France avec Sainte Jehanne d’Arc et Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus…

 
 
 
 
Fille du roi Berthaire de Thuringe, elle avait treize ans quand les fils de Clovis s'entendirent pour assassiner son père et s'emparer de son pays, en 531. Elle échut comme butin de guerre à Clotaire, alors roi de Soissons qui voulut l’épouser à Vitry-en-Artois. Celle-ci tenta d'abord de s'enfuir dans les alentours de Péronne. Rattrapée, elle dut se résoudre à la cérémonie, présidée par l'évêque Saint Médard, à Soissons. Elle devint reine durant une vingtaine d'années, épouse d'un mari brutal et débauché. Elle ne tremblait pas devant lui, le laissant s'empiffrer et s'enivrer, tandis qu'à la même table elle mangeait sobrement ses lentilles et son pain sec. En 555, les Thuringeois s'étant révoltés, Clotaire tua son frère et elle obtint d'entrer en religion. Il avait alors peur de l'enfer. Consacrée religieuse par Saint Médard. Devant son hésitation, elle le menace : « Si tu tardes à me consacrer et que tu craignes un homme plus que Dieu, le Pasteur te demandera compte de l'âme de ta brebis ». Elle fit d'abord un pèlerinage à Tours sur le tombeau de Saint Martin. Elle alla ensuite demander conseil à Saint Jean de Chinon qui vivait dans un ermitage troglodyte lequel existe toujours au-dessus de la ville. Elle se rendit ensuite sur la terre de Saix, Vienne, que Clotaire lui avait donnée et y fonda un oratoire et un hospice où elle s'occupait elle-même des malades : c'était un des premiers hospices organisés en France. Mais Clotaire, qui avait d'abord accepté la vocation de la reine, changea d'avis : il envoya une troupe à Saix pour la ramener à la cour. Lorsque les soldats s'annoncèrent en vue de Saix, Radegonde s'enfuit vers le Sud à travers un champ d'avoine que des ouvriers étaient en train de semer. C'est alors que se produisit le "miracle des avoines", la sainte reine fit instantanément pousser l'avoine pour s'y cacher. Questionnés par les poursuivants, les moissonneurs, purent affirmer qu'ils n'avaient vu personne dans le champ depuis le temps où cette avoine avait été semée. À partir de ce moment, Clotaire lui laissa suivre son chemin vers une vie consacrée à la religion. Elle fonde le monastère de la Sainte Croix à Poitiers où elle se retira, selon les règles monastiques de Saint Césaire d'Arles. (Après deux siècles, la règle de Saint Benoît sera ensuite adoptée). Le 25 octobre 552 (ou 553), elle entra dans le monastère Notre-Dame (placé sous la protection du Saint-Siège pour être libre du pouvoir épiscopal) accompagnée de plus de 200 jeunes filles de la noblesse franque et en présence d'une grande foule. Elle leur donna une abbesse en la personne de Sainte Agnès de Poitiers, elle-même gardant des tâches humbles comme la vaisselle ou le balayage. Elle y passa trente années de bonheur et de paix. Saint Venance Fortunat fut son confident et futur évêque de Poitiers et composa pour elle l’admirable hymne du "Vexilla Régis." Sainte Radegonde est vénérée par les catholiques, les orthodoxes et les luthériens. Ses litanies, très proches de celle de la Vierge, avec toutefois des éléments poitevins, l'invoquent principalement comme "Reine de la Paix". Le Christ dans une vision lui a dit : « Pourquoi te faire tant souffrir ? Sache que tu es une des plus belles perles de mon diadème ». On peut voir dans cette parole un appel de l'Amour miséricordieux vers tous les humains.
 
Elle mourut le 13 août 587, à 68 ans, dans le monastère Notre-Dame. Elle fut enterrée dans l'église abbatiale Sainte-Marie-hors-les-murs (aujourd'hui Sainte-Radegonde) à Poitiers. Pendant les invasions normandes, sa dépouille fut emmenée à l'abbaye Saint-Benoît de Quinçay, puis ramenée à Poitiers en 868. De nombreux miracles lui sont attribués, ce qui attira de nombreux pèlerins. Elle fut déclarée sainte peu de temps après sa mort.
 
 
 
 
Liens : Litanies de Sainte Radegonde (1) + Litanies de Sainte Radegonde (2)
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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 18:53

 

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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 15:18

Karl Leisner est né à Rees, en Basse-Rhénanie, le 28 février 1915. Il était un jeune militant chrétien. Il sera ordonné prêtre au camp de Dachau. Il meurt le 12 août 1945 et sera béatifié en 1996 par le pape Jean-Paul II : 

 

 

« C’est au milieu de la tempête et du feu qu’il s’avère si la foi est solide
comme un arbre, et dure comme l’acier, et constante comme l’or
 »


 

Fervent chrétien, Karl Leisner s'engage rapidement dans le mouvement de jeunesse catholique de Clèves, dont il devient responsable en 1933. Mgr Clemens August von Galen lui confie alors la charge de responsable de la jeunesse dans l'ensemble du diocèse de Münster. La Gestapo commence alors à surveiller ce jeune militant, dont le journal intime, qu'il tient depuis l'âge de douze ans, témoigne de son aversion pour le régime nazi. En 1934, alors que les partisans du Führer scandent « Heil Hitler », Leisner écrit dans son journal : « Le Christ est ma passion, Heil. » Il rencontre le Mouvement de Schönstatt dès le lycée, mouvement qui deviendra la source principale de sa spiritualité, faisant partie d'un groupe de séminaristes. Il est ordonné diacre le 25 mars 1939 en vue du sacerdoce. Mais il découvre peu après qu'il est atteint de tuberculose pulmonaire et part en convalescence en Forêt-Noire. C'est là qu'il est arrêté par la Gestapo le 8 novembre 1939, à la suite d'une remarque concernant l'attentat de Georg Elser contre Hitler. D'abord emprisonné à Fribourg, il est transféré au camp de concentration de Sachsenhausen, puis à Dachau le 13 décembre 1940 sous le numéro 22356. Environ deux mille huit cents prêtres allemands, autrichiens, polonais et d'autres pays d'Europe, ainsi que des pasteurs, y sont réunis dans le "Block 26". Premier clerc lié à Schönstatt interné à Dachau, il fut suivit par plusieurs autres, dont le fondateur Joseph Kentenich lui-même. En 1941, le père Josef Fischer créé un groupe de prêtres de Schönstatt dans le camp, groupe que rejoint Karl. En juin 1943, il y a trois groupes, dont celui de Karl. Ce groupe choisit pendant l’automne 1944 une devise commune : Victor in vinculis ("Vainqueur dans les chaînes"). Le 17 décembre 1944, le 3ème Dimanche de l'Avent dit de « Gaudete », dans le bloc 26 du camp de concentration, Mgr Gabriel Piguet, évêque de Clermont-Ferrand, détenu lui aussi, ordonne Karl Leisner prêtre. Celui-ci est alors presque mourant. Il ne célèbrera de fait qu'une seule messe, pour la fête de Saint Étienne, en 1944.

 

Karl Leisner est libéré par l'armée américaine le 4 mai 1945 et part au sanatorium de Planegg (près de Munich) où il meurt le 12 août. Il écrit dans les dernières lignes de son journal : « Bénis aussi, Seigneur, mes ennemis ! ». Il est enterré dans la crypte de la cathédrale de Xanten. Le 23 juin 1996, Jean-Paul II célèbre au stade olympique de Berlin la béatification de Karl Leisner.

 

 

 

 

Un modèle pour la jeunesse d'Europe

 

Lors d'une rencontre à Strasbourg le 8 octobre 1988 avec des jeunes Européens, le pape Jean-Paul II a donné Karl Leisner comme modèle à la jeunesse d'Europe. Européen convaincu dès sa jeunesse, celui-ci écrivait dans son journal le 16 juin 1945, peu de temps avant sa mort : « Une seule chose : pauvre Europe ! Retourne à ton Seigneur Jésus-Christ! Là est ta Source pour tout ce que tu portes de plus beau. Retourne aux sources vives de la véritable force divine ! Oh Seigneur, permets-moi de te servir un peu comme instrument pour cela, je t’en supplie ! ».

 

 

 

 

Liens : Lettre de l’abbaye Saint Joseph de Clairval sur le Bienheureux Karl Leisner + Prière à la Vierge des prêtres de Dachau + Article sur le Bienheureux Karl Leisner, par Odile HaumontéSite Internet sur le Bienheureux Karl Leisner

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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 07:34

Le pape a répondu à une question sur le 1025ème anniversaire du christianisme fêté par les orthodoxes, lors du vol Rio-Rome (28-29 juillet). Nous le publions à l'occasion de la fête de la Transfiguration du Christ, si chère à l'Orient chrétien.

 

 

« Dans les Églises orthodoxes, on a conservé cette liturgie ancienne, si belle. Nous, nous avons un peu perdu le sens de l’adoration. Eux le conserve, ils adorent Dieu, ils chantent, le temps ne compte pas. Le centre est Dieu, et c’est une richesse que je voudrais dire en cette occasion, puisque vous me posez cette question. Une fois, en parlant de l’Église occidentale, de l’Europe occidentale, surtout de l’Église plus mûre, on m’a dit cette phrase : « Lux ex oriente, ex occidente luxus ». Le consumérisme, le bien-être, nous ont fait tant de mal. Vous, en revanche, vous conservez cette beauté de Dieu au centre, la référence. Quand on lit Dostoïevski – je crois que c’est un auteur que nous devrions tous lire et relire, parce qu’il a une sagesse – on perçoit quelle est l’âme russe, l’âme orientale. Cela nous fera beaucoup de bien. Nous avons besoin de ce renouveau, de cet air frais de l’Orient, de cette lumière de l’Orient. Jean-Paul II l’avait écrit dans sa Lettre. Mais si souvent le luxus de l’Occident nous fait perdre de vue l’horizon. Je ne sais pas, c’est ce qui me vient à l’esprit. Merci ».

 

SOURCE

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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 07:22

Les prêtres qui exercent leur ministère comme le Siège apostolique demande qu'il soit exercé (en cherchant bien on en trouve) découvrent avec et enthousiasme le nouveau « Directoire pour le ministère et la vie des prêtres ». Ce document approuvé par Benoît XVI le 14 janvier 2013 a été publié le 11 février suivant : sa sortie a été occultée par l’annonce de la renonciation du Pape, le même jour. La première édition du « Directoire », en 1994, était présentée comme un « instrument apte à éclairer et servir de guide dans l’engagement du renouvellement spirituel des ministres sacrés, apôtres toujours plus désorientés, plongés dans un monde difficile et en continuelle mutation ». En France, très peu de prêtres avaient entendu parler de ce document, les évêques ayant préféré le classer « sans suite »... comme ils avait fait  du « Iubilate Deo » de Paul VI dont ils ne voulaient rien savoir.

 

L’édition 2013 du « Directoire » trouve sa justification dans « l’expérience bénéfique de l’Année sacerdotale, la promotion d’une nouvelle évangélisation, les indications récentes et précieuses du magistère de Benoît XVI et, hélas, les blessures douloureuses qui ont atteint l’Eglise suite au comportement de certains de ses ministres ». Reste à savoir si ce document si précieux sera porté à la connaissance du plus grand nombre de prêtres et aussi proposé à l’étude de nombreux séminaristes. Une recherche sur les sites internet de plusieurs évêchés de France laisse deviner que ce « Directoire » risque une nouvelle fois de rester longtemps sous silence. Peut-être parce que dans nos diocèses on aurait préféré que soit publié un « Directoire pour le ministère et la vie fraternelle des laïcs engagés »... qui contribuent largement à la chute des vocations sacerdotales. Le nouveau « Directoire » peut être consulté sur le site de la Congrégation pour le Clergé : cliquer ici.

 

Pro Liturgia

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10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 16:28
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10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 16:02

Saint Laurent fut l'un des plus illustres martyrs de l'Église. Ses vertus, son mérite, lui gagnèrent l'affection du Pape Sixte II, qui le choisit comme son premier diacre. L'an 258, le Pape fut arrêté et condamné à mort. Comme on le conduisait au supplice, Laurent, son diacre, le suivait en pleurant : « Où allez-vous, mon père, disait-il, sans votre fils ? Où allez-vous, saint Pontife, sans votre diacre ? Jamais vous n'offriez le sacrifice sans que je vous servisse à l'autel. En quoi ai-je eu le malheur de vous déplaire ? ». Le saint Pape, ému, lui dit : « Je ne vous abandonne point, mon fils; une épreuve plus pénible et une victoire plus glorieuse vous sont réservées; vous me suivrez dans trois jours ». Puis il lui ordonna de distribuer aux pauvres tous les trésors de l'Église, pour les soustraire aux persécuteurs : mission que Laurent accomplit avec joie.

 

Le préfet de Rome, à cette nouvelle, fit venir Laurent et lui demanda où étaient tous les trésors dont il avait la garde, car l'empereur en avait besoin pour l'entretien de ses troupes : « J'avoue, lui répondit le diacre, que notre Église est riche et que l'empereur n'a point de trésors aussi précieux qu'elle; je vous en ferai voir une bonne partie, donnez-moi seulement un peu de temps pour tout disposer ». Le préfet (Dacien ou Déce) accorda trois jours de délai. Pendant ce temps, Laurent parcourut toute la ville pour chercher les pauvres nourris aux dépens de l'Église; le troisième jour, il les réunit et les montra au préfet, en lui disant : « Voilà les trésors que je vous ai promis. J'y ajoute les perles et les pierres précieuses, ces vierges et ces veuves consacrées à Dieu; l'Église n'a point d'autres richesses. – Comment oses-tu me jouer, malheureux ? dit le préfet; est-ce ainsi que tu outrages en moi le pouvoir impérial ? ». Puis il le fit déchirer à coups de fouets.

 

Laurent, après ce supplice, fut conduit en prison, où il guérit un aveugle et convertit l'officier de ses gardes, nommé Hippolyte. Rappelé au tribunal, il fut étendu sur un chevalet et torturé cruellement; c'est alors qu'un soldat de la garde, nommé Romain, vit un Ange essuyer le sang et la sueur du martyr : « Vos tourments, dit Laurent au juge, sont pour moi une source de délices ». Laurent fut ensuite rôti à petit feu sur un gril de fer, et quand il eut un côté tout brûlé : « Je suis assez rôti de ce côté, dit-il au juge en souriant; faites-moi rôtir de l'autre ». Bientôt, les yeux au Ciel, il rendit l'âme.

 

 

 

Liens : Fête de Saint Laurent de Rome (Liturgie) + Saint Laurent, Proto-Diacre de l’Eglise Romaine, par Don Francesco Moraglia, Docteur de Théologie Systématique + Basilique Saint-Laurent-hors-les-Murs + Les Larmes de Saint Laurent (du 10 au 15 août) + Lectures du Bréviaire (1962)

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9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 18:32

Le Bienheureux Franz Jägerstätter est né le 20 mai 1907 à Sankt Radegund, près de Salzbourg (Oberösterreich), et guillotiné le 9 août 1943 à Berlin. Il était un objecteur de conscience autrichien face au régime national-socialiste. Il vient d'être béatifié (le vendredi 26 octobre 2007) en présence de 27 évêques et plus de 5000 fidèles... Nous sommes invités à suivre son exemple pour ne pas coopérer aux idéologies du Mal parmi les hommes et femmes politique.

 
 
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« Peut-on être en même temps soldat du Christ et soldat pour le national-socialisme,
peut-on combattre pour la victoire du Christ et de son Église et en même temps
pour la victoire du national-socialisme ? […] Si Dieu ne m'avait pas accordé sa grâce
et la force de mourir, si nécessaire, pour défendre ma foi, je ferais peut-être simplement
ce que fait la majorité des gens. Dieu peut en effet accorder sa grâce à chacun comme Il le désire.
Si d’autres avaient reçu les nombreuses grâces que j'ai reçu, ils auraient peut-être
fait des choses bien meilleures que moi » (Franz Jägerstätter)


 
Franz Jägerstätter était un jeune paysan autrichien, catholique, épousé à Franziska Schwaninger. En 1938, après que les troupes d'Hitler ont pénétré en Autriche, il est le seul de son village à voter contre l'Anschluss. Il se rend à une brève période de formation militaire, mais n'adhère à aucune organisation politique et manifeste ouvertement son opposition au nazisme. Franz Jägerstätter, alors père de trois petites filles dont la plus âgée a six ans, est appelé au service actif en février 1943. En union avec les évêques catholiques du Reich, il refuse de combattre, et en conséquence, est emprisonné à Linz, puis à Berlin. Condamné à mort par un tribunal militaire pour "obstruction aux principes de la Wehrmacht", Franz Jägerstätter fut amené de Berlin au camp de concentration de Brandebourg/Havel (+) le 9 août 1943. À la mi-journée, on lui dit que sa condamnation à mort était confirmée et aurait lieu le même jour, à 16h. Juste avant son exécution Franz écrit : « Je suis convaincu qu'il vaut mieux dire la Vérité, même si je dois payer au prix de ma vie ». Cet après-midi-là, à 16h, Franz fut décapité à l'âge de 36 ans, un an jour pour jour après le gazage de Ste Edith Stein. Trois ans plus tard, ses restes furent ramenés dans sa terre natale et il fut enterré près de son église paroissiale de Sainte-Radegonde.
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9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 10:49

 

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9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 09:25

Lorsque le Saint-Père a voulu dénoncer certaines pratiques liturgiques abusives, il s'est trouvé des évêques pour déclarer que ça ne concernait pas la France... où il n'y a pas de problèmes.
Pourtant, n'importe quel fidèle assistant à une messe pourrait relever quantités d'abus et de fantaisies liturgiques, qui s'ajoutent aux absolutions collectives, aux suppressions de messes dominicales, à l'omission du port des vêtements sacerdotaux dans l'administration des sacrements... etc.
Il n'y a pas de problèmes en France, dit-on ? Ce n'est pas ce qu'a écrit Mgr Piero Marini (ancien Maître des Cérémonies et, il est vrai, ancien disciple de Mgr Bugnini et promoteur d'une douteuse réforme liturgique à Saint-Pierre de Rome), qui a parlé, dans un ouvrage où il présente ses mémoires, de la "la crise de la liturgie" en des termes non équivoques, et où il cite... la France ! Révélateur, non ?

 

 

 

Mgr Marini, qu'on ne peut guère soupçonner d'avoir des accointances avec le monde traditionaliste, rappelle même que confesser en civil ou clergyman est interdit car c'est rabaisser le sacrement et ne pas lui donner toute sa valeur.
Il y a donc bien une crise liturgique, spécialement en France : tout le monde le reconnaît... à part peut-être certains évêques. Mais que faire pour juguler cette crise ? A priori, il ne faut pas faire confiance à un pasteur diocésain qui, en manquant aux règles liturgiques, en vient à ne pas donner l'exemple. Car agissant ainsi, il couvre tous les prêtres qui désobéissent, et il est lui-même dans la désobéissance. Et, couvrir des prêtres qui ne croient pas à la Présence Réelle, qui administrent les Sacrements comme bon leur semble, n'est certes pas condamnable devant les tribunaux. Mais ce n'en est pas moins une faute plus ou moins grave contre Dieu, ce qui est beaucoup plus grave !
Il y a un temps pour tout. Il y a eu un long temps où il fallait être "diplomate" pour ne pas être rejeté d'une paroisse, d'une tribune. Mais on ne peut se taire à l'infini. Avec Benoît XVI, le temps est venu de faire entendre notre voix, avec charité et avec fermeté.
Il faut que les laïcs fassent entendre leur voix !
il faut certainement la prudence, la fermeté, la charité. Mais il faut aussi ne plus rien laisser passer. Que pourra alors faire l'Evêque ou son Vicaire épiscopal ? Rien ! 
Il sera mécontent ? Peu importe ! L'important est qu'il sache au moins la vérité - "veritas in caritate" - qui conduit à reconnaître qu'il y a des abus en liturgie et qu'il faut que ça cesse !

 

Pro Liturgia

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