9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 08:50
Le 10 mai 1940, les troupes allemandes envahissent les Pays-Bas. Bientôt y règne l’idéologie nazie, resserrant sans cesse les mailles du filet autour de la communauté juive. Le 26 juillet 1942, les évêques catholiques du pays font lire dans toutes les paroisses un texte de protestation. Le lendemain, l’arrestation des juifs devenus catholiques est décrétée. Parmi eux, Edith Stein et sa sœur Rosa, réfugiées au carmel d’Echt (Pays-Bas). Brillante intellectuelle, elle fut constamment animée d'une profonde quête de Vérité…
 
 
 
 
 

« La personne qui cherche la Vérité est peut-être plus proche de Dieu qui est la Vérité, 
et ainsi plus proche de son propre coeur, qu'elle ne le pense ».
(La science de la Croix)
 
 
 
 
Edith Stein est née en Allemagne le 12 octobre 1891, jour de Yom Kippour, ce qui explique sans doute l’affection particulière que lui voue sa mère, femme énergique et pieuse. Dernière de onze enfants, Edith connut à peine son père, mort deux ans plus tard. Toute sa jeunesse se passe à Breslau (aujourd’hui Wroclaw), en Silésie, sur les rives de l’Oder. Entrée à l’université en 1911, elle étudie avec passion, milite pour l’égalité des sexes, s’engage en politique, noue des amitiés et dérive vers l’athéisme. Fascinée par la personne humaine, comme en témoigne son livre Vie d’une famille juive, elle s’oriente vers la psychologie et découvre avec enthousiasme la phénoménologie à l’université de Göttingen.
 
 
 


UN ATHÉISME ÉBRANLÉ PAR SES RENCONTRES

Trois maîtres jouent dès lors un rôle majeur dans son initiation philosophique : Edmund Husserl, Max Scheler et Adolf Reinach. Parce que les deux derniers sont juifs convertis au christianisme, ils font tomber ses préjugés à l’encontre du christianisme. La lecture des notes de Reinach, mort au front en 1917, sera déterminante. Le philosophe les a écrites dans les tranchées après avoir fait l’expérience fulgurante de l’intimité de Dieu. Elles témoignent du cheminement d’une pensée rigoureuse qui ne veut pas abdiquer la raison, mais ne peut nier la Rencontre. De quoi interpeller Edith Stein. En cet hiver 1917-1918, la jeune femme n’a pourtant pas encore fait l’expérience personnelle de Dieu. Son athéisme a reflué, ébranlé par ses rencontres, ses lectures, son engagement comme infirmière bénévole de la Croix-Rouge qui a nourri sa réflexion sur l’empathie, sujet de sa thèse. Mais la « lumière obscure » de la foi qui couve en elle a encore besoin d’une étincelle. Celle-ci viendra d’abord par Anna, la jeune veuve de Reinach, qui lui fait entrevoir « la force divine » que la Croix « donne en partage à ceux qui la portent ». Puis par Sainte Thérèse d’Avila, dont elle lit l’autobiographie durant une nuit de l’été 1927. La Vérité qu’elle recherche avec tant de persévérance et que la philosophie ne lui a pas apportée lui est enfin révélée. Par-delà les siècles, Thérèse d’Avila lui montre vers quel horizon tendre désormais, celui du Carmel, qu’elle sent être sa patrie spirituelle. Il lui faudra pourtant encore beaucoup patienter…
 
 
 
PRÈS DE 12 ANS SUR LE SEUIL DE LA VIE MONASTIQUE

Baptisée le 1er janvier 1922, Edith Stein restera pendant près de douze ans sur le seuil de la vie monastique, consacrant son temps à l’enseignement à l’école des dominicaines de Spire et à l’Institut (catholique) des sciences pédagogiques de Münster, où elle se révèle excellente pédagogue. Elle travaille beaucoup, traduisant les lettres et le journal de la période pré-catholique de John Henry Newman ainsi que Questiones disputatae de veritate de Saint Thomas d'Aquin. Jamais, en revanche, elle ne parviendra à enseigner en faculté : elle a le tort d’être une femme, d’origine juive de surcroît… Sur les conseils du P. Erich Przywara, grand théologien jésuite qui souhaite une participation active des chrétiens à la vie de l’Église, elle entre dans le circuit des conférences catholiques. Avec courage, elle y développe une vision de la dignité de la personne humaine, en opposition radicale avec l’idéologie nazie. Elle aborde les thèmes qui lui sont chers : la pédagogie, l’éducation, mais aussi la spécificité des femmes dans la société et dans l’Église. Le 12 avril 1933, Hitler obtient les pleins pouvoirs. Edith Stein décide, avec le soutien de dom Raphaël Walzer, jeune abbé bénédictin de Beuron et figure de la résistance au nazisme, d’en appeler à Pie XI. Sa lettre au pape insiste sur trois points : la détresse de son peuple, le lien entre haine du juif et haine du Christ, la menace qui pèse donc sur l’Église. Pie XI réagira aussitôt. Chez elle, l’alliance entre ses intuitions, ses écrits, sa vie est totale. Quelques jours plus tard, elle est privée de son travail et de toute possibilité de s’exprimer en public.
 
 
 
PLEINEMENT SOLIDAIRE DE SON PEUPLE

C’est alors que, pleinement solidaire de son peuple, elle franchit le 14 octobre 1933 la clôture du carmel de Cologne, laissant derrière elle activités universitaires et grandes amitiés. Le 15 avril, elle prend l’habit sous le nom de Sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix. Thérèse en l’honneur de la Sainte d’Avila ; Bénédicte en mémoire de Saint Benoît et sans doute en référence à l’importance de la bénédiction dans le judaïsme ; la Croix, parce qu’elle ne cesse d’en approfondir le mystère. Elle s’adapte avec souplesse à la vie du carmel, sans cesser son travail intellectuel. Elle écrit ainsi L’être fini et l’Être éternel, qui traite de la puissance de la grâce et du mystère de la liberté humaine. Elle compose aussi des poèmes. En septembre 1936, elle renouvelle ses vœux tandis qu’à l’autre bout de l’Allemagne, sa mère, douloureusement affectée par sa conversion, meurt. Héritant de son livre de prières juives, Edith retrouve, mais éclairée par « la lumière obscure » qui pour elle désormais irradie de la croix, la richesse spirituelle d’Israël. Dans une lettre à un religieux, elle écrit : « Vous ne pouvez imaginer ce que signifie pour moi d’être fille du peuple élu : c’est appartenir au Christ non seulement par l’esprit, mais par le sang. »
 
 
 
CHACUN EST RESPONSABLE DE TOUS

Le 21 avril 1938, elle prononce sa profession perpétuelle. Sept mois plus tard, après la terrible « Nuit de cristal » des 9 et 10 novembre, elle se laisse convaincre de quitter Cologne pour trouver refuge aux Pays-Bas, au carmel d’Echt où la rejoint sa sœur Rosa, baptisée comme elle. Là, à la demande de la prieure, elle rédige une étude sur Saint Jean de la Croix, La Science de la croix, qui restera inachevée. Elle s’efforce par ailleurs de penser la solidarité, affirmant que chacun est responsable de tous, comme la haine d’un seul enténèbre le monde. En 1939, elle remet un billet à sa prieure : « Permettez-moi de m’offrir en holocauste au Cœur de Jésus pour demander la paix véritable… ». À partir d’avril 1942, elle doit, comme Rosa, porter l’étoile jaune (fiche 44070). Le 2 août, les deux sœurs sont arrêtées par les S.S. « Viens, allons pour notre peuple », aurait alors dit Edith, avec la clarté d’âme et de cœur qui l’habitait, à sa sœur Rosa. Au camp de transit de Westerbork, elle croisera une autre grande mystique juive du XXème siècle, Etty Hillesum. Le 7 août, Edith et Rosa Stein font partie d’un convoi de 987 Juifs pour le camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau. Dès leur arrivée, un groupe de femmes et d'enfants dénudés est conduit vers le cloître de la mort. Le 9, elles sont gazées « ex odio fidei » en haine de la foi catholique. Par l'aveuglement des gouvernants, les forces maléfiques se sont déchaînées et le monde a basculé dans la haine et l'horreur.
 
Edith Stein a été béatifiée le 1er mai 1987 et canonisée par le pape Jean-Paul II le 11 octobre 1998. Elle est proclamée co-patronne de l'Europe le 1er octobre 1999.
 
 
 
 
 
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9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 08:16

Hymne pour le Temps de Noël (trouvée dans le très important recueil finlandais-suédois "Piae Cantiones" publié en 1582).

Ce recueil contient une collection des cantiques et d'hymnes liturgiques de la fin du Moyen-Âge (15ème siècle).

  

 

1. Dies est lætitiæ
In ortu regali,
Nam processit hodie
Ventre virginali
Peur admirabilis,
Totus delectabilis
In humanitate,
Qui inæstimabilis
Est et ineffabilis
In divinitate.


2. Orto Dei filio
Virgine de pura,
Ut rosa de lilio,
Stupescit natura,
Quem parit juvencula
Natum ante sæcula
Creatorem rerum,
Quod uber muniditiae
Lac dat pueritiæ
Antiquo dierum.


3. Ut vitrum non læditur
Sole penetrante,
Sic illæsa creditur
Virgo post et ante.
Felix est puerpera,
Cojus casta viscera
Deum genuerunt,
Et beata ubera
In ætate tenera
Christum lactaverunt.
4. Christe, qui nos manibus
Propriis fecisti,
Et pro nobis omnibus
Nasci voluisti,
Te devote poscimus,
Laxa, quod peccavimus,
Non sinas perire
Post mortem nos miseros,
Sed tecum ad superos
Facias venire. 

 

Parole et Musique : XIIIème / XIVème siècles

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8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 08:13
Hymne à la Très Sainte Vierge Marie (11ème siècle) :
 
 
 
 
1. Inviolata, integra, et casta es Maria,
quæ es effecta fulgida cæli porta. 
Vous êtes sans tache, chaste et virginale, ô Marie.
Vous êtes devenue la porte éclatante du Ciel.
 
2. O Mater alma Christi carissima,
suscipe pia laudum præconia.
O Sainte Mère du Christ, qui nous êtes si chère,
recevez la pieuse louange de nos chants.
 
3. Te nunc flagitant devota corda et ora,
nostra ut pura pectora sint et corpora. 
Nos cœurs et nos lèvres vous prient avec dévotion
 
pour que soient purs nos corps et nos âmes.
 
4. Tua per precata dulcisona,
nobis concedas veniam per sæcula. 
Par vos prières si douces,

obtenez-nous le pardon pour l'éternité.
 
5. O benigna ! O Regina ! O Maria,
quæ sola inviolata permansisti. 
O très bonne ! ô Reine ! ô Marie,

qui, seule, êtes demeurée sans tache !
 
 

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7 août 2008 4 07 /08 /août /2008 11:59

« Paul VI a eu l’audace des prophètes en affirmant la grandeur de l’amour humain et en refusant toute division entre l’amour qui unit deux êtres et l’ouverture au don de la vie, écartant par avance toute marchandisation du corps humain et toute dérive bioéthique. Paul VI a eu l’audace du visionnaire pour refuser au nom de la grandeur de l’amour humain toute utilisation des pilules et des préservatifs qui ouvriraient la voie à un véritable tsunami du consumérisme des corps pour un plaisir éphémère sans lien avec la grandeur et la beauté de l’amour. Aujourd’hui, n’ayons pas peur de dire un oui vrai à "Humanae Vitae", ayons le courage de dire oui à l’amour humain et au don de la vie. Ayons confiance, croyons à la vie » (Son Excellence l’Archevêque d’Avignon, Mgr Jean-Pierre Cattenoz). PREUVES STATISTIQUES DES CONSEQUENCES DE LA CONTRACEPTION

 

 

 

 

En défendant la morale conjugale dans son intégralité, l'Eglise sait qu'elle contribue
à l'instauration d'une civilisation vraiment humaine. (...) Elle défend par là même
la dignité des époux. Fidèle à l'enseignement comme à l'exemple du Sauveur,
elle se montre l'amie sincère et désintéressée des hommes, qu'elle veut aider,
dès leur cheminement terrestre, à participer en fils à la vie du Dieu vivant,
Père de tous les hommes (Paul VI - Encyclique Humanae Vitae N°18)

 



  

LIENS RELATIFS : Encyclique Humanæ Vitæ (Paul VI - 25 juillet 1968) + La pilule contraceptive, une des causes du divorce + « Aujourd’hui, n’ayons pas peur de dire un oui vrai à "Humanae Vitae" » (Mgr Jean-Pierre Cattenoz) + Humanae Vitae expliqué par le Cardinal Joseph Ratzinger : "La Vérité n'est pas décidée à la majorité" + RADIO NOTRE-DAME : Les méthodes naturelles + L’Encyclique "Humanæ vitæ", plus actuelle que jamais + « 40 ans après sa publication, l’Encyclique Humanæ Vitæ n’a rien perdu de sa Vérité » (Benoît XVI) + Site sur les méthodes naturelles + 1968-2008 : Le prophétisme d'Humanæ Vitæ résumé +  « La liberté doit être conjuguée avec la Vérité » (Benoît XVI) + L’encyclique Humanæ Vitae, une prophétie pour aujourd’hui + L'amour des époux (CEC N°2360-2379) + Dossier pour les anglophones + L'Encyclique Humanae Vitae, par le Cardinal James Francis Stafford + Le relativisme gallican contre-attaque le prophétisme d’Humanae Vitae + Allocution de Pie XII sur la "morale de situation" (18 avril 1952) + "Un enseignement qui, pour l'Eglise, est certain" (Jean-Paul II pour les 20 ans d'Humanae Vitae) + L’actualité d’Humanæ Vitæ, par le Père Alain Mattheeuws + Encyclique Humanæ Vitæ : « Un potentiel libérateur » + L'Eglise est Mère et Maîtresse de la Vérité + Benoît XVI rappelle le sens profond  d’Humanae Vitae : l’encyclique respectant la pleine vérité de l'amour ! + La norme de l'acte conjugal  Vérité et signification de la sexualité humaine (Conseil Pontifical pour la Famille) + Vade-mecum pour les confesseurs sur certains sujets de morale liés à la vie conjugale (Conseil Pontifical pour la Famille) + Formation : Le Magistère de l'Eglise face au "moindre mal" + « Même avec la femme légitime, l’acte conjugal devient illicite et honteux dès lors que la conception de l’enfant y est évitée » (Saint Augustin, "De adulterinis conjugiis") + Communiqué sur la "pilule du lendemain" (Académie Pontificale pour la Vie) + L’Osservatore Romano rappelle l'actualité d’Humanæ Vitæ + Humanæ vitæ : l’Église au secours de la raison, par Thibaud Collin (Philosophe) + Franc-maçonnerie et contraception, par Pierre-Olivier Arduin + Vivre avec notre époux(se) dans l'Amour et la Vérité + Humanæ vitæ est un document qui unit et renforce les couples + « Indéfendable pilule », par Pierre-Olivier Arduin + « En réaffirmant le lien intime entre la personne, le sexe et la vie, l'Église défend des valeurs morales mais elle protège aussi la dignité de la personne humaine » (Cardinal Ouellet) + La Vérité sur l'amour conjugal, par l'abbé Guy Pagès + Non à la contraception ! Oui à la fidélité et à la pureté conjugale (Abbé Guy Pagès) + Il y a 40 ans, le Pape Paul VI publiait l'Encyclique Humanae Vitae : Pierre-Olivier Arduin, directeur de la Commission Bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon nous en parle + Le prophétisme d'Humanae Vitae, par le Fr. Paul Marx, Fondateur de l'Human Life International + La contraception, c'est la corruption ! (Mgr Socrates B. Villegas) + La Conférence Episcopale Française tombe dans l'hérésie + LA « THEOLOGIE DU CORPS » SELON L’ENCYCLIQUE HUMANÆ VITÆ, PAR SA SAINTETE LE PAPE JEAN-PAUL II

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7 août 2008 4 07 /08 /août /2008 11:53

« Authentique signe de contradiction, l’Encyclique Humanæ vitæ n’est pas volontiers rappelée. Sûrement à cause de son enseignement exigeant et à contre-courant ». C’est ce que regrette Gian Maria Vian, le directeur de L’Osservatore Romano, dans un éditorial consacré au 40e anniversaire de la publication par Paul VI (1963-1978) de l’Encyclique Humanæ vitæ, le 25 juillet 1968. Dans son édition du 25 juillet 2008, le journal du Saint-Siège propose plusieurs pages spéciales pour rappeler l’actualité de cette Encyclique contre la contraception artificielle qui déclencha une crise au sein même de l’Eglise.

 

  

« Défini de façon dérisoire comme "l’Encyclique de la pilule", le document pontifical est cohérent avec les nouveautés conciliaires importantes sur le concept du mariage, mais malgré cela elle fut noyée par les polémiques », souligne encore le directeur du quotidien du Saint-Siège, spécialiste du pontificat de Paul VI qui était son parrain. « Aujourd’hui face aux développements inquiétants de l’ingénierie génétique, le texte d’Humanæ vitæ apparaît lucide et prémonitoire », insiste-t-il. Pour Gian Maria Vian, « l’opposition sans précédent » contre l’enseignement pontifical qui « décida le pape à ne plus utiliser la forme solennelle de l’Encyclique » est liée « à la situation culturelle complexe de ces années et aux énormes intérêts en jeu ». Pour sa part, le cardinal Francis J. Stafford, pénitencier majeur, rappelle dans un article intitulé “1968 : l’année de l’épreuve“, « la déchirante dissension doctrinale autour de l’Encyclique de la part de certains prêtres et théologiens américains ». Le 10 mai 2008, en recevant en audience les participants au Congrès international organisé par l’Université pontificale du Latran à l’occasion du 40e anniversaire de l’Encyclique, Benoît XVI avait dénoncé une sexualité qui deviendrait « une drogue » et rappelé qu’aucune « technique » ne pouvait remplacer l’acte de procréation fondé sur l’amour. Le souverain pontife avait ainsi rappelé la condamnation de toute contraception artificielle et de la procréation médicalement assistée, en appelant à « une éducation adéquate à la sexualité » des jeunes. A cette occasion, le pape avait aussi rappelé que « ce document devint vite un signe de contradiction. Elaboré à la lumière d’une décision douloureuse, il constitue un geste significatif de courage dans le rappel de la continuité de la doctrine et de la tradition de l’Eglise ». Benoît XVI avait aussi regretté que l’Encyclique ait souvent été « mal interprétée » et « fit beaucoup parler parce qu’elle s’imposait à l’aube d’une profonde contestation qui a marqué la vie de toute une génération ».

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6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 08:40

La situation des évêques de France n'est pas facile. Dans de nombreux diocèses jadis chrétiens, la rage iconoclaste d'un certain clergé des années 60-70 a conduit à une démolition en règle qui a touché la catéchèse, la doctrine, la liturgie, les coutumes et, de façon plus générale, tout ce qui apparaissait comme un véhicule privilégié de la foi. Maintenant, il n'y a plus guère que des personnes âgées qui fréquentent régulièrement les messes dominicales célébrées pour un regroupement de paroisses. Malheureusement, en de nombreuses églises, ce sont aujourd'hui ces mêmes personnes âgées et pratiquantes régulières qui souffrent du virus de la "modernité" dont les symptômes sont la peur d'être en retard sur ce qui se fait ailleurs, d'être dépassé, et la crainte de paraître "ploucs" si l'on ne chante pas les refrains bêtifiants entendus à la dernière session de formation pour animateurs liturgiques, et qu'on ne tape pas dans les mains…

 

 

 

Cette mentalité a été patiemment inoculée par le jacobinisme français qui a conduit à détruire en de nombreux milieux la fierté d'avoir des racines, surtout des racines chrétiennes. Et les ravages de ce jacobinisme ont été augmentés par les comportements d'un certain clergé qui, même après Vatican II, même après avoir troqué la soutane pour le polo et les jeans, a jalousement conservé tout le cléricalisme borné et autoritaire du XIXème siècle, tout en adoptant et en imposant les pires inepties du monde moderne. On imagine donc qu'il sera très difficile de redresser la barre, surtout quand à la faiblesse théologique des clercs s'ajoute le manque de soutien franc des évêques diocésains à l'égard des prêtres fidèles au pape, et quand fait défaut la diffusion des documents clairs et nets qui sont donnés par Rome. Dans de telles conditions, l'Eglise en France continuera à souffrir du mal dont elle souffre depuis tant de décennies et qui se manifeste par toutes les ambiguïtés qui atteignent directement la catéchèse, la prédication et la liturgie. On entend parfois dire que "petit à petit" les choses commencent à changer, à s'améliorer. Mais il n'est pas certain du tout que le "petit à petit" soit la meilleure méthode : plus on diffère, plus on attend que le "petit à petit" fasse son œuvre, plus les mauvaises habitudes s'enracinent et moins les fidèles comprennent la pertinence de ce que l'Eglise leur demande. D'autant qu'en France, l'Eglise ne leur demande plus rien depuis des dizaines d'années : aucune exigence, aucun choix à opérer. Les évêques - comme le faisait remarquer l'un d'eux dans un ouvrage récemment paru - semblent se contenter d'empiler de belles déclarations assez élastiques pour pouvoir être consensuelles, sans pour autant faire le bilan des résultats escomptés. Une certaine prédication (ou plutôt une non-prédication) a laissé croire aux fidèles que l'on pouvait vivre en chrétien en adoptant l'esprit du monde et en communiant à la messe comme si de rien n'était. Beaucoup de bons évêques, eux-mêmes otages de cet esprit du monde, ne disent rien par peur d'une rupture, d'une rébellion généralisée qui les laisserait seuls et désemparés. Alors on préfère maintenir des façades : une messe de la forme extraordinaire du rite romain ici ou là pour éviter les remous, et partout ailleurs la conservation de la grande pagaille liturgique; une "première communion" annuelle pour des petits enfants qu'on ne voit jamais à la messe ni avant ni après cette "belle cérémonie" qui permet à tata de mettre sa belle robe et à tonton de faire des photos; des messes de mariage célébrées après des années de concubinage (N°2390-2391) pour des gens qui ne mettent pas les pieds à l'église, et des messes d'enterrement qui sont des marques de sympathie pour la famille d'un défunt et non plus l'occasion de prier pour le repos de l'âme d'un disparu. D'ailleurs, parle-t-on encore de l'âme au cours des homélies dominicales ?

 

Seulement voilà : si, pour remédier à cette situation déliquescente on commence à remettre les choses en place en exigeant absolument le respect de la liturgie de l'Eglise ainsi que la présence des enfants et de leurs parents à toutes les messes dominicales, de nombreuses personnes diront : « Puisque c'est comme cela, on ne fera plus rien et on ne mettra plus les pieds à l'église. Tant pis pour le curé ». Et en bien des cas ce sera la démission des chorales, des servants de messe (quand il y en a encore) ainsi que la désertion des fidèles... C'est surtout ça que craignent certains évêques ainsi que beaucoup de prêtres pleins de bonne volonté... Et alors ? Un tel "électrochoc" dû au rappel d'exigences élémentaires pour qui se dit catholique n'aurait-il pas le mérite de clarifier les choses et de permettre de repartir sur des bases neuves et solides pour construire des communautés rassemblées autour d'une foi authentique ? Tant qu'on laissera les choses en l'état, on se moquera de Dieu... ou du moins permettra-t-on de se moquer de Lui. Mais il est vrai que Dieu n'intéresse plus beaucoup les catholiques. Dieu ennuie ou gêne... Entre la messe et le match de foot, le choix est vite fait ! Voilà où nous en sommes arrivés, et c'est ce qui permet de comprendre que la situation actuelle de l'Eglise en France laisse peu de marges de manœuvre aux évêques, même à ceux d'entre eux qui aimeraient appliquer les instructions données par le Siège apostolique.

 

Pro Liturgia

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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 22:00

 

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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 18:11

« Il y en a qui ont l’habitude de toujours mal parler des prêtres, qui ont pour eux du mépris. Faites attention, mes enfants. Comme ils sont les représentants de Dieu, tout ce que vous dites retombe sur Dieu lui-même » (Saint Curé d’Ars)

 
 
 

« Un seul Ave bien dit fait trembler tout l'enfer »
(Saint Curé d’Ars, patron des prêtres)
 
 
 
 
Né à Dardilly, non loin de Lyon, trois ans avant la Révolution française, de simples cultivateurs profondément chrétiens, il fut d'abord berger et occupé aux travaux des champs. Dès ses premières années, il se distingua par sa candeur, sa piété, son amour pour la Sainte Vierge, et sa charité pour les pauvres. Il parvint au sacerdoce grâce à sa piété plus qu'à ses talents. Après quelques années de vicariat, il fut appelé à la cure d'Ars, et, en apercevant le clocher de sa paroisse, il se mit à genoux pour prier Dieu et lui recommander son ministère. Son premier soin fut de visiter ses paroissiens. Il les eut vite conquis par sa vertu, et l'on vit succéder aux abus de toutes sortes et à l'indifférence, grâce à son zèle, un esprit profondément chrétien, une parfaite observance du dimanche : la paroisse, sous l'impulsion d'un Saint, était devenue une communauté religieuse.
 
Bientôt, des pays voisins, on accourut pour l'entendre, pour se confesser à lui et obtenir des miracles, qu'il attribuait à Sainte Philomène, dont le culte tout nouveau croissait chaque jour en popularité. Aussi l'appelait-il sa chère petite Sainte. Dix ans plus tard, la réputation du saint curé s'était étendue au-delà de la France, et l'on ne tarda pas à venir de plus loin. La paroisse d'Ars, jadis inconnue et solitaire, était devenue un centre d'attraction universelle, aux personnes pieuses se joignaient des impies, des incrédules, des débauchés. Les conversions se multipliaient par milliers. Il passait régulièrement jusqu'à seize et dix-huit heures par jour au confessionnal, et le reste du temps en prédications, catéchisme et prières. Complètement donné à sa tâche pastorale, épuisé, il aura ce mot vers la fin de sa vie : « Qu'il fait bon de mourir quand on a vécu sur la croix. ». Il est exaucé le 4 août 1859 quand il meurt à l'âge de 74 ans.
 
Le décret de l'inscription au procès de béatification est signé en 1904 par Pie X. Il est canonisé par Pie XI en 1925. Il est proclamé en 1929 « patron de tous les curés de l'univers » ce qui signifie qu'il est recommandé à ceux-ci de s'inspirer de son exemple. Sa vie pastorale exemplaire peut en effet être un foyer de ressourcement pour tous les prêtres de l'Église catholique. Mais, bien sûr, tous les habitants de la terre peuvent trouver en lui un modèle de charité, tournée vers Dieu et les frères.
 
 
 
 
 
 
 

Liens : Mémoire obligatoire de Saint Jean-Marie Vianney (Liturgie) + Le Saint Curé d'Ars, par l'Abbé Dom Antoine Marie, osb, de l'abbaye Saint Joseph de Clairval + Message de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI à l'occasion du 150ème anniversaire du dies natalis du Saint Curé d'Ars (16 juin 2009) + Audience Générale de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI sur le Saint Curé d'Ars (5 août 2009) + Litanies pour obtenir de saints prêtres ! + Litanies du Saint Curé d'ArsLa prière, par le Saint Curé d'Ars + Litanies de Notre Seigneur Jésus-Christ, Prêtre et VictimeTélécharger gratuitement les 4 tomes de ses sermons ! + « Dieu défend de s'habiller selon la mode » (Saint Curé d’Ars)Offrir le Saint-Sacrifice de la Messe pour les âmes du PurgatoireEncyclique du Bienheureux Jean XXIII sur le Saint Curé d'Ars : "Sacerdotii nostri primordia"Sanctuaire du Saint Curé d’Ars + Totalité des textes du Saint Curé + Le Saint Curé d’Ars et la souffrance + Je viens de vendre mon âme au démon, par le Saint Curé d'ArsPrière au Saint Curé d’Ars + Petites fleurs d'Ars (1) + Petites fleurs d'Ars (2) + Petites fleurs d'Ars (3) + Petites fleurs d'Ars (4) + Petites fleurs d'Ars (5) + Petites fleurs d'Ars (6) + Petites fleurs d'Ars (7) + Petites fleurs d'Ars (8) + Petites fleurs d'Ars (9) + Petites fleurs d'Ars (10) + Petites fleurs d'Ars (11) + Petites fleurs d'Ars (12) + Petites fleurs d'Ars (13) + Litanies de Sainte Philomène 150ème anniversaire du Saint Curé d'Ars : Homélie de Son Eminence le Cardinal Hummes + Le Saint Curé d'Ars, Coeur à Coeur, par le Père Florian Racine (Apostolat de l'Adoration Perpétuelle)

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2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 12:11

 

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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 19:00

Docteur de l'Église
 (1696-1787) :

 

 

 

Saint Alphonse de Liguori naquit près de Naples le mardi 27 septembre 1696. Après de fort brillantes études, docteur en droit civil et canonique à seize ans, il embrassa la carrière d'avocat. Pendant les dix années qu'il remplit cette charge, il fut le modèle du parfait chrétien. Il commençait à se relâcher, quand il échoua dans un plaidoyer superbe où il avait déployé tous ses talents; « O monde ! s'écria-t-il, désormais je te connais; tu ne m'auras plus ». Peu après, il entendit une voix lui dire : « Laisse le monde de côté, livre-toi à Moi tout entier... ». Aussitôt il répondit, fondant en larmes : « O Dieu ! Me voici, faites de moi ce qu'il Vous plaira ». Aussitôt Alphonse va déposer à l'église de la Sainte Vierge son épée de gentilhomme, prend bientôt l'habit ecclésiastique, fait ses études de théologie, et au bout de trois ans reçoit le sacerdoce. Désormais le voilà embrasé du zèle des âmes; il se mêle au peuple des campagnes et s'éprend d'un amour spécial pour lui. C'est alors que l'idée lui vint de fonder, pour exercer l'apostolat parmi cette classe si intéressante de la société, la Congrégation des Rédemptoristes (CSSR). Traité d'insensé par son père, ses proches et ses amis, persécuté et abandonné bientôt par plusieurs de ses premiers collaborateurs, délaissé et méprisé par son directeur lui-même, Alphonse endura toutes les souffrances morales qui peuvent tomber sur un homme: rien ne put l'abattre ni le décourager. Il eut plusieurs visions de la très Sainte Vierge; une fois, pendant un sermon sur les gloires de Marie, il fut ravi, et environné d'une éblouissante lumière. Un jour, son pauvre accoutrement le fit prendre pour le cocher des autres missionnaires, et, à son premier sermon, son éloquence fit dire au peuple : « Si le cocher prêche si bien, que sera-t-il des autres ! ». Aux travaux apostoliques, Alphonse joignait les travaux intellectuels, et il composa un grand nombre d'ouvrages de piété et de morale qui l'ont fait élever au rang des docteurs. Sacré évêque, Alphonse égala par ses vertus les plus saints pontifes. Il mourut à l'âge de quatre-vingt-onze ans, le 1er août 1787.

Il fut déclaré « Vénérable » le 4 mai 1796, béatifié en 1816 et canonisé en 1839. En 1871, il fut proclamé Docteur de l'Église. 

  

 

Liens : Mémoire obligatoire*** de Saint Alphonse Marie de Liguori (Liturgie) + Neuvaine de Saint Alphonse-Marie de Liguori sur le Saint-Esprit + Audience Générale de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI sur Saint Alphonse de Liguori + Neuvaine de Saint Alphonse-Marie de Liguori sur le Sacré-Coeur + Les Gloires de Marie, par Saint Alphonse-Marie de Liguori + Prière d'une âme appelée à la vie religieuse, par Saint Alphonse-Marie de Liguori Prière à la Mère de Dieu, par Saint Alphonse-Marie de Liguori + Prière aux pieds d'un mourant, par Saint Alphonse-Marie de Liguori + Oeuvres de Saint Alphonse-Marie de Liguori (359 Mo !)

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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 09:22
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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 07:25

« Les JMJ de Rio ont été l’occasion de voir un beau moment de partage fraternel. Avec des évêques prêts à suivre aveuglement n’importe quelle mise en scène pour faire « d'jeuns ». Mais quels seront les résultats d’un tel « woostock catho » ? Aujourd’hui, chacun s’évertue à reconnaître que l’Eglise est multiple, colorée, plurielle, variée, polyvalente... et qu’il faut savoir exprimer librement sa foi dans des célébrations faites sur mesure pour tel ou tel catégorie de fidèles. Ainsi, il y a quelques jours, à Mulhouse (Haut-Rhin), les forains ont-ils eu droit à « leur » messe célébrée sur un de « leurs » manèges... Les « charismatiques » aussi ont droit à « leur » messe, tout comme les « Néocat », les « tradis », les « modernos », les... etc.

 

 

 

jmj-rio-2013.jpgDans un tel contexte où l’éclatement des structures est devenu la règle, les fidèles ne sont plus élevés vers le Christ, mais comme des enfants capricieux : on leur donne l’habitude de se servir comme dans un « fast-food », et on livre des célébrations sur mesure comme on livrerait des pizzas à domicile. Avec un peu plus de ceci et un peu moins de cela. On personnalise, on fait du « sur mesure » ; la liturgie, comme la foi, est livrée en kit. D’ailleurs, tous les dimanches, les célébrations sont « sur mesure » : on distingue les « simili formes ordinaires » qui répondent au goût ou au dégoût des fidèles qui la fréquentent encore, et la forme « extraordinaire » qui se veut respectueuse d’une recette ancestrale. Malheureusement, bien souvent on est convaincu par aucune des deux formes : les deux se donnant trop souvent en spectacle ; la forme « ordinaire » au grand jour car on y voit instantanément la médiocrité, et la forme « extraordinaire », qui se veut parfaite pour l’œil, dès lors qu’on en découvre les coulisses. Finalement, aux fidèles qui aimeraient ni plus ni moins que « la » liturgie, on ne donne plus que les miettes qu’ils veulent bien recevoir. Forcément. Car pour avoir la paix et désengorger les églises de fidèles soucieux de liturgie, les évêques jettent quelques graines de satisfaction : vous aurez « votre » liturgie. Ite, missa est !

 

Pourtant, dans tout ce fatras liturgique existe la « vraie forme ordinaire », celle qu’on doit appeler « romaine » dès lors qu’elle est célébrée conformément au missel « romain » reçu de l’Eglise. Missel si rarement respecté au su et au vu de tous, à commencer par nos évêques. Par « forme romaine », il convient de ne pas faire d’amalgame avec la « forme brésilienne » telle que vue ces derniers jours durant les JMJ : un mélange de tout et de n’importe quoi, un peu de « melody bands » genre évangéliques qu’on voit déjà à Notre-Dame de Paris en guise de chorale, un manque de concentration des concélébrants (évêques et prêtres en chasuble qui prennent des photos pendant la messe)... A Rio, on sait que le carnaval se déroule au printemps avec une ferveur populaire et un enthousiasme d’un peuple dont le tempérament a été perceptible durant ces JMJ. Hélas, dans la plupart de nos églises de France, le carnaval est toute l’année, chaque dimanche. Et il commencé bien avant les JMJ 2013 à Rio de Janeiro ! Un curé faisait remarquer qu’ « en France, le prêtre qui accueillera des danseuses aux seins nus ne sera pas inquiété pas son évêque : mais celui qui évincera une « super laïque » désireuse de distribuer la communion sera aussitôt convoqué à l’évêché... ». Exagérait-il en affirmant ça ? Non, si les prêtres qui se battent pour respecter la forme ordinaire (Missel Romain) relataient chacun les réprimandes, provocations ou menaces auxquelles ils doivent faire face, c’est une très grosse partie de l’épiscopat français qui serait décrédibilisé.

 

Il serait bon qu’au cours des dimanches qui viennent, chaque fidèle s’interroge sérieusement lorsqu’il réaffirmera sa foi lors du « Credo » : « Je crois... en l'Eglise une, sainte, catholique et apostolique » Le « Credo », c’est un chant d’amour adressé à Dieu, au Christ et à l’Eglise telle qu’elle est. Avec un peu de d’intelligence et de foi, il faut accepter que cette Eglise soit universelle et non franco-française et que son unité réside essentiellement dans des célébrations conformes à ce qui a été transmis et revu par les pères de l’Eglise. Etrangement, en restant en Amérique du Sud, on sait trouver des messes en langues vernaculaires très respectueuses du Missel Romain : le fidèle lambda y a ses repères que le fidèle lambada a davantage de mal à trouver... En Afrique, certains pays tel que le Bénin, par exemple, respectent le Missel Romain ; il en est de même en Asie, dans certains pays d'Europe, aux Etats-Unis... Là, on a appris aux fidèles à ne pas chercher le plaisir passager de célébrations intenses sur le plan émotionnel, mais a pratiquer une simple « endurance » liturgique en respectant ce qui existe pour l’ensemble de l’Eglise et ce, à chaque célébration. Là, on est en communion avec l’ensemble de l’Eglise, à travers tous les continents, dans un esprit de louange à Dieu qui a intrinsèquement tous les visages des peuples catholiques de la terre. C’est ça le visage de l’Eglise, la réalité. Une réalité qui, à travers la « forme ordinaire » de la liturgie, dépasse infiniment le ressenti du moment à l'instant même où des sacrements sont donnés, où prêtre meurt tandis que très loin un autre est ordonné, à l’instant même où un enfant est baptisé tandis qu'un fidèle est porté en terre, à l’instant où quelqu’un récite son chapelet tandis qu’une autre personne se confesse, tandis que l’ « Angelus » sonne quelque part dans le monde ou qu’une vieille femme entre dans une chapelle pour y allumer un cierge. Chose étrange à laquelle nous devrions réfléchir : on peut voyager à travers toute la planète, les « McDo » ou les « Coca Cola » restent identiques partout. Il n'en va plus de même pour la messe : il suffit d’aller à l’église du coin, ou à celle d’après, pour se rendre très vite compte qu'il ne faut plus logiquement parler de la liturgie de l’Eglise, mais plutôt des célébrations de chapelles. Ne serait-il pas temps de se rendre compte que les liturgies à la carte ont creusé un fossé de plus en plus profond entre les fidèles et la foi de l’Eglise catholique ? »

 

Pro Liturgia

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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 14:49

Seigneur, prenez pitié de nos frères défunts, --> spécialement de ceux qui on le plus besoin de votre miséricorde.

Christ, prenez pitié de nos frères défunts, --> spécialement de ceux qui on le plus besoin de votre miséricorde.

Seigneur, prenez pitié de nos frères défunts, --> spécialement de ceux qui on le plus besoin de votre miséricorde.

Jésus-Christ,  écoutez nos prières pour tous nos frères défunts, --> spécialement de ceux qui on le plus besoin de votre miséricorde.

Jésus-Christ, exaucez nos prières pour tous nos frères défunts, --> spécialement de ceux qui on le plus besoin de votre miséricorde.

Père céleste, qui êtes Dieu, prenez pitié de nos frères défunts, --> spécialement de ceux qui on le plus besoin de votre miséricorde.

Fils Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, prenez pitié de nos frères défunts, --> spécialement de ceux qui on le plus besoin de votre miséricorde.

Esprit-Saint, qui êtes Dieu, prenez pitié de nos frères défunts, --> spécialement de ceux qui on le plus besoin de votre miséricorde.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, prenez pitié de nos frères défunts, --> spécialement de ceux qui on le plus besoin de votre miséricorde.

 

Marie, fille du Père éternel, --> secourez nos frères défunts.

Marie, Mère du Sauveur des hommes, --> secourez nos frères défunts.

Marie, Temple du Saint Esprit, --> secourez nos frères défunts.

Marie, choisie par Dieu de toute éternité, --> secourez nos frères défunts.

Marie, chantée par les Prophètes, --> secourez nos frères défunts.

Marie, aurore du Soleil de justice, --> secourez nos frères défunts.

Marie, née sans le péché originel, --> secourez nos frères défunts.

Marie, dont le corps n'a pas connu la corruption du tombeau, --> secourez nos frères défunts.

Marie, que Jésus a revêtue de sa gloire, --> secourez nos frères défunts.

Marie, dont le trône est près de celui de Jésus, --> secourez nos frères défunts.

Marie, Reine des Anges, --> secourez nos frères défunts.

Marie, Reine de tous les Saints, --> secourez nos frères défunts.

Marie, Reine du Ciel et de la Terre, --> secourez nos frères défunts.

Marie, dispensatrice de la grâce divine, --> secourez nos frères défunts.

Marie, gage de salut pour ceux qui vous invoquent, --> secourez nos frères défunts.

Marie, dont le nom inspire la confiance, --> secourez nos frères défunts.

Marie, dont la main bénit toujours, --> secourez nos frères défunts.

Marie, image du cœur de Jésus, --> secourez nos frères défunts.

Marie, modèle de foi et d'humilité, --> secourez nos frères défunts.

Marie, modèle de vie intérieure, --> secourez nos frères défunts.

Marie, modèle de soumission à la volonté de Dieu, --> secourez nos frères défunts.

Marie, modèle de toutes les vertus, --> secourez nos frères défunts.

Marie, honneur de l'humanité, --> secourez nos frères défunts.

Marie, que l'on n'implore jamais en vain, --> secourez nos frères défunts.

Marie, qui avez soustrait l'Enfant Jésus à la fureur d'Hérode, --> secourez nos frères défunts.

Marie, qui avez partagé les souffrances du Sauveur du monde, --> secourez nos frères défunts.

Marie, qui avez suivi Jésus sur le Calvaire, --> secourez nos frères défunts.

Marie, qui avez offert votre Fils pour notre salut, --> secourez nos frères défunts.

Marie, dont le cœur fut transpercé d'un glaive de douleur, --> secourez nos frères défunts.

 

Vierge compatissante, --> secourez nos frères défunts.

Médiatrice de paix entre Dieu et les hommes, --> secourez nos frères défunts.

Notre Avocate auprès de Dieu, --> secourez nos frères défunts.

Source de vie, --> secourez nos frères défunts.

Asile des orphelins, --> secourez nos frères défunts.

Refuge des pécheurs, --> secourez nos frères défunts.

Tendresse de Dieu près des mourants, --> secourez nos frères défunts.

Espoir des désespérés, --> secourez nos frères défunts.

Porte du ciel, --> secourez nos frères défunts.

Providence des malheureux, --> secourez nos frères défunts.

Consolatrice des affligés, --> secourez nos frères défunts.

Notre Dame de Consolation, --> secourez nos frères défunts.

Notre Dame de la Miséricorde, --> secourez nos frères défunts.

Notre Dame du Perpétuel Secours, --> secourez nos frères défunts.

Notre Dame Libératrice, --> secourez nos frères défunts.

Notre Dame de l'Espérance, --> secourez nos frères défunts.

Notre Dame de Montligeon, --> secourez nos frères défunts.

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, --> pardonnez les péchés des fidèles Défunts

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, --> écoutez nos prières pour les fidèles défunts

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, --> ayez pitié des fidèles défunts.

 

V. Sainte Mère de Dieu, venez en aide à nos frères défunts.

R. Afin qu'ils deviennent dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

Prions : Seigneur notre Dieu, par l'intercession de la Bienheureuse Vierge Marie, répandez sur nos frères défunts Votre Miséricorde. Donnez-nous de persévérer avec Votre Grâce sur le chemin de la Vie Eternelle où nous serons réunis dans Votre Amour. Par Notre Seigneur Jésus-Christ, qui étant Dieu, vit et règne avec Vous dans l'Unité du Saint Esprit, pour les siècles et les siècles. Amen.

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