22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 19:02

Sainte Marie-Madeleine (Marie de Béthanie ou encore Marie de Magdala), sœur de Marthe et de Lazare, était d'une famille distinguée de Béthanie. Après la mort de ses parents , Marie avait reçu en héritage le château de Magdala, en Galilée, d'où lui vint le surnom de Magdeleine, et elle y vivait dans le luxe et les plaisirs au point qu'elle devint le scandale de toute la Galilée, et qu'on ne la connut bientôt que sous le nom de la Pécheresse. En punition de ses débordements, elle fut possédée de sept démons (Luc 8, 2) jusqu'au jour où le Sauveur, lui remettant ses péchés, la délivra de la domination de Satan...

 



 

Dieu avait fait naître en ce cœur coupable le désir de voir Jésus ! Ce désir devait être son salut, car le Sauveur voulait donner en Madeleine un exemple frappant de Sa Miséricorde infinie en même temps que de la plus parfaite pénitence. C'est elle qui, ayant un jour suivi le Seigneur chez Simon le Pharisien, versa sur les pieds de Jésus un vase de parfum précieux, les arrosa de ses larmes et les essuya avec ses cheveux, et qui entendit ensuite cette parole : « Beaucoup de péchés lui sont pardonnés, parce qu'elle a beaucoup aimé ». Nous la rencontrons, depuis lors, très souvent dans l'Évangile. Elle contemple Jésus et L'écoute, dans la maison de Béthanie, pendant que sa sœur Marthe s'occupe seule du service de la maison : « Marie, dit le Sauveur, a choisi la meilleure part ». Une autre fois, dans les derniers jours de sa vie, Jésus voit Madeleine répandre un parfum délicieux sur cette tête divine qui bientôt sera couronnée d'épines. Elle accompagne le Sauveur au sommet du Calvaire, assiste à Sa mort et à Sa sépulture, et bientôt reçoit l'une des premières visites du Christ ressuscité : « Marie ! » s'écrie le Sauveur. Et Marie, reconnaissant Jésus, Lui répond dans une effusion d'amour : « O mon Maître ! ». Peu après, les Juifs endurcis, fatigués de ses exhortations et de celles de Marthe et de Lazare, les exposèrent sur la mer par une tempête, dans une pauvre barque sans rames ni voiles. La nacelle voguait à la garde de Dieu, et vint aborder, après quelques jours, au rivage de Marseille. Les pieux disciples du Christ firent là de nombreuses conquêtes. Quant à Madeleine, elle s'enfonça dans les montagnes sauvages et solitaires et fut transportée par les anges dans une grotte appelée depuis la Sainte-Baume, (+) où elle mena une vie plus angélique qu'humaine, favorisée des grâces les plus merveilleuses, ne vivant que de la Sainte Communion, soupirant et versant des larmes de pénitence et d'amour.

Elle est la patronne Principale du Diocèse de Fréjus-Toulon mais aussi des parfumeurs, des filles repenties et des gantiers.



 

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22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 16:26

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22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 08:45

« Quel bonheur de souffrir pour Celui qui nous aime à la folie et de passer pour folles aux yeux du monde. On juge les autres d’après soi-même, et comme le monde est insensé, il pense naturellement que c’est nous qui sommes insensées !... Mais après tout, nous ne sommes pas les premières, le seul crime qui fut reproché à Jésus par Hérode fut celui d’être fou et je pense comme lui !... Oui, c’était de la folie de chercher les pauvres petits cœurs des mortels pour en faire ses trônes, Lui le Roi de Gloire qui est assis sur les chérubins... Lui dont la présence ne peut remplir les cieux... Il était fou notre Bien-Aimé de venir sur la terre chercher des pécheurs pour en faire ses amis, ses intimes, ses semblables, Lui qui était parfaitement heureux avec les deux adorables Personnes de la Trinité...

 

thereseenfantjesus

 

« Nous ne sommes pas non plus des fainéantes, des prodigues. Jésus nous a défendues dans la personne de Madeleine. Il était à table, Marthe servait, Lazare mangeait avec Lui et les disciples. Pour Marie, elle ne pensait pas à prendre de nourriture mais à faire plaisir à Celui qu’elle aimait, aussi prit-elle un vase rempli d’un parfum de grand prix et le répandit sur la tête de Jésus en cassant le vase, alors toute la maison fut embaumée de la liqueur mais les Apôtres murmurèrent contre Madeleine... C’est bien comme pour nous, les chrétiens les plus fervents, les prêtres trouvent que nous sommes exagérées, que nous devrions servir avec Marthe au lieu de consacrer à Jésus les vases de nos vies avec les parfums qui y sont renfermés... Et cependant, qu’importe que nos vases soient brisés puisque Jésus est consolé et que malgré lui le monde est obligé de sentir les parfums qui s’en exhalent et qui servent à purifier l’air empoisonné qu’il ne cesse de respirer. »

 

Lettre de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus à sa sœur Céline, le 19 août 1894

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20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 22:05

« Celui qui appartient à la Milice du Christ - qu'il soit ecclésiastique ou laïque - ne devrait-il pas se sentir stimulé et excité à une plus grande vigilance, à une défense plus résolue, quand il voit augmenter sans cesse les rangs des ennemis du Christ, quand il s'aperçoit que les porte-parole de ces tendances, reniant ou tenant en oubli dans la pratique les vérités vivificatrices et les valeurs contenues dans la foi en Dieu et au Christ, brisent d'une main sacrilège les tables des commandements de Dieu pour les remplacer par des tables et des règles d'où est bannie la substance morale de la révélation du Sinaï, l'esprit du Sermon sur la Montagne et de la Croix ? Qui pourrait sans un profond chagrin observer comment ces déviations font mûrir une tragique moisson parmi ceux qui, dans les jours de tranquillité et de sécurité, se comptaient au nombre des disciples du Christ, mais qui - plus chrétiens, hélas ! de nom que de fait - à l'heure où il faut persévérer, lutter, souffrir, affronter les persécutions cachées ou ouvertes, deviennent victimes de la pusillanimité, de la faiblesse, de l'incertitude, et, pris de terreur en face des sacrifices que leur impose leur profession de foi chrétienne, ne trouvent pas la force de boire le calice amer des fidèles du Christ ? » (Pie XII - Encyclique "Summi Pontificatus" - 20/10/1939)

 


 

 

« La voix de Pie XII est bien seule dans le silence et l’obscurité

qui enveloppe l’Europe ce Noël... Il est à peu près le seul dirigeant

restant sur le Continent européen qui ose tout simplement élever la voix »

(Editorial du "New-York Times", le 25 décembre 1942)


 

 

 

« Ou bien je me trompe vraiment beaucoup, ou bien tout cela ne se terminera pas bien. Cet être-là est entièrement possédé de lui-même : tout ce qu'il dit et écrit porte l'empreinte de son égoïsme ; c'est un homme à enjamber des cadavres et à fouler aux pieds tout ce qui est en travers de son chemin - je n'arrive pas à comprendre que tant de gens en Allemagne, même parmi les meilleurs, ne voient pas cela, ou du moins ne tirent aucune leçon de ce qu'il écrit et dit. - Qui parmi tous ces gens, a seulement lu ce livre à faire dresser les cheveux sur la tête qu'est Mein Kampf ? » (Citation prophétique de Mgr Pacelli en 1929 concernant Adolf HITLER).

 

 

 

 

Liens : Elections de 1934 : Catholiques allemands face au vote nazi + Le Vatican : "le pire foyer de résistance" selon Adolf Hitler + Conférences sur Radio Notre-Dame : Pie XII et les juifs + L'Encyclique qui mit Hitler hors de lui a 70 ans ! + FILM KTO : Pie XII et l'holocauste + Pie XII, 50 ans après sa mort : aucune discontinuité avec l’Eglise du Concile, par l’abbé Nicola Bux et l’Abbé Salvatore Vitiello + 50 ans après la mort de Sa Sainteté le pape Pie XII + Les archives nazies innocentent Pie XII + Pie XII : Accueillez les juifs persécutés !Les catholiques de Belgique ont sauvé des enfants juifs + Colloque sur les enfants juifs cachés pendant la Shoah + Toute la vérité sur le pape Pie XII + La légende noire, par le cardinal Bertone (1) + La légende noire, par le cardinal Bertone (2) + La légende noire, par le cardinal Bertone (3) + La voix du pape Pie XII « s’est élevée en faveur des victimes » + Publication: Pacelli, ces documents qui démontent la légende noire + Le Théologien de la Maison pontificale déplore une « polémique anachronique » + « Hitler : Enlevez Pie XII », enquête de Salvatore Mazza dans « Avvenire » + « Hitler : Enlevez Pie XII », enquête de Salvatore Mazza dans « Avvenire » (2) + Hitler : « Enlevez Pie XII », enquête de Salvatore Mazza dans « Avvenire » (3e partie) + Radio Moscou a créé la « légende noire » contre Pie XII + Les juifs sauvés par Pie XII + Le « silence » de Pie XII n’est pas une « vérité historique » + De nouvelles découvertes révèlent que Pie XII sauva 11.000 juifs romains + « C’était le 30 octobre 1950… » (Pie XII) + Pie XII et les juifs, le mythe du pape d'Hitler + « Il était avant tout le prêtre qui trouvait la force pour son travail immense dans de longs moments de prière devant le Très Saint Sacrement » (Benoît XVI) + Pie XII et la doctrine catholique : si on ne sait pas la promouvoir et la défendre, on ne peut la répandre, par l’abbé Nicola Bux et l’Abbé Salvatore VitielloPie XII = Hitler, c'est comme le CRS = SS de 1968 (Eric Zemmour) 

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19 juillet 2008 6 19 /07 /juillet /2008 18:29

 

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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 16:37

 

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17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 15:02

Sujet du célèbre ouvrage de Bernanos "le Dialogue des Carmélites" (publié en 1949) qui fut aussi un opéra de Francis Poulenc (1957), et une œuvre de Gertrude von Le Fort (1931), nous nous rappelons ce douloureux épisode de la Terreur en France, et fêtons le témoignage glorieux de la fidélité à l'Eglise de ces seize humbles religieuses.

 

 

 

« L’Amour seul sera toujours victorieux, quand on aime, on peut tout »

(Mère Thérèse de Saint-Augustin)

 

 

 

La communauté des Carmélites déchaussées de Compiègne s'était formée en 1641, tirant son origine du monastère d'Amiens. Elle s'était placée sous l'invocation de l'Incarnation, avec une chapelle dédiée à l'Annonciation. Protégé par la Cour du Roi de France et par les princesses royales, le monastère se développa sur les bases solides de l'esprit thérésien. Au début de la tourmente révolutionnaire, les religieuses refusèrent de quitter leur habit monastique et poursuivirent le cours de leurs prières et de leurs sacrifices pour le Christ, pour la France. En septembre 1792, les carmélites acceptèrent la proposition de leur Prieure, la Bienheureuse Thérèse de Saint-Augustin, de s’offrir en holocauste pour le Seigneur. L'acte de consécration fut émis aussi par deux sœurs plus âgées qui dans un premier mouvement avaient eu peur de la perspective de la guillotine. Elles rejoignirent le reste de la communauté, et désormais elles prononcèrent toutes quotidiennement leur acte d'offrande -  offrande qui eut lieu deux ans plus tard. Depuis le 14 septembre 1792, après avoir été expulsées de leur monastère, elles s’étaient divisées en quatre groupes en vêtements civils dans divers logis ou appartements de Compiègne dans lesquels elles se cachaient. Elles continuaient leur vie de prière et restaient en contact les unes avec les autres par la correspondance, des messages transmis par des mains amies. Elles étaient aussi unies sous la direction spirituelle de leur Prieure, la Mère Thérèse de Saint-Augustin, qui tâchait de leur rendre visite régulièrement et de leur écrire le plus souvent possible. Mais elles furent trahies et dénoncées devant le Comité révolutionnaire. Elles furent arrêtées le 24 juin 1794. Elles furent d' abord incarcérées au couvent Sainte-Marie de la Visitation transformé en prison, puis transférées à Paris. Le 13 juillet 1794, elles furent enfermées dans la terrible prison parisienne de la Conciergerie remplie de personnes condamnées à mort. Elles gardaient toutefois un esprit de joie et de totale confiance en Dieu. Ainsi en la fête de Notre-Dame du Mont-Carmel, le 16 juillet, une des religieuse réussit à obtenir un morceau de charbon avec lequel elle écrivit un hymne à la Vierge du Carmel sur l'air de la Marseillaise ! Le lendemain elles subirent un jugement sommaire pendant lequel elles manifestèrent leur vertu de force.

 

Elles furent condamnées à mort pour "fanatisme" (et spécialement pour leur dévotion au Sacré-Cœur de Jésus) et pour leur fidélité à la vie religieuse. Pendant leur transfert vers l’échafaud dressé à la Barrière du Trône, entourées des Sans-culottes et d’une foule silencieuse,- et pleine de respect pour leur sacrifice - elles entonnèrent le Miserere, le Salve Regina, le Te Deum. Après avoir chanté le Veni Creator au pied de la guillotine, elles renouvelèrent une à une leurs vœux religieux auprès de leur Prieure, et montèrent une à une les quelques marches qui les menaient à leur ultime profession de Foi. La Mère Thérèse de Saint-Augustin fut la dernière à être décapitée, et à prier pour ses sœurs, et pour la France alors qu'elle était en vie. Elle avait préparé ses filles, et leur répétait : « l’Amour seul sera toujours victorieux, quand on aime, on peut tout ». Leur martyre survenu le 17 juillet 1794 prouvait une foi de plus la victoire du bien sur le mal, la victoire du Christ sur cette révolution satanique.

 

 


Noms des seize carmélites

 

-          Sœur Saint Louis (Marie-Anne Brideau, 41 ans)

-          Sœur Euphrasie de l’Immaculée Conception (Marie Claude Cyprienne Brard, 57 ans)

-          Sœur Julie-Louise de Jésus (Rose Chrétien de Neuville, 53 ans)

-          Sœur Ste Marthe (Marie Dufour, 51 ans)

-          Sœur Constance de Jésus (Marie-Geneviève Meunier, 28 ans) (novice)

-          Sœur Marie-Henriette de la Providence (Anne Pelras, 34 ans)

-          Sœur de Jésus Crucifié (Marie-Anne Piedcourt, 79 ans)

-          Sœur Marie du Saint-Esprit (Angélique Roussel, 52 ans) (sœur converse)

-          Mère Thérèse de Saint Augustin (Madeleine Claudine Lidoine, 41 ans)

-          Sœur Thérèse de Saint Ignace (Marie Gabrielle Trézel, 51 ans)

-          Sœur Charlotte de la Résurrection (Anne Marie Madeleine Françoise Thouret, 79 ans)

-          Sœur St. François-Xavier (Juliette Verolot, 30 ans) (sœur converse)

-          Sœur Thérèse du Cœur de Marie (Marie-Antoinette Hanisset, 52 ans)

-          Sœur Catherine (Catherine Soiron, 52 ans) (tourière) - (n'était pas religieuse mais "femme gagée")

-          Sœur Thérèse (Thérèse Soiron, 43 ans) (tourière) - (même statut que sa sœur Catherine)

-          Mère Henriette de Jésus (Marie Françoise Gabrielle de Croissy, 49 ans)

 

 

Les corps des seize bienheureuses furent jetés dans une fosse commune avec d'autres guillotinés dans un lieu qui se trouve aujourd’hui au cimetière parisien de Picpus. Une plaque rappelle leur souvenir. Les Bénédictines anglaises de Cambrai qui furent incarcérées en même temps qu'elles à la Conciergerie ont recueilli de la part des Carmélites des documents, lettres, vêtements, etc. qui se trouvent aujourd'hui dans leur abbaye bénédictine en Angleterre. La Grande Terreur prit fin avant que la condamnation à mort des Bénédictines ne fût exécutée, ce qui permit leur libération peu après. Les Carmélites de Compiègne furent béatifiées le 13 mai 1906 par Sa Sainteté le Pape Saint Pie X.

 

Source

 

 

 

 

Lien : FILM : Le Dialogue des Carmélites (Roman de Georges Bernanos) 

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16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 19:38

 

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16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 18:33

Une jeune fille, éduquée dans un milieu libéral, interrogeait le père Calmel sur la question du vêtement féminin, que pour sa part elle reléguait à une simple convention sociale, évolutive par nature. Le père Calmel, abordant les choses par le fond, lui adressa une très belle réponse :

 

 

 

autriche.jpgIl existe une différence voulue par le Créateur entre l’homme et la femme. Dieu a établi l’homme et la femme avec leurs qualités respectives pour une mission particulière. Même si actuellement les hommes pouponnent et font la vaisselle, il serait anormal que durant toute une vie, l’homme tienne la maison tandis que sa femme serait avocat ou inspecteur de police ! Leur mission est différente, et c’est aller contre la nature des choses que d’interchanger. Le vêtement est le signe visible, le symbole public d’une nature différente. Le costume féminin plus coloré, plus gracieux jusqu’à notre siècle collaborait à faire de la jeune fille, de la mère, de l’épouse, un être gracieux et réservé, vers laquelle les regards se tournent non parce qu’elle est objet de convoitise, mais parce qu’elle est la reine du foyer, la présence indispensable pour que la maison soit joyeuse et rassurante. L’habit féminin distinctif (quel qu’il soit selon les civilisations) est selon l’ordre et la nature des choses parce qu’il est différent de celui de l’homme. Le fait de s’habiller comme les garçons pour une jeune fille n’est pas seulement une question de mode ou d’aisance pour les mouvements, ce à quoi on l’attribue maintenant, (et d’autres raisons de basse altitude). Les raisons profondes de ceux qui ont lancé petit à petit ce courant sont les mêmes que celles qui animent les mouvements féministes depuis la première guerre mondiale : « La femme est libérée, il ne s’agit pas seulement pour elle de se cantonner dans un rôle “subalterne” et effacé… elle peut prétendre à la même place que l’homme dans la société… »

 

Le signe visible à faire adopter par ces nouvelles générations, le symbole, c’est le fait qu’elles ne portent plus d’habit distinctif. Elles peuvent jouir des mêmes libertés que les garçons. Plus de réserve, de pudeur dans l’attitude. Les qualités qui, normalement, protègent, respectent, suscitent naturellement le respect et l’estime de ce qui en elles est lié au mystère de la vie sont tournées en dérision, méprisées comme dépassées et serviles. C’est dans cette inversion des valeurs, dans ce refus de porter la marque d’une nature différente qu’il faut situer le pantalon : il fait partie d’un ensemble : la révolution continuelle, culturelle, qui met à bas les valeurs traditionnelles de la famille. Pantalons, jupes fendues, robes décolletées, jupes-culottes, minijupes – sans parler des tenues indécentes ! – tout contribue, soit par la masculinisation de la tenue, soit par son indécence (plus suggestive que réelle le plus souvent) à faire de la femme un objet de convoitise ou à la destituer de son rôle de mère ou d’épouse – reine de la famille.

 

La tenue masculine [d’une fille] est au même degré que la tenue indécente une offense à Dieu Créateur ; dans le deuxième cas il s’agit d’inciter l’homme à la luxure ; dans le premier cas, il s’agit de s’établir à un autre plan que celui proprement féminin démettre dans l’ombre tout ce qui est l’apanage de la femme pour s’équiparer à l’homme. Comment cela se fait-il que nous ne sentions pas l’équivoque de cette situation ? Transposons : qu’en serait-il si des hommes, subitement complexés, singeaient les femmes ? Le ridicule contre nature sauterait aux yeux et pour l’instant les efféminés n’ont pas réussi à s’imposer. C’est dire qu’il y a dans le péché originel des penchants naturels à fausser la nature des choses.

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16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 17:18

Très douce Vierge Marie, comme de petits enfants devant leur Mère tout aimante et bien-aimée, nous désirons consacrer notre foyer et notre famille à votre Coeur douloureux et Immaculé. Humblement à genoux au pied de votre image, nous vous demandons d’être la Reine et la Mère de cette maisonnée chaque jour que le Bon Dieu nous donne de vivre sur cette terre, de telle sorte que nous nous y préparions pour la vie éternelle. Mettez et maintenez dans notre âme un grand désir d’imiter les vertus par lesquelles vous avez, ici-bas, réjoui et glorifié le coeur de notre Père Céleste :

 

- que comme vous à Bethléem, nous aimions de grand coeur la sainte volonté de Dieu, et que nous conservions l’esprit de pauvreté et de paix ;

- que comme vous à Nazareth, nous vivions dans la simplicité et dans la fidélité quotidienne à notre devoir ;

- que comme vous à Jérusalem, nous demeurerions en prière au pied de la Croix.

 

Accordez-nous la grâce d’accomplir fidèlement notre devoir à l’égard des enfants que le Bon Dieu nous confie, en leur transmettant fidèlement la Sainte Foi Catholique, en leur inspirant l’amour de la Sainte Église, en remplissant leur coeur de zèle pour l’honneur de Dieu et en leur donnant l’exemple de la piété et d’une vive charité pour le prochain. Coeur douloureux de Marie, nous vous demandons spécialement la patience et l’amour de la Croix de Jésus. Coeur Immaculé de Marie, nous vous demandons spécialement que notre famille vive dans la paix et dans la sainte vertu de pureté. Coeur maternel de Marie, nous vous demandons la grâce de la persévérance afin que tous, après vous avoir aimée et servie sur la terre, nous puissions vous retrouver dans le Ciel et y chanter à jamais la gloire et la miséricorde de Dieu. Ainsi soit-il.

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15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 16:45
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15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 12:01

Cardinal-Évêque, Franciscain, Docteur de l'Église 
(1221-1274)

 

 

 

 

Saint Bonaventure, né en Toscane en 1221, reçut au baptême le nom de Jean. À l'âge de quatre ans, il fut attaqué d'une maladie si dangereuse, que les médecins désespérèrent de sa vie. Sa mère alla se jeter aux pieds de Saint François d'Assise, le conjurant d'intercéder auprès de Dieu pour un enfant qui lui était si cher. Le Saint, touché de compassion, se mit en prière, et le malade se trouva parfaitement guéri. Par reconnaissance, Jean entra dans l'Ordre fondé par Saint François, et en devint l'ornement et la gloire. Le saint patriarche, près de finir sa course mortelle, lui prédit toutes les grâces dont la Miséricorde Divine le comblerait, et s'écria tout à coup, dans un ravissement prophétique : « O buona ventura ! O la bonne aventure ! ». De là vint le nom de Bonaventure qui fut donné à notre Saint. Bonaventure fut envoyé à l'Université de Paris, où il devait lier avec Saint Thomas une amitié qui sembla faire revivre celle de Saint Grégoire de Nazianze et de Saint Basile. Tous deux couraient plus qu'ils ne marchaient dans la carrière des sciences et de la vertu, et, d'étudiants de génie, ils parvinrent en peu de temps à la gloire des plus savants professeurs et des docteurs les plus illustres. Les études de Bonaventure n'étaient que la prolongation de sa fervente oraison. Saint Thomas d'Aquin vint un jour le visiter et lui demanda dans quels livres il puisait cette profonde doctrine qu'on admirait en lui. Bonaventure lui montra quelques volumes mais, son ami faisant l'incrédule, il finit par montrer un crucifix qui était sur sa table, et lui dit : « Voilà l'unique source de ma doctrine; c'est dans ces plaies sacrées que je puise mes lumières ! ». Élu général de son Ordre malgré ses larmes, il continua ses travaux; mais, de tous, celui qui lui fut le plus cher fut la Vie de Saint François d'Assise, qu'il écrivit avec une plume trempée dans l'amour divin, après avoir visité tous les lieux où avait passé son bienheureux père. Saint Thomas vint un jour lui rendre visite, et, à travers sa porte entrouverte, l'aperçut ravi, hors de lui-même et élevé de terre, pendant qu'il travaillait à la vie du saint fondateur; il se retira avec respect, en disant : « Laissons un Saint faire la vie d'un Saint ».

 

Bonaventure n'avait que trente-cinq ans quand il fut élu général des Franciscains, et il avait à peu près cinquante-et-un ans quand le pape Grégoire X le nomma cardinal-évêque d'Albano. L'année suivante, Bonaventure quitte la tête des franciscains. Il est remplacé à cet office par Jérôme d'Ascoli, futur Nicolas IV. Il est alors chargé par Grégoire X de préparer le IIe concile de Lyon, qui s'ouvre le 7 mai 1274. Durant le concile, Bonaventure prend la parole à deux reprises devant les pères conciliaires, une fois pour accueillir la délégation byzantine et recommander la réunion des églises. Il meurt la nuit du 14 au 15 juillet, pendant la session. Selon son secrétaire, Pérégrin de Bologne, il aurait été empoisonné. Il est inhumé dans l'église franciscaine de Lyon. Son oraison funèbre est prononcée par son ami, le dominicain Pierre de Tarantaise, futur Innocent V. Quand, en 1434, ses restes sont transférés dans une nouvelle église dédiée à François d'Assise, le tombeau est ouvert. Sa tête aurait alors été trouvée dans un parfait état de conservation, ce qui favorise grandement la cause de sa canonisation. Le 14 avril 1482, Sixte IV, pape franciscain, l'inscrit au nombre des saints. Bonaventure est proclamé Docteur de l'Église en 1587 par le pape franciscain Sixte Quint.

 


Liens : Mémoire obligatoire de Saint Bonaventure (Liturgie)Œuvres spirituelles de Saint Bonaventure

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15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 10:12
« Temple Vivant de la Divinité Très Sainte du Fils unique, Mère de Dieu, vraiment, je le redis avec action de grâces, Ton Assomption ne T'a nullement éloignée des chrétiens. Tu vis impérissable et pourtant Tu ne demeures pas loin de ce monde périssable ; au contraire, Tu es proche de ceux qui T'invoquent et ceux qui Te cherchent avec foi Te trouvent. Il convenait que Ton esprit reste toujours fort et vivant et que Ton Corps soit immortel. En effet, comment la dissolution de la chair aurait-elle pu Te réduire en cendre et en poussière, Toi qui as délivré l'homme de la ruine de la mort par l'Incarnation de Ton Fils ? Un enfant cherche et désire sa mère, et la mère aime vivre avec son enfant ; de même, puisque Tu avais dans Ton Coeur un amour maternel pour Ton Fils et pour Ton Dieu, Tu devais normalement pouvoir retourner auprès de Lui, et Dieu, à cause de Son Amour filial envers Toi devait très justement T'accorder de partager Sa condition. Ainsi, morte aux choses qui finissent, Tu as émigré vers les demeures impérissables de l'éternité où réside Dieu dont Tu partages désormais la vie...

Tu as été corporellement sa demeure ; et maintenant c'est Lui qui, en retour, est devenu le lieu de Ton repos. « Voici, disait-il, mon repos pour les siècles des siècles » (Ps 131,14). Ce lieu de repos, c'est la chair qu'il a revêtue après l'avoir prise de Toi, Mère de Dieu, la chair dans laquelle, nous le croyons, Il s'est montré dans le monde présent et se manifestera dans le monde futur lorsqu'Il viendra juger les vivants et les morts. Puisque Tu es la demeure de Son éternel repos, il T'a retirée de la corruption et Il T'a prise avec Lui, voulant Te garder en Sa présence et Son affection. Voilà pourquoi, tout ce que Tu Lui demandes Il Te L'accorde comme à une mère soucieuse de Ses enfants ; et tout ce que Tu souhaites, Il L'accomplit avec Sa Divine Puissance, Lui qui est béni pour l'éternité ».


Saint Germain de Constantinople (?-733), évêque (Homélie 1 pour la Dormition de la Mère de Dieu ; PG 98, 346 (trad. Orval)

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