Aujourd'hui l’Eglise se souvient du martyre héroïque des religieuses d'Orange, guillotinées entre le 6 et le 24 juillet 1794. Elles montèrent à l’échafaud en chantant et priant pour leurs persécuteurs qui admiraient leur courage : « Ces bougresses-là meurent toutes en riant ». Les corps des martyres furent jetés dans des fosses communes, Les 32 religieuses ont été béatifiées par le pape Pie Xl le 10 mai 1925…   

 

 

Saintes Martyres d’Orange (+ 1794)

 

Sous la révolution française furent arrêtées et rassemblées à la prison d'Orange, cinquante-deux religieuses du Vaucluse et de la région d'Avignon, accusées « d'avoir voulu détruire la République par le fanatisme et la superstition ». Ce qu'elles vécurent le jour de leur mort existe dans les archives : « 5 heures : lever et méditation, prières de la messe - 7h : déjeuner - 8h : litanies des saints et autres prières - 9h : plusieurs sont convoquées au tribunal et elles se disent un joyeux adieu - Celles qui restent prient pour celles qui partent et méditent un chemin de croix. - 18h : le roulement de tambour annonce que les condamnées montent à l'échafaud. Les prisonnières qui restent disent les prières des agonisants. Quand le tambour cesse, elles chantent le Te Deum. Aucune n'avait peur; aucune ne signa le serment qui lui eût épargné la mort. Elles chantent même un hymne dont le refrain est plein d'humour : "Bien loin que la guillotine me cause quelque frayeur, mon Dieu me fait voir en elle un moyen très précieux qui, par une voie nouvelle, me conduit droit aux cieux". Trente-deux d'entre elles furent décapitées.

 

 

Liens : Les 32 Martyres d’Orange [Une monographie de M. l'abbé Jules Méritan] + Biographies des 32 Martyres

 

 

© Communauté de l’Emmanuel

 

« Qu’elles étaient gentilles ces dames catéchèses de mon collège, chargées d’une mission assez indéfinie auprès des enfants de mon âge, au sein d’un établissement catholique qui ne savait plus très bien où il en était ! Gentilles, et d’une compétence inversement proportionnelle à leur gentillesse. Elles seraient bien surprises de connaître le résultat de leur travail, les dizaines d’agnostiques qu’elles ont consciencieusement produits. Mais qui le leur dira, avec la charité nécessaire et la délicatesse si difficile à employer à l’égard de personnes volontaires et dévouées ? Mes parents m’avaient donc inscrit dans un collège catholique sous contrat, où mon père et mes oncles avaient usés leurs fonds de culotte à l’époque des prêtres en soutanes et des supérieurs qui ne rigolaient pas. Sans doute pensaient-ils que j’y recevrais une formation sérieuse, y compris sur le plan spirituel, puisqu’ils ne m’ont jamais proposé d’autre activité religieuse qui, il faut bien le dire, aurait été vue comme une forme de bigoterie dans la bourgeoisie catho-libérale qu’ils fréquentaient. Au début des années 1980, assommés par l’élection de François Mitterrand, ils avaient puissamment contribué aux manifestations monstres contre le projet de grand service public unifié de l’éducation porté par le ministre Savary, et avaient eu la satisfaction de remporter la victoire que l’on sait. Victoire à la Pyrrhus, l’histoire l’a montré, mais victoire tout de même. Que voulaient-ils ? Sauver la notion même d’école libre, car ils étaient convaincus de la différence notable entre le public et le privé. Mes bons parents pensaient sincèrement que l’enseignement privé était catholique, et se démarquait par cela des enseignants syndiqués du collège d’en face, où l’aumônerie était reléguée de l’autre côté de la rue. Funeste illusion, à laquelle tous se sont laissés prendre, et qui perdra le peu qu’il restait d’indépendance de l’enseignement libre. Mais nous n’en sommes pas là. Les écoles catholiques étaient déjà en pointe de ce qu’il faut appeler « l’esprit du Concile » ; elles le sont toujours. Dans mon établissement un comité Théodule avait pondu un texte admirable, garni de poncifs déjà éculés et de références à Vatican II (qu’aucun de ses membres n’avait étudié), intitulé « Projet pédagogique » (à moins que ce ne fût « Projet Pastoral ». Peu importe.) On y trouvait des phrases splendides :

 

- Construire l’Homme et dire Dieu ; 

- Ouvert sur le monde, respectueux des origines philosophiques, des situations sociales et familiales, ... doit s'enrichir de la différence en restant accueillant à tous ; 

- Etablissement catholique où il existe une proposition de la foi animée par l’esprit de l’évangile et le développement de valeurs : tolérance, solidarité, respect.

 

Vainement y aurait-on cherché une définition précise de l’éducation authentiquement catholique, de la foi, de la vérité, du but poursuivi. On y trouvait, au contraire, tous les mots creux, les mots obligatoires dans une perspective moderne et débarrassée de toutes les vieilleries anté-conciliaires : ouverture, tolérance, humanisme, accueil des différences, proposition de la foi, égalité, fraternité, justice et paix. Tous ce mots qui ne signifient pas grand-chose, et que tout un chacun interprète comme il l’entend. Nos gentilles dames catéchèse étaient imprégnées de ces songes creux et nous en imprégnaient à leur tour, sans grand succès d’ailleurs, car leur autorité limitée n’empêchait pas que nous accomplissions durant leurs cours des tâches autrement plus passionnantes que la matière « enseignée ». C’est au cours d’une de ces fameuses séances que j’ai appris le mode d’emploi d’un extincteur, et l’extrême sensibilité de la gâchette qui permet de propulser d’un doigt délicat un jet de mousse sur la gentille dame... Durant mes années de collège, j’ai vaguement entendu parler de drogue, de racisme, de violence ; de Martin Luther King, de Nelson Mandela et d’Oscar Romero. J’ai fait des avions en papier avec le fichier catéchétique joliment intitulé « Joie de Vivre », rempli de photographies représentant des adolescents heureux de jouer au football. J’ai inscrit des slogans sur des ballons et découpé des étiquettes à coller sur un arbre en carton ; j’ai assisté à des « célébrations » dignes d’un spectacle de Guignol dont on aurait supprimé l’aspect hilarant ; j’ai colorié, peint, médité sur des textes insipides ; j’ai participé à des « temps forts » qui n’avaient de fort que l’ennui qui s’en dégageait ; j’ai suivi la retraite au cours de laquelle, entre deux répétitions de « Je crois en Dieu qui chante », j’ai contribué à rédiger une profession de foi non catholique ; bref, j’ai perdu des dizaines d’heures à ne rien apprendre, sinon à mépriser ces platitudes et celles qui les proféraient, ce qui, j’en convient, n’était pas très chrétien.

 

Mais qu’on se rassure, je n’ai jamais été endoctriné par un dogme vivant et issu de vingt siècles de réflexion ecclésiale. Pas un mot sur la Trinité ; pas une ligne sur les fins dernières ; pas un chuchotement sur les grandes vérités de foi ; pas un apprentissage de la fréquentation assidue des sacrements ; pas une minute devant le Saint Sacrement ; pas un geste de profond respect devant le Corps du Christ. Rien de toutes ces idées inutiles n’est jamais venu polluer mon éducation catéchétique en milieu scolaire. Et après, certains se plaignent que les églises sont vides ? Mais, mesdames les catéchistes, où sont vos élèves d’il y a trente ans ? Que sont devenus les enfants à qui vous avez fait lire « Pierres vivantes » ? Quel est le sens de la vie des hommes et des femmes passés entre vos mains expertes, sinon celui de la consommation, de la jouissance, du matérialisme, du narcissisme et du moi d’abord ? Quels sont, parmi ceux- là, vos successeurs dans cet enseignement inénarrable ? Voyez le résultat : il n’est pas brillant. Il paraît que les choses changent ; je le crois volontiers dans quelques rares établissements dont le directeur a eu la chance d’échapper à ces niaiseries, et bénéficie d’une solide formation spirituelle. J’en connais un et je sais les difficultés auxquelles il est confronté pour épurer les équipes d’aumônerie vieillissantes. Mais dans la plupart des écoles, collèges, lycées catholiques, la formation religieuse demeure inexistante, facultative lorsqu’elle est proposée, et confiée aux mêmes incompétents qu’autrefois. Finalement, la vie chrétienne se limite à ce vague humanisme hébété, et à la « solidarité », au profit du CCFD et d’autres organismes à la catholicité douteuse. Entre une intervention du Planning Familial et une distribution de préservatifs dans la cour du lycée. Et on s’étonne que la plupart vivent en athée ? Ceux qui, comme moi, ont survécu à ce traitement sont des extraterrestres ou des miraculés. Deo gratias ! (1)

 

(1) A l’intention des dames catéchèses, cette expression latine signifie « rendons grâce à Dieu »

Lors de son voyage au Portugal, en mai 2010, Benoît XVI a déclaré que « nous nous préoccupons trop des conséquences sociales, culturelles et politiques de la foi, en ne tenant pas compte que la foi existe, ce qui devient malheureusement toujours moins évident. Nous avons peut-être mis trop de confiance dans les structures et les programmes, dans la distribution des pouvoirs et des fonctions; mais qu'est-ce qu'il adviendra si le sel s'affadit ? ». On se rend bien compte que plus les églises sont désertées, plus la transmission de la foi est défaillante, et plus on occupe les prêtres et à faire fonctionner des structures, des commissions, des conseils, des équipes... qui sont autant de coquilles vides ne servant qu'à une chose : donner bonne conscience aux évêques qui, parce qu'ils courent d'une réunion à l'autre, ont le sentiment de faire beaucoup pour l'Eglise. 

 

On ne fera croire à personne que les "équipes d'animation liturgique" - grande spécialité de la pastorale à la française - puissent être utile à quelque chose. Ne suffit-il pas, pour célébrer correctement une messe paroissiale, que le prêtre sache ouvrir le missel à la bonne page et qu'un organiste ou un chef de choeur croyant - ils ne le sont pas tous - établisse un programme de chants le plus possible en harmonie avec la liturgie du jour ? Il y a, dans les diocèses, pléthore de laïcs qui ne semblent pouvoir affirmer leur appartenance à l'Eglise qu'à travers la multiplication de réunions et de célébrations où ils peuvent se mettre en avant. Probablement s'ennuient-ils chez eux ? Peut-être certains d'entre eux éprouvent-ils le besoin de s'investir dans de multiples occupations afin de se sentir davantage reconnus, aimés et par là mieux intégrés dans la communauté paroissiale qu'ils ne le sont auprès de leurs proches ou de leur milieu professionnel ?

 

Dans de nombreuses paroisses, de nombreux diocèses, on a ainsi l'impression de n'avoir multiplié les équipes et les commissions que pour que puissent s'y retrouver celles et ceux - souvent plus "celles" que "ceux" - qui n'ont pas l'occasion de fréquenter les réunions "tupperware" ou "weight watchers". Alors que le Cardinal Ratzinger qualifiait ces structures d' "inutiles", Mgr Koch, ancien Evêque de Bâle, les considéraient comme le fruit d'un "athéisme ecclésiastique" fatigant et contre-productif.

 

Pro Liturgia

 

 

 

Le sang de Maria Goretti, versé en sacrifice de fidélité totale à Dieu, nous rappelle que nous sommes nous aussi appelés à faire don de nous-mêmes au Père. Nous sommes appelés à accomplir la volonté divine pour nous retrouver saints et dignes à ses côtés. Notre vocation à la sainteté qui est la vocation de tout baptisé, est encouragé par l'exemple de cette jeune martyre...

 

 

 

 

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"Regardez-la, surtout vous les adolescents, vous les jeunes. Soyez, comme elle,

capables de défendre la pureté du cœur et du corps ; efforcez-vous de lutter contre le mal

et le péché, en alimentant votre communion avec le Seigneur par la prière, l'exercice quotidien

de la mortification et la scrupuleuse observance des commandements. N’ayez pas peur d'aller

à contre-courant, de rejeter les idoles du monde, lorsqu'il s'agit de témoigner par une

conduite courageuse, de l'adhésion au Christ chaste et pauvre.

Sachez toujours valoriser et aimer la pureté et la virginité."

 

Jean-Paul II, le 29 septembre 1991

 
 

 

 
Maria naquit dans le petit village de Corinaldo, le 16 octobre 1890, troisième d'une famille de sept enfants. En 1899, son père, cultivateur pauvre, déménagea dans une ferme au bord de la Méditerranée, près de Nettuno. Il mourut peu de temps après, laissant six enfants à nourrir. Assunta, son épouse, décida de continuer la rude tâche à peine commencée et confia la garde des petits à Maria, âgée alors que de neuf ans. La petite fille d'une maturité précoce devint très vite une parfaite ménagère. Le jour de la Fête-Dieu, elle communia pour la première fois avec une ferveur angélique. Elle s'appliquait avec délices à la récitation quotidienne du chapelet. Maria Goretti ne put apprendre à lire, car la pauvreté et l'éloignement du village l'empêchèrent de fréquenter l'école. La pieuse enfant ne tint cependant aucun compte des difficultés et des distances à parcourir lorsqu'il s'agissait de recevoir Jésus dans le Saint Sacrement. « Je puis à peine attendre le moment où demain j'irai à la communion », dit-elle l'après-midi même où elle allait sceller de son sang sa fidélité à l'Epoux des vierges.
 
Les Serenelli, proches voisins de la famille Goretti, étaient des gens serviables et honnêtes, mais leur fils Alessandro se laissait entraîner par des camarades corrompus et des lectures pernicieuses. Il venait aider la famille Goretti pour des travaux agricoles trop pénibles. Maria l'accueillait, reconnaissante, trop pure pour se méfier. Ce jeune homme ne tarda pas à lui tenir des propos abjects, en lui défendant de les répéter. Sans bien comprendre le péril qui la menaçait et craignant d'être en faute, Maria avoua tout à sa mère. Avertie d'un danger qu'elle ignorait, elle promit de ne jamais céder. Alessandro Serenelli devenait de plus en plus pressant, mais prudente, l'adolescente s'esquivait le plus possible de sa présence. Furieux de cette sourde résistance, le jeune homme guettait le départ de la mère pour pouvoir réaliser ses desseins pervers. L'occasion tant attendue se présenta le matin du 6 juillet. Alessandro se précipita brutalement sur Maria, alors seule et sans défense. Brandissant sous ses yeux un poinçon dont la lame acérée mesurait 24 centimètres, il lui fit cette menace : « Si tu ne cèdes pas, je vais te tuer ! ». La jeune chrétienne s'écria : « Non ! c'est un péché, Dieu le défend ! Vous iriez en enfer ! ». Déchaîné par la passion, n'obéissant plus qu'à son instinct, l'assassin se jette sur sa proie et la laboure de quatorze coups de poinçon. Lorsqu' Assunta est mise au courant du drame, Maria git mourante à l'hôpital de Nettuno. Le prêtre au chevet de la martyre, lui rappelle la mort de Jésus en croix, le coup de lance et la conversion du bon larron : « Et toi, Maria, pardonnes-tu ? lui demanda-t-il. - Oh, oui ! murmura sans hésitation la douce victime, pour l'amour de Jésus, qu'il vienne avec moi au Paradis ». Les dernières paroles que la Sainte prononça au milieu d'atroces douleurs, furent celles-ci : « Que fais-tu Alessandro ? Tu vas en enfer ! » et comme elle se détournait dans un ultime effort, son cœur cessa de battre.
 
Le 24 juin 1950, le pape Pie XII canonisait Maria Goretti, martyre à douze ans pour avoir défendu sa pureté jusqu'à la mort. Dans son allocution, le Saint-Père déclarait : « Elle est le fruit mûr d'une famille où l'on a prié tous les jours, où les enfants furent élevés dans la crainte du Seigneur, l'obéissance aux parents, la sincérité et la pudeur, où ils furent habitués à se contenter de peu, toujours disposés à aider aux travaux des champs et à la maison, où les conditions naturelles de vie et l'atmosphère religieuse qui les entouraient les aidaient puissamment à s'unir à Dieu et à croître en vertu. Elle n'était ni ignorante, ni insensible, ni froide, mais elle avait la force d'âme des vierges et des martyrs, cette force d'âme qui est à la fois la protection et le fruit de la virginité. »

--> Alessandro Serenelli fut condamné à une peine de prison pour son crime. Il resta impénitent pendant plusieurs années. Une nuit, il rêva que Maria lui offrait quatorze lys. Après ce rêve, il devint très pénitent. Après avoir été relâché de prison, il alla voir la mère de Maria, Assunta, et lui supplia le pardon. Elle lui pardonna et ils assistèrent à la messe ensemble le lendemain, recevant la Sainte Communion l'un à côté de l'autre. Depuis, Alessandro Serenelli est devenu un frère laïc capucin.
 
 
 
 
 

"Puissent les jeunes ici réunis pour la Journée Mondiale de la Jeunesse avoir le courage, sous l'action de l'Esprit, de devenir des saints ! Voilà ce dont le monde a besoin, plus que de tout autre chose". Tel est l'appel lancé par le Pape Benoît XVI aux jeunes lors des dernières JMJ. Depuis ces dernières années, de nombreux jeunes sont en cours de béatification. À leur manière et au coeur du contexte spécifique de leur époque, de leur pays, ils ont su témoigner de l'amour de Dieu dans leur vie et illustrer la joie du don. Quels modèles de Sainteté pour les jeunes d'aujourd'hui ? Comment peuvent-ils répondre à cet appel dans le contexte actuel ? Lumières sur la jeunesse avec le père Alexis Leproux, aumônier d'étudiants à la paroisse Saint-Germain-des-Prés à Paris et le père Yves Combeau, religieux dominicain.

 

 

Ce documentaire est une contribution importante au vif débat entourant la papauté de Pie XII en temps de guerre. A travers les points de vue de spécialistes (Sir Martin Gilbert, Peter Gumpel, Soeur Margherita Marchione...), ce film saisissant explore les choix difficiles auxquels a fait face Pie XII au cours de la seconde guerre mondiale et fournit des preuves convaincantes que son action audacieuse et discrète a sauvé des milliers de juifs.



Pier Giorgio Frassati est né à Turin, en Italie, le 6 avril 1901. Son père, Alfredo, agnostique, sénateur puis ambassadeur en Allemagne, était le fondateur et le directeur du journal libéral « La Stampa ». Sa mère, Adélaïde Amétis, peintre à ses heures, était une femme ferme au christianisme peu enclin à la ferveur. La vie familiale était aisée et se déroulait entre Turin et Pollone, à soixante-dix kilomètres de là, lieu de la propriété familiale au cœur des montagnes qui seront un lieu essentiel de l’itinéraire intérieur de Pier Giorgio. Luciana, sa petite sœur, grandit avec lui à la maison, jusqu’à son admission au collège des Pères Jésuites. Là sa vie intérieure connaît un essor qui ne devra plus s’arrêter, rythmée très tôt par la communion quotidienne.

 


 

frassatiA chaque âge de sa vie, Pier Giorgio sut alimenter sa soif de Dieu par des engagements spirituels dans des groupes de piété et d’apostolat pour jeunes. Il devint tertiaire dominicain à l’âge de 22 ans. Entré en 1918 à l’école polytechnique, son rayonnement dans le milieu étudiant fut particulièrement important. Inscrit à l’action catholique, il y défendit les couleurs de sa foi, avec une fermeté et un naturel qui ne nuirent jamais à la charité. Quand il fallait pour cela payer de sa personne, il ne le refusait pas, se faisant même arrêter au cours d’une manifestation d’étudiants catholique que l’état fasciste tentait d’interdire. Son engagement social, au travers des conférences St Vincent de Paul, trouvait auprès des pauvres son déploiement le plus pur. Il les visitait de longues heures durant, dans les quartiers défavorisés de Turin : leur donnant ses propres biens, les aimant avec tendresse et leur consacrant le meilleur de son énergie... « Autour des malades, autour des malheureux, je vois une lumière que nous n’avons pas » . « Jésus me rend visite chaque jour par la communion, et moi je la Lui rends modestement en visitant ses pauvres ». Au milieu des siens qui ignoraient à peu près tout de sa vie intérieure et missionnaire, Pier Giorgio, dans l’humilité, gravit les cimes de la sainteté d’un pas déterminé et accéléré. Sa prière simple et silencieuse, parfois longuement prolongée dans la nuit, le portait en avant et le protégeait contre toute aigreur. Fantaisiste par caractère autant que par choix spirituel, il créa avec des amis « la société des types louches », groupe remuant, chahuteur et enthousiaste dans son engagement chrétien : son apostolat mêlait ainsi à une joie exubérante une ferveur communicative. C’est dans la montagne qu’il aimait à élever l’âme de ses amis au cours d’excursions sportives dont le caractère physique était toujours au service de la vie intérieure (c’est pour cela que le pape Jean-Paul II l’a proclamé patron des sportifs). Souvent éprouvé dans sa foi par la contradiction du monde et de ses proches eux-mêmes, il sut garder une pureté dont toute tristesse était bannie. Deux phrases limpides et lapidaires le résument à merveille : « A nous , il n’est pas permis de vivoter ; vivre est notre devoir ! Trêve donc à toute mélancolie ! » , « Un catholique ne saurait manquer de gaîté ; la tristesse doit être bannie des cœurs catholiques ; la douleur n’est pas la tristesse, qui est une maladie, la pire de toutes ». Les derniers jours de la vie de Pier Giorgio révèleront l’extrême pureté avec lequel il avait fait de sa vie une offrande constante. Se sentant gagné par la maladie, il consacra ses dernières forces au profit de son prochain et à régler ses promesses envers les pauvres dans le moindre détail. Après une semaine d’agonie cachée, qu’ignoraient même les siens, il s’en remit à Dieu et mourut de la poliomyélite, contractée probablement dans un taudis de Turin. Comme il le disait lui-même, il s’en allait vers « la vraie patrie pour chanter les louanges de Dieu ». L’immense foule reconnaissante qui se pressa autour de son cercueil surprit sa famille autant que la brutalité de sa disparition.

 

 

Son rayonnement humble, fervent et joyeux fut tel que sa renommée se répandit en Italie comme une traînée de poudre. On ouvrit très vite son procès de béatification. En 1981 sa dépouille fut reconnue intacte. Il fut béatifié le 20 mai 1990 place St Pierre par Jean-Paul II, qui avait confié à sa garde les JMJ successives. Pour le centenaire de sa naissance, le pape renouvela avec insistance son invitation aux jeunes à se confier à lui pour accomplir leur mission d’évangélisation : « il proclame par son exemple qu’elle est « bienheureuse » la vie conduite dans l’Esprit du Christ, l’Esprit des Béatitudes ; et que seul celui qui devient homme des béatitudes réussit à communiquer à ses frères l’amour et la paix. Il répète qu’il vaut vraiment la peine de tout sacrifier pour servir le Seigneur ; il témoigne que la sainteté est possible pour tous et que seule la révolution de la Charité peut allumer dans le cœur des hommes l’espérance d’un monde meilleur ».

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