« Il est un bon moyen de se créer une âme amicale : le sourire. Pas le sourire ironique et moqueur, le sourire en coin de lèvres, qui juge et rapetisse. Mais le sourire large net, le sourire scout à fleur de rire. Savoir sourire : quelle force ! Force d'apaisement, force de douceur, de calme, force de rayonnement. Un type fait une réflexion sur ton passage... tu es pressé... tu passes... mais souris, souris vastement. Si ton sourire est franc joyeux, ton type sourira aussi... et l'incident sera clos dans la paix... Essaie. Tu veux faire à un camarade une critique que tu juges nécessaire, lui donner un conseil que tu crois utile. Critique, conseil, choses dures à avaler. Mais souris, compense la dureté des mots par l'affection de ton regard, le rire de tes lèvres, par toute ta physionomie joyeuse. Et ta critique, ton conseil porteront mieux... parce qu'ils n'auront pas blessé. Il est des moments où, devant certaines détresses, les mots ne viennent pas, les paroles consolatrices ne veulent pas sortir... Souris avec tout ton cœur, avec toute ton âme compatissante. Tu as souffert et le sourire muet d'un ami t'a réconforté. Tu ne peux pas ne pas avoir fait cette expérience. Agis de même pour les autres. « Christ, disait Jacques d'Arnoux, quand ton bois sacré me harasse et me déchire, donne-moi quand même la force de faire la charité du sourire ». Car le sourire est une charité. Souris à ce pauvre à qui tu viens de donner deux sous..., à cette dame à qui tu viens de céder ta place..., à ce monsieur qui s'excuse parce qu'il t'a écrasé le pied en passant. Il est malaisé parfois de trouver le mot juste, l'attitude vraie, le geste approprié. Mais sourire ! C'est si facile... et cela arrange tant de choses ! Pourquoi ne pas user et abuser de ce moyen si simple. Le sourire est un reflet de joie. Il en est source. Et là où la joie règne - je veux dire la vraie joie, la joie en profondeur et en pureté d'âme - là aussi s'épanouit cette "âme amicale" dont parlait si bien Schaeffer. Routiers, soyons des porteurs de sourires, et par là des semeurs de joie ».

 

 

Guy de Larigaudie - Etoile au grand large, p.15

« Je vis la sainte Vierge peu après son mariage dans la maison de Joseph à Nazareth, où me conduisit mon guide. […] Marie baissa son voile sur son visage et joignit les mains. […] Je la vis prier longtemps ainsi avec ardeur, le visage tourné vers le ciel ; elle invoquait la rédemption, la venue du Roi promis au peuple d'Israël. […] Elle resta longtemps à genoux, ravie en extase ; puis elle pencha la tête sur sa poitrine. Alors, du plafond de la chambre, descendit à sa droite, en ligne un peu oblique, une telle masse de lumière que je fus obligée de me retourner vers la cour où était la porte ; je vis dans cette lumière un jeune homme resplendissant avec des cheveux blonds flottants, descendre devant elle à travers les airs : c'était l'ange Gabriel. Il lui parla, et je vis les paroles sortir de sa bouche comme des lettres de feu ; je les lus et je les entendis. […] Marie tourna le visage de son côté, comme obéissant à un ordre, souleva un peu son voile, et répondit. L'ange parla encore ; Marie releva tout à fait son voile, regarda l'ange, et prononça les paroles sacrées : « Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon votre parole ». La Sainte Vierge était dans un ravissement profond ; la chambre était pleine de lumière, je ne vis plus la lueur de la lampe qui brûlait ; je ne vis plus le plafond de la chambre. Le ciel parut ouvert ; mes regards suivirent au-dessus de l'ange une voie lumineuse ; je vis à l'extrémité de ce fleuve de lumière une figure de la Sainte Trinité : c'était comme un triangle lumineux dont les rayons se pénétraient réciproquement. J'y reconnus ce que l'on ne peut qu'adorer, mais jamais exprimer, Dieu tout-puissant, le Père, le Fils et le Saint Esprit, et cependant un seul Dieu tout-puissant. Quand la Sainte Vierge eut dit : « Qu'il me soit fait selon votre parole », je vis une apparition ailée du Saint Esprit, qui cependant ne ressemblait pas entièrement à la représentation ordinaire sous forme de colombe. La tête avait quelque chose du visage humain ; la lumière se répandait des deux côtés comme des ailes. […] Je vis après cela l'ange disparaître ; la voie lumineuse dont il était sorti se retira : c'était comme si le ciel aspirait et faisait rentrer en lui ce fleuve de lumière. Pendant que je voyais toutes ces choses dans la chambre de Marie, j'eus une impression personnelle d'une nature singulière J'étais dans une angoisse continuelle, comme si l'on m'eût dressé des embûches, et je vis un horrible serpent ramper à travers la maison et les degrés jusqu'à la porte près de laquelle j'étais quand la lumière pénétra la Sainte Vierge ; le monstre était arrivé à la troisième marche. Ce serpent était à peu près de la longueur d'un enfant ; sa tête était large et plate ; il avait à la hauteur de la poitrine deux courtes pattes membraneuses, armées de griffes semblables à des ailes de chauve-souris, sur lesquelles il se traînait. Il était tacheté de diverses couleurs d'un aspect repoussant, et rappelait le serpent du Paradis, mais avec quelque chose de plus difforme et de plus horrible. Quand l'ange disparut de la chambre de la Sainte Vierge, il marcha sur la tête de ce monstre devant la porte, et j'entendis un cri si affreux que j'en frissonnais. Je vis ensuite paraître trois esprits qui frappèrent ce hideux reptile et le chassèrent hors de la maison. Après la disparition de l'ange, je vis la sainte Vierge dans un profond ravissement et toute recueillie en elle-même ; je vis qu'elle connaissait et adorait l'incarnation du Sauveur en elle, où il était comme un petit corps humain lumineux, complètement formé et pourvu de tous ses membres. […] Si Marie devint Sa Mère et s'il ne vint pas plus tôt, c'est qu'elle seule était, ce que jamais créature ne fut avant elle ni après elle, le pur vase de grâce que Dieu avait promis aux hommes, et dans lequel il devait se faire homme, pour payer les dettes de l'humanité au moyen des mérites surabondants de sa Passion. La Sainte Vierge était la fleur parfaitement pure de la race humaine, éclose dans la plénitude des temps. Tous les enfants de Dieu parmi les hommes, tous ceux qui, depuis le commencement, avaient travaillé à l'œuvre de la sanctification, ont contribué à sa venue. Elle était le seul or pur de la terre ; elle seule était la portion pure et sans tache de la chair et du sang de l'humanité tout entière, qui, préparée, épurée, recueillie, consacrée à travers toutes les générations de ses ancêtres, conduite, protégée et fortifiée sous le régime de la loi de Moise, se produisait enfin comme la plénitude de la grâce. Elle était prédestinée dans l'éternité, et elle a paru dans le temps comme Mère de l'Eternel ».

 

Extrait des révélations de la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich (chapitre 39)

Pour lutter contre une culture débordante qui a parmi ses axes porteurs le “commerce” et la banalisation de la sexualité, l’Eglise catholique indienne de l’état du Kerala (le plus grand état avec la plus grande présence catholique) s’apprête à publier un texte pour éduquer les jeunes à la pureté d’esprit et à la chasteté. Il s’agit d’une initiative qui fait partie d’un plus grand projet de sensibilisation de la jeunesse pour une conscience, une responsabilité et un respect plus grand à l’égard de son propre corps et de celui des autres...

 

 

La campagne part du constat que « Jésus-Christ n’a pas déprécié le corps et la nature humaine, en choisissant de s’incarner et de se faire proche de l’humanité et en sanctifiant le corps, temple de l’Esprit Saint ». Il est donc urgent de chercher à diffuser cette conscience surtout dans les écoles, parmi les étudiants, en les aidant à vivre leur sexualité comme partie intégrante de la vie humaine, en soulignant la grande valeur de la pureté, de la chasteté et de l’abstinence a expliqué le P. Jose Kottayil, Secrétaire de la Commission pour la Famille et les laïcs, au sein du Conseil des évêques du Kerala. L’Eglise cherche à combattre, de cette manière, l’anarchie sexuelle des jeunes qui fait son chemin dans la société, la conception hédoniste qui touche surtout les aspects de la vie sexuelle des jeunes, la tendance à partir du principe de l’habitude des rapports sexuels chez les adolescents, en légitimant « le besoin physiologique et psychologique d’avoir des rapports sexuels » et en proposant le préservatif et les contraceptifs comme moyens pour éviter des grossesses non désirées.

 

Fides

« Nous évêques, nous sentons le devoir de promouvoir dans l’Eglise et dans la société la valeur de la vie humaine, en encourageant toutes les initiatives en soutien de la famille et de la vie, comme par exemple le moratoire international de l’avortement » lit-on dans le message publié par la Sous-commission pour la Famille et la défense de la vie de la Conférence épiscopale espagnole, à l’occasion de la VIIe Journée pour la Vie qui cette année a lieu en Espagne le 31 mars, solennité liturgique de l’Annonciation...

 

 

Le Message, qui a pour titre “La vie est toujours un bien”, rappelle qu’« on ne peut jamais légitimer la mort d’un innocent. On minerait le fondement même de la société ». C’est pourquoi les évêques invitent les fidèles à demander au Seigneur d’éclairer toutes les consciences, notamment celles des hommes politiques, pour « comprendre et remédier à l’énorme drame humain qu’est l’avortement pour l’enfant, pour sa mère et pour la société entière ». Ils demandent en outre que soit abolie la loi sur l’avortement et que l’on soutienne efficacement la femme, « en créant une nouvelle culture où les familles accueillent et encouragent la vie ». En ce sens ils suggèrent l’adoption comme une alternative importante. Aux catholiques, concrètement, ils rappellent leurs obligations morales et de conscience. « Aucun catholique, en aucun cas, que ce soit dans un cadre privé ou public, ne peut admettre des pratiques comme l’avortement, l’euthanasie ou la production, la congélation et la manipulation d’embryons humains. La vie humaine est une valeur sacrée que nous devons tous respecter et que les lois doivent protéger ». Si quelque catholique nourrit des doutes à ce sujet, continuent les évêques, « il doit recourir à la prière pour demander la lumière de l’Esprit Saint ». « La vie est une réalité merveilleuse qui ne cesse de nous surprendre » ajoutent les évêques, et « plus la science nous fournit de données, mieux nous pouvons comprendre que la vie de l’homme, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, est un mystère qui dépasse le cadre purement biologique ». Une vie qui doit être accueillie, respectée et aimée, car c’est l’engagement de tous d’« accueillir la vie humaine comme un don à respecter, à protéger et à promouvoir, beaucoup plus quand elle est fragile et a besoin d’attentions, soit avant la naissance, soit dans sa phase terminale ».

 

Fides

Dans Le Figaro du samedi 22 mars, le Père Jean-Robert Armogathe relève à juste titre que « la liturgie enseigne la doctrine de la manière la plus vivante et la plus exacte ». Et il ajoute : « on l'a depuis longtemps relevé : la même loi fait prier et fait croire ». C'est, bien sûr, la liturgie de l'Eglise qui enseigne la doctrine de façon sûre et vivante, et non les célébrations inventées, recomposées, bricolées, dans lesquelles des clercs bien intentionnés mais souvent dramatiquement carencés en formation théologique jouent le "pastoral" contre le "depositum fidei". Ce sont, bien sûr, les lois de la célébration telles qu'elles figurent dans le missel romain qui font prier et font croire, et non les libertés prises avec ces lois sous prétexte d'adaptation de la liturgie aux assemblées…

 

 

On ne peut donc que déplorer qu'en trop d'endroits la liturgie de l'Eglise ne soit plus correctement et fidèlement mise en œuvre. On peut déplorer davantage encore le silence de trop nombreux évêques (et nous aimerions connaître les raisons de ce silence !) devant les fantaisies liturgiques imposées par certains prêtres et, d'une façon plus générale, par les équipes liturgiques paroissiales ou interparoissiales (sur ce dernier point, les témoignages sont innombrables). Si l'on dit que la liturgie de l'Eglise enseigne - ou mieux -, communique la doctrine de façon exacte, il faut en conclure que les liturgies qui s'écartent des règles de la célébration données par l'Eglise ne communiquent pas la doctrine reçue des Apôtres. C'est inquiétant, c'est grave ! Ça ne peut qu'inquiéter le peuple chrétien qui perd confiance tant il se sent menacé dans les éléments fondamentaux de sa foi et de sa vie : le peuple chrétien en vient à se demander s'il peut toujours croire ce que l'Eglise lui enseigne, tant est grand le décalage entre ce que dit le Magistère et ce qui est célébré dans bon nombre d'églises. Et ce ne sont pas quelques paroisses où la forme extraordinaire de la liturgie romaine est autorisée qui permettront de redresser la situation : elles ne font pas le poids face aux nombreuses paroisses "ordinaires" où, de façon très officielle et depuis plus de 40 ans, la liturgie n'est plus respectée. Pour redresser la situation, il faut que les évêques aient le courage de changer les responsables qui sont à la tête des différentes instances diocésaines. Car c'est souvent là que se trouve la racine de la crise actuelle car, comme l'écrivait le Cardinal Daniélou en 1974 déjà, « des hommes restent dans l'Eglise pour la changer, certains pour la détruire ».

 

Pro Liturgia

Après Vatican II, de nombreux prêtres et de nombreux fidèles laïcs ont mis l'accent sur l' "engagement". Pour être un "vrai catholique", il fallait s'engager au service d'une cause : la lutte ouvrière, le syndicalisme... Que de religieuses et de religieux ont quitté leurs couvents pour aller vivre en H.L.M. au nom de l' "engagement" ! Que de prêtres ont abandonné l'adoration eucharistique pour donner la priorité à leurs "engagements" ! Que de fidèles ont été invités, au cours des messes dominicales, à venir à l'ambon pour témoigner de leurs "engagements" ! Et tout ceci se faisait au nom de l'exercice de la charité évangélique…

 

 

La charité était donc devenue première : en son nom, il n'était plus possible de dire à quelqu'un qu'il se trompait, qu'il faisait fausse route. Tout devenait admissible. Tout devenait excusable et devait être excusé. De cette époque date la perte du sens du péché et le remplacement de la confession individuelle par des absolutions collectives... Pourtant, un universitaire avait osé prétendre qu'en mettant ainsi la charité au premier plan pour aboutir à ne parler plus que d'elle en sorte qu'on puisse tout justifier en son nom, on faisait fausse route. Il fut rapidement accusé d'être un emblème de la "réaction anti-conciliaire". En fait, Romano Amerio*** - car c'est de lui qu'il s'agit - avait compris que la "charité" ne pouvait pas aller sans la "Vérité", et que dans ce binôme, il fallait donner la "primauté de la Vérité sur l'amour". Renverser ces valeurs ne pouvait que conduire à une grave confusion aboutissant à mettre toutes les idées et toutes les religions au même niveau. Plus d'erreurs, mais plus de Vérité non plus... au nom de la charité ! Or pour Romano Amerio, seule la Vérité pouvait rendre libre et non l'inverse. La fidélité de l'Eglise du Seigneur à son essence originelle se fonde sur cet ordre. A l'occasion d'un pèlerinage à Sainte-Anne d'Auray, Mgr Centène, Evêque de Vannes, s'était demandé si nous n'avons pas trop souvent oublié qu'il existe une Vérité objective sur Dieu et sur l'homme, une Vérité qui ne dépend pas de nos appréciations et moins encore de nos caprices. Puis il avait montré que « l'éclipse du sens de Dieu provoque inexorablement l'éclipse du sens de l'homme », pour en arriver à conclure que « la Vérité sans la charité est un fruit amer [tout comme] la charité sans la Vérité est un fruit pourri ». La charité ne porte des fruits que si elle s'enracine dans la Vérité. "Caritas in Veritas" : telle sera le titre de la prochaine Encyclique de Benoît XVI.


Pro Liturgia

 

 

 

*** Dix ans après sa mort, l’universitaire Romano Amerio a été réhabilité. Dans un article signé par Raffaele Alessandrini, l'Osservatore Romano reconnaît aujourd’hui chez Amerio une critique « prévoyante… du processus de sécularisation qui est aussi en cours au sein du monde chrétien » et les « risques du relativisme envahissant ». La critique conduite par Amerio repose sur la « primauté de la Vérité sur l’amour » dont le renversement conduit à une confusion qui met toutes les religions au même niveau. Pour Amerio, dit encore Alessandrini, « seule la Vérité rend libre et non l’inverse… la fidélité de l’Église à son essence originelle se fonde sur cet ordre ».

1. Cor dulce, cor amabile,

Amore nostri saucium,

Amore nostri languidum,

Fac sis mihi placabile.

1. Coeur doux, Coeur aimable

Blessé d'amour pour nous,

Languissant d'amour pour nous,

Soyez-moi favorable.

 

2. Vindex reis irascitur

Deus sed, ut te respicit

Placatus iras agjicit

Et fulmen obliviscitur.

2. Le Dieu vengeur s'irrite contre les coupables

Mais dès qu'Il vous considère,

Apaisé, Il dépose Sa Colère

Et doublie ses foudres.

 

3. Jesu, Patris cor unicum,

Puris amicum mentibus,

Puris amandum cordibus,

In corde regnes omnium.

3. Jésus, Coeur unique du Père,

Ami des âmes chastes,

Amour des coeurs purs,

Régnez dans tous les coeurs. 

 

Ces litanies ont été inspirées à Sainte Faustine Kowalska (Petit Journal 948 et 949, le 12 février 1937) :

 
 
 
Seigneur, prends pitié, --> Seigneur, prends pitié
Ô Christ, prends pitié, --> Ô Christ, prends pitié
Seigneur, prends pitié, --> Seigneur, prends pitié
 
Miséricorde Divine, jaillissant du sein du Père, --> j'ai confiance en Vous
Miséricorde Divine, le plus grand attribut de Dieu, --> j'ai confiance en Vous
Miséricorde Divine, mystère inconcevable, --> j'ai confiance en Vous
Miséricorde Divine, source jaillissant du Mystère de la Sainte Trinité, --> j'ai confiance en Vous
Miséricorde Divine, insondable à tout esprit humain ou angélique, --> j'ai confiance en Vous
Miséricorde Divine, dont jaillit vie et bonheur, --> j'ai confiance en Vous
Miséricorde Divine, au-dessus des cieux, --> j'ai confiance en Vous
Miséricorde Divine, source de miracles et de merveilles, --> j'ai confiance en Vous
Miséricorde Divine, qui enveloppe le monde entier, --> j'ai confiance en Vous
Miséricorde Divine, venue sur terre en la Personne du Verbe Incarné, --> j'ai confiance en Vous
Miséricorde Divine, qui a coulé de la blessure ouverte du Coeur de Jésus, --> j'ai confiance en Vous
Miséricorde Divine, contenue dans le Coeur de Jésus pour nous et particulièrement pour les pécheurs, --> j'ai confiance en Vous
Miséricorde Divine, insondable dans l'institution de la Sainte Eucharistie, --> j'ai confiance en Vous
Miséricorde Divine, en l'institution de la Sainte Eglise, --> j'ai confiance en Vous
Miséricorde Divine, dans le Sacrement du Saint Baptême, --> j'ai confiance en Vous
Miséricorde Divine, notre justification par Jésus-Christ, --> j'ai confiance en Vous
Miséricorde Divine, qui nous accompagne pendant toute la vie, --> j'ai confiance en Vous
Miséricorde Divine, qui nous enveloppe particulièrement à l'heure de la mort, --> j'ai confiance en Vous
Miséricorde Divine, qui nous gratifie de la vie éternelle, --> j'ai confiance en Vous
Miséricorde Divine, présente à chaque instant de la vie, --> j'ai confiance en Vous
Miséricorde Divine, qui nous préserve du feu infernal, --> j'ai confiance en Vous
Miséricorde Divine, pour la conversion des pécheurs insensibles, --> j'ai confiance en Vous
Miséricorde Divine, étonnante aux Anges, inconcevable aux Saints, --> j'ai confiance en Vous
Miséricorde Divine, insondable dans tous les mystères divins, --> j'ai confiance en Vous
Miséricorde Divine, qui nous relève de toute misère, --> j'ai confiance en Vous
Miséricorde Divine, source de notre bonheur et de notre joie, --> j'ai confiance en Vous
Miséricorde Divine, qui nous appelle du néant à l'existence, --> j'ai confiance en Vous
Miséricorde Divine, englobant toutes les oeuvres de Ses mains, --> j'ai confiance en Vous
Miséricorde Divine, qui couronne tout ce qui existe et existera, --> j'ai confiance en Vous
Miséricorde Divine, en laquelle nous sommes tous plongés, --> j'ai confiance en Vous
Miséricorde Divine, doux apaisement des coeurs tourmentés, --> j'ai confiance en Vous
Miséricorde Divine, seul espoir des âmes désespérées, --> j'ai confiance en Vous
Miséricorde Divine, repos des coeurs, paix au milieu des frayeurs, --> j'ai confiance en Vous
Miséricorde Divine, délice et merveille des âmes saintes, --> j'ai confiance en Vous
Miséricorde Divine, qui éveille la confiance contre tout espoir, --> j'ai confiance en Vous
 
Agneau de Dieu qui enlèves les péchés du monde, --> Pardonne-nous, Seigneur
Agneau de Dieu qui enlèves les péchés du monde, --> Ecoute-nous, Seigneur
Agneau de Dieu qui enlèves les péchés du monde, --> Aie pitié de nous.
 

Prions : Ô Dieu éternel, dont la Miséricorde est insondable, et le trésor de pitié inépuisable, jetez sur nous un regard bienveillant et augmentez en nous Votre miséricorde pour que nous ne désespérions pas dans les moments difficiles, que nous ne perdions pas courage, mais que nous nous soumettions avec grande confiance à Votre Sainte Volonté qui est l'amour et la Miséricorde même.

En présence du Ciel et de la terre, en présence de tous les chœurs angéliques, en présence de la Très Sainte Vierge Marie, en présence de toutes les Puissances célestes, je déclare au Dieu Unique en la Trinité, qu'aujourd'hui, en union avec Jésus-Christ, Sauveur des âmes, je m'offre volontairement comme offrande pour la conversion des pécheurs et, en particulier, pour ces âmes qui ont perdu espoir en la Miséricorde Divine. Cette offrande consiste à accepter avec une entière soumission à la volonté divine toutes les souffrances, et les peurs, et les frayeurs dont les pécheurs sont remplies, et en échange, je leur donne toutes les consolations que j'ai dans mon âme, qui découlent de mon intimité avec Dieu. En un mot, j'offre tout pour eux : les saintes messes, les saintes communions, les pénitences et les mortifications, les prières. Je n'ai pas peur des coups - des coups de la justice divine - car je suis unie à Jésus. Ô mon Dieu, je désire, de cette manière, faire réparation pour les âmes qui ne croient pas à Ta bonté. J'ai confiance contre tout espoir en l'océan de Ta miséricorde. Mon Seigneur et mon Dieu, ma part - ma part pour l'éternité - je fais cet acte d'offrande en comptant non pas sur mes forces, mais sur la puissance qui découle des mérites de Jésus-Christ. Je vais répéter chaque jour cet acte d'offrande, en récitant la prière suivante que toi-même, Jésus, m'as apprise : Ô Sang et Eau, qui avez jailli du Cœur de Jésus, comme Source de Miséricorde pour nous, j'ai confiance en vous !

 

Sainte Sœur Faustine du Très Saint-Sacrement

Jeudi Saint, pendant la Sainte Messe, le 29.03.1934

Quand nous sera-t-il donné de voir le Seigneur Ressuscité, de nous extasier en Sa Présence ? En toute certitude, nous pouvons dire : à la fin de nos jours, quand notre cœur arrivera à ses derniers battements de vie, alors, oui, nous aurons le privilège et la grâce indicibles de voir Notre Seigneur, de Le rencontrer à l’horizon de l’Au-delà, parce qu’Il est la Porte (cf. Jean 10, 9), le Passage de ce monde au Père ! Nous saurons Le reconnaître et nous serons capables d’entendre Sa Voix, si, durant notre pèlerinage terrestre, nous l’aurons connu. Son Visage, Sa Personne ne nous seront pas étrangers, nous n’hésiterons pas à nous abandonner entièrement à Jésus, puisque, « ce moment » sera le point d’arrivée d’innombrables actes d’amour et de don, que nous aurons accumulés tout au long de notre existence. Cela ressemble réellement au chemin que les Apôtres ont fait avec Jésus, une route faite de confiance progressive en Lui. Nous aussi, comme eux, nous écoutons Sa Parole, nous nous familiarisons avec Sa Présence, nous nous apercevons des signes de Son Action au milieu de nous, nous devenons Ses Témoins et nous L’invoquons comme Notre Maître et Seigneur…

 

 

 

 

resurrection.jpgA nous aussi, comme aux premiers disciples, il est donné d’entrer toujours plus dans son Royaume, par la conversion qui nous amène à devenir des enfants (cf. Matthieu 18, 3). La seule différence entre les premiers disciples et nous, c’est que nous verrons le Ressuscité seulement à la fin, alors que, eux, ils L’ont vu durant sa vie terrestre. Il nous apparaîtra au moment de notre trépas, quand viendra vers nous « La lumière véritable, celle qui éclaire tous les hommes » (Jean 1, 9). Mais c’est précisément pour cela que nous serons appelés bienheureux, parce que, sans L’avoir vu auparavant, nous aurons cru en Lui (cf. Jean 20, 29) ! La foi dans la Résurrection de Jésus est le plus grand don du Ciel sur cette terre, parce que, grâce à elle, nous entrons en communion de vie avec le Ressuscité ; que de fois le Seigneur a déclaré : « Dieu en effet a tant aimé le homme qu’il a donné son Fils unique, pour que ceux qui croient en Lui ne meurent pas, mais aient la vie éternelle » (Jean 3, 16). C’est là la foi que Jésus veut trouver sur la terre à Son retour ; mais la trouvera-t-il ? Il ne le dit pas. Dans l’Evangile, il laisse cette question sans réponse (cf. Luc 18, 8), et il indique ainsi que, conserver la foi, n’est pas facile, et que c’est précisément sur cela que tout se joue : être ou ne pas être des chrétiens authentiques. Pour les Apôtres eux aussi, le risque de perdre la foi a été grand. Même s’ils vivaient avec Jésus, même s’ils avaient assisté à Ses miracles, même s’ils avaient reçu Ses enseignements les plus intimes, au moment de l’épreuve, ils ont risqué de se perdre. L’Evangile témoigne à plusieurs reprises de la difficulté à comprendre Jésus. Ils s’enfuirent tous au moment de Son arrestation, et ils l’abandonnèrent (cf. Matthieu 26, 56), parce qu’ils ne croyaient pas comme ils auraient dû croire. Nous aussi, comme les disciples d’Emmaüs, nous avons parfois « les yeux dans l’incapacité de le reconnaître » (Luc 24, 16), parce que nous avons été « des esprits sans intelligence, lents à croire ce qu’ont annoncé les prophètes » (Luc 24, 25). Les Evangiles de la Résurrection révèlent la faiblesse de la foi des premiers disciples, et indiquent que, pour tous les chrétiens, il s’agit de la même lutte, des mêmes doutes, de la même résistance de la chair vis-à-vis de l’esprit. Dans l’homme, en effet, il y a deux réalités en opposition entre elles : la matière et l’esprit. L’une le pousse aux choses extérieures, aux choses visibles, terrestres ; l’autre l’attire vers les choses intérieures, vers les choses invisibles, célestes. Saint Paul, le grand converti du Ressuscité, rappelle que, selon les choix de notre vie, nous deviendrons des hommes spirituels, ou nous resterons des hommes naturels, qui ne peuvent percevoir ce qui est surnaturel, comme, précisément, la Résurrection du Christ : « L’homme psychique (ndlr : l’homme laissé aux seules ressources de sa nature, Bible de Jérusalem) n’accueille pas ce qui est de l’Esprit de Dieu : c’est folie pour lui et il ne peut le connaître, car c’est par l’Esprit qu’on juge. L’homme spirituel au contraire juge de tout et ne relève lui-même du jugement de personne… Et nous l’avons, nous, la pensée du Christ » (1 Corinthiens 2, 14-15, 16b).

 

Pour avoir la pensée du Christ, nos devons vivre selon l’Esprit. Le Christ, en effet, est Dieu, et Dieu est Esprit (Jean 4, 24). Pour ne pas perdre la foi dans le Ressuscité, pour l’approfondir toujours plus, nous avons donc besoin de fuir le péché et de vivre dans la grâce de Dieu. En d’autres termes, il n’est pas possible de conserver la foi, si la vie est en désaccord avec ce en quoi l’on croit. Toute l’annonce évangélique est pour la conversion et pour la foi. Le « changement de vie » et la « foi sont indissociables entre eux : « Convertissez-vous et croyez à l’Evangile ! » (Marc 1, 15). Proclamer la foi seulement avec ses lèvres, n’opère pas notre sanctification. Derrière la foi, comme soutien de la foi, en vertu de la foi, il doit y avoir la conformation de notre vie à celle de Jésus ; c’est là, on le comprend, un chemin progressif. Il est possible seulement si nous renions notre « moi » matérialiste et charnel, esclave de la « concupiscence de la chair, de la concupiscence des yeux, et de l’orgueil de la vie » (1 Jean 2, 16), comme nous l’enseigne Saint Jean. Ce petit grand « moi » ne cessera jamais de se chercher lui-même ! Alors, avec la force de la foi et de l’abandon au Christ Ressuscité, avec les parles « Jésus, j’ai confiance en Toi », proclamé avec toute la force de notre âme, nous ferons un exode en sortant de nous-mêmes, et nous irons vers le Seigneur qui vient, jusqu’à parvenir à cette rencontre définitive, quand la foi n’aura plus raison d’être, parce que nous serons transfigurés en Lui !

 

Fides

Les dangers de la vie chrétienne pour un jeune catholique en 2008 : le compromis ! 

  

 


Pensez bien que grand danger qui vous guette, c’est la piété de façade, le « vernis catho », le simulacre d’une existence chrétienne basée sur les apparences. C’est d’estimer que l’on peut concilier la vie mondaine et la vie intérieure, et finalement (tôt ou tard) les ténèbres avec la lumière, autrement dit le péché et la grâce. Si le Christ avait été un homme de compromis, il ne serait pas mort sur la Croix ! Relisez la parabole du pharisien et du publicain : vous y voyez un homme qui limite sa piété à l’accomplissement de préceptes. Vous y voyez un autre qui veut vivre sa relation à Dieu dans la cohérence et dans la sincérité. Lequel d’entre eux êtes-vous ? Avez-vous cette unité de vie qui a toujours été la caractéristique première de tous les saints que l’Eglise nous montre en exemple ? Le Seigneur, nous le savons bien, n’aime pas les demi-mesures ; il n’aime pas la tiédeur ; il n’aime pas la grisaille ; il n’aime pas le respect humain. Il n’a que faire des jeunes qui se limitent à une piété formaliste, fade, et qui est bien souvent hypocrite : par exemple, avant de communier, combien se posent la question de savoir s’ils ont assisté à la Messe avec attention et respect, ou s’ils sont en état de recevoir le Corps du Christ ? Etre honnête avec Dieu, c’est la meilleure façon d’être honnête avec soi-même et avec son prochain. Il n’a que faire des jeunes […] qui ont peur des ricanements de leurs amis ou de leur « milieu ». Vous craignez qu’on se moque de vous, vous redoutez qu’on vous traite de « coincé » ou de « rigoriste » ? Regardez donc un crucifix, et cherchez au fond de votre cœur à qui vous voulez ressembler.

 

Dieu merci, il y a des jeunes qui, semblables à Saint Jean, sont prêts à suivre le Seigneur jusqu’au pied de la croix. Il y a des héritiers de Baden-Powell, de Guy de Larigaudie, de Pier Giorgio Frassati, du général Mac Arthur («On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années : on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal.»)

 

Inspiré d’une lettre aux jeunes, par M. l’Abbé Philippe Jouachim, FSSP

« L'épouse du Roi est terrible comme une armée rangée en bataille; elle est semblable à un chœur de musique dans un camp d'armée. » Cantique des cantiques VI, 3; VII, 1. « Revêtez-vous des armes de Dieu, afin que vous puissiez résister aux embûches de l'ennemi.» Ephésiens VI, 11…

 
 
 
 
Du Tout-Puissant j'ai revêtu les armes,
Sa main divine a daigné me parer ;
Rien désormais ne me cause d'alarmes,
De son amour qui peut me séparer ?
A ses côtés, m'élançant dans l'arène,
Je ne craindrai ni le fer ni le feu
Mes ennemis sauront que je suis reine,
Que je suis l'épouse d'un Dieu.
 
O mon Jésus ! je garderai l’armure
Que je revêts sous tes yeux adorés ;
Jusqu'au soir de l'exil, ma plus belle parure
Sera mes vœux sacrés.
 
O Pauvreté, mon premier sacrifice,
Jusqu'à la mort tu me suivras partout ;
Car, je le sais, pour courir dans la lice,
L'athlète doit se détacher de tout.
Goûtez, mondains, le remords et la peine,
Ces fruits amers de votre vanité ;
Joyeusement, moi je cueille en l'arène
Les palmes de la Pauvreté.
 
Jésus a dit : « C'est par la violence
Que l'on ravit le royaume des cieux. »
Eh bien ! la Pauvreté me servira de lance,
De casque glorieux.
 
La Chasteté me rend la sœur des Anges,
De ces esprits purs et victorieux.
J'espère un jour voler en leurs phalanges ;
Mais, dans l'exil, je dois lutter comme eux.
Je dois lutter, sans repos et sans trêve,
Pour mon Epoux, le Seigneur des seigneurs.
La Chasteté, c'est le céleste glaive
Qui peut lui conquérir des cœurs.
 
La Chasteté, c'est mon arme invincible ;
Mes ennemis, par elle, sont vaincus ;
Par elle je deviens, ô bonheur indicible !
L'épouse de Jésus.
 
L'Ange orgueilleux, au sein de la lumière,
S'est écrié : « Je n'obéirai pas !... »
Moi, je m'écrie en la nuit de la terre
Je veux toujours obéir ici-bas.
Je sens en moi naître une sainte audace,
De tout l'enfer je brave la fureur.
L'Obéissance est ma forte cuirasse
Et le bouclier de mon cœur.
 
O Dieu vainqueur ! je ne veux d'autres gloires
Que de soumettre en tout ma volonté ;
Puisque l'obéissant redira ses victoires
Toute l'éternité !
 
Si du guerrier j'ai les armes puissantes,
Si je l'imite et lutte vaillamment,
Comme la vierge aux grâces ravissantes,
Je veux aussi chanter en combattant.
Tu fais vibrer de ta lyre les cordes,
Et cette lyre, ô Jésus, c'est mon cœur !
Alors je puis de tes miséricordes
Chanter la force et la douceur.
 
En souriant je brave la mitraille,
Et dans tes bras, ô mon Epoux divin,
En chantant je mourrai sur le champ de bataille,
Les armes à la main !
 
Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus - 25 mars 1897

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