L'Archevêque de l'Eglise catholique chaldéenne enlevé en Irak a été retrouvé mort. Mgr Paulos Faraj Rahho (65 ans) a été retrouvé près de la ville de Mossoul, au nord de l'Irak, où il avait été enlevé le 29 février. Il était le plus jeune d'une famille de quatre garçons et a grandi à Mossoul. Il avait commencé ses études de théologie à Bagdad en 1960 pour étudier ensuite pendant deux ans au Vatican, avant d'être nommé archevêque de Mossoul en 1976. Notre pape est "profondément attristé" par cette nouvelle. En ces moments de souffrance, l’Eglise invite plus instamment les fidèles à la prière.  L'éclatante Armée des Martyrs du 21ème siècle ne fait que commencer. Ses funérailles seront présidées ce vendredi 14 mars par Sa Béatitude Eminentissime le Catholicos-Patriarche-Cardinal Emmanuel III Delly (actuel primat de l'Eglise catholique chaldéenne). (PHOTOS DES FUNERAILLES)

 

 

 





"A la vue de ce sang, les anges se réjouissaient, les démons frissonnaient, et Satan lui-même tremblait. Car ce n'était pas simplement du sang qu'ils voyaient, mais un sang salutaire, un sang sacré, un sang digne des cieux, un sang qui arrose continuellement les belles plantes de l'Eglise" (Saint Jean Chrysostome, Père et Docteur de l'Eglise).

 




















Quel titre ma-gni-fi-que ! "Caritas in Veritate" sera le titre de la prochaine encyclique du Pape Benoît XVI, la troisième de son pontificat, consacrée aux thèmes sociaux. De sources vaticanes, on apprend que l'encyclique ''Caritas in Veritate'' (Amour dans la Vérité) aurait dû être publiée le 1er mai prochain, en la fête de Saint Joseph Travailleur, mais la sortie pourrait être reportée à cause de la nécessité de traduire le document tant attendu du pape Benoît XVI en chinois, langue dans laquelle elle sera aussi publiée...

 
 
 
 
Saint Paul nous offre à ce propos - en contraste avec les tribulations incessantes de ceux qui sont comme des enfants ballottés par les flots - une belle parole : faire la Vérité dans la charité, comme formule fondamentale de l'existence chrétienne. Dans le Christ, Vérité et charité se retrouvent. Dans la mesure où nous nous rapprochons du Christ, la Vérité et la charité se confondent aussi dans notre vie. La charité sans Vérité serait aveugle; la Vérité sans charité serait comme "cymbale qui retentit" (1 Co 13, 1). Le pape Benoît XVI rappelait lors d'une catéchèse du 5 avril 2006 que dans la communauté des disciples, la communion dans l’amour existe depuis les origines, mais aussi la division. L’Église de l’amour est aussi l’Église de la Vérité, entendue d’abord comme fidélité à l’Évangile qui lui a été confié par le Seigneur Jésus. Pour vivre dans l’unité et dans la paix, la famille des enfants de Dieu doit être gardée dans la Vérité et guidée avec un sage discernement. C’est le ministère des Apôtres. Les Apôtres et leurs successeurs sont donc les gardiens et les témoins autorisés du dépôt de la Vérité confiée à l’Église et les ministres de la charité. Leur service est d’abord un service d’amour. La charité qu’ils vivent et qu’ils favorisent est inséparable de la Vérité qu’ils gardent et qu’ils transmettent. Vérité et amour sont deux visages du même don de Dieu qui, grâce au ministère apostolique, est gardé dans l’Église. À travers ce service, l’amour de Dieu Trinité nous rejoint et nous communique la Vérité qui nous rend libres. Montrer l’amabilité de la Vérité est une tâche qui nous convient fort bien, à nous chrétiens, parce que nous savons que l’amour et la Vérité s’identifient.
 
L'encyclique "Deus Caritas est" du Saint-Père est déjà une réponse au défi qu’il a lancé lui-même les jours qui ont précédé son élection, et dans d’autres écrits antérieurs, où - comme nous l’avons déjà dit - il a qualifié le relativisme (+) (+) (+) (+) (+),  de « problème central de la foi ». Si le relativisme est une attitude qui refuse la rencontre avec la Vérité de peur de perdre la liberté et le bonheur, ne sera-ce pas la charité qui pourra réconcilier Vérité, liberté et bonheur ? « La Vérité et l’amour sont identiques. Cette proposition - prise dans toute sa profondeur - est la garantie suprême de la tolérance ; d’un rapport à la Vérité dont la seule arme est elle-même et qui est, de ce fait, amour. » (J. Ratzinger, Foi, vérité et tolérance, 2e édition en espagnol, p. 199).
 
Prière du XIVème siècle :

 


 

1. Âme du Christ, sanctifie-moi,
Corps du Christ, sauve-moi,
Sang du Christ enivre-moi,
Eau du côté du Christ, lave-moi.
 
Anima Christi, sanctifica me.
Corpus Christi, salva me.
Sanguis Christi, inebria me.
Aqua lateris Christi, lava me.
 
2. Passion du Christ, fortifie-moi,
Ô bon Jésus, exauce-moi,
Dans tes blessures, cache-moi,
Ne permets pas que je sois séparé de Toi.
 
Passio Christi, conforta me.
O bone Jesu, exaudi me.
Intra tua vulnera absconde me.
Ne permittas me separari a te.
 
3. De l'Ennemi, défends-moi,
A ma mort, appelle-moi,
Ordonne-moi de venir à Toi,
Pour qu'avec tes saints, je Te loue,
Dans les siècles des siècles.
 
 
 

Enregistré dans la Basilique du
Sacré-Coeur de Montmartre (13/09/14)
Ab hoste maligno defende me.
In hora mortis meae voca me,
Et jube me venire ad te,
Ut cum Sanctis tuis laudem te
In saecula saeculorum. Amen. 
 
 
 

S’il est facile de fustiger l’attentisme de l’épiscopat français sur les questions d’avortement, force est de constater qu’avant même que ne soit adoptée la loi Veil, cet épiscopat avait été passablement poignardé dans le dos par ses propres troupes - ou du moins par ceux qui s’en considéraient comme l’élite. Qu'ait préféré suivre, avec les conséquences que l'on sait, la trace de ces « experts catholiques » auto-congratulés plutôt que le bon sens du peuple chrétien attaché au Magistère est un autre sujet, mais le fait reste que c’est bel et bien affaiblie de l’intérieur que l’Eglise de France aborda les année 70, décisives en matière de respect de la vie. 

 

 

 

T124b.jpegNous en avons ici une très bonne description, avec le noyautage du Centre catholique des médecins français par une clique favorable à la dépénalisation, mais aussi à travers les discours des clercs (visiblement choisis à cette fin), notamment des prêtres dominicains comme le théologien hérétique Jacques Pohier (NDLR : ancien doyen à la faculté du Saulchoir et militant pro-euthanasie à l’ADMD !), réinventant le thème eugénique des vies ne valant pas la peine d’être vécues (p. 181 « Il n’est pas vrai que tous les incapables mentaux ont la possibilité de faire vivre un minimum de vie humaine au produit de leur conception, ni que le but de la société ou celui de la grâce serait de les en rendre miraculeusement capables ») et Roqueplo (qui parvient dans un discours ahurissant, où les phrases ne cessent de se contredire elles-mêmes, que l’utilisation des embryons pour la recherche destructive est moralement licite). Certes, tous les intervenants ne font preuve d’un tel extrémisme, mais il reste que tous semblent incapable de concevoir l’évolution de la position du chrétien autrement, au mieux, qu’en terme d’accompagnement d’une régression de la loi (quand elle n’est pas tout bonnement perçue comme une progression) vers la dépénalisation, dont il s’agit alors « de limiter » la casse. L’attitude s’exprime très clairement dans l’intervention du P. Roy (p. 172) : « Il me semble, dans la conjoncture où nous vivons, que le rôle [du médecin chrétien] est d’attirer l’attention sur des valeurs parfois difficiles à percevoir, mais essentielles; sans doute est-il vraisemblable que la loi sera modifiée. Notre rôle me semble devoir être, dès lors, de tout faire pour que malgré tout et dans toute la mesure du possible, toutes les valeurs en jeu soient prises en considération ». Telle fut l’origine sans doute de l’attitude qui consista pour le CLER à s’engager dans les entretiens pré-avortement, et pour l’épiscopat de s’en tenir là. Si les concepts ont une genèse, force est de constater (et c’est là tout l’intérêt de se replonger après vingt-cinq ans dans des les actes d’un tel colloque) que la notion de « résistance » active à l’oppression que constitue l’avortement était absolument absente des esprits, du moins sous la forme d’une expression catholique collective, en 1972. Il faudra attendre l’année 1995 pour que Jean-Paul II rappelle expressément dans Evangelium vitae le devoir d’opposition - qui exclut bien évidemment toute collaboration volontaire - aux lois injustes concernant la vie humaine.

 

Plusieurs passages des actes du colloque de 1972 méritent d’être étudiés et décortiqués du point de vue philosophique et idéologique, seul ou en groupes. Il s’agit avant tout des interventions de P. Pohier, Roqueplo et Bruno Ribes (NDLR : jésuite défroqué et maintenant marié, ancien "animateur" de la revue anti Humanae Vitae "Etudes", et ayant collaboré avec le franc-maçon Pierre Simon à la rédaction de la loi Veil. Pour lui, l'avortement est "une décision désespérée qui doit être prise par des femmes et des hommes mis en face de leurs responsabilité". Il ajoute : "Quand nous parlons d'une refonte de la législation sur l'avortement, il n'est pas question d'envisager un catalogue de cas permis et défendus comme le fait le projet de loi Peyrat, actuellement en discussion. Une loi donnerait bonne conscience à chacun et empêcherait de poser le problème personnel dans toute son ampleur" - cf : Hebdomadaire socialiste "l'Unité", N°47, janvier 1973), exprimant un eugénisme proche de celui du début du siècle (p. 195) mais d’autres méritent aussi une attention particulière. Ils sont en effet particulièrement représentatifs d’un état d’esprit persistant encore aujourd’hui à tous les degrés de la hiérarchie ecclésiale en partant des laïcs, et qui expliquent bon nombre des blocages rencontrés aujourd’hui dans les tentatives de changement. Comprendre l’origine de tels blocages nous semble un passage obligé, et nous semble désormais possible en soumettant par exemple les actes du colloque de 1972 à une grille de lecture différente, celle d’Evangelium vitae. Un autre intérêt du livre est de mesurer l’ancienneté (et donc peut-être l’essoufflement ?) des concepts qui empoisonnent aujourd’hui encore les débats. On sera surpris de constater que la notion de personne humaine dépendante du désir des parents (pas de désir = pas de personne) figurait déjà dans l’exposé du P. Roqueplo. Ou encore que le Pr. Boué (membre du Comité national d’éthique) exposait déjà en 1972 la thèse selon laquelle le diagnostic pré-natal (par le biais de l’avortement des « anomalies conçues » permettant à contrario la naissance d’enfants sains qui n’auraient pas vu le jour sans cela) serait une oeuvre de vie. On mesurera aussi combien la fécondation in-vitro et la recherche sur l’embryon étaient au coeur des débats sur l’avortement.

 

Un troisième intérêt est d’étudier (en groupe de préférence) la rhétorique qui fait florès au travers des discours et des débats (dactylographiés intégralement, ce qui est très précieux). Ainsi un intervenant, présentant les résultats d’un sondage, conclut-il que les « médecins catholiques sont moins tolérants que le reste de l’échantillon », l’intolérance consistant apparemment à avoir assez de respect pour la femme et pour l’enfant à naître pour refuser les indications socio-économiques de l’avortement. Autre exemple : l’emploi du qualificatif « profile-type du médecin plutôt favorable à la libération de la femme » pour désigner des médecins favorables à l’avortement suppose que l’avortement soit pour la femme une libération. Ou encore la dichotomie faite entre ceux qui pensent que la loi ne doit pas être changée, et ceux qui « considèrent quand même qu’une option pratique, possible dans certaines conditions déterminées, est licite, et dès lors nous sommes présents au monde, aux souffrances de nos contemporains, à leurs difficultés », formule sous-entendant que ceux qui s’opposent à l’avortement ne sont pas, eux, présents au monde et ouverts aux souffrances de leurs contemporains... Un quatrième intérêt réside dans l’étude des faiblesses de la contre-argumentation de l'époque. Il y aurait pourtant eut à contre-dire ! Un dernier intérêt enfin, historique, réside dans la connaissance des acteurs du débat, dont beaucoup occupent encore, vivants ou décédés, un rôle aujourd’hui : Pr. Boué, Pr. Réthoré, Mme Dolto.

 

love.jpg

 

La Bible parle d’un amour plus fort que la mort, plus brûlant que le feu,

où corps et âme, deux amants ne pensent qu'à leur amour

dans une totale réciprocité et oubli d'eux-mêmes.


 

 


Dieu est-il contre le sexe ?

 

Ce serait difficile puisque c'est lui qui l'a créé ! La Genèse insiste sur la joie de Dieu à créer l’être humain homme et femme : « Homme et femme il le créa ». C’est une bonne nouvelle car l’homme s’écrie : « Oui vraiment celle-là est os de mes os et chair de ma chair ! » (Genèse 2,23). Nous avons été marqués par des siècles de méfiance et de puritanisme mais il ne faut pas mêler la Bible à tout ça. Pour la Bible, l'être humain est créé sexué. Il a un corps et c'est ce corps qui entre en contact avec Dieu, c'est ce corps qui est appelé à être sauvé, qui est appelé à s'unir à d'autres. Et l'engagement le plus profond est celui que rappelle Jésus : « L'homme abandonnera son père et sa mère et s'attachera à sa femme et tous deux ne feront plus qu'un » (Matthieu 19,5). C'est unité n'est pas fusion. Elle exprime ce désir de se donner tout entier à l'autre, corps et âme, et c’est dans l’acte sexuel que cette union prend le plus fortement sens. Rien de ce que nous faisons avec notre corps n'est étranger à notre foi. N'oublions pas qu'au cœur de l'Ancien Testament il y a ce magnifique chant d'amour : le Cantique des Cantiques. Il parle d'un amour fort comme la mort, plus brûlant que le feu, où deux amants ne pensent qu'à leur amour dans une totale réciprocité et oubli d'eux-mêmes. Ce chant exprime le Cœur de Dieu : entrer avec nous dans une relation d'amour, personnelle, faite de don de soi et de réciprocité. La meilleure image qui en existe sur terre est celle d'un amour véritable. 



 

 

 

Mais pourquoi Dieu a t-il créé l'homme sexué ? Cela provoque aussi bien des souffrances !


 

Bien sûr ! Comme la vie elle-même ! Dès le départ cette dimension sexuée introduit un manque. Nul ne se suffit à soi-même. Chacun a comme un trop plein d'amour à donner et il cherche quelqu'un qui l'accueillerait. Dieu a trouvé un merveilleux moyen pour nous faire comprendre le secret de la vie. « Qu'il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir » comme résume saint Paul. Un manque et un désir de l'autre est inscrit au cœur de notre nature humaine. Dans l'amour il y a son propre plaisir bien sûr et parfois, on s'aime soi-même lorsqu'on aime, mais, au bout du compte, la surprise est que c'est le désir de l'autre et non le sien propre, qui l'emporte dans un amour véritable. Alors on est prêt à donner sa vie pour que l'autre vive et l'on oublie même son petit intérêt. Saint Paul le résume d’une phrase qui est très exigeante : « La femme ne dispose pas de son corps mais le mari. Pareillement le mari ne dispose pas de son corps mais la femme » (1 Corinthiens 7,4). C’est une véritable révolution à l’échelle de l’humanité ! Pour la première fois dans l’histoire, les droits et devoirs des conjoints sont définis de façon totalement réciproque. Alors bien sûr cette dépossession mutuelle, cela n'est pas facile, c'est même un chemin de toute une vie. Mais c'est le secret du bonheur.


 

 

 

Pourquoi Jésus ne s'est-il pas marié ?

 

Jésus a vécu ce don d'une autre façon. Il dit « nul n'a de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis ». Jésus a fait une révolution d'une portée inouïe. En rendant la vie consacrée possible, il a fait du mariage et de la sexualité, une vocation. Autrefois, et encore aujourd'hui dans bien des sociétés traditionnelles, tout le monde doit se marier et avoir des enfants. C'est une chose naturelle et même obligatoire. Pas d'échappatoire et, s'il n'y a pas d'enfants, l'homme a le droit de divorcer ou répudier sa femme pour en avoir. Jésus dit non : l'amour humain a sens et valeur pour lui-même. Deux personnes qui s'aiment, même s'ils ne peuvent avoir d'enfants, font alliance. C'est un don de soi réciproque. S'il y a des enfants tant mieux; c'est un fruit mais l'arbre peut être beau même s'il ne porte pas de fruits. On peut toujours aimer. Ce sont les fruits de la charité et toute personne peut en porter qu'elle soit mariée ou non, stérile ou non. 
Non ! nul n'est obligé de coucher pour être normal ! Aujourd’hui on fait croire que si l’on n’a pas quelqu’un, on est nul : « Si t’es seul, c’est que t’es pas intéressant ». Non c’est un choix libre. Tant que je n’ai pas construit une relation solide vraiment fondée sur un amour sincère, je peux très bien rester tout seul, avoir des amis, des relations, des gens que j’aime. On ne se donne tout entier que pour aimer vraiment et en s’engageant par une parole.



 

 

 

Comment éviter les blessures ?

 

Chacun a à vivre sa sexualité quelle que soit sa situation. C’est un don merveilleux mais pas facile à utiliser. La sexualité est à l’origine de très grandes joies mais aussi de grandes blessures. C’est risqué comme conduire une superbe Ferrari sur autoroute. Si je ne veux pas finir dans le décor, il vaut mieux que je me connaisse moi-même comme chauffeur et que je connaisse la voiture ! Si je prends les moyens de ne pas faire n’importe quoi, je pourrais faire de ce cadeau une formidable occasion pour entrer en communication et même en communion avec les autres. Si je transforme l’autre en objet pour mon plaisir ; si je fais confiance à quelqu’un en croyant qu’il s’engage comme moi alors qu’en fait il ne m’a rien promis ; si j’agis sans penser aux conséquences, je cours le risque d’être très profondément déçu. Tout ce que je fais avec mon corps marque ma personnalité profonde, mon être intime, mon âme.

 

 

 

Est-ce que l'on est obligé de se marier pour vivre sa sexualité ?

 

Pourquoi le mariage (+) (+) est-il décisif ? Parce qu’il est fondé sur une parole libre et réciproque de se donner à l’autre pour toujours. C’est le désir naturel de l’amour. Celui qui dirait qu’il veut bien se marier mais pour cinq ans ne récolterait que le plus profond mépris. L’amour porte ce désir de durer : « Je te fiancerai à moi pour toujours » (Osée 2,21). Et même le désir de dépasser la mort ; C’est pourquoi le Cantique des Cantiques conclut par ces mots : « L’amour est fort comme la Mort… Les grandes eaux ne pourront éteindre l'amour, ni les fleuves le submerger. Qui offrirait toutes les richesses de sa maison pour acheter l'amour, ne recueillerait que mépris » (Cantique 8, 6.7). Le don de son corps dans l’amour à un être que j’aime est le plus grand signe que je puisse donner de mon désir de me donner. D’un autre côté, c’est aussi le lieu de ma plus grande vulnérabilité. Se rendre vulnérable en se mettant dans de mauvaises conditions c’est comme partir à la guerre en maillot de bain, c’est aller au casse-pipes !
 Vécue sans l’engagement de tout l’être, sans une délibération où tout ce que je suis - sentiment, passion, mémoire, intelligence et volonté - est engagé, la sexualité devient brute et animale. Elle prend tout son sens par la parole libre par laquelle un être humain engage sa vie et sa liberté vis-à-vis d’un autre. Elle acquiert alors une noblesse extraordinaire. C’est géant !



 

 

 

Pour aller plus loin...




Alors le Seigneur Dieu fit tomber une torpeur sur l’homme, qui s’endormit. Il prit une de ses côtes et referma la chair à sa place. Puis, de la côte qu’il avait tirée de l’homme, Le Seigneur Dieu façonna une femme et l’amena à l’homme. Alors celui-ci s’écria : « Pour le coup, c’est l’os de mes os et la chair de ma chair ! Celle-ci sera appelée “femme” car elle fut tirée de l’homme, celle-ci ! ».
« C’est pourquoi l’homme quitte son père et sa mère et s’attache à sa femme, et ils deviennent une seule chair » (Genèse 2, 21-24).
 « Trouve ta joie dans la femme de ta jeunesse : 
Biche aimable, gracieuse gazelle !
 Qu’en tout temps ses seins t’enivrent,
 Sois pour toujours épris de son amour » (Proverbes 5, 18-19). « La sexualité, par laquelle l’homme et la femme se donnent l’un à l’autre, n’est pas quelque chose de purement biologique, mais elle concerne la personne humaine dans ce qu’elle a de plus intime. Elle ne se réalise de façon vraiment humaine que si elle est partie intégrante de l’amour dans lequel l’homme et la femme s’engagent entièrement l’un vis-à-vis de l’autre jusqu’à la mort. La donation physique totale serait un mensonge si elle n’était le fruit d’une donation personnelle totale » (Jean Paul II)

 

 

Extrait de la revue Croire Aujourd'hui jeunes chrétiens (par Marc Rastoin)

En lisant ce qui se dit sur certains sites traditionalistes où s'expriment des inconditionnels de la forme "extraordinaire" du rite romain, on constate que beaucoup d'internautes font la même erreur que les évêques de France pour arriver cependant à des conclusions opposées. Cette erreur consiste à affirmer que les liturgies qui sont célébrées dans nos paroisses sont un fruit du concile Vatican II ; sont le résultat d'une bonne application de la réforme de la liturgie. Les conclusions qu'en tirent les traditionalistes et les évêques sont cependant opposées : pour les premiers, ces liturgies-là sont horribles, inacceptables (et ils ont tout à fait raison !) ; pour les seconds, elles sont un progrès, une façon de faire qu'il ne faut surtout pas changer, disait le Cardinal Ricard à ses prêtres au lendemain de la publication de Summorum pontificum.

 

 

Nous le savons (et les Souverains Pontifes, de Paul VI à Benoît XVI, dans des contextes très différents, l'ont tous dit, rappelé, crié presque) : les liturgies célébrées dans nos paroisses et même dans nos cathédrales, ne sont pas un fruit du Concile. Nous ne ferons pas ici la longue liste des documents magistériels où il est dit que les évêques doivent mettre un terme aux "abus" liturgiques qui blessent les fidèles et doivent impérativement veiller à ce que le missel romain (forme ordinaire) soit fidèlement suivi. Mais les traditionalistes, comme les évêques, ne citent jamais ces textes... D'où la question : de quoi parlent-ils lorsqu'ils parlent de liturgie ? Les traditionalistes et les évêques de France ont encore un autre point commun : ils se disent fidèles au pape (on voit même, sur certains sites internet "tradis" des pétitions visant à soutenir Benoît XVI); ils prient pour le pape et avec le pape, et ne manquent jamais une occasion de le citer... mais c'est toujours à une condition : que ce que dit le pape ne les engage pas à changer leur point de vue sur les questions liturgiques. Ainsi, quand les traditionalistes entendent Benoît XVI leur dire que la liturgie romaine peut être librement célébrée sous sa forme extraordinaire, ils applaudissent; quand ils entendent le même Benoît XVI leur rappeler qu'il ne saurait être question de refuser Vatican II, ils grognent... Même chose pour nos évêques : accepter le Concile, oui. Mais rectifier dans les diocèses ce qui se fait abusivement sous couvert du Concile, non. Sur un site internet, un inconditionnel de la forme extraordinaire de la liturgie écrit encore que « la liturgie actuelle, avec son côté "je sers le plus raffiné des Champagnes dans des verres en plastique" (...) correspondrait bien évidemment au Tiers-Etat, avec son côté vulgaire et son absence d'histoire (...) ». La liturgie actuelle aurait donc, selon cet internaute, un "côté vulgaire". Très franchement, sont-elles "vulgaires" les messes célébrées par Benoît XVI, par les moines de Solesmes, de Kergonan, de Saint-Joseph de Clairval, d'Heiligenkreuz ? Non. Or il s'agit bien là de la liturgie restaurée à la suite de Vatican, strictement célébrée selon le missel romain dit "de Paul VI" ! Peut-on dire qu'elle est "vulgaire" cette liturgie "conciliaire"... quand elle n'est pas célébrée par des prêtres qui veulent à tout prix la rendre "vulgaire" ? On répondra que les exemples donnés ici sont des exceptions. Non ! Ce ne sont pas des exceptions, mais des modèles : des modèles qui mériteraient d'être suivis partout, à commencer dans nos cathédrales où l'on ne peut pas dire (à quelques exceptions près) que les enseignements du Concile et du missel qui est issu soient respectés. D'autre part, en affirmant sans arrêt que le rite romain restauré à la suite de Vatican II est une "nouveauté", les "traditionalistes" donnent la preuve du peu de lumières qu'ils ont en matière de liturgie. Non seulement les Souverains Pontifes ont tous affirmé que "la réforme liturgique est strictement traditionnelle ad normam Sanctorum Patrum", mais en plus il suffit d'étudier les Ordines romani les plus anciens pour constater que la liturgie eucharistique du VIIIè siècle diffère très peu de la forme ordinaire de la liturgie romaine, laquelle, quand elle est respectée, diffère très peu de la forme extraordinaire - comme l'a fait remarquer le Cardinal Ratzinger lui-même -.

 

Pour sortir de l'imbroglio liturgique actuel, il serait donc nécessaire que les "traditionalistes" et les évêques de France se réunissent autour d'une même table et disent très précisément ce qu'ils entendent lorsqu'ils parlent de la "liturgie conciliaire". Si pour eux il s'agit de ce qui se fait dans la majorité des paroisses, alors nous devons leur dire qu'ils se trompent, qu'ils nous trompent, et qu'ils entretiennent un dialogue de sourds. Car pour nous, la liturgie voulue par le Concile n'est pas celle que l'on célèbre habituellement dans les paroisses : elle est plutôt celle qui est faite de dignité et de tenue, celle qui n'est pas concélébrée par des prêtres qui revêtent des chemises de nuit pour se presser maladroitement autour d'un autel réduit à une caisse, celle qui échappe au diktat des équipes liturgiques, celle dans laquelle tous les textes sont respectés (y compris ceux du Propre !), celle où le célébrant se fait oublier, celle où le chant grégorien tient la première place... Tout ce qui se fait aujourd'hui sans tenir compte de ces "principes" élémentaires ne représente pas la liturgie actuelle : ce n'est que de la mauvaise imitation, un "truc" sans intérêt dont il ne faut en aucun cas tenir compte sinon pour le critiquer et - comme l'a demandé Jean-Paul II - le refuser.

 

Pro Liturgia

Dans la Lettre qu'il adressait à tous les évêques le 7 juillet 2007, le pape Benoît XVI rappelait qu'il avait été lui-même témoin de "déformations de la liturgie à la limite du supportable [et qui] ont profondément blessé des personnes qui étaient totalement enracinées dans la foi de l'Eglise." Ces déformations de la liturgie sont loin d'avoir disparu dans les paroisses; on peut dire qu'en bien des paroisses, elles sont même devenues habituelles. Que peuvent faire les personnes blessées par de telles liturgies célébrées hors normes ? S'adresser aux prêtres qui sont aux origines de ces célébrations approximatives est inutile: ils ne comprennent pas. Du temps où ils étaient dans les séminaires pour se préparer au sacerdoce, on leur a bien mis dans la tête que la liturgie "devait" être déformée pour devenir "pastoralement correcte". S'adresser à l'évêque diocésain est tout aussi inutile; l'évêque a eu la même (dé)formation que celle dispensée à l'ensemble des prêtres et il est certain qu'il ne voudra pas - ou qu'ils ne pourra pas - corriger ce qui doit l'être. Alors que faire ? S'adresser directement au Siège apostolique semble être une solution possible. Mais que peut faire Rome ? Notre Saint-Père et ses proches collaborateurs sont parfaitement au courant de la situation... Mais ils savent aussi que les directives et les exemples qu'ils donnent pour tâcher de corriger les erreurs ne sont que très rarement suivis dans les diocèses de France.

Pro Liturgia

Les milieux ecclésiastiques irakiens ont exprimé des craintes pour la vie de Mgr Paulos Faraj Rahho, l’archevêque chaldéen de Mossoul enlevé le 29 février, il y a tout juste une semaine. Dans leur dernier appel téléphonique jeudi soir 6 mars, les ravisseurs, qui réclameraient entre 1 et 2,5 millions de dollars pour libérer leur otage, ont à nouveau refusé tout contact direct avec leur victime, qui souffre de problèmes cardiaques. Aucune garantie n’a été fournie concernant son état de santé.

 
 
 
Dans leur appel téléphonique, après trois longs jours de silence, les ravisseurs de l’archevêque de Mossoul ont répété leurs conditions. Vendredi, un chemin de croix a été organisé autour de la cathédrale de Kirkouk, la ville pétrolière du nord de l’Irak, pour la libération du prélat chaldéen. Les craintes sont grandes concernant l’état de santé de Mgr Rahho, qui a besoin de médicaments pour ses problèmes cardiaques. Les ravisseurs, outre leurs exigences financières extrêmement élevées, ont posé également des conditions «politiques» pour sa libération, selon l’agence de presse catholique AsiaNews à Rome. Les auteurs de cet attentat, qui n’ont pas hésité à abattre le chauffeur de l’archevêque et ses deux gardes du corps, refusent toujours de le mettre personnellement en contact avec les médiateurs qui négocient sa libération. Jeudi soir, en utilisant le téléphone portable de l’archevêque, ils ont assuré que Mgr Rahho, qui est très malade, reçoit quotidiennement la visite d’un médecin. Ces promesses n’ont pas convaincu les interlocuteurs des ravisseurs, qui craignent d’avoir affaire non pas à de simples criminels de droit commun, mais à des terroristes. De son côté, le commandement américain en Irak – notamment le général de division Mark P. Hertling, commandant du corps expéditionnaire américain au nord de l’Irak – a exprimé la crainte que l’archevêque chaldéen de Mossoul pouvait tout aussi bien avoir été tué. Il a ajouté que les forces spéciales irakiennes et les soldats américains étaient à la recherche du prélat enlevé. Pour Hertling, il est possible que le groupe terroriste d’al-Qaïda soit responsable de cette attaque.
 
Un premier ultimatum avait été fixé au jeudi 6 mars par les ravisseurs de l'archevêque chaldéen de Mossoul. Mgr Faraj Rahho avait déjà été menacé par des terroristes il y a quelques semaines, quand il avait refusé de leur remettre une somme de 500’000 dollars qu’ils étaient venus lui réclamer. L’archevêque de 65 ans craignait depuis longtemps un attentat contre sa personne et il était entouré en permanence de deux gardes du corps.
Seigneur, --> ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, --> ayez pitié de nous.
Seigneur, --> ayez pitié de nous..
Jésus-Christ, --> écoutez-nous.
Jésus-Christ, --> exaucez-nous.
Père céleste, qui êtes Dieu, --> ayez pitié de nous.
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, --> ayez pitié de nous..
Esprit-Saint, qui êtes Dieu, --> ayez pitié de nous.
Sainte Trinité, qui êtes un seul Dieu, --> ayez pitié de nous.
 
Saint Canut, Roi du Danemark,--> priez pour la Chrétienté. 
Sainte Bathilde, Reine de France, --> priez pour la Chrétienté. 
Saint Sigisbert, Roi d’Austrasie, --> priez pour la Chrétienté. 
Sainte Jeanne de Valois, Reine de France, --> priez pour la Chrétienté. 
Saint Casimir, Prince de Pologne, --> priez pour la Chrétienté. 
Saint Ferdinand, Roi de Castille et de Léon, --> priez pour la Chrétienté. 
Saint Wistan, Prince de Mercie, --> priez pour la Chrétienté. 
Sainte Clotilde, Reine de France, --> priez pour la Chrétienté. 
Sainte Marguerite, Reine d’Écosse, --> priez pour la Chrétienté. 
Saint Ladislas Ier, Roi de Hongrie, --> priez pour la Chrétienté. 
Sainte Élisabeth, Reine du Portugal, --> priez pour la Chrétienté. 
Saint Henri, Empereur, --> priez pour la Chrétienté. 
Sainte Radegonde, Reine de France, --> priez pour la Chrétienté. . 
Saint Étienne, Roi de Hongrie, --> priez pour la Chrétienté. 
Saint Émeric, fils du Roi de Hongrie, --> priez pour la Chrétienté. 
Saint Wenceslas, Duc de Bohème, --> priez pour la Chrétienté. 
Saint Édouard, martyr, Roi d’Angleterre, --> priez pour la Chrétienté. 
Sainte Édith, sœur de saint Édouard, --> priez pour la Chrétienté. 
Saint Édouard, confesseur, Roi d’Angleterre, --> priez pour la Chrétienté.  
Sainte Hedwige, Duchesse de Pologne, --> priez pour la Chrétienté. 
Sainte Élisabeth de Hongrie, Duchesse de Thuringe, --> priez pour la Chrétienté. 
Sainte Adélaïde, Impératrice, --> priez pour la Chrétienté. 
Sainte Agnès, fille du Roi de Bohême, --> priez pour la Chrétienté. 
Sainte Mathilde, Reine de Germanie, --> priez pour la Chrétienté. 
Sainte Cunégonde, Impératrice, --> priez pour la Chrétienté. . 
Saint Brunon, Duc de Lorraine, --> priez pour la Chrétienté. 
Saint Gotescalc, Prince des Slaves, --> priez pour la Chrétienté. 
Sainte Brigitte, Princesse de Suède, --> priez pour la Chrétienté. 
Sainte Catherine, fille de sainte Brigitte, --> priez pour la Chrétienté. 
Saint Herménégilde, fils du Roi des Goths, --> priez pour la Chrétienté. 
Sainte Édith, fille du Roi d’Angleterre, --> priez pour la Chrétienté. 
Saint Éric, Roi de Suède, --> priez pour la Chrétienté. 
Saint Lucius, Roi de Grande-Bretagne, --> priez pour la Chrétienté. 
Saint Ethelbert, Roi de Kent, --> priez pour la Chrétienté. 
Saint Edwin, Roi de Northumbre, --> priez pour la Chrétienté. 
Saint Oswald, Roi de Northumbre, --> priez pour la Chrétienté. 
Saint Edmond, Roi des Estangles, --> priez pour la Chrétienté. 
Sainte Théodora, Impératrice, --> priez pour la Chrétienté. 
Saint Conrad, Prince de Bavière, --> priez pour la Chrétienté. 
Sainte Hélène, Impératrice, --> priez pour la Chrétienté. 
Saint Olaph, Roi de Norvège, --> priez pour la Chrétienté. 
Sainte Pulchérie, Impératrice, --> priez pour la Chrétienté. 
Saint Louis, Roi de France, --> priez pour la Chrétienté. 
Bienheureuse Isabelle, sœur de saint Louis, --> priez pour la Chrétienté. 
 
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, --> pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, --> exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, --> ayez pitié de nous.
 
V. Très sainte Vierge Marie, Reine du ciel et de la terre, --> priez pour nous.
R. Jésus-Christ, Roi des rois, --> ayez pitié de nous.
 
Prions : Dieu éternel et tout-puissant, qui avez sanctifié tant de Princes et de Princesses, nous vous en supplions, par leur intercession, délivrez la Chrétienté du joug de Satan. Accordez-nous, ô Dieu des armées, de voir Votre triomphe sur l’ennemi infernal, ainsi que le rétablissement du règne du  Sacré-Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie. Nous vous le demandons par Notre-Seigneur Jésus-Christ, Votre Fils, qui, étant Dieu, vit et règne avec Vous, en l’unité du Saint-Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

2ni5hxd« (...) Pour répondre aux instances des Pères du Concile de Trente, préoccupés de la réforme de l’Eglise de leur temps, le Pape saint Pie V procéda à la réforme des livres liturgiques, en premier lieu le bréviaire et le missel. C’est le même objectif qu’ont poursuivi les Pontifes romains au cours des siècles suivants en assurant la mise à jour des rites et des livres liturgiques ou en les précisant, et ensuite, depuis le début de ce siècle, en entreprenant une réforme plus générale. Saint Pie X institua une Commission spéciale chargée de cette réforme, dont il pensait qu’il faudrait de nombreuses années pour l’achever, mais il posa la première pierre de l’édifice en restaurant la célébration du dimanche et en réformant le Bréviaire romain. « En vérité, affirmait-il, tout cela exige, selon le jugement des experts, un travail aussi étendu par son ampleur que par le temps qu’il demandera ; aussi est-il nécessaire que passent de nombreuses années avant que cet édifice liturgique, pour ainsi parler… apparaisse de nouveau dans la splendeur de sa dignité et de son harmonie, une fois nettoyé des enlaidissements, dus à l’âge. » Pie XII reprit le grand dessein de réforme de la liturgie en publiant l’encyclique Mediator Dei et en instituant une nouvelle Commission. Il prit, par ailleurs, des décisions sur des points importants, comme la nouvelle version du psautier, pour faciliter l’intelligence de la prière des psaumes, l’assouplissement du jeûne eucharistique, pour favoriser un accès plus facile à la communion, l’usage de la langue vivante dans le rituel, et surtout la restauration de la veillée pascale et de la Semaine sainte. Au début du Missel romain de 1962 figurait la déclaration de Jean XXIII selon laquelle « les grands principes commandant la réforme de l’ensemble de la liturgie devaient être proposés aux Pères au cours du prochain Concile œcuménique ». Une telle réforme d’ensemble de la liturgie répondait à une attente générale dans l’Église. Car l’esprit liturgique s’était répandu de plus en plus dans presque tous les milieux, avec le désir d’une « participation active aux mystères sacrosaints et à la prière solennelle de l’Eglise », avec aussi l’aspiration à entendre la parole de Dieu plus largement. Liée au renouveau biblique, au mouvement œcuménique, à l’élan missionnaire, à la recherche ecclésiologique, la réforme de la liturgie devait contribuer à la rénovation globale de l’Église. Je l’ai rappelé dans ma lettre Dominicae Cenae : « Il existe en effet un lien très étroit et organique entre le renouveau de la liturgie et le renouveau de toute la vie de l’Eglise. L’Eglise agit dans la liturgie, mais elle s’y exprime aussi, elle vit de la liturgie et elle puise dans la liturgie ses forces vitales ». 

 

La réforme des rites et des livres liturgiques a été entreprise presque aussitôt après la promulgation de la Constitution Sacrosanctum Concilium et réalisée en quelques années grâce au travail considérable et désintéressé d’un grand nombre d’experts et de pasteurs de toutes les parties du monde. Ce travail a été accompli suivant le principe conciliaire : fidélité à la tradition et ouverture à un progrès légitime. Aussi peut-on dire que la réforme liturgique est strictement traditionnelle ad normam Sanctorum Patrum. (...) Il faut reconnaître que l’application de la réforme liturgique s’est heurtée à des difficultés dues surtout à un contexte peu favorable, marqué par une privatisation du domaine religieux, un certain rejet de toute institution, une moindre visibilité de l’Eglise dans la société, une remise en question de la foi personnelle. On peut supposer aussi que le passage d’une simple assistance, assez souvent passive et muette, à une participation plus pleine et active a été une exigence trop forte pour certains. Il en est résulté des attitudes diverses et même opposées vis-à-vis de la réforme : certains ont reçu les nouveaux livres avec quelque indifférence ou sans chercher à comprendre ni à faire comprendre les motifs des changements ; d’autres, malheureusement, se sont repliés de manière unilatérale et exclusive sur les formes liturgiques précédentes, perçues par certains comme seule garantie de sécurité dans la foi ; d’autres enfin ont promu des innovations fantaisistes, prenant leurs distances par rapport aux normes établies par l’autorité du Siège apostolique ou des évêques, perturbant l’unité de l’Eglise et la piété des fidèles, heurtant même parfois les données de la foi. On ne peut tolérer que certains prêtres s’arrogent le droit de composer des prières eucharistiques ou de remplacer les textes de l’Ecriture sainte par des textes profanes. Des initiatives de ce genre, loin d’être liées à la réforme liturgique elle-même, ou aux livres qui en sont issus, lui contreviennent directement, la défigurent et privent le peuple chrétien des richesses authentiques de la liturgie de l’Eglise. Il appartient aux évêques d’extirper ces abus, puisque le gouvernement de la liturgie dépend de l’évêque, dans les limites du droit, et que la vie chrétienne de ses fidèles découle de lui en quelque manière.

 

(...) Dans chaque diocèse, l’évêque est le principal dispensateur des mystères de Dieu comme aussi l’organisateur, le promoteur et le gardien de toute la vie liturgique dans l’Eglise qui lui est confiée. Quand l’évêque célèbre au milieu de son peuple, c’est le mystère même de l’Eglise qui se manifeste. Il est donc nécessaire que l’évêque soit fortement convaincu de l’importance de telles célébrations pour la vie chrétienne de ses fidèles. Elles doivent être un modèle pour tout le diocèse. Il reste encore beaucoup à faire pour aider les prêtres et les fidèles à pénétrer le sens des rites et des textes liturgiques, pour développer la dignité et la beauté des célébrations et des lieux, pour promouvoir, à la manière des Pères, une « catéchèse mystagogique » des sacrements. (...) » (Bx Jean-Paul II, Lettre Vicesimus quintus annus du 4 décembre 1988)

 

Dieu soit béni,

Béni soit son Saint Nom,

Béni soit Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme,

Béni soit le Nom de Jésus,

Béni soit son Sacré-Cœur,

Béni soit son très Précieux Sang,

Béni soit Jésus-Christ au Très Saint Sacrement de l’autel,

Béni soit l’Esprit Saint Consolateur,

Bénie soit l’Auguste Mère de Dieu, la Très Sainte Vierge Marie,

Bénie soit sa Sainte et Immaculée Conception,

Bénie soit sa Glorieuse Assomption,

Béni soit le nom de Marie, Vierge et Mère,

Béni soit Saint Joseph, son très chaste époux,

Béni soit Dieu dans ses anges et dans ses saints.


Mon Dieu, donnez-nous des prêtres.

Mon Dieu, donnez-nous de saints prêtres.

Mon Dieu, donnez-nous beaucoup de saints prêtres.

 

 

(Enregistré à Paris, Paroisse

St-Eugène-Ste-Cécile, 2016)

Liens (1)

 

 

 

 

 

 

logofc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







 

 

 

 

Intentions de prières

 

Actualité du livre

 

 

 

 


 

 

 

Admin / Twitter

oiseau-twitter2.gif

 

 

Depuis janvier 2006,
site administré par de
jeunes laïcs catholiques.
 
 
CONTACT
 

 


 

 
coolpape.jpg