Entretien avec Son Excellence Mgr Albert Malcolm Ranjith, secrétaire de la Sacrée Congrégation pour le culte divin et la discipline des Sacrements :

 
 

Monseigneur, malheureusement, la Sainte Messe, en Italie et dans de nombreux autres pays du Monde, continue à ne pas être célébrée comme elle devrait l'être, par des prêtres qui se mettent au centre des attentions et qui inventent des textes impromptus et des rites qui ne sont absolument pas conformes au Magistère.
Mgr Ranjith : C'est vrai et je pense qu'il est vraiment mauvais que des prêtres, heureusement pas tous, continuent à dénaturer, avec des extravagances inexplicables, la liturgie qui - on devrait se le rappeler - n'est pas leur propriété mais appartient à l'Église.
 
 
Voudriez-vous lancer un appel public ?
Je rappelle à ces prêtres qu'ils doivent, et j'insiste, respecter la liturgie officielle de l'Eglise catholique. A propos des abus et des interprétations personnelles : la messe n'est pas un spectacle, mais un sacrifice, un don et un mystère. Ce n'est pas un hasard si le Saint-Père Benoît XVI nous rappelle sans cesse de célébrer l'Eucharistie avec dignité et décorum.
 
 
Venons-en à un cas pratique. Certains prêtres s'adonnent à des homélies excessivement longues et pas toujours adaptées aux lectures du jour.
Tout d'abord je pense qu'une homélie bonne et saine ne devrait jamais dépasser 8-10 minutes ; ceci dit, il est nécessaire que le célébrant étudie en profondeur l'Evangile du jour et qu'il s'y tienne toujours, sans fioritures inutiles ni tournures de mots inutiles. L'homélie est partie intégrante et complémentaire du sacrifice eucharistique, mais il ne doit absolument pas le dominer. 
  

Mgr, abordons la question de la communion dans la main. Qu'en pensez-vous ?
Je crois tout "simplement" que cette pratique doit être revue. Comment procéder ? Pour commencer, un bon catéchisme. Vous savez, hélas, beaucoup de gens ne savent même plus Qui ils reçoivent dans la communion, qui est le Christ, et ainsi approchent de la table de communion sans grande concentration et avec très peu de respect. 
  

De manière particulière, que faut-il faire ?
Nous avons besoin de retrouver le sens du sacré. Je parle seulement en mon nom, mais je suis convaincu de l'urgence du réexamen de la pratique de la communion donnée dans la main, du retour à la distribution de l'hostie aux fidèles directement dans la bouche, sans qu'ils la touchent, rappelant par là que Jésus est vraiment dans l'Eucharistie et que chacun doit Le recevoir avec dévotion, amour et respect. 
  

Ne serait-il pas opportun de revenir à l'agenouillement au moment de la communion ?
Je pense que oui. Ce geste constituerait une véritable marque de respect pour le don et le mystère de l'Eucharistie. 
  

Mais certains, même à l'intérieur de l'Eglise, semblent exprimer de "l'embarras" à la seule idée de voir rétabli l'agenouillement devant le Saint-Sacrement.
Au-delà de la fonction que j'occupe au Vatican, en tant que catholique, je me demande et je me pose la question : pourquoi avoir honte de Dieu ? S'agenouiller à la communion serait un acte d'humilité et de reconnaissance de notre nature en tant qu'enfant de Dieu.
 

Le temps du Carême devrait marquer pour chaque chrétien un tournant dans son chemin, en accentuant ce changement de pensée et de vue qui devient quotidien chez celui qui veut suivre vraiment Jésus. Dans l’Evangile, la parole « quotidien » se trouve de nombreuses fois, par exemple en parlant des exigences pour être disciples, le Seigneur déclare : « chaque jour » il faut prendre sa propre croix pour Le suivre (cf. Luc 9, 23). « Chaque jour » est synonyme de « totalité », de don qui, précisément parce qu’il est « quotidien », se renouvelle et ne se fragmente pas, ne s’affaiblit pas. Tout comme l’eau vive, qui, en s’écoulant sans cesse, reste fraiche et limpide, il en est de même pour la vie spirituelle : elle se maintient vive en puisant sans cesse à la grâce qui jaillit de Jésus. En ce sens, nous pouvons bien comprendre la nécessité de « prier sans cesse ».

 
 
 
Une grande tentation dans la voie de la conversion est celle de s’arrêter, de « stagner » : on reste les mêmes que toujours, on ne se renouvelle pas, en se faisant illusion soi-même, et les autres avec, avec un « christianisme » fait d’habitudes et de « buts atteints ». Le chemin du Carême invite à enlever ces illusions, la parole de Jésus se fait entendre plus forte que jamais : « convertissez-vous et croyez à l’Evangile ». La conversion, pour être authentique, ne doit pas s’arrêter ; le chrétien authentique fait l’expérience de la dynamique de la conversion, qui est comme un chemin que l’on parcourt derrière Jésus, qui ne peut s’interrompre, parce que, au plan spirituel, si l’on s’arrête, on retourne en arrière ! « Quiconque a mis la main à la charrue et regarde en arrière est impropre au Royaume de Dieu » (Luc 9, 62). Pour ne pas interrompre sa propre conversion, c’est-à-dire le chemin qui fait « devenir » chrétiens, il n’y a pas d’autre possibilité que de se convertir quotidiennement : chaque jour, renoncer à soi-même, à ses propres ambitions, avec la force dynamique de l’amour. L’égoïsme a sa propre dynamique, qui est elle aussi quotidienne et qui pousse à rechercher la satisfaction du « moi ». C’est seulement en se donnant entièrement au Seigneur, jour après jour, que le disciple ressemblera toujours plus à Son Maître, et sera dans la joie, dans la lumière, dans l’amour. Si le chrétien se plaint de ne pas posséder la joie, la lumière, l’amour, il ne lui reste alors qu’à faire un profond examen de conscience pour découvrir ces milieux où prévaut la force de l’égoïsme sur la dynamique de la conversion. Dieu n’est pas avare de Lui, lent à Se donner, mais c’est toujours l’homme qui l’est, comme le décrit si bien Sainte Thérèse d’Avila : « Si nous possédions parfaitement le véritable amour de Dieu, nous aurions en même temps toutes sortes de biens. Mais nous sommes tellement avares et tellement lents à nous donner à Dieu, que nous ne nous disposons jamais à nous mettre dans les dispositions pour le recevoir, en raison du fait aussi qu’il est tellement précieux, que le Seigneur exige qu’il ne soit pas goûté si ce n’est à un prix cher » (Vita, cap. 11, n° 1). Cela coûte beaucoup de mourir à soi-même, mais l’on obtient aussi le résultat le plus grand : faire vivre Jésus en nous. D’ailleurs, une dynamique de conversion n’est pas possible, si elle n’implique pas un « renoncement de soi-même » quotidien, destiné précisément à vivre pour Jésus. La parole de Dieu nous indique clairement que c’est seulement à ceux qui se perdent eux-mêmes, qui se donnent entièrement à Dieu, qui réussissent vraiment à Le trouver, à Le « goûter » dès ici-bas : « Tu rechercheras Yahvé ton Dieu ; et tu, le trouveras si tu le cherches de tout ton cœur et de toute ton âme » (Deutéronome 4, 29).
 
Le chemin du Carême est donc un chemin de don et d’abandon à Dieu, qui culmine dans la Pâque avec une nouvelle naissance en Jésus. Le Saint-Père, le Pape Benoît XVI, décrit cette dynamique avec ces paroles lumineuses : « L'invitation de Jésus à prendre notre croix et à le suivre peut, dans un premier temps, apparaître dure et contraire à ce que nous voulons, mortifiante pour notre désir de réalisation personnelle. Mais en regardant de plus près nous pouvons découvrir qu'il n'en est pas ainsi: le témoignage des saints démontre que dans la Croix du Christ, dans l'amour qui se donne, en renonçant à la possession de soi-même, se trouve cette profonde sérénité qui est source de généreux dévouement envers nos frères, en particulier les pauvres et les indigents. Et cela nous donne de la joie à nous aussi. Le chemin quadragésimal de conversion, que nous entreprenons aujourd'hui avec toute l'Eglise, devient donc l'occasion propice, "le moment favorable" (cf. 2 Co 6, 2) pour renouveler notre abandon filial entre les mains de Dieu et pour mettre en pratique ce que Jésus continue à nous répéter: "Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix, et qu'il e suive" (Mc 8, 34), et qu'il avance ainsi sur la route de l'amour et du bonheur véritable… Demandons à la Vierge, Mère de Dieu et de l'Eglise, de nous accompagner sur le chemin quadragésimal, pour qu'il soit un chemin de conversion véritable. Laissons-nous guider par Elle et nous parviendrons, intérieurement renouvelés, à la célébration du grand mystère de la Pâque du Christ, révélation suprême de l'amour miséricordieux de Dieu » (Benoît XVI, Audience générale du mercredi 6 février 2008)
 


« Dans tout l'univers, Pierre seul est choisi pour présider à la vocation de tous les peuples, à la direction de tous les Apôtres et de tous les Pères de l'Eglise. Ainsi, bien qu’il y ait dans le peuple de Dieu beaucoup de prêtres et beaucoup de pasteurs, Pierre en personne les gouvernerait tous, alors que le Christ les gouverne aussi à titre de chef. Dieu a daigné remettre à cet homme une grande et admirable participation à sa puissance. Et s'il a voulu que les autres chefs aient quelque chose de commun avec lui, tout ce qu'il n'a pas refusé aux autres, c'est toujours par lui qu'il le leur a donné. Le Seigneur demande à tous les Apôtres quelle est l'opinion des hommes à son sujet. Et ils disent tous la même chose aussi longtemps qu'ils exposent les doutes venus de l'ignorance humaine. Mais lorsque le Seigneur exige de connaître le sentiment des disciples eux-mêmes, le premier à confesser le Seigneur est celui qui est le premier dans la dignité d'Apôtre. Comme il avait dit : « Vous êtes le Messie, le Fils du Dieu vivant », Jésus lui répondit : « Heureux es-tu, Simon, fils de Yonas, car ce n'est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. » C'est-à-dire : Heureux es-tu parce que c'est mon Père qui t'a enseigné ; l'opinion de la terre ne t'a pas égaré, mais c'est une inspiration céleste qui t'a instruit ; et ce n'est pas la chair et le sang, mais celui dont je suis le Fils unique qui t'a permis de me découvrir. « Et moi, dit-il, je te le déclare », c'est-à-dire : de même que mon Père t'a manifesté ma divinité, de même moi, je te fais connaître ta supériorité. « Tu es Pierre », c'est-à-dire : moi, je suis le rocher inébranlable, la pierre d'angle, qui fais l'unité de deux réalités séparées, le fondement tel que nul ne peut en poser un autre ; mais toi aussi, tu es pierre, car tu es solide par ma force, et ce que j'ai en propre par ma puissance, tu l'as en commun avec moi du fait que tu y participes. « Et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et la puissance de la mort ne l'emportera pas sur elle. » Sur cette solidité j'érigerai un temple éternel, et la hauteur de mon Église, qui doit la faire pénétrer dans le ciel, s'élèvera sur la fermeté de cette foi. Les puissances de l'enfer n'arrêteront pas cette confession, les liens de la mort ne l'enchaîneront pas : car cette parole est une parole de vie. Et de même qu'elle porte jusqu'au ciel ceux qui la confessent, de même plonge-t-elle dans les enfers ceux qui la refusent. C'est pourquoi il est dit à Saint Pierre : « Je te donnerai les clefs du Royaume des Cieux ; tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les Cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les Cieux. »

 
Sans doute, la possession de ce pouvoir a passé encore aux autres Apôtres et l'institution née de ce décret s'est étendue à tous les chefs de l'Eglise. Mais ce n'est pas en vain que ce qui doit être signifié à tous est confié à un seul. En effet, ce pouvoir est remis à Pierre personnellement, parce que Pierre est donné en modèle à tous ceux qui gouvernent l'Église ».
 

Saint Léon le Grand - Homélie pour l’anniversaire de son sacre épiscopal (IV 2-3)

Clarisse, sœur de Saint Louis, roi de France, Isabelle fut comme lui pleine d'amour pour le Christ auquel elle se consacra entièrement : elle fut fondatrice et abbesse du monastère de Longchamp, détruit par la satanée révolution. Elle est fêtée au propre de la France le 22 février (Archidiocèse de Paris = 24 février) - « Neige à la Sainte Isabelle, fait la fleur plus belle » :

 
 
 
 
 
 
 
Isabelle, fille du roi de France Louis VIII et de Blanche de Castille, est née en mars 1225. Dès son plus jeune âge, cette sœur du roi Saint Louis fut attirée par les choses célestes. Elle était gracieuse et belle en sa jeunesse, mais de santé chétive. Près de sa mère, elle tint son rang au palais royal avec simplicité mais aussi avec dignité car elle passait beaucoup de temps avec les pauvres, les malades et les lépreux. Elle réussit à ne point se laisser marier à Conrad IV, le fils de l'empereur Frédéric II du Saint Empire, malgré les instances du Pape Innocent IV. Après la mort de Blanche de Castille, elle résolut de vivre à l'écart du monde et passa le reste de sa vie dans l’austérité et la prière, dans une petite maisonnette, près de l’abbaye de Longchamp qu'elle a fait bâtir à Paris pour les Clarisses et qu'elle consacra à « l'Humilité de Notre-Dame ». La première pierre de cette abbaye fut posée le 10 juin 1256 par Saint Louis et le couvent fut achevé en 1259. Par la bulle du 12 février 1259, le pape Alexandre IV autorise les religieuses à occuper l'abbaye « Abbatissa sosorum minorissarum humilitatis nostrae Dominae de Longo-Campo », ce qu'elles font le 23 juin 1260, suivies, trois ans plus tard, par Isabelle de France. Saint Bonaventure rédigea la règle pour ces moniales. Par humilité, Isabelle ne prononce pas ses vœux, s'occupe de la cuisine, va chercher l'eau à la Seine et dort sur de la paille. Elle meurt le 22 février 1270, un mois avant ses 45 ans.
 
Dans le contexte de la canonisation en cours du roi Louis IX, Charles d'Anjou commande à Agnès d'Harcourt, alors abbesse de Longchamp, une Vie d'Isabelle de France. Le texte est rédigé en prose et en langue vernaculaire vraisemblablement entre 1279 et 1281. La vie et les miracles d'Isabelle constituent un nouvel argumentaire en faveur de la sainteté dynastique capétienne. La princesse est présentée comme une vierge savante. Sa vie emprunte à la fois à un modèle féminin de sainteté proche de Claire d'Assise, et à un modèle royal et masculin, celui de Saint Louis. Par bulle du 3 janvier 1521, le pape Léon X déclare "bienheureuse" Isabelle de France et le 4 juin 1637, Mgr Jean-François de Gondi, premier archevêque de Paris, autorise le déplacement du corps de la bienheureuse Isabelle pour le mettre entièrement dans le chœur de l'église abbatiale du couvent de Longchamp (ce qui était réservé aux sœurs ayant prononcé les vœux), et en 1670 l'abbesse Claude de Bellières obtient du pape Clément X de célébrer l'octave au nom d'Isabelle, dont la fête a été fixée au 31 août à l’époque.
 
 
 
 

Liens : Isabelle de France, sœur de Saint Louis : la vierge savante + Une fois encore, la folie destructrice de la révolution française... (Histoire des reliques de l’Abbaye de Longchamp)

Saint Noël Pinot était un prêtre catholique de l'Ouest de la France pendant la Révolution.
Il a été guillotiné pour sa Foi au Christ et à l'Eglise par les révolutionnaires…

 

 
 
 
Né à Angers d'un père tisserand qui avait 16 enfants, il devint curé en 1770. Il fut d'abord vicaire à Bousse puis devient instituteur à l'école du village de Montsabert à Coutures. Il est nommé ensuite vicaire à Corzé. En 1781, il revient à Angers comme aumônier de l'hôpital des incurables. « Les malades le respectaient comme un Saint, malgré sa jeunesse, le chérissaient comme un père ». Soucieux d'être un prêtre instruit, il étudia à l'Université d'Angers et à 41 ans, il obtient le diplôme "Maître ès arts" (équivalant à la licence ès lettres et ès sciences) . En 1788, il fut nommé curé du Louroux-Béconnais. Dans cette paroisse de miséreux, Saint Noël Pinot ne cessera d'imiter Saint Martin de Tours en se dépouillant de tous ses biens. Il voulait être le « premier pauvre de la paroisse ». Il habitait une petite chambre basse sans feu l'hiver et joignait des mortifications volontaires en portant le cilice. Au cours de la révolution française, et comme de nombreux saints prêtres, il refusa de prêter le serment à la Constitution civile du clergé rappelant que ses pouvoirs spirituels ne lui viennent que de Dieu et non d'une loi civile. La constitution est "schismatique" à ses yeux. Le 27 février 1791, il monte en chaire après la Messe pour expliquer son refus. Le Maire l'interrompt mais un paroissien appelé Rougeon, au nom des fidèles, prend parti pour le curé et promet de le défendre. Alors commence pour le curé un chemin de croix qui durera trois années. Après son refus public, un groupe de 50 gendarmes à cheval vint l'arrêter de nuit. Ils le ligottent et l'emmenèrent à Angers, où il est enfermé à la prison royale. Il comparait devant les tribunaux d'Angers et de Beaupreau où il est condamné à résider pendant deux années à huit lieues de sa paroisse. Il poursuivit son ministère malgré les risques encourus allant de village en village prêchant la Vérité du Christ. Il retourne secrètement au Louroux où un prêtre jureur l'a remplacé. Il revient alors dans les Mauges, particulièrement à Saint Macaire de 1791 à 1793. 
 

En 1793, les Vendéens se soulèvent, prennent Angers et délivrent le Lourroux. Noël Pinot peut revenir dans sa paroisse et est reçu solennellement dans son église. Hélas ! La paix est de courte durée. Les Vendéens sont chassés par les révolutionnaires. Pour ne pas être reconnus par ses ennemis, le curé s'habille en paysan et laisse pousser sa barbe. Il se cache le jour, parcourt sa paroisse de nuit souvent en cheval à travers des chemins impraticables surtout durant l'hiver 1793-1794. Sa tête est maintenant mise à prix. C'est la chasse à l'homme. C'est la chasse au Christ ! Des militaires sillonent le pays mais les paysans veillent, l'avertissent à temps et le cachent. Ainsi, Noël Pinot poursuit son apostolat pendant 8 mois. Il dira des messes sous des toits à moutons (à Chanteloup-les-Bois) et il fera le catéchisme dans des fermes comme à "la Glenaie". Il organisera même une communion solennelle dans une grange du hameau des "Foucheries". Ses forces physiques diminuent et un soir, exténué par une marche prolongée dans la neige, il tombe à la porte de la ferme "La Censerie". Sentant venir sa fin, il demande à Dieu le courage. Il s'enferme quelques jours chez "les Plassais", au petit hameau de la Milandrie pour faire une dernière retraite. Sans cesse menacé et traqué par les "Bleus", il est dénoncé par un dénommé Niquet (ouvrier-charpentier). Cet ancien protégé du curé alla immédiatement aux autorités militaires pour reçevoir quelques pièces d'argent comme Judas ! Il fut arrêté le 8 février 1794 au cours d'une messe clandestine qu'il célébrait dans "la ferme de la Milandrie" au Louroux-Béconnais peu avant minuit. La veuve Peltier cacha le prêtre dans un grand coffre mais les soldats le découvrirent. Les révolutionnaires lui crache au visage et vont même jusqu'à profaner les hosties consacrées ! Emprisonné, le curé salue ses fidèles pour leur dire adieu. Puis aperçevant une petite fille d'une famille amie, Marie Barrault, il lui donne son chapelet en disant : « Prend ma petite Marie, ce chapelet, et garde-le en souvenir de moi ». Cette précieuse relique est conservée à la cure du Lourroux. Il fut ensuite conduit à Angers, comparut devant un tribunal révolutionnaire et fut guillotiné (après de nombreux simulacres sacrilèges) sur la Place du Ralliement le vendredi du 21 février 1794 à 15h00 dans les vêtements liturgiques qu'il portait au moment de son arrestation. Il monta sur l'échafaud en récitant les premières prières de la messe : « Introibo ad altare Dei ». Ses derniers mots résument toutes vies chrétiennes : « Mon Dieu, qui avez donné votre vie pour moi, qu'avec plaisir je donne la mienne pour Vous ».
 
 
Une statue de la cathédrale d'Angers le représente gravissant la première marche de "l'autel de Dieu". La commune du Louroux-Béconnais conserve en l'église Saint-Aubin de précieux objets ayant appartenu à Saint Noël Pinot (notamment le document du jugement et la huche à pain dans laquelle il s'était caché). Il fut béatifié par Pie XI en octobre 1926 après de nombreux miracles dus à son intercession. On le prie spécialement pour les vocations religieuses et sacerdotales. Saint Noël Pinot, pour la France, Fille aînée de l'Eglise, donnez-nous des prêtres ! Donnez-nous beaucoup de Saints Prêtres !

Dans un message envoyé aux fidèles de son diocèse, Mgr Rafael Sandoval, évêque de Tarahumara (Mexique), demande à chacun d’annoncer Jésus-Christ comme Unique Sauveur, surtout face à la diffusion croissante des sectes, auxquelles adhèrent de nombreux catholiques…

 
 
 
« Je vois que le peuple a faim de connaître et de suivre Jésus-Christ. Pourquoi ne sommes-nous pas cette faim ? Pourquoi taire Son Nom et Sa personne ? Pourquoi ne pas donner à Jésus-Christ la place qui lui correspond ? Pourquoi ne pas mettre toujours l’Eucharistie au centre de toute rencontre ? ». Certes, poursuit l’évêque dans son message, il est très important de témoigner, mais « on demande l’annonce explicite, adaptée aux différentes circonstances et une mise à jour constamment ». L’annonce du Christ ne représente pas une imposition ou une violence. Au contraire, « proposer la Vérité évangélique et le Salut que Jésus-Christ nous offre, et le faire avec respect et sans contrition, loin d’être une atteinte à la liberté religieuse est un hommage à cette même liberté, à laquelle on offre l’indication d’un parcours que jugé finalement noble et exaltant par les non croyants. C’est un droit et un devoir de tous les évangélisateurs de proposer la Vérité du Christ ; et c’est un droit de tous de recevoir l’annonce de la Bonne Nouvelle du Salut qui est le Christ même ». […] Le message se conclut par un appel spécial aux jeunes, auxquels Mgr Sandoval rappelle que le Christ a besoin d’eux « afin qu’ils annoncent la vie », et l’Eglise « a besoin de leurs énergies de jeunes, afin que l’Evangile de la vie pénètre dans les structures de la société. Ce n’est plus le moment d’avoir honte de l’Evangile. C’est le moment d’être orgueilleux de Jésus-Christ et de prêcher sur les toits. Les gens désirent la liberté, la lumière et la vie que le Christ nous a apportées en abondance ».
 

Mémoire facultative pour la France - Voyante de Lourdes et religieuse à Nevers :

 
 
"Je ne crains que les mauvais catholiques"
(Bernadette Soubirous)
 
 
 
Le nom de Bernadette, l'humble et douce privilégiée de la Vierge Immaculée, est inséparable de celui de la fête de Notre-Dame de Lourdes. Ses parents, François Soubirous (1807-1871) et Louise Castérot (1825-1866), exploitent le moulin de Boly, où elle est née le 7 janvier 1844. L'entreprise familiale étant ruinée, Bernadette connaît la faim et la maladie et elle sait à peine lire et écrire. Son sentiment religieux est déjà très fort même si elle ignore à peu près tout du catéchisme (« [...] si la Sainte Vierge m’a choisie, c’est parce que j’étais la plus ignorante ! » dira-t-elle plus tard). Bernadette avait 14 ans lorsqu’elle vit pour la première fois la Vierge. En février 1858, alors qu’elle ramassait du bois avec deux autres petites filles, la Vierge Marie lui apparaît au creux du rocher de Massabielle, près de Lourdes. Dix huit Apparitions auront ainsi lieu entre février et juillet 1858. Chargée de transmettre le message de la Vierge Marie, et non de le faire croire, Bernadette résistera aux accusations multiples de ses contemporains. Voulant réaliser son désir de vie religieuse, elle rejoint le 7 juillet 1866 la congrégation des Sœurs de la Charité à Nevers et y prépare en même temps sa première communion. Elle y reste treize années pendant lesquelles elle sera traitée sans égards spéciaux. On lui confia successivement les charges d'infirmière et de sacristine. Bientôt, elle n'eut plus qu'un état, celui de victime : victime de pureté, elle avouait ne pas connaître le péché, victime d'humilité, elle se regardait comme « un balai qu'on met dans un coin ». Il fallait l'entendre dire : « Marie est si belle que, quand on L'a vue une fois, on voudrait mourir pour La revoir ». Elle meurt le 16 avril 1879 à Nevers à l'âge de trente-cinq ans. Pour les besoins du procès en canonisation, son corps doit être reconnu. Son cercueil sera ouvert 3 fois et son corps retrouvé intact. Elle repose depuis 1925 dans une châsse de verre et de bronze dans la chapelle de l'Espace Bernadette à Nevers.
 

Bernadette Soubirous a été béatifiée le 14 juin 1925 sous le nom de Sœur Marie-Bernard puis canonisée le 8 décembre 1933 par le pape Pie XI. La Sainte Vierge lui avait promis de la rendre heureuse, « non pas en ce monde, mais au Ciel ».

 

 

 

 

 

Liens : Lettre sur Sainte Bernadette Soubirous, par l'abbé Dom Antoine Marie, osb (Abbaye Saint Joseph de Clairval) FILM : La passion de Bernadette Priez pour moi, pauvre pécheresse, pauvre pécheresse... 

 

 

Dans la liturgie « ce n'est pas nous qui faisons quelque chose, ce n'est pas nous qui montrons notre créativité, c'est-à-dire tout ce que nous pouvons faire avec. La liturgie n'est justement pas un show, un théâtre, un spectacle : c'est l'Autre qui lui donne vie. Il faut aussi que ce soit clair. C'est la raison pour laquelle le caractère donné de la forme religieuse est tellement important. Cette forme peut être revue dans le détail, mais elle ne peut pas être produite à chaque fois par la communauté. Comme je l'ai dit, il ne s'agit pas de se produire soi-même. Il s'agit de sortir de soi et d'aller au-delà de soi-même, de se donner à Lui et de se laisser toucher par Lui.
Dans ce sens, ce n'est pas seulement l'expression, mais aussi le caractère communautaire de cette forme qui est important. Elle peut être différente selon les rites, mais elle doit toujours avoir ce qui nous précède depuis la totalité de la foi de l'Eglise, la totalité de sa tradition, la totalité de sa vie, et pas seulement ce qui vient de la mode du moment. (...) Cette approche [de la liturgie] est justement pour nous une provocation à nous laisser arracher à nous-mêmes, à la pure situation de l'instant; à nous adonner à la totalité de la foi, à la comprendre, à y prendre part et à don ner à la mese une forme digne d'elle, celle qui la rendra belle et en fera une joie ».

 

Benoît XVI, Lumière du monde, Ed. Bayard, 2010

Il faudrait enfin que les responsables diocésains reconnaissent que si de nombreux fidèles ne pratiquent plus, c’est parce qu’ils ont depuis longtemps le sentiment que l’ « Eglise en France » est dépendante d’une pastorale à coloration nettement anti-romaine et dont les incohérences et les paradoxes mènent droit dans le mur. Qu’il y ait une pastorale à coloration anti-romaine, c’est une certitude. La preuve : aucun diocèse - à deux ou trois exceptions près - ne diffuse et n’applique les textes magistériels. C’est un fait que personne ne peut contester. Quant aux incohérences et aux paradoxes de la pastorale, la liste est tellement longue qu’on n’en retiendra ici que deux exemples significatifs.

  

 

 

1. Il y a 20 ans, on entendait dire dans les séminaires et dans les paroisses que la baisse des vocations était une « chance pour l’Eglise ». Elle allait, ajoutait-on, obliger les fidèles laïcs à prendre des responsabilités. Aussi, puisque le manque de prêtres est « une chance », nos évêques ne cherchent pas à juguler la « chute » des vocations : ils préfèrent aller pas monts et par vaux pour célébrer des « messes festives » au cours desquelles seront créées de nouvelles « unités paroissiales » et désignés des laïcs qui siègeront au sein d’ « Equipes d’Animation Pastorale ». En clair, on célèbre partout de façon solennelle et joyeuse la diminution drastique des prêtres et la dislocation des paroisses ; on fait croire partout que les « EAP » sont une amélioration alors qu’en réalité elles ne sont que la preuve évidente que l’Eglise, en France, est malade d’une pastorale totalement aberrante dont nos évêques sont les initiateurs et les gardiens.

 

2. Un peu partout, des évêques autorisent que dans telle ou telle église soit célébrée la forme « extraordinaire » du rite romain. Mais - nouveau paradoxe, et non des moindres - il suffit d’aller dans toutes les autres églises où n’est pas célébrée cette forme « extraordinaire » pour constater la permanence d’un véritable « bazar liturgique » qui, pour la majorité des fidèles, clercs y compris, passe pour être la norme dès qu’il s’agit de la forme « ordinaire ». Autrement dit, pour nos évêques, la liturgie ne doit être respectée et ne peut être respectée que lorsqu’elle est célébrée sous sa forme « extraordinaire » : en dehors de ces cas, toutes les excentricités sont permises... et souvent même encouragées. Reconnaissons qu’il s’agit là d’un détournement avéré du Motu proprio Summorum pontificum.

A ces deux exemples qui illustrent l’incohérence de la pastorale actuelle, telle qu’on la retrouve dans presque tous les diocèses, il faut ajouter un autre fait : les « EAP » et autres créations de la pastorale franco-française ne tiendront pas 10 ans... Il suffit, pour s’en convaincre, de voir l’âge moyen des fidèles qui en sont membres... et qui le plus souvent font le vide autour d'eux. Ainsi, nos évêques sont-ils, une fois de plus, en train de créer des usines à gaz qui n’auront servi qu’à masquer la réalité d’une « Eglise qui est en France » en train d’imploser. Certains disent même de disparaître.

 

Pro Liturgia

Paroles et musique : Cécile Brasseur - Communauté des Béatitudes




1. Acceptes-tu de mourir avec moi, toi à qui je donne vie,

N´aie pas peur de ce chemin devant toi,

Moi, je précède ton pas.

Demeure en moi pour trouver la vraie vie

Hors de moi tu ne peux rien.

 

R. Laisse-moi étreindre ton cœur et ta vie,

Afin de porter du fruit (bis)

 

2. Mon cœur brulant veut s´épancher en toi

Source d´où jaillit la vie,

Laisse se creuser mon désir en toi pour renaitre de l´Esprit.

Si le grain tombé en terre ne meurt

Il ne peut porter du fruit

 

R. Laisse mon cœur se consumer en toi

De l´Amour qui donne vie. (Bis)

 

3. Laisse-moi façonner ton cœur à mon gré,

Peu à peu dans le secret

Tiens-le offert en silence près du mien

Coupe fragile de mon Sang

Laisse mes yeux éclairer ton regard

Pour en porter le reflet

 

R. Sois l´instrument de mon cœur, de ma joie

Va je suis là, ne crains pas !

Sois l´instrument de mon cœur, de ma joie

Va je suis là près de toi !


Très douce Vierge Marie, Notre-Dame de la Sainte-Espérance, humblement prosternés devant Votre Divin Fils réellement présent dans la Sainte Eucharistie, sous le regard de l’Auguste Trinité et de toute la Cour Céleste, nous venons nous consacrer à Votre Coeur douloureux et immaculé. Dès aujourd’hui et pour l’Éternité, nous voulons et nous Vous demandons que Votre Cœur règne sur nous : qu’il soit notre règle, notre guide, notre modèle, notre soutien et notre consolation.

 

Que Votre Coeur maternel jette un regard de bonté sur les pauvres pécheurs que nous sommes ; qu’il obtienne de la Miséricorde Divine le pardon de nos péchés sans nombre, de nos rechutes et de nos découragements, de notre ingratitude et de notre inconstance. Que Votre Coeur immaculé règne sur notre intelligence, et nous donne la pureté et l’intégrité de la foi ; qu’il règne sur notre volonté, et nous donne la pureté et la simplicité dans nos intentions ; qu’il règne sur nous tout entiers, et nous donne la pureté du coeur et la modestie chrétienne. Que Votre Coeur douloureux suscite en nous l’amour de la Croix, en imprimant profondément dans notre coeur les plaies de Votre Divin Fils crucifié ; qu’avec la patience et l’humilité, il nous accorde la soif du renoncement, de la pénitence et de la réparation pour les péchés, afin que nous puissions être avec Vous au Calvaire et nous unir à votre compassion.

 

Ô Marie, Mère de l’Église et Mère du sacerdoce, accordez-nous la dévotion au Saint-Sacrifice de la Messe intact et immaculé ; rendez-nous parfaitement dociles au Saint-Esprit et à l’Église Romaine, une, sainte, catholique et apostolique, immortelle et unique arche du Salut. Ô Mère de Dieu et mère de miséricorde, Immaculée toujours Vierge, Corédemptrice et médiatrice de toutes les grâces, Reine des Anges et de tous les saints, nous voulons, par cette consécration, nous donner totalement à vous afin que vous nous conduisiez et consacriez au Sacré-Coeur de Jésus, et qu’ainsi soit établi dans les âmes de vos enfants le règne de la Très Sainte Trinité, Père et Fils et Saint-Esprit, qui vit et règne dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Parmi les fidèles qui liront ces lignes, certains y verront une occasion de polémique. Pas du tout : le propos est ici d'essayer de comprendre pourquoi tant de fidèles qui se plaignent du manque de beauté et de dignité des célébrations actuelles ne viennent pas grossir les rangs de ceux qui sont attachés à la messe "de Saint Pie V". Dans la Lettre qu'il a adressée aux évêques, Benoît XVI a souligné que « les deux formes d'usage du rite romain peuvent s'enrichir réciproquement ». Si, en France, la forme "ordinaire" du rite romain gagnerait à s'enrichir de la dignité et de la rigueur dont font preuve les communautés attachées à la forme "extraordinaire", en contrepartie, la forme "extraordinaire" aurait à gagner en montrant qu'elle ne réunit pas autour d'elle que des fidèles souvent plus attachés à des formes liturgiques figées dans le "conservatisme" que vraiment ouvertes sur la "tradition". Quel évêque pourrait s'opposer à des fidèles capables d'analyser la situation actuelle pour faire en sorte que la liturgie puisse bénéficier de cette "réforme de la réforme" tant souhaitée par Benoît XVI ?

 
 
 
En France, n'importe quel prêtre peut célébrer la messe comme bon lui semble et se moquer ouvertement des règles liturgiques et de ce que dit le pape : il ne se trouvera pas un seul évêque pour le reprendre ou lui refuser l'accès à une église. Mais quand un groupe de fidèles se montre attaché à la forme extraordinaire du rite romain, le voici ipso facto privé d'église pour célébrer la messe dominicale. Cette situation voulue par certains pasteurs - dont l'Evêque d'Amiens - est très triste, lamentable, et même proprement scandaleuse. Scandaleuse parce qu'aucun argument pastoral ne peut être avancé par l'Evêque d'Amiens pour la justifier. Pour autant, si de nombreux catholiques d'Amiens désapprouvent l'attitude de leur Evêque, ils ne viennent pas en nombre grossir les rangs des fidèles ‘’traditionalistes’’ obligés de célébrer la messe sous la pluie et le vent. Pourtant, nombreux sont les fidèles du diocèse d'Amiens - comme de bien d'autres diocèses - qui reconnaissent la nécessité de respecter les rites liturgiques; qui apprécient la haute valeur du chant grégorien, "chant propre de la liturgie romaine"; qui goûtent le symbolisme d'une liturgie célébrée face à l'Orient; qui reconnaissent l'urgence de retrouver des gestes et des attitudes capables de manifester le sens du sacré et d'enseigner le respect dû à l'Eucharistie. Mais la forme "extraordinaire" du rite romain ne les attire pas... Pourquoi ? Disons simplement - pour faire court - que beaucoup de fidèles sont reconnaissants à Vatican II d'avoir retiré de la messe des éléments qui avaient été introduits au cours des âges et qui correspondaient mal à la nature de la liturgie ou étaient devenus inadaptés (SC n°21). Les rites devenus moins compliqués ont pu ainsi exprimer avec plus de clarté ce qu'ils étaient chargés de signifier (SC n°34). Beaucoup sont aussi reconnaissants à Vatican II d'avoir rappelé avec force que personne - fut-il prêtre - ne pouvait de son propre chef modifier la liturgie (SC n°22), que le latin devait être conservé (SC n°36) et que le chant grégorien devait tenir la première place dans les célébrations liturgiques (SC n°116)… toutes choses que nos évêques de France s'obstinent à ignorer tout en se réclamant de Vatican II. Ce qui tendrait à montrer que la crise actuelle n'a pas sa source dans le dernier Concile mais dans la mentalité et le manque de formation du clergé - ce qu'a laissé entendre le Cardinal Arinze à Paris.
 
Pour ce qui concerne l'enseignement des papes, il devient difficile de comprendre pourquoi certains fidèles "traditionalistes" qui disent reconnaître l'autorité du pape instrumentalisent à ce point la forme "extraordinaire" du rite romain sans même chercher à voir, à la lumière des enseignements de l'Eglise, ce que peut avoir de positif la forme "ordinaire" du même rite... quand elle est strictement respectée et célébrée de façon digne et traditionnelle. Il faut reconnaître en toute franchise que ceci pousse de nombreux fidèles d'une certaine réserve à l'encontre du missel de Jean XXIII. Si certains fidèles attachés à une liturgie "traditionnelle" ne sont pas pour autant attirés par les célébrations organisées par les groupes "traditionalistes", c'est peut-être aussi parce qu'ils ont le sentiment que ces liturgies sont utilisées comme un instrument de militantisme contre le Concile et non plus comme un instrument de sanctification.

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