1. La pertinence de la liturgie - et, en son centre, de l'Eucharistie - comme lieu théologique : le travail théologique est un service ecclésial et il ne peut s'accomplir avec fruit qu'au sein de la communauté qui célèbre la liturgie car c'est là que le Christ - médiateur et sujet de la Révélation - se donne à voir à la raison et se rend sensible au coeur. D'où l'importance d'une liturgie qui exprime à la fois le mystère incommensurable de Dieu et le mystère non moins inouï de sa rencontre intime avec l'homme.

 

2. L'importance de la raison, au service de l'explicitation du mystère révélé bien sûr (c'est la théologie), mais aussi au service du monde : le pape Ratzinger défend, en effet, la raison face au réductionnisme moderne qui la cantonne à la technique et lui dénie toute autorité définitive au-delà.

 

3. Une vision postmoderne courageuse, et à cet égard critique vis-à-vis de l'optimisme postconciliaire, où il prend acte de l'échec de l'humanisme athée : désormais face au nihilisme qui menace la société surtout occidentale, il n'y a pas d'autre recours que la foi qui libère justement la raison.

 

4. Une herméneutique de continuité pour l'interprétation de la Tradition de l'Eglise (dans laquelle s'insère l'enseignement du dernier Concile) : au sensationnalisme de l'herméneutique de la rupture, chère à certains théologiens modernistes, Benoît XVI préfère l'humilité qui consiste à repérer les constantes de ce que l'on pourrait appeler le développement organique de la Tradition.

 

Pro Liturgia

Les Evangélistes nous donnent le témoignage de très nombreux miracles de Jésus, et nous restons impressionnés par la puissance de Dieu qui se manifeste en guérissant les malades, en libérant ceux qui sont possédés par le Démon, en ressuscitant les morts, en dominant les forces de la nature… C’est une merveille à nos yeux, celle qui se révèle dans ces interventions de Dieu dans l’histoire. Aujourd’hui comme à cette époque, nous sommes fascinés par cette action du Seigneur, opérant dans l’Eglise, en faveur de ses enfants les plus nécessiteux. La stupeur devant ces événements extraordinaires ne doit toutefois pas nous faire croire que Dieu n’agit que de manière extraordinaire, comme c’est le cas précisément durant le miracle.

 
 
 
Le Seigneur travaille sans cesse (cf. Jean 5, 17), mais nous ne nous en apercevons pas, ou mieux, nous ne sommes pas capables de saisir et d’accueillir les signes de cette œuvre divine, parce que nous ne lui donnons pas de place. L’âme humble et ouverte à la grâce, accueille Dieu qui travaille en elle et autour d’elle, mais l’homme replié sur son propre péché devient imperméable à cette action de Dieu, qui pénètre et qui change seulement ceux qui se laissent envelopper par elle sans y résister. Les Apôtres en savent quelque chose ! Ils ont dû apprendre, avec difficulté, à faire une place à Jésus, à mettre de côté leur égoïsme, à ne pas se comporter en patrons sur les autres, à devenir des serviteurs accueillants de la grâce qui transforme, pour devenir des créatures nouvelles. A partir du jour où le Seigneur est entré dans leur vie, tout devait changer : ni plus ni moins de tout ce qui est nécessaire qu’il se passe en nous, disciples du Christ du troisième millénaire. Jésus, en effet, est le même qu’il y a deux mille ans, et l’homme aussi. Les exigences de la conversion sont actuellement les mêmes qu’au temps des Apôtres, qui s’enthousiasmaient quand ils voyaient les miracles, et étaient abattus quand Jésus « dormait » dans leur barque, ayant peur de couler à pic. Exactement comme cela se passe avec nous ! Les Apôtres ont dû apprendre à mettre leur confiance dans le Seigneur, quand son action était évidente tout comme lorsqu’elle ne l’était pas ; à mettre leur confiance en Lui, dans la lumière comme dans l’obscurité, quand ils comprenaient quelque chose tout comme lorsqu’ils ne comprenaient pas. Il en est précisément de même de nos jours ! L’Evangile ne change pas, parce qu’il est Parole Divine et non humaine. Ce que Jésus a demandé au jeune homme riche qui voulait le suivre, il le demande aujourd’hui à ceux qui veulent le suivre. Si nous accueillons Son annonce, nous ferons l’expérience de la puissance de la grâce divine, comme en ont fait l’expérience tous ceux qui, il y a deux mille ans, ont mis leur confiance en Lui ! Aujourd’hui comme en ce temps-là, la Vérité demeure valable, selon laquelle celui qui veut s’affirmer lui-même ne pourra pas devenir transparence de Jésus : « Celui qui veut être mon disciple, qu’il renonce à soi-même… ». A nous aussi, comme aux Apôtres, le Seigneur, sachant combien nous sommes réticents pour croire, répète cette leçon, frappe à la porte de notre conscience pour faire entendre sa voix, il cherche à se faire ouvrir la porte. Mais la porte de notre cœur est rouillée, elle a du mal à s’ouvrir à une autre perspective : donner pour recevoir, diminuer pour croître. Dans l’âme d’un vrai disciple, en effet, le Christ doit croître, et non pas n’importe qui. Quand Jésus vit dans une âme c’est « une toute autre musique » ! Non pas faite de notes mises ensemble par une vie dépensée pour soi-même, au détriment des autres. Ce sont les notes d’une harmonie indicible, d’une vie qui répand le parfum de la charité du Christ, comme le déclare l’Apôtre : « Nous sommes la bonne odeur du Christ » (2 Corinthiens 2, 15). La vie des Saints dégage ce parfum qui, même après des années et des années, continue à se répandre et, si nous sommes vigilants, si nous vivons nous aussi la dynamique de la charité, alors cette onction suave changera notre cœur. L’exemple des Saints nous pousse à nous ouvrir toujours plus à Dieu. Le Serviteur de Dieu Jean Paul II a répandu tellement ce « parfum » qu’il continue de nos jours.
 
Le Pape Benoît XVI, à l’occasion du 2ème anniversaire de la mort de Jean Paul II, a parlé de ce parfum : « Le "parfum" de son amour "a empli la maison" (Jn 12, 3), c'est-à-dire toute l'Eglise. Certes, nous en avons profité, nous qui avons été proches de lui et nous en rendons grâces à Dieu, mais tous ceux qui l'ont connu de loin ont également pu en profiter, parce que l'amour du Pape Wojtyla pour le Christ s'est déversé, pourrait-on dire, dans toutes les régions du monde, tant il était fort et intense. L'estime, le respect et l'affection que les croyants lui ont exprimés à sa mort n'en sont-ils pas le témoignage éloquent ? Saint Augustin écrit, en commentant ce passage de l'Evangile de Jean : ”La maison s'emplit de ce parfum; c'est-à-dire que le monde s'est empli de la bonne nouvelle. Le bon parfum est la bonne nouvelle... Par le mérite des bons chrétiens, le nom du Seigneur est loué" (In Io. evang. tr. 50, 7). C'est bien vrai: l’intense et fructueux ministère pastoral, et plus encore le calvaire de l'agonie et la mort sereine de notre bien-aimé Pape, ont fait connaître aux hommes de notre temps que Jésus Christ était véritablement son "tout" » (Benoît XVI, Homélie, 2 avril 2007). Que la Vierge Marie nous accompagne en ce temps de Carême, pour que, sur les cendres de notre égoïsme, s’élève très haut le désir de Dieu.
 

Fides

Le temps du Carême est particulièrement propice pour penser et méditer sur les « Fins Dernières » (Mort - Jugement - Ciel - Purgatoire - Enfer) et, naturellement, de manière toute particulière sur la mort, mais pas seulement sur la signification de la mort en général, mais sur la signification de notre mort en particulier. A cette heure-là, que Dieu seul connaît, le temps terrestre s’arrêtera pour toujours, et ne sera plus en notre possession : nous entrerons dans un « temps » dans lequel nous nous trouverons en dehors de l’espace pour entrer dans la Béatitude Eternelle !

 

 

 

 

Pourquoi la pensée de la mort est-elle souvent étrangère quand, au contraire, elle devrait toujours être présente, particulièrement en ces moments de réflexion personnelle, où nous nous remettons nous-mêmes en question ? Nous réfléchissons sur tout en dehors de cette heure-là, et même, on n’en tient pas compte, elle est devenue un tabou pour nous-mêmes aussi. La vie nous a été donnée pour être vécue dans sa totalité, et la mort ne doit donc pas être comprise comme si elle était « en dehors » de notre vie. Chacun d’entre nous, en effet, suit un parcours terrestre avec un début et une fin : la naissance et la mort. En rendant visite au cimetière, que, dans certaines langues on appelle le « champ des saints », et en s’arrêtant devant une tombe, nous lisons deux dates, mais celle qui compte le plus est la deuxième, celle du départ, ou mieux de « la Naissance au Ciel ! ». On devrait penser beaucoup plus à ce jour mystérieux, non seulement comme étant une étape, mais comme l’étape finale, l’étape décisive à laquelle on devrait se préparer plus consciencieusement. Le but, en effet, s’approche en effet chaque un peu plus, et quand nous devrons passer ce seuil, il serait bon que chacun d’entre nous se présente avec la robe blanche de la vie éternelle. Malheureusement, le monde associe la pensée de la mort à un événement purement naturel ; pour le monde, arrivé à ce point, il n’y a que la terre, et c’est tout ! Le monde, a cause d’une idéologie erronée éloigne le plus possible l’idée de la mort, parce qu’il est convaincu que la mort enlève tout à l’homme en ne lui donnant rien en échange. Depuis toujours, le monde parle de la mort comme d’une rencontre avec le néant. C’est là le raisonnement du monde, c’est la prison mentale du non croyant ; mais, pour un chrétien, la mort n’est pas une absurdité, ce n’est pas entrer dans le néant, c’est acquérir la vie qui est éternelle. Il existe de nombreux moyens par lesquels le païen cherche à exorciser la pensée et la réalité de la mort ; mais un croyant, résolument en marche vers la Pâque, peut-il s’abstenir de penser à sa propre mort, comme si cette réalité ne pouvait pas le concerner ? Non, c’est évident ! Il faut pour tous une conversion sérieuse, il s’agit de passer d’une mentalité terrestre à une mentalité surnaturelle, en adhérant de tout son être à la vérité sûre que cette heure est le moment de la plus grande visitation : Dieu lui-même nous visitera ! Combien d’illusions terrestres cesseraient si nous pensions vraiment à notre mort !

 

L’heure de cette rencontre spéciale, le jour et le lieu, sont déjà marqués sur le calendrier de notre Seigneur. Chacun de nous y est inscrit, sur le registre de la vie éternelle. A cette heure, comme nous l’a affirmé Jésus, il viendra Lui-même en personne pour nous prendre et nous emporter avec lui (cf. Jean 14, 3). Comme la pensée de notre propre mort devient alors belle et consolante pour un chrétien, malgré la peur. Ce n’est pas une chute libre vers l’abîme du néant, mais c’est se laisser aller définitivement, en toute confiance, dans l’océan infini de la Miséricorde de Dieu. Comment se préparer de la meilleure manière à notre mort ? En tout premier lieu par une conversion quotidienne et sincère. Le Carême est un temps propice pour cela, et la Vierge Marie nous accompagne dans le chemin de ce grand Exode vers la Terre Promise , le Paradis. Chaque fois que nous récitons « l’Ave Maria », nous demandons précisément à la Sainte Vierge de faire quelque chose de très important pour notre passage : nous lui disons : « maintenant et à l’heure de notre mort ». Qu’il en soit ainsi. Quand nous récitons le Chapelet, la pensée de notre mort non seulement nous revient en mémoire, et reparaît à l’horizon de nos jugements quotidiens ; mais la joie de la sollicitude de Marie à notre égard nous tranquillise, parce que nous sommes certains que cette Maman fera en sorte que notre « sœur la mort corporelle » ne nous prenne pas au dépourvu pour la grande visite de Dieu, le jour de ce banquet très spécial, quand Notre Seigneur sera notre hôte. Un cantique italien intitulé « quand je frapperai à ta porte » déclare : « Seigneur… j’aurai des fruits à t’apporter, j’aurai des paniers de souffrances, j’aurai des grappes d’amour. J’aurai aimé beaucoup de gens, j’aurai des amis à retrouver et des amis pour qui je prierai » ! Quand le Seigneur frappera à notre porte, il y aura une Maman qui l’ouvrira, et, en accueillant son Fils Ressuscité, comme personne d’autre qu’Elle ne sait le faire, Elle nous présentera à Lui et Lui dira : « Voilà ce fils que tu m’as donné du haut de la Croix ». 


Fides

L'évêque de Thèbes, Mgr Iéronimos, 70 ans, a été élu jeudi archevêque d'Athènes et chef de l'Eglise de Grèce, pour succéder à Mgr Christodoulos, décédé la semaine dernière...

 
 
Jusque là évêque de Thèbes, Mgr Hiéronimos a été élu jeudi 7 février archevêque d'Athènes et primat de l’Église orthodoxe de Grèce, pour succéder à Mgr Christodoulos, décédé le 28 janvier. Agé de 70 ans, Mgr Hiéronimos a été élu à la majorité des voix et au second tour, par le saint-synode, l’instance suprême de cette Eglise, composé de 77 archevêques. Né dans la commune de Inofita en Béotie, Ioannis Liapis, de son nom civil, a suivi des études d'archéologie et de théologie à l'Université d'Athènes puis à Gratz (Autriche) et Munich (Allemagne). Il est l'auteur de plusieurs livres de théologie et d'histoire. Evêque de Thèbes depuis 1981, il s'était déjà porté candidat à la tête de l'Eglise de Grèce lors du précédent scrutin, en 1998.

La saint Valentin, c’est la fête des amoureux ; pour autant, ce n’est pas une fête que pour les amoureux ! Un jour dans l’année, à l’occasion de la fête de ce saint thaumaturge, nous sommes invités à rendre grâce pour le sentiment amoureux que Dieu fait souffler sur notre monde depuis la nuit des temps. Directement ou indirectement, aucun de nous n’est étranger à cette force de vie qui fait participer l’homme au dessein de Dieu et que chacun de nous est appelé à célébrer !

 

 

- A la saint Valentin, remercions Dieu pour les amours passés et leur fécondité :

  • - Ceux que nous avons connus, qui - malgré peut-être les souffrances et les épreuves d’une séparation ou d’un deuil - nous ont fait avancer, ont modelé nos cœurs à la dimension d’un autre, nous ont appris à nous donner.
  • - Ceux dont nous sommes le fruit : Les couples d’amoureux dont nous descendons (parents, grands-parents) mais aussi les autres qui nous ont accompagné, guidé, façonné,... 


 

- A la saint Valentin, prions le Seigneur pour l’amour à venir et ses promesses : 


 

- A la saint Valentin, rendons grâce à Dieu pour les couples d’amoureux, source de joie !

  • - Celui que nous avons peut-être la chance de former. Profitons-en pour confier notre valentin ou notre valentine à Dieu et lui demander de le bénir, et de venir habiter notre couple.
  • - Mais aussi, plus largement, pour tous ces couples d’amoureux que nous croisons, les jeunes et les moins jeunes ; ceux qui, par leurs regards, leurs baisers échangés, leurs mains enlacées laissent, dans leur sillon, un parfum de tendresse, de joie, d’espérance … Une trace de la présence de Dieu au milieu de nous !

Benoît XVI a choisi de réformer la prière pour la conversion des juifs contenue dans le missel tridentin en y retirant les appels contestés à « soustraire ce peuple de ses ténèbres » et de « l’aveuglement ». Cette décision a été communiquée par le biais d’une note de la secrétairerie d’Etat du Saint-Siège publiée en première page de L’Osservatore Romano, dans l’après-midi du 5 février 2008…

 
 
 
Cette note est ainsi rédigée : « En référence aux dispositions contenues dans le Motu proprio Summorum Pontificum du 7 juillet 2007 concernant la possibilité d’utiliser la dernière version du Missel Romain, antérieure au Concile Vatican II, publiée en 1962 avec l’autorité du bienheureux Jean XXIII, le Saint-Père a décidé que l’Oremus et pro Iudaeis de la liturgie du Vendredi Saint contenu dans ce missel sera remplacé par le texte suivant » : "Oremus et pro Iudaeis, Ut Deus et Dominus noster illuminet corda eorum, ut agnoscant Iesum Christum salvatorem omnium hominum. Oremus. Flectamus genua. Levate. Omnipotens sempiterne Deus, qui vis ut omnes homines salvi fiant et ad agnitionem veritatis veniant, concede propitius, ut plenitudine gentium in Ecclesiam Tuam intrante omnis Israel salvus fiat. Per Christum Dominum nostrum. Amen." La nouvelle prière appelle toujours à la conversion des juifs. Elle invite ainsi à prier « afin que Dieu et notre Seigneur illumine » le cœur des juifs et afin qu’ils connaissent Jésus-Christ, sauveur UNIQUE de tous les hommes. Elle demande ensuite à Dieu de permettre « que tout Israël soit sauvé en faisant entrer la foule des gens dans (son) Eglise ». Ce texte devra être utilisé à partir de cette année, dans toutes les célébrations de la liturgie du Vendredi Saint avec le Missel Romain, précise encore la note datée du 4 février 2008. Elle a ainsi été publiée à la veille de l’entrée de l’Eglise catholique dans le temps liturgique du Carême et à l’approche de la semaine sainte et des fêtes de Pâques. (réaction du cardinal Kasper)

« Quelque chose est en train de bouger dans notre vieille Europe. Les chrétiens commencent à répondre au lieu de tout accepter de tout le monde. Ils manifestent dans la rue. Pas avec des slogans agressifs et encore moins avec violence. Ils viennent, nombreux et paisiblement, en grand nombre. De si grand nombre que les medias ont tendance à revoir les chiffres à la baisse. En janvier, à Madrid une gigantesque « Journée pour la Famille » a été célébrée. Cette démonstration paisible sopposait à la politique antifamiliale du gouvernement Zapatero qui a introduit le « divorce express » et les « mariages homosexuels ». Presque deux millions de personnes étaient rassemblées, et de nombreux media en Europe nont mentionné que 150 000 participants. Le pape Benoît XVI avait été invité à tenir un discours dans une des universités les plus grandes dItalie. Certains professeurs et étudiants protestèrent et annoncèrent quils interrompraient le discours parce que le Pape est intolérant et ultra conservateur. Le pape annula sa visite. Dimanche dernier, 200 000 personnes, et parmi eux de nombreux jeunes, vinrent à sur la place Saint Pierre pour montrer leur soutien au Pape de manière paisible et cordiale.

 
Jésus a dit à ses disciples de tourner lautre joue. Mais il a aussi questionné celui qui agit injustement : « pourquoi me frappes tu ? ». Les chrétiens en Europe commencent à questionner leur adversaires soi-disant tolérants : pourquoi attaquer lEglise, c'est-à-dire nous ? Que faisons nous de mal quand nous défendons la famille, le droit à la vie et aidons ainsi lEurope à avoir des enfants, c'est-à-dire un futur ? »
 
Extrait de « Réponses » par le Cardinal Christophe Schönborn, 25 janvier 2008

« L’Eglise n’a pas d’autre Parole à dire que le Christ, ni d’autre richesse que le Christ, ni d’autre pouvoir que celui du Christ, qui est venu pour servir et non pour être servi. Cette Parole l’Eglise ne la taira jamais, même si de nombreux pouvoirs dans ce monde voudraient la voir réduite aux seuls espaces sacrés, ne la laissera jamais mourir ».
 

 
 
 
C’est ce qu’a affirmé le Cardinal Antonio Cañizares Llovera, Archevêque de Tolède (Espagne), dans l’homélie de la Messe de dimanche 3 février, célébrée dans la Cathédrale de Tolède. « Cette richesse, l’Eglise ne la dilapidera pas, ne s’arrêtera pas de la partager avec les hommes, ne cessera de l’offrir à tous. Elle ne renoncera jamais d’autre part, à la force de Jésus-Christ qui consiste à servir les hommes, à les aider, à les aimer et à les défendre. Car l’Eglise n’a pas d’autre parole, pas d’autre richesse, pas d’autre force que le Christ, et rien ne l’intéresse sinon servir l’homme et parier sur lui. C’est pourquoi l’Eglise défendra toujours la vie humaine dans toutes les phases de son existence, de sa conception jusqu’à sa mort naturelle, proclamera sans arrêt et revendiquera en toute circonstance la dignité et l’inviolabilité de tout être humain et les droits fondamentaux qui lui correspondent, y compris les droits de la liberté de conscience, de la liberté religieuse et de la liberté de l’éducation dans toutes leurs extensions, proclamera en tout temps et en toute occasion l’Evangile et la Vérité de la famille, demandant à tous de travailler en ce sens. L’Eglise accomplira toujours cette mission bien que cela puisse comporter des peines, des insultes et des offenses, et bien qu’elle puisse être l’objet de jugements faux et inopportuns ».
 
Commentant l’Evangile des Béatitudes, le Cardinal archevêque de Tolède a rappelé qu’en celles-ci Jésus nous montre « la Vérité de l’homme appelé au bonheur plein et total, aimé par Lui jusqu’à au bout et rendu participant de sa grandeur et de sa dignité, le but et la vocation à laquelle il est appelé. Les Béatitudes promises nous placent par conséquent face à des choix moraux décisifs ». C’est précisément ce que l’Eglise enseigne, et c’est ce que « la hiérarchie de l’Eglise en Espagne, vos évêques, souvent attaqués, rejetés et quotidiennement critiqués, transmettent depuis toujours ». En effet, la raison dernière des Instructions et des Communiqués (+) (+) diffusés par la Conférence épiscopale espagnole ces dernières années « est la Vérité de l’Evangile, qui ne doit jamais se taire pour servir les hommes, un service qui demande avant tout obéissance à Dieu ».
 

Mgr Elio Sgreccia, président de l’Académie pontificale pour la vie, a dénoncé l’expérimentation en Grande-Bretagne d’une technique de procréation artificielle qui permettrait à une femme d’avoir des enfants sans le concours de l’homme. Mgr Sgreccia dénonce “une espèce de délire“ et s’en inquiète…

 
 
 
Des biologistes britanniques se disent ainsi prêts à entamer d’ici deux mois des expériences, dont l’enjeu serait, à leurs yeux, d’aider l’humanité à surmonter le problème de la stérilité, et à terme de créer un système de reproduction « unisexe ». Le président de l’Académie pontificale pour la vie, Mgr Elio Sgreccia, a ainsi évoqué sur les ondes de Radio Vatican une « manipulation de la sexualité et l’élimination complète du facteur inter-sexuel pour la procréation : une procréation, donc, asexuelle ». Selon le prélat, c’est la dernière dérive d’une procréation artificielle qui fait abstraction, non seulement de l’union homme-femme d’un point de vue affectif, mais aussi biologique. « Ceci a naturellement des retombées sur le plan éthique et (…) aussi sur le plan politique ». Il a émis la crainte qu’un jour, le pouvoir politique puisse pousser la recherche ainsi que la technique de la procréation artificielle vers la production d’êtres humains sans « le besoin de l’union homme-femme ».
 
Mgr Sgreccia a dénoncé « cette espèce de délire » qui pourrait mener à « une production de l’homme comme on le voudrait et en même temps la transformation de la sexualité et l’abrogation de la famille ». « Toutes ces tentatives d’une science qui (…) est contre nature, sont contre la structure de la personne humaine qui est sexuée et qui a une procréation à travers l’union des deux sexes ». « J’espère que c’est un délire mental, que cela restera comme tel et ne sera jamais réalisé », a-t-il conclu.

  

Paul VI

 

liturgiecommunion« Un autre motif de douleur et d'appréhension Nous est donné par les cas d’indiscipline qui, dans différentes régions, se répandent dans les manifestations du culte communautaire et prennent parfois des formes volontairement arbitraires, souvent totalement différentes des normes en vigueur dans l’Eglise. (...) Nous Nous adressons aussi au clergé et à tous les fidèles, afin qu'ils ne se laissent pas envahir par des velléités d’expériences fantaisistes, mais qu'ils cherchent plutôt à donner un caractère de perfection et de plénitude aux rites prescrits par l'Eglise. (...) Mais ce qui est pour Nous une cause encore plus grave d'affliction, c'est la diffusion de la tendance à « désacraliser », comme on ose le dire, la liturgie (si encore elle mérite de conserver ce nom) et avec elle fatalement le christianisme. Cette nouvelle mentalité, dont il ne serait pas difficile de retracer les origines troubles, et sur laquelle cette démolition du culte catholique authentique essaye de se fonder, implique de tels bouleversements doctrinaux, disciplinaires et pastoraux, que Nous n'hésitons pas à la considérer comme aberrante. » (Allocution au Consilium de liturgie, le 19 avril 1967)

 

 

 

Jean-Paul II

 

« Tout prêtre qui offre le Saint Sacrifice doit se rappeler que, pendant ce sacrifice, ce n'est pas lui seulement avec sa communauté qui prie, mais c'est toute l'Eglise qui prie, exprimant ainsi, notamment en utilisant le texte liturgique approuvé, son unité spirituelle dans ce sacrement. Si quelqu'un voulait appeler une telle position « uniformisme », cela prouverait seulement l'ignorance des exigences objectives de l'unité authentique, et ce serait un symptôme d'individualisme dangereux. La subordination du ministre, du célébrant, au « Mysterium» qui lui a été confié par l'Eglise pour le bien de tout le peuple de Dieu, doit aussi trouver son expression dans l'observation des exigences liturgiques relatives à la célébration du Saint Sacrifice. Ces exigences portent, par exemple, sur l'habit, et en particulier sur les ornements que revêt le célébrant. (...) Négliger les prescriptions liturgiques peut être interprété comme un manque de respect envers l'Eucharistie, éventuellement dicté par l'individualisme ou par un défaut de sens critique au sujet des opinions courantes, ou par un certain manque d'esprit de foi. » (Lettre Dominicae Cenae, le 24 février 1980) « A côté de ces bienfaits de la réforme liturgique, il faut reconnaître et déplorer certaines déviations, plus ou moins graves, dans son application. On constate parfois des omissions ou des ajouts illicites, des rites inventés hors des normes établies, des attitudes ou des chants qui ne favorisent pas la foi ou le sens du sacré, des abus dans la pratique de l’absolution collective, des confusions entre le sacerdoce ministériel, lié à l’ordination, et le sacerdoce commun des fidèles, qui a son fondement dans le baptême. On ne peut tolérer que certains prêtres s’arrogent le droit de composer des prières eucharistiques ou de remplacer les textes de l’Ecriture sainte par des textes profanes. Des initiatives de ce genre, loin d’être liées à la réforme liturgique elle-même, ou aux livres qui en sont issus, lui contreviennent directement, la défigurent et privent le peuple chrétien des richesses authentiques de la liturgie de l’Eglise. » (Lettre Vicesimus quintus annus, le 4 décembre 1988.) « Il n'y a pas de doute que la réforme liturgique du Concile a produit de grands bénéfices de participation plus consciente, plus active et plus fructueuse des fidèles au saint Sacrifice de l'autel. (...) Malheureusement, à côté de ces lumières, les ombres ne manquent pas. Il y a en effet des lieux où l'on note un abandon presque complet du culte de l’adoration eucharistique. A cela s'ajoutent, dans tel ou tel contexte ecclésial, des abus qui contribuent à obscurcir la foi droite et la doctrine catholique concernant cet admirable Sacrement. » (Encyclique Ecclesia de Eucharistia vivit, le 17 avril 2003)

 

 

 

Benoît XVI

 

« En soulignant l'importance de l’ars celebrandi, on met par conséquent en lumière la valeur des normes liturgiques. L'ars celebrandi doit favoriser le sens du sacré et l'utilisation des formes extérieures qui éduquent à un tel sens, comme par exemple l'harmonie du rite, des vêtements liturgiques, de l'ameublement et du lieu sacré. Là où les prêtres et les responsables de la pastorale liturgique s'emploient à faire connaître les livres liturgiques et les normes liturgiques en vigueur, mettant en évidence les grandes richesses de la Présentation générale du Missel romain et de la Présentation des Lectures de la Messe, la célébration eucharistique en tire profit. Dans les communautés ecclésiales, on croit peut-être déjà les connaître et pouvoir porter un jugement éclairé sur elles, mais, souvent, il n'en est pas ainsi. (...) L’attention et l’obéissance à la structure propre du rite, tout en exprimant la reconnaissance du caractère de don de l'Eucharistie, manifestent la volonté du ministre d'accueillir, avec une docile gratitude, ce don ineffable. » (Exhortation apostolique Sacramentum Caritatis, le 22 février 2007) « J’ai constaté combien les déformations arbitraires de la Liturgie ont profondément blessé des personnes qui étaient totalement enracinées dans la foi de l’Eglise. » (Lettre aux évêques qui accompagne le Motu proprio Summorum pontificum, le 7 juillet 2007)

« Convertissez-vous car le royaume des Cieux est proche » (Matthieu 3, 2). L’invitation de Jésus à la conversion est toujours actuelle pour un chrétien en marche sur la voie de la perfection évangélique. La grande Thérèse d’Avila rappelait à ses moniales qu’elles étaient entrées au couvent non pour une vie facile, mais pour combattre. Ce combat spirituel, toutefois, ne concerne pas seulement les religieuses et les prêtres, mais tous les fidèles. Il faut en effet toujours combattre contre le vieil homme, contre notre propre égoïsme qui n’accorde pas de trêve à l’homme nouveau. Jésus en parle clairement : « Celui qui veut être mon disciple, qu’il renonce à lui-même… ».

 
 
 
Le disciple du Christ connaît bien la dynamique du renoncement, qui ouvre l’âme à la charité, don de Dieu par excellence. Sans cette dynamique, il n’y a pas d’amour authentique, ni la possibilité d’être disciple. C’est une « dynamique » parce que c’est un « chemin » continu à un « devenir », afin que Jésus « devienne » dans le disciple, jusqu’à ce que ce dernier parvienne à l’état d’homme parfait, dans la mesure qui convient à la pleine maturité du Christ (Ephésiens 4, 13), comme l’explique de manière stupéfiante Saint Paul. Dans l’Evangile, nous trouvons les paroles lapidaires du Christ : « Si vous ne vous convertissez pas, et si vous ne devenez pas comme de petits enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux » (Matthieu 18, 3). C’est là le « devenir » des Saints, qui sont les disciples par excellence du Seigneur ! Ils ont compris que l’homme parfait croît seulement si meurt le vieil homme, et vice versa. Dans cette lutte entre les deux, il ne peut y avoir qu’un vainqueur : l’égoïsme, qui est la dynamique du vieil homme, ou la charité qui est la dynamique de l’homme nouveau. Les deux dynamiques ne peuvent coexister. L’égoïsme en effet ne laisse pas de place à la charité, et cette dernière, à son tour, dans l’âme qui se renie elle-même, se répand aux dépens de l’amour propre, en vainquant les résistances elle ouvre le cœur à la liberté : la liberté de la charité, la liberté de l’homme libéré par le Christ, racheté par Son Amour. Jean Baptiste décrit la dynamique de l’homme nouveau, quand il déclare : « Il doit croître et moi je dois disparaître ». En d’autres termes, si nous voulons faire croître la grâce du Christ en nous, c’est-à-dire la charité de Dieu, nous devons renoncer à nous-mêmes ! Au fond, la dynamique du renoncement est conséquente, elle est logique : comment puis-je parvenir à me libérer de moi-même si je continue à me posséder ? Je ne puis pas me libérer de mes ambitions si ce n’est en y renonçant, et, plus elles frappent à la porte, plus je devrai les repousser. Si je ne le fais pas, je succombe à elles, et je perds Jésus, qui me veut libre pour me remplir de Lui ! Plus nous aimerons l’homme nouveau, et plus nous oublierons le vieil homme, avec son désir de paraître, de valoir, de pouvoir…
 
C’est en ces termes précisément que Saint Paul enseigne dans Lettre aux Ephésiens : « Mais vous, ce n’est pas ainsi que vous avez appris à connaître le Christ, si du moins vous l’avez reçu dans une prédication et un enseignement conformes à la Vérité qui est en Jésus, à savoir qu’il faut abandonner votre premier genre de vie et dépouiller le vieil homme, qui va se corrompant au fil des convoitises décevantes, pour vous renouveler par une transformation spirituelle de votre jugement et revêtir l’Homme nouveau, qui a été créé selon Dieu, dans la justice et la sainteté de la Vérité » (Ephésiens, 4, 20-25). Jésus va à la rencontre de chacun pour le revêtir de Lui-même, de Ses vertus, pour le transformer en créature nouvelle, en la créature vraie qu’elle est destinée à devenir. Au fond, l’homme nouveau, c’est Jésus en nous, alors que le vieil homme est le « moi » qui se passe de Dieu, le « moi » trompeur, le faussaire ! Combien est fausse, en effet la perception de ce vieil homme, combien est falsifiée la perspective de son « moi » fermé sur lui-même ; la vision de la réalité est totalement différente de celle de l’homme nouveau. Il suffit de penser à la mort ! Combien est opposée la vision des deux : l’homme nouveau la voit comme un passage, un saut définitif dans l’éternité, alors que l’autre, le vieil homme, fait mine de ne pas la voir, il l’ignore, il la renvoie, comme si elle ne le concernait pas. Faussée par son propre « moi », la réalité des choses est tout autre chose que ce qu’elle est devant Dieu. La logique de l’égoïsme, du « moi » fermé sui lui-même, qui n’est pas libéré par Dieu, fausse la perception de la réalité. Dieu nous a créés pour Lui-même, il nous a créés pour le bonheur éternel, il a mis en nous une intelligence, une raison qui est destinée, réellement, à la pleine communion avec Son Intelligence, avec Sa Raison, avec Son Amour ! Mais, le vieil homme ne voit pas tout cela, il ne voit pas Dieu, parce qu’il voit seulement son propre horizon limité. Il nous vient à l’esprit le miracle de l’aveugle de Bethsaïde, qui est guéri par Jésus. Il le prit par la main, le conduit en dehors du village, lui mit de la salive sur les yeux, lui imposa les mains une première et une seconde fois, et il le guérit ainsi. L’évangéliste Marc dit, à la fin, à propos du pauvre aveugle : « Il fut guéri, et il voyait tout nettement de loin » (cf. Marc 8, 22-26). C’est ce qui se passe dans la conversion : il faut se laisser prendre par la main par Jésus, sortir de soi-même, se faite toucher par Sa Présence qui guérit, qui rend nouvelles les créatures, avec les yeux ouverts pour voir « les choses de loin », à la lumière de Dieu !
 

 

Liens (1)

 

 

 

 

 

 

logofc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







 

 

 

 

Intentions de prières

 

Actualité du livre

 

 

 

 


 

 

 

Admin / Twitter

oiseau-twitter2.gif

 

 

Depuis janvier 2006,
site administré par de
jeunes laïcs catholiques.
 
 
CONTACT
 

 


 

 
coolpape.jpg