Le Vatican publie un nouvel ouvrage sur la famille dans lequel il s’oppose à l’adoption d’enfants par des homosexuels et dénonce "le bricolage" des sociétés actuelles en matière de mariage et de sexualité. Le livre "Famille et procréation humaine - Commentaires sur le document du Conseil pontifical pour la famille" a été présenté lors d’une conférence, à Rome, le 15 janvier 2008. On y trouve entre autres les interventions du cardinal archevêque de Paris, André Vingt-Trois, et de Mgr Tony Anatrella, prêtre et psychanalyste…

 
 
 
Dans son article intitulé « un enjeu de la procréation : l’enfant a besoin d’un homme et d’une femme », Mgr Tony Anatrella regrette ainsi qu’une « conception morcelée et antinomique du sens de la famille laisse supposer que l’enfant pourrait se ‘faire’ en dehors d’un lien intime entre un homme et une femme ». ‘’L’homoparentalité’’ est un néologisme qui laisse entendre que l’on pourrait être parent à partir d’un seul sexe, explique le prêtre psychanalyste et spécialiste en psychiatrie sociale. « Le désir d’un enfant conçu sans sexe est une fantaisie qui repose sur un fantasme au cœur de la psychose, c’est-à-dire de la ‘déréalité‘ de l’engendrement humain », continue Mgr Anatrella. Ceci manifeste le déni de la différence sexuelle, le rejet de la sexualité procréative et l’exaltation d’un désir asexué de l’enfant, précise le prélat avant de noter qu’ « il n’y a que dans les contes de fées que les enfants sont conçus sans l’intermédiaire d’une expression sexuelle ». Dans une société où l’on privilégie davantage le désir des adultes, Mgr Anatrella constate que « l’enfant est devenu un bien de consommation ». Il juge alors que les responsables politiques sont prêts à céder à des revendications « dans le mépris de l’intérêt général ». Depuis plus de cinquante ans, affirme-t-il encore, la différence sexuelle est attaquée pour des raisons idéologiques et par ceux qui ne parviennent pas à l’accepter et à la vivre. Face au fait de dissocier la conjugalité de la parenté, la sexualité de la procréation, la procréation de l’identité sexuelle, Mgr Anatrella dénonce alors ces « clivages qui sont présentés comme de nouvelles libertés alors qu’ils brouillent l’élaboration de la différence sexuelle au bénéfice de la valorisation des orientations sexuelles ». Consulteur au Conseil pontifical pour la famille, le prélat français affirme enfin que la plupart des enquêtes sur le supposé ‘bien être’ des enfants élevés par des personnes homosexuelles restent limitées et ne sont guère crédibles. Il indique que, sur le long terme, ce système ‘d’adoption’ homosexuelle développera des personnalités qui auront du mal à se situer vis-à-vis des réalités de la vie. […]
 
Le nouvel ouvrage, de près de 300 pages, met en lumière la vertu de la chasteté conjugale et l’indissolubilité du mariage. Il s’oppose nouvellement aux manipulations génétiques, au clonage ou encore à l’accroissement des "attentats légalisés" contre la vie de l’enfant conçu ou du nouveau-né. En introduction, le cardinal Alfonso Lopez Trujillo regrette la pression du sécularisme et l’érosion d’une compréhension correcte du mariage et de la famille qui a entraîné une confusion des valeurs non négligeable.
 

Le lobby vient en effet de porter plainte contre l’évêque catholique de Tenerife, Mgr Bernardo Alvarez, pour des paroles qu’il a prononcées en stricte conformité avec la doctrine de l’Eglise…

 
 
 
Voici ce que Mgr Alvarez a déclaré lors d’une interview à journal espagnol fin décembre 2007, après avoir été questionné sur la homosexualité : « On doit aujourd’hui être très prudent, parce qu’on ne peut (plus) dire que quelqu’un est atteint de homosexualité. Ce n’est pas politiquement correct de dire que c’est une maladie, un manque de quelque chose, une déformation de la nature humaine elle-même. Quelque chose que tous les dictionnaires de psychiatrie disaient il y a 10 ans, on ne peut plus le prononcer aujourd’hui. […] Dans ce sens, ma visée est celle de l’Eglise : le plus grand respect des personnes, mais logiquement je crois que le phénomène de la homosexualité est quelque chose qui nuit aux gens et à la société. A la fin nous allons subir les conséquences, exactement comme d’autres civilisations l’ont fait ».
 
L’évêque dit ensuite que les enfants devraient être formés avec les vertus de masculinité et de féminité. Il défendit sa position en expliquant que les enfants doivent recevoir une formation pour éviter différentes pathologies, y compris le comportement violent.
 
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En France, depuis le XVIème siècle, on intercale traditionnellement un couplet

propre pour la Patrie (strophe composée et ajoutée par le Roi Louis XII en

l'année 1512 à la suite d'un vœu fait au cours des guerres d'Italie :

 

 

 

hostia2O salutaris Hostia,

Quæ cæli pandis ostium:

Bella premunt hostilia,

Da robur, fer auxilium.

O Victime salutaire,

qui nous ouvre les portes du ciel,

les armées ennemies nous poursuivent,

donne-nous la force, porte-nous secours.

 

O vere digna Hostia,

Spes unica fidelium:

In te confidit Francia;

Da pacem, serva lilium

O vraiment digne Hostie,

unique espoir des fidèles,

en toi se confie la France,

donne-lui la paix, conserve le lys.

 

Uni trinoque Domino

Sit sempiterna gloria,

Qui vitam sine termino

Nobis donet in patria. Amen.

Au Seigneur unique en trois personnes

soit la gloire éternelle ;

qu'il nous donne en sa Patrie

la vie qui n'aura pas de fin. Amen.

 

 

  

(Adaptation sur un Cherouvikon, VERSION KASTORSKY

(Enregistrée lors des JUVENTUTEM, année 2011)

    

(Enregistré à Paris, Paroisse St-Eugène-Ste-Cécile,

Fête-Dieu 2016) - VERSION DUGUET

  

…en Italie ! Sur 4.500 professeurs, la minorité extrémiste de la Sapienza (67 professeurs !) a réussi à faire annuler la visite de Benoît XVI ! Quant on sait que cette université a été fondée en 1303 par le pape Boniface VIII... A noter que l'indifférence des 4.433 professeurs restants est d'autant plus inacceptable.

 

« Soyez joyeux dans le Seigneur, mes bien-aimés, je le répète, soyez joyeux, car très peu de temps après la Solennité de la Naissance du Christ, voici que nous illumine la fête de sa manifestation. Celui que la Vierge a enfanté ce jour-là, le monde aujourd’hui l’a reconnu. En effet, le Verbe fait chair a si bien réglé les débuts de son entrée dans notre vie que la naissance de Jésus a été manifestée aux croyants et cachée à ses persécuteurs. Alors, les cieux racontèrent la gloire de Dieu et par toute la terre retentit la voix de la Vérité quand l’armée des anges apparut aux bergers pour leur annoncer la naissance d’un Sauveur, et que l’étoile précéda les mages pour les conduire à celui qu’ils venaient adorer. Ainsi, du levant au couchant, resplendit la génération du vrai roi puisque les royaumes de l’Orient apprirent par les mages la véracité des faits et qu’elle ne resta pas cachée à l’empire romain. Même la brutalité d’Hérode, qui voulait supprimer, dès ses premiers instants, un Roi qui lui était suspect, favorisait, à son insu, ce dessein divin. Tandis que, tout entier à son atroce forfait, il poursuivait un enfant qui lui restait inconnu, en massacrant indistinctement les nouveau-nés, la rumeur croissante racontait partout la naissance du souverain que le ciel avait annoncée, rumeur que la nouveauté du signe céleste et l’impiété d’un persécuteur très cruel rendaient à la fois plus manifeste et plus pressée de se répandre. C’est alors aussi que le Sauveur fut emporté en Égypte pour que ce peuple adonné à de vieilles erreurs soit marqué déjà par une grâce secrète en vue du salut tout proche et que, sans avoir encore rejeté de son cœur la superstition, déjà par son accueil il reçoive la Vérité. Reconnaissons donc, frères bien-aimés, dans les mages adorateurs du Christ, les prémices de notre vocation et de notre foi. Célébrons, l’âme débordante de joie, les débuts de notre bienheureuse espérance. Car, dès ce moment, nous commençons à entrer dans l’héritage éternel. Dès ce moment, les secrets des Écritures qui nous parlent du Christ se sont ouverts pour nous. La Vérité, que des Juifs, dans leur aveuglement, n’ont pas acceptée, a étendu sa lumière à toutes les nations. Honorons donc ce jour très saint où est apparu l’auteur de notre salut. Celui que les mages ont vénéré enfant dans son berceau, nous, adorons-le tout-puissant dans le ciel. Et tout comme ils ont offert au Seigneur, de leurs trésors, des dons à valeur symbolique, tirons, nous aussi, de nos cœurs, des présents dignes de Dieu ».

 

Sermon de Saint Léon le Grand, pape (Sermon 32, 2° pour l’Épiphanie, nn. 1-4: SC 22 bis, 218-225)

Mgr Elio Sgreccia, président de lAcadémie Pontificale pour la vie, a établi un rapprochement entre leuthanasie, lavortement et la peine de mort, dans une interview accordée le 11 janvier 2008 à Radio Vatican…

 
 
Il a ainsi appuyé le souhait de Benoît XVI que le projet de moratoire de l’Onu contre la peine capitale entraîne un débat international sur le caractère sacré de la vie. S’il n’est pas « licite » de supprimer ceux qui sont « coupables » de délits, a-t-il ainsi affirmé, « nous devons aussi nous demander pourquoi des innocents sont tués, comme c’est le cas pour les enfants qui ne sont pas encore nés, comme c’est le cas des mourants ». Interrogé sur la légalisation de l’euthanasie à travers le monde, Mgr Sgreccia a aussi dénoncé des « événements alarmants » comme « le cas des Pays-Bas, allant jusqu’à l’euthanasie des enfants, le cas de la Belgique, du Danemark et aussi d’un Etat américain, l’Oregon, etc.

Le 14 septembre 2007 en l'église Saint Patrick (Louisiane - Nouvelle Orléans - USA) :

 

 

 

 

 

 

 

Parmi les causes de la déchristianisation de notre pays, qui ne lui est pas propre mais qui est spécialement marquée en France, l’une d’entre elle est essentielle : le rôle désastreux joué par nombre de clercs et de « laïcs engagés » depuis quarante ans. En 1959 le Pape Jean XXIII convoquait le concile Vatican II, non pour révolutionner l’Eglise, mais pour renouveler son enseignement et la « dépoussiérer » dans un monde bouleversé par les tragédies du XXe siècle. Depuis le pontificat de Léon XIII le magistère s’était penché sur les nouvelles questions posées par la modernité, et dégageait patiemment des réponses adaptées aux profondes mutations engendrées par la société industrielle, puis par l’aboutissement de la philosophie idéaliste aux abominations communiste et nazie. L’Eglise catholique traumatisée par l’épisode révolutionnaire s’était montrée magnifiquement missionnaire au cours du XIXe siècle, en Europe et dans le reste du monde, mais restée figée dans certains réflexes que le temps avait rendus caricaturaux. Mes grands-parents se souviennent de prescriptions vécues comme des convenances religieuses détachées de toute signification véritable, telle cette jeune femme qui, rentrant après minuit d’un dîner entre amis, ne se brossait pas les dents de peur d’avaler une goutte d’eau et de violer ainsi la règle du jeûne eucharistique... Sans aucun doute était-il nécessaire de pratiquer une sérieuse révision de certaines pratiques, et de reconsidérer la place de l’Eglise dans le monde contemporain. C’était le souhait du Bienheureux Jean XXIII.

 

 

 

 

messe cuisineQuelles que soient les critiques qui l’ont accompagné et suivi, le Concile n’a rien de spécialement révolutionnaire : dans une allocution devenue célèbre, le Pape Benoît XVI parlait en 2005 de la nécessité de le lire selon une herméneutique de continuité, renvoyant dos à dos les concilophobes et les concilolâtres qui, chacun à leur manière, y voient une rupture avec le passé. Et si certains textes semblent aujourd’hui datés, s’ils ont mal vieilli et portent la marque de leur époque, si certaines formulations prêtent le flanc à une légitime critique, il n’y avait pas dans les écrits des pères conciliaires de quoi renverser l’Eglise, vider les sanctuaires et les séminaires, détourner les fidèles de la foi et de la pratique religieuse. Cinquante ans après, le constat est amer : chute dramatique des vocations sacerdotales, paroisses regroupées en ensembles hétéroclites, églises vides, pratique religieuse devenue ultra minoritaire, mise à néant de l’enseignement catéchétique, et j’en passe. Face à cette situation, certains accusent le Concile et en font la cause de tous ces maux, d’autres estiment au contraire que l’Eglise est plus vivante que jamais, qu’elle doit saisir la chance de se reconstruire selon des schémas à inventer, de préférence sans prêtres, et qu’elle irait encore plus loin dans son intégration au monde à condition d’avancer résolument dans la voie du progrès en renonçant à toutes les « vieilleries » qui l’encombrent et détournent les chrétiens authentiques de sa fréquentation. Les uns comme les autres considèrent non le Concile (qu’ils n’ont généralement pas étudié) mais le fameux « esprit du Concile », inventé de toutes pièces et accommodé à leur sauce, c'est-à-dire sans rapport aucun avec la volonté des pères. Une telle vision, fermement combattue par nos derniers papes, reste malheureusement très répandue, notamment parmi ceux que j’appelle les « vieillards contestataires » : évêques, prêtres et laïcs d’une autre génération, toujours largement aux commandes des églises diocésaines, et que l’âge peine à réduire en dépit des années qui passent. Les prêtres formés dans les années pré-conciliaires ont souvent reçu un enseignement plus formel que réel, peut-être en décalage avec la réalité du monde dans lequel ils vivaient. S’en sont suivis quelques drames, liés à des vocations douteuses, à un surinvestissement dans l’action sociale dont Michel de Saint Pierre a fait, en 1964, une si brillante peinture dans son roman « Les nouveaux prêtres ». Déjà à cette époque nombre de jeunes prêtres furent tentés par les illusions marxistes, parce qu’ils avaient remplacé la contemplation par l’action et jugeaient indispensable de prendre leur place dans les luttes pour la justice sociale sans prendre la mesure du caractère intrinsèquement pervers d’un communisme triomphant. Leurs successeurs ordonnés dans les années suivantes, entre 1965 et 1980, remplacèrent l’action par l’activisme. L’abandon du sacerdoce par nombre d’entre eux date de cette période (NDLR : entre 1964 et 1970, on estime qu’il y a eu environ 24.000 prêtres qui ont demandé à être réduit à l’état laïc !), qui vit aussi se développer la fameuse théologie de la libération en Amérique latine, et une large majorité d’évêques convaincus du bien fondé des analyses marxistes. 

 

 

Pendant ce temps, la réforme liturgique voulue par le concile Vatican II dans des termes très mesurés (constitution Sacrosanctum Concilium) était mise en œuvre avec une rare brutalité et dans une anarchie complète. Comme l’a rappelé un jour Benoît XVI, les fidèles ont dû apprendre à rejeter ce qu’ils avaient considéré comme sacré, et adopter de nouvelles habitudes auxquelles rien ne les avait préparés. Au long de ces années 1970, on vit les clercs abandonner l’habit sacerdotal pour se « fondre dans le monde », on vit prévaloir l’idéologie du « levain dans la pâte », bientôt devenue pâte sans levain, on assista à des célébrations stupéfiantes d’innovations, on retourna les autels, on vendit les ornements sacerdotaux, on démonta les confessionnaux, on remisa les tabernacles dans des chapelles éloignées, on brûla les prie-Dieu pour imposer la position debout, bref on désacralisa la liturgie de l’Eglise pour faire de la messe un repas convivial autocentré et objet des fantaisies les plus délirantes. Plus de catéchisme enseigné aux enfants, plus de confession régulière, plus d’adoration eucharistique, les manifestations de piété populaire ridiculisées, les dogmes de la foi oubliés : tout fut bouleversé du jour au lendemain sans que les futurs prêtres reçoivent la moindre formation sérieuse à leur ministère pastoral. Tout ceci fut l’œuvre en premier lieu des prêtres et des évêques, spécialement en France dont l’ancien fond gallican, vieux de huit siècles, ressurgit à la première occasion et justifie, aux yeux de ces clercs infidèles, que l’autorité du Siège Apostolique soit relativisée au nom d’une collégialité entre le Pape et les Evêques comprise comme une indépendance des conférences épiscopales. Souvenons-nous des paroles de Simone Veil, trente ans après le vote de la loi portant son nom ; elle déclara en substance qu’elle n’avait perçu aucun mouvement sérieux d’opposition de l’épiscopat français, qui aurait rendu bien plus difficile la légalisation de l’avortement. Sur un sujet aussi central dans une perspective anthropologique chrétienne, l’Eglise de France s’est tue... Sept ans après Humanae Vitae, soit une durée suffisante pour la lire et la méditer...

 

 

année70Et puis vint le coup de tonnerre du 22 octobre 1978 : « N’ayez pas peur ! » Coup de tonnerre dans une Eglise repliée sur elle-même, terrorisée par le monde qui l’entourait dans lequel, en dépit des belles paroles d’ouverture aux autres, elle n’osait plus être elle-même, spécialement dans nos pays de vieille chrétienté. N’ayez pas peur ! Grâce à l’activité inlassable de Jean-Paul II, à son enseignement d’une richesse inouïe, à son extraordinaire charisme aussi, nombre de catholiques ont repris confiance, et compris qu’ils devaient se tenir dans le monde non pas comme simple spectateurs, mais comme acteurs. Tout au long de son pontificat, le bienheureux pape polonais n’a cessé d’inciter le peuple de Dieu à aller de l’avant sans crainte et à investir tous les champs de la vie publique en proclamant leur foi à temps et à contretemps. Les résistances dans l’Eglise, et notamment en France, ont été sévères. Elles n’ont d’ailleurs pas disparu en 2012. Parce que Jean-Paul II dérangeait. Il bousculait les petites habitudes de ronronnement, les petites compromissions, les accommodements avec la vérité issue du Christ ; parce qu’il rejetait avec force le relativisme et toute forme de syncrétisme sans jamais rejeter les personnes, mais au contraire en nous invitant à les aimer. Bien des choses ont changé dans l’Eglise de France durant son pontificat et celui de son successeur. On a vu apparaître une nouvelle génération de prîtres, débarrassés des vieilles lubies de leurs prédécesseurs, reprenant l’habit sacerdotal, remettant l’adoration à l’honneur, menant leur troupeau avec constance et persévérance en dépit des attaques d’une société hostile. On a vu, ces dernières années, des évêques issus de ces jeunes prêtres des années 80 nommés dans les diocèses et secouer la poussière accumulée. On commence à les voir dans des manifestations telles que la Marche pour la vie, chose inconcevable pour la génération précédente. Ils s’expriment, souvent avec netteté. Mais ils sont encore minoritaires, encore soumis à une majorité frileuse et soucieuse de les réduire à un relatif silence. Peu à peu l’épiscopat se renouvelle, et c’est une chance pour l’Eglise de France. Simplement il faut être patient. Mais deux choses n’ont hélas pas encore changé : le rôle et la place de certains laïcs dans la vie des paroisses et des diocèses, et la liturgie sinistrée.

 

 

Intéressons nous à une paroisse ordinaire de n’importe quel diocèse français, une paroisse rurale ou urbaine. La forte diminution du nombre de prêtres, une réalité incontournable, a amené de nombreux laïcs à prendre des responsabilités dans la vie paroissiale. Cette démarche est légitime dès lors qu’il s’agit d’aider le prêtre dans les tâches qui ne relèvent pas spécifiquement de son ministère. Que le curé soit déchargé de certaines contingences matérielles, qu’il n’effectue pas la comptabilité de la paroisse, qu’il soit libéré de tâches d’entretien ou de secrétariat est indispensable. En revanche, il est intolérable que des laïcs prennent la place du prêtre et saisissent la moindre occasion pour s’octroyer un rôle qui n’est pas le leur, et qui sert surtout à les mettre en valeur ou à combler de vieilles frustrations relevant plus que la psychologie que de l’altruisme chrétien. Que se passe-t-il dans les paroisses ? Une équipe paroissiale, constituée de personnes dont la compétence est inversement proportionnelle à la bonne volonté a pris le pouvoir et gère intégralement la vie paroissiale. Catéchisme, agenda du prêtre, relations avec l’extérieur, accueil des personnes, préparation au mariage ou au baptême, célébration des funérailles, préparation des messes, service de l’autel et lectures, tout passe par des laïcs. Dans certaines paroisses, le prêtre est comme un invité, toléré parce qu’on ne peut le remplacer comme « distributeur de sacrements », sacrement qui deviennent d’ailleurs moins importants que l’autocélébration des laïcs en responsabilité. Cette situation est dramatique, parce que le prêtre passe au second plan, et que les paroisses sont devenues le champ d’investissement de personnes sans aucune légitimité. Qu’on pense aux funérailles. La plupart de nos concitoyens, même parmi ceux qui ont cessé toute pratique religieuse, font un dernier passage par l’église à l’heure de la mort. La célébration des funérailles n’est pas, en soi, un sacrement. Ce qui constitue le sacrement, c’est la célébration du sacrifice eucharistique, offert pour le défunt. Mais la cérémonie des funérailles est l’occasion non seulement de prier pour le défunt, mais aussi et surtout de rappeler qu’à l’heure de la mort, chacun d’entre nous est confronté à la vision intégrale de sa propre existence, au jugement par lui-même de sa vie et de l’amour qu’il a donné aux autres. Une telle célébration est donc le moment au cours duquel l’Eglise rappelle la notion des fins dernières, la responsabilité de l’homme pécheur et http://img.over-blog.com/300x304/0/21/41/34/liturgie/modernisme.jpgla miséricorde divine. C’est le rôle du prêtre. Face à la pénurie de prêtres, des laïcs, souvent encouragés par les évêques, ont commencé à « animer » la célébration des obsèques. La plupart en ont fait une sorte de « show », ouvert à toutes les lubies des familles, une sorte de célébration de la vie du défunt, accompagnée de textes profanes, de chansons contemporaines, d’allusions sinon païennes, au moins non chrétiennes, de déclarations douteuses, le tout dans une ambiance oscillant entre le spectacle télévisé et la mièvrerie larmoyante. Le plus grave est que ces laïcs accomplissent des gestes qui prêtent à confusion avec le rôle du prêtre : encensement, absoute, utilisation d’ornements fantaisistes, communion. Plus grave encore, les prêtres ont été peu à peu exclus de ces célébrations, au point qu’il leur est nécessaire parfois de négocier pour célébrer eux-mêmes les funérailles, quand la règle imposée dans le diocèse ne leur interdit pas purement et simplement de célébrer. Dans certains diocèses, on en est allé jusqu’à interdire officiellement la célébration des obsèques par un prêtre, y compris pour celles d’un confrère ! Ne marche-t-on pas sur la tête ? Autre exemple, les synodes diocésains qui se multiplient ces dernières années. Il s’agit de réunir les « laïcs engagés » pour les faire réfléchir aux orientations du diocèse, et leur faire prendre des décisions que l’évêque avalise ensuite.

 

 

Quelle est la légitimité de tels rassemblements, qui laissent penser à ceux qui y participent que l’Eglise est une démocratie dont les lois sont votées par la base ? C’est ainsi que des synodes sont réunis à seule fin de faire voter par le « peuple de Dieu » ce que l’évêque à d’ores et déjà décidé de promulguer, par exemple le fait de confier des paroisses à des laïcs. A l’occasion de ces rassemblements, dont les délégués sont soigneusement sélectionnés parmi les plus activistes des fidèles, des revendications éculées ressortent régulièrement : mariage des prêtres ou ordinations d’hommes mariés, assouplissement de la discipline sacramentelle à l’égard des divorcés-remariés, institution de ministères laïcs dotés de larges responsabilités, etc. Et l’organisation paroissiale en est profondément remaniée, pour imposer aux curés une structure artificielle et laïcisée dont les décisions ont force de loi dans la paroisse. Ce qui est notable dans cet envahissement par les laïcs de la vie ecclésiale, c’est l’âge avancé de ceux-ci. Pour la plupart il s’agit de gens retraités, voire très âgés, qui s’accrochent désespérément à une interprétation datant d’une quarantaine d’années des textes conciliaires, dont ils n’ont jamais lu une ligne, au nom de « l’esprit du Concile ». Trente-huit prêtres autrichiens ont récemment initié un mouvement de révolte contre l’autorité de l’Eglise. En France, dans quelques diocèses, des prêtres et des laïcs en responsabilité se sont joints à ce manifeste : tous des vieillards ! Pas un jeune prêtre, pas un jeune laïc, pas un responsable de mouvement d’évangélisation. Mais des personnes à la tête d’ectoplasmes tels que l’Action Catholique Ouvrière ou la JOC. C'est-à-dire le passé, les représentants d’une époque heureusement révolue. Que ces gens ne représentent qu’eux-mêmes est une évidence. Mais cela n’empêche que leur omniprésence au sein de structures diocésaines lourdement inutiles provoque une dépense de temps et d’énergie qui serait sans doute mieux employée à évangéliser, à susciter des vocations religieuses, à visiter les malades, à enseigner la doctrine de l’Eglise. Toutes actions qui nécessitent une solide formation, une foi profonde, des prêtres ou des diacres, en bref, tout ce dont ne veulent pas ces gens qui seraient ainsi marginalisés dans leurs postures conservatrices.

 

 

Finalement, et je ne suis pas l’auteur de cette formule percutante, nous connaîtrons une sortie de crise par le cercueil. Pendant ce temps, l’Eglise aura perdu des années d’apostolat utile, et des centaines de milliers de ces fidèles qui s’en vont sur la pointe des pieds, comme le disent ces contestataires, non parce que l’Eglise refuse de céder aux sirènes relativistes, mais bien parce qu’elle n’est pas assez présente pour élever les âmes et combler le vide d’existences abruties par le matérialisme ambiant. Il faut y penser. L’athéisme pratique de nos contemporains prend aussi sa source dans cette usurpation de fonctions.

 

Pro Liturgia

  
 
 
La Tradition nous apprend que Saint Remi naquit en 437 à Cerny-en-Laonnois, dans une famille pieuse et emplie de la crainte de Dieu. Son père, Émile, comte de Laon, fut dit-on un extraordinaire administrateur, tandis que sa mère, Sainte Céline, alliait toutes les qualités de mère et de grande dame. Très vite, Remi montra une grande piété et beaucoup d'humilité, en même temps qu'une grande intelligence. Vers sa vingtième année, il se claustra dans une petite maison proche du château de Laon où il continua d'étudier en menant une vie de prière, ne sortant que pour les offices et l'exercice de la charité. Sa réputation grandit au point que lorsque mourut Bennadius, évêque de Reims, le clergé et le peuple de cette ville demandèrent qu'il soit leur évêque bien qu'il n'eût que vingt-deux ans. Remi fit toutes les représentations possibles et imaginables pour échapper à l'élection. Rien n'y fit, les rémois n'en démordirent pas et répondaient à tout, jusqu'à ce que Dieu lui-même s'en vint ratifier leur choix lorsqu'Il envoya un rayon de lumière sur le front de Remi en l'embaumant d'un céleste parfum. Les gens de Reims enlevèrent alors l'élu et le firent sacrer comme XV° évêque de Reims. Il montra dès l'abord toutes les vertus des grands pontifes. Les miracles relevèrent encore l'éclat de sa sainteté. Il ne tarda guère à opérer des miracles comme délivrer des possédés de l'emprise du démon, rendre la vue aux aveugles, préserver de l'incendie et de la mort, changer de l'eau en vin et même ressusciter des morts. Il fonde les diocèses de Thérouanne, Laon et Arras et joue un rôle médiateur avec les Barbares.
 
Or, il advint que Clovis monta sur le trône des Francs. L'histoire de la Reine Sainte Clotilde nous a appris comment Clovis se tourna vers le Dieu des chrétiens. A la bataille de Tolbiac, il remporta la victoire grâce au "Dieu de Clotilde". Ce fut Saint Rémi qui acheva d'instruire le prince. Comme il lui racontait, d'une manière touchante, la Passion de Notre Sauveur, il s'écria : « Ah ! que n'étais-je point là avec mes Francs pour Le délivrer ! ». Après un pèlerinage à Tours sur le tombeau de Saint Martin, il demande le baptême. La nuit avant l'immersion, (le 25 décembre 496 en la cathédrale de Reims), Saint Rémi alla chercher le roi, la reine et leur suite dans le palais, et les conduisit à l'église, où il leur fit un éloquent discours sur la vanité des faux dieux et les grands mystères de la religion chrétienne. Alors l'église se remplit d'une lumière et d'une odeur célestes, et l'on entendit une voix qui disait : « La paix soit avec vous ! ». Le Saint prédit à Clovis et à Clotilde les grandeurs futures des rois de France, s'ils restaient fidèles à Dieu et à l'Église. Quand fut venu le moment du baptême, il dit au roi : « Courbe la tête, fier Sicambre; adore ce que tu as brûlé, et brûle ce que tu as adoré ». Au moment de faire l'onction du Saint Chrême, le pontife, s'apercevant que l'huile manquait, leva les yeux au Ciel et pria Dieu d'y pourvoir. Tout à coup, on aperçut une blanche colombe descendre d'en haut, portant une fiole pleine d'un baume miraculeux. Le saint prélat la prit, et fit l'onction sur le front du prince. Cette fiole, appelée dans l'histoire la Sainte Ampoule, exista jusqu'au 7 octobre 1793, date où elle fut brisée par les révolutionnaires. Outre l'onction du baptême, Saint Rémi avait conféré au roi Clovis l'onction royale. Deux sœurs du roi, trois mille seigneurs, une foule de soldats, de femmes et d'enfants furent baptisés le même jour.
 
Brisé par la maladie et son zèle missionnaire pour répandre la Vérité catholique (notamment sur les Burgondes après la bataille de Dijon et des Wisigoths à Vouillé qui étaient infestés par l'hérésie d'Arius), Saint Remi mourut après plus de 70 ans d'épiscopat, le 13 janvier 533 après avoir célébré une dernière fois le Saint-Sacrifice de la Messe. Il fut déposé au tombeau le 15 janvier. En 1049, lors du concile de Reims, et à la demande du pape Léon IX, ses reliques (après translations) reviennent à l’abbaye Saint-Rémi de Reims.

La route de la réunification entre chrétiens d’Occident et d’Orient est ouverte. Le texte de Ravenne est le premier document conjoint entre catholiques et orthodoxes qui reconnaît formellement la primauté du pape…
 

 
 
 
Le texte (intégralité ici) est le fruit du travail de la commission de dialogue théologique entre Églises catholique et orthodoxes, qui s’est réunie à Ravenne (Italie) du 8 au 14 octobre dernier. Les signataires (sauf l’Eglise orthodoxe russe à cause d’un conflit de pouvoir avec le patriarcat de Constantinople, NDLR) reconnaissent que l’Église de Rome « occupe la première place dans l’ordre canonique et que l’évêque de Rome est donc le tout premier parmi les patriarches ». Une petite révolution qui fixe la route à suivre pour accentuer le rapprochement entre orthodoxes et catholiques. Si la primauté du pape et de Rome est reconnue, il reste à définir les prérogatives exactes du chef de l’Église catholique. Sur ce point, les désaccords demeurent. Catholiques et orthodoxes sont d’accord pour affirmer que chaque évêque est maître chez lui et qu’au niveau régional ils doivent reconnaître un primus inter pares (« premier entre égaux »). Mais, au niveau universel, les choses sont différentes. Le document affirme que « ceux qui sont les premiers doivent reconnaître parmi eux celui qui est le premier ».
 
Quoi qu’il en soit, si le chemin de la réconciliation est encore long, c’est une avancée importante pour Benoît XVI qui a mis au cœur de ses priorités le dialogue oecuménique. Si le rapprochement avec les orthodoxes est entamé, le fossé se creuse cependant entre Rome et certaines branches protestantes.

Le 13 janvier 1864, le "Vénérable" père Louis-Edouard Cestac (fondateur de la Congrégation des Servantes de Marie, décédé en 1868), accoutumé aux bontés de la Très Sainte Vierge, fut subitement frappé comme d'un rayon de clarté divine. II vit les démons répandus sur la terre, y causant des ravages inexprimables. En même temps, il eut une vision de la Très Sainte Vierge. Cette bonne Mère lui dit qu'en effet les démons étaient déchaînés dans le monde, et que l'heure était venue de la prier comme ‘’Reine des Anges’’ et de lui demande d'envoyer les Légions saintes pour combattre et terrasser les puissances de l'enfer. « Ma mère, dit le prêtre, vous qui êtes si bonne, ne pourriez-vous pas les envoyer sans qu'on vous le demande ? - Non, répondit la Très Sainte Vierge, la prière est une condition posée par Dieu même pour l'obtention des grâces - Eh bien ma Mère, reprit le prêtre, voudriez-vous m'enseigner vous-même comment il faut vous prier ? Et il reçut de la Très Saint Vierge la prière : « Auguste Reine ». « Mon premier devoir, écrit l'abbé Cestac, fut de présenter cette prière à Mgr Lacroix, évêque de Bayonne, qui daigna l'approuver. Ce devoir accompli, j'en fis tirer 500 000 exemplaires, j'eus soin de les envoyer partout ». « Nous ne devons pas oublier de dire que, lors de la première impression, les presses se brisèrent par deux fois ».

 
 
 
 
« Auguste Reine des Cieux, souveraine Maîtresse des Anges, vous qui, dès le commencement, avez reçu de Dieu le pouvoir et la mission d'écraser la tête de Satan, nous vous le demandons humblement, envoyez vos légions Saintes, pour que, sous vos ordres, et par votre puissance, elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l'abîme. Qui est comme Dieu ? Ô bonne et tendre Mère, vous serez toujours notre amour et notre espérance. Ô divine Mère, envoyez les saints Anges pour me défendre et repousser loin de moi le cruel ennemi. Saints Anges et Archanges défendez-nous, gardez-nous. » 
 
Prière indulgenciée par Saint Pie X le 8 juillet 1908 - Il est recommandé de l'apprendre par cœur

 

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