La France, "fille aînée de l'Eglise, éducatrice des peuples", comme l'a proclamé Jean-Paul II, le fut dès ses origines, depuis Clovis par les Acclamations carolingiennes qui étaient chantées lors des cérémonies du sacre reprenant ainsi l'ancienne coutume franque de l'élection du roi par sa montée sur le pavois… (autre version avec MP3)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Christus vincit, Christus regnat, Christus ímperat !

Le Christ vainc, le Christ règne, le Christ commande !

Christus vincit, Christus regnat, Christus ímperat !

Le Christ vainc, le Christ règne, le Christ commande !

Christus vincit, Christus regnat, Christus ímperat !

Le Christ vainc, le Christ règne, le Christ commande !

Christus vincit, Christus regnat, Christus ímperat !

Le Christ vainc, le Christ règne, le Christ commande !

 

 

 

 

Exáudi Christe !

Exauce-nous, Christ !

Exáudi Christe !

Exauce-nous, Christ 

[Joánni Páulo] summo pontífici et universáli papæ, pax, vita et salus perpétua !

[À Jean-Paul II], souverain pontife et pape de l'univers, paix, vie et salut éternel !

 

 

 

 

Salvátor mundi, tu illum ádjuva.

Sauveur du monde, viens à son aide.

Sancte Petre, tu illum ádjuva.

Saint Pierre, viens à son aide.

Sancte Páule, tu illum ádjuva.

Saint Paul, viens à son aide.

Sancte Andrea, tu illum ádjuva.

Saint André, viens à son aide.

Sancte Joánnes, tu illum ádjuva.

Saint Jean, viens à son aide.

 

 

 

 

Exáudi Christe ! Exáudi Christe !

Exauce-nous, Christ ! Exauce-nous, Christ !

Ecclésiæ sancte Dei, géntium magístræ, pax, vita et salus perpétua !

À la sainte Église de Dieu, maîtresse des nations, paix, vie et salut éternel !

 

 

 

 

Redémptor mundi, tu illam ádjuva.

Rédempteur du monde, viens à son aide.

Sancta Virgo vírginum, tu illam ádjuva.

Sainte Vierge des vierges, viens à son aide.

Sancte Joseph, tu illam ádjuva.

Saint Joseph, viens à son aide.

Sancte Míchael, tu illam ádjuva.

Saint Michel, viens à son aide.

Sancte Ráphael, tu illam ádjuva.

Saint Raphaël, viens à son aide.

Sancte Gábriel, tu illam ádjuva.

Saint Gabriel, viens à son aide.

 

 

 

 

Exáudi Christe ! Exáudi Christe !

Exauce-nous, Christ ! Exauce-nous, Christ !

Ludóvico christianíssimo et excellentíssimo cápiti domus regális, vita et glória !

À Louis, très chrétien et très excellent chef de la Maison royale, vie et gloire !

 

 

 

 

Christe Rex, tu illum ádjuva.

Christ Roi, viens à son aide.

Sancta Mária, tu illum ádjuva.

Sainte Marie, viens à son aide.

Sancte Ludóvice, tu illum ádjuva.

Saint Louis, viens à son aide.

Sancte Stepháne, tu illum ádjuva.

Saint Étienne, viens à son aide.

Sancte Hénrice, tu illum ádjuva.

Saint Henri, viens à son aide.

Sancte Eduárde, tu illum ádjuva.

Saint Édouard, viens à son aide.

Sancte Ferdinánde, tu illum ádjuva.

Saint Ferdinand, viens à son aide.

 

 

 

 

Exáudi Christe ! Exáudi Christe !

Exauce-nous, Christ ! Exauce-nous, Christ !

Augústæ dómui regáli Fránciæ, vita et felícitas !

À l'auguste Maison royale de France, vie et félicité !

 

 

 

 

Sancta Clotíldis, tu illam ádjuva.

Sainte Clotilde, viens à son aide.

Sancta Radegúndis, tu illam ádjuva.

Sainte Radegonde, viens à son aide.

Sancta Bathíldis, tu illam ádjuva.

Sainte Bathilde, viens à son aide.

Sancte Arnúlfe, tu illam ádjuva.

Saint Arnoul, viens à son aide.

Sancte Ludóvice Sicíliæ, tu illam ádjuva.

Saint Louis de Sicile, viens à son aide.

Sancta Joánna Fránciæ, tu illam ádjuva.

Sainte Jeanne de France, viens à son aide.

 

 

 

 

Exáudi Christe ! Exáudi Christe !

Exauce-nous, Christ ! - Exauce-nous, Christ !

Genti Fránciæ ínclytæ et exercítui ejus, vita et victória !

À l'illustre nation française et à son armée, vie et victoire !

 

 

 

 

 

Sancte Míchael, tu illos ádjuva.

Saint Michel, viens à leur aide.

Sancte Mauríci, tu illos ádjuva.

Saint Maurice, viens à leur aide.

Sancte Geórgi, tu illos ádjuva.

Saint Georges, viens à leur aide.

Sancte Carole Magne, tu illos ádjuva.

Saint Charlemagne, viens à leur aide.

Sancta Joánna Arcénsis, tu illos ádjuva.

Sainte Jeanne d'Arc, viens à leur aide.

Exáudi Christe ! Exáudi Christe !

Exauce-nous, Christ ! Exauce-nous, Christ !

 

 

 

 

Devótis collaborántibus pro regno sacrórum córdium Jesu et Máriæ super Fránciam, juvámen, vita et victória !

Aux fervents militants du règne des sacrés cœurs de Jésus et de Marie sur la France, aide, vie et victoire !

 

 

 

 

Sancte Diónysi, tu illos ádjuva.

Saint Denis, viens à leur aide.

Sancte Mártine, tu illos ádjuva.

Saint Martin, viens à leur aide.

Sancte Hilári, tu illos ádjuva.

Saint Hilaire, viens à leur aide.

Sancta Genóvefa, tu illos ádjuva.

Sainte Geneviève, viens à leur aide.

Sancte Rémigi, tu illos ádjuva.

Saint Remi, viens à leur aide.

Sancte Joánnes, tu illos ádjuva.

Saint Jean Eudes, viens à leur aide.

Sancte Margárita-Mária, tu illos ádjuva.

Sainte Marguerite-Marie, viens à leur aide.

Sancte Ludóvice-Mária, tu illos ádjuva.

Saint Louis Marie, viens à leur aide.

Sancte Joánnes-Mária, tu illos ádjuva.

Saint Jean Marie Vianney, viens à leur aide.

Sancta Therésia a Jesu infánte, tu illos ádjuva.

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, viens à leur aide.

Sancte Pie décime, tu illos ádjuva.

Saint Pie X, viens à leur aide.

 

 

 

 

Christus vincit, Christus regnat, Christus ímperat !

Le Christ vainc, le Christ règne, le Christ commande !

Christus vincit, Christus regnat, Christus ímperat !

Le Christ vainc, le Christ règne, le Christ commande !

Christus vincit, Christus regnat, Christus ímperat !

Le Christ vainc, le Christ règne, le Christ commande !

Christus vincit, Christus regnat, Christus ímperat !

Le Christ vainc, le Christ règne, le Christ commande !

 

 

 

 

 

Rex regum, rex noster, spes nostra, glória nostra, Christus vincit !

Roi des rois, notre Roi, notre espérance, notre gloire, Le Christ vainc !

 

 

 

 

Misericórdia nostra, auxílium nostrum, fortitúdo nostra, liberátio et redémptio nostra, Christus regnat !

Notre miséricorde, notre secours, notre force, notre libération et notre rédemption, Le Christ règne !

Arma nostra invictíssima, murus noster inexpugnábilis, defénsio et exaltátio nostra, lux, via et vita nostra, Christus ímperat !

Notre arme très invicible, notre rempart inexpugnable, notre défense et notre exaltation, notre lumière, notre voie et notre vie, Le Christ commande !

 

 

 

 

Ipsi soli impérium, glória et potéstas per immortália sæcula sæculórum. Amen.

À Lui seul l'empire, la gloire et la puissance dans les siècles des siècles immortels. Amen.

Ipsi soli virtus, fortitúdo et victória per ómnia sæcula sæculórum. Amen.

À Lui seul la valeur, la force et la victoire dans tous les siècles des siècles. Amen.

Ipsi soli honor, laus et jubilátio per infínita sæcula sæculórum. Amen.

À Lui seul l'honneur, la louange et la jubilation dans les siècles sans fin.  Amen.

 

 

 

 

Christus vincit, Christus regnat, Christus ímperat !

Le Christ vainc, le Christ règne, le Christ commande !

Christus vincit, Christus regnat, Christus ímperat !

Le Christ vainc, le Christ règne, le Christ commande !

Christus vincit, Christus regnat, Christus ímperat !

Le Christ vainc, le Christ règne, le Christ commande !

Christus vincit, Christus regnat, Christus ímperat !

Le Christ vainc, le Christ règne, le Christ commande !

 

 

 

 

 

Felíciter ! Felíciter ! Felíciter !

Bonne chance ! Bonne chance ! Bonne chance !

 

 

 

 

 

Témpora bona véniant ! Témpora bona véniant ! Témpora bona véniant !

Que viennent les temps heureux ! Que viennent les temps heureux ! Que viennent les temps heureux !

 

 

 

 

Pax Christi véniat !

Que la paix du Christ vienne !

Regnum Christi véniat !

Que le règne du Christ vienne !

Deo grátias.

Rendons grâce à Dieu.

Amen.

Amen.

Il faut le redire avec force : PERSONNE dans un diocèse, ne peut empêcher ou interdire que la messe soit dite selon :
 
1. La forme "ordinaire" célébrée en latin et en grégorien versus "ad orientem" pour reproduire l'actualisation de l'unique Saint-Sacrifice de la Croix. C'est la forme voulue par le concile Vatican II et refusée depuis plus de 40 ans par l'épiscopat français. C'est la forme issue d'une application de Vatican II faite à la lumière d'une "herméneutique de continuité" comme le veut Benoît XVI. C'est par excellence le Sacrifice parfait de l'Eglise-Epouse en union avec le Christ-Epoux pour la plus grande gloire de Dieu. C'est une forme que les fidèles français ne connaissent malheureusement pas car ils ne l'ont jamais vue en France.
2. La forme "ordinaire" célébrée en langue courante versus "ad orientem" ou versus "populum". C'est une forme que l'on trouve dans quelques paroisses et communautés nouvelles, et qui est en voie de développement grâce à la nouvelle génération de prêtres refusant les délires doctrinaux et liturgiques.
3. La forme "extraordinaire". C'est la forme du rit romain célébrée selon l'ancien missel et qui est souhaitée par des "groupes stables" de fidèles. Cette forme ne peut pas être refusée lorsque ces fidèles reconnaissent l'autorité du concile Vatican II.
 
 
 


En revanche, il faut le redire avec autant de force : TOUT LE MONDE dans un diocèse, doit empêcher ou interdire que la messe soit dite selon :
 
1. la forme "ordinaire à la française". C'est la forme que l'on trouve dans quasiment toutes les paroisses et où l'on se prétend à tort fidèle à Vatican II. C'est la forme qu'aiment les organismes officiels de "pastorale liturgique". Elle se décline sous d'infinies variations toutes plus ou moins illégitimes et dont le point commun est généralement la fantaisie, la laideur, la lourdeur, et l'infantilisme. Presque partout, les mêmes refrains sans valeur entonnés par les méméres-caté-kermesse. Presque partout, des spectacles et cirques voient le jour… De la mise en œuvre de cette "forme ordinaire à la française" sont issus les séminaires vides, les maisons religieuses vides, les églises vides, les équipes liturgiques inutiles, des secteurs paroissiaux sans avenir... etc.
2. la forme "extraordinaire à la française". C’est la forme qu’aiment les prophètes de malheurs sédévacantistes. C’est aussi cette forme que l’on trouve dans certains groupes n’ayant pas encore compris que le concile Vatican II était et est toujours à défendre. Des groupes aussi qui n’ont pas compris que la liturgie ne devait pas se limiter à une « spiritualité des rubriques jusqu’au baiser des burettes » ! (Dom Louis-Marie, Père-Abbé du Barroux).

L’Eglise catholique et la classe politique italienne s’affrontent vivement autour de la question d’un moratoire sur l'interruption de grossesse. Un affrontement relancé par une phrase de Benoît XVI prononcée le 7 janvier 2008 devant le corps diplomatique, soutenant le moratoire contre la peine de mort et le "caractère sacré de la vie" a été interprétée par certains médias comme un encouragement en faveur d'un moratoire sur… l'avortement, projet lancé courant décembre en Italie par Mgr Bagnasco...

 
 
 
 
En adressant ses vœux aux membres du corps diplomatique accrédités auprès du Saint-Siège, le 7 janvier, Benoît XVI a traditionnellement fait un large tour d’horizon de la situation internationale. Il a aussi tracé les grandes priorités de l’Eglise catholique. Le pape y a entre autres déploré « les attaques continuelles perpétrées, sur tous les continents, contre la vie humaine ». « Je me réjouis que, le 18 décembre dernier, l’Assemblée générale des Nations Unies ait adopté une résolution appelant les Etats à instituer un moratoire sur l’application de la peine de mort et je souhaite que cette initiative stimule le débat public sur le caractère sacré de la vie humaine », a-t-il ensuite lancé.
 
Le vicaire de Rome a ainsi souhaité « stimuler et réveiller la conscience de tous pour aider à se rendre compte que l’enfant dans le ventre de sa mère est réellement un être humain et que sa suppression est inévitablement la suppression d’un être humain ». (Cardinal Camillo Ruini)

« Ayant appris la naissance de notre Roi, Hérode recourt à la ruse; et, de crainte de se voir priver d’un royaume terrestre, demande qu’on vienne lui annoncer où l’enfant a été trouvé. Il feint de vouloir aller l’adorer, afin de lui ôter la vie, s’il le peut découvrir. Mais que peut la malignité humaine contre un dessein de Dieu ? Car il est écrit : « Il n’y a pas de sagesse, il n’y a pas de prudence, il n’y a pas de conseil contre le Seigneur » (Proverbes 21, 30). L’étoile qui avait apparu aux Mages leur sert de guide : ils trouvent le Roi nouveau-né, ils offrent leurs présents, et ils sont avertis pendant leur sommeil, de ne pas retourner auprès d’Hérode. Et il arrive ainsi qu’Hérode ne peut trouver Jésus qu’il cherche. De qui ce prince est-il l’image, sinon des hypocrites qui, cherchant le Seigneur avec déguisement, ne méritent jamais de le trouver ? Il faut remarquer en passant, que les hérétiques priscillianistes croient que chaque homme naît sous l’influence de certaines constellations, et qu’à l’appui de leur erreur, ils invoquent l’exemple de la nouvelle étoile qui apparut lorsque le Seigneur vint au monde, s’imaginant que cette étoile était son destin. Mais si nous examinons les paroles de l’Évangile, qui dit au sujet de cette étoile : « Jusqu’à ce qu’elle vint et s’arrêta au-dessus du lieu où était l’enfant » (Matthieu 2, 9); nous voyons que ce ne fut pas l’enfant qui courut à l’étoile, mais l’étoile à l’enfant; et, si l’on peut s’exprimer ainsi, que l’étoile ne fut point le destin de l’enfant; mais l’enfant qui apparut, le destin de l’étoile. Mais qu’elle reste loin du cœur des fidèles, la pensée de dire que le destin soit quelque chose. Car la vie des hommes, seul le Créateur qui l’a produite, la gouverne. L’homme n’a pas été fait à cause des étoiles, mais les étoiles à cause de l’homme, et dire qu’une étoile est le destin d’un homme, serait affirmer que l’homme est au-dessous de ce qui a été créé pour le servir. Certes, lorsque Jacob en naissant, tenait par la main le pied de son frère aîné, cet aîné n’était pas encore entièrement venu au monde, que déjà son frère commençait à naître; et cependant, bien qu’ils soient nés le même jour et au même moment, il n’y eut guère de ressemblance entre la vie de l’un et celle de l’autre ».

 

Homélie de Saint Grégoire, pape (Homélies sur l’évangile 10, 3-4: SC 485, 246-249)

Trop de Français n'ont pas mesuré et ne mesurent toujours pas l'importance de Mai 68. L'absurdité apparente et les excès des slogans anarchistes, l'autodissolution de la commune sorbonnarde, le succès du gaullisme aux élections législatives de juin 1968 leur ont dissimulé l'essentiel : l'embrasement libertaire, feu de paille en apparence, allait triompher dans les esprits et les mentalités, amenant une fracture sociale sans précédent dans notre histoire. L'examen du terrain propice à cet embrasement s'attache à ses causes profondes, bien au-delà d'une simple crise universitaire. Le déroulement des événements tiendra en haleine aussi bien ceux qui l'ont vécu que les autres. La subversion de Mai 68 a promu les contre-valeurs qui sont les clés mêmes de la société actuelle. Les hommes sont totalement libres, y compris de substituer le mal au bien, le faux au vrai, le laid au beau. Ils se veulent libres de tout principe sacré, de toute structure sociale, de toute autorité, de toute soumission, de tout héritage culturel, libres de s'éclater dans un hédonisme solitaire et obsessionnel. Une autre contre-valeur se trouve dans un égalitarisme absolu, qui va jusqu'à une identité complète. Des comportements les plus abjects sont ainsi mis à égalité avec la normalité de naguère.

 

Au delà de cette perversion des valeurs, de cette infection spirituelle, trente ans après l'événement, tous les comportements qui marquent la désintégration de notre société se trouvent dans le droit fil de Mai 68, de ses slogans, de son idéologie anarchiste, de ses violences. C'est la nouvelle société, celle de la dénatalité par la perte de l'espérance, par la contraception et par l'avortement; celle du vagabondage sexuel et du préservatif distribué dans les écoles; celle de ces suicides d'enfants atteignant des chiffres records; celle de cette singerie de mariage concédée aux pédérastes; celle des voitures brûlées, des quartiers saccagés, des pompiers et des policiers attaqués, des citoyens terrorisés et parfois désespérés.

 

"MAI 68 ou la mauvaise graine" par Georges DILLINGER,

292 pages, Publication G.D., Paris, année 2000

Dans les années 1975, la majorité des évêques français soutenaient ouvertement des mouvements d’Eglise qui avaient signé une charte intitulée « Chrétiens pour le socialisme » et qui voulaient faire en sorte que chaque communauté paroissiale puisse « inventer de nouvelles liturgies en subvertissant les symboles de la liturgie religieuse traditionnelle et en partant des liturgies profanes de ceux qui luttent pour un monde plus juste ». Ces mouvements avaient précisé que pour eux « le marxisme [devait constituer] l’instrument privilégié d’analyse de la réalité économique, sociale et politique » et avaient affirmé que la politique était le lieu de la foi chrétienne basée sur les exigences de Jésus-Libérateur opposé tant au pouvoir des clercs qu’aux responsables politiques de droite liés au capitalisme. Au cours des célébrations organisées par ces mouvements avec la bénédiction des évêques diocésains, on proclamait le texte suivant : « Les participants constatent la complète contradiction entre leur pratique militante et socialiste et la liturgie officielle [de l’Eglise], celle-ci véhiculant l’idéologie de la classe contre laquelle ils sont en lutte quotidiennement. Ils veulent sortir de l’impasse dans laquelle s’est enfermée l’institution ecclésiale et dominer le malaise qu’ils éprouvent en présence des liturgies actuelles dans les paroisses et autres communautés des institutions ecclésiales. Les participants se proposent (dans leurs communautés respectives) de continuer à rechercher des formes d’expression de leur foi qui soient conformes au climat socioculturel et politique de notre époque. Ils considèrent que l’enjeu de leur lutte est indissociablement politique et de l’ordre de la foi. (...) De telles initiatives doivent s’inscrire dans une stratégie d’ensemble visant à modifier radicalement les rapports de pouvoir, donc à décléricaliser l’Eglise et à redonner au peuple chrétien, à la recherche d’une libération collective, l’initiative de l’interprétation de la Parole. » La proclamation de ces lignes était habituellement suivie du chant de « l’âge d’or » de Léo Ferré...

 

(Source : Le Cercle Jean XXIII de Nantes, Liturgie et lutte des classes ; symbolique et politique, éd. de l’Harmattan, 1976)

Quelle était donc cette étoile qui a alerté les mages, lors de la Nativité ? Même s'il reste très bref, le texte de l'Evangile de Matthieu nous donne plusieurs indices à ce sujet. Il nous apprend que les mages - et eux seuls - ont vu « un astre à l'Orient » annonçant la naissance d'un Roi. Quand ils arrivent à Jérusalem, ni le souverain Hérode, ni son entourage n'ont décelé le signe céleste. Hérode se fait d'ailleurs préciser par les mages « l'époque à laquelle l'astre apparaissait ». Enfin, lorsqu'ils prennent la route de Bethléem, « voici que l'astre, qu'ils avaient vu à l'Orient, avançait devant eux jusqu'à ce qu'il vienne s'arrêter au-dessus de l'endroit où était l'enfant », raconte l'Evangile de Matthieu…

 
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Vitrail appartenant à la Basilique N-D du Port (Clermont-Ferrand)
 
 
A défaut de nous dire ce qui s'est vraiment passé cette nuit-là, Matthieu permet d'écarter quelques scénarios. La piste de l'étoile filante comme celle de la comète peuvent être abandonnées. Une étoile filante fait un passage dans le ciel bien trop bref pour pouvoir expliquer le long voyage des mages. Quant à la comète, elle aurait été vue par Hérode et par ses proches. Or, précise l'Evangile de Matthieu, seuls les mages ont repéré un signe dans le ciel. Les astronomes contemporains qui ont travaillé sur ce sujet pensent donc que les mages ont repéré une conjonction planétaire. Ce phénomène accentue parfois la luminosité des astres concernés, au point de créer une brillance inhabituelle dans un ciel étoilé. Aujourd'hui, des logiciels informatiques permettent de reconstituer le ciel tel qu'il apparaissait en Judée dans les années qui nous intéressent. On découvre alors qu'il y a bien eu une triple conjonction planétaire dans les années 3-2 lors de la naissance de Notre Seigneur Jésus-Christ. La planète Jupiter a croisé par deux fois une étoile brillante nommée Régulus. Puis, quelques mois plus tard, Jupiter a encore croisé Vénus dans une autre partie du ciel. Lors de cette dernière rencontre, les deux planètes auraient même donné l'illusion qu'elles se fondaient en une seule et même planète. Sachant que Jupiter était la "planète des rois", et que Régulus était "l'étoile des rois", on voit comment des observateurs avertis du parcours des planètes, comme les mages babyloniens, ont pu voir dans ce phénomène un signe annonçant la naissance du Roi des rois de ce monde !

 

 

 

Lien : 5 théories : la vérité au sujet de l'étoile de Bethléem

 

 

 

Au lendemain de Vatican II, une grande partie de l'épiscopat français ne comprenait que de "théologiens amateurs" - selon l'expression de Mgr Pozzo -. 
Ce sont ces "amateurs mitrés" qui ont laissé se propager des idées qui n'avaient de "conciliaires" que le nom. Ce sont eux également qui ont encouragé des pratiques liturgiques et catéchétiques qui n'avaient de "catholiques" que le label. 
On reste interdit lorsqu'on compare ce que disait le Concile avec ce qu'ont enseigné nos évêques : c'est en vain qu'on cherche une quelconque correspondance, un quelconque rapport entre Sacrosanctum Concilium et les instructions données aux prêtres par les évêques français. Toutes les déclarations de notre épiscopat faites depuis Vatican II pour mettre la réforme liturgique en oeuvre ne sont que des textes faibles, sans envergure, très approximatifs qui n'ont aucune portée théologique et ne précisent jamais comment le missel romain approuvé par Paul VI doit être mis en oeuvre dans les paroisses.

 

 

 

Avec le recul, on voit que ces évêques de l'immédiat après-concile n'avaient pas les lumières qu'il fallait pour comprendre les enjeux du Concile. Bien qu'ayant tous été formés avant le Concile...
Ce sont ces mêmes évêques français peu versés en théologie qui ont par la suite placé aux postes clés des diocèses des responsables - prêtres et laïcs - qui n'avaient qu'un objectif en vue : substituer leurs idées personnelles aux enseignements de l'Eglise.
Des idées personnelles qui, comme on sait, conduiront à une véritable dévastation de la liturgie et de la catéchèse.
Force est de constater que jamais au cours des années qui ont suivi le Concile on a entendu les évêques de France élever la voix pour corriger ce qui devait être corrigé ou pour encourager ce qui devait être encouragé. Jamais on ne les a vu donner le bon exemple. Au contraire : on a constaté chez eux un "grand silence" qui n'était pas celui des Chartreux mais celui de la complaisance et de la peur dont ont profité les idéologues du "para-concile" - ceux dont parle le Cardinal Biffi - pour asseoir leur pouvoir dans les diocèses et les paroisses.
Aujourd'hui, ce sont souvent ces mêmes idéologues - ou leurs élèves - qui sont encore aux postes importants dans les diocèses : ce sont eux qui nomment les curés, les vicaires épiscopaux, les laïcs "animateurs de zones"... Ce sont eux qui ont poussé sur le devant de la scène certains clercs - et parmi eux, des évêques - rompu à cette herméneutique de rupture dénoncée par Benoît XVI et que tout simple fidèle catholique sait être étrangère au message évangélique.
Celui qui étudie l'histoire de l'Eglise en France ces 40 dernières années constatera donc que les diocèses ont été "contrôlés" (le terme convient mieux que "dirigés") par des pasteurs dont les connaissances théologiques étaient faibles et dont la fidélité à Rome était loin d'être évidente, mais qui ont reçu un pouvoir à l'aide duquel ils ont pu se coopter les uns les autres pour entretenir des structures qui ne servent qu'à les protéger car sans elles ils ne sont rien. Tout le monde peut aussi constater que ces clercs auront été les champions de l'esquive : à l'aide de déclarations et d'agitation, de réunions et de projets, ils se sont employés à camoufler les vrais problèmes afin d'éviter d'avoir à aborder les questions de fond, surtout lorsqu'il s'agit de liturgie.
Dans l'Eglise de France, tout est donc verrouillé de l'intérieur, comme fut verrouillée l'URSS au temps du communisme triomphant.

 

Les enseignements conciliaires et les orientations données par les Pontifes romains - aujourd'hui Benoît XVI - se heurtent inévitablement à des fins de non-recevoir ou à des silences. Et les évêques de France, pour éviter d'avoir à assainir une situation qu'ils ne contrôlent plus et à corriger les erreurs qu'ils commettent eux-mêmes lorsqu'ils célèbrent la liturgie, préfèrent donner le change en accordant parcimonieusement la forme "extraordinaire" du rite romain aux fidèles qui la demandent. On se donne bonne conscience comme on peut. Tant pis pour les fidèles...

 

Pro Liturgia

Ce sont les "catholiques" français qui le disent : d’après un sondage Ifop publié dans La Croix le 12 novembre 2007, ils sont 60% des catholiques non-pratiquants [peut-on appeler les "non-pratiquants" des "catholiques" ? NON !], et 63% des pratiquants à considérer que « toutes les religions se valent ». Consternation supplémentaire : les catholiques pratiquants sont un peu plus nombreux à penser cela, et, que l’ensemble des Français, qui n’émettent ce jugement “qu’à 62%”…
 
 
 
Ainsi donc, si l’on en croit ce sondage, les deux-tiers des catholiques qui vont à la messe “régulièrement” pensent que le catholicisme est une religion comme une autre, ni meilleure, ni pire. Plus inquiétant encore, ils sont donc plus nombreux encore à croire cela que les "non-pratiquants". […] On le voit, Mgr André Vingt-Trois, qui s’était fixé comme objectif, dès son premier discours de nouveau président de la conférence épiscopale, de faire entendre davantage la voix des chrétiens dans la société, ne pourra majoritairement compter que sur des troupes incertaines et peu résolues. Mais à qui la faute ? L’Église de France ne fait que récolter ce qu’elle a semé, le fruit d’années de paroles hésitantes, de soumission zélée à la dictature du relativisme, de peur de déplaire triomphant du courage de témoigner. Car si tant de catholiques croient sincèrement avoir épousé une religion comme une autre, n’est-ce pas d’abord parce qu’ils ont des pasteurs qui sont trop souvent, au lieu de signes de contradiction, des hommes comme les autres, épousant le discours commun, paniqués à l’idée de se distinguer, de se faire remarquer, de jurer avec la logorrhée ambiante ? Combien d’évêques ont soutenu publiquement le combat de Mgr Cattenoz pour l’identité de l’école catholique ? Quel clerc rappelle que le catholicisme a en France des droits supérieurs aux autres religions – ou devrait en avoir -, ne serait-ce que compte tenu du rôle éminent qu’il a joué dans la construction de la nation ? Quel prélat a remué ciel et terre pour empêcher la destruction d’une église dans son diocèse, au nom, non des intérêts de l’Église, mais du bien commun ? Qui a relayé en France le document romain Dominus Iesus, publié en 2000 par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sous la signature du cardinal Ratzinger, qui réaffirmait qu’ « il serait clairement contraire à la foi catholique de considérer l'Église comme un chemin de salut parmi d'autres. [Dire que] les autres religions seraient complémentaires à l'Église, lui seraient même substantiellement équivalentes, bien que convergeant avec elle vers le Royaume eschatologique de Dieu [est contraire à la foi catholique] » ; Les fidèles sont tenus de croire fermement que « l'Église est “sacrement universel de salut” [cf. Lumen Gentium, 48] parce que, de manière mystérieuse et subordonnée, toujours unie à Jésus-Christ sauveur, sa Tête, elle a dans le dessein de Dieu un lien irremplaçable avec le salut de tout homme. » Mais pour y croire, encore faudrait-il avoir l’occasion de l’entendre. Quant aux 66% de catholiques pratiquants qui n’ont pas pensé à citer l’annonce du message du Christ parmi les missions prioritaires de l’Église, ont-ils souvent entendu leurs pasteurs prêcher sur cette phrase de la 1ère épître aux Corinthiens ? « Annoncer l'Évangile en effet n'est pas pour moi un titre de gloire ; c'est une nécessité qui m'incombe. Oui, malheur à moi si je n'annonçais pas l'Évangile ! » Et malheur aux pasteurs qui sont, pour leur troupeau, de si piètres éducateurs.
 
Source : Revue ‘’Objections’’ n°12, décembre 2007 - Directeur de la publication : Abbé Guillaume de Tanoüarn (IBP)

 

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