5 janvier 2008 6 05 /01 /janvier /2008 09:47

Le ministre ordonné - le prêtre - constitue une intensification du sacré au sein de l’Eglise : par là, il rend le sacré présent au sein du profane, pour sa sanctification. A la suite du Concile mal compris et mis en œuvre de façon défectueuse, beaucoup ont cru qu’ils allaient rendre service à l’Eglise et faire progresser la vie chrétienne en éliminant la distance entre le sacré et le profane : les églises ont été dépouillées ; les autels ont été remplacés par des constructions placées en avant des sanctuaires ; les célébrants se sont mis à bavarder de plus en plus et à célébrer de moins en moins, les bancs de communions ont été arrachés ; les agenouilloirs ont été supprimés ; les vêtements liturgiques ont été remplacés par des « chemises-prénatal », les cierges et les encensoirs ont été rangés dans des placards... On pensait que tout devait être tenu pour sacré, que tout geste, tout comportement pouvait exprimer le sacré. 

 

Pourtant, sans espaces et sans temps ordinaires, il n’y a plus d’espaces et de temps extraordinaires : sans distinction du profane, le sacré cesse d’exister. Ou plus exactement, il se déplace : il quitte nos églises pour être récupéré, par exemple, par les grandes manifestations sportives ou politiques. Là où l’on déclare que tout peut être sacré, tout est désacralisé pour se dissoudre dans un sécularisme envahissant et mortifère. Déclarer qu’il n’y a ni personne, ni lieu, ni objet distinct des autres quant à sa relation à Dieu mène à la disparition de toute espèce de réalité sacrée : la vie humaine finit alors par perdre elle-même son caractère sacral. Le ministre ordonné, par son caractère sacral mis en évidence à travers des gestes et des comportements spécifiques doit nous rappeler la Source de toute existence.

 

Sans le sacré dont l’expression la plus haute se trouve dans la liturgie, le monde profane tombe dans le « sécularisme », dans la « profanité » conquérante. Sans le surnaturel, la nature se dégrade et finit par se trouver « dénaturée ». Pour l’homme, il est contre nature d’agir en toute morale, de ne pas chercher son propre bien et le bien des sociétés. Mais c’est pourtant ce qui arrive quand on perd de vue le sacré, quand on chasse les expressions du sacré hors des sanctuaires. Sans le sacré, l’expression du surnaturel, la personne humaine dégénère du fait de l’immoralité qui la déshumanise. Sans Dieu, l’homme ne peut même plus demeurer ce qu’il est par nature. Au fond, n’y a-t-il pas un lien entre la désacralisation de nos liturgies paroissiales et le fait qu’il faille maintenant descendre dans les rues pour manifester contre le « mariage pour tous », lequel n’est au fond qu’une conséquence de la déshumanisation de nos sociétés privées de sacré ?

 

Pro Liturgia

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5 janvier 2008 6 05 /01 /janvier /2008 09:42

La présence de la Mère de Dieu dans notre vie est intimement liée au projet de sanctification et de transformation que le Père, dans le Christ, a sur chacun d’entre nous. Les paroles du Christ « Voici ta Mère » (Jean 19, 27) sont aussi les paroles du Père données, dans l’Esprit Saint, à chaque disciple. La Vierge Marie veut de tout son cœur notre conversion qui, naturellement, dépend de la prière qui nous ouvre à la vie de charité. Comme à Cana, Elle intercède toujours pour nous, comme Avocate de grâce. A la lumière de cet épisode, nous devons, comme les serviteurs, être disponibles envers tous : apporter notre eau à Jésus afin qu’il la transforme en vin. C’est notre rien, notre misérable humanité, qui est changée « en quelque chose qui n’est pas de nous », en richesse de Dieu, multipliée jusqu’à la surabondance par sa main toute puissante.

 

 

 

 

La transformation de l’eau en vin n’est pas une œuvre humaine, mais divine. Comme à Cana, même dans notre existence, pour que s’accomplisse ce « miracle transformant », est nécessaire la présence de la Mère de Jésus. Elle nous fut donnée pour que nous l’accueillions dans l’espace intérieur de notre être, comme le disciple bien-aimé qui l’accueillit chez lui (cf. 19, 27b). Sans cet accueil conscient, personnel et croissant de la Mère du Rédempteur dans notre vie, il ne pourra y avoir le « miracle de Cana », celui de la conversion totale au Seigneur. Il n’y aura le vin nouveau, le bon vin, qui change radicalement le goût d’une existence, que si nous acceptons son intercession et si nous faisons ce que Jésus demande, en le réalisant avec Marie qui enseigne d’avoir pleine confiance en sa parole, comme Elle, elle a eu cette confiance. C’est seulement ainsi que nous sentirons le chuchotement qui éclairera notre cœur avec les paroles du testament de Marie : « Faites tout ce qu’Il vous dira ». Une présence discrète et cachée, et pourtant si « toute-puissante » sur le Cœur de Dieu, c’est celle de Marie dans « la maison du croyant ». L’Eglise en a fait l’expérience dès ses débuts : Pierre et les autres, à Cana, ont saisi l’attention et la tendresse de ce regard et de cette parole mystérieuse (Jean 2, 3-5), qui passa entre le Christ et sa Mère ; les Apôtres ont saisi cette entente parfaite, ils ont recueilli cette force de médiation maternelle, et jamais plus ils n’oublièrent son efficacité. Ils furent témoins et gardiens en même temps d’un Evènement que l’Eglise expérimentera tout au long des siècles : « l’intercession toute-puissante » de Marie, sa médiation maternelle, qui se fait prière constante à chacun de nos besoins, et qui obtient tout pour nous, et, plus que toute chose, notre conversion authentique, le plus grand miracle dans notre vie, celui qui est le plus beau aux yeux de Dieu ! La Maternité de Marie à l’égard de toute créature fait partie essentielle du christianisme, parce qu’elle procède directement du Cœur du Fils qui l’a placée au sommet de la Rédemption quand, suspendu à la Croix, avec les dernières fores qui lui restaient, il proclama, avec toute la force de son âme : « Voici ta Mère » ; et nous tous, représentés par Jean, nous sommes appelés individuellement à accueillir ce cri de l’âme et à y répondre à notre tour en disant, « me voici, Maman, je suis ton fils » ! Sur le rapport filial du disciple bien-aimé - et de chaque chrétien authentique - avec Jésus et Marie, Origène, dans son commentaire sur l’Evangile de Jean, écrit une page inoubliable : « Les prémisses de toutes les Ecritures sont les Evangiles ; mais la prémisse des Evangiles et celui de Jean. Personne ne peut en comprendre le sens, s’il n’a pas reposé sa tête sur la poitrine de Jésus et n’a pas reçu de Jésus, Marie, devenue aussi sa Mère. C’est ainsi que devra être celui qui voudra être un autre Jean que - comme à propos de Jean - Jésus puisse dire de lui qu’il est Jésus. Si en effet… personne d’autre n’est enfant de Marie en dehors de Jésus, et si Jésus dit à la Mère : « Voici ton fils », c’est comme s’il disait : « Voici, celui-ci est Jésus que tu as engendré ». Parce que tout être humain parfait ne vit plus, mais c’est le Christ qui vit en lui ; et si le Christ vit en lui, il dit à Marie à son sujet : « Voici le Christ ton fils ».

 

Le Pape Benoît XVI, dans l’homélie de la Messe de la Solennité de la Mère de Dieu, à propos de cette maternité singulière de Marie, a déclaré : « Mère du Christ, Marie est aussi Mère de l'Eglise, ainsi que mon prédécesseur, le Serviteur de Dieu Paul VI, voulut le proclamer le 21 novembre 1964, au cours du Concile Vatican II. Marie est, enfin, la Mère spirituelle de l'humanité tout entière, car c'est pour tous les hommes que Jésus a donné son sang sur la croix, et c'est tous les hommes que, depuis la croix, il a confiés à ses soins maternels ».

 

Fides

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4 janvier 2008 5 04 /01 /janvier /2008 20:12

Il y a, dans les rangs d'un certain clergé - veillissant, certes, mais tenant encore les commandes - des prêtres qui ne veulent pas du pape. Lorsqu'ils parlent de lui, ils ne disent pas le "Saint-Père" ou le "Souverain Pontife", mais simplement l' "évêque de Rome". A la messe, ils se disent en union avec "le" pape... jamais avec "notre" pape comme le veut la formule liturgique officielle. Ces prêtres-là se sont habilement entourés de fidèles laïcs gagnés à leurs idées. Ensemble, ils aimeraient "travailler" dans une Eglise qui soit à l'image des sociétés civiles, où le pouvoir serait exercé par une direction collégiale sous le contrôle de super-laïcs triés sur le volet pour siéger, dans chaque diocèse, au sein d'assemblées permanentes chargées de délibérer sur la liturgie, sur les formulations du Credo... Ces prêtres-là, ces fidèles-là - qui semblent avoir le soutien de quelques évêques - ne veulent pas du pape : ils ne veulent pas d'une autre doctrine que la leur qui, à les entendre, est très proche de l'idéal évangélique. En fait, leur doctrine foireuse a conduit à élaborer un christianisme de couards au sein duquel il est mal vu de dire que l'Eglise détient la Vérité reçue du Christ, que le catéchisme ne se fait pas à partir de séances de coloriage-collage, que la liturgie n'a pas à être élaborée par une équipe de fidèles, quand bien même elle aurait bénéficié d'une reconnaissance épiscopale en bonne et due forme.


Les victimes de ce christianisme devenu famélique demandent depuis des années du pain : mais ils n'obtiennent souvent qu'un silence méprisant laissant entendre que ce qui s'élabore sur place, dans le diocèse ou la paroisse ou sévissent des pseudo-maîtres qui se disputent l'honneur de tout détruire, a nettement plus de poids que ce qu'enseigne le magistère romain. Prions pour le Souverain Pontife : prions pour qu'il soit écouté, compris, obéi... d'abord par ceux qui lui ont promis obéissance au moment d'être sacrés évêques.

 

Pro Liturgia

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4 janvier 2008 5 04 /01 /janvier /2008 10:25

« Comment réaliser les désirs de ma pauvre petite âme ? Ah ! Malgré ma petitesse, je voudrais éclairer les âmes comme les Prophètes, les Docteurs, j'ai la vocation d'être Apôtre... je voudrais parcourir la terre, prêcher ton Nom et planter sur le sol infidèle ta Croix glorieuse, mais, ô mon Bien-Aimé, une seule mission ne me suffirait pas, je voudrais en même temps annoncer l'Evangile dans les cinq parties du monde et jusque dans les îles les plus reculées... (Isaïe 66, 19) Je voudrais être missionnaire non seulement pendant quelques années, mais je voudrais l'avoir été depuis la création du monde et l'être jusqu'à la consommation des siècles... Mais je voudrais par-dessus tout, ô mon Bien-Aimé Sauveur, je voudrais verser mon sang pour toi jusqu'à la dernière goutte... Le Martyre, voilà le rêve de ma jeunesse, ce rêve il a grandi avec moi sous les cloîtres du Carmel... Mais là encore, je sens que mon rêve est une folie, car je ne saurais me borner à désirer un genre de martyre... Pour me satisfaire, il me les faudrait tous... Comme toi, mon époux Adoré, je voudrais être flagellée et crucifiée... Je voudrais mourir dépouillée comme Saint Barthélémy... Comme Saint Jean, je voudrais être plongée dans l'huile bouillante, je voudrais subir tous les supplices infligés aux martyrs... Avec Sainte Agnès et Sainte Cécile, je voudrais présenter mon cou au glaive et comme Jeanne d'Arc, ma soeur chérie, je voudrais sur le bûcher murmurer ton nom, ô JÉSUS... En songeant aux tourments qui seront le partage des chrétiens au temps de l'Antéchrist, je sens mon cœur tressaillir et je voudrais que ces tourments me soient réservés... (NHA 917) Jésus, Jésus, si je voulais écrire tous mes désirs, il me faudrait emprunter ton livre de vie, (NHA 918) (Ap 20,12) là sont rapportées les actions de tous les Saints et ces actions, je voudrais les avoir accomplies pour toi... O mon Jésus ! à toutes mes folies que vas-tu répondre ?...

[...] A l'oraison, mes désirs me faisant souffrir un véritable martyre, j'ouvris les épîtres de Saint Paul afin de chercher quelque réponse. Les chapitres XII et XIII de la première épître aux Corinthiens me tombèrent sous les yeux... J'y lus, dans le premier, que tous ne peuvent être apôtres, prophètes, docteurs, etc... que l'Eglise est composée de différents membres et que l'œil ne saurait être en même temps la main... (NHA 919) (1Co 12, 21 12,29) La réponse était claire mais ne comblait pas mes désirs, elle ne me donnait pas la paix... [...] Sans me décourager je continuai ma lecture et cette phrase me soulagea : « Recherchez avec ardeur les DONS les PLUS PARFAITS, mais je vais encore vous montrer une voie plus excellente ». (Jn 20,11-18) (NHA 921) Et l'Apôtre explique comment tous les dons les plus PARFAITS ne sont rien sans l'AMOUR... Que la Charité est la VOIE EXCELLENTE qui conduit sûrement à Dieu. Enfin j'avais trouvé le repos... Considérant le corps mystique de l'Eglise, je ne m'étais reconnue dans aucun des membres décrits par Saint Paul, ou plutôt je voulais me reconnaître en tous... La Charité me donna la clef de ma vocation. Je compris que si l'Eglise avait un corps, composé de différents membres, (1 Co 13, 1-3) le plus nécessaire, le plus noble de tous ne lui manquait pas, je compris que l'Église avait un Cœur, et que ce Cœur était BRULANT d'AMOUR. Je compris que l'Amour seul faisait agir les membres de l'Eglise, que si l'Amour venait à s'éteindre, les Apôtres n'annonceraient plus l'Evangile, les Martyrs refuseraient de verser leur sang... Je compris que l'AMOUR RENFERMAIT TOUTES LES VOCATIONS, QUE L'AMOUR ETAIT TOUT, QU'IL EMBRASSAIT TOUS LES TEMPS ET TOUS LES LIEUX ... EN UN MOT, QU'IL EST ETERNEL ! ... Alors, dans l'excès de ma joie délirante, je me suis écriée : O Jésus, mon Amour... ma vocation, enfin je l'ai trouvée, MA VOCATION, C'EST L'AMOUR !... Oui j'ai trouvé ma place dans l'Eglise et cette place, ô mon Dieu, c'est vous qui me l'avez donnée... dans le Cœur de l'Eglise, ma Mère, je serai l'AMOUR... ainsi je serai tout... ainsi mon rêve sera réalisé !... (1Co 13,1-4) Pourquoi parler d'une joie délirante ? non, cette expression n'est pas juste, c'est plutôt la paix calme et sereine du navigateur apercevant le phare qui doit le conduire au port... O Phare lumineux de l'amour, je sais comment arriver jusqu'à toi, j'ai trouvé le secret de m'approprier ta flamme. Je ne suis qu'une enfant, impuissante et faible, cependant c'est ma faiblesse même qui me donne l'audace de m'offrir en Victime à ton Amour, ô Jésus ! Autrefois les hosties pures et sans taches étaient seules agréées par le Dieu Fort et Puissant. Pour satisfaire la justice Divine, il fallait des victimes parfaites, mais à la loi de crainte a succédé la loi d'Amour, et l'Amour m'a choisie pour holocauste, moi, faible et imparfaite créature... (Ps 24,8) (Lv 22,18-25) Ce choix n'est-il pas digne de l'Amour ? Oui, pour que l'Amour soit pleinement satisfait, il faut qu'il s'abaisse, qu'il s'abaisse jusqu'au néant et qu'il transforme en feu ce néant...

Je veux souffrir par amour et même jouir par amour, ainsi je jetterai des fleurs devant ton trône ; je n'en rencontrerai pas une sans l'effeuiller pour toi... puis en jetant mes fleurs, je chanterai, (pourrait-on pleurer en faisant une aussi joyeuse action ?) je chanterai, même lorsqu'il me faudra cueillir mes fleurs au milieu des épines et mon chant sera d'autant plus mélodieux que les épines seront longues et piquantes. Jésus, à quoi te serviront mes fleurs et mes chants ?... Ah ! je le sais bien, cette pluie embaumée, ces pétales fragiles et sans aucune valeur, ces chants d'amour du plus petit des cœurs te charmeront, oui, ces riens te feront plaisir, ils feront sourire l'Eglise Triomphante, elle recueillera mes fleurs effeuillées par amour et les faisant passer par tes Divines Mains, ô Jésus, cette Eglise du Ciel, voulant jouer avec son petit enfant, jettera, elle aussi, ces fleurs ayant acquis par ton attouchement divin une valeur infinie, elle les jettera sur l'Eglise Souffrante afin d'en éteindre les flammes, elle les jettera sur l'Eglise Combattante afin de lui faire remporter la victoire !... O mon Jésus ! je t'aime, j'aime l'Eglise ma Mère, je me souviens que : « Le plus petit mouvement de PUR AMOUR lui est plus utile que toutes les autres œuvres réunies ensemble » (NHA 926) mais le PUR AMOUR est-il bien dans mon cœur... Mes immenses désirs ne sont-ils pas un rêve, une folie ?... Ah ! s'il en est ainsi, Jésus, éclaire-moi, tu le sais, je cherche la Vérité... si mes désirs sont téméraires, fais-les disparaître car ces désirs sont pour moi le plus grand des martyres... Cependant je le sais, ô Jésus, après avoir aspiré vers les régions les plus élevées de l'Amour, s'il me faut ne pas les atteindre un jour j'aurai goûté plus de douceur dans mon martyre, dans ma folie, que je n'en goûterai au sein des joies de la patrie, à moins que par un miracle tu ne m'enlèves le souvenir de mes espérances terrestres. Alors laisse-moi jouir pendant mon exil des délices de l'amour... Laisse-moi savourer les douces amertumes de mon martyre... ».

 
Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus - « La Vocation de l'Amour » - Manuscrit B Folio 3 Recto et Verso - Manuscrit B Folio 4 Verso
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3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 20:58

Pour convertir avec des arguments prouvant l'irrationalité, la dangerosité - notamment par l'obligation du Djihâd (جهاد) - ou encore les contradictions et erreurs flagrantes du Coran (livre qui est à l'origine de l'idéologie anti-chrétienne (islam), elle-même née à cause des liens qu'avait Mahomet avec les hérétiques nestoriens niant l'Unicité de la Personne Divine du Christ), IL FAUT SE FORMER ! Bien évidemment, la formation ne suffit pas sans une prière ardente à côté. Ci-après, une prière à Notre-Dame d’Afrique, spécialement écrite pour la conversion des musulmans, actuellement dans l'obscurité de la Vérité du Christ-Dieu-Verbe : « O Cœur Saint et Immaculé de Marie, si plein de miséricorde, soyez touché par l'aveuglement et la profonde misère des musulmans. Vous, la Mère de Dieu fait homme, obtenez-leur la connaissance de notre Sainte Religion, la grâce de l'embrasser et la pratiquer fidèlement, afin que, par Votre puissante intercession, nous soyons tous réunis dans la même foi, la même espérance et le même amour de Votre Divin Fils, Notre Seigneur Jésus-Christ, qui a été crucifié et qui est mort pour le salut de tous les hommes, et qui, ressuscité plein de gloire, règne en l'unité du Père et du Saint-Esprit, dans les siècles des siècles.
Ainsi soit-il. O Marie conçue sans péché, priez pour nous.
Notre-Dame d'Afrique, priez pour nous, pour les musulmans, pour les juifs et pour les autres infidèles.
Consolatrice des affligés, priez pour nous ».

 
 

 

Photo ci-dessus : rues de la ville de Puteaux (92), chaque vendredi

« France, es-tu fidèle aux promesses de ton Baptême ? » (Jean-Paul II)

 

 


 

 

NOTE DOCTRINALE DE LA CONGREGATION 
POUR LA DOCTRINE DE LA FOI SUR
CERTAINS ASPECTS DE L'EVANGELISATION

 

 

« (…) Dès le commencement, l’Évangile est annoncé à tous les hommes, dans la puissance de l’Esprit, afin qu’ils croient et qu’ils deviennent disciples du Christ et membres de son Église. (…) Toutefois, l’annonce missionnaire de l’Église est aujourd’hui « mise en péril par des théories relativistes, qui entendent justifier le pluralisme religieux, non seulement de facto mais aussi de iure (ou en tant que principe) » (cf : Déclaration Doctrinale "Dominus Iesus", N°4). Depuis longtemps, on en est venu à créer une situation dans laquelle, pour beaucoup de fidèles, la raison d’être même de l’évangélisation n’apparaît plus évidente (cf : Exhortation Apostolique "Evangelii Nuntiandi", N°80). On affirme même que la prétention d’avoir reçu en don la plénitude de la Révélation de Dieu cache une attitude d’intolérance et un danger pour la paix. Celui qui raisonne ainsi ignore que la plénitude du don de la Vérité que Dieu fait en se révélant à l’homme respecte la liberté qu’il a lui-même créée, comme trait indélébile de la nature humaine : cette liberté n’est pas indifférence, mais tension vers le bien. Un tel respect est une exigence de la foi catholique elle-même et de la charité du Christ ; il est constitutif de l’évangélisation. C’est donc un bien à promouvoir, sans le dissocier de l’engagement visant à faire connaître et à embrasser librement la plénitude du salut que Dieu offre à l’homme dans l’Église. Le respect envers la liberté religieuse et sa promotion « ne doivent en aucune façon nous rendre indifférents à l'égard de la Vérité et du bien. Mieux, c'est l'amour même qui pousse les disciples du Christ à annoncer à tous les hommes la Vérité qui sauve » (EN, N°24) Cet amour est le sceau précieux de l’Esprit Saint qui, comme protagoniste de l’évangélisation (RM, N°24-30) ne cesse de pousser les cœurs à annoncer l’Évangile, les disposant à l’accueillir. Cet amour vit dans le cœur de l’Église et, à partir de là, comme un feu de charité, se répand jusqu’aux confins de la terre, jusque dans le cœur de tout homme. En effet, le cœur entier de l’homme attend de rencontrer Jésus Christ. 

On comprend dès lors l’urgence de l’invitation du Christ à évangéliser et le fait que la mission confiée aux Apôtres par le Seigneur concerne tous les baptisés. Les paroles de Jésus, « Allez donc ! de toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés » (Mt 28, 19-20),
interpellent tout le monde dans l’Église, chacun selon sa vocation. Et, en notre temps où tant de personnes vivent dans les diverses formes de désert, surtout le désert « de l’obscurité de Dieu, du vide des âmes sans aucune conscience de leur dignité ni du chemin de l’homme » le pape Benoît XVI a rappelé au monde que « l’Église dans son ensemble, et les Pasteurs en son sein, doivent, comme le Christ, se mettre en route, pour conduire les hommes hors du désert, vers le lieu de la vie, vers l’amitié avec le Fils de Dieu, vers Celui qui nous donne la vie, la vie en plénitude » (cf : Benoît XVI, homélie d’inauguration du Pontificat). (…) Celui qui annonce l’Évangile participe à la charité de Christ, qui nous a aimés et qui s’est livré pour nous (cf. Ep 5, 2). Il est son ambassadeur et il supplie au nom du Christ : laissez-vous réconcilier avec Dieu ! (cf. 2 Co 5, 20). Cette charité est l’expression de la gratitude qui jaillit du cœur de l’homme, lorsqu’il s’ouvre à l’amour offert par Jésus-Christ (…). Cela explique l’ardeur, la confiance et la liberté de parole (parrhesia) qui se manifestaient dans la prédication des Apôtres (cf. Ac 4, 31 ; 9, 27-28 ; 26, 26 ; etc.) et dont le roi Agrippa fit l’expérience en écoutant saint Paul : « Encore un peu, et tu vas me persuader que tu as fait un chrétien ! » (Ac 26, 28). L’évangélisation ne se réalise pas seulement à travers la prédication publique de l’Évangile, ni uniquement à travers des œuvres de quelque importance publique, mais aussi au moyen du témoignage personnel, qui demeure une voie de grande efficacité pour l’évangélisation. (…) Le témoignage de la sainteté est requis avant tout pour que la lumière de la Vérité rayonne sur tous les hommes. Si la Parole est en contradiction avec la conduite, elle est difficilement accueillie (…) »

 

CDF - Extrait de la Note Doctrinale sur certains aspects de l’Evangélisation

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3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 17:11

Lors d'un rassemblement (entièrement ignoré par les médias français !) organisé dimanche par l'archevêché de Madrid et qui a réuni plus de 2 millions de personnes dans le centre de la capitale pour défendre les cultures de la vie, plusieurs archevêques ont tenu des propos critiques à l'égard du gouvernement socialiste de Zapatero…
 

 
 
 
 
Le "mariage" homosexuel, la possibilité pour les transsexuels de changer d'état civil sans se faire opérer, une loi facilitant les procédures de divorce... etc. Le gouvernement socialiste « fait trembler les bases de la famille avec des loi iniques et injustes ». (Archevêque de Tolède, Antonio Canizares). Les mesures du gouvernement socialiste représentent en effet un grave « retour en arrière des droits de l'Homme ». (Archevêque de Madrid, Antonio Maria Rouco Varela). « La culture de la laïcité radicale est une tromperie qui ne conduit qu'à l'avortement et au divorce-express. [Ceci] mène à la dissolution de la démocratie ». (Archevêque de Valence, Agustin Garcia-Gasco).
      
 
 
 
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3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 13:30

« Les Mages sont venus d’Orient pour adorer l’Enfant de la Vierge. C’est le jour où ils lui rendirent cet hommage, que nous célébrons aujourd’hui : c’est à sa mémoire que nous offrons le tribut d’un discours qui est pour nous une dette en cette solennité. Ce jour brilla d’abord pour les Mages, il nous est ramené chaque année par la fête de l’Épiphanie. Ils étaient les prémices de la gentilité; nous en sommes le peuple. Nous avons été instruits par la langue des Apôtres; ils le furent, eux, par une étoile, interprète des cieux. Les mêmes Apôtres, comme d’autres cieux, nous ont raconté la gloire de Dieu. O mystère étonnant ! Il était couché dans une crèche, et d’Orient il amenait les Mages; il était caché au fond d’une étable, et proclamé du haut du ciel, afin qu’ainsi proclamé dans le ciel on le reconnût dans l’étable, ce qui a donné à ce jour le nom d’Épiphanie, qu’on peut traduire en latin par manitestatio, manifestation. Ce jour met à la fois en relief la grandeur et l’humilité du Christ; car les astres révélaient au loin dans le ciel sa grandeur, afin que ceux qui le cherchaient le trouvassent dans un étroit réduit, sous l’apparence de la faiblesse, avec des membres de nouveau-né, enveloppé des langes de l’enfance. En cet état, il fut adoré par les Mages, et redouté des méchants. Car le roi Hérode le craignit, lorsqu’il eut entendu les Mages, encore à la recherche de ce petit Enfant, dont le ciel leur avait attesté la naissance. Que sera son tribunal où il sera assis comme juge, si le berceau où il repose, enfant muet encore, a fait trembler des rois superbes ? Combien les rois sont mieux inspirés, quand, au lieu de chercher, comme Hérode, à le mettre à mort, ils sont heureux de l’adorer comme les Mages; maintenant surtout qu’il a souffert, pour ses ennemis et de la part de ses ennemis, la mort que l’ennemi désirait lui donner, et qu’en la subissant il a tué la mort dans son propre corps ! Si un roi impie l’a craint quand il prenait encore le sein de sa mère, que les rois aient donc pour lui une crainte pieuse, maintenant qu’il est assis à la droite du Père ».

 

Sermon de Saint Augustin, Évêque (Sermon 200, 1-2: PL 38, 1028-1029)

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2 janvier 2008 3 02 /01 /janvier /2008 13:32

L'hymne acathiste est un poème acrostiche alphabétique, chacune des 24 strophes commençant par l'une des lettres de l'alphabet grec. Les deux premières stances constituent une méditation des Evangiles de l'Enfance, depuis le récit de l'Annonciation jusqu'à la rencontre avec Siméon. Les deux dernières stances déploient le mystère de la maternité de Marie, Vierge et Mère…

 

 

 

 

Un ange, parmi ceux qui se tiennent devant la Gloire du Seigneur, fut envoyé dire à la Mère de Dieu : « Réjouis-toi ! Il incline les cieux et descend, Celui qui vient demeurer en toi dans toute sa plénitude. Je le vois dans ton sein prendre chair à ma salutation ! ». Avec allégresse, l'ange l'acclame :

 

Réjouis-toi en qui resplendit la joie du Salut

Réjouis-toi en qui s'éteint la sombre malédiction

Réjouis-toi en qui Adam est relevé de sa chute

Réjouis-toi en qui Ève est libérée de ses larmes

Réjouis-toi Montagne dont la hauteur dépasse la pensée des hommes

Réjouis-toi Abîme à la profondeur insondable même aux anges

Réjouis-toi tu deviens le Trône du Roi

Réjouis-toi tu portes en ton sein Celui qui porte tout

Réjouis-toi Étoile qui annonce le Lever du Soleil

Réjouis-toi tu accueilles en ta chair ton enfant et ton Dieu

Réjouis-toi tu es la première de la Création Nouvelle

Réjouis-toi en toi nous adorons l’Artisan de l’univers

Réjouis-toi Épouse inépousée !


La Toute-Sainte répondit à l'ange Gabriel avec confiance : « Voilà une parole inattendue, qui paraît incompréhensible à mon âme, car tu m'annonces que je vais enfanter, moi qui suis vierge ». Alléluia, alléluia, alléluia ! Pour comprendre ce mystère qui dépasse toute connaissance, la Vierge dit au Serviteur de Dieu : « Comment, dis-moi, me sera-t-il passible de donner naissance à un fils alors que je ne connais pas d'homme ? ». Plein de respect, l'ange l'acclame :

 

Réjouis-toi tu nous ouvres au secret du Dessein de Dieu

Réjouis-toi tu nous mènes à la confiance dans le silence

Réjouis-toi tu es la première des merveilles du Christ Sauveur

Réjouis-toi tu récapitules la richesse de sa Parole

Réjouis-toi Échelle en qui Dieu descend sur la terre

Réjouis-toi Pont qui unit la terre au ciel

Réjouis-toi Merveille inépuisable pour les anges

Réjouis-roi Blessure inguérissable pour l’adversaire

Réjouis-roi ineffable Mère de la Lumière

Réjouis-toi tu as gardé en ton coeur le Mystère

Réjouis-toi en qui est dépassé le savoir des savants

Réjouis-toi en qui est illuminée la foi des croyants

Réjouis-toi Épouse inépousée !


La puissance du Très-Haut reposa sur l'Inépousée et comme un jardin au beau fruit, elle porta le Salut

pour tous ceux qui désirent le cueillir. Alléluia, alléluia, alléluia ! Portant le Seigneur dans son sein, Marie partit en hâte chez Élisabeth. Lorsqu'il reconnut la salutation de Marie, l’enfant se réjouit aussitôt, bondissant d’allégresse comme pour chanter à la Mère de Dieu :

 

Réjouis-toi Jeune pousse au Bourgeon immortel

Réjouis-toi Jardin au Fruit qui donne Vie

Réjouis-toi en qui a germé le Seigneur notre Ami

Réjouis-toi tu as conçu le Semeur de notre vie

Réjouis-toi Champ où germe la Miséricorde en abondance

Réjouis-toi Table qui offre la Réconciliation en plénitude

Réjouis-toi tu prépares l'Espérance du Peuple en marche

Réjouis-toi tu fais jaillir la Nourriture d'Éternité

Réjouis-roi Parfum d'une offrande qui plaît à Dieu

Réjouis-toi en qui tout l'univers est réconcilié

Réjouis-toi Lieu de la bienveillance de Dieu pour les pécheurs

Réjouis-toi notre assurance auprès de Dieu

Réjouis-toi Épouse inépousée !

 

Joseph le Sage se troubla, secoué par une tempête de pensées contradictoires. Il te vit inépousée et te soupçonna d'un amour caché, toi l'Irréprochable. Mais, apprenant que ce qui avait été engendré en toi venait de l'Esprit-Saint, il s'écria : Alléluia, alléluia, alléluia ! Quand les bergers entendirent les anges chanter la venue du Christ en notre chair, ils ont couru contempler leur Pasteur reposant sur le sein de Marie en Agneau Immaculé. Ils exultèrent en chantant :

 

Réjouis-toi Mère de l'Agneau et du Pasteur

Réjouis-toi Maison des brebis rassemblées

Réjouis-toi Protection contre le loup qui disperse

Réjouis-toi en ta chair s’ouvre la Porte qui conduit au Père

Réjouis-toi en qui les cieux se réjouissent avec la terre

Réjouis-toi en qui la terre exulte avec les cieux

Réjouis-toi tu donnes l'assurance à la parole des Apôtres

Réjouis-toi tu donnes la force au témoignage des Martyrs

Réjouis-toi inébranlable soutien de notre foi

Réjouis-toi tu sais la splendeur de la grâce

Réjouis-toi en qui l'Enfer est dépouillé

Réjouis-toi en qui nous sommes revêtus de gloire

Réjouis-toi Épouse inépousée !

 

Les Mages ont vu l'astre qui conduit à Dieu. Marchant à sa clarté comme on saisit un flambeau, ils ont trouvé la Lumière véritable. Tout proches de Celui que personne n'a jamais vu, ils acclament sa Mère : Alléluia, alléluia, alléluia ! Ceux qui savent lire les signes des astres ont reconnu dans les bras de la Vierge le Créateur des hommes ; dans les traits de Celui qui a pris condition d'esclave ils ont adoré leur Maître. Avec empressement ils l'honorèrent de leurs présents en chantant à la Toute-Bénie :

Réjouis-toi Mère de l'Astre sans déclin

Réjouis-toi Reflet de la clarté de Dieu

Réjouis-toi en qui s’éteint la brûlure du mensonge

Réjouis-toi en qui s'illumine pour nous la Trinité d'Amour

Réjouis-toi en qui l'inhumaine puissance est défaite

Réjouis-toi tu nous montres le Christ Seigneur Ami des hommes

Réjouis-toi en qui les idoles païennes sont renversées

Réjouis-toi tu nous donnes d’être libérés des oeuvres mauvaises

Réjouis-toi en qui s’éteint l'idolâtrie du feu païen

Réjouis-toi en qui nous sommes affranchis du feu des passions

Réjouis-toi tu conduis les croyants vers le Christ Sagesse

Réjouis-toi Allégresse de toutes les générations

Réjouis-toi Épouse inépousée !


Les Mages s'en retournèrent à Babylone en témoins, porteurs de Dieu. Là ils annoncèrent la Bonne Nouvelle et accomplirent les Écritures en te proclamant devant tous comme Messie. Hérode resta seul, livré à sa sottise, incapable d'entrer dans la louange : Alléluia, alléluia, alléluia ! Ô Sauveur, tu as porté en Égypte l'éclat de la vérité et tu en as chassé les ténèbres du mensonge. Les idoles du pays de l'esclavage se sont placées sous ta puissance et ceux que tu as ainsi délivrés du péché se tournent vers la Mère de Dieu pour lui chanter :

 

Réjouis-toi en qui l'homme est relevé

Réjouis-toi en qui les démons sont défaits

Réjouis-toi tu foules au pied le maître du mensonge

Réjouis-toi tu démasques le piège des idoles

Réjouis-toi Mer où trouve sa perte le Pharaon qui se tient dans l'esclavage du péché

Réjouis-toi Rocher d'où jaillit la Source qui abreuve les assoiffés

Réjouis-toi Colonne du Feu qui illumine notre marche dans la nuit

Réjouis-toi Manteau aussi vaste que 1a Nuée pour ceux qui sont sans recours

Réjouis-toi tu portes le vrai Pain du ciel qui remplace la manne

Réjouis-toi Servante du Festin où nous avons part aux réalités du ciel

Réjouis-toi Belle terre de la foi où s'accomplit la Promesse

Réjouis-toi Pays ruisselant de lait et de miel

Réjouis-toi Épouse inépousée !

 

Lorsque Siméon fut au seuil de la mort, Seigneur, tu lui fus présenté comme un enfant mais il reconnut en toi la perfection de la Divinité. Plein d'admiration pour ton Être qui n'a pas de fin, il chanta : Alléluia, alléluia, alléluia ! Le Créateur a fait une Oeuvre Nouvelle lorsqu'il se rendit visible à nos yeux. Il a pris chair dans le sein d'une vierge en la gardant dans son intégrité, pour qu'à la vue de cette merveille nous chantions :

 

Réjouis-toi Fleur de l'Être inaltérable de Dieu

Réjouis-toi Couronne de son amour virginal

Réjouis-toi Figure qui resplendit de la Résurrection du Seigneur

Réjouis-toi tu partages avec les anges la clarté du Royaume

Réjouis-toi Arbre dont le Fruit splendide nourrit les croyants

Réjouis-toi Feuillage dont l'ombre procure la fraîcheur aux multitudes

Réjouis-toi tu enfantes la rançon des captifs

Réjouis-toi tu portes dans ta chair le Guide des égarés

Réjouis-toi notre Avocate auprès du Juge juste et bon

Réjouis-roi en qui arrive le pardon pour la multitude

Réjouis-toi Tunique d'espérance pour ceux qui sont nus

Réjouis-toi Amour plus fort que tout désir

Réjouis-toi Épouse inépousée !

 

Quand nous contemplons cet enfantement inhabituel nous devenons étrangers à notre monde habituel et notre esprit se tourne vers les réalités d'en haut. Car le Très-Haut s'est révélé aux hommes dans l'abaissement pour élever ceux qui croient en lui. Alléluia, alléluia, alléluia ! Le Verbe que rien ne contient a pris chair dans notre condition humaine sans cesser d'être Dieu. En venant habiter le monde d'en-bas, il n'a pas quitté pour autant les réalités d'en-haut, mais il est descendu tout entier dans le sein d'une Vierge qu'il a habitée de sa divinité :

 

Réjouis-toi Temple du Dieu de toute immensité

Réjouis-toi Porche du Mystère enfoui depuis les siècles

Réjouis-toi incroyable nouvelle pour les incroyants

Réjouis-toi Bonne Nouvelle pour les croyants

Réjouis-toi Vaisseau choisi où vient à nous Celui qui surpasse les Chérubins

Réjouis-toi Demeure très sainte de Celui qui siège au-dessus des Séraphins

Réjouis-toi en qui les contraires sont conduits vers l'Unité

Réjouis-toi en qui se joignent la virginité et la maternité

Réjouis-toi en qui la transgression reçoit le pardon

Réjouis-toi en qui le Paradis s'ouvre à nouveau

Réjouis-toi Clef du Royaume du Christ

Réjouis-toi Espérance des biens éternels

Réjouis-toi Épouse inépousée !

 

Tous les anges du ciel ont été frappés de stupeur devant la prodigieuse oeuvre de ton Incarnation, Seigneur, car toi le Dieu que nul n'a jamais vu, tu t'es rendu visible à tous et tu as demeuré parmi nous. Tous nous t'acclamons : Alléluia, alléluia, alléluia ! Devant toi, ô Mère de Dieu, les orateurs bavards sont muets comme des poissons, incapables de dire comment tu as pu enfanter et demeurer vierge. Remplis d'étonnement, nous contemplons en toi le Mystère de la Foi :

 

Réjouis-toi Trône de la sagesse éternelle

Réjouis-toi Écrin du dessein bienveillant de Dieu

Réjouis-toi tu conduis les philosophes aux limites de leur sagesse

Réjouis-toi tu mènes les savants aux frontières du raisonnement

Réjouis-toi devant qui les esprits subtils deviennent hésitants

Réjouis-toi devant qui les littérateurs perdent leurs mots

Réjouis-toi devant qui se défont les raisonnements les plus serrés

Réjouis-toi car tu montres Celui dont la Parole agit avec puissance

Réjouis-toi en qui nous sommes tirés de l'abîme de l'ignorance

Réjouis-toi en qui nous accédons à la plénitude du Mystère de Dieu

Réjouis-toi Planche de salut pour ceux qui aspirent à la pleine vie

Réjouis-toi Havre de paix pour ceux qui se débattent dans les remous de leur vie

Réjouis-toi Épouse inépousée !

 

Dans sa volonté de sauver toute sa création, le Créateur de l'univers a choisi d'y venir lui-même. Pour refaire en nous son image à sa ressemblance divine, il est devenu l'Agneau, lui notre Dieu et notre Pasteur. Alléluia, alléluia, alléluia ! En toi Vierge Marie, Mère de Dieu, trouvent refuge ceux qui ont fait choix de virginité et qui se tournent vers toi. Car le Créateur du ciel et de la terre t'a façonnée, ô Immaculée, en venant demeurer dans ton sein. Tous, il nous apprend à t'acclamer :

 

Réjouis-toi Mémorial de la virginité

Réjouis-toi Porte du Salut

Réjouis-toi premier fruit du Royaume Nouveau

Réjouis-toi en qui resplendit la merveille du don gratuit

Réjouis-toi en qui sont régénérés les esprits accablés

Réjouis-toi en qui sont fortifiés ceux que leur passé a blessé

Réjouis-toi car tu enfantes Celui qui nous délivre du Séducteur

Réjouis-toi car tu nous donnes la Source de la chasteté

Réjouis-toi Chambre nuptiale où Dieu épouse notre humanité

Réjouis-toi tu confies au Dieu d'amour ceux qui se donnent à lui

Réjouis-toi Nourriture du Seigneur pour ceux qui ont pris le chemin de virginité

Réjouis-toi tu conduis les croyants à l’intimité avec l'Époux

Réjouis-toi Épouse inépousée !

 

Toutes nos hymnes de louange sont impuissantes à chanter, Seigneur, la profusion de ta miséricorde infinie. Seraient-elles aussi nombreuses que le sable de la mer, jamais elles ne parviendraient à égaler la richesse du don que tu nous as fait. Alléluia, alléluia, alléluia ! Nous contemplons dans la Vierge sainte le flambeau qui a porté la Lumière dans les ténèbres. Embrasée par la flamme du Verbe de Dieu qu'elle accueille dans sa chair, elle conduit tout homme à la connaissance de Dieu, illuminant l'intelligence de sa Splendeur. Joyeusement nous l'acclamons :

 

Réjouis-toi Aurore du Soleil levant

Réjouis-toi Flambeau qui porte la Lumière véritable

Réjouis-toi Éclat de Celui qui illumine notre cœur

Réjouis-toi devant toi l'Ennemi est frappé de terreur

Réjouis-toi Porte de la Lumière étincelante

Réjouis-toi Source d'une Eau jaillissant en Vie éternelle

Réjouis-toi Image vivante de la piscine du baptême

Réjouis-toi en qui nous sommes lavés de la souillure du péché

Réjouis-toi Bassin où nous est donné un esprit renouvelé

Réjouis-toi Coupe où nous puisons la Joie

Réjouis-toi en qui nous respirons le parfum du Christ

Réjouis-toi Source intarissable d'allégresse

Réjouis-toi Épouse inépousée !

 

Il a voulu faire grâce des anciennes dettes à tous les hommes. De lui-même il est venu habiter chez les siens, parmi ceux qui vivaient loin de sa Grâce et déchirant leurs billets de créance, il entendit de toutes les bouches sortir cette acclamation : Alléluia, alléluia, alléluia ! Nos voulons, ô Mère de Dieu, chanter ton enfantement, te louer comme le Temple vivant que le Seigneur a sanctifié et glorifié en demeurant dans ton sein, lui qui tient tout dans sa Main :

 

Réjouis-toi Tabernacle du Dieu vivant

Réjouis-toi Sanctuaire qui contient le Seul Saint

Réjouis-toi Arche de la Nouvelle Alliance dorée par l'Esprit

Réjouis-toi Trésor inépuisable de la Vie

Réjouis-toi Diadème de grand prix pour les gouvernants

Réjouis-toi Gloire vénérable des prêtres de Dieu

Réjouis-toi Solide Tour qui garde l’Église

Réjouis-toi Rempart inébranlable de la Cité

Réjouis-toi en qui surgit le Trophée de notre victoire

Réjouis-toi en qui sonne la déroute de notre Ennemi

Réjouis-toi Guérison de mon corps

Réjouis-toi Salut de mon âme

Réjouis-toi Épouse inépousée !


Ô Mère bénie entre toutes, toi qui as enfanté le Verbe de Dieu, le Seul Saint, reçois l'offrande de notre prière. Garde-nous de tout malheur et de toute menace, nous qui te chantons d'un même cœur :
Alléluia, alléluia, alléluia !

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1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 23:03

Litanies approuvées par décret apostolique de Saint Pie X, le 3 février 1905 - [[300 jours d'indulgence sont accordées aux conditions habituelles]] -  [[7 ans d'indulgence]] et indulgence plénière sont aussi accordées si on récite chaque jour ces litanies pendant 1 mois aux conditions habituelles... 

 

 

 

Seigneur, ayez pitié de nous.  --> Seigneur, ayez pitié de nous.

O Christ, ayez pitié de nous. --> O  Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.  --> Seigneur, ayez pitié de nous.

 

Père céleste qui êtes Dieu, -->  ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, --> ayez pitié de nous.

Esprit Saint qui êtes Dieu, --> ayez pitié de nous.

Trinité Sainte qui êtes un seul Dieu, --> ayez pitié de nous.

Jésus, Fils du Dieu vivant, --> ayez pitié de nous.

Jésus, splendeur du Père, --> ayez pitié de nous.

Jésus, splendeur de la lumière éternelle, --> ayez pitié de nous.

Jésus, roi de gloire, --> ayez pitié de nous.

Jésus, soleil de justice, --> ayez pitié de nous.

Jésus, Fils de la Vierge Marie, --> ayez pitié de nous.

Jésus, aimable, --> ayez pitié de nous.

Jésus, admirable, --> ayez pitié de nous.

Jésus, Dieu fort, --> ayez pitié de nous.

Jésus, Père des siècles à venir, --> ayez pitié de nous.

Jésus, Ange du grand conseil, --> ayez pitié de nous.

Jésus, très puissant, --> ayez pitié de nous.

Jésus, très patient, --> ayez pitié de nous.

Jésus, très obéissant, --> ayez pitié de nous.

Jésus, doux et humble de cœur, --> ayez pitié de nous.

Jésus, qui aimez la chasteté, --> ayez pitié de nous.

Jésus, qui nous aimez, --> ayez pitié de nous.

Jésus, Dieu de paix, --> ayez pitié de nous.

Jésus, auteur de la vie, --> ayez pitié de nous.

Jésus, modèle des vertus, --> ayez pitié de nous.

Jésus, zélateur des âmes, --> ayez pitié de nous.

Jésus, notre Dieu, --> ayez pitié de nous.

Jésus, notre refuge, --> ayez pitié de nous.

Jésus, Père des pauvres,, --> ayez pitié de nous.

Jésus, trésor des fidèles, --> ayez pitié de nous.

Jésus, bon pasteur, --> ayez pitié de nous.

Jésus, vraie lumière, --> ayez pitié de nous.

Jésus, sagesse éternelle, --> ayez pitié de nous.

Jésus, bonté infinie, --> ayez pitié de nous.

Jésus, notre voie et notre vie, --> ayez pitié de nous.

Jésus, joie des anges, --> ayez pitié de nous.

Jésus, roi des patriarches, --> ayez pitié de nous.

Jésus, maître des apôtres, --> ayez pitié de nous.

Jésus, docteur des évangélistes, --> ayez pitié de nous.

Jésus, force des martyrs, --> ayez pitié de nous.

Jésus, lumière des confesseurs, --> ayez pitié de nous.

Jésus, pureté des vierges, --> ayez pitié de nous.

Jésus, couronne de tous les saints, --> ayez pitié de nous.

 

Soyez-nous propices, --> pardonnez-nous, Jésus.

Soyez-nous propices, --> exaucez-nous, Jésus.

 

De tout mal,  --> délivrez-nous, Jésus.

De tout péché,  --> délivrez-nous, Jésus.

De votre colère,  --> délivrez-nous, Jésus.

Des embûches du démon,  --> délivrez-nous, Jésus.

De l'esprit de fornication,  --> délivrez-nous, Jésus.

De la mort éternelle, --> délivrez-nous, Jésus.

Du mépris de vos inspirations, --> délivrez-nous, Jésus.

Par le mystère de votre sainte Incarnation, --> délivrez-nous, Jésus.

Par votre Nativité, --> délivrez-nous, Jésus.

Par votre Enfance, --> délivrez-nous, Jésus.

Par votre vie toute divine, --> délivrez-nous, Jésus.

Par vos travaux, --> délivrez-nous, Jésus.

Par votre Agonie et votre Passion,  --> délivrez-nous, Jésus.

Par votre Croix et votre abandonnement, --> délivrez-nous, Jésus.

Par vos langueurs, --> délivrez-nous, Jésus.

Par votre mort et votre sépulture, --> délivrez-nous, Jésus.

Par votre Résurrection, --> délivrez-nous, Jésus.

Par votre Ascension,  --> délivrez-nous, Jésus

Par vos joies,  -->délivrez-nous, Jésus

Par votre gloire, -->délivrez-nous, Jésus


Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, --> 
pardonnez-nous, Jésus

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, -->  exaucez-nous, Jésus

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, --> ayez pitié de nous.

 

R. Que le nom du Seigneur soit béni, 
V. Maintenant et dans tous les siècles.

 

Prions : Seigneur Jésus-Christ, qui avez dit : Demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez, et l'on vous ouvrira; faites-nous, s'il vous plaît, la grâce de concevoir l'affection de votre amour divin, afin que nous vous aimions de tout notre cœur, en vous confessant de bouche et d'action, et que jamais nous ne cessions de vous louer. Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Amen.

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1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 23:00

La "Jeanne d'Arc" des temps mérovingiens...

 

 

 

 

Au début de l'année 451, Attila entraîne ses hordes en-deçà du Rhin, prend, pille et brûle Metz la veille de Pâques (7 avril), remonte la vallée de le Seine et vient assiéger Paris. Au milieu du désarroi général, Sainte Geneviève garde son sang-froid puisant son courage dans la confiance qu'elle a en la Providence. Elle convoque les femmes de Paris et, après leur avoir rappelé les grands exemples de Judith et d'Esther, libératrices de leur peuple, elles les invite à s'unir à elle pour détourner le fléau par la prière, le jeûne et les saintes veilles au baptistère de Saint-Jean-le-Rond. Sûre de l'appui des femmes parisiennes, elle s'adresse aux hommes : Que parlez-vous de vous réfugier en d'autres cités ? Celles-ci seront-elles mieux que Paris abritées contre un coup de main des barbares ? Paris, grâce à la protection du Christ, échappera au carnage. Les Parisiens, tout abandonnés à la peur, s'emportent contre Sainte Geneviève qu'ils appellent la prophétesse de malheur, et parlent de la lapider ou de la jeter dans la Seine, lorsque l'archidiacre d'Auxerre apporte les eulogies (pains bénis et non consacrés) que son évêque, Saint Germain a légué à Sainte Geneviève en mourant : Parisiens, n'allez pas commettre ce forfait ; celle dont vous projetez la mort est, au témoignage du Saint évêque Germain, l'élue de Dieu dès sa venue au monde. Et voici les eulogies que je lui apporte de la part de l'évêque défunt. Les Parisiens se rallient alors aux conseils de Sainte Geneviève et Attila quitte la vallée de la Seine pour se rejeter vers la Loire. arrêtés par l'évêque Saint Aignan sous les murs d'Orléans, il est repoussé par Ætius jusque à Châlons-sur-Marne où, à la bataille des Champs Catalauniques par les armées conjuguées d'Ætius (Gallo-Romains), de Mérovée (Francs) et de Théodoric (Wisigoths).


Près de trente ans plus tard, lorsque Clovis, encore idolâtre assiège Paris, Sainte Geneviève est encore l'âme de la résistance de ses concitoyens affamés qu'elle réussit à faire ravitailler en forçant, avec onze vaisseaux, les barrages sur la Seine jusqu'à Troyes.
En 885, lorsque les Normands assiègent Paris, tandis que la famine et la peste déciment la population, la résistance des Parisiens se confie à l'intercession de Sainte Geneviève et, après que ses ont été exposées au point le plus menacé des remparts, l'ennemi se retire. En 1130, sous le nom de mal des ardents ou de feu sacré, une terrible fièvre pestilentielle fondit sur Paris, puis sur la France entière, sans qu'aucune médecin ne pût l'enrayer ; il s'agissait d'une inflammation intérieure accompagnée de la gangrène aux extrémités des membres. Pour conjurer le fléau, l'évêque de Paris ordonna des jeûnes et des prières, puis demanda que l'on transportât les malades sur le chemin de la procession solennelle qu'il mena de la basilique Sainte-Geneviève à Notre-Dame, le 26 novembre. Les malades qui touchèrent la châsse furent immédiatement guéris et de tous ceux qui étaient à Paris, seuls trois sceptiques moururent, puis le mal commença à décroître pour finir par disparaître. L'année suivante, le pape Innocent II, en souvenir de ce miracle, institua la fête de Sainte Geneviève des Ardents.


Le 14 août 1792, les révolutionnaires n'osant détruire la châsse de Sainte Geneviève, la firent transporter à l'église Saint-Etienne-du-Mont, et attendirent le 9 novembre 1793 pour s'en saisir et l'emporter à l'Hôtel de la Monnaie. Ouverte , profanée et inventoriée, la châsse fut détruite avant que les précieuses reliques qu'elle contenaient fussent brûlées en place de Grève et les cendres dispersées dans la Seine.

 

 

 

 

 

Liens : Litanies de Sainte Geneviève

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1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 21:07
Circoncision du Christ :
« La Sainte Vierge était attristée et inquiète. Elle avait apprêté elle-même les linges destinés à recevoir le sang et à bander la plaie. […] Elle se tenait voilée au fond de la grotte, avec l'Enfant-Jésus sur les bras, le donna à la servante avec les linges. Saint Joseph le reçut des mains de la servante, et le donna à la garde qui était venue avec les prêtres. Celle-ci plaça l'enfant recouvert d'un voile sur la couverture de la pierre octogone. […] Saint Joseph se pencha par-dessus les épaules du prêtre et tint l'enfant par le haut du corps. Deux prêtres s'agenouillèrent à droite et à gauche, tenant chacun un de ses petits pieds : celui qui devait accomplir la cérémonie s'agenouilla devant lui. L'incision se fit. […] Le garde prit alors l'enfant, et, après avoir bandé la plaie, elle lui remit ses langes. Cette fois, on emmaillota aussi ses bras qui étaient libres auparavant, et on roula autour de sa tête le voile dont on l'avait couverte ».
 
 
Le Nom de Jésus :
« L'ange avait dit à Joseph que l'enfant devait s'appeler Jésus. Mais le prêtre d'abord n'agréa pas ce nom, et il se mit en prières à cette occasion. Je vis alors un ange lui apparaître et lui montrer le Nom de Jésus sur un écriteau pareil à celui qui surmonta la croix sur le Calvaire. Je ne sais pas si en effet cet ange fut vu par lui ou par un autre prêtre, mais je le vis tout ému écrire ce nom sur un parchemin, comme poussé par une impulsion d'en haut. L'Enfant-Jésus pleura beaucoup après la cérémonie de la circoncision. Je vis Saint Joseph le reprendre et le mettre dans les bras de la Sainte Vierge qui était restée au fond de la grotte avec deux femmes. Elle le prit en pleurant, se retira dans le coin où était la crèche, s'assit couverte de son voile, et apaisa l'enfant en lui donnant le sein. Saint Joseph lui remit aussi les linges teints de sang. On pria de nouveau et on chanta des cantiques. […] Dans la nuit suivante, je vis l'enfant souvent privé de sommeil par la douleur qu'il ressentit : il pleurait beaucoup. Marie et Joseph le prirent tour à tour sur leurs bras et le portèrent autour de la grotte en essayant de le calmer ».
 
Extrait des révélations de la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich (chapitre 57)
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1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 08:22

Vous constatez tous les jours que notre société moderne est plongée dans l'immoralité la plus complète. Radio, télévision, cinémas, affiches, revues du coeur et autres étalent complaisamment la pornographie, qui fait tant de ravages dans les âmes, en insinuant que le péché impur n'existe pas; que, par conséquent, on peut tout se permettre, en suivant les instincts de la nature et qu'on peut jouir du plaisir sans le réfréner puisqu'il existe au-dedans de nous-même. Or, vous savez bien que cela est faux, et que, pour vous, jeunes gens chrétiens, les commandements de Dieu s'imposent toujours (6ème et 9ème commandements). Il y a donc Péché Mortel pour quiconque se laisse aller volontairement à des pensées, désirs, regards, gestes impurs, seuls ou avec d'autres et vous aurez à rendre compte à Dieu de la perte éventuelle des âmes. Permettez-moi d'attirer votre attention sur vos fréquentations avec les jeunes filles. On parle beaucoup de l'avortement et on les incrimine, mais à l'origine, n'y a-t-il pas la faute du jeune homme qui, par son comportement criminel, l'a séduite et l'a entraînée au péché et l'a ainsi obligée, malgré elle, à devenir maman d'un enfant qu' elle ne voulait pas ? Vous devez donc réfréner vos passions par la volonté. Cela demande, de votre part, une maîtrise constante de vous-mêmes, et une lutte contre les occasions de péchés. Bien sûr, les femmes et les jeunes filles, par leurs toilettes indécentes, y ont leur part de responsabilité; mais n'avez-vous pas une grande leçon à leur donner en ne fréquentant pas celles qui sont esclaves de la mode et qui la font passer avant la morale chrétienne ? Vous y serez aidés par la réception régulière des sacrements d'Eucharistie et de pénitence et par une grande dévotion envers la Très Sainte Vierge Marie, Mère de toute Pureté. Retenez cette belle devise : "SE VAINCRE POUR VAINCRE".

 

Que vos rapports avec vos compagnes soient joyeux, amicaux, mais en vous respectant les uns les autres et en évitant toute privauté déplacée. Votre devoir est d'agir en conséquence. Tout le monde y gagnera et vous contribuerez ainsi à assainir le "milieu jeunes", et à lui redonner sa fierté, sa délicatesse, son honneur en lui réapprenant le vrai sens de l'AMOUR.

 

Chers jeunes gens chrétiens, réagissez !

Dites "NON" au péché et aux scandales !

Soyez apôtres et devenez des saints !

 

St Michel-Archange, Protecteur de la Sainte Eglise et

notre Défenseur dans le combat, intercédez pour nous.

 

(Suppément à Défense du Foyer, n°145 de juillet 1973)

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1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 08:21

Tout le monde se plaint du désordre de la société actuelle. Mais qui, en face de l'immoralité et de la corruption, accepte de prendre ses responsabilités ? Pourtant les femmes et les jeunes filles doivent savoir qu'elles peuvent beaucoup pour arrêter le mal. Par votre tenue et votre vêtement, vous pouvez aider les hommes et les jeunes gens à rester purs, comme aussi vous pouvez être pour eux une occasion de tentation et de péché grave. Les commandements de Dieu existent toujours et n'ont jamais été supprimés, bien que beaucoup de prêtres n'en parlent plus. Les sixième et neuvième commandements défendent pensées, désirs, regards et actes impurs. Est-il besoin de les rappeler ? Celles qui par leurs immodesties sont l'occasion de fautes d'impureté et peut-être de la perte éternelle d'une âme auront à rendre compte à Dieu. Aucune d'entre vous ne peut prétendre aimer Dieu et le prochain et accepter en même temps par sa tenue d'être cause de péché pour autrui. Que celles d'entre vous qui s'habillent avec décence soient louées et encouragées; qu'elles ne suivent jamais les modes mauvaises, mais que par leur exemple elles entraînent les autres à une tenue correcte. Ayez toutes le courage et l'honnêteté de vous vêtir correctement. Couvrez votre poitrine avec modestie et, s'il le faut, rallongez vos "mini-jupes" de 10, 15, 20 centimètres. Votre conscience et votre dignité y gagneront, votre entourage s'en trouvera  bien et la santé morale de la société s'en portera beaucoup mieux.

 

Pensez aux viols, divorces, assassinats, suicides mêmes qui sont souvent la conséquence de la légèreté des moeurs. « Oh ! si certaines chrétiennes soupçonnaient les tentations et les chutes qu'elles causent chez les autres par leurs toilettes et les familiarités auxquelles, dans leur légèreté, elles accordent si peu d'importance, elles s'épouvanteraient de leur responsabilité ! » (Pie XII - A la jeunesse féminine d' Action Catholique. 22-5-1941). « O Mères chrétiennes ! si vous saviez quel avenir d' angoisses et de périls intérieurs, de doutes mal réprimés, de hontes mal contenues vous préparez à vos fils et à vos filles en les accoutumant imprudemment à vivre à peine couverts, en leur faisant perdre le sens délicat de la modestie, vous rougiriez de vous-mêmes... » (Pie XII - A la jeunesse féminine d' Action Catholique 22-5-1941).

 

Vous êtes chrétiennes, vous avez du bon sens,

Vous êtes honnêtes, alors montrez-le !

 

St Michel-Archange - Protecteur de la Sainte Eglise et

notre Défenseur dans le combat, intercédez pour nous.

 

(Supplément à "Défense du Foyer" n° 136, Juillet 1972)

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