Ci-dessous, un bel article du Père Daniel-Ange (cf : Jeunesse-Lumière) à lire intégralement.

Photo 1 = des jeunes "martyrs" de la loi Taubira en garde à vue au Commissariat (26/05 - Paris).

Photo 2 = un jeune catholique embarqué par la police et priant avec son chapelet dans le fourgon.

Continuons le bon combat de la Foi ! Ne perdons pas courage malgré les persécutions (Jean 16, 33).

 

 

 

 

2044092A vous, les veilleurs éveillant l’émerveillement ! Devant vos paisibles visages, éclairés du dedans par une clarté d’ailleurs, j’hallucine ! Me voilà complètement scotché ! Qui donc êtes vous ? Je vais vous le dire : vous êtes les sur-vivants d’une guerre aseptisée, les rescapés d’un naufrage, les résistants qui refusez de laisser souiller la beauté de votre jeunesse et ternir la pureté de vos regards. Les prophètes de la Joie, les sentinelles du matin, les fils et filles de la Lumière: c’est vous ! Oui, chacun de vous ! En veillant au long des nuits, vous faites advenir l’aurore. Vous débordez d’une toute neuve joie de vivre, car vous découvrez pour quoi vivre, selon le dernier mot d’une jeune américaine, Cassie Bernall : «  Si tu ne sais pas pour qui vivre, ce n’est pas la peine de vivre. » Vous êtes l’espérance de la France - oui, la France espérante - et au-delà, de tous les jeunes d’Europe qui, via Facebook et iPod sont rivés, nuit après nuit, guettent le moment de faire de même chez eux. Vous allez  en engendrer une multitude. Peut-être même dans le monde entier. Face à un raz-de-marée d’eau polluée, vous formez une lame de fond  purifiant tout sur son passage. Vous dénoncez le mensonge qui vide les mots de leur sens. Vous vous rebellez contre une idéologie virant au totalitarisme d’Etat. Vous vous révoltez contre les manipulations frisant la dictature. Vous vous insurgez contre les aberrations qui - tels des monstres - se profilent à l’horizon. Vous alliez la lucidité au courage. Lucidité de votre réflexion, courage de vos actions. Lucidité intellectuelle et courage  « gestuel ». Vous refusez qu’on vous traite comme des imbéciles en vous forçant à penser qu’on peut « être mâle en étant féminin et femelle en étant masculin. » Non mais ça va pas la tête !

 

Devant une subversion anthropologique, vous êtes le fer de lance d’une insurrection civique. Devant une révolution contre-humanitaire, vous forgez la rébellion de lumière. Devant l’invasion de théories subversives de notre civilisation, vous entrez en dissidence, avant d’être peut-être, acculés à une désobéissance civile. Devant le nouveau colonialisme qui vient envahir nos esprits et pervertir notre intelligence vous entrez en résistance. En toute connaissance de cause. Vous voyant à genoux, face à face devant les forces de l’ordre, me revient ce que j’écrivais de la Pologne voici 30 ans au moment  de l’état de guerre dans un Etat contre la Nation : « Quand on matraque ce peuple, il tombe à genoux ». Et ce mot du  grand serviteur de la vie Jérôme Lejeune : «  Quand tombe le soldat, c’est à genoux qu’il se bat. » Vous rejetez cette chape de plomb de la pensée unique imposée. Vous libérez la parole, enfin ! Vous récusez la dictature du prêt à penser, des idées imposées, des arguments bidon, de la paresse intellectuelle. Vous savez rendre compte, expliquer le  pourquoi de votre comportement. Vous refusez le relativisme qui conduit au nihilisme. Les héros de la liberté, c’est vous. Les champions de l’écologie humaine, c’est vous. C’est vous les garants de la création qui vous est désormais confiée en son plus beau chef-d’œuvre : un homme et une femme qui dans l’amour font exister un enfant, unique au monde, dont l’âme vivra toujours. Vous vous battez pour sauver le mystère de la vie, de l’amour et de la source même : nos familles. Déjà si fragiles, si menacées, si attaquées. Mais en vous voyant, je vois les papas et les mamans de demain et je devine vos futurs enfants, débordants de vie, car comblés d’un amour fidèle en crescendo.

 

chapelet-fourgon-police.jpgVous montez au créneau pour barrer la route à ceux qui – consciemment ou non – s’attaquent aux fondements de même de l’existence. Dans une société virtuelle, superficielle et artificielle vous êtes les garçons et les filles de l’essentiel. Et cela, en toute gratuité, sans rechercher aucun avantage personnel. Mais uniquement par amour. Par amour de votre pays, de votre peuple, de votre nation, de votre patrie. Vous êtes ceux qui sauvent son honneur. Qui portez haut son étendard. Vous êtes non seulement son avenir, mais son présent, car quel présent-cadeau que votre intrépidité, inattendue, dépassant tous les espoirs. Sur vos visages, je vois la France, l’Europe de demain. Je vois la  nouvelle génération de politiciens qui ne seront que les humbles serviteurs du peuple confié à leur cœur et non des prédateurs. Et cela - ô stupeur - : pacifiquement et paisiblement : récusant toute violence, renonçant à toute agressivité même verbale, à tout propos ordurier, à tout mépris de ceux qui pensent autrement. Les mains vides vous désamorcez les grenades, vous transpercez casques et boucliers  pour rejoindre l’homme en ses profondeurs. Quel gendarme, policier, CRS, n’est pas impressionné au tréfonds de son âme, par la maîtrise de soi, le sens civique, l’auto-discipline dont vous faites preuve. Beaucoup rêveraient d’être avec vous, de l’autre côté de la barrière. Votre innocence désarme leur puissance. Votre calme est plus dangereux que leurs armes, que toutes les armes du monde. Vos silences font fléchir leur arrogance. Ceux qui ont peur, ce n’est pas vous. Ce sont eux. Peur de vos regards où ne transparaissent que la paix et la détermination. Peur de vos visages où ne se lit aucune haine, aucune révolte. Les geôliers de Maximilien Kolbe lui hurlaient : «  Ne nous regarde pas ainsi ! » Tant le Ciel se réfléchissait dans ses yeux. Vous retrouvez sans le savoir la grande stratégie qui a fini par faire s’écrouler ce rideau de fer qui pendant 50 ans a cassé en deux notre Europe.

 

La tactique des foules passives, à condition d’être massives. Ces foules, surtout de jeunes, qui ont envahi les avenues de Berlin, Vilnius, Prague, Bratislava, Budapest, Kiev : ces révolutions dites oranges, de velours, printanières. Leurs premiers soulèvements  ont été sauvagement réprimés dans un bain de sang, tout comme sur la place Tien-an-Men à Pékin. Mais mêmes écrasés sous les chars, ils n’ont pas cédé. Ils ont tenu coûte que coûte, dans la clandestinité, imaginant toutes sortes de trucs, d’astuces  et de combines pour freiner le pouvoir totalitaire. Jusqu’à finir par remporter la victoire. Tous ceux de votre génération en Europe du Centre et de l’Est qui vous voient sur la toile, - médusés - briller tels des diamants, se rappellent immédiatement ces jours d’il y a 30 ans qui ont fait basculer le monde de l’esclavage idéologique à la liberté de la Vérité. Car seule la Vérité rend libre, comme Vaclav Havel, sortant de prison l’avait écrit sur l'étendard flottant sur son palais présidentiel. Micro à un Soljenitsyne : «  Une seule parole de vérité pèse plus lourd que le monde entier ». Micro à un Jerzy Popieluszko : «  La vérité qui ne coûte rien est un mensonge. L’amour doit aller de pair avec le courage. La nation dépérit lorsqu’elle manque de courage, lorsqu’elle se ment à elle-même. » En voyant certains, brutalisés, provisoirement kidnappés, je revoyais à Varsovie, ces jeunes priant, chantant toute la nuit autour de grandes croix en fleurs, se faire brutalement embarquer par la police et bâillonnés, continuer à prier et chanter. Car « si eux se taisent, les pierres crieront. » Et vous voilà à votre tour, traités comme des salopards. Votre crime ? Oser dire, avec vos pieds battant le pavé, ce que toute l’humanité depuis la nuit des temps et dans tous les pays sait d’instinct : tout bébé a le droit de dire : papa, maman, sans mentir. C’est tout. Eh bien ! Cela devient du jour au lendemain, passible de prison. Non, mais ! On marche sur la tête ! Mais en ce cas, on perd vite l’équilibre et on s’écroule. Merci de rester équilibrés, de rester des êtres humains.

 

pI8psUc-QSZOLrg2IG6v2JyyVE0Au forceps, on passe des lois infantiles, qui violent la conscience humaine, qui violeront psychologiquement des enfants, frustrés de leurs repères essentiels. Des lois immorales, tout en voulant moraliser la politique. On tente de vous empêcher de manifester, de parler, presque de penser, de réfléchir … Cela dans un pays qui se vante de sa démocratie, qui « cocorique » sur la liberté d’expression, se gargarise des droits de l’homme tout en bafouant les premiers droits des enfants : le droit à la vie, à la vérité, à la beauté, à l’amour. Mais à cette violence institutionnelle, vous répondez par la non-violence. Et pour sauver le simple bon sens, vous voilà prêts à l’objection de conscience. Héroïquement. Cet acte de liberté suprême, personne jamais ne pourra vous l’arracher. Ce que vous faites, le grand Gandhi en rêvait. Ainsi qu’Albert Einstein : « Ne fais rien contre ta conscience, même si c’est l’Etat qui te le demande. » C’est vous qui êtes justes, vrais, honnêtes. Non et non, on ne joue pas avec la vie d’un enfant. Oui, et oui, la Vie vaut la peine d’être défendue, protégée, aimée. A n’importe quel prix, car elle est sans prix. Eliminer en catimini un enfant dont le seul crime est de n’être pas aux normes ou copie-conforme à la commande : non plus, ça jamais ! Fabriquer des semi-orphelins qui ne connaîtront jamais leur géniteur et leur ascendance : non plus, ça jamais ! Et comment ne pas me sentir tout petit devant vous, les merveilleuses "mères-veilleuses", courageuses petites mamans qui veillez (dans le froid) des nuits entières simplement pour sauver d’avance ce mystère de la vie en son extrême fragilité, là où elle est la plus menacée, la plus méprisée : là où elle est la plus divine. Vous sentez comme personne le trésor sans prix d’un tout petit qu’on n’a pas le droit d’arracher à son premier berceau. Vos larmes de mères l’emporteront sur les armes de tout Etat totalitaire.      

 

A travers vous, c’est une génération neuve qui se lève, se soulève. Sur une pelouse, un trottoir, une place. N’es-tu pas l’ambassadeur de ton peuple, de ta famille, amis, camarades qui ne peuvent t’y rejoindre, du moins ce soir ? Heureuse, bienheureuse votre génération à qui il est donné de vivre une époque aussi passionnante, des événements aussi enthousiasmants, de poser des actes aussi percutants. Pour ainsi réveiller tout un peuple de sa léthargie, de son indifférence, de sa couardise : soyez bénis ! Pour secouer nos politiciens de leurs lâchetés, nos idéologues de leurs hypocrisie et nos dirigeants de leur autisme : soyez bénis ! Pour arracher les adultes à leur confort, à leur égocentrisme et donc à leur  morosité : soyez bénis ! Nous, adultes, puissions-nous être dignes de votre courage, de votre audace, de votre détermination. Etre à la hauteur de vos cœurs.  Puissions-nous ne pas vous décevoir mais plutôt nous laisser entraîner par votre juvénile enthousiasme et, boostés par vos audaces, nous battre courageusement pour que votre voix ne soit pas bâillonnée, votre joie surtout pas étouffée, que votre Espérance ne soit pas étranglée. Oui, pour que jamais, jamais, votre génération ne sombre dans notre indifférente lassitude. Non, vous ne lâcherez pas. Vous ne faiblirez pas. Vous ne renoncerez pas. Vous ne cèderez pas. N’ayez pas peur ! C’est vous déjà les grands vainqueurs. On ne maîtrise pas longtemps un peuple par la terreur intellectuelle. On ne construit pas indéfiniment une société sur des mensonges et tôt ou tard, elle s’écroule. Et la Vérité l’emportera sur les caricatures du menteur, la Vie sur les agressions de l’homicide. Vous êtes la fierté de votre génération, l’avenir de la France, de l’Europe, de l’humanité, les vrais prophètes de notre futur, de ceux qui font advenir l’aurore après avoir étoilé nos nuits. Soyez-en bénis à jamais !

              

Source – Blog du père Daniel-Ange

« (...) Ici, je ferai une digression à cause d’une de vos questions sur les principes que l’Église enseigne dans le domaine de la morale sexuelle (c’est la dix-septième). Vous exprimez votre préoccupation en voyant qu’ils sont difficiles, et que les jeunes pourraient, précisément pour cette raison, se détourner de l’Église. Je vous répondrai comme suit : si vous pensez à cette question de manière plus profonde, et si vous allez jusqu’au fond du problème, je vous assure que vous vous rendrez compte d’une seule chose : dans ce domaine, l’Église pose seulement les exigences qui sont étroitement liées à l’amour matrimonial et conjugal vrai, c’est-à-dire responsable (+++) (+++). Elle exige ce que requiert la dignité de la personne et l’ordre social communautaire fondamental. Je ne nie pas que ce ne soient des exigences. Mais c’est justement en cela que se trouve le point essentiel du problème : à savoir que l’homme se réalise lui-même seulement dans la mesure où il sait s’imposer des exigences à lui-même. Dans le cas contraire, il s’en va "tout triste", comme nous venons de le lire dans l’Évangile (cf : Matthieu 19, 16). La permissivité morale ne rend pas les hommes heureux. La société de consommation ne rend pas les hommes heureux. Elles ne l’ont jamais fait (...) ».
 
 
 

 

 

Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II, le 1er juin 1980, 
il y a tout juste 30 ans ! Message prophétique !

misericordejeanpaul« (…) L'Eglise doit professer et proclamer la Miséricorde Divine dans toute sa vérité, telle qu'elle nous est attestée par la révélation. (...) L'Eglise professe la Miséricorde de Dieu, l'Eglise en vit, dans sa vaste expérience de foi, et aussi dans son enseignement, en contemplant constamment le Christ, en se concentrant en Lui, sur sa vie et son Evangile, sur sa croix et sa résurrection, sur son mystère tout entier. Tout ce qui forme la « vision » du Christ dans la foi vive et dans l'enseignement de l'Eglise nous rapproche de la « vision du Père » dans la sainteté de Sa Miséricorde. L'Eglise semble professer et vénérer d'une manière particulière la Miséricorde de Dieu quand elle s'adresse au Cœur du Christ. En effet, nous approcher du Christ dans le mystère de son cœur nous permet de nous arrêter sur ce point - point central en un certain sens, et en même temps le plus accessible au plan humain - de la révélation de l'Amour Miséricordieux du Père, qui a constitué le contenu central de la mission messianique du Fils de l'homme. L'Eglise vit d'une vie authentique lorsqu'elle professe et proclame la Miséricorde, attribut le plus admirable du Créateur et du Rédempteur, et lorsqu'elle conduit les hommes aux sources de la Miséricorde du Sauveur, dont elle est la dépositaire et la dispensatrice. Dans ce cadre, la méditation constante de la parole de Dieu, et surtout la participation consciente et réfléchie à l'Eucharistie et au sacrement de pénitence ou de réconciliation, ont une grande signification. (…) C'est le sacrement de la pénitence ou de la réconciliation qui aplanit la route de chacun, même quand il est accablé par de lourdes fautes. Dans ce sacrement, tout homme peut expérimenter de manière unique la Miséricorde, c'est-à-dire l'amour qui est plus fort que le péché. L'Encyclique Redemptor Hominis a déjà abordé ce point; il conviendrait pourtant de revenir encore une fois sur ce thème fondamental. Parce que le péché existe dans ce monde que « Dieu a tant aimé qu'il a donné son Fils unique », Dieu qui « est amour » ne peut se révéler autrement que comme Miséricorde. Cela correspond non seulement à la vérité la plus profonde de cet amour qu'est Dieu, mais aussi à la vérité intérieure de l'homme et du monde qui est sa patrie temporaire. La Miséricorde, en tant que perfection du Dieu infini, est elle-même infinie. Infinie donc, et inépuisable, est la promptitude du Père à accueillir les fils prodigues qui reviennent à sa maison. Infinies sont aussi la promptitude et l'intensité du pardon qui jaillit continuellement de l'admirable valeur du Sacrifice du Fils. Aucun péché de l'homme ne peut prévaloir sur cette force ni la limiter. Du côté de l'homme, seul peut la limiter le manque de bonne volonté, le manque de promptitude dans la conversion et la pénitence, c'est-à-dire l'obstination continuelle qui s'oppose à la grâce et à la vérité, spécialement face au témoignage de la croix et de la résurrection du Christ. C'est pourquoi l'Eglise annonce la conversion et y appelle. (…) La connaissance authentique du Dieu de la Miséricorde, Dieu de l'amour bienveillant, est une force de conversion constante et inépuisable, non seulement comme acte intérieur d'un instant, mais aussi comme disposition permanente, comme état d'âme. Ceux qui arrivent à connaître Dieu ainsi, ceux qui le « voient » ainsi, ne peuvent pas vivre autrement qu'en se convertissant à lui continuellement. Ils vivent donc in statu conversionis, en état de conversion; et c'est cet état qui constitue la composante la plus profonde du pèlerinage de tout homme sur la terre in statu viatoris, en état de cheminement. Il est évident que l'Eglise professe la Miséricorde de Dieu révélée dans le Christ crucifié et ressuscité non seulement par les paroles de son enseignement, mais surtout par la pulsation la plus intense de la vie de tout le peuple de Dieu. Grâce à ce témoignage de vie, l'Eglise accomplit sa mission propre de peuple de Dieu, mission qui participe à la mission messianique du Christ lui-même et qui, en un certain sens, la continue. L'Eglise contemporaine est vivement consciente que c'est seulement sur la base de la miséricorde de Dieu qu'elle pourra réaliser les tâches qui découlent de l'enseignement du Concile Vatican II, et en premier lieu la tâche œcuménique consistant à unir tous ceux qui croient au Christ. En engageant de multiples efforts dans cette direction, l'Eglise reconnaît avec humilité que seul cet amour, plus puissant que la faiblesse des divisions humaines, peut réaliser définitivement cette unité que le Christ implorait de son Père, et que l'Esprit ne cesse d'implorer pour nous « avec des gémissements inexprimables » (…).

 

Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II - Extrait de l’Encyclique "Dives et Misericordia" (30/11/1980)

Seigneur Jésus, apprenez-nous
À être généreux
À vous servir comme vous le méritez
À donner sans compter
À combattre sans souci des blessures
À travailler sans chercher le repos
À nous dépenser sans attendre d'autre récompense
Que celle de savoir que nous faisons votre sainte Volonté

 

 
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Dans notre France néo-gallicane, on entend assez souvent des fidèles laïcs - surtout ceux qui sont les plus engagés dans leurs paroisses - et des prêtres se dire en colère. Selon eux, Benoît XVI serait en train de "revenir en arrière", ce qui signifie, dans leur bouche, qu'il serait un crypto-traditionaliste qui n'a qu'une seule chose en vue : confisquer les acquis du Concile. Mais la plupart de ces prêtres, évêques, théologiens et laïcs engagés - qui invoquent haut et fort Vatican II pour justifier le "tout et n’importe quoi" depuis plus de 40 ans - n'ont jamais lu les décrets conciliaires de leur vie ou, s'ils en ont survolé quelques paragraphes, ils les interprètent de travers selon une herméneutique de rupture (ayant eu l'esprit déformé par des sessions diocésaines de "formation") pour mieux soutenir leurs thèses hérétiques, leurs erreurs liturgiques, ou des styles de vie souvent éloignés de l'idéal catholique. Comme nous le rappelle Benoît XVI, « à certains de ceux qui se proclament comme de grands défenseurs du Concile, il doit aussi être rappelé que Vatican II renferme l’entière histoire doctrinale de l’Église. Celui qui veut obéir au Concile, doit accepter la foi professée au cours des siècles et il ne peut couper les racines dont l’arbre vit » (cf : Lettre aux évêques de l'Eglise catholique, le 10 mars 2009).

 

 

 

egliseespritsaintRelisons objectivement les décisions du Concile. Où est-il écrit que l'Eglise devrait devenir une "démocratie populaire" où chaque communauté locale pourrait à sa convenance, selon l'époque ou l'humeur des sondages, décider en matière de foi, de morale, de doctrine, de liturgie ou de discipline ecclésiale ?
 Où est-il écrit que la confession individuelle devrait être remplacée par l'absolution collective ? 
Où est-il écrit qu'il faudrait maintenant accepter le sacerdoce ministériel des femmes et le mariage des prêtres ? Où est-il écrit que la pratique dominicale (sanctification du jour du Seigneur) ne serait plus une grave obligation sous peine de péché mortel (CEC N°2181) ? Où est-il écrit que les divorcés-remariés, le concubinage, le Pacs, l'avortement, la contraception, les relations sexuelles avant le mariage, etc... seraient aujourd'hui des "valeurs nouvelles" et non plus des péchés dont il faut se sortir ou éviter ?

 


Où est-il écrit que l'idéologie empoisonnée du relativisme (+) (+) (+) (+) (+) devrait maintenant être la base de l'enseignement dans l'Eglise catholique ?
 Où est-il écrit que le Souverain Pontife ne serait plus infaillible en matière de doctrine, de morale et de foi ?
 Où est-il écrit qu'il faudrait - comme le font actuellement les modernistes - réinterpréter et "démythologiser" la Bible (cf : Bultmann) pour la rendre acceptable au monde moderne ? Où est-il écrit que les Saintes Ecritures ne seraient plus inspirées de Dieu (cf : DV N°11) ?

 Où est-il écrit que le Diable, le Purgatoire et l'Enfer n'existeraient plus... et qu' "on ira tous au Paradis" (dixit Polnareff) ? Où est-il écrit que le dogme du Péché Originel par monogénisme historique (et ses conséquences dramatiques sur l'homme et la création) ne tiendrait plus ? 
Où est-il écrit qu'il conviendrait de mettre toutes les religions sur un pied d'égalité ?

 

 

Où est-il écrit que la Sainte Messe serait davantage un repas entre amis que l'unique, véritable et définitif Yom Kippour par la perpétuelle offrande non-sanglante au Père du Saint-Sacrifice expiatoire, impétratoire, satisfactoire, propitiatoire, eucharistique et latreutique de l'Agneau Immolé sur le Calvaire ? Où est-il écrit que Jésus-Christ, véritable et éternel Grand-Prêtre selon l'ordre du Roi Melchisédech, ne serait plus l'Unique Sauveur et l'Unique Médiateur de l'humanité ? Où est-il écrit que le dogme de la Très Sainte Transubstantation n'existerait plus ? 
Où est-il écrit que le Saint-Sacrifice de la Messe devrait être considéré comme un simple "mémorial" au sens protestant du terme ? Où est-il écrit qu'il faudrait maintenant dénigrer et même abolir les élans de piété populaire comme les processions, les adorations, les neuvaines, le chapelet ? Où est-il écrit que la Loi Morale Naturelle, Immuable et Universelle n'existerait plus ? Où est-il écrit que l'existence de notre Ange Gardien serait maintenant un "conte pour enfant" ? Où est-il écrit que le dogme de la Communion des Saints (Ecclesia Triumphans) ne serait plus une vérité de foi ? Où est-il écrit que les péchés mortels, les peines temporelles mais aussi les indulgences de l'Eglise seraient de vieilles "fadaises vaticanes" ?

 

 

Où est-il écrit qu'il n'y aurait plus de rapport fondamental entre la Foi et la Raison ? Où est-il écrit que l'apocatastase, l'annihilationisme, l'indifférentisme, le quiétisme ou bien encore le latitudinarisme ne seraient plus des doctrines fermement condamnées par l'Eglise ?
 Où est-il écrit que les Miracles, la Transfiguration, la Mort, la Résurrection et l'Ascension de Notre Seigneur ne seraient plus des faits historiquement et réellement constatés par les Apôtres ? Où est-il écrit que le Credo de notre Foi Catholique serait maintenant "dépassé" par les dernières inventions des EAP locales ? Où est-il écrit que la Personne Divine du Fils ne serait plus l'Unique Engendrée du Père (unigenitus) et donc une Personne éternellement incréée (increatus) ? Où est-il écrit qu'Elle ne serait plus aussi consubstantialis, coaequalis, coadoratur, conglorificatur et coaeternus au Père et à l'Esprit ? Où est-il écrit que Jésus-Christ, le Logos-Dieu-Verbe incarné dans l'histoire, ne serait plus une Personne exclusivement Divine, la Deuxième de la Très Sainte et Adorable Trinité, Unique Vrai Dieu perfectus, plenus et totus, et seul ipsum Esse subsistens ?

 

 

Où est-il écrit que cette même et Unique Personne Divine ne se serait plus historiquement et volontairement incarnée pour notre salut en deux natures unies hypostatiquement de leurs propriétés (idioma) naturelles restées infiniment différentes, sans confusion, sans changement, sans division, sans séparation... et bien évidemment dotée d'une âme raisonnable (anima), d'une intelligence (intellectus), d'un esprit (sensus), d'un corps (corpus) et d'une chair humaine (caro), excepté le moindre péché (en état ou en acte), dans le corps virginal de Sa Très Sainte Mère (Theotokos), l'Immaculée Conception ? Où est-il écrit que Marie ne serait plus perpétuellement vierge ? Où est-il écrit que l'acte de Sa Sainte et Virginale Maternité ne se serait plus passé d'une manière exclusivement divine et sans douleur ? Où est-il écrit que la Substance Divine du Fils, éternellement engendrée du Père, ne serait plus impassible (impassibilis), immuable (immutabilis) et immortelle (immortalis) ? Où est-il écrit que la Personne Divine du Fils qui s'est incarnée dans l'histoire ne serait plus dotée de deux volontés et opérations naturelles, la volonté et opération humaine se soumettant toujours à la Volonté et Opération Divine ? Où est-il écrit que les Conférences épiscopales auraient maintenant droit à une quelconque "autorité doctrinale" pour relativiser ou gallicaniser les directives romaines ?

 

 

Où est-il écrit que la conscience individuelle devrait maintenant toujours "primer" sur l'enseignement officiel de l'Eglise ? Où est-il écrit que cette même conscience serait devenue une instance "autonome" voire créatrice de "valeurs" ? Où est-il écrit que la liberté religieuse authentiquement interprétée serait maintenant synonyme de "relativisme" ou d'une incapacité de l'homme moderne pour trouver son salut dans la Vérité du Christ exclusivement incarnée dans Son Eglise ? Où est-il écrit que l'évangélisation des non-catholiques ne serait plus une urgente obligation (cf : 1 Cor 9, 16) pour leur salut éternel... car "hors de l'Eglise, point de Salut" ? Où est-il écrit que l'Unique Eglise du Christ, l'Epouse Immaculée du Seigneur, ne subsisterait plus en soi (subsistit in) comme unique sujet dans la seule Sainte Eglise catholique, Mère et Maîtresse de toutes les Eglises ? Où est-il écrit que cette dernière ne conserverait plus - complètement et éternellement - l'essence inviolée du dépôt de la foi (depositum fidei) pour le salut des âmes ? Où est-il écrit qu'elle ne serait plus par nature exclusivement missionnaire ? Où est-il écrit qu'elle ne serait plus aussi - par substitution - la Nouvelle Israël, la Nouvelle Jérusalem, le Nouveau Peuple bien-aimé de Dieu ? Où est-il écrit que les Jugements Particulier (à notre mort) et Général (à la fin du monde) n'auront plus lieu ?

 

 

Où est-il écrit que la Résurrection de notre chair actuelle (pour l'Enfer ou le Paradis) ne se produira plus ? Où est-il écrit que les hommes ne rendront plus compte de leurs actes via la Rétribution Divine tout de suite après leur mort ? Où est-il écrit que la soutane serait maintenant interdite ? Où est-il écrit que la Messe en latin, le chant grégorien, la beauté, la dignité mais aussi l'orientation théocentrique (versus Deum per Iesum Christum) et eschatologique devaient être proscrits ou du moins très fortement déconseillés ? Où est-il écrit qu'il fallait supprimer les chorales grégoriennes (SC N°116) et populaires (SC N°118) sous prétexte de "participation active" ? Où est-il écrit que la communion des fidèles à genoux et sur la langue ne devrait plus être favorisée ? Où est-il écrit qu'il fallait liquider les agenouilloirs, les bancs de communion, les confessionnaux, les chandeliers, les crucifix, l'encens, les chasubles, les surplis, les soutanelles et les statues dans les églises... comme cela s'est réalisé pendant la terrible crise iconoclaste des années 70 ?
 Où est-il écrit que Vatican II serait, pour l'Eglise, "un nouveau commencement" qui aurait systématiquement aboli toutes les décisions des nombreux conciles qui l'ont précédé ? Où est-il écrit que Vatican II devait être appliqué (avec sa restauration liturgique qui l'accompagne) selon une herméneutique de rupture ?

 

 

Il y a, dans l'Eglise, depuis bientôt un demi-siècle, des fidèles qui n'ont que le mot "concile" à la bouche; ils ont appris à ne s'en servir que pour mieux truquer, saboter et massacrer les enseignements de ce Concile dont ils se réclament et dont ils se disent les hérauts. Ces fidèles-là (au nombre desquels se trouvent, en France, quelques évêques, théologiens, exégètes, liturgistes et moralistes influents) ont oeuvré pour constituer une Eglise multiforme dans l'Unique Eglise du Seigneur : sous couvert de "pluralisme", de "tolérance", de "participation active" et de "Konzilgeist", ils ont favorisé un éclatement des communautés ecclésiales et ils ont poussé à une anarchie doctrinale, pastorale et liturgique dont ils ont profité pour former des réseaux qui se sont infiltrés dans les structures diocésaines et paroissiales. Ces réseaux oeuvrent depuis Vatican II pour proposer de faire vivre des lieux alternatifs et transgressifs qui permettront d'inventer un autre visage d'Eglise, une autre théologie et une autre manière de penser le christianisme.
 On assiste ainsi au remplacement de l'Eglise catholique par une sorte de communauté démocratique, molle, simplement "spiritualiste" au sens le plus large du terme. Ce n'est plus qu'une Eglise fantoche.
 Des forces menacent l'Eglise de l'intérieur, et Benoît XVI le sait mieux que quiconque. Il l'a dit clairement au début de son pontificat : « Priez pour moi, afin que je ne me dérobe pas, par peur, devant les loups ». (Homélie du 24.4.2005). Voilà pourquoi le Saint-Père ne cesse de nous rappeler avec gravité et insistance qu'il nous faut relire et comprendre les textes conciliaires à la seule lumière de la Tradition, et enfin appliquer Vatican II sans chercher ni à déformer ni à critiquer son enseignement authentique. « Afin de ne nous écarter en rien de la Vérité, nous devons toujours être disposés à croire (…) qu'entre Jésus-Christ, notre Seigneur, qui est l'Époux, et l'Église, qui est son Épouse, il n'y a qu'un même Esprit qui nous gouverne et nous dirige pour le salut de nos âmes, et que c'est par le même Esprit et le même Seigneur qui donna les dix commandements qu'est dirigée et gouvernée notre Mère la Sainte Église » (Saint Ignace de Loyola). « De Jésus-Christ et de l'Eglise, il m'est avis que c'est tout un » (Sainte Jehanne d'Arc).

Père Daniel-Ange aux JMJ de Madrid : « Vous les filles, voulez-vous vraiment être ce que vous êtes : des femmes ? Grandir dans votre grâce spécifiquement féminine ? » - « Et vous, les garçons, voulez-vous vraiment être ce que vous êtes, des hommes et grandir dans votre grâce spécifiquement masculine ? » A chaque question, fusent des "oui" stridents. Pourquoi, mais pourquoi donc des questions aussi bêtes ? Et dont la réponse est aussi évidente ? (…) Car ça y est, ça débarque en Europe. Et par la grande porte ! Tenez-vous bien. Accrochez-vos ceintures : l'homme et la femme, figurez-vous, ça n'existe plus ! (…) Cette première timide percée officielle [du gender, NDLR] dans nos écoles, nous stupéfie. Mais cela fait plus de 20 ans que les tenants de cette théorie ont commencé à conquérir le monde sous des dehors soft. En fait, il s'agit d'une véritable opération internationale, calculée, orchestrée, programmée et visant à conquérir la planète, comme tous les totalitarismes et se voulant définitive. Cela fait partie intégrante du nouvel ordre mondial. Mais comme cela peut heurter les mentalités arriérées, dans un premier temps, on y va cool, sans coup férir. D'où l'effet surprise chez nous.. où ils comptaient passer à notre insu par simples insinuations :

 

 

 

JMJ2011(…) On inocule le virus dans le cerveau encore mou de nos ados. Vrai matraquage de cervelle. Mais bon sang, pour qui les prend-on nos lycéens ? Pour des cobayes ? Croit-on vraiment qu'ils vont gober ces vipères sans réagir ? (…) En attendant, te voilà ridiculisé, marginalisé comme un être bizarre. C'est la nouvelle exclusion. Et si un ado courageusement ose contredire, ou simplement manifester son désaccord : éjecté ! Voyons donc : c'est contre le ministre de l'Education nationale qui a approuvé ce manuel, contre le Président de la République qui tacitement a consenti, donc contre la nation, contre le peuple. Ah ! si seulement la guillotine ou Cayenne existaient encore ! Ceux qui osent s'opposer à la révolution sexuelle et génétique sont ipso facto hors-la-loi. Le peuple n'a pas été consulté, mais cela ne fait rien, ils sont contre le peuple. Et cette race de cathos, c'est les chouans réincarnés. Bons pour la boucherie. Enfants et femmes compris… On croyait les universitaires et les lycéens en 1ère seuls visés. On se disait : finalement, ils auront assez de sens critique pour réagir. Mais voici que le primaire est du même coup atteint. En Belgique, Canada, USA, Australie, on matraque les enfants avec ces "genders", leur donnant pleine liberté de choisir. Même insinuation à travers, entre autres, le DVD : le baiser de la lune. Subtile vulgarisation, sinon perverse initiation aux rapports homos. Oui, voilà nos enfants une fois de plus, cibles des destructeurs d'humanité. Je pose la question tabou : n'est-ce pas de l'ordre du viol psy de mineurs ? (…) A Madrid, ce soir-là, j'ai dû continuer : « Rebellez-vous contre la corruption, l'égoïsme, l'orgueil, l'impureté, le mensonge, la jalousie, l'injustice ! Entrez en résistance ! Soyez indignés ! ». A vous d'être le fer de lance de la rébellion de la Vérité, de l'Amour, de la Vie contre tout ce qui peut les pervertir les détruire ou simplement y nuire. Ne vous laissez pas embobiner, rouler dans la farine, manipuler. Soyez intelligents ! Perspicaces ! Exercez cet esprit critique, qu'on encourage dans les autres domaines. Réfléchissez ! Pensez par vous-mêmes ! N'hésitez pas à exprimer votre opinion-perso. Courageusement. Calmement. Pacifiquement. Discutez. Argumentez. Suscitez un sain débat. Exigez qu'on vous écoute. Qu'on vous respecte surtout. Si un enseignant t'insulte, te méprise, te ridiculise devant la classe, te descend en flèche, réfères-en au directeur de l'établissement. Quitte à être fiché, stigmatisé. N'est-ce pas une forme de martyr ? A vous alors toute la Gloire de Dieu, la fierté de l'Eglise, la joie de Jésus ! Si on te force à écrire ton soi-disant "gender" sur un formulaire d'administration (quel qu'il soit), fût-ce (bientôt) le passeport, refuse net ! Tu écris : homme ou femme. Basta ! Surtout, la plus efficace des résistances, est celle de ton comportement, attitude, manière d'être. Sois fier et heureux d'être garçon si tu l'es, d'être fille si tu l'es. Cela tout simplement, joyeusement, paisiblement. Récuse cette angoissante crise identitaire que secrète la société. Tu es homme : grandis dans ta grâce spécifique masculine, père et époux dans la plénitude du terme. Tu es femme : épanouis-toi dans ta beauté spécifique féminine. Pour être un jour pleinement épouse et mère, fière et heureuse. Récuse les modèles ambiants. Rejette les canons imposés, l'idolâtrie des marques, la tyrannie des modes. Alors, vous serez dignes de vos jeunes frères, rejetés socialement, brimés, persécutés pour leur foi en tant de pays, ou réfugiés à tout jamais loin de leur terre ancestrale. Leur seul crime ? Aimer une certaine Personne, nommée Jésus. Voici juste 20 ans, à la JMJ de Czestochowa, la toute première où enfin les jeunes de l'Est pouvaient rejoindre leurs frères de l'Ouest, après 50 ans de dramatique séparation – Jean-Paul II, en substance : « Jeunes de l'Occident, je vous donne en exemple vos frères de l'Est qui ont tant souffert pour leur foi. Maintenant à votre tour… ». Et à l'avant dernière JMJ en Espagne, à Compostelle, un journaliste lui pose la question : « Qu'êtes-vous venu faire ici ? » Réponse du tac au tac : « Je suis venu saluer les martyrs du 3ème millénaire. » Il ne croyait pas si bien dire. Ce courage vous en êtes totalement capables. Vous êtes bien plus forts qu'on vous le dit, bien plus intelligents que vous le pensez. On a trop minimisé vos capacités de résistance. Trop anesthésié votre sens inné de la vérité, trop souillé votre instinct de la beauté. Vous serez alors dignes des héroïques jeunes résistants – tel le capitaine Tom Morel - qui ont refusé que leur pays soit réduit en esclavage. Ils ont combattu, pour cette liberté que vous connaissez maintenant. Pour combien de temps encore ? Ils ont payé le prix fort. Ils sont les grands vainqueurs. L'enjeu alors : refuser l'idéologie totalitaire déshumanisant l'homme. Aujourd'hui est ce tellement différent, avec cette imposition de la pensée unique politiquement correcte ?

 

Le "gender", ce n'est qu'une mode qui vite passera (comme Halloween), car on ne peut longtemps construire un Etat sur des mensonges. Toutes les idéologies se sont écroulées, les unes après les autres. Mais grâce aux résistants, aux martyrs, aux non-conformistes. Erreurs et mensonges : tous passeront : la Parole de Dieu demeure, Son Eglise traverse les siècles et la barque de Pierre tempêtes et orages. Avant qu'il ne soit trop tard et pour qu'il ne soit pas trop tard. Oui, réagissons. Redressons-nous ! Résistons ! Avant que nos révoltes ne déclenchent la révolte de Dieu contre ce qui détruit sa tant aimée humanité. Avant que nos colères d'ados gâtés, ne provoquent sa Colère de Père rejeté. En tout cas, moi je suis indigné, révolté, écœuré. Il m'arrive d'en être réveillé la nuit. Quand l'enfant dans son innocence, l'ado dans sa fragilité, le jeune dans sa vulnérabilité sont ainsi trompés, quand on leur ment, quand on leur vend de la nourriture empoisonnée, comment dormir tranquille ? Avec tant et tant de parents, d'éducateurs, je n'en puis plus de voir tant de jeunes déjà abîmés, blessés, traumatisés, ou simplement déstabilisés, désorientés, déroutés (sur le bas-côté de la route ou dans le ravin). Et que tout semble fait pour qu'ils le soient encore davantage. Je crie : non et non ! Stop à la destruction ! Arrêtez de tirer ! Détruisez vos obus, désamorcez vos grenades ! Ils ont déjà fait assez de dégâts. Tous ce gâchis, ne suffit-il pas ? Pourquoi ? Mais pourquoi donc cet acharnement à détruire la famille par tous les moyens ? Veut-on vraiment créer des sociétés saccagées par la délinquance, la violence, le crime ? N'y a-t-il déjà pas assez de familles en ruines, d'enfants et d'ados désespérés parce que non-aimés et dont la violence est le seul cri ? N'avez-vous donc pas d'enfant à vous pour que vous massacriez ceux des autres ? N'avez-vous donc jamais rêvé d'une famille unie, d'une épouse fidèle, pour bombarder ainsi nos familles ? Arrêtez ! Convertissez-vous ! (…).

 

 

Extrait d’un article du Père Daniel-Ange (Fondateur de Jeunesse-Lumière)

Le 29 septembre 2011, Fêtes des Saints Archanges (cf : Texte intégral)

« Tous, vous cherchez la Vérité et vous voulez en vivre ! Cette Vérité, c’est le Christ. Il est le seul Chemin, l'unique Vérité et la vraie Vie. […] Confiez-vous à l'Esprit Saint pour découvrir le Christ. L'Esprit est le guide nécessaire de la prière, l'âme de notre espérance et la source de la vraie joie. […] Vous êtes à l'âge de la générosité. Il est urgent de parler du Christ autour de vous, à vos familles et à vos amis, sur vos lieux d'études, de travail ou de loisirs. N'ayez pas peur ! Ayez « le courage de vivre l'évangile et l'audace de le proclamer » (Message aux jeunes du Monde, 20 juillet 2007). Pour cela, je vous encourage à avoir les mots qu'il faut pour annoncer Dieu autour de vous, appuyant votre témoignage sur la force de l'Esprit demandé dans la prière. Portez la Bonne Nouvelle aux jeunes de votre âge et aussi aux autres [...] L'Eglise vous fait confiance, je tiens à vous le dire ! »


 

 


 

Lien : Discours intégral de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI aux jeunes

Dans une société qui cherche à nous imposer de garder notre foi uniquement dans la sphère privée, il est difficile de rester des chrétiens responsables. La dérive morale à laquelle nous assistons depuis quelques décennies rend parfaitement irresponsables l'homme et la femme du XXIème siècle. Sous prétexte de "liberté", on fait sauter l'ensemble des repères qui structurent l'individu, la société, l'humanité. A l'adolescent, on laisse sous entendre qu'il a une "liberté" sexuelle, qu'il doit se faire ses propres expériences. On lui présente la contraception (cf : Non à la contraception...) comme étant l'outil indispensable de son développement pour ensuite devenir un adulte accompli. En fait, on ne fait que le déresponsabiliser. Il ne perçoit plus la gravité et la grandeur de la sexualité humaine. Elle devient un outil de plaisir égoïste. De plus, du point de vue de son développement affectif, cette "liberté" est destructrice. Dans la revue "Balise", que les Scouts d'Europe ont peut-être vu passer, un excellent article du Père Manaranche s'intitulait "accordez vos violons". Il insistait sur l'importance de la chasteté avant le mariage et ce, en particulier pour des fiancés. Et il comparait le jeune couple en formation à un orchestre. Le mariage étant le concert, les fiançailles sont le moment où l'on accorde les instruments. Pour accorder les instruments d'un orchestre symphonique, on commence par ceux qui font moins de bruit, puis on monte en puissance peu à peu pour finir par les cuivres qui a eux seuls peuvent couvrir le reste et les empêcher de s'accorder s'ils ne l'on pas fait avant. Et bien au sein du couple, la sexualité c'est les cuivres, et s'il on n’a pas accordé le reste avant, cela risque d'être plus difficile ensuite.



 

Chez les jeunes, il en est de même. L'adolescence est la période difficile par excellence, mais aussi la période primordiale de la vie du futur adulte. On se découvre et l'on ne doit pas hypothéquer tout cela en grillant les étapes. Un adolescent responsable fera un adulte responsable. Si le Christ a tenu à ce que l'union de l'homme et de la femme soit consacrée par un sacrement ce n'est certainement pas par hasard. Il a tenu à sacraliser l'union d'un homme et d'une femme, en lui donnant comme finalité la transmission de la vie, la fondation d'une famille, et la sanctification des époux. Mais ce doit être un acte responsable, d'adultes responsables (cf : +). Actuellement, on nous laisse croire que toute union est légitime, qu'aucune union n'est définitive. Finalement, mariage et assimilés deviennent des contrats de bail renouvelable ou non. Et pour couronner le tout, on permet même à ceux qui auraient fait "erreur" de détruire l'éventuel fruit de cette union. En définitive, on nous inculque le fait que toute situation est réversible et que sous prétexte de "liberté", on ne doit jamais se sentir lié à vie. Et l'on voit bien où cela nous mène. Cette perte de repères fait les choux gras des psychologues et autres psychiatres qui voient défiler des dépressifs en tous genres.



 

La morale chrétienne n'est pas un ensemble de règles posées arbitrairement, mais un ensemble de balises laissées par un Père qui nous aime. L'Evangile, les Sacrements, l'exemple du Christ, de la Vierge et des saints sont autant de repères destinés à nous structurer. Suivre le Christ, c'est être responsable. Ce n'est certainement pas la voie la plus simple, mais c'est la seule qui nous rendra heureux. Elle est adaptée à tous, et est la seule qui nous rendra libres.

« (…) Le rapport entre la foi et la morale resplendit de tout son éclat dans le respect inconditionnel dû aux exigences absolues de la dignité personnelle de tout homme, exigences soutenues par les normes morales interdisant sans exception tous les actes intrinsèquement (+) mauvais. L'universalité et l'immutabilité de la norme morale manifestent et protègent en même temps la dignité personnelle, c'est-à-dire l'inviolabilité de l'homme sur qui brille la splendeur de Dieu (cf. Gn 9, 5-6). Le fait du martyre chrétien, qui a toujours accompagné et accompagne encore la vie de l'Eglise, confirme de manière particulièrement éloquente le caractère inacceptable des théories éthiques, qui nient l'existence de normes morales déterminées et valables sans exception. (…) L'Eglise propose l'exemple de nombreux saints et saintes qui ont rendu témoignage à la vérité morale et l'ont défendue jusqu'au martyre, préférant la mort à un seul péché mortel. En les élevant aux honneurs des autels, l'Eglise a canonisé leur témoignage et déclaré vrai leur jugement, selon lequel l'amour de Dieu implique obligatoirement le respect de ses commandements, même dans les circonstances les plus graves, et le refus de les transgresser, même dans l'intention de sauver sa propre vie. (…) Le martyre est signe éclatant de la sainteté de l'Eglise : la fidélité à la Loi sainte de Dieu, à laquelle il est rendu témoignage au prix de la mort, est une proclamation solennelle et un engagement missionnaire usque ad sanguinem pour que la splendeur de la vérité morale ne soit pas obscurcie dans les moeurs et les mentalités des personnes et de la société. Un tel témoignage a une valeur extraordinaire en ce qu'il contribue, non seulement dans la société civile, mais aussi à l'intérieur des communautés ecclésiales elles-mêmes, à éviter que l'on ne sombre dans la crise la plus dangereuse qui puisse affecter l'homme : la confusion du bien et du mal qui rend impossible d'établir et de maintenir l'ordre moral des individus et des communautés. Les martyrs et, plus généralement, tous les saints de l'Eglise, par l'exemple éloquent et attirant d'une vie totalement transfigurée par la splendeur de la vérité morale, éclairent toutes les époques de l'histoire en y réveillant le sens moral. Rendant un témoignage sans réserve au bien, ils sont un vivant reproche pour ceux qui transgressent la loi (cf. Sg 2, 12) et ils donnent une constante actualité aux paroles du prophète : « Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui font des ténèbres la lumière et de la lumière les ténèbres, qui font de l'amer le doux et du doux l'amer » (Is 5, 20). Si le martyre représente le sommet du témoignage rendu à la vérité morale, auquel relativement peu de personnes sont appelées, il n'en existe pas moins un témoignage cohérent que tous les chrétiens doivent être prêts à rendre chaque jour, même au prix de souffrances et de durs sacrifices. En effet, face aux nombreuses difficultés que la fidélité à l'ordre moral peut faire affronter même dans les circonstances les plus ordinaires, le chrétien est appelé, avec la grâce de Dieu implorée dans la prière, à un engagement parfois héroïque, soutenu par la vertu de force par laquelle — ainsi que l'enseigne saint Grégoire le Grand — il peut aller jusqu'à « aimer les difficultés de ce monde en vue des récompenses éternelles. (...) »

 

Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II - Extrait de l'Encyclique Veritatis Splendor, N°90 à 93

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