Selon Mgr Gregor-Maria Hanke, Evêque d'Eichstätt (D), c'est en particulier dans la mise en œuvre de la liturgie que Vatican II a été dès le départ incompris. L'effort de renouveau voulu par le Concile a été trop souvent pris dans le sens d'une porte ouverte au subjectivisme et à un bricolage liturgique peu convaincant. Mais à côté de beaucoup de pratiques liturgiques arbitraires, il faut tout de même reconnaître qu'il y a eu de sérieux efforts pastoraux pour aller à la rencontre de l'homme moderne devenu parfois incapable de pénétrer le sens véritable des célébrations. Cependant,  la liturgie ne saurait en aucun cas être mise au niveau d'un divertissement; elle ne doit pas non plus devenir un miroir renvoyant l'image de la réalité humaine ou même de la misère humaine. Dans la célébration de la liturgie, par la force de l'Esprit Saint, c'est la totalité de l'Eglise qui se rend présente; c'est pourquoi dans la Prière eucharistique on mentionne tous les vivants et les défunts, ainsi que le pape et l'ensemble des évêques. La liturgie n'appartient donc ni à une communauté particulière ni même à un célébrant. Comme l'enseigne très clairement la Constitution Sacrosanctum Concilium de Vatican II, au travers de nos liturgies terrestres, c'est la liturgie céleste qui descend à notre rencontre. La liturgie est bien une ouverture de l'avenir de Dieu dans notre présent à travers la célébration du Sacrifice de la croix et de l'oeuvre de salut du Seigneur.

 

Le Concile a incontestablement voulu conserver cette signification de la  liturgie, tout en renouvelant la forme de sa célébration en continuité avec l'Histoire. Malheureusement, chez beaucoup, cette volonté de renouveau s'est mutée en une herméneutique de la rupture; l'une des conséquences en a été un oubli généralisé du véritable sens de la liturgie. Dans ce contexte difficile, le pape Benoît XVI se voit comme le "gestionnaire" du concile Vatican II: voilà pourquoi il cherche à faire découvrir et à établir le vrai renouveau demandé par le Concile et qui consiste à recadrer la liturgie actuelle dans la continuité. C'est uniquement sur cette base de réforme dans la continuité qu'il faut comprendre le Motu proprio Summorum pontificum.

Quand on parle de reddition, de capitulation, on pense tout de suite à une bataille entre deux parties dont l’une, à un certain point, se rend parce qu’elle reconnaît que l’autre est plus forte, et qu’il n’y aurait aucun sens à continuer si on a la certitude de la défaite. Quelque chose de semblable se passe, d’une certaine manière dans notre vie de relation avec le Seigneur. S’il est vrai en effet que, d’un côté nous devons combattre le monde, notre égoïsme et les tentations de Satan, il est vrai aussi que d’un autre côté, il semble que nous engageons aussi une sorte de lutte contre Dieu, certes, tout à fait différente de la première, et qui doit se terminer par notre capitulation. Il est clair en effet que, dans la lutte contre les tentations, il serait absurde de se rendre ; au contraire, il faut vivre autant qu’il est possible ce que nous dit Saint Paul : « Puisez la force dans le Seigneur et dans la vigueur de sa puissance. Revêtez-vous de l’armure de Dieu pour pouvoir résister aux pièges du Diable » (Eph 6, 10-11).

 

 

 

 

Mais dans cette autre forme de lutte - perçue du moins comme telle par nous -, la grâce de la transformation dans le Christ en arrive à nous faire prendre pleinement conscience de la nécessité d’une reddition : se rendre à Dieu et ne plus lui résister pour s’abandonner complètement à Lui ; mettre de côté, une fois pour toutes, notre autosuffisance, notre « savoir mieux et plus », pour se laisser conduire, pas à pas, par la divine Providence. Quand, dans l’Evangile, nous entendons que le Seigneur nous parle de la nécessité « de perdre notre vie pour Lui et pour son Evangile, pour pouvoir ainsi la sauver » (Marc 8, 35) ne nous apercevons-nous pas que cette « perte » nous coûte aussi une reddition à Lui ? Les Apôtres nous montrent la nécessité d’une reddition, de la nécessité de « nous en remettre » à Lui, pour vivre un abandon total au Maître unique. Pierre, par exemple. A un certain moment, Jésus lui demande : « M’aimes-tu ? ». Précisément après le reniement à peine fait. Le Chef des Apôtres, comme étourdi par l’amour inépuisable du Ressuscité pour lui, et presque subjugué par la ténacité divine par laquelle il est comme « repêché », donne une réponse qui ressemble précisément à une capitulation totale : « Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t’aime » (Jean 21,17). C’est comme s’il lui disait : « Oui, Seigneur, tu connais chaque chose beaucoup mieux que moi, et Toi seul as raison ; les raisons ne servent à rien, et il est donc absurde de lutter avec les tiennes, il faut seulement apprendre à se perdre soi-même pour vivre de Toi ». Le Seigneur Jésus confirmera à Pierre quelle devra être, désormais, la voie de l’abandon : « Suis-moi » (Jean 21,19). Se rendre au Seigneur veut dire accepter de marcher derrière Lui et non devant Lui ! Il en est ainsi pour chaque chrétien authentique qui, jour après jour, veut s’abandonner à Jésus et à son Evangile ; il est guidé selon des modes et des voies qui lui semblent parfois compliqués, inconnus et qui plus est mystérieux, mais qui le conduisent là où le veut le Seigneur de l’histoire. N’est-ce pas dans cette optique que l’on doit lire les épreuves de foi des Saints ? Sur leur visage, dans leurs écrits et dans leurs témoignages, on peut reconnaître le goût de cette reddition qui, comme celle de Simon Pierre, n’est pas amère, mais qui est rendue douce par l’amour patient de Dieu. Mais, plus que tous, c’est précisément la Mère de Jésus qui peut nous enseigner cette voie.

 

Elle n’a pas dû se rendre à Dieu parce que, à la différence avec nous, elle n’a jamais résisté à son action, mais elle s’est toujours abandonnée de manière parfaite, en se laissant guider par Lui par la main. Comme l’enseigne le Concile Vatican II, Elle « a embrassé de tout son cœur, sans qu’aucun péché ne la retienne, la volonté divine de salut » (Lumen Gentium, 56). Toujours docile à Dieu, elle est devenue experte de ses voies, et ainsi, elle nous a été donnée par Lui comme guide et comme soutien sur le chemin de l’abandon authentique et progressif, une voie directe vers le Paradis. Un grand maître de spiritualité mariale, Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, a synthétisé de manière merveilleuse la grandeur de Marie : « Dieu le Père n’a donné au monde son fils unique que par l’intermédiaire de Marie. Malgré tous les soupirs faits les Patriarches, malgré toutes les suppliques faites par les prophètes et les saints de l’ancienne loi pendant quatre mille ans, pour obtenir ce trésor, il n’y a eu que Marie pour le mériter et pour trouver grâce devant Dieu par la force de ses prières et le caractère sublime de ses vertus. Le monde était indigne, dit Saint Augustin, de recevoir le Fils de Dieu directement des mains du Père. Il l’a donné à Marie pour que le monde le reçoive d’Elle » (Traité, n° 16). Mère de notre reddition et de notre abandon, aidez-nous !

 

Fides

Dans de très nombreuses paroisses, des prêtres et des équipes liturgiques invitent les enfants à se placer autour de l’autel, soit pendant la récitation du « Notre Père », soit même pendant la Prière eucharistique et, bien sûr, la Consécration. Cette façon de faire « participer » les enfants est-elle autorisée ? Est-elle légitime ? Si l’on consulte les textes officiels de l’Eglise, on voit que chacun de demeurer à sa place et faire ni plus ni moins ce que la liturgie lui demande de faire : « Dans les célébrations liturgiques chacun, ministre ou fidèle, en s’acquittant de sa fonction, fera seulement et totalement ce qui lui revient en vertu de la nature de la chose et des normes liturgiques. » (Sacrosanctum Concilium, n°28). Les fidèles doivent dont demeurer à la place qui est la leur, et le prêtre qui célèbre et préside la liturgie eucharistique doit se tenir dans le presbyterium (le chœur), que ce soit à l’autel, à son siège, ou encore à l’ambon. Une précision supplémentaire a encore été donnée par le Siège apostolique : « Pendant la liturgie eucharistique, seul le célébrant qui préside la célébration peut se tenir à l’autel. Les fidèles prennent place dans l’église en dehors du presbyterium, qui est réservé au célébrant, aux concélébrants et aux autres ministres qui servent à l’autel. » (Cf. Notitiae 17 (1981) 61). Il faut en outre préciser que, concernant cette règle, l’Eglise ne prévoit ni exception ni dispense particulière : « Personne, qu’il soit lecteur, ministre extraordinaire de la communion, diacre, prêtre, évêque, ou même qu’il s’agisse d’une conférence épiscopale, n’est autorisé à introduire dans la liturgie des modifications qui viendraient contredire ce qui a été approuvé par le Siège apostolique. » (Cf. Mass Confusion, p. 25). Pour être complet sur cette question, il suffit enfin de citer le Code de Droit canonique : « Dans la célébration des sacrements, les livres liturgiques approuvés par l’Autorité compétente seront fidèlement suivis ; c’est pourquoi personne n’y ajoutera, n’en supprimera ou n’y changera quoi que ce soit de son propre chef. » (Can. 846).

La Note doctrinale sur certains aspects de l'évangélisation, élaborée par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a été publiée vendredi dernier. Ce document est principalement consacré à l'exposé de la mission d'évangélisation telle que l'entend l'Eglise catholique, qui est d'annoncer l'Evangile de Jésus-Christ dans sa Vérité…

 
 
 
La Note doctrinale observe que « certaines formes d'agnosticisme et de relativisme nient la capacité de l'homme à connaître la Vérité, alors que la liberté de l'homme ne peut être coupée de sa référence à la Vérité ». Il existe en effet aujourd'hui une « confusion croissante » quant au devoir missionnaire de l'Eglise. Certains considèrent que « toute intention de convaincre d'autres personnes sur des questions religieuses est une atteinte la liberté ». Ils suggèrent qu'il suffit d' « inviter les personnes à agir selon leur conscience » et d' « aider les hommes à être plus hommes ou plus fidèles à leur religion, et qu'il suffit de construire des communautés capables de travailler pour la justice, la liberté, la paix, la solidarité », sans avoir pour but la conversion au Christ et à la foi catholique. D'autres soutiennent que l'on ne doit pas promouvoir la conversion au Christ, car il est possible de se sauver « sans connaissance explicite du Christ et sans incorporation formelle à son Eglise ».
 
Toutes ces thèses sont à rejeter car contraire à la doctrine catholique !
 
 
La Note doctrinale cite la Constitution pastorale sur l'Eglise dans le monde contemporain du Concile Vatican II, pour affirmer que le respect de la liberté religieuse et sa promotion « ne doivent en aucune façon nous rendre indifférents à la Vérité et au bien. Au contraire, c'est l'Amour qui incite les disciples du Christ à annoncer à tous les hommes la Vérité salvifique ». Caritas Christi urget nos ! (2 Cor 5, 14).


ratzingerprofesseur.jpg« Le second grand événement qui a marqué le début de mes années à Ratisbonne a été la publication du missel de Paul VI, assortie de l'interdiction presque complète du missel précédent, après une phase de transition de six mois environ. Le fait que, depuis une période d'expérimentation qui avait profondément défiguré la liturgie, on dispose à nouveau d'un texte liturgique obligatoire, était certes salutaire et positif. Mais j'ai été effaré par l'interdiction du missel ancien, car jamais chose semblable ne s'était vue dans toute l'histoire de la liturgie. On donnait pourtant l'impression que c'était chose tout à fait normale : le missel précédent, expliquait-on, avait été réalisé par Pie V en 1570, à la suite du concile de Trente ; il était donc normal qu'après quatre cents ans et un nouveau concile, un nouveau pape publiât un nouveau missel. Mais la vérité historique était autre : Pie V s'était contenté de faire réorganiser le missel romain alors en usage comme cela était déjà arrivé un certain nombre de fois au cours de l'histoire. De la même manière, un certain nombre de ses successeurs ont ensuite réaménagé ce missel, mais sans jamais opposer un missel à un autre missel. Il s'est toujours agi d'un processus continu de croissance et de purification, sans que jamais la continuité soit renversée. Il n'existe pas un missel de Pie V qui aurait été créé par lui : c'est une réélaboration qui a été décidée par Pie V, une étape dans un long processus de croissance historique. La nouveauté, après le concile de Trente, fut d'une autre nature : l'irruption de la réforme protestante a surtout eu lieu sur le mode d'une « réforme » liturgique. Il n'y avait pas uniquement une Eglise catholique et une Eglise protestante s'opposant l'une à l'autre ; la division de l'Eglise a eu lieu presque imperceptiblement et a trouvé sa manifestation la plus visible et historiquement la plus aiguë dans la modification de la liturgie, modification qui s'est elle-même fréquemment diversifiée sur le plan local, de sorte que les limites entre ce qui était encore catholique et ce qui ne l'était plus sont devenues bien souvent difficiles à définir. Dans cette situation de confusion, qu'avaient rendu possible tant le manque d'une normativité liturgique unitaire que le pluralisme liturgique hérité du moyen âge, le pape décida que le Missel Romain, le texte liturgique de la ville de Rome, en tant qu'il était catholique à coup sûr, devait désormais être établi partout où l'on ne pouvait pas se réclamer d'une liturgie qui pouvait justifier d'une ancienneté d'au moins deux cents ans. Là où cependant cette ancienneté se vérifiait, on pouvait maintenir la liturgie précédente, puisqu'on ne pouvait douter de son caractère catholique. On ne peut donc pas parler à ce propos d'une interdiction des missels précédents régulièrement approuvés jusque-là. En revanche, la décision d'interdire le missel qui s'était développé au cours des siècles, depuis l'âge des sacramentaux de l'Eglise ancienne, impliquait une rupture dans l'histoire de la liturgie, dont les conséquences pouvaient être rien moins que tragiques. Comme cela était déjà arrivé bien des fois par le passé, il était tout à fait raisonnable et parfaitement dans la ligne des dispositions du Concile que l'on procédât à une révision du missel surtout en ce qui concerne l'introduction des langues nationales. Mais on a fait plus : on a mis en pièces l'ancien édifice et on en a reconstruit un autre, même si on a utilisé le matériau dont était fait l'édifice ancien en se servant également de projets préexistants. Il ne fait d'ailleurs aucun doute que ce nouveau missel comportait dans beaucoup de ses parties d'authentiques améliorations et un réel enrichissement, mais le fait qu'il a été présenté comme un édifice nouveau, opposé à celui qui s'était élaboré tout au long de l'histoire, le fait que l'on interdisait ce missel ancien et que l'on faisait en quelque manière apparaître la liturgie non plus comme un processus vital, mais comme le produit d'une érudition spécialisée et d'une compétence juridique, tout cela a occasionné les plus graves dommages. 

 

Ainsi s'est développée l'impression que la liturgie était « faite », qu'elle n'était pas quelque chose qui existait avant nous, quelque chose de « donné », mais quelque chose qui dépendait de notre bon vouloir. Il en est résulté qu'on n'a plus seulement reconnu cette capacité décisionnelle aux spécialistes ou à une autorité centrale, mais que, en définitive, c'est chaque « communauté » qui a voulu se donner sa propre liturgie. Quand la liturgie est quelque chose que chacun fait de lui-même, alors on n'y trouve plus ce qui est sa vertu propre : la rencontre avec le mystère, lequel n'est pas notre ouvrage, mais est notre origine et la source de notre vie. Une rénovation de la conscience liturgique, une réconciliation liturgique qui reviennent à reconnaître l'unité de l'histoire de la liturgie et comprennent Vatican II non comme une rupture, mais comme un moment évolutif, sont d'une urgence dramatique pour la vie de l'Eglise. Je suis convaincu que la crise ecclésiale dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui dépend en grande partie de l'effondrement de la liturgie, qui souvent est carrément comprise « comme si Dieu n'existait pas », comme si n'avait plus d'importance le fait que Dieu soit là, qu'il nous parle et nous écoute. Si dans la liturgie n'apparaît plus la communion de la foi, l'unité universelle de l'Eglise et de son histoire, le mystère du Christ vivant, où donc l'Eglise se manifestera-t-elle encore dans sa substance spirituelle ? La communauté se célèbre alors elle-même, sans que cela en vaille la peine. Et, étant donné que la communauté en elle-même n'a pas de subsistance, mais qu'en tant qu'unité, elle a son origine dans la foi du Seigneur lui-même, il devient inévitable dans ces conditions qu'on en arrive à l'explosion en partis de toutes sortes, à une opposition partisane au sein d'une Eglise qui se déchire elle-même. C'est pourquoi nous avons besoin d'un nouveau mouvement liturgique, qui redonne vie au vrai héritage du concile Vatican II ».

 

Au moment où le Pape Benoît XVI veut ouvrir une « Année de la Foi » qui coïncidera avec le 50e anniversaire de Vatican II, le fidèle catholique lucide ne doit plus craindre de se montrer protestataire, c'est-à-dire prêt à refuser la mise en œuvre d’orientations pastorales qui ne feraient qu’accentuer la crise que traversent de nombreuses paroisses et des diocèses entiers. Oui, le fidèle doit se montrer protestataire lorsqu'il est en face de Pasteurs devenus incapables de s'extraire seuls de ce « pastoralement correct » que Benoît XVI a dénoncé à mots à peine couverts dans sa Lettre aux évêques expliquant le Motu proprio Summorum pontificum et qui mène à confondre progrès et fuite devant les responsabilités. La chute des vocations et la désertification des messes dominicales sont, en France, les principaux résultats de ce "pastoralement correct" qui procède d'un véritable aveuglement. Les fidèles qui ne se résolvent pas à cette situation s’expriment sur le Web et supplient les Pasteurs diocésains de se réveiller avant qu'il ne soit trop tard, avant que la situation ne devienne ingérable. Ces fidèles-là ne souhaitent pas revenir à la situation d’avant le Concile ; ce qu’ils veulent, c’est retrouver le Concile, le vrai, pas celui des clercs qui l’ont confisqué pour l'accomoder à leurs idées qui étaient loin d'être toutes en harmonie avec le Credo de l'Eglise catholique. Le fidèle protestataire n’est pas un chrétien réactionnaire : c’est simplement quelqu’un qui souhaite être en résonance avec les enseignements de l’Eglise et avec les orientations données par le Pape Benoît XVI. C’est simplement quelqu’un qui accepte de participer à la construction d'un socle sur lequel pourra s’appuyer sa foi. Ce fidèle-là, à l’exemple du Souverain Pontife, est résolument tourné vers l’avenir. Il s'y dirige avec "le Concile pour boussole", selon l'expression de Benoît XVI.

« Alors tous les arbres des forêts bondiront de joie devant la face du Seigneur, car il vient, car il vient pour juger la terre » (Psaume 95, 12). Le Seigneur est venu une première fois, et il viendra de nouveau. Il est venu une première fois « sur les nuées » (Matthieu 26, 64) dans son Église. Quelles sont les nuées qui l'ont porté ? Les apôtres, les prédicateurs ; il est venu une première fois porté par ses prédicateurs, et il a rempli toute la terre. Ne résistons pas à son premier avènement si nous ne voulons pas redouter le second. Que doit donc faire le chrétien ? User du monde, mais ne pas servir le monde. En quoi cela consiste-t-il ? « Posséder comme si on ne possédait pas. » C'est ce que dit Saint Paul : « Frères, le temps est court. Que désormais ceux qui achètent vivent comme s'ils ne possédaient pas; ceux qui usent de ce monde, comme s'il n'en usaient pas vraiment. Car elle passe la figure de ce monde. Je veux vous voir exempt de soucis » (1 Corinthiens 7, 29-32). Celui qui est libre de tout souci attend avec sécurité la venue de son Seigneur. Car est-ce qu'on aime le Seigneur, si on redoute sa venue ? Mes frères, n'en rougissons-nous pas ? Nous l'aimons, et nous redoutons sa venue ? L'aimons-nous vraiment ou est-ce que nous n'aimons pas davantage nos péchés ? Haïssons donc nos péchés, et aimons celui qui doit venir.

 

Saint Augustin (354-430) - Enarrationes Ps 95, §14

Chaque année, l'Église nous invite à nous préparer à la Solennité de Noël… 

 
 
 
PREMIER JOUR - 16 décembre
 
Mon Jésus, naissez dans mon cœur ! Petit Enfant adorable, Ô Jésus, je Vous offre l'amour de Votre Très Sainte Mère, Notre-Dame du Magnificat, et Son bonheur, chaque fois qu'Elle prononçait Votre doux Nom. Recevez la pure joie de Son âme immaculée lorsque, pour la première fois, Vous Lui avez donné Son doux titre de Mère. Ô Mère du Verbe, enseignez-moi à aimer comme Vous ce Nom que Vous prononcez avec tant d'amour et de respect.
 
 
V. Priez pour nous, ô Saint Enfant-Jésus.
R. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de notre doux Sauveur Enfant, Jésus de Bethléem, Rédempteur du monde.
 
Prions : Par Votre puissance dans l'étable de Bethléem, accordez-nous la grâce de comprendre, d'aimer et de vivre les enseignements de la pauvreté que Vous nous avez prêchée tant de fois par Vos divins exemples. Associez-nous intimement au grand mystère de Noël afin que nous puissions imiter Vos saintes vertus, unies à celles de Marie et Joseph, pour notre salut et celui des âmes, par les mérites infinis de Votre pauvreté, dans le dépouillement total, le dénuement complet de Votre immolation sur le gibet ignominieux de la Croix.
 
Invocations : Doux et aimable Enfant-Jésus, je Vous reconnais et je Vous adore comme mon Seigneur et mon Créateur. Je Vous aime, Dieu fait enfant pour moi ! Je Vous aime, mon amour, ma vie, mon tout !
 
 
 


DEUXIÈME JOUR - 17 décembre
 
Mon Jésus, naissez dans mon cœur ! Ô Saint Enfant-Jésus, je Vous aime par Votre Sainte Mère, je Vous offre Vos perfections, Votre gloire, la joie de Marie Immaculée à Bethléem, à Nazareth, Son amour et Sa vie parfaite, Son dévouement pour Saint Joseph. Donnez-nous d'être des âmes apostoliques vivant sous Son regard et marchant dans la petite voie d'enfance de Sainte Thérèse. A chaque instant, je désire penser à Vous, respirer, travailler pour Votre amour. Ô petit Enfant-Jésus, donnez-moi Votre Cœur pour Vous aimer et aimer Votre Mère Immaculée.
 
 
V. Priez pour nous, ô Saint Enfant-Jésus.
R. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de notre doux Sauveur Enfant, Jésus de Bethléem, Rédempteur du monde.
 
Prions : Par Votre puissance dans l'étable de Bethléem, accordez-nous la grâce de comprendre, d'aimer et de vivre les enseignements de la pauvreté que Vous nous avez prêchée tant de fois par Vos divins exemples. Associez-nous intimement au grand mystère de Noël afin que nous puissions imiter Vos saintes vertus, unies à celles de Marie et Joseph, pour notre salut et celui des âmes, par les mérites infinis de Votre pauvreté, dans le dépouillement total, le dénuement complet de Votre immolation sur le gibet ignominieux de la Croix.
 
Invocations : Dieu fait Enfant pour moi, je Vous aime par-dessus toutes choses, et en toutes choses, de tout mon cœur, parce que Vous méritez d'être aimé infiniment. Donnez-moi Votre amour, donnez-moi Votre grâce, je ne veux rien de plus, Vous seul me suffisez, mon Jésus, ma vie, mon tout. Saint Enfant-Jésus, Bonté infinie, je veux Vous aimer autant que Vous le méritez.
 
 
 


TROISIÈME JOUR - 18 décembre
 
Mon Jésus, naissez dans mon cœur ! Enfant-Jésus, Verbe incarné, cachez-nous sous le manteau protecteur de Votre Sainte Mère. Enfant-Jésus, Roi des cœurs, Trésor de la Sainte Famille, rendez la paix aux foyers éprouvés; transformez-les en véritable Nazareth de l'Amour Infini. Enfant-Jésus, lumière et consolation de toutes les âmes, attirez-nous à Votre Cœur, livrez-nous à l'Amour Eternel. En nous, trouvez toujours la tendresse et la joie qui Vous enveloppaient dans la pauvre étable de Bethléem.
 
 
V. Priez pour nous, ô Saint Enfant-Jésus.
R. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de notre doux Sauveur Enfant, Jésus de Bethléem, Rédempteur du monde.
 
Prions : Par Votre puissance dans l'étable de Bethléem, accordez-nous la grâce de comprendre, d'aimer et de vivre les enseignements de la pauvreté que Vous nous avez prêchée tant de fois par Vos divins exemples. Associez-nous intimement au grand mystère de Noël afin que nous puissions imiter Vos saintes vertus, unies à celles de Marie et Joseph, pour notre salut et celui des âmes, par les mérites infinis de Votre pauvreté, dans le dépouillement total, le dénuement complet de Votre immolation sur le gibet ignominieux de la Croix.
 
Invocations : Divin Enfant-Jésus, faites-Vous aimer de moi et de tout le monde; Vous êtes si digne d'amour. Mon Jésus, ô doux Enfant, attachez-moi à Vous par les chaînes de Votre amour, et je veux Vous aimer éternellement. Enfant-Jésus, infiniment aimable, que toujours je sois à Vous et que toujours Vous soyez à moi, que je Vous aime toujours et que Vous m'aimiez toujours.
 
 
 


QUATRIÈME JOUR - 19 décembre
 
Mon Jésus, naissez dans mon cœur ! Petit Enfant-Jésus, Christ Roi d'amour, Dieu tout-puissant, dont le Cœur est rempli de tendresse infinie pour les hommes, nous sommes à Vous. Soyez le souverain Maître de nos âmes. Ô Jésus, Amour Infini, embrasez nos cœurs de Vos flammes d'amour, et rendez-nous de dociles enfants, humbles serviteurs, toujours heureux de Vous servir par notre vie apostolique. Nous Vous proclamons Roi des rois et Seigneur des seigneurs, nous Vous consacrons l'univers, l'Église et les nations, et, nous confiant en Votre Miséricorde inlassable, nous Vous prions de régner sur le monde par l'amour et de nous associer un jour à Votre gloire dans le Ciel.
 
 
V. Priez pour nous, ô Saint Enfant-Jésus.
R. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de notre doux Sauveur Enfant, Jésus de Bethléem, Rédempteur du monde.
 
Prions : Par Votre puissance dans l'étable de Bethléem, accordez-nous la grâce de comprendre, d'aimer et de vivre les enseignements de la pauvreté que Vous nous avez prêchée tant de fois par Vos divins exemples. Associez-nous intimement au grand mystère de Noël afin que nous puissions imiter Vos saintes vertus, unies à celles de Marie et Joseph, pour notre salut et celui des âmes, par les mérites infinis de Votre pauvreté, dans le dépouillement total, le dénuement complet de Votre immolation sur le gibet ignominieux de la Croix.
 
Invocations : Divin Enfant-Jésus, donnez-moi cet amour dont Vous aime Votre Père éternellement, et comme Il est en Vous et une même chose avec Vous, qu'ainsi je sois en Vous par un véritable amour et que je sois une même chose avec Vous par une parfaite union de ma volonté à la Vôtre. Sainte Trinité, je Vous offre Marie Immaculée, digne Ostensoir de Jésus et les perfections de l'Enfant divin de la crèche. Amour Infini, acceptez l'amour de l'Enfant-Jésus et de Sa Sainte Mère pour suppléer au mien.
 
 
 


CINQUIÈME JOUR - 20 décembre
 
Mon Jésus, naissez dans mon cœur ! Ô Saint Enfant-Jésus qui avez été la joie de Votre Sainte Mère et du glorieux Saint Joseph, durant Votre enfance et Votre vie à Nazareth, Vous qui avez sanctifié Saint Jean-Baptiste, Vous qui êtes devenu la lumière des premiers adorateurs de la crèche, la consolation des justes du Temple, daignez nous partager Votre grâce et nous attirer à Votre Cœur tout aimant. Revêtez nos âmes des vertus d'humilité et de charité qui Vous sont si chères et rendez-nous chaque jour Vos humbles frères et sœurs Apôtres de l'Amour Infini.
 
 
V. Priez pour nous, ô Saint Enfant-Jésus.
R. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de notre doux Sauveur Enfant, Jésus de Bethléem, Rédempteur du monde.
 
Prions : Par Votre puissance dans l'étable de Bethléem, accordez-nous la grâce de comprendre, d'aimer et de vivre les enseignements de la pauvreté que Vous nous avez prêchée tant de fois par Vos divins exemples. Associez-nous intimement au grand mystère de Noël afin que nous puissions imiter Vos saintes vertus, unies à celles de Marie et Joseph, pour notre salut et celui des âmes, par les mérites infinis de Votre pauvreté, dans le dépouillement total, le dénuement complet de Votre immolation sur le gibet ignominieux de la Croix.
 
Invocations : Ô petit Enfant-Jésus, je Vous aime par le Cœur très pur de Votre douce Mère. Jésus-Enfant, nous Vous offrons notre cœur rempli d'amour, nos petits sacrifices et notre prière quotidienne; nous Vous offrons ces dons comme jadis les saints rois mages, par les mains de Votre Mère Immaculée. Ô Bonté Infinie, me voici prêt à souffrir toutes les croix que Vous m'enverrez; mon Jésus, je veux Vous aimer.
 
 
 


SIXIÈME JOUR - 21 décembre
 
Mon Jésus, naissez dans mon cœur ! Seigneur Jésus, Lumière du monde, qui durant Votre vie sur terre, avez rendu aux hommes un si bon témoignage de Dieu, Auteur de la vie et Lumière incréée, aidez-nous à observer Ses commandements, à demeurer sans tache et sans reproche jusqu'à Votre manifestation qui fera paraître Dieu, Votre Père, le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs, seul immortel, qui habite une lumière inaccessible que nul n'a vue, ni ne verra jamais, à qui soit honneur et puissance éternelle.
 
 
V. Priez pour nous, ô Saint Enfant-Jésus.
R. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de notre doux Sauveur Enfant, Jésus de Bethléem, Rédempteur du monde.
 
Prions : Par Votre puissance dans l'étable de Bethléem, accordez-nous la grâce de comprendre, d'aimer et de vivre les enseignements de la pauvreté que Vous nous avez prêchée tant de fois par Vos divins exemples. Associez-nous intimement au grand mystère de Noël afin que nous puissions imiter Vos saintes vertus, unies à celles de Marie et Joseph, pour notre salut et celui des âmes, par les mérites infinis de Votre pauvreté, dans le dépouillement total, le dénuement complet de Votre immolation sur le gibet ignominieux de la Croix.
 
Invocations : Jésus, Enfant-Dieu, écartez de nous Hérode et tous les ennemis qui cherchent à perdre nos âmes. Ô Marie Immaculée, donnez à notre âme Votre divin Enfant-Jésus, faites-Le vivre pleinement en nous avec le Père et le Saint- Esprit. Petit Jésus, si aimable et si aimant, prenez possession de mon âme, je Vous la donne sans réserve, Vous êtes et Vous serez à jamais mon unique amour.
 
 
 


SEPTIÈME JOUR - 22 décembre
 
Mon Jésus, naissez dans mon cœur ! Ô Jésus, Lumière du monde, je suis tout Vôtre: la petite âme d'amour qui Vous suit de Bethléem au Calvaire et au Cénacle, victime et hostie qui, sans fin Vous dit et Vous redit : « Magnificat ! Amour Infini, je Vous aime par Marie ! ». Soyez ma communion perpétuelle sur terre et offrez-moi sans fin à Notre-Dame de Lumière.
 
 
V. Priez pour nous, ô Saint Enfant-Jésus.
R. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de notre doux Sauveur Enfant, Jésus de Bethléem, Rédempteur du monde.
 
Prions : Par Votre puissance dans l'étable de Bethléem, accordez-nous la grâce de comprendre, d'aimer et de vivre les enseignements de la pauvreté que Vous nous avez prêchée tant de fois par Vos divins exemples. Associez-nous intimement au grand mystère de Noël afin que nous puissions imiter Vos saintes vertus, unies à celles de Marie et Joseph, pour notre salut et celui des âmes, par les mérites infinis de Votre pauvreté, dans le dépouillement total, le dénuement complet de Votre immolation sur le gibet ignominieux de la Croix.
 
Invocations : Saint Enfant-Jésus, mon Espérance, remplissez-nous de confiance en Vos mérites. Enfant-Jésus, Sagesse Éternelle, enseignez-nous la science qui demeure pour l'éternité et cette infinie charité qui Vous a fait petit enfant. Saint Enfant-Jésus, qui avez embrassé la pauvreté, détachez-nous des biens terrestres, afin que nous devenions dignes d'obtenir Votre saint amour et de Vous posséder.
 
 
 


HUITIÈME JOUR - 23 décembre
 
Mon Jésus, naissez dans mon cœur ! Ô très doux Jésus, Lumière éternelle, Source de l'Amour Infini, Sanctuaire de la Divinité, associez-nous à Votre béatitude. Daignez exaucer les prières de Votre Mère et unir tous les apôtres en un seul cœur. Ô Jésus, Charité éternelle, embrasez nos cœurs, cachez-nous en Votre Cœur et faites de nous d'angéliques témoins de la lumière.
 
 
V. Priez pour nous, ô Saint Enfant-Jésus.
R. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de notre doux Sauveur Enfant, Jésus de Bethléem, Rédempteur du monde.
 
Prions : Par Votre puissance dans l'étable de Bethléem, accordez-nous la grâce de comprendre, d'aimer et de vivre les enseignements de la pauvreté que Vous nous avez prêchée tant de fois par Vos divins exemples. Associez-nous intimement au grand mystère de Noël afin que nous puissions imiter Vos saintes vertus, unies à celles de Marie et Joseph, pour notre salut et celui des âmes, par les mérites infinis de Votre pauvreté, dans le dépouillement total, le dénuement complet de Votre immolation sur le gibet ignominieux de la Croix.
 
Invocations : Saint Enfant-Jésus, notre force, adoucissez les épreuves de Vos enfants, fortifiez-les par la grâce. Jésus, Lumière du monde, soyez connu et aimé de tous les cœurs. Jésus, Lumière des cœurs, éclairez les pécheurs, faites-leur comprendre ce que Vous avez fait pour leur amour et combien Vous désirez leur salut. Jésus, Lumière des âmes, renouvelez le temps des miracles en faveur du monde en détresse.
 
 
 


NEUVIÈME JOUR - 24 décembre
 
Mon Jésus, naissez dans mon cœur ! Enfant-Jésus, Soleil d'amour, dissipez les orages de l'erreur et les guerres et faites luire l'arc-en-ciel divin, signez une alliance nouvelle avec Vos enfants; par Vos souffrances nous Vous le demandons. Petit Enfant-Jésus, commandez et l'on Vous obéira.
 
 
V. Priez pour nous, ô Saint Enfant-Jésus.
R. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de notre doux Sauveur Enfant, Jésus de Bethléem, Rédempteur du monde.
 
Prions : Par Votre puissance dans l'étable de Bethléem, accordez-nous la grâce de comprendre, d'aimer et de vivre les enseignements de la pauvreté que Vous nous avez prêchée tant de fois par Vos divins exemples. Associez-nous intimement au grand mystère de Noël afin que nous puissions imiter Vos saintes vertus, unies à celles de Marie et Joseph, pour notre salut et celui des âmes, par les mérites infinis de Votre pauvreté, dans le dépouillement total, le dénuement complet de Votre immolation sur le gibet ignominieux de la Croix.
 

Invocations : Jésus, Lumière des cœurs, Auteur de la lumière, suscitez des thaumaturges à Votre Église pour affermir la foi des fidèles. Soyez notre libérateur, le soutien et la joie de Vos enfants Apôtres de l'Ordre de la Mère de Dieu. Guidez le Vicaire du Christ sur terre en ces temps orageux.    Ainsi soit-il.

 

 

 

 

 

© Communauté du Lion de Juda et de l’Agneau Immolé (1984)

lanuitquilfutlivre1. La nuit qu'il fut livré, le Seigneur prit du pain,
En signe de sa mort, le rompit de sa main :
"Ma vie, nul ne la prend, mais c'est moi qui la donne
Afin de racheter tous mes frères humains."
 
2. Après qu'il eût soupé pour la dernière fois,
S'offrit comme victime au pressoir de la croix :
"Mon sang, versé pour vous, est le sang de l'Alliance ;
Amis, faites ceci en mémoire de moi."
 
3. Et nous, peuple de Dieu, nous en sommes témoins :
Ta mort, nous l'annonçons par ce pain et ce vin.
Jésus ressuscité, ton Église t'acclame,
Vainqueur, passé du monde à la gloire sans fin !
 
4. Tu viens revivre en nous ton mystère pascal :
Éteins en notre chair le foyer de tout mal.
Nous sommes tes sarments, sainte vigne du Père :
Fais-nous porter du fruit pour le jour triomphal.
 
5. Seigneur, nous attendons ton retour glorieux :
Un jour tu nous prendras avec toi dans les cieux.
Ton corps est la semence de vie éternelle :
Un jour tu nous prendras à la table de Dieu

R. A la place de tes pères te viendront des fils,
Tu en feras des princes par toute la terre.
O Marie, tu es bénie de siècles en siècles.


1. Tends la corde sur l'arc, il rend terrible ta droite.
Tes flèches sont aigües, voici les peuples sous toi.
Ils perdent coeur les ennemis du Roi.

2. Pour toujours et à jamais, ô Dieu ton trône,
Sceptre de droiture, le sceptre de ton règne,
Tu aimes la justice, tu hais l'impiété.

3. C'est pourquoi Dieu t'a consacré, d'une huile d'allégresse.
La myrrhe et l'aloès, coulent de tes habits,
Des palais d'ivoire, les harpes te ravissent.

4. Des palais d'ivoire, les harpes te ravissent,
Parmi tes bien-aimées, sont des filles de roi,
A ta droite une reine, sous les ors d'Ophir.

5. Ecoute ma fille, regarde et tends l'oreille,
Oublie ton peuple, et la maison de ton père
Alors le Roi, désirera ta beauté.

6. Il est ton Seigneur, prosterne-toi devant lui,
Tyr, par des présents, déridera ton visage,
Et les peuples les plus riches, par maint joyau serti d'or.

7. Vêtue de brocarts, la princesse est menée vers le Roi
Des vierges la suivent, les compagnes qui lui sont destinées
Dans la joie et l'allégresse, elles entrent au palais.

 

      

© Communauté du Lion de Juda et de l’Agneau Immolé (1989)

 

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