« [...] Au lieu de hurler à tout va et de se précipiter dans l'abîme de la polémique, chacun devrait faire son examen de conscience ! Il n'y aurait pas eu de "Mgr Lefebvre et de Fraternité saint Pie X", de résistance et de contre-réforme, de schisme, si une folie révolutionnaire ne s'était emparée de l'Eglise latine pour tout dévaster "au nom du Concile" (que ses thuriféraires comme leurs opposants n'avaient pas lu !). Avec une protestantisation avancée des mentalités (prêtres et laïcs) et des églises : contre le Saint-Sacrifice à l'Autel, la table de la Cène et du partage; contre les messes "privées" la suppression des autels "latéraux" et des chapelles avec leur mobilier, avec les concélébrations imposées aux prêtres soucieux de célébrer encore la messe quotidienne; la destruction des tables de communion en imposant la communion debout et dans la main (contre laquelle se sont élevés les papes Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI). La destruction (à Fareins mon ancienne paroisse) ou la mise à l'écart (dans les greniers des presbytères, comme à Tossiat) des statues des saints par les curés des années 70; etc. Sans parler du catéchisme remplacé par des "parcours" (dont on ne savait où ils menaient), des écoles qui avaient honte du nom de leurs saints patrons et du nom de catholique, de la sécularisation des prêtres en civil et tutoyés, de la cléricalisation des laïcs dits "engagés". Lesquels veillaient, tels des commissaires politiques, à ce que les maximes et les acquis de la révolution post-conciliaire soient suivis dans les paroisses qu'ils avaient investies au détriment des prêtres et des fidèles. Et c'est encore le cas aujourd'hui dans tant de diocèses qui sombrent corps et biens. Plus de vocations, plus de séminaires, disparition des communautés religieuses lancées dans cette aventure... On ne finirait pas de tout énumérer ! Alors, du calme ! Que chacun s'examine, se reconnaisse pécheur, demande pardon et répare la mal qu'il a fait. La grâce, alors, celle de la Foi révélée et du pardon triompheront du mal et du péché, sous la houlette du successeur de Pierre que le Seigneur nous a donné pour Le reconnaître, Le suivre et L'aimer ! ».

 

Extrait du Blog de M. l’abbé Laffargue

Le 25 mars, solennité de l’Annonciation du Seigneur, l’Eglise en Pologne a célébré ‘La journée de la sainteté de la vie’, pour soutenir la défense de la vie humaine de sa conception jusqu’à sa fin naturelle. L’archevêque métropolite de Czestochowa, Mgr Stanislaw Nowak, a présidé la messe dans la cathédrale de la Sainte Famille de Nazareth, à Czestochowa. Des prêtres engagés dans la pastorale des familles, des religieux et des religieuses, des membres de l’action catholique et des mouvements pro vie et pro famille ont participé à cette journée de la sainteté de la vie. Dans son homélie, l’archevêque Nowak a souligné l’importance, la grandeur et la sainteté de la vie humaine : « La vie de chaque personne est sainte. Comme chrétiens, nous devons défendre la vie humaine de sa conception à sa fin naturelle. L’Eglise doit être contre l’avortement, la fécondation in vitro et l’euthanasie. Nous devons créer une culture de vie. La philosophie et la culture d’aujourd’hui sont la philosophie et la culture de la mort. Nous, comme chrétiens, nous devons être pour une culture de vie et contre le relativisme éthique », a souligné le métropolite de Czestochowa. Même l’hebdomadaire catholique le plus diffusé en Pologne, “Niedziela”, dont le siège est à Czestochowa, a encouragé du 16 au 24 mars l’action pro vie intitulée “Sauve le saint”, soutenue par des sites catholiques polonais. Des rencontres de prière pour la sainteté et la défense de la vie humaine ont été encouragées dans les paroisses de Czestochowa.

 

Traduction en nééerlandais / flamand

http://img.over-blog.com/203x345/0/21/41/34/liturgie/liturgy.jpg- "Après le concile de nombreux prêtres ont délibérément érigé la désacralisation au niveau d'un programme d'action (...) ils ont rejeté les vêtements sacrés; autant qu'ils l'ont pu, ils ont dépouillé les églises de leurs splendeurs qui rappellent le sacré; et ils ont réduit la liturgie au langage et aux gestes de la vie de tous les jours, par le moyen de salutations, de signes d'amitié et autres éléments." (Cardinal Joseph Ratzinger, Conférence aux évêques Chiliens, Santiago, 13 juillet 1988)

 

- "(...) il semble qu'il soit sorti de l'esprit des créateurs de la liturgie, occupés qu'ils sont de manière toujours plus pressante à réfléchir sur la manière dont on peut présenter la liturgie d'une manière toujours plus attrayante, et plus communicative, en impliquant activement toujours plus de gens, que, en réalité, la liturgie est "faite" pour Dieu et non pour nous-mêmes." (Cardinal Joseph Ratzinger, L'ecclésiologie de la Constitution conciliaire Lumen gentium, Congrès d'études sur le Concile Vatican II, 22-22 février 2000)

 

- "Aujourd'hui, on peut se demander si, après tout, il y a encore un rite latin; la conscience de ce rite n'existe certainement plus guère. Aux yeux de la plupart, la liturgie apparaît plutôt comme une chose à réaliser par chaque communauté, tâche en vue de laquelle les groupes concernés bricolent de semaine en semaine leurs "liturgies" propres avec un zèle aussi admirable que déplacé. Cette rupture dans la conscience liturgique fondamentale me paraît être ce qu'il y a ici de véritablement funeste. Les frontières entre liturgie et réunions estudiantines, entre liturgie et convivialité disparaissent insensiblement; on s'en aperçoit aussi, par exemple, au fait que des prêtres croient, conformément aux usages de la civilité bourgeoise, ne pouvoir communier eux-mêmes qu'après avoir distribué la communion aux autres; au fait qu'ils n'osent plus dire "je vous bénis", rompant ainsi le face à face liturgique fondamental; et encore aux salutations souvent insupportables avec leurs séries de banalités, que certaines communautés attendent pourtant maintenant comme une politesse indispensable, et qui sont devenues ici monnaie courante." (Cardinal Joseph Ratzinger, La célébration de la foi, 1981)

 

- "On a une liturgie dégénérée en "show", où l'on essaie de rendre la religion intéressante à l'aide de bêtises à la mode et de maximes morales aguichantes, avec des succès momentanés dans le groupe des fabricants liturgiques (...)" (Cardinal Joseph Ratzinger, Gedenkschrift für Klaus Gamber, Cologne 1989)

 

- A la question "est-il inconcevable, pour lutter contre cette manie de tout niveler et ce désenchantement [de la liturgie], de remettre en vigueur l'ancien rite? Le Cardinal Ratzinger répond: "Cela seul ne serait pas une solution. (...) Des centres où la liturgie est célébrée sans affectation, mais avec respect et grandeur, attirent, même si l'on ne comprend pas chaque mot. C'est de tels centres, qui peuvent servir de critères, que nous avons besoin." (Cardinal Joseph Ratzinger, Le sel de la terre, Cerf, 1997

 

- "Je suis convaincu que la crise de l'Eglise que nous vivons aujourd'hui repose largement sur la désintégration de la liturgie, qui est parfois même conçue de telle manière (...) que son propos n'est plus du tout de signifier que Dieu existe, qu'Il s'adresse à nous et nous écoute." (Cardinal Joseph Ratzinger, Ma vie mes souvenirs, Fayard 1998)

 

- "Plus récemment, le concile Vatican II exprima le désir que l'observance et le respect dus au culte divin soient de nouveau réformés et adaptés aux nécessités de notre temps. Poussé par ce désir, notre prédécesseur le Souverain Pontife Paul VI approuva en 1970 des livres liturgiques restaurés et partiellement rénovés de l'Église latine; (...) Jean-Paul II reconnut la troisième édition type du Missel romain. Ainsi, les Pontifes romains se sont employés à ce que "cet édifice liturgique, pour ainsi dire, (...) apparaisse de nouveau dans la splendeur de sa dignité et de son harmonie." (Benoît XVI, Motu proprio Summorum pontificum)

 

- "La meilleure garantie pour que le Missel de Paul VI puisse unir les communautés paroissiales et être aimé de leur part est de célébrer avec beaucoup de révérence et en conformité avec les prescriptions; c'est ce qui rend visible la richesse spirituelle et la profondeur théologique de ce Missel." (Benoît XVI, Lettre aux évêques accompagnant le Motu proprio Summorum pontificum)

 

- "(...) le nouveau Missel restera certainement la forme ordinaire du Rite romain, non seulement en raison des normes juridiques, mais aussi à cause de la situation réelle dans lesquelles se trouvent les communautés de fidèles." (Benoît XVI, Lettre aux évêques accompagnant le Motu proprio Summorum pontificum)

 

Pro Liturgia

« Ce matin, sur Radio Notre-Dame, le Père Daniel-Ange dénonçait l'irresponsabilité des campagnes de promotion du préservatif telles que celle du sidaction français. […] Un point m'a paru intéressant à relever : dans la conversation, il a été fait référence au scandale du sang contaminé, qui avait éclaboussé le gouvernement socialiste de Laurent Fabius au début des années 80. On accusait des responsables de la Santé d'avoir caché ou tardé à tirer les conséquences des transfusions avec du sang contaminé par le virus du sida, envoyant ainsi à la mort des centaines de malades. Or, nous sommes aujourd'hui dans une situation comparable : les responsables français savent pertinemment que le préservatif est loin d'être efficace à 100%. Et ils se gardent bien d'informer le public, notamment les jeunes, du taux d'échec du préservatif. On leur dit simplement "sortez couverts" ou "le préservatif est le seul moyen de se protéger". Ce qui revient à ne pas leur dire : "allez-y, jouez à la roulette russe, vous aurez 5 ou 6 chances sur 10 de vous en tirer indemnes". Ces "responsables" (!!!) envoient donc sciemment, sinon à la mort, en tout cas au Sida, des centaines de jeunes. C'est criminel. D'après Daniel-Ange, il y aurait actuellement aux Etats-Unis une action judiciaire entreprise par 10 000 médecins contre les autorités sanitaires américaines, leur reprochant de ne pas suffisamment informer les acheteurs de préservatifs des taux d'échec et des risques encourus. A quand une telle action en France ? ».

 

« Le jugement le voici : la lumière est venue dans le monde, mais les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, car leurs œuvres étaient mauvaises » (Jn 3, 19). Ecoute, Israël, combien la Parole de Dieu est actuelle : « Vivante en effet est la Parole de Dieu, efficace et plus incisive qu’aucun glaive à deux tranchants … elle peut juger les sentiments et les pensées du cœur » (He 4, 12). La lumière est venue dans le monde, « et le monde ne l’a pas reconnu » (Jn 1, 10), et il l’a prise en haine (cf Jn 15, 18) ; « Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas accueilli » (Jn 1, 11), et même, « ils le poussèrent hors de la ville et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline … pour l’en précipiter. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin » (Lc 4, 29-30).

 

  

Le lynchage médiatique dont l’Eglise et le Saint-Père ont fait l’objet ces dernières semaines sont comme une illustration de ces paroles toujours actuelles : « Le serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, vous aussi, ils vous persécuteront » (Jn 15, 20). Les juges ont besoin aujourd’hui comme hier de « faux témoins », comme ceux qui se levèrent devant le Sanhédrin pour condamner Jésus, en déformant ses propos (cf Mc 14, 57-58). Si Jésus, le communiquant par excellence, n’a pas échappé à la mauvaise foi des hommes, pourquoi nous étonner que l’Eglise soit traitée ainsi ? Loin de se soumettre aux lois de la communication humaine que l’on prétend lui imposer, l’Eglise ne peut se soustraire à sa mission prophétique. N’appelons pas « bourde » ou « gaffe », ce qui n’est rien d’autre qu’un témoignage rendu à la Vérité. Ainsi en est-il des propos, remplis de vérité et de compassion, du Saint-Père sur les moyens de combattre le Sida. Les journalistes, dont certains appartiennent à la presse dite catholique, se sont emparés une fois de plus d’une petite phrase ; des politiques, souvent esclaves de l’opinion, ont renchéri, sans aucun discernement, et dénoncé les « propos irrecevables » du Saint-Père et le « discours irresponsable de l’Eglise ». Fils et filles de l’Eglise, nous pouvons garder la tête haute, car les propos du Pape ont été confirmés par les évêques d’Afrique et par les chefs d’Etat de ces pays où le Sida fait des ravages, dénonçant le « racisme latent » de ces occidentaux qui voudraient leur imposer leurs schémas mortifères, au nom de la sacro-sainte licence sexuelle ou bien du matérialisme mercantile dont on voit bien à qui il profite. Un discours qui ne résiste pas à l’évidence des faits : selon les statistiques de l’OMS, les pays d’Afrique où le taux de distribution des préservatifs est le plus fort, la progression du SIDA est la plus élevée ; là où les catholiques sont plus nombreux et où l’on prône en priorité l’abstinence et la fidélité - y compris dans les programmes gouvernementaux- , et le préservatif en dernier recours, le SIDA est en très nette baisse, comme au Burundi ou en Angola. Devant la partialité, voire la falsification de certains medias, les catholiques doivent aller à la source de l’information et communiquer autour d’eux par tous les moyens, à commencer par l’Internet. Mais, en dernière analyse, il faut accepter de souffrir pour le nom du Christ et ne pas s’étonner de ces campagnes de dénigrement : « Si vous étiez du monde, le monde aimerait son bien ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, puisque mon choix vous a tirés du monde, pour cette raison, le monde vous hait » (Jn 15, 19). « Mais gardez courage, nous dit Jésus, j’ai vaincu le monde » (Jn 16, 33).

 

+ Mgr Marc Aillet, Evêque de Bayonne, Lescar et Oloron

Mgr Mario De Gasperín, Evêque de Santiago di Querétaro, en la Solennité de l’Annonciation du Seigneur, mercredi 25 mars, et date de la « Journée de l’enfant à naître », a présidé une messe à l’occasion de l’ouverture de l’église sanctuaire de la Vie, une chapelle rattachée à la paroisse du Sacré-Cœur de Jésus. Outre l’évêque, étaient présents : don Jorge Valencia, responsable de la nouvelle église sanctuaire pour la Vie ; don Jaime Gutiérrez Jiménez, président de la Commission diocésaine pour la famille, la jeunesse et les laïcs ; plusieurs prêtres des paroisses du doyenné de Santiago et de nombreux fidèles.

 

Pendant l’homélie, Mgr de Gasperín a affirmé que « la vie humaine qui commence dans le sein d’une femme n’a pas de fin mais continue dans l’éternité ». Particulièrement en ce moment, où « la vie humaine est menacée par tant d’agressions et où son sens et sa valeur sont minimisés et foulés, il est nécessaire de revenir à cette source de vie et de dignité de tout être humain qu’est le sein de Marie, au mystère de sa maternité ». « Adopter un enfant ou sauver une vie –a continué l’évêque- signifie nous comparer à Dieu, étendre sa paternité sur le monde. Partager la vie signifie imiter Dieu, qui a envoyé son Fils au monde pour que ‘nous ayons tous la vie en abondance’, sans négociations ». Il a ensuite rappelé que “toute vie humaine doit être toujours défendue : celle de l’enfant à naître, celle dans le sein maternel, celle de la femme enceinte, celle du nouveau-né, celle du faible et du malade, celle de la personne âgée, et même celle du criminel, comme Dieu a protégé la vie du fratricide Caïn ». « Notre Dieu est un Dieu aimant la Vie », c’est pourquoi les catholiques « sont le peuple de la vie et pour la vie. C’est notre vocation, notre honneur et notre fierté ». Au sujet de la nouvelle église sanctuaire de la Vie, l’évêque a affirmé qu’« elle entend être un lieu où l’on honore, respecte, loue et défend la vie ; où l’on pleure aussi la vie frustrée ou perdue et où l’on expérimente la miséricorde, le pardon et la paix. Elle entend être un chant à la vie ; une lumière qui allume l’espérance dans une vie pleine pour tous ». Au terme de l’homélie, Mgr De Gasperín a béni l’image de la Vierge de Guadalupe placée dans l’église située au centre historique de la ville de Santiago di Querétaro.

Jean-XXIII--2-.jpeg« (...) Recevoir un Concile, c’est accueillir son enseignement et mettre en pratique ses directives. L’histoire de l’Eglise montre que cela est souvent long et mouvementé. Newman disait déjà : « Il y a rarement eu un Concile qui ne soit pas suivi d’une grande confusion. » Et Jean XXIII ajoutait : « Il ne faut pas croire qu’après le IIe Concile œcuménique du Vatican, la paix sera parfaite dans le monde. » Vatican II a été accompagné, et surtout suivi, par une mutation socio-culturelle dont l’ampleur, la radicalité, la rapidité, le caractère universel sont sans équivalent : triomphe des méthodes critiques, envahissement des sciences humaines, révolte d’une partie de la jeunesse, accroissement galopant des villes, sécularisation radicale, manque d’intérêt pour ce qui vient des hiérarchies, suprématie des choses terrestres et de l’économique. Le Concile avait voulu aller au monde pour lui partager la Bonne Nouvelle de l’Évangile. Mais le monde a fait irruption dans l’Église. (...) Il y a aussi une grande différence entre l’attitude des chrétiens de l’Europe occidentale et celle des chrétiens des autres pays. Partout en dehors de l’Europe occidentale, le Concile a été accueilli avec joie et mis en œuvre avec docilité. Certes, les problèmes ne manquent pas, mais les conversions se développent et les vocations se multiplient. Le contraste est saisissant avec les pays de vieille chrétienté comme la France, très fortement marquée par les évènements de mai 68. On ne peut oublier non plus comment se sont affrontées avec violence les deux tendances modernistes et traditionalistes (…). En fait, ceux qui appartenaient au premier mouvement considéraient que les textes du Concile étaient déjà dépassés et qu’il fallait aller plus loin. On nommait cela « esprit » du Concile. Le Pape Benoît XVI a rappelé le danger de ne voir les textes du Concile que comme « le résultat de compromis dans lesquels, pour atteindre l’unanimité, on a dû encore emporter avec soi et reconfirmer beaucoup de vieilles choses désormais inutiles. Ce n’est cependant pas dans ces compromis que se révélerait le véritable esprit du Concile, mais en revanche dans les élans vers la nouveauté qui apparaissent derrière les textes : seuls ceux-ci représenteraient le véritable esprit du Concile, et c’est à partir d’eux et conformément à eux qu’il faudrait aller de l’avant. » (...)

 

Les textes de Vatican II sont profondément enracinés dans la tradition de l’Eglise et n’enseignent rien qui ne puisse se baser sur de solides références. Il n’y a là rien de nouveau. En fait, ce qui est nouveau c’est que, pour la première fois dans l’histoire des Conciles œcuméniques, il n’y a pas eu de condamnation. Pour Jean XXIII et Paul VI, cela correspondait aux exigences de la mission. En effet, quand nous voulons annoncer l’Evangile il n’est pas opportun de pointer tout de suite l’erreur de notre interlocuteur. Il vaut mieux chercher ce qui, dans sa propre vision morale et religieuse, correspond à la vérité et s’appuyer là-dessus pour l’inviter à accéder à la vérité tout entière et à abandonner ses erreurs. Le Concile n’a pas voulu non plus s’engager dans une réorganisation de l’Eglise. Il a cherché un approfondissement de sa vocation, au service du monde entier, l’Eglise catholique ne se limitant pas à la défense de ses droits. (...) Les célébrations du 50e anniversaire de Vatican II ne marquent pas l’achèvement de sa réception et de sa mise en œuvre, mais marquent plutôt l’ouverture d’une nouvelle période de réception qui est susceptible de nous mener encore plus loin. Mais il faudra beaucoup de bonne volonté pour y arriver. (...) »

 

Source : « Voix d’Afrique » n.96

R. Voici que l’ange Gabriel, devant la Vierge est apparu,

De toi va naître un enfant Dieu, et tu l’appelleras Jésus.

 


1. De mon Seigneur j’ai tout reçu, je l’ai servi jusqu’à ce jour,

Qu’il fasse en moi sa volonté, je m’abandonne à son amour.

 

2. Et Dieu se fit petit enfant, la Vierge lui donna son corps.

Il connut toute notre vie, nos humbles joies et notre mort !


 

© Communauté de l’Emmanuel

Les cathophobes qui, pendant quelques jours, se sont montrés partout avec leur petit ruban rouge à la boutonnière pour se donner bonne conscience (chaque dictature fabrique ses suivistes), ces cathophobes qui auront vomi publiquement leur haine de l'Eglise et du pape grâce à la complicité des médias français, n'auront trouvé en face d'eux que peu d'opposition (sauf quelques scientifiques sérieux et une jeunesse catholique très active). Les fidèles s'attendaient à ce que les évêques fassent bloc autour du Saint-Père et répondent de façon claire, ferme, nette et courageuse à tous les professionnels du mensonge et de la désinformation qui font l'opinion publique dans notre pays. Les fidèles auront attendu vain. Il apparaît que la clarté de langage et le courage ne soient pas les plus grandes vertus de pasteurs qui passent le plus clair de leur temps à "cheminer", à "être à l'écoute" et à "être interpellés". Pour une fois qu'ils auraient pu "oser une parole forte" - comme ils disent - on ne les a guère entendus. On sait qu'en petits comités, certains évêques se sont montrés contents de voir le pape être critiqué et contesté : car au fond, ils n'aiment pas Benoît XVI. Un tel "désamour" de celui qui, avant d'être Joseph Ratzinger devenu Benoît XVI, est le Successeur de Pierre, n'est-il pas le signe que beaucoup de nos évêques n'ont, au fond, qu'une approche passablement approximative de l'Eglise ? Lorsque qu'une certaine presse annonce que "pour 49% des catholiques, le pape défend mal leurs valeurs", Mgr Dagens écrit : "Je souffre et j'espère pour l'Eglise" et ajoute "si nous imposons des principes moraux, nous créons un déséquilibre grave". Après de tels propos - probablement partagés par de très nombreux prêtres -, les cathophobes n'ont plus rien à ajouter : ils savent désormais qu'ils ont toutes les chances de ne trouver en face d'eux qu'un clergé mou ou sans envergure qui leur balise une vaste avenue. Il est devenu légitime de penser que les fidèles de France ont le sentiment qu'ils ne pourront guère compter sur le courage de leurs pasteurs pour les guider. N'est -il pas tout aussi légitime de penser que Benoît XVI sait, de son côté, qu'il ne pourra guère compter sur la mobilisation d'un épiscopat pour redresser la situation de l'Eglise dans notre pays. Une situation calamiteuse qui avait déjà poussé Jean-Paul II à demander : "France, fille aînée de l'Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ?"

 

Pro Liturgia

Etre pour le concile Vatican II ne signifie pas qu’il faille s’interdire de critiquer les façons dont ce Concile a été reçu et appliqué, tout particulièrement en France. Bien au contraire : critiquer les applications erronées du Concile et souhaiter la fin des messes atones et triviales qui, dans nos paroisses, remplacent désormais la liturgie de l’Eglise, c’est précisément être pleinement « conciliaire » au sens où tous les papes - de Paul VI à François - ont demandé aux fidèles de l’être. A l’inverse, accepter sans les critiquer les messes célébrées par des ministres qui, à l’autel, n’ont plus la tenue qui sied à celui qui est chargé d’accomplir la plus haute des actions sacrées, c’est trahir Vatican II qui enseigne très clairement que la liturgie doit exprimer clairement la nature authentique de la véritable Eglise dans laquelle ce qui est humain est ordonné et soumis au divin, ce qui est visible à l’invisible, ce qui relève de l’action à la contemplation, et ce qui est présent à la cité future que nous recherchons. (Const. Sacrosanctum Concilium, n. 2 et ss.)




Widget Vatican.va

Liens (1)

 

 

 

 

 

 

logofc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 








Actualité du livre

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 


 

 

 

Admin / Twitter

oiseau-twitter2.gif

 

 

Depuis janvier 2006,
site administré par de
jeunes laïcs catholiques.
 
 
CONTACT
 

 


 

 
coolpape.jpg