1. Les informations que l'Evangile nous donne sur a famille de Nazareth sont rares, mais très illustratives.

 

2. C'est une famille construite sur la base du mariage entre Joseph et Marie. Ils furent tous les deux réellement mariés, comme le signalent Saint Matthieu et Saint Luc ; ils vécurent ainsi jusqu'à la mort de Joseph. Jésus était le vrai fils de Marie. Saint Joseph n'était pas son père naturel -il ne l'engendra pas- ni adoptif, mais plutôt supposé, c'est-à-dire qu'il était considéré par les voisins de Nazareth comme le père de Jésus puisque les gens ignoraient le mystère de l'Incarnation et que Marie était mariée avec Joseph. Cette réalité a une grande importance aujourd'hui, puisque la législation civile et la culture ambiante, est très favorable aux unions libres, à celle purement civiles, à d'autres formes, au divorce, etc. La famille de Nazareth se présente aujourd'hui comme un exemple de couple formé par un homme et une femme, unie par amour de façon permanente et avec une dimension publique.

 

3. La famille de Nazareth a vécu comme une famille exemplaire. C'est-à-dire, de façon simple, humble, pauvre, travailleuse, aimante des traditions culturelles et religieuses de sa nation ; profondément religieuse et éloignée des centres des pouvoirs religieux et civils. Un voyageur qui visiterait et ignorerait les faits que nous connaissons, ne trouverait aucun détail qui puisse distinguer la Sainte Famille du reste : ni maisonnette qu'ils utilisaient, ni les vêtements, ni la nourriture, ni la participation aux actes religieux qui se célébraient dans la synagogue, rien. Dieu a voulu nous révéler que la vie ordinaire de chaque jour est l'endroit où Lui nous attend pour que nous l'aimions et nous réalisions son projet sur nous. Le secret est de vivre cette vie avec le même amour et constance que la Sainte Famille.

 

4. Les Evangiles n'éludent pas la profession que Joseph exerça : forgeron, charpentier, artisan... En revanche, ils signalent clairement que c'était un travail manuel et que l'on gagnait sa vie en travaillant. Marie se dédiait, comme toutes les femmes mariées, à moudre et cuir le pain de chaque jour, s'occuper des travaux ménagers du foyer et rendre service aux autres. Ils ne disent rien au sujet de Jésus mais ils laissent supposer qu'il aidait Marie et, plus tard, Saint Joseph dans les travaux manuels. La famille de Nazareth a vécu ce que nous appellerions aujourd'hui « l'évangile du travail » c'est-à-dire : le travail comme réalité merveilleuse qui permet de participer à l'œuvre créatrice de Dieu, qui sert pour porter en avant une famille et aider les autres ; pour se sanctifier et sanctifier par son intermédiaire. Aussi pour cela c'est un modèle parfait pour la famille actuelle. Nombreuses sont celles qui continuent à vivre pareillement et d'autres, malgré le travail hors du foyer et la technification des tâches ménagères continuent à être fondamentalement identiques.

 

5. La famille de Nazareth était une famille israélienne profondément croyante et pratiquante. Tout comme le reste des familles pieuses, ils priaient à chaque repas, ils allaient chaque semaine à la synagogue pour écouter la lecture de l'Ancien Testament et son explication, ils montaient à Jérusalem pour célébrer les fêtes de pèlerinage, comme Pâque et Pentecôte, ils priaient trois fois par jour le « shema Israel Adonaï... ». Le bénédicité, la participation hebdomadaire à la Messe du Dimanche sont encore fondamentaux pour que la famille réalise sa mission éducatrice.

 

6. La famille de Nazareth vivait concentrée sur Dieu : Dieu était tout pour elle. Lorsqu'ils étaient encore fiancés, Joseph se fia de Dieu, lorsqu'il lui révéla en songe que Marie était enceinte par l'opération de l'Esprit-Saint. Mariés, Marie et Joseph durent s'entendre de dire de leur fils qu'ils venaient de retrouver : « pourquoi me cherchiez-vous, ne saviez-vous pas que je dois être aux affaires de mon Père ? » Ils ne le comprirent pas mais ils l'acceptèrent et y cherchèrent un sens. Marie, de son coté, ne s'écroula pas dans la foi lorsqu'elle vit son Fils cloué sur la croix comme un criminel et vaincu par les chefs du peuple. La famille chrétienne, dont la vie est toujours un tableau d'ombres et lumières, trouve la paix et la joie lorsqu'elle sait voir Dieu en cela, bien qu'elle ne réussisse pas à le comprendre.

 

 

VIème Rencontre Mondiale des Familles, du 14 au 18 janvier 2009 à Mexico

Indulgence plénière accordée par le pape Benoît XVI aux conditions habituelles :

1. Esprit de rejet du péché, confession, communion et prières aux intentions papales

2. Récitez en famille le Notre-Père, le Credo et des prières d’invocation à la Miséricorde

1. L'éducation chrétienne cherche, certainement, la maturité de la personne humaine ; mais elle cherche, surtout, que les baptisés soient chaque jour plus conscient du don de la foi qu'ils ont reçus ; qu'ils apprennent a adorer Dieu le Père en esprit et en vérité (cf. Jn 4, 23), surtout, dans l'action liturgique ; qu'ils se forment pour vivre selon l'homme nouveau en justice et sainteté de vérité (cf. Ef 4, 22-23) et ainsi qu'ils arrivent à l'homme parfait dans l'âge de la plénitude du Christ (cf. Ef 4, 13) et contribuent à l'accroissement du Corps Mystique ; qu'ils s'habituent à rendre témoignage de l'espérance qu'ils y a en eux (cf. 1 P 3, 15) et qu'ils contribuent efficacement à la configuration chrétienne du monde (cf. Gravissimum Educationis, 2).

 

2. Les parents, en donnant la vie à leurs enfants, assument la très grande obligation de les éduquer et, en même temps, ils reçoivent le droit d'être leurs premiers et principaux éducateurs. Ils leurs faut former une ambiance familiale animée par l'amour, la piété envers Dieu et envers les hommes, qui favorise l'éducation intégral des enfants. Pour cela, la famille est -comme cela a déjà été dit dans les catéchèses précédentes- la première école des vertus sociales que toutes les sociétés nécessitent, l'espace où les enfants apprennent dès les premières années à connaître et à adorer Dieu et à aimer le prochain, le secteur où ils font la première expérience de la société humaine et de l'Eglise, et le moyen plus efficace pour introduire les enfants dans la société civile et dans le Peuple de Dieu. La transcendance de la famille chrétienne est, donc, réellement extraordinaire pour la vie et le progrès de l'Eglise ; à tel point que, lorsqu'elle manque, c'est très difficile de la remplacer.

 

3. Mais la famille ne suffit pas à elle-même pour réaliser sa mission sinon qu'elle a besoin de l'aide de l'Etat. C'est obligation de la société civile organiser les droits et les devoirs des parents et des autres personnes qui interviennent dans l'éducation, collaborer avec eux, compléter -lorsque l'effort des parents et d'autres sociétés n'est pas suffisant- l'œuvre de l'éducation selon le principe de subsidiarité et en recevant les désirs des parents, et créer des écoles et des instituts propres comme l'exige le bien commun. L'Etat, pour autant, loin d'être l'antagoniste ou entrer en conflit avec les parents, doit être son meilleur allié et collaborateur, en apportant tout et seulement ce que les parents ne peuvent pas apporter et le faire dans la direction qu'indiquent les parents. Cette collaboration loyale et efficace doit se donner aussi dans les professeurs de tous les centres d'éducation, qu'ils soient privés ou publics. De cette collaboration les enfants sortiront bénéficiés, en premier lieu ; mais aussi la même société et l'école, parce que les enfants seront meilleurs citoyens et beaucoup d'entre eux feront de vraies apports au progrès de l'école.

 

4. La famille a aussi besoin de la paroisse. Les parents, en effet, réalisent l'éducation dans la foi, surtout, par le témoignage de sa vie chrétienne, spécialement par l'expérience d'amour inconditionnelle dont ils aiment les enfants et par l'amour profond que ceux-ci ont entre eux ; ce qui est un signe vif de l'amour de Dieu le Père. En plus, selon leur capacité, ils sont appelés à donner un instruction religieuse, généralement de caractère occasionnel ou non systématique ; qu'ils portent à bonne fin en découvrant la présence du mystère du Christ Sauveur du monde dans les réalités de la vie familiale, dans les fêtes de l'année liturgique, dans les activités que les enfants réalisent à l'école, dans la paroisse et dans les regroupements, etc. Cependant, ils nécessitent l'aide de la paroisse, parce que la vie de foi croît en maturité dans les enfants à mesure qu'elle s'incorpore, d'une manière consciente, dans la vie concrète du Peuple de Dieu, ce qui se passe surtout dans la paroisse. C'est là où les enfants et les adolescents, en premiers, et ensuit l'adulte, célèbre et s'alimente des sacrements, participe à la Liturgie et s'intègre dans une communauté dynamique de charité et d'apostolat. Pour cela, la paroisse doit se mettre toujours au service des parents -non à l'inverse- spécialement dans les sacrements de l'initiation chrétienne.

 

5. Famille, école et paroisse sont trois réalités qui restent intégrées et conjointes par l'éducation que doivent recevoir les enfants. Plus la mutuelle collaboration et l'échange sont majeurs, et plus affectueuse les relations, plus efficace sera l'éducation des enfants.

 

 

VIème Rencontre Mondiale des Familles, du 14 au 18 janvier 2009 à Mexico

Indulgence plénière accordée par le pape Benoît XVI aux conditions habituelles :

1. Esprit de rejet du péché, confession, communion et prières aux intentions papales

2. Récitez en famille le Notre-Père, le Credo et des prières d’invocation à la Miséricorde

La VI° Rencontre Mondiale des Familles se tient actuellement à Mexico. Elle rappelle à l’Eglise et au monde, le caractère central, absolument irremplaçable, de cette institution naturelle, c’est-à-dire insérée dans la nature, que Jésus-Christ a voulu élever à la dignité de Sacrement. La famille, communion de toute la vie entre un homme et une femme, ouverte au don des enfants, est déterminante et inaliénable non seulement pour le développement et pour la survie même de la société, mais aussi pour la transmission de la foi. Dans ce sens, soutenir de toutes les manières et de tous ses efforts la famille, est un acte profondément et directement missionnaire...

 

 

Pour ce qui concerne, surtout, le parcours nécessaire à chaque génération, qui est le chemin éducatif, la famille joue un rôle qu’aucune autre institution ne peut exercer ; l’éducation, en des temps « d’urgence éducative », comme l’a rappelé le Saint-Père le Pape Benoît XVI à plusieurs reprises et récemment encore, se fait principalement et fondamentalement en famille. C’est la famille, avec sa « charge affective » qui est le lieu naturel de la confiance et du « crédit » accordé, seulement grâce à la confiance, précisément, aux pas à accomplir pour être introduits et s’introduire progressivement dans la réalité, de manière toujours plus grande, et fondamentalement totale. Soutenir la famille veut dire alors soutenir la principale « agence éducative » de l’humanité ; cela veut dire aussi la possibilité même pour une civilisation d’éduquer les nouvelles générations, et, pour cela, de survivre elle-même. Si l’on n’éduque pas les nouvelles générations, tout simplement, il n’y a pas d’avenir. Parce que la foi est une rencontre qui prévoit un chemin commun avec Celui que nous avons rencontré, il en découle que la famille est le premier lieu de la transmission de la foi. Avec toutes les valeurs si oubliées et tellement nécessaires pour le déroulement de la vie de manière humaine, dans la famille et à travers la famille se réalise cette première transmission de la foi qui permet de percevoir l’Evénement de la Rencontre avec la Personne de Jésus-Christ, quand cela se fera ou se refera (parce que cela se fait ou se refait dans l’existence terrestre), comme familière, comme non étrangère à notre propre existence. Dans ce sens, le soutien, avec les meilleures énergies envers la famille et envers son œuvre éducative, est une œuvre profondément missionnaire : elle veut dire soutenir la possibilité elle-même de la transmission, d’une génération à l’autre, de la foi. Ils le savent bien les détracteurs et les ennemis de la famille qui, par tous les moyens et à tous les nivaux, soit au plan culturel ou au plan légal, tentent de détruire et de délégitimer ce qui est la vraie « cellule de résistance à l’oppression » de tout pouvoir à chaque époque. Défendre l’homme de toute forme de réduction, même inconsciente, de sa propre dignité qui plonge ses propres racines et voit dans le concept de loi naturelle sa propre garantie, fait partie intégrante de la mission de l’Eglise. Défendre la famille c’est ainsi défendre l’homme, cet homme qui est devenu un lieu de l’Incarnation et pour lequel le Fils de Dieu a donné sa propre vie. L’Eglise est par sa nature même missionnaire, et c’est pourquoi, par sa nature même elle défend la famille, en défendant ainsi la transmission elle-même de la foi catholique.

 

Fides

1. L'Eglise - Peuple de Dieu, Corps Mystique du Christ et Temple d l'esprit – est signe et instrument universel de salvation par le triple ministère de l'évangélisation, la célébration et le fait de vivre la charité. Grâce au ministère évangélisateur, l'Eglise proclame la Bonne Nouvelle car « Dieu veut que tous les hommes se sauvent » et que pour cela, il a envoyé son Fils Unique dans le monde. Par le ministère des sacrements de l’initiation, elle incorpore de nouveaux membres, leur donne force et les nourrit ; par le sacrement de la guérison, elle les soigne de ses péchés et les soulage dans la maladie ; par le sacrement de l'ordre et du mariage, elle assure et prend soin efficacement d'elle-même et de la société. Pour vivre la charité, elle construit la fraternité des enfants de Dieu et se fait ferment de la société humaine.

 

2. La famille est la première expérience de l'Eglise qui reçoit une personne, parce qu'en elle la personne reçoit une première et élémentaire initiation à la foi, elle reçoit les sacrements les plus importants et a la première expérience de la charité.

 

3. En effet, à peine nés, les parents font baptiser leurs enfants et se compromettent à les éduquer de façon à ce qu'ils puissent recevoir la Première communion et la confirmation les initiant ainsi au mystère du Christ et de l'Eglise. A peine sont-ils capables de comprendre quelque chose, ils leurs enseignent les premières prières, ils bénissent avec eux le repas, ils utilisent des signes religieux, et ils les initient aux premiers rudiments de l'Amour à la Vierge. Lorsqu'ils sont déjà capables de comprendre quelque chose, ils lisent avec eux la Parole de Dieu et leur expliquent de manière simple et accessible jusqu’au moment d'assumer les responsabilités de sa vocation personnelle : matrimoniale, sacerdotal, religieuse, ou célibataire dans le monde. Dès sa naissance, ils leur montrent une immense affection et une constante donation, surtout, lorsqu'ils sont malades ou qu'ils ont une malformation ou déficience physique et/ou psychique.

 

4. Une expérience particulièrement intense de l'Eglise en famille est réalisée lorsque les parents et les enfants participent à la Messe du Dimanche. En elle, en se réunissant avec d'autres familles et d'autres frères dans la foi, ils écoutent la Parole de Dieu, prient pour les nécessités de tous et s'alimentent du Christ immolé pour nous. La foi s’accroît et se développe avec ces merveilleuses expérience si belles qui donnent un sens à la vie ordinaire, mettent la paix dans le cœur.

 

5. En famille on vit aussi des expériences spéciales de l'Eglise dans sa dimension apostolique et par quelques moments particuliers, cf. : le Jour de la Sainte Enfance, la Campagne de la faim, l'aide au pays sous-développés ou frappés par des tremblements de terre, des cyclones, de grands accidents, etc.

 

 

VIème Rencontre Mondiale des Familles, du 14 au 18 janvier 2009 à Mexico

Indulgence plénière accordée par le pape Benoît XVI aux conditions habituelles :

1. Esprit de rejet du péché, confession, communion et prières aux intentions papales

2. Récitez en famille le Notre-Père, le Credo et des prières d’invocation à la Miséricorde

Marcher dans la “voie mariale”, c’est-à-dire la voie de la foi et de l’humilité de Marie, nous amène à découvrir toujours plus, la présence merveilleuse du Seigneur Jésus qui a voulu vivre en tout, à l’exception du péché, notre condition humaine. Son existence a commencé dans le sein d’une Maman, la plus sainte de toutes les Mamans, la Vierge Marie qui L’a engendré et qui L’a suivi comme disciple, forte d’une foi robuste et authentique. Au cours des siècles, l’Eglise s’est unie à la louange qu’Elizabeth fit à Marie lors de la Visitation, et l’a répétée continuellement : « Vous êtes bénie entre les femmes et béni est le fruit de votre sein ! Et comment m’est-il donné que la Mère de mon Seigneur vienne à moi ?... Oui, bienheureuse celle qui a cru celle qui a cru en l’accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur » (Luc 142a-43.45)

 

 

 

La Conception de Jésus par l’opération du Saint-Esprit et Sa naissance à Bethléem, de la très humble Vierge Mère, sont des chefs-d’œuvre de la grâce de Dieu, qui se sont répandus sur l’humanité tout entière, et qui sont apparus à nos yeux le jour de Noël. Un Noël extraordinaire qui a marqué un tournant dans l’histoire de l’homme. Les anges du Ciel annoncèrent ainsi aux bergers de Bethléem cet événement grandiose : « … je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple : aujourd’hui, dans la cité de David, un Sauveur vous est né, qui est le Christ Seigneur. Et ceci vous servira de signe : vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une crèche » (Luc 2, 10-12). Les « langes » continuent à envelopper le Seigneur même à notre époque, parce qu’Il aime se cacher derrière les choses humbles et il aime se révéler aux petits, les seuls en mesure de Le reconnaître sous les simples dépouilles dont il se revêt ; que l’on pense au Mystère de la Très Sainte Eucharistie ! Précisément, dans le plus grand Sacrement qui nous assimile à Jésus, Il est enveloppé dans des « langes », et seule la foi des simples, de ceux qui marchent dans la « voie mariale », sont capables de Le croire réellement présent avec Son Corps, Son Sang, Son Ame et Sa Divinité. A chaque Messe célébrée, le Mystère de Noël se rend de nouveau présent, et les Anges nous invitent à adorer, dans le Pain de Vie, le Seigneur Jésus, qui a choisi de pauvres hommes, qu’il a lui-même consacrés prêtres, pour se rendre présent de manière perpétuelle sur les Autels du monde entier. Oui, la voie de la petitesse, qui part de Nazareth et se manifeste à Bethléem, est la voie par excellence de la Mère, et elle continue à être parcourue par ses enfants en très grand nombre, disciple de ces Béatitudes de Jésus qui, non pas par hasard, commencent avec « ceux qui ont l’esprit de pauvreté », et se terminent avec ceux «  qui sont persécutés pour la justice » (cf. Matthieu 5, 3-11). Les Béatitudes, nous les trouvons vécues de manière splendide par la Vierge Marie qui, marchant la première sur la voie de la petitesse et de l’abandon total à Dieu, a indiqué à nous tous comment arriver infailliblement au Seigneur Jésus, sans se perdre le long du chemin. Ceux qui prient le Rosaire, prière mariale par excellence, avec un cœur simple et confiant, se rendent compte de la douceur et de la clarté de ce chemin, parce que, de mystère en mystère, on est guidé par la main de la Vierge Marie qui, par sa très puissante intercession, ne fait manquer à personne son soutien et la voie à suivre. Dans l’une des nombreuses catéchèses consacrées à la Vierge Marie, le Serviteur de Dieu Jean-Paul II s’exprimait ainsi à propos de la prière du Rosaire et du culte marial en général : « …Dans la dévotion mariale, le Rosaire a pris une place de choix, et, par la répétition des ‘Ave Maria’, il amène à contempler les mystères de la foi. Cette prière simple, elle aussi, en alimentant l’amour du peuple chrétien pour la Mère de Dieu, oriente plus clairement la prière mariale vers son but : la glorification du Christ. Le Pape Paul VI, comme ses Prédécesseurs, spécialement Léon XIII, Pie XII et Jean XXIII, eut une grande considération pour la pratique du Rosaire et souhaita sa diffusion dans les familles. En outre, dans l’Exhortation Apostolique ‘Marialis Cultus’, il en expliqua la doctrine, en rappelant qu’il s’agissait d’une ‘prière évangélique, centrée sur le mystère de l’Incarnation rédemptrice’, et en en rappelant ‘l’orientation nettement christologique’ (n°46)… Comme le montrent la liturgie et la piété chrétienne, l’Eglise a toujours eu une grande considération pour le culte envers Marie, en le considérant comme lié de manière indissoluble à la foi au Christ. En effet, il trouve son fondement dans le dessein du Père, dans la volonté du Sauveur, et dans l’action inspiratrice du Paraclet ». « Ayant reçu du Christ le salut et la grâce, la Vierge est appelée à jouer un rôle important dans la rédemption de l’humanité. Avec la dévotion mariale, les chrétiens reconnaissent la valeur de la présence de Marie dans le chemin qui mène au salut, en recourant à Elle pour obtenir toutes sortes de grâces. Ils savent surtout qu’ils peuvent compter sur son intercession maternelle pour recevoir du Seigneur tout ce qui est nécessaire au développement de la vie divine, et pour obtenir le salut éternel » (Jean-Paul II, audience générale, 5 novembre 1997).

 

Aller à Jésus, guidés par Marie, est la synthèse de Noël et de tout le christianisme. Il n’est pas possible en effet de séparer le Fils de sa Mère : celui qui trouve l’Enfant trouve la Mère, et qui trouve la Mère trouve le Fils de Dieu. Comme l’Eglise nous l’enseigne, « le culte envers Marie est liée de manière indissoluble à la foi au Christ », en sorte que notre dévotion envers la Sante Vierge nous renforce dans notre foi en Jésus. Rester en prière devant la Très Sainte Eucharistie, avec le chapelet en mains, alors que l’on fait défiler les perles du chapelet avec la récitation de l’Ave Maria, est une des plus belles expressions de cette marche vers le Roi guidés par la main de la Reine, de cette adoration de Lui avec la foi de Marie. C’est le chemin marial qui nous fait découvrir toute la beauté d’appartenir à Jésus ! Parcourons ce chemin avec le chapelet dans les mains, tous les jours de cette année nouvelle.

 

Fides

1. L'homme actuel est chaque fois plus persuadé que la dignité et la vocation de la personne humaine requiert qu'il découvre, guidé par la lumière de son intelligence, les valeurs inscrites dans sa nature, les développe sans cesse et les réalise dans sa vie, en réalisant ainsi un progrès chaque fois majeur. Mais il faut savoir que dans ses jugements sur les valeurs morales, c'est-à-dire, sur ce qui est bien ou mal et, pour cela, sur ce qu'il doit faire ou omettre, il ne peut procéder selon son libre arbitre. L'homme, au plus profond de sa conscience, découvre la présence d'une loi qu'il ne se dit pas à lui-même et à laquelle il doit obéir. Cette loi a été écrite par Dieu dans son cœur, de façon que, en plus de se perfectionner avec elle comme personne, elle sera la même loi par laquelle Dieu le jugera personnellement.

 

2. Par conséquent, il n'existe pas une vraie promotion de la dignité de l'homme sinon dans l'ordre essentiel de sa nature. Bien sûr, beaucoup de conditions concrètes et beaucoup de nécessités de la vie humaine ont changées et continueront de changées. Cependant, toute évolution des coutumes et tous genres de vie doivent se maintenir dans les limites qu'imposent les principes immuables fondés sur les éléments constitutifs et sur les relations qui sont au dessus des contingences historiques.

 

3. Ces principes fondamentaux, compréhensibles par la raison, sont contenus dans la Loi Divine, Eternelle, Objective et Universelle, par laquelle Dieu ordonne, dirige et gouverne le monde et les chemins de la communauté humaine selon les dessins de Sa sagesse et de Son Amour. Dieu rend participant l'homme de cette Loi qui est sienne, de façon que l'homme puisse connaître beaucoup plus la Vérité immuable. En plus, le Christ a institué son Eglise comme colonne et fondement de la Vérité et lui a donné l'assistance permanente de l'Esprit Saint pour qu'elle conserve sans erreur les Vérités d'ordre moral et interprète authentiquement non seulement la loi positive révélée mais aussi les principes moraux qui sortent de la même nature humaine et qui aide au développement et perfection de l'Homme.

 

4. Aujourd'hui beaucoup sont ceux qui soutiennent que la norme des actions humaines particulières ne se trouve ni dans la nature humaine, ni dans la loi révélée, sinon que l'unique loi absolue et immuable est le respect à la dignité humaine. Encore plus, le relativisme philosophique et moral nie qu'il existe quelque Vérité Objective, autant sur le plan de l'être comme de l'agir éthique. Chacun aurait sa "vérité", étant donné que chacun interprète les choses et les conduites selon son intelligence personnelle. La convivialité nous obligerait à une "vérité" admise par tous, en vertu d'un consentement qui nous permette de vivre en paix. C'est le fondement des lois promulguées par les parlements démocratiques, l'Eglise n'aurait rien à dire et si elle le faisait, elle ferait irruption sur un terrain qui ne lui corresponderait pas et elle deviendrait dangereuse au point de vue démocratique.

 

5. Les conséquences sont funestes pour la personne, la famille et la société. Ainsi s'explique la justification de l'avortement comme un "droit" de la femme, la recherche de la légalisation de l'euthanasie, le contrôle artificiel des naissances, les lois chaque fois plus permissive du divorce, les relations extraconjugales, etc.

 

6. La famille chrétienne a le grand travail de former dans la Vérité et la rectitude la conscience morale de ses enfants, en respectant scrupuleusement sa dignité et sa liberté, de manière à les aider à se former une conscience droite sur les grandes questions de la vie humaine : l'adoration et le respect de Dieu Créateur et Sauveur, l'amour aux parents, le respect à la vie, à son propre corps et à celui des autres, le respect des biens matériaux et de l'honneur du prochain, la fraternité entre tous les hommes, la destiné universelle des biens de la création, la non-discrimination pour motifs religieux, sociaux ou économiques, etc. Points fermes de cet enseignement sont les préceptes du Décalogue et les Béatitudes.

 

7. Les parents doivent éduquer aujourd'hui leurs enfants avec confiance et valeur dans ces valeurs essentielles, en commençant par le plus radical de tous : l'existence de la Vérité et la nécessité de la chercher et de la suivre pour se réaliser comme hommes. D'autres valeurs clés aujourd'hui sont l'amour à la justice et à l'éducation sexuelle claire et délicate qui portent à une valorisation personnelle du corps et à surpasser la mentalité et la praxis qui le réduit à un objet égoïste.

 

8. La condition fondamentale de cette éducation est de créer dans les enfants un amour et une syntonie vers l'Eglise et, plus en particulier envers le Pape, les évêques et les prêtres ; pour qu'ils voient en eux la préoccupation d'une mère bonne qui les aime et désir seulement les aider a vivre de façon correcte et digne dans ce monde et jouir de la contemplation de Dieu dans la gloire.

 

 

VIème Rencontre Mondiale des Familles, du 14 au 18 janvier 2009 à Mexico

Indulgence plénière accordée par le pape Benoît XVI aux conditions habituelles :

1. Esprit de rejet du péché, confession, communion et prières aux intentions papales

2. Récitez en famille le Notre-Père, le Credo et des prières d’invocation à la Miséricorde

Hier, le jeudi 14 février 2013, Sa Sainteté le Pape Benoît XVI a rencontré les prêtres du Diocèse de Rome.

Pendant 1 heure, il a parlé sans note du Concile Vatican II. Voici la fin de son discours (style "parlé")  :

 

 

 

090526-LATERAN-2.jpg« (...) Je voudrais maintenant ajouter encore un troisième point : il y avait le Concile des Pères – le vrai Concile – , mais il y avait aussi le Concile des media. C’était presque un Concile en soi, et le monde a perçu le Concile à travers eux, à travers les media. Si bien que le Concile qui est efficacement arrivé jusqu’au peuple a été celui des media, non pas celui des Pères. Et tandis que le Concile des Pères se déroulait à l’intérieur de la foi et était un Concile de la foi qui cherche l’intellectus, qui cherche à se comprendre et cherche à comprendre les signes de Dieu à ce moment, qui cherche à répondre au défi de la foi en ce moment et de trouver dans la Parole de Dieu la parole pour aujourd’hui et pour demain, tandis donc que tout le Concile – comme je viens de le dire – avançait à l’intérieur de la foi, en tant que fides quaerens intellectum, le Concile des journalistes ne s’est naturellement pas réalisé dans la foi, mais à l’intérieur des catégories des media d’aujourd’hui, c’est-à-dire à l’extérieur de la foi, avec une herméneutique différente. C’était une herméneutique politique : pour les media, le Concile était une lutte politique, une lutte de pouvoir entre différents courants dans l’Église. Il était évident que les media auraient pris position pour la partie qui leur apparaissait la plus conforme avec leur monde. Il y avait ceux qui cherchait la décentralisation de l’Église, le pouvoir pour les évêques et ensuite, à travers la « Parole de Dieu », le pouvoir du peuple, des laïcs. Il y avait cette triple question : le pouvoir du Pape, ensuite transféré au pouvoir des évêques et au pouvoir de tous, souveraineté populaire. Naturellement, pour eux c’était celle dernière la partie à approuver, à promulguer, à favoriser.

 

Et ainsi aussi de la liturgie : la liturgie n’était pas intéressante en tant qu’acte de la foi, mais comme une chose où se font des choses compréhensibles, des activités de la communauté, une chose profane. Et nous savons qu’il y avait une tendance, qui avait des fondements historiques aussi, à dire : la sacralité est une chose païenne, éventuellement aussi dans l’Ancien Testament. Dans le Nouveau, seul vaut le fait que le Christ soit mort dehors : c’est-à-dire en dehors des portes, c’est-à-dire dans le monde profane. En finir donc avec la sacralité, caractère profane aussi du culte : le culte n’est pas culte, mais un acte fait ensemble, participation commune, et ainsi aussi participation comme activité. Ces traductions, banalisations de l’idée du Concile, ont été virulentes dans la pratique des applications de la réforme liturgique ; celles-ci étaient nées dans une vision du Concile prise en-dehors de sa propre clef, de la foi. Et de même pour la question de l’Écriture : l’Écriture est un livre, historique, à traiter historiquement et rien d’autre, et ainsi de suite. Nous savons comment ce Concile des media fut accessible à tous. Par conséquent, il fut dominant, le plus influent, et il a provoqué tant de calamités, tant de problème, réellement tant de misères : séminaires fermés, couvent fermés, liturgie banalisée… et le vrai Concile a eu des difficultés à se concrétiser, à se réaliser ; le Concile virtuel était plus fort que le Concile réel. Mais la force réelle du Concile était présente, et peu à peu, elle se réalise toujours plus, et elle devient la vraie force qui est aussi la vraie réforme, la vraie rénovation de l’Église. Il me semble que, 50 ans après le Concile, nous voyons comment ce Concile virtuel se brise, se perd, et apparaît le vrai Concile avec toute sa force spirituelle. Et c’est notre devoir, justement en cette année de la foi, en commençant par cette année de la foi, de travailler pour que le vrai Concile, avec sa force qui lui vient de l’Esprit Saint, se réalise et que l’Église soit réellement rénovée. Espérons que le Seigneur nous y aide. Moi, retiré dans la prière, je serai toujours avec vous, et ensemble avançons avec le Seigneur dans cette certitude : Christ est vainqueur ! »

 

Dans un certain nombre de paroisses, au cours de la messe les enfants sont conduits dans une salle où ils ont droit à une liturgie de la Parole adaptée. Puis, ils rejoignent l’assemblée paroissiale au moment de l’offertoire pour la suite de la célébration. Cette façon de faire, qui part probablement d’un bon sentiment, est totalement anti-liturgique. Et ce pour au moins deux raisons :

 

- premièrement, la liturgie de la Parole n’est pas une catéchèse adaptée à un groupe mais une célébration par l’Église. Séparer ce moment des lectures du reste de la liturgie est donc une pratique qui s’oppose à la pédagogie de la liturgie laquelle, comme a rappelé le Concile, est reçue à différents niveaux et de différentes manières selon les fidèles et la préparation qu’ils auront pu avoir (Sacrosanctum Concilium n.19).

 

- deuxièmement, comme l’ont rappelé les papes - notamment S. Jean-Paul II -, la liturgie de la Parole et la liturgie eucharistique proprement dite constituent un seul et même acte de culte. Il est donc essentiel, pour préserver le sens de ce culte, que la liturgie de la Parole - suivie de l’homélie qui appartient à cette liturgie - se fasse dans le sanctuaire (le chœur) de l’église, dans l’espace où apparaissent réunis l’autel et l’ambon, et non ailleurs.
 

On aurait bien tort de croire que, moyennant une liturgie soignée, les enfants ne sont pas capables de saisir - à défaut de tout comprendre - le sens profond de la liturgie de la Parole ainsi célébrée.

Contrairement à ce qu’on croit trop souvent, on n’assiste pas à un véritable retour à la liturgie. Ce à quoi on assiste plutôt, c’est à une sorte de “rafistolage”, à un “recollage” de morceaux de rites récupérés à droite et à gauche ; ce “recollage” redonne à certaines messes un peu de cette dignité que le clergé postconciliaire s’était empressé de faire disparaître. C’est mieux que rien ; c’est mieux que les messes qu’on a eues jusqu’ici... Mais ça ne constitue pas véritablement ce qu’on peut appeler un “retour à la liturgie”.

 

La liturgie n’est pas faite de morceaux que l’on ajusterait les uns aux autres avec la volonté de bien faire. Elle est autre chose : elle est le déroulement d’une action dans laquelle les rites ne se succèdent pas mais se fondent dans un ensemble stable et “a-temporel” pour générer cet espace où l’esprit trouve la pleine liberté de se reposer en Dieu. La liturgie ne part pas d’une réflexion (comment bien célébrer ?) mais d’une habituelle relation au sacré. Là où cette relation n’existe plus, on tente de rendre la liturgie “efficace” en la soumettant à des artifices pastoraux qui, d’une façon ou d’une autre, finissent par s’opposer radicalement à la foi.

Dimanche prochain débute la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens, qui se conclura comme à l'accoutumé le 25. Le thème 2009 est tiré d'Ezéchiel : « Ils seront unis dans ta main ». Les textes pour la Semaine de prière pour l'unité, qui ont été conjointement préparés par le Conseil pontifical pour la promotion de l'unité et la Commission Foi et Constitution du Conseil œcuménique des Eglises, viennent de l'expérience des Eglises de Corée. Face à la division de leur pays, les Eglises ont cherché l'inspiration chez le prophète Ezéchiel qui vécut également dans un pays tragiquement divisé et aspirait à l'unité pour son peuple…

Ci-dessous, un extrait de l'homélie prophétique de Jean-Paul II en 1991, lors de son voyage en Pologne. Le Pape y compare les abominables génocides nazis et communistes du XXème siècle à celui des enfants à naître. Nazisme, communisme, féminisme... L'histoire ne cesse de se répéter à travers le concept philosophique de la "banalité du mal" (Hannah Arendt). Il faut bien oser le dire : la pilule abortive RU-486 produit le même effet que le pesticide du Zyklon B des chambres à gaz. Idem, les avortoirs ne sont que des camps d'exterminations modernes. Les "SS" de notre temps qui coopèrent à ce génocide sont aujourd'hui incarnés par le personnel du Planning Familial, les médecins prescrivant la pilule, les scientifiques faisant des expériences à la Josef Mengele pour trier par DPI ou DPN (= eugénisme d'Etat) les personnes "supérieures" (sans défaut génétique) et ensuite massacrer des embryons "inférieurs" sur l'autel de la science, les nombreux dirigeants politiques menant avec détermination et fanatisme cette boucherie abortive, l'éducation nationale endoctrinant la jeunesse par une propagande digne d'un Goebbels, etc... La résistance face à cette nouvelle guerre mondiale exterminant dans l'indifférence générale  depuis plus de 40 ans  des centaines de millions d'enfants innocents dans le sein maternel est un devoir :




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« [...] À ce cimetière de victimes de la cruauté humaine en notre siècle, vient s'ajouter encore un autre grand cimetière : le cimetière des enfants avant leur naissance, le cimetière de ceux qui sont sans défense, de ceux dont même la mère n'a pas connu le visage, en consentant, ou en cédant à la pression, que leur soit enlevée la vie dès avant leur naissance. Et pourtant ils avaient déjà la vie, ils étaient déjà conçus, ils se développaient sous le coeur de leur mère, sans pressentir le danger mortel. Et lorsque cette menace est devenue réalité, ces êtres humains sans défense tentèrent de se défendre. La caméra a pu enregistrer cette défense désespérée face à l'agression d'un petit enfant avant sa naissance, dans le sein de la mère. J'ai eu l'occasion de voir un tel film (+++) (+++) (+++) - et aujourd'hui encore je ne puis me libérer de son souvenir, je ne puis m’en libérer. Il est difficile d'imaginer ce drame horrible, avec toute son éloquence morale, humaine. La racine du drame, combien elle est parfois élargie et différenciée ! Mais il y a aussi les instances humaines, parfois les « groupes de pressions », les corps législatifs, qui « légalisent » la privation de la vie de l'homme non encore né. Existe-t-il une instance humaine, existe-t-il un parlement, qui ait le droit de légaliser le meurtre d'un être humain innocent et sans défense ? Qui ait le droit de dire : "Il est permis de tuer", et pour finir : "il faut tuer", là où il faut au contraire protéger et aider la vie au maximum ? [...] » (Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II, homélie du 4 juin 1991 en Pologne)

1. L'homme est fait à image et ressemblance de Dieu, et pour vivre et vivre avec Lui. Ni l'athéisme, ni l'agnosticisme, ni l'indifférence religieuse sont des situations naturelles de l'homme et ne peuvent pour autant être des situations définitives pour une société. Les hommes que nous sommes sont reliés essentiellement à Dieu, comme une maison l'est en référence à l'architecte qui l'a construit. Les douloureuses conséquences de nos péchés peuvent obscurcir cet horizon, mais, tôt ou tard, nous aurons la nostalgie de la maison et de l'amour du Père du Ciel. Il nous passe comme au fils prodigue de la parabole : il n'a pas laissé d'être fils lorsqu'il est partit de la maison de son père et pour cela, malgré tous ces éloignements, il ressent le désir irrésistible de revenir. En fait, tous les hommes sentent toujours la nostalgie de Dieu et ils ont la même expérience que St Augustin, même s'ils ne sont pas capables de l'exprimer avec la même force et beauté que lui : « tu nous as fait, Seigneur, pour toi, et notre cœur ne reposera pas, jusqu'à ce qu'il repose en toi. ».

 

2. Conscient de cette réalité, la famille chrétienne situe Dieu à l'horizon de la vie de ses enfants des les premiers instants de son existence consciente. C'est une ambiance qu'ils respirent et incorporent. Cela les aide à découvrir et à accueillir Dieu, Jésus Christ, l'Esprit Saint et l'Eglise. Avec pleine cohérence, dès le premier instant de sa naissance, les parents demandent à l'Eglise le baptême pour eux et les portent avec joie pour recevoir les eaux baptismales. Ensuite, ils les accompagnent dans la préparation à la première Communion et à la confirmation et les inscrivent à la catéchèse paroissiale et cherche pour eux le collège qui les éduque le mieux dans la religion catholique.

 

3. Cependant, la véritable éducation chrétienne des enfants ne se limite pas à inclure Dieu entre les choses importantes de cette vie, de telle façon que toutes les autres activités et réalités : l'intelligence, le sentiment, la liberté, le travail, le repos, la douleur, la maladie, les joies, les biens matériels, la culture, en un mot : tout, soient modelés et gérés par l'amour a Dieu. Les enfants doivent s'habituer à penser avant chaque action ou omission : « qu'est ce que Dieu veut que je fasse ou ne fasse pas maintenant ? » Jésus Christ a confirmé la foi et la conviction des fidèles de l'Antique Alliance, sur ce qu'il considérait « le grand commandement », lorsqu'il a répondu au docteur de la Loi que « le premier commandement est celui-ci : « tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toutes tes forces ».

 

4. Cette éducation centré sur l'amour de Dieu doit-être réalisée par les parents, surtout, a travers les réalités de la vie quotidienne : en priant en famille avant le repas, en apprenant la gratitude envers Dieu pour les dons reçus, en allant à Lui dans les moments de douleur sous tous les aspects qu'elle puisse prendre, en participant à la Messe dominicale avec eux, en les accompagnant pour recevoir le sacrement de la Réconciliation, etc.

 

5. La question du docteur de la Loi incluait « quel est le premier commandement». Mais Jésus, en lui répondant, ajouta : le second est semblable à celui-ci : « tua aimeras ton prochain comme toi-même ». l'amour, donc, au prochain est « son commandement » et « le distinctif » des ses disciples. Comme St Jean concluait avec une fine psychologie : « si nous n'aimons pas notre prochain que nous voyons, comment pouvons nous aimer Dieu que nous ne voyons pas ? ».

 

6. Les parents doivent aider leurs enfants à découvrir le prochain, spécialement le nécessiteux, et à réaliser de petits services mais cependant constants: partager avec ses frères les jouets et les cadeaux, aider les plus petits, donner l'aumône au pauvre de la rue, visiter ceux de ma famille qui sont malades, accompagner les grands parents et leur offrir des petits services, accepter les personnes en oubliant et pardonner les petites limitations et offenses de chaque jour, etc. Ces choses, répétées de manière continue, configurent la mentalité et créent de bonnes habitudes ; pour faire front à la vie du « préjudice » procuré par l'amour aux autres, et ainsi les rendre capables de créer une nouvelle société.

 

 

VIème Rencontre Mondiale des Familles, du 14 au 18 janvier 2009 à Mexico

Indulgence plénière accordée par le pape Benoît XVI aux conditions habituelles :

1. Esprit de rejet du péché, confession, communion et prières aux intentions papales

2. Récitez en famille le Notre-Père, le Credo et des prières d’invocation à la Miséricorde

Communauté de priants

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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