Nous vous louons, ô Marie, et nous proclamons avec joie votre Conception immaculée.

La terre et les cieux admirent votre pureté divine, ô Vierge, Mère du Sauveur !

Dans tous les lieux du monde, les âmes coupables ont recours à vous, ô Marie, refuge des pécheurs !

Les Chrétiens de toutes les nations, les cœurs les plus purs s'unissent pour célébrer votre Conception sans tache.

Ô Immaculée, toujours immaculée !

Ô Immaculée Vierge Marie, Mère de Dieu !

Vous êtes aimable comme une aurore naissante ; votre clémence est pour les mortels comme un soleil bienfaisant.

Toute la cour céleste célèbre votre gloire, ô Fille bien-aimée de Dieu le Père !

À votre nom l'enfer tremble, ô Mère admirable de Dieu le Fils !

Vous abrégez la peine des âmes qui souffrent dans le Purgatoire, ô épouse du Saint Esprit !

Tous les enfants de la sainte Église se plaisent à répéter : Salut à vous, Reine des Cieux, Mère de miséricorde !

Bienheureuse est votre mère sainte Anne ; saint Joseph, fidèle gardien de votre virginité, est digne de tout respect.

C'est par vos mains toutes célestes que Dieu répand l'abondance de ses grâces et de ses faveurs.

C'est en vous, Vierge très pure, que le Fils de Dieu est descendu pour racheter tous les hommes.

L'archange vous a saluée pleine de grâces, et le Très-Haut a mis en vous toutes ses complaisances.

C'est près du trône de Dieu même que vous êtes assise, ô Reine du Ciel, et les Séraphins admirent la gloire qui vous environne.

Vous êtes notre Avocate, et vous demandez miséricorde pour les pécheurs.

Daignez donc, ô Marie, nous vous en supplions, daignez nous secourir, nous qui célébrons avec joie et amour votre immaculée Conception.

Obtenez-nous de partager un jour, dans le Ciel, la félicité des Anges et des Saints.

Protégez votre famille chérie, protégez vos enfants.

Comblez-les de vos faveurs, enrichissez-les de vos vertus.

Nous nous réunissons en cette solennité pour vous bénir ; et les siècles futurs rediront vos louanges.

Nous exaltons le nom de Marie, aimable par-dessus tous les noms ; ce nom est la gloire de la terre et des cieux.

Daignez, en mémoire de votre Conception sans tache, nous obtenir une inviolable pureté.

Montrez-vous toujours notre Mère, en vertu des paroles sacrées de votre divin Fils sur la croix.

Qu'à votre prière, Jésus montre à son Père les plaies qu'il a reçues pour nous.

Qu'il montre surtout son cœur percé par la lance en faveur des pauvres pécheurs.

Ô Marie pleine de clémence ! ô Marie notre Mère ! ne nous abandonnez jamais.

Que tous les esprits, tous les cœurs et toutes les bouches s'unissent pour célébrer le privilège de votre immaculée Conception, ô Marie !

Ainsi soit-il.

 

V. Vous êtes toute belle, ô Marie !

R. Et la tache originelle ne fut jamais en vous.

 

Prions : Ô Dieu, qui, par l'immaculée Conception de la Vierge Marie, avez préparé à votre Fils une demeure digne de lui, accordez à tous ceux qui célèbreront cette fête sacrée, la prospérité et la paix en cette vie, et donnez-leur, après leur mort, la félicité et la gloire du Paradis : par les mérites de Notre-Seigneur Jésus-Christ votre Fils, qui, étant Dieu, vit et règne avec vous, en l'unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

La Liturgie de la Parole que l’Eglise nous présente le jour de la Solennité de l’Immaculée Conception de Marie, le 8 décembre, présente à nos yeux un contraste criant, entre la première Lecture et l’Evangile : dans la première, elle présente le récit de la Genèse, l’homme Adam et la femme Eve dépouillés de toute grâce et qui se cachent devant Dieu ; dans l’Evangile, le message de l’Annonce nous présente Marie « pleine de grâce », entourée et remplie de la présence de Dieu. Dans la Genèse, tout s’obscurcit : la nuit du péché enlève du regard paradisiaque d’Adam et d’Eve la sainteté de Dieu, elle ne leur permet plus de goûter la suavité de Son Visage, ouvrant ainsi un gouffre entre la créature et le Créateur. A Nazareth, tout est lumière : l’Immaculée accueille l’ange qui, comme le dit l’évangile de Luc, est envoyé par Dieu et « entre chez elle », sans devoir traverser des déserts, comme si la pièce de la Vierge Marie était l’antichambre du Paradis !

 

 

 

Gabriel, en rendant visite à Marie unit le Ciel et la terre : là où se trouve Celle qui « est pleine de grâce », le Ciel transparent de Dieu est présent, où se reflète sans être déformée Sa lumière limpide, comme un rayon de soleil qui, traversant un cristal pur n’est pas du tout déformé mais brille de toute sa beauté originale. Elle seule est l’Immaculée Conception, la créature qui depuis le premier instant de son existence s’est donnée totalement à Dieu sans rien conserver pour elle ! Que de fois aura-t-elle répété dans son cœur de jeune fille les versets du Psaume 131 qui décrivent l’abandon en Dieu : « Yahvé, je n’ai pas le cœur fier, ni le regard hautain. Je n’ai pas pris un chemin de grandeurs ni de prodiges qui me dépassent. Non, je tiens mon âme en paix et en silence comme un petit enfant contre sa mère, comme un petit enfant, telle est mon âme en moi » (versets 1b-2). « Je vous salue, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous » (Luc 1, 28). Quel événement surprenant ! Une créature angélique rencontre une créature humaine tellement pure qu’elle n’a jamais existé sur la face de la terre, et quelle n’y existera jamais ; l’humilité d’un Ange rencontre l’incroyable humilité de cette jeune fille, qui n’exulte pas devant un salut d’une aussi grande dignité, mais au contraire se trouble par crainte d’être trompée. Cette rencontre est plus merveilleuse encore si on la compare - comme l’Eglise l’a toujours fait - à celle d’Eve avec le serpent. Eve, trompée par Satan trompe Adam : l’orgueil d’elle-même engendre une naïveté orgueilleuse en lui, qui deviendra séparation totale vis-à-vis de Dieu. Marie, parce qu’elle est toute humble, est inspirée par l’annonce évangélique, et, pleine de lumière, elle nous éclaire tous avec son humilité, nous qui regardons vers Elle, pour suivre les Volontés divines. L’Immaculée, dans la splendeur de sa grâce, fait retrouver au genre humain le paradis perdu, la joie d’un Ciel sans tâches. Sa médiation maternelle introduit de nouveau la créature dans la communion avec Jésus, annule la distance qui était devenue infranchissable, et, finalement, depuis l’Annonciation, on peut dire en toute vérité : « l'être ancien a disparu, un être nouveau est là » (2 Cor 5, 17).

 

Le Pape Benoît XVI, à l’occasion de la récitation de l’Angélus pour la fête de l’Immaculée Conception, a dit : cette fête « illumine comme un phare le temps de l'Avent » et nous invite à tourner notre regard « vers Marie qui "brille, devant le Peuple de Dieu en marche, comme un signe d'espérance certaine et de consolation" (Lumen Gentium, N° 68). Avec cette conviction, je vous invite à vous unir à moi lorsque, cet après-midi, je renouvellerai place d'Espagne le traditionnel acte d'hommage à cette douce Mère par grâce et de la grâce. (8 Décembre 2006, Angélus). « Douce Mère de la grâce » : Ouvrons nous aussi notre âme à cette réalité de foi, et unissons aux Paroles du Vicaire du Christ qu’il adressa à la Vierge Immaculée : « Celui qui tourne son regard vers toi, O Mère Très Sainte, ne perd pas la sérénité, quelle que soit la difficulté des épreuves de la vie. Même si l'expérience du péché, qui défigure la dignité de fils de Dieu, est triste, celui qui a recours à toi redécouvre la beauté de la vérité et de l'amour, et retrouve le chemin qui conduit à la maison du Père » (Benoît XVI, 8 décembre 2006, cérémonie Place d’Espagne à Rome).

 

Fides

« Le mérite et la grandeur de la Bienheureuse et Glorieuse Marie toujours vierge, l’ange les proclame de la part de Dieu quand il dit : « Salut, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi, tu es bénie entre les femmes ». Il convient que la Vierge soit assurée de pareils dons : elle doit être pleine de grâce, elle qui donne la gloire au ciel, le Seigneur à la terre, et qui apporte la paix, la foi aux nations, un terme aux vices, une règle à la vie, une discipline pour les mœurs. Pleine de grâce en effet, car aux autres la grâce n’est donnée qu’avec mesure tandis qu’en Marie la plénitude de la grâce se répand d’emblée tout entière. Vraiment pleine, car si l’on croit qu’il y eut grâce chez les saints patriarches et les prophètes, elle n’est pourtant pas pleine à ce point. Mais en Marie survient, quoique d’une manière différente, la plénitude de toute la grâce qui est dans le Christ. C’est pourquoi l’ange dit : « Tu es bénie entre les femmes », c’est-à-dire bénie plus que toutes les femmes. Ainsi toute la malédiction répandue par Ève, la bénédiction de Marie l’enlève entièrement. C’est d’elle que Salomon parle comme à sa louange dans le Cantique : « Viens, ma colombe, dit-il, ma toute belle, viens. Voici que l’hiver est passé. Les pluies sont finies, elles s’en sont allées » (Cantique des cantiques 2, 10). Et ensuite il ajoute : « Viens du Liban, viens, tu seras couronnée ». Ce n’est donc pas sans raison que Marie est invitée à venir du Liban; car « Liban » signifie blancheur éclatante. Elle est en effet éclatante de mérites et de vertus sans nombre, plus blanche que neige pure, grâce aux dons du Saint-Esprit montrant toujours la simplicité de la colombe; car ce qui s’accomplit en elle est toute pureté et simplicité, toute vérité et grâce, toute miséricorde et justice, cette justice qui des cieux se penche. Marie est donc immaculée puisque rien ne la souille. Car elle a entouré un homme dans son sein, comme le saint prophète Jérémie l’atteste, ce n’est pas d’ailleurs qu’elle l’a reçu. « Le Seigneur, dit-il crée du nouveau sur la terre. La femme entoure un homme » (Jérémie 31, 22). Du nouveau, c’est bien vrai; nouveauté des vertus qui surpasse toute nouveauté : Dieu (que le monde ne peut porter et que personne ne peut voir sans mourir) a fait son entrée comme en sa demeure dans un sein dont il ignore les limitations corporelles, il y a été porté et toute Sa Divinité s’y trouvait il en est sorti « la porte complètement close », selon la prophétie d’Ézéchiel (cf. 44, 2). Aussi est-ce de Marie que le Cantique chante encore : « Jardin bien clos, source scellée. Tes effluves, un paradis ! » (4, 12). C’est un vrai jardin de délices dans lequel sont plantées toutes les espèces de fleurs et où s’exhalent tous les parfums des vertus. Il est si bien fermé qu’on ne peut le violer ou s’y introduire par ruse. C’est donc la source scellée du sceau de toute la Trinité ».

 

Sermon de Paschase Radbert, Lettres, 9, 5 et 9: PL 30, 127

http://img.over-blog.com/177x188/0/21/41/34/liturgie/liturgiebenoitXVI.jpgSur le plan liturgique, la majorité des évêques de France commence sérieusement à perdre la face et à ne plus être crédible. Car enfin quoi ? Voilà plus que 40 ans qu'eux et leurs prédécesseurs nous garantissent qu'ils suivent le Concile, qu'ils veulent le Concile alors que dans le même temps très rares sont ceux qui célèbrent la liturgie que le Concile a voulu. Bien au contraire, tout leur est prétexte pour adapter la liturgie de l'Eglise aux fantaisies du moment et, dans le même temps, encourager leurs prêtres à ne jamais célébrer la messe comme l'Eglise demande qu'elle soit célébrée. On veut bien croire que beaucoup d'évêques ne sont plus maîtres dans leurs diocèses (certains nous l'avouent avec une humilité qui force le respect); ainsi, quand bien même voudraient-ils respecter la liturgie qu'ils ne le pourraient pas tant certains groupes de fidèles bien établis font pression à tous les niveaux, diocésains et paroissiaux, pour empêcher que les livres liturgiques issus de Vatican II - à commencer par le missel romain - soient intelligemment utilisés en vue de réaliser des messes qui ne soient pas autre chose que ce que doit être une messe au sens catholique du terme. Par contre, ce qu'on comprend beaucoup moins - voir pas du tout - c'est cette pastorale mise en oeuvre de façon quasi uniforme et qui consiste à livrer les fidèles aux tics, aux manies, aux futilités, aux enfantillages qui caractérisent les célébrations du dernier curé qui aura été nommé dans un secteur paroissial donné. La messe dominicale se transforme alors un exercice de décérébration: pour garder la foi et éviter de tomber dans la confusion, il faudrait pouvoir être présent tout en se soustrayant à ce qui se dit, se chante et se fait. On avouera que cette capacité de faire abstraction de ce qui se déroule devant soi n'est pas donnée à tout le monde et n'est pas exactement celle qui permet de participer "chrétiennement" à la célébration de l'Eucharistie.

 

Il reste donc que ce sont nos évêques qui portent l'entière responsabilité de cette démolition de la liturgie qui aboutit à ce que de nombreux fidèles, le dimanche venu, préfèrent rester chez eux plutôt que d'aller à l'église pour y subir des messes qui ne sont en rien conformes au missel romain restauré à la suite de Vatican II. Curieusement, la médiocrité liturgique généralisée ne parvient pas pour autant à choquer ceux qui continuent à venir tellement ils trouvent à présent normal, en entrant dans une église, de ne trouver que des célébrations insipides les dimanches ordinaires et kitsch les jours de fête. Une situation bloquée, donc, de part et d'autre. Il serait à souhaiter que nos pasteurs, au lieu de n'avoir que le mot "Concile" à la bouche, prennent le temps de lire, d'étudier, de comprendre et surtout de mettre enfin en oeuvre ce qui est indiqué dans l'Exhortation post-synodale Sacramentum Caritatis. Ce serait, pour une fois, très... "conciliaire".

 

Pro Liturgia

Eminence,

Souhaitant, le dimanche, aller à la Messe célébrée dans sa forme "ordinaire" sans être contraint de supporter des liturgies fantaisistes, je me suis mis à la recherche d'une paroisse où le Missel romain est fidèlement mis en oeuvre. Ou, plus exactement, est mis en oeuvre le plus fidèlement possible. C'est ainsi que j'ai été conduit à visiter les églises se trouvant dans un rayon d'environ 30km de ma paroisse d'origine, ce qui fait près de 80 clochers.Je n'ai trouvé que trois Messes célébrées comme il se doit dans la "forme ordinaire" (1) : deux dans deux paroisses différentes, une dans une abbaye, et une dans un lieu de pèlerinage.  Partout ailleurs je n'ai trouvé que des liturgies contrefaites, toutes très largement soumises « à la subjectivité et à l'émotivité, au nom d'une adaptation aux situations locales et aux besoins des communautés » (Cf. Mgr Guido Marini, La liturgie, mystère du salut). Deux prêtres avec lesquels j'ai pu parler m'ont dit qu'à leur arrivée dans leurs paroisses respectives, ils avaient essayé de remettre un peu d' "ordre" dans les célébrations, mais qu'ils avaient immédiatement dû « faire face à la fronde de paroissien(ne)s ayant transformé les Messes dominicales en un moyen de se mettre en avant » (comme pour « satisfaire des affectivités parfois malades ou des psychologies blessées » souligne Mgr Marc Aillet dans "La charité du Christ nous presse"). Telle est la situation réelle dans notre diocèse. On voit qu'elle ne correspond en rien au tableau idyllique qu'en fait notre Archevêque lorsqu'il affirme que "la liturgie est partout respectée". On comprend aussi que cette même situation ne suscite aucun désir de parcourir des kilomètres s'il ne s'agit que de trouver des célébrations qui donnent plus l'envie de fuir qu'elles ne suscitent le besoin de se recueillir en présence du Seigneur.En souhaitant que vous partagerez ma tristesse dont ces lignes sont l'expression, je vous prie d'agréer, Eminence, l'expression de ma plus respectueuse considération in Xto et Dmna.

(1) J'ai également trouvé trois endroits où la messe était célébrée dans sa forme "extraordinaire" :

dans une paroisse placée sous l'autorité de notre Archevêque - où une messe "tridentine"

est célébrée à la suite de deux messes "ordinaires" très largement improvisées -

et dans deux chapelles placées sous l'autorité de la Fraternité Saint-Pie X.

Nous sommes entrés dans l’Avent, le temps liturgique par excellence de l’attente du Seigneur qui vient et qui ne tardera pas ! C’est un temps spécial pour toute l’humanité, parce que Jésus est le Sauveur de tous, mais chacun est libre de rechercher les origines divines de l’Amour Eternel qui a créé l’homme. En réalité, la créature humaine, venant de Dieu, porte au-dedans de soi, la nostalgie de Lui, voilée par le désir inexprimable de Bonheur, parce que Dieu-Amour est la Béatitude Suprême. Le péché originel, toutefois, a rempli de confusion et a désorienté l’homme et la femme des débuts, et ainsi, il a dévié la « trajectoire » de leur existence, et la « trajectoire » de notre existence, qui, avant la chute terrible des premiers parents, était « naturellement » orientée vers Dieu, alors que, après, elle est « sortie » de l’orbite céleste.

 

   

http://img.over-blog.com/600x441/0/21/41/34/2009/Jesus.jpgDepuis que notre nature a été blessée par le péché, nous ne sommes plus attirés spontanément par les choses d’En-haut, nous ne découvrons pas tout de suite en nous l’attente de Dieu, mais nous « errons » comme des gens dépaysés, dans un monde que nous ne connaissons pas, en y cherchant le bonheur. Mais, ni les choses terrestres, ni les créatures humaines, à commencer par notre « moi » lui-même, rempli de soi-même, ne peuvent nous rassasier. Seul Dieu peut combler le vide existentiel en « visitant » le désert de nos solitudes ! Malgré la faute, toutefois, l’attente de grandes choses est restée inscrite de manière indélébile dans le cœur de chaque être vivant. La venue du Rédempteur, à la plénitude des temps, l’Avent du Christ d’il y a deux mille ans, nous a redonné la vraie lumière et l’espérance certaine, si nous avons Foi en Lui, qui éclaire la vocation sublime de chaque homme et de chaque femme : la sainteté ! La consommation, en Lui, de notre désir. C’est pourquoi la conversion sincère n’est pas autre chose qu’un « retour » au sein du Père, guidés par l’Amour du Fils, pour goûter, dans l’Esprit, la vraie vie qui ne finit jamais. Depuis ce premier Avent de Jésus, « nous avons tous reçu grâce sur grâce » (Jean 1, 16) pour combler toute attente profonde de réalisation de notre cœur tout désir intense d’immensité, toute nostalgie poignante de liberté sans limites. En d’autres termes, la béatitude n’est pas impossible à atteindre, elle nous a rejoints pour toujours avec l’Incarnation du Fils de Dieu dans le sein très pur de l’unique créature innocente entre toutes les créatures de la terre : la Bienheureuse Vierge Marie ! Dans l’Immaculée, l’Avent s’accomplit en plénitude, et c’est même grâce à elle que la venue de Jésus a pu se réaliser. Ses paroles « Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole » (Luc 1, 38), a fait se déchirer les cieux, et l’attente des Nations s’est finalement réalisée, parce qu’est arrivé le Désiré de tous : notre Seigneur Jésus. Isaïe n’aurait jamais pu imaginer dans quelle mesure se serait réalisée sa prophétie : « Voici, la vierge concevra et donnera à la lumière un Fils qui sera appelé Emmanuel, Dieu-avec-nous » (Isaïe, 7,14), ou encore sa supplique : « Cieux ! Répandez comme une rosée la victoire, et que les nués la fassent pleuvoir ! Que la terre s’entrouvre pour que mûrisse le salut » (Isaïe 45, 8) (cf. Hymne, « Rorate caeli desuper et nubes pluant Justum ; aperiatur terra et germinet Salvatorem »).

 

C’est pourquoi, au début du temps de l’Avent, brille dans toute sa splendeur la lumière de l’Immaculée, qui nous touche de sa tendresse et de sa chaleur, pour nous introduire dans le mystère du Soleil qu’est Jésus, et qui se lève, grâce à Elle, dans nos cœurs. « Un ange, parmi ceux qui se tiennent devant la Gloire du Seigneur, fut envoyé dire à la Mère de Dieu : "Réjouis-toi ! Il incline les cieux et descend, Celui qui vient demeurer en toi dans toute sa plénitude. Je le vois dans ton sein prendre chair à ma salutation !" Avec allégresse, l'ange l'acclame : « Réjouis-toi en qui resplendit la joie du Salut ; Réjouis-toi en qui s'éteint la sombre malédiction ; Réjouis-toi en qui Adam est relevé de sa chute ; Réjouis-toi en qui Ève est libérée de ses larmes ; « Réjouis-toi Montagne dont la hauteur dépasse la pensée des hommes ; Réjouis-toi Abîme à la profondeur insondable même aux anges ; Réjouis-toi tu deviens le Trône du Roi ; Réjouis-toi tu portes en ton sein Celui qui porte tout ; « Réjouis-toi Étoile qui annonce le Lever du Soleil ; Réjouis-toi tu accueilles en ta chair ton enfant et ton Dieu ; Réjouis-toi tu es la première de la Création Nouvelle ; Réjouis-toi en toi nous adorons l’Artisan de l’univers ; « Réjouis-toi Épouse inépousée ! ». (Extrait de l’hymne liturgique Acathiste, 5° siècle).

 

Fides

« Ils arrivèrent à Capharnaüm. Lors qu'il fut dans la maison, il leur demanda : "De quoi discutiez-vous en chemin ?" Mais ils gardèrent le silence, car en chemin ils avaient discuté entre eux qui était le plus grand. Alors il s'assit, appela les Douze et leur dit : "Si quelqu'un veut être le premier, il sera le dernier de tous, et le serviteur de tous." Puis, prenant un enfant, il le plaça au milieu d'eux; et après l'avoir embrassé, il leur dit : "Celui qui reçoit en mon nom un de ces enfants me reçoit; et celui qui me reçoit, ce n'est pas moi qu'il reçoit, mais celui qui m'a envoyé." ». (Marc 9, 33-37). Dans ce passage, la recherche de soi est évidente chez les Apôtres qui, à leur retour d’une tournée apostolique avec le Seigneur, ont discuté de choses qui n’avaient rien à voir avec le choix authentique de suivre le Christ. Mais Jésus, dans son infinie bonté, ne les réprimande pas comme ils l’auraient mérité ; au contraire, il s’approche d’eux en ami, et, d’un ton calme, il les aide à faire un examen de conscience, il les pousse à rentrer en eux-mêmes : « De quoi discutiez-vous en chemin » ? La réponse se fait attendre, parce que cela aurait été fort embarrassant pour eux de montrer le caractère peu élevé de leur conversation pour savoir « qui était le plus grand », alors que le Maître, peu de temps auparavant, avait parlé de sa Passion. Jésus exploite alors ce dérapage des Apôtres - qui ont dérapé comme nous sur l’orgueil -, pour donner un enseignement qui est aussi l’antidote à toute folie de grandeur : « soyez les derniers, soyez les serviteurs de tous, et vous serez les premiers ».

 

 

 

Le christianisme reconnaît une seule primauté : devenir des enfants en esprit ! Pour imprimer dans la mémoire de l’Eglise naissante cet enseignement, Jésus prend un enfant, l’embrasse et le présente aux apôtres, comme pour leur dire que le monde des « grands », doit s’incliner devant le monde des « petits », en accordant tout le respect qui est dû à l’innocence des enfants, si mal traitée par les puissants. Le monde des petits est fait de simplicité et non pas d’arrogance, d’humilité et non pas d’arrivisme ; c’est un monde où personne ne veut écraser l’autre, parce que nous avons tous un seul modèle, le Seigneur Jésus des Béatitudes. Le monde des petits fascine les gens simples, et fait secouer la tête à ceux qui pensent qu’ils sont « arrivés ». Le monde des grands, en revanche, est fait plutôt de disputes, d’ambitions plus ou moins cachées, de sourires figés pour obtenir un avantage, et non pas de sourires spontanés pour nous rappeler les uns aux autres que nous sommes enfants du même Dieu. Le monde de ceux qui ont l’esprit de pauvreté est le monde de Marie : c’est dans ce monde qu’est né Jésus, dans une pauvre grotte, entouré de l’amour des plus pauvres, des gens simples. C’est ce monde que la Mère de Dieu est venu instaurer sur cette terre, en se servant souvent des plus petits, même en âge, comme des Bienheureux Jacinthe et François, deux des trois voyants de Fatima, dont on célébrait la fête précisément le 20 février. Les deux pastoureaux ont rencontré la Sainte Vierge qui leur a donné l’un des messages les plus surprenants que l’histoire connaisse. A eux, au monde des petits, Dieu confie les mystères de son Royaume. A ceux qui se font petits comme François et Jacinthe, Dieu donner sa force et sa gloire. Les prières et les sacrifices de ces deux enfants, qui se sont consacrés spontanément au Cœur Immaculé de Marie, ont contribué au salut de nombreuses âmes, en apportant aussi la consolation au Saint-Père pendant ses souffrances. Nous les rappelons comme exemples vivants de sainteté, une sainteté à la portée de tous, celle des Béatitudes dont la Mère de Jésus se fait notre Guide et notre Modèle.

 

Avec le Saint-Père, le Pape Benoît XVI, prions-La : « Marie, Mère du ‘Oui’, tu as écouté Jésus, et tu connais le timbre de sa voix et le battement de son cœur. Etoile du Matin, parle-nous de lui et raconte-nous ton cheminement pour le suivre dans la voie de la foi. Marie, qui, à Nazareth, a habité avec Jésus, imprime dans notre vie tes sentiments, ta docilité, ton silence qui écoute et fait fleurir la Parole pour faire des choix de liberté authentique. Marie, parle-nous de Jésus, pour que la fraîcheur de notre foi brille dans nos yeux et réchauffe le cœur de ceux qui nous rencontrent, comme Toi tu as rendu visite à Elizabeth qui, dans sa vieillesse s’est réjouie avec toi pour le don de la vie. Marie, Vierge du ‘Magnificat, aide-nous à apporter la joie dans le monde et, comme à Cana, à faire seulement ce que dira Jésus. Marie, pose ton regard sur l’Agorà des jeunes, amène chaque jeune, engagé dans le service envers ses frères, à être le terrain fertile de l’Eglise italienne. Prie pour que Jésus, mort et ressuscité, renaisse en nous et nous transforme en une nuit pleine de lumière, remplie de Lui. Marie, Vierge, Vierge de Lorette, Porte du Ciel, aide-nous à lever notre regard vers le haut. Nous voulons voir Jésus. Parler avec Lui. Annoncer à tous Son amour » (Benoît XVI, 14 février 2007, Prière pour l’Agorà des jeunes de la Méditerranée).

 

Fides

R. Loué soit à tout instant,

Jésus au Saint-Sacrement (bis)

 


1 - Jésus veut par un miracle,

Près de nous, la nuit, le jour,

Habiter au Tabernacle,

Prisonnier de Son amour.

 

2 - Ô divine Eucharistie,

Ô trésor mystérieux !

calice-jesusSous les voiles de l'hostie

Est caché le Roi des cieux.

 

3 - Oui, voici le Roi des anges,

Mais de nous Il veut aussi

Un tribut d’humbles louanges

C’est pour nous qu’Il est ici.

 

4 - Tous ces biens Il nous les donne,

Et, voilant Sa Majesté,

A nos soins Il abandonne,

Sa divine pauvreté.

 

5 - Chaque jour, don ineffable,

Il nous sert le Pain du Ciel

Pour le juste et le coupable

Il s'immole sur l'autel.

 

6 - Tout est là, dans ce mystère,

Jésus montre à Ses amis,

Bethléem et le Calvaire,

Le Thabor, le Paradis.

 

7 - Le pécheur, hélas ! l’outrage,

Le chrétien indifférent

Dédaigne de rendre hommage

A ce Dieu qui L’aime tant.

 

8 - Pour Jésus, le sanctuaire

Est souvent une prison,

Où la lampe solitaire

Eclaire Son abandon.

 

9 - Nous du moins, en Sa présence,

Fidèles adorateurs,

Réparons leur inconstance,

Leurs mépris et leurs froideurs.

 

10 - Jésus est l'ami fidèle,

Venez tous, vous qui souffrez

C'est Sa voix qui vous appelle

Venez tous, venez, venez !

 

11 - Ranimez votre espérance :

Tous les biens par vous perdus,

Paix du cœur, joie, innocence,

Sont aux pieds du doux Jésus.

 

12 - Sur le chemin de la vie

Tous les jours arrêtons-nous

Près de Dieu qui nous convie

Et nous veut à Ses genoux.

 

13 - Guide-nous vers notre Père,

Dans la foi, la charité ;

Donne-nous d'aimer nos frères,

Garde-nous dans l'unité. 

 

14 - Ici pour notre partage,

Nous louons Jésus caché.

Mais au ciel, notre héritage,

Nous verrons, sa Majesté.

 

 

1. Marie, tu es bénie plus que toutes les femmes, 
et béni le fruit de tes entrailles. Alléluia !

2. Marie, Arche d’Alliance qui portas le pain de nos âmes, 
ouvre-nous les portes du festin. Alléluia !

3. Marie, tour de David, maison d’or, cause de notre joie, 
danse pour nous dans le temple nouveau.

 

 

© Communauté du Lion de Juda et de l’Agneau Immolé (1984)

 

 

© Communauté du Lion de Juda et de l’Agneau Immolé (1984)

Sous la responsabilité d'une poignée d'évêques influents mais viscéralement anti-romain et dont la désunion avec le Successeur de Pierre est de plus en plus manifeste, les fidèles de nombreuses paroisses de France sont en train de glisser de la religion catholique à la religion protestante, de passer de l'appartenance à l'Église catholique à l'affiliation à des communautés de type évangélique dans lesquelles la foi se résume à quelques bons sentiments et la vie sacramentelle à la pratique d'usages dont le sens n'est que subjectif. C'est évident quand on voit le nombre effarant de célébrations dominicales qui n'ont plus grand-chose à voir avec la liturgie de l'Église. C'est évident quand on voit le nombre de prêtres qui utilisent la célébration "face au peuple" pour instrumentaliser la liturgie comme pour compenser des manques affectifs. C'est évident quand on voit le nombre de grandissant de laïcs nommés pour remplacer les prêtres et ainsi habituer les fidèles à l'idée d'une prochaine abrogation du ministère sacerdotal. C'est évident quand on voit que la tâche principale des évêques consiste désormais à aller d'une réunion à une autre pour créer de nouvelles "structures" à la tête desquelles il faudra nommer des responsables asservis au système et qui passeront le plus clair de leur temps à brasser de l'air. La dernière illustration de ces dysfonctionnements qui conduisent à des situations alarmantes dans des secteurs paroissiaux entiers nous vient du diocèse d'Auch (Gers). Là, une "responsable" dûment nommée par l'évêque est chargée de former les membres des équipes assurant la célébration des funérailles en cas d'absence de prêtre. Un fidèle qui souhaitait bénéficier de cette formation a entendu "Mme la responsable" annoncer qu' "il est normal de passer des chansons ou de la musique profane dans l'église, car il s'agit de montrer qu'on a de la compassion pour la famille et les amis du défunt." On glisse ainsi de "l'église lieu réservé à la prière de l'Eglise" à l' "église salle d'expression des sentiments humains".

 

Comme partout, au cours de ces funérailles sans prêtre, il y a ce que les "équipes" en place appellent un "rite de la Lumière" et un "rite de la Croix". Les "équipes" ne savent pas qu'un rite ne s'invente pas mais se reçoit. Mais passons : en France, on n'a pas encore compris que le bénévolat et la bonne volonté ne peuvent suppléer au manque de formation solide. A Auch, donc, le simili-rite de la Lumière et le pseudo-rite de la Croix ne suffisent pas : ce n'est pas assez kitsch. Alors "Mme la responsable diocésaine" a suggéré d'ajouter un signe profane : on pourra, par exemple, apporter un rabot si le défunt était menuisier, une louche s'il était cuistot... Un truc en plumes si l'on enterre une ex-danseuse de cabaret ? Enfin, le laïc ou la laïque chargée d' "animer les funérailles" pourra faire une homélie. Exactement comme un pasteur protestant. En France, la fin de l'Église catholique semble proche : beaucoup s'emploient d'ailleurs à hâter son achèvement.

 

Pro Liturgia

Loue le Seigneur et célèbre-le,

Viens à lui avec des hymnes,

Lève les mains et la voix aussi,

Loue le Seigneur et célèbre-Le.

 

Il est le fleuve de vie qui change en moi,

Il est le Dieu qui me donne force et joie.

Il est Seigneur, Dieu et Père tout Puissant.

 

 

© Communauté du Lion de Juda et de l’Agneau Immolé

Dans une interview donnée au journal espagnol "Vida Nueva" du 25.2.2011, le Cardinal Llovera, Préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la discipline des Sacrements, s'est à nouveau exprimé au sujet d'une "réforme de la réforme" de la liturgie dont on parle actuellement. Pour le Cardinal, il n'y a aucun doute : le concile Vatican II a bel et bien placé la liturgie et la Parole de Dieu au centre de la vie et de la mission de l'Eglise. Preuve en est que la Constitution Sacrosanctum Concilium a été le premier document approuvé par l'assemblée des évêques. On ne peut pas nier non plus qu'à partir de là a été initié le  "renouveau de la liturgie".


 

 

Dans son interview, le Cardinal LLovera constate qu'il faut aujourd'hui initier un nouvel élan s'appuyant nécessairement sur  la réforme conciliaire et ce, dans une "herméneutique de la continuité". Plus loin, le Cardinal-Préfet aborde aussi la question des changements qui affecteront la Congrégation pour le Culte divin; ceux-ci seront précisés bientôt sous la forme d'un Motu proprio du pape Benoît XVI. A la question  de savoir si l'on assiste à un recul dans l'application de Sacrosanctum Concilium, le Cardinal répond qu'il faudrait d'abord préciser dans quelle mesure on a pu constater un "progrès". Car il est possible que d'un seul point de vue subjectif on a pu croire à un progrès là où en réalité il n'y en avait pas, ou là où il se révélait bien trop éphémère. La question doit donc être posée de savoir si le renouveau voulu par le Concile a effectivement eu lieu : « Le renouveau que voulait et encourageait vraiment le Concile s'est-il suffisamment imposé et a-t-il atteint les aspects essentiels de la vie et de la mission du peuple de Dieu ? Tout ce qui est apparu après Vatican II peut-il être considéré comme un fruit du renouveau conciliaire ? ». Il faut reconnaître sincèrement et humblement que le la première volonté du Concile a été de promouvoir la liturgie comme "source et sommet de la vie de l'Eglise". Ce qui implique de poser la question de savoir si cette orientation conciliaire a imprégné en profondeur la conscience des prêtres et des laïcs ou si on reste encore loin de cet objectif : « le peuple de Dieu vit-il vraiment de la liturgie ? La liturgie est-elle vraiment au centre de nos vies ? L'enseignement du Concile a-t-il été transmis et assimilé ? Sommes-nous fidèles à son message ? Ses enseignements ont-ils été correctement interprétés à la lumière de la continuité dont parle le pape ? ». Toutes ces questions ramènent toujours à leur origine : le Concile.

 

Ainsi, la clé d'une "réforme de la réforme" n'est autre que celle donnée par la Constitution Sacrosanctum Concilium en lien avec les enseignements donnés ultérieurement par les papes et devant se situer dans l' "herméneutique de la continuité". Le Cardinal LLovera a aussi souligné que nous vivons aujourd'hui une situation dramatique caractérisée par l'oubli de Dieu : nous faisons "comme si Dieu n'existait pas", avec toutes les conséquences graves qui en découlent. Le Cardinal-Préfet réaffirme que seul un mouvement remettant l'authentique liturgie de l'Eglise au centre de tout, seul un profond renouveau liturgique, seule l'insistance sur l'Eucharistie comme centre de la vie - comme le demande l'Eglise fidèle à elle-même et à sa Tradition - pourrait conduire à ce que Dieu soit de nouveau considéré comme fondement, sens, but de toute vie. « La liturgie nous place devant Dieu, devant son action, devant son amour. Nous ne pourrons promouvoir la nouvelle évangélisation si nécessaire que si la liturgie reprend la place qui doit être la sienne dans la vie de tout fidèle chrétien ». D'après le Cardinal LLovera, nous devons reconnaître que « la liturgie n'est plus aujourd'hui l'âme, la source et le but de la vie de nombreux croyants, y compris des prêtres : que de routine, de banalisation, de superficialité dans nos vies ! Que de messes célébrées sans concentration ni attention, sans engagement par une participation d'abord intérieure ! N'est-ce pas dans ce désengagement que résident nos faiblesses ? ». Il faudrait faire saisir aux croyants que la liturgie est avant toute chose « oeuvre de Dieu et que rien ne doit lui être préférée ». « C'est seulement si nous savons mettre Dieu au centre de tout que le monde pourra être transformé et renouvelé ».

 

Dans la restructuration prévue de la Congrégation pour le Culte divin, figurera la création d'une nouvelle section chargée de la musique et de l'art sacré au service de la liturgie; un autre aspect de cette restructuration concernera le transfert de la section chargée des questions matrimoniales vers un autre dicastère. Ceci ne signifie pas pour autant que notre Congrégation ne s'occupera plus à l'avenir des questions concernant la "discipline" des sacrements, vu que la liturgie et sacrement constituent une seule et même chose et que la "discipline" constitue le cœur même des sacrements et de la liturgie. Dans les questions de "discipline", c'est le "droit divin" qui est en jeu : « il faut veiller au respect des règles liturgiques : les lois ont pour but d'être respectées a fortiori lorsqu'elles sont en relation avec la loi divine. En conséquence, les abus introduits dans les célébrations doivent être corrigés. Voilà pourquoi ce qui touche à la discipline des sacrements ne peut pas disparaître du rôle que doit jouer notre Congrégation; au contraire, cette discipline doit même être renforcée ! ». Voilà qui devrait amener à concentrer les efforts déjà entrepris en vue de réaliser sans le trahir le mouvement liturgique initié par Vatican II.

 

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