1. Maridon la dondaine, elle était amoureuse,

D'un jeune garçon de coeur qui portait une robe blanche

D'un jeune garçon de coeur qui portait une chemise à fleurs

Courant dans la prairie, Marie qu'elle était belle,

Les garçons l'appelaient Marie la belle en robe blanche

Les garçons l'appelaient Marie la belle fleur de dentelle

 

2. Que nénit disait elle le seul homme de mon coeur

Est celui qui est là assis au milieu de l'église

Est celui qui est là vêtu d'une chemise à fleurs

En revenant chez elle, elle parla à son père

De ce bel homme en blanc qui portait une croix sur son coeur

De ce bel homme en blanc devenu l'élu de son coeur

 

3. Depuis tous les samedis, elle va à la confesse

Pour voir ce beau jeune homme qui est revêtu d'une chemise

Parler de ses amours à un amoureux de l'Eglise

Depuis cette aventure Maridon la Dondaine

Se donna au Bon Dieu en entrant au couvent de Rennes

Soeur Marie la Dondaine c'était son nouveau nom de scène

 


Nous sommes du Ciel, de la Terre, de ce temps ou d’un autre, plus ou moins saints mais nous tendons nos bras vers la même tendresse, nous espérons le même Royaume. Fratelli Tutti, nous dit le pape François, avec sa nouvelle encyclique… oui, et à cette époque de l’année, nous nous rappelons que notre fraternité universelle dépasse même les limites de notre monde sensible : elle se vit aussi dans la communion des saints !

 

 

Tous pour Un

 

Avec la fête de la Toussaint, nous fêtons tous les saints qui nous ont précédés. Ils ont ouvert de nombreux chemins à travers les siècles, tous dirigés vers une même lumière, un même but. Tous différents, tous inspirants – de saint Antoine de Padoue à saint Padre Pio, de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus à sainte Rita, de saint Paul à saint Carlo Acutis - et, surtout, tous unis en Dieu.

 

Ces hommes et femmes, chacun à leur manière - amoureusement, courageusement, joyeusement, héroïquement, humblement… - se sont laissés touchés par Dieu. La Toussaint nous rappelle que nous sommes tous appelés à être saints, à être Un, à nous laisser sublimer dans notre singularité.

 

Un pour tous

 

Oui nous sommes tous appelés par Dieu, personne n’est oublié. Nos chers défunts non plus … Le lendemain de la Toussaint, pour le jour des morts, par nos prières aux défunts de nos familles, faisons un avec eux. Prions pour ceux qui sont déjà unis au Père mais aussi pour les âmes du purgatoire afin qu’elles continuent leur chemin vers la Lumière.

 

Chers frères et sœurs du Ciel – saints ou moins saints – connus ou inconnus –  nous prions pour vous, priez pour nous ! Un pour tous et tous pour Un pour les siècles des siècles !

 

Il neige.

Le grand monde est mort sans doute. C’est décembre.

Mais qu’il fait bon, mon Dieu, dans la petite chambre !

La cheminée emplie de charbons rougeoyants

Colore le plafond d’un reflet somnolent,

Et l’on n’entend que l’eau qui bout à petit bruit.

Là-haut sur l’étagère, au-dessus des deux lits,

Sous son globe de verre, couronne en tête,

L’une des mains tenant le monde, l’autre prête

À couvrir ces petits qui se confient à elle,

Tout aimable dans sa grande robe solennelle

Et magnifique sous cet énorme chapeau jaune,

L’Enfant Jésus de Prague règne et trône.

Il est tout seul devant le foyer qui l’éclaire

Comme l’hostie cachée au fond du sanctuaire,

L’Enfant-Dieu jusqu’au jour garde ses petits frères.

Inentendue comme le souffle qui s’exhale,

L’existence éternelle emplit la chambre, égale

À toutes ces pauvres choses innocentes et naïves !

Quand il est avec nous, nul mal ne nous arrive.

On peut dormir, Jésus, notre frère, est ici.

Il est à nous, et toutes ces bonnes choses aussi :

La poupée merveilleuse, et le cheval de bois,

Et le mouton sont là, dans ce coin tous les trois.

Et nous dormons, mais toutes ces bonnes choses sont à nous !

Les rideaux sont tirés... Là-bas, on ne sait où,

Dans la neige et la nuit sonne une espèce d’heure.

L’enfant dans son lit chaud comprend avec bonheur

Qu’il dort et que quelqu’un qui l’aime bien est là,

S’agite un peu, murmure vaguement, sort le bras,

Essaye de se réveiller et ne peut pas.

 

1. Ætérna Imágo Altíssimi, Lumen, Deus, de Lúmine, tibi, Redémptor, glória, honor, potéstas régia.
1. Du Très-Haut Image éternelle, Dieu, Lumière de Lumière, à toi, Rédempteur, soit la gloire, l’honneur, la puissance royale.

2. Tu solus ante sǽcula spes atque centrum témporum,
 cui iure sceptrum géntium Pater suprémum crédidit.
2. A toi seul, avant tous les siècles espoir et centre des temps, à toi, par droit, le Père a confié le sceptre de toutes les nations;
 
3. Tu flos pudícæ Virginis, nostræ caput propáginis, lapis cadúcus vértice ac mole terras óccupans.
3. Toi, fleur d’une chaste Vierge, toi, le chef de notre lignée, toi, la pierre tombée du sommet qui de ta masse emplis les terres.
 
4. Diro tyránno súbdita, damnáta stirps mortálium per te refrégit víncula sibíque cælum víndicat.
4. Soumise à un cruel tyran, la race des mortels condamnée par toi a brisé ses liens et pour elle réclame le ciel.

5. Doctor, Sacérdos, Légifer, præfers notátum sánguine
in veste : « Princeps príncipum regúmque Rex Altíssimus ».
5. Docteur, prêtre, législateur, tu portes, marqué de ton sang, sur ton habit : « Prince des princes, Roi Très-Haut de tous les rois ».
 
6. Tibi voléntes súbdimur, qui iure cunctis ímperas : hæc cívium beátitas tuis subésse légibus.
6. A toi, nous nous soumettons de plein cœur, à toi qui, par droit, commandes à tous; que le bonheur des citoyens soit d’être soumis à tes lois.
 
7. Iesu, tibi sit glória, qui sceptra mundi témperas, cum Patre, et almo Spíritu, in sempitérna sǽcula. Amen.
7. A toi soit la gloire, Jésus, qui gouvernes les sceptres du monde. Ainsi-soit-il.
1. Vexílla Christus ínclita late triúmphans éxplicat : gentes, adéste súpplices, Regíque regum pláudite.
1. Le Christ triomphant déploie largement son glorieux étendard; nations, venez, suppliantes, applaudissez au Roi des rois.

2. Non ílle regna cládibus, non vi metúque súbdidit : alto levátus slípíte, amóre traxit ómnia.
2. Ce n’est ni par les combats, ni par la force ou la crainte qu’il a soumis les royaumes; élevé sur un haut gibet, il a tout attiré par l’amour.

3. O ter beáta cívitas cui rite Christus ímperat quæ iussa pergit éxsequi edícta mundo cǽlitus !
3. O trois fois heureuse la cité où règne pleinement le Christ, et qui s’empresse d’obéir aux lois que le ciel dicte au monde.

4. Non arma flagrant ímpia, pax usque firmat foédera, arrídet et concórdia, tutus stat ordo cívicus.
4. Les guerres impies ne s’y allument pas, la paix confirme toujours les traités, la concorde y sourit, l’ordre public s’y maintient en sûreté.

5. Servat fides connúbia, iuvénta pubet íntegra, pudíca florent límina domésticis virtútibus.
5. La fidélité garde les mariages, la jeunesse grandit dans l’innocence, et les foyers sans tache font rayonner la fleur des vertus familiales.

6. Optáta nobis spléndeat lux ista, Rex dulcíssime: te, pace adépta cándida, adóret orbis súbditus.
6. Cette lumière désirée, qu’elle brille pour nous, Roi très doux; que, jouissant d’une paix radieuse, le monde soumis t’adore.

7. Iesu tibi sit gloria, Qui sceptra mundi temperas, Cum Patre et almo Spiritu, In sempiterna sæcula. Amen.
7. O Jésus à vous soit la gloire, qui gouvernez les sceptres du monde, Comme au Père et à l'Esprit Saint, dans les siècles éternels. Ainsi soit-il.

Cet acte de consécration a été donné par Léon XIII, le 11 juin 1899, et modifié par Pie XI le 17 octobre 1925.

A réciter chaque 1er vendredi du mois ainsi que pour la Solennité du Christ-Roi (indulgences accordées par l'Eglise) :

 
 
  
 
Iesu dulcissime, Redemptor humani generis, respice nos ante conspectum tuum humillime provolutos. Tui sumus, tui esse volumus; quo autem tibi coniuncti firmius esse possimus, en hodie sacratissimo Cordi tuo se quisque nostrum sponte dedicat. Te quidem multi novere nunquam; te, spretis mandatis tuis, multi repudiarunt. Miserere utrorumque, benignissime Iesu, atque ad sanctum Cor tuum rape universos.
Très doux Jésus, Rédempteur du genre humain, jetez un regard sur nous, qui sommes humblement prosternés devant votre autel. Nous sommes à vous, nous voulons être à vous; et afin de pouvoir nous être plus fermement unis, voici qu'en ce jour, chacun de nous se consacre spontanément à votre Sacré-Cœur. Beaucoup ne vous ont jamais connu; beaucoup ont méprisé vos commandements et vous ont renié. Miséricordieux Jésus, ayez pitié des uns et des autres, et ramenez-les tous à votre Sacré-Cœur.
 
Rex esto, Domine, nec fidelium tantum qui nullo tempore discessere a te, sed etiam prodigorum filiorum qui te reliquerunt; fac hos, ut domum paternam cito repetant, ne miseria et fame pereant. Rex esto eorum, quos aut opinionum error deceptos habet, aut discordia separatos, eosque ad portum veritatis atque ad unitatem fidei revoca, ut brevi fiat unum ovile et unus pastor.
Seigneur, soyez le roi, non seulement des fidèles qui ne se sont jamais éloignés de vous, mais aussi des enfants prodigues qui vous ont abandonné; faîtes qu'ils rentrent bientôt dans la maison paternelle, pour qu'ils ne périssent pas de misère et de faim. Soyez le roi de ceux qui vivent dans l'erreur ou que la discorde a séparés de vous; ramenez-les au port de la vérité et à l'unité de la foi, afin que bientôt il n'ait plus qu'un seul troupeau et qu'un seul pasteur.
 
Largire, Domine, Ecclesiae tuae securam cum incolumitate libertatem; largire cunctis gentibus tranquillitatem ordinis; perfice, ut ab utroque terrae vertice una resonet vox: Sit laus divino Cordi, per quod nobis parta salus: ipsi gloria et honor in saecula! Amen.
Accordez, Seigneur, à votre Église, une liberté sûre et sans entraves; accordez à tous les peuples l'ordre et la paix; faites que d'un côté du monde à l'autre, une seule voix retentisse : « Loué soit le divin cœur qui nous a acquis le salut, à lui gloire et honneur dans tous les siècles ». Amen.
 
 
 
 
Récitation le jour de la Solennité du Christ-Roi : Indulgence partielle accordée (aux conditions habituelles)
Récitation publique le jour de la Solennité du Christ-Roi : Indulgence plénière accordée (aux conditions habituelles)
1. Te sæculórum Príncipem, te, Christe, Regem géntium,
te méntium, te córdium unum fatémur árbitrum.
1. C’est toi, Prince des siècles, c’est toi, Christ, roi des Nations,
c’est toi que nous reconnaissons pour l’unique arbitre des esprits et des cœurs.
 
2. Scelésta turba clámitat: regnáre Christum nólumus;
te nos ovántes ómnium Regem suprémum dícimus.
2. Une foule criminelle crie: Nous ne voulons pas que le Christ règne;
c’est toi que nous, avec transport, nous proclamons Roi suprême de tous.
 
3. O Christe, Princeps Pácifer, mentes rebélles súbice,
tuóque amóre dévios ovíle in unum cóngrega.
3. O Christ, Prince qui portes la paix, soumets les esprits rebelles,
et ceux qui loin de ton amour s’égarent, rassemble-les dans l’unique bercail.

4. Ad hoc cruénta ab árbore pendes apértis brácchiis,
diráque fossum cúspide cor igne flagrans éxhibes.
4. C’est pour cela que, bras ouverts, Tu pends à l’arbre sanglant,
et que tu montres ton cœur brûlant d’amour transpercé par la lance cruelle.

5. Ad hoc in aris ábderis vini dapísque imágine,
fundens salútem fíliis transverberáto péctore.
5. C’est pour cela que sur les autels tu te caches sous la figure du vin et du pain,
versant, de ton cœur transpercé, le salut à tes fils.

6. Te natiónum prǽsides honóre tollant público,
colant magístri, iúdices, leges et artes éxprimant.
6. A toi, que les chefs des nations rendent les honneurs publics;
que te confessent maîtres et juges, que lois et arts portent ton empreinte.
 
7. Submíssa regum fúlgeant tibi dicáta insígnia:
mitíque sceptro pátriam domósque subde cívium.
7. Que, soumis, les insignes des rois brillent, à toi consacrés;
à ton doux sceptre soumets la patrie et les demeures des citoyens.
 
8. Jesu tibi sit gloria, Qui sceptra mundi temperas,
Cum Patre et almo Spiritu, In sempiterna sæcula. Amen.
8. O Jésus à vous soit la gloire, qui gouvernez les sceptres du monde,
Comme au Père et à l'Esprit Saint, dans les siècles éternels. Ainsi soit-il.
 
 
 
R. Adorabunt eum omnes reges terræ.
R. Tous les peuples l'adoreront.
V. Omnes gentes servient ei.
V. Toutes les nations le serviront.
 
 
Oremus : Omnipotens sempiterne Deus, qui in dilecto Filio tuo, universorum Rege, omnia instaurare voluisti : concede propitius; ut cunctæ familiæ Gentium, peccati vulnere disgregatæ, ejus suavissimo subdantur imperio : Qui tecum vivit et regnat cum Deo Patre.
Prions : O Dieu tout-puissant et éternel, qui dans Votre bien-aimé Fils, Roi universel, avez voulu renouveler toute chose : concédez nous que tous les peuples, désunis par la blessure du péché, se soumettent à Son très suave empire : Lui, qui vit et règne dans les siècles des siècles.

Dimanche prochain, nous fêterons la Solennité de Notre-Seigneur Jésus-Christ Roi de l’Univers, et, le 21 novembre, nous fêtons la Présentation de la Bienheureuse Vierge Marie au Temple : la créature la plus pure est offerte à Dieu, elle se consacre à Lui, pour préparer la voie au Roi des rois : La Sainte Vierge s’est offerte entièrement au Père, dans toutes les fibres de son être entièrement pur et transparent, parce qu’il était immaculé. De manière mystérieuse, la Providence Divine préparait Marie, à son insu, année après année, à devenir le véritable Temple du Fils de Dieu, sa Demeure virginale sur la terre, Celle qui L’aurait donné au monde comme Sauveur !

 
 
 
 
Une enfant toute sainte se consacrait pour toujours au Dieu Tout-puissant, qui aurait réalisé en Elle les merveilles les plus grandes pour le bien de tous les Peuples. Le Roi viendra, et il est venu parce que la Reine était prête à L’accueillir ! Seule la Très Sainte Vierge Marie a été rendue capable, grâce aux prodiges de la grâce divine, de devenir la Mère de Dieu et, ainsi, d’être élevée à une dignité que Saint Thomas d’Aquin décrit comme « presque infinie » : « La Bienheureuse Vierge Marie, parce qu’Elle est Mère de Dieu, a une dignité infinie d’une certaine manière, parce qu’elle découle du Bien infini qui est Dieu » (Saint Thomas d’Aquin, Summa Theologiae, I, q. 25, a. 6). Méditons-nous comme il convient ces paroles du Docteur de l’Eglise ? C’est seulement sur Elle, en effet, que le Saint-Esprit est descendu pour réaliser le plus grand miracle de tous les temps : « Le Verbe s’est fait chair et il est venu habiter parmi nous » (Jean 1, 14). Celui qui fixe son regard sur Marie, animé d’une foi simple et pure, tout comme Jésus l’a voulue, en contemplant le mystère de l’Incarnation de Dieu, ne pourra que s’émerveiller de la grandeur exceptionnelle de la Vierge Mère. Dieu lui a donné, dans l’ordre de l’économie du salut, un rôle absolument unique : celui d’être la Mère du Rédempteur et, en conséquence, la Mère également de tous les rachetés. Ce rôle universel de Marie est découvert de manière progressive, et nous, chrétiens du 21° siècle, nous ne sommes certes pas parvenus au terme de notre connaissance de Marie ; et nos louanges ne pourront pas non plus être assez suffisantes pour exalter sa grandeur. « De Maria nunquam satis » déclare une phrase célèbre, et cela est vrai aussi de nos jours ! L’expérience bimillénaire de l’Eglise nous dit clairement que la prophétie du Magnificat se réalise de manière ponctuelle à chaque siècle, de manière évidente : « Toutes les générations me diront bienheureuse ». Et de même que Elizabeth s’est exclamée « Tu es bénie entre les femmes, et béni est le fruit de ton sein ! A quoi dois-je que la Mère de mon Seigneur vienne à moi ? » (Luc 1, 42-43), parce qu’elle a reconnu en Marie la dignité extraordinaire de Mère du Sauveur, de même aussi le Peuple de Dieu en chemin, découvre en Marie des merveilles toujours nouvelles et, animé par le Saint-Esprit, sous la direction du Magistère de l’Eglise, il en fait les louanges, il l’invoque sans se lasser et témoigne de Sa grandeur. Appeler Marie « bienheureuse » ne veut pas dire seulement La vénérer, mais aussi connaître toujours plus les profondeurs et les grandeurs de grâce que contient sa vocation, et qui se répandent dans le cœur de chacun d’entre nous et sur le monde entier. Toute vraie mère, en effet, donne tout ce qu’elle possède à ses enfants, à commencer par sa propre vie elle-même ; à combien plus forte raison peut-on dire alors la même chose de la Mère de toutes les mères ! La dévotion mariale authentique se nourrit de la connaissance amoureuse de la Mère de Dieu, qui ne peut qu’engendrer le témoignage filial de notre appartenance à Elle. Oui, Marie est grande et puissante parce qu’elle est le Mère de notre Rédempteur qui, sur la Croix, nous a confiés à Elle : « Femme, voici ton fils ».
 
« O Femme, tu es si grande, et ta valeur est tellement grande / que celui qui veut la grâce et ne recourt pas à Toi / son désir est vain comme celui qui désire voler sans ailes ». Ces versets hautement poétiques que Dante a consacrés à la Très Saint Vierge dans la Divine Comédie, expriment clairement la médiation maternelle de Marie : que celui qui veut bénéficier des miracles de la grâce, s’adresse avec confiance à la Mère de Dieu et, comme à Cana, Jésus transformera même les événements de notre existence fragile, en en changeant la qualité et en en faisant des événements de miséricorde. La Sainte Vierge marche aux côtés de son fils sur les chemins du monde et, par les voies mystérieuses de l’Esprit, elle l’introduit dans l’histoire communautaire et personnelle, en lui demandant, pour le banquet de nos jours, le miracle qui nous semblait impossible, mais qui, avec elle, se réalise toujours : celui de la sainteté. Ce pouvoir de Marie se révèle à tous ceux qui s’adressent à elle et qui l’acclament en lui disant tout joyeux : « Tu es bénie entre les femmes et béni est le fruit de ton sein ! A quoi dois-je que la Mère de mon Seigneur vienne à moi ? ».
 

« Seigneur, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne (Luc 23, 42). Le larron n’a pas osé faire cette prière avant d’avoir déposé par son aveu le fardeau de ses péchés. Tu vois, chrétien, quelle est la puissance de la confession ! Il a avoué ses péchés et le paradis s’est ouvert. Il a avoué ses péchés et il a eu assez d’assurance pour demander le Royaume après ses brigandages. Songes-tu à tous les bienfaits que la croix nous procure ? Tu veux connaître le Royaume ? Dis-moi : Que vois-tu donc ici qui y ressemble ? Tu as sous les yeux les clous et une croix, mais cette croix même, disait Jésus, est bien le signe du Royaume. Et moi, en le voyant sur la croix, je le proclame Roi. Ne revient-il pas à un Roi de mourir pour ses sujets ? Lui-même l’a dit: Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis (Jean 10, 11). C’est également vrai pour un bon Roi : lui aussi donne sa vie pour ses sujets. Je le proclamerai donc Roi à cause du don qu’il a fait de sa vie. Seigneur, souviens-toi de moi quand tu seras dans ton Royaume. Comprends-tu maintenant comment la croix est le signe du Royaume ? Si tu le veux, voici encore une autre preuve. Le Christ n’a pas laissé sa croix sur la terre, mais il l’a soulevée et emportée avec lui dans le ciel. Nous le savons parce qu’il l’aura près de lui quand il reviendra dans la gloire. Tout cela pour t’apprendre combien est vénérable la croix qu’il a appelée sa gloire. Lorsque le Fils de l’homme viendra, le soleil s’obscurcira et la lune perdra son éclat (Matthieu 24, 29). Il régnera alors une clarté si vive que même les étoiles les plus brillantes seront éclipsées. Les étoiles tomberont du ciel. Alors paraîtra dans le ciel le signe du Fils de l’homme (Matthieu 24, 29-30). Tu vois quelle est la puissance du signe de la croix ! Quand un Roi entre dans une ville, les soldats prennent les étendards, les hissent sur leurs épaules et marchent devant lui pour annoncer son arrivée. C’est ainsi que des légions d’anges et d’archanges précéderont le Christ, lorsqu’il descendra du ciel. Ils porteront sur leurs épaules ce signe annonciateur de la venue de notre Roi ».

 

Saint Jean Chrysostome - Homélie sur la croix et le larron, 1,3-4, PG 49, 403-404

1. « Quelle grandeur y a-t-il à ce que le Roi des siècles devienne le Roi des hommes ? Car si le Christ est Roi d’Israël, ce n’est pas pour exiger le tribut, ni pour armer de fer des soldats, ni pour vaincre visiblement des ennemis. Ce qui le fait Roi d’Israël, c’est qu’il lui appartient de régir les esprits, de prendre soin de nous, en vue de l’éternité, de conduire au Royaume des Cieux ceux qui croient, qui espèrent et qui aiment. Ainsi donc, pour le Fils de Dieu égal au Père, pour le Verbe par qui tout a été fait, s’il a voulu être Roi d’Israël, c’est condescendance et non promotion, marque de miséricorde et non augmentation de pouvoir. Car celui qui est appelé sur terre « Roi des Juifs » est dans les cieux le Seigneur des Anges ».

 

2. « Mais le Christ est-il Roi des Juifs seulement, ou aussi des Gentils ? Il l’est plus encore des Gentils. Dans la prophétie, il dit : « J’ai été établi Roi par Dieu, sur Sion sa montagne sainte, promulguant le précepte du Seigneur »; mais pour qu’à cause de Sion, personne ne puisse dire qu’il a été Roi pour les seuls Juifs, il ajoute aussitôt : « Le Seigneur m’a dit : « Tu es mon Fils, aujourd’hui je t’ai engendré; demande, et je te donnerai les nations pour ton héritage, et en ta possession les frontières de la terre » (Psaume 2, 6-8) ».

 

3. « Jésus répond à Pilate : « Mon Royaume n’est pas de ce monde. Si mon Royaume était de ce monde, mes serviteurs certes lutteraient pour que je ne sois pas livré aux Juifs; mais maintenant mon royaume n’est pas d’ici ». Voilà ce que le bon Maître a voulu que nous sachions. Mais d’abord il devait nous montrer la vanité de l’opinion des hommes, au sujet de son royaume, opinion soit des païens, soit des Juifs, de qui Pilate la tenait. Ils prétendaient le mettre à mort pour avoir convoité une royauté illégitime, ou parce que ceux qui règnent portent habituellement envie à ceux qui sont appelés à régner, et qu’il fallait en effet prendre garde que son Royaume ne s’opposât soit aux Romains, soit aux Juifs. Le Seigneur aurait pu répondre : « Mon Royaume n’est pas de ce monde » à la première question du gouverneur qui lui dit : « Es-tu Roi des Juifs ? ». Mais à son tour, il lui demande s’il dit cela de lui-même, ou si c’est d’autres qu’il l’a entendu dire. Jésus veut montrer, par la réponse que va faire Pilate, que cette accusation lui a déjà été rapportée par les Juifs contre lui-même, comme un crime; il nous découvre aussi les pensées des hommes, pensées « dont il savait qu’elles sont vaines » (Psaume 93, 11). Et après la réponse de Pilate, il pouvait répondre encore aux Juifs et aux Païens, avec plus d’à-propos et de clarté : « Mon royaume n’est pas de ce monde ».

 

Homélie de Saint Augustin, évêque - Docteur de l’Eglise

1. Homélies sur l’évangile de Jean 51, 4: BA 73B, 292-295

2. Homélies sur l’évangile de Jean 117, 19-21: BA 75, 296-299

3. Homélies sur l’évangile de Jean 115, 1: BA 75, 250-253

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