Une parole se retrouve sans cesse dans de nombreux écrits, y compris dans des écrits ecclésiastiques : “défi”, pour indiquer en substance les provocations du monde vis-à-vis de l’Eglise. Le terme indique une invitation à se battre en duel ou à concourir dans des épreuves sportives ou dans d’autres épreuves toujours faites à armes égales. Par extension, inviter quelqu’un à dire ou à faire quelque chose que l’on pense être faux ou impossible. Vous semble-t-il que le monde défie l’Eglise à armes égales ? C’est un exemple de l’optimisme idéologique qui a caractérisé et qui continue à marquer, le regard de nombreux chrétiens vis-à-vis du rapport entre le monde et l’Eglise. Jésus n’a-t-il pas dit : « Dans le monde vous aurez à souffrir ? » (Jean 16, 33). Saint Paul n’a-t-il pas invité à être « joyeux dans l’espérance, forts dans la tribulation » (Romains 12, 12) ?

 

 

 

Dans les décennies qui ont suivi le Concile Vatican II, la parole « défi » a remplacé celle de « tribulation », c’est-à-dire d’épines douloureuses métaphoriques ou matérielles. De manière subtile, certains s’efforcent de parvenir à entamer le concept chrétien de martyre. Voyons pourquoi. Le martyre est avant tout le témoignage porté à la Vérité du premier commandement : « Je Suis le Seigneur Dieu », et la résistance à cette « tentation constante de la foi » qui « consiste à diviniser ce qui n’es pas Dieu » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, N°2113). Aujourd’hui, comme dans le passé, la tentation de l’idolâtrie se présente sous des formes antiques et nouvelles : du satanisme, au pouvoir, au plaisir, à l’Etat… Une forme inusitée est celle de l’absolutisation des valeurs comme la paix, la solidarité, qui se rapportent tout à fait au premier commandement : « Je Suis le Seigneur … ». Autrement, elles se transforment en idoles absolutistes, dans la « Bête » de l’Apocalypse (cf. Apocalypse, 13-14). « De nombreux martyrs sont morts pour ne pas adorer ‘la Bête’, en refusant même de simuler le culte demandé. L’idolâtrie repousse l’unique Seigneurie de Dieu, et pour cela, elle est incompatible avec la communion divine » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, ibid.) Une deuxième réflexion aide à comprendre que le concept de martyre est univoque : comme Jésus devant Pilate, le chrétien sait qu’il est devant le monde, qu’il est appelé avant tout à rendre témoignage à la Vérité (cf. Catéchisme de l’Eglise catholique N°2471), qu’il ne doit pas rougir du Christ. Nous savons que, aujourd’hui, de nombreux chrétiens, et notamment plusieurs associations, dirigés souvent par des ecclésiastiques, défilent dans les rues au nom des valeurs, organisent des manifestations pour soutenir de nombreuses réalités, mais ne nomment jamais Jésus-Christ ou la foi ou la prière, comme étant l’unique instrument efficace pour vaincre le monde, considéré comme la réalité qui adore la Bête et s’oppose à Dieu. C’est un autre effet de l’idéologie relativiste qui tend à confondre le martyre avec le héros, et à les mettre en commun dans « des martyrologes oecuméniques ». Cela nous permet de comprendre la définition que la Catéchisme donne du Martyre : « Le témoignage suprême rendu à la vérité de la foi ; le martyr est un témoin qui va jusqu’à la mort. Il rend témoignage au Christ, mort et ressuscité, auquel il est uni par la charité qui consiste à l’Aimer au-dessus de toute chose » (n° 2473). L’amour pour lequel le chrétien meurt, est avant tout l’amour envers Dieu - ce que l’on cherche à découvrir dans les causes des saints -. De cet amour dépend l’amour du prochain, que l’on aime comme soi-même, sinon on pourrait le prendre pour un élan de générosité qui découle en dernier ressort de l’affirmation de son propre « moi ». Cela permet de comprendre que le martyr chrétien « rend témoignage à la Vérité de la foi et de la doctrine chrétienne. Il affronte la mort comme un acte de force. ‘Laissez-moi devenir la pâture des bêtes fauves’ déclare Saint Ignace d’Antioche. - C’est seulement ainsi qu’il me sera accordé d’arriver à Dieu » (ibid.). Et ainsi, c’est la Vérité qui rend libres, et non pas les « valeurs » conçues de manière abstraite et idéologique. Contrairement à ce que pensent certains, l’Eglise Catholique, après le Concile Vatican II, n’a apporté aucun « renouveau » du concept ecclésial de martyre, qui amènerait éventuellement à penser que l’on peut être des martyrs chrétiens en mourant pour la paix, ou pour la libération de la patrie, ou pour la charité séparée de la foi. La raison unique du martyre chrétien reste « la haine envers la foi en Jésus-Christ ». Le persécuteur y concourt en infligeant le martyre matériel, c’est-à-dire la torture et la mort ; le persécuté le subit en pardonnant, comme Jésus. La « paix » pour laquelle et dans laquelle les premiers chrétiens mouraient, était la « communio » de l’Eglise à laquelle ils appartenaient et qu’ils ne voulaient pas renier, car elle est le Corps dont le Christ est la Tête. Il en a été ainsi pour les 498 martyrs d’Espagne béatifiés par le Pape Benoît XVI. Le chrétien sait « qu’il est nécessaire de traverser de nombreuses tribulations pour entrer dans le Royaume de Dieu » (Actes 14, 22). Et donc, ce ne sont pas des « défis », mais des tribulations. Nous reviendrons prochainement sur cette question.

 

Fides

C’est ce que laisse entendre Mgr Albert Malcolm Ranjith Patabendige, Secrétaire de la Congrégation du Culte Divin et de la Discipline des Sacrements… Des paroles fortes !  
 
 
 
« Il y a eu [de la part des évêques, NDLR] critiques et prises de positions contraires [face au Motu Proprio, NDLR]. Franchement, je ne comprends pas ces manières d'éloigner et pourquoi pas même, de rébellion au Pape. J'invite tous, surtout les Pasteurs, à obéir au Pape, qui est le Successeur de Pierre. Les Evêques, en particulier, ont juré fidélité au Saint-Père : qu'ils soient cohérents et fidèles à leur engagement. Vous savez bien que, de la part de certains diocèses, il y a même eu des documents visant de manière inexpliquée à limiter le Motu proprio du Pape. Derrière ces actions se cachent d'une part des préjugés de type idéologique et d'autre part, l'orgueil, un des péchés les plus graves. Je répète : j'invite tous à obéir au Pape. Si le Saint-Père a retenu de devoir émettre le Motu Proprio, il a eu ses raisons que je partage pleinement. Je suis opposé aux bals et applaudissements dans le cours des Messes, qui ne sont ni un cirque, ni un stade. J'invite les prêtres, les Evêques et Cardinaux à l'obéissance, laissant de coté tout type d'orgueil ou de préjugé ».
      
 
 
--> Réponse implicite au scandale de dimanche dernier ?

Il ne faut pas se faire d’illusions : au train où vont les choses, dans une dizaine d’années l’Eglise catholique aura perdu toute visibilité en France. Pire : dans certains diocèses, elle aura pour ainsi dire cessé d’exister. Dans certains diocèses déjà, des prêtres qui ont la charge d’une vingtaine de clochers reconnaissent qu’il leur arrive de célébrer la Messe seul, dans des églises vides... Et les choses ne vont pas s’arranger puisque l’on sait que depuis des années, les ordinations sacerdotales ne cessent de diminuer - les jeunes équilibrés fuyant les séminaires - et la pratique dominicale ne cesse de chuter - les fidèles catholiques refusant de participer à des célébrations bricolées -. Certes, il existe quelques endroits où les fidèles demeurent plus nombreux qu’ailleurs. Mais à y regarder de plus près, on voit qu’il ne s’agit que d’îlots qui ne doivent pas faire illusion : globalement, ce sont bien des diocèses entiers qui sont en voie de délabrement, essentiellement du fait que les prêtres disparaissent les uns après les autres et qu’il n’y a plus de nouvelles vocations.

 

 

 

pendant-evangile-2Dans ce contexte, la nomination de « laïcs en responsabilité » groupés au sein d’ « Equipes d’Animation Pastorale » (EAP) ne change rien à l’affaire : à l’instar d’autres créations récentes dont on ne parle déjà plus au bout de deux ou trois ans, ces « équipes » ne sont que des cache-misères, même s’il plaît aux évêques de les officialiser au milieu de forces réjouissances où ne se retrouvent que les vieillissants « happy few » du diocèse. Au demeurant, on constate que ces EAP et autres créations du même tonneau accélèrent même le processus de ruine des diocèses : elles n’existent que pour permettre aux « mamies bigoudis » et aux « sœurs brushing » de se retrouver pour construire des chapelles parallèles dont s’excluent tout naturellement les catholiques désireux de vivre leur foi de façon simple, sans avoir à s’impliquer dans des structures artificielles dont Benoît XVI a remis en cause l’efficacité devant les évêques de France. La réalité est bien là : l’Eglise en France est en voie d’extinction. Et il n’est aucun prêtre, aucun fidèle laïc qui puisse soutenir le contraire. Cette situation est le résultat d’ « initiatives pastorales » lancées par ceux qui se sont couverts de l’autorité du Concile pour justifier leurs aberrations : messes de jeunes, absolutions collectives, ADAP, suppression du latin et du grégorien dans les liturgies, communion dans la main, création d’équipes d’animation liturgique, programmes de désacralisation des célébrations eucharistiques, lancement d’ « Equipes funérailles », créations de « secteurs paroissiaux », célébrations de « messes qui prennent leur temps », ouverture de séminaires interdiocésains perméables à toutes les innovations pastorales et à toutes les fantaisies théologico-liturgiques… etc. Dans une « overdose » d’initiatives, de nouveautés, de projets, de publications, de plans, de restructurations, de fêtes… les fidèles ont dû subir des orientations dont ils ne voulaient pas et s’adapter à des nouveautés qui ne tenaient que l’espace d’une mode. Il n’y a plus guère que certains pasteurs diocésains pour ne pas voir, admettre et reconnaître que toutes ces innovations lancées suite à des consultations de laïcs - dont le « sensus Ecclesiae » et les connaissances concernant les sujets relatifs à la foi ont de quoi laisser perplexe - n’ont laissé et ne laissent aucune trace dans la vie des fidèles « ordinaires ». Ces derniers étant du reste toujours dépossédés de ce que l’Eglise aimerait leur transmettre, comme on le constate à travers les célébrations ternes et décousues qu’on leur impose... toujours au nom du Concile, bien sûr !


Comme le faisait remarquer récemment un prêtre : cet effondrement du catholicisme en France vient de ce que les diocèses ont été privés de longue date de véritables « chefs ». Quand a-t-on vu ou entendu pour la dernière fois les évêques publier un document clair rappelant les règles à suivre pour que la liturgie - qui est le moyen d’évangélisation le plus simple et le plus efficace qui soit - soit partout conforme à ce qu’enseigne l’Eglise ? Personne n’en a le souvenir. A la place d’un tel document dont le manque se fait cruellement sentir au moment où l’Eglise invite à fêter le 50e anniversaire de Vatican II, sont diffusées des « orientations » dont les formulations sont tellement vagues qu’elles n’intéressent personne ou bien qu’elles laissent la porte ouverte aux expériences pastorales les plus extravagantes et les plus stériles. Certains rares diocèses sont dans une situation peut être moins préoccupante que d’autres. Mais en regardant bien, on voit que c’est davantage en raison de la présence d’un évêque passé maître dans l’art de séduire certains fidèles qu’en raison de la mise en œuvre d’une pastorale cohérente. Or l’expérience a depuis longtemps prouvé qu’une paroisse, un diocèse, une communauté peu très bien connaître une crise profonde dès lors que le pasteur qui la dirige finit par prendre plus d’importance aux yeux des fidèles que l’Eglise elle-même. Ainsi doit-on s’attendre à ce que certains diocèses de France qui fonctionnent mieux que d’autres parce que le pasteur diocésain aura voulu plaire au plus grand nombre en acceptant tous les types de liturgies et de communautés, puissent devenir ingérables au point de traverser à leur tour cette crise que connaissent déjà la majorité de nos diocèse.

 

En conclusion, il faut reconnaître que l’Eglise qui est en France ne se redressera pas tant que les évêques diocésains refuseront de se conduire en chefs et continueront à croire qu’il suffit de lancer à grands coups de slogans des expériences pastorales pour sauver la situation. Car de telles expériences aussi stériles qu’éphémères ont pour seuls résultats de créer des paroisses virtuelles, de favoriser des liturgies qui font perdre la foi, d’élaborer des catéchèses vides : autant de créations dont les fidèles de la nouvelle génération ne veulent plus parce qu’ils ont constaté qu’elles n’avaient fait que ruiner l’Eglise.

 

Pro Liturgia

Hymne pour le Temps de Noël (trouvée dans le très important recueil finlandais-suédois "Piae Cantiones" publié en 1582).

Ce recueil contient une collection des cantiques et d'hymnes liturgiques de la fin du Moyen-Âge (15ème siècle).

 

 

 

noel.jpg1. Personent hodie
voces puerulae,
laudantes iucunde
qui nobis est natus,
summo Deo datus,
et de virgineo ventre procreatus.

 

2. In mundo nascitur,
pannis involvitur
praesepi ponitur
stabulo brutorum,
rector supernorum.
perdidit spolia princeps infernorum.

 

3. Magi tres venerunt,
parvulum inquirunt,
Bethlehem adeunt,
stellulam sequendo,
ipsum adorando,
aurum, thus, et myrrham ei offerendo.

 

4. Omnes clericuli,
pariter pueri,
cantent ut angeli:
advenisti mundo,
laudes tibi fundo.
ideo gloria in excelsis Deo.

 

 

Choeur de "Clare College" (Cambridge)

 

 

Texte composé en latin au XIIème siècle

Mis en musique vers le XIVème siècle (1360)

Plus d'information : voir l'article Wikipedia (en anglais)

Ce qui manque le plus à la majorité des évêques de France, c’est le courage de dire la vérité. Une vérité qui tient en ces mots : tous les grands projets pastoraux de ces 50 dernières années, lancés à grands renforts d’onéreuses publicités, ont conduit à vider les églises et à déchristianiser les fidèles. De « Pierres vivantes » aux actuels « synodes diocésains » en passant par les absolutions collectives, les messes minimalistes en rupture avec l’héritage liturgique de l’Eglise, la « prêtre academy », la mise en place d’EAP (équipes d’animation pastorale)... tout à fait lamentablement flop. Les chiffres le disent clairement et contredisent les promesses épiscopales : 3% de pratique dominicale, de moins en moins d’enfants catéchisés, de moins en moins de jeunes acceptant de faire leur profession de foi...

 

 

Il est vrai que  les célébrations grotesques auxquelles ont leur demande de participer ne peuvent pas leur donner l’envie, pour peu qu’ils réfléchissent, d’être membres de l’Eglise. Et un effondrement dramatique des vocations sacerdotales... Le problème, c’est qu’on s’habitue à cette situation. Tout comme on s’est d’ailleurs habitué à des clercs sans tenue célébrant ces liturgiques paroissiales sans relief qui ont fait dire à un célèbre cardinal belge qu’elles ressemblaient à de mauvais spectacles qui ne valent pas le déplacement. Derrière les réunions épiscopales d’où émanent de nouveaux projets et de nouveaux documents se cache une pusillanimité dont Mgr Gaidon s’était fait l’écho dans l’un de ses derniers ouvrages :  « Un évêque français entre crise et renouveau » (éd. de l’Emmanuel). Nos évêques ont peur de voir la vérité et de la dire. Mais les fidèles ne sont pas dupes : ils savent désormais qu’à de rares exceptions près, tout nouveau projet pastoral diocésain ne sera qu’une figure de style : comme de précédents programmes, il n’aura aucune chance d’être appliqué et de donner de bons fruits. Et sur le marché des synodes diocésains ou des rassemblements dits « festifs », les grands-messes célébrées dans les stades ou les salles de spectacles ne sont qu’une sorte de publicité mensongère visant à « faire croire que ». 

 

L’épiscopat français, qui rêvait d’une Eglise « cool » et d’une religion « soft, ne semble plus en mesure de prendre les décisions qui permettraient de redresser la situation des diocèses et des paroisses : il se contente de créer de nouvelles « unités paroissiales », de nouvelles « zones », de nommer des « équipes d’animation ». Autant de structures qui visent une fois de plus « à faire croire que ». Le spectacle est complet. Il est aussi pitoyable.

 

Pro Liturgia

Ce sont les deux dernières strophes du « Dies Irae » :

(par la cantatrice polonaise Elzbieta Towarnicka)

 

 

Lacrimosa dies illa,
qua resurget ex favilla
judicandus homo reus.

Jour de larmes que ce jour là,

où ressuscitera, de la poussière,

pour le jugement, l'homme coupable.

 

Huic ergo parce, Deus :
Pie Jesu Domine,
dona eis requiem.

À celui-là donc, pardonnez, ô Dieu.

Doux Jésus Seigneur,

donnez-leur le repos.

 

 

R. « LACRIMOSA »

 

(Enregistré en 1997 dans la
Cathédrale de Varsovie)

Le Concile Vatican II avait demandé que « l'enseignement de la liturgie dans les séminaires [soit] placé parmi les disciplines nécessaires et majeures » en sorte que les futurs prêtres, solidement formés, soient« imprégnés d'esprit liturgique » (Cf. Sacrosanctum Concilium, n. 16). Le même Concile avait encore rappelé que « la tradition musicale de l'Eglise universelle constitue un trésor d'une valeur inestimable qui l'emporte sur les autres arts, du fait surtout que, chant sacré lié aux paroles, il fait partie nécessaire ou intégrante de la liturgie solennelle ». (Cf. Sacrosanctum Concilium, n. 116). A ces dispositions, il faut ajouter les dispositions contenues dans l'Exhortation post-synodale du 22 février 2007 qui rappellent qu'en matière de chant liturgique, on ne peut pas dire qu'un cantique en vaut un autre et qu'en conséquence « il convient d'éviter l'improvisation générale ou l'introduction de genres musicaux qui ne sont pas respectueux du sens de la liturgie ». La même Exhortation, approuvée par Benoît XVI, dit aussi qu' « en tant qu'élément liturgique, le chant doit s'intégrer dans la forme propre de la célébration (et que) par conséquent, tout ­ dans le texte, dans la mélodie, dans l'exécution ­ doit correspondre au sens du mystère célébré, aux différents moments du rite et aux temps liturgiques ». Enfin, il était rappelé que « le chant grégorien, en tant que chant propre de la liturgie romaine, [devait être] valorisé de manière appropriée ». (Cf.Sacramentum Caritatis, n. 42)

 

A la lumière de ces enseignements, il était légitime de penser que dans les séminaires diocésains ou interdiocésains où l'on se veut fidèles au Concile et au Souverain Pontife, la formation des futurs prêtres à la liturgie et au chant soit considérée comme capitale et, étant capitale, soit confiée à des professeurs d'une compétence et d'un sensus Ecclesiae sans faille. Apparemment ce n'est pas le cas. Le jeune qui intègre un séminaire diocésain pour y acquérir une solide formation en vue de l'ordination sacerdotale est très rapidement appelé à devenir lui-même... formateur. On imagine facilement quelles peuvent être les compétences et les connaissances en matière de liturgie, de musique sacrée, de chant grégorien... d'un séminariste de 2è année ! Dans l'armée, on n'imagine pas confier la direction d'un porte-avions à un soldat de 2è classe. Mais dans l'Eglise - où l'on semble moins craindre les catastrophes que dans l'armée - des pasteurs n'ont aucun scrupule à confier la formation à ce qui touche à la liturgie - source et sommet de la vie de l'Eglise - à des jeunes incontestablement pleins de bonne volonté, mais dont rien ne permet de dire qu'ils aient été eux-mêmes correctement formés. On en arrive alors à réduire le chant liturgique à un simple décorum visant à "conduire au chemin de Dieu par l'émotion." Ce qu'il n'a jamais été aux yeux de l'Eglise. Autant dire avec franchise qu'avec une telle "formation", la crise liturgique n'est pas prête de s'éteindre. C'est d'ailleurs ce qu'avouent les jeunes prêtres lorsqu'ils arrivent en paroisse où ils se retrouvent face à des fidèles laïcs qui n'ont pas fait 6 années de séminaire, mais qui en savent bien plus long qu'eux en matière de liturgie et de chant sacré.

 

Pro Liturgia

Pour la CEF, l'Encyclique Humanae vitae de Paul VI ne serait pas infaillible.

Le péché serait-il donc recommandable pour la Conférence Episcopale ?

Indignez-vous de toute urgence à la Conférence Episcopale via ce lien.

 


 

heresie-conference-episcopale-française

Forme extraordinaire du Rit Romain (Missel de 1962) - Saint Louis (Missouri, USA) :
 














Interview du Père Daniel-Ange, publiée sur "France Catholique" (novembre 2013) :

 

 

 

lobby-gayVous avez participé en juin dernier à Rome à un colloque de deux jours, en présence du pape François, sur Evangelium Vitae, « L’Évangile de la vie », une lettre encyclique de Jean-Paul II qui date de 1995…

→ C’est l’actualité la plus urgente en ce moment avec tout ce qui touche par ailleurs au gender (+) (+), car c’est un immense tsunami qui nous tombe dessus pour détruire notre humanité du dedans. Le combat ne porte plus sur des questions adjacentes, mais sur les racines mêmes de notre humanité. C’est le dragon rouge feu de l’Apocalypse qui s’attaque aux enfants de la Femme pour les perdre. Mais, nous combattons comme de grands victorieux d’avance. Parce que notre main est glissée dans celle de la Reine du Ciel.

 

 

Quand il parle du mouvement de contestation actuelle, Gérard Leclerc évoque spontanément Mai 68, mais pour vous ce serait plutôt la Pologne de 1981…

→ Cela me rappelle en effet ce que j’ai vu de mes yeux en Pologne en 81, au moment de ce qu’on appelait «  l’état de guerre de l’État contre la nation  »  : la répression brutale de ces petits jeunes qui veillaient la nuit autour de leur croix en fleur et de leurs petites lumières, qui se faisaient coffrer, etc. Tous les médias achetés, censurés. C’était le système communiste des années poststaliniennes. Et finalement tout ce système a fini par s’effondrer grâce au courage justement de ces foules et surtout, de ces jeunes qui étaient prêts à aller en prison plutôt que de ne pas manifester contre l’oppression totalitaire. Nous sommes dans un combat de même type. Ce qui nous donne beaucoup de joie, car c’est une époque passionnante. On ne peut plus s’embêter, on ne peut plus rester sans rien faire, sauf à accepter de devenir complice de l’idéologie totalitaire. On doit se prononcer, pour ou contre. Nous n’aurons plus le droit à la lâcheté.

 

 

D’où le lancement de vos trois nouveaux petits essais coédités dans la collection «  Au créneau » par les Éditions de l’Emmanuel et du Jubilé… Le premier s’intitule "SOS la vie, on la tue", avec une couverture tamponnée « Politiquement incorrect  ».

→ Voilà. Si vous voulez être politiquement incorrects, vous pourrez aussi découvrir le deuxième volume de cette collection, qui va porter sur l’aberration du gender dans les écoles et dont le titre est L’amour, on le prostitue. Le troisième «  Au créneau  » sera L’Église, on la torture, sur les martyrs d’aujourd’hui. Et entre le premier, déjà sorti, et le second qui sort ces jours, j’ai publié aussi un petit livre synthétique, Mai 13 insurrection (mois de Mai 13 comme on dit Mai 1968 et je rejoins donc Gérard sur ce plan). J’y ai mis notamment mes lettres aux Veilleurs qui ont été lues lors des fameuses veillées durant tout l’été. Ça touche aux aberrations de l’enseignement, l’endoctrinement, le lavage de cerveau des enfants arrachés à leur famille.

 

 

totalitarisme-peillon-dictateurPerversion, peut-on dire ?

→ Perversion, absolument. Un des titres de chapitre de cet essai est «  Pour les pervertir, l’État kidnappe nos enfants  ». Jusque dans les crèches, les maternelles, etc., c’est du viol psy des enfants. Et là, on doit être prêts à la prison plutôt que voir nos enfants être pervertis sous nos yeux et arrachés à leur famille. Toutes ces choses sont dites noir sur blanc dans les documents du ministère de l’Éducation nationale. Il faut arracher les élèves — le mot «  arracher  » est de Peillon — aux stéréotypes familiaux, aux «  stéréotypes sexuels  », etc., il faut déconstruire la bipolarité homme/femme. Au moins ça a l’avantage d’être clair. On sait à qui on a affaire et d’ailleurs, il veut aussi arriver à imposer à nos enfants une nouvelle religion. Il faut lire M. Peillon, dans son livre sur la Révolution française. Et il précise  : une nouvelle liturgie, un nouveau culte, une nouvelle transsubstantiation, un nouveau clergé, etc. Vous avez des pages entières sur cette nouvelle religion, imposée à travers ce que j’appelle la déesse Gender qui va s’accoupler avec la fameuse Deep Ecology, c’est-à-dire la nature-mère d’où il faut détrôner l’homme. Maintenant, un animal a beaucoup plus de valeur que l’Homme, l’Homme a détruit la création, donc il faut le punir. Tout ça c’est enseigné dans les écoles en Australie. Et donc ça va nous arriver l’an prochain.

 

 

C’est tellement énorme qu’on ne peut pas y croire…

→ C’est pour cela que mon petit livre Mai 13 donne des faits. Par exemple, ces écoles nordiques où on interdit aux garçons de faire pipi debout… On veut la parité partout, sauf là où elle est vitale pour tout enfant  : discriminant la famille. Alors là, il n’y a plus de parité. Parce qu’il n’y a plus d’homme et de femme. Tout est neutre, tout est ratiboisé. C’est maintenant le pansexuel, on emploie ces mots, le pansexuel et l’unisexuel, etc. Vous allez être obligés, à moins de faire objection de conscience, de dire à des gamins  : «  Tu es mâle physiquement, mais tu peux être féminin.  » Et on aura aussi des TransGender clinics comme aux États-Unis et en Angleterre, c’est-a-dire des sex re-assignements, pour les enfants, à coup d’hormones, de petites opérations chirurgicales, pour changer les apparences anatomiques. Comme dans la chanson, la petite fille dit  : «  Sans contrefaçon, je suis un garçon...  » Pas de problème. Mais, ce qu’on ne dit pas, c’est qu’à l’âge de 15-16 ans, 50% des enfants concernés ont déjà fait un suicide aux États-Unis. Par ailleurs, le rapport Mark Regnerus, étude réellement scientifique faite au États-Unis, qui montre les souffrances des enfants dans les couples homosexuels, est censuré en France. On veut que les petits garçons et les petites filles ne sachent pas s’ils sont garçon ou fille. Il faut que tout le monde soit androgyne, soit «  bi  ». On ne saura même plus comment un enfant peut appeler son prof. Parce qu’on voit maintenant des profs qui sont homme un jour, ils arrivent en femme le lendemain, ou quelques jours après. Donc avant on disait «  Monsieur  », maintenant, il faut dire «  Madame  ». Quant à «  Mademoiselle  » c’est la faute de goût absolue, bientôt un crime. Tu ne pourras plus dire «  Bonjour Monsieur  », mais il faudra commencer par demander  : «  Quel est votre genre  ? — Eh bien moi je suis bi — Bonjour bi  ». Parce que ce sera une insulte de lui dire « Monsieur » si son gender est féminin.

 

 

hitler-simone-veilIl faut organiser la résistance en commençant par les écoles catholiques…

→ Mais exactement. Parce que les grands médias sont achetés, noyautés, formatés. Heureusement qu’il y a Internet pour savoir la réalité, voir ce qui se passe dans les autres pays. On y parle déjà de «  mariages  » légaux à trois, quatre, cinq personnes  ! N’importe quoi  !

 

 

C’est peut-être quant à l’euthanasie que certains exemples étrangers font le plus peur…

→ Oui. En Belgique, au Luxembourg, en Angleterre, en Hollande surtout (sans jeu de mot, pardon), la plupart des gens sont terrorisés. Les personnes âgées n’osent plus aller ni à l’hôpital, ni en maison de retraite. Parce qu’elles se font zigouiller en douce, sans leur accord, sans l’accord de la famille. Un seul médecin décide alors que, normalement, il faut être trois. Toutes les balises qu’on avait mises ont déjà sauté et des personnes âgées vont se réfugier en Allemagne.

 

 

Pourquoi est-ce qu’en Allemagne, ils sont farouchement contre l’euthanasie  ?

→ Au risque de dépasser le trop fameux «  point Godwin  », on ne peut pas éviter de dire que c’est à cause des antécédents nazis. Hitler, en 1935, a décidé de sensibiliser la population allemande à «  l’urgence  » d’éliminer les personnes démentes, handicapées, malades, puis âgées, coquilles vides, économiquement non rentables qui coûtent cher à la société. Le futur Benoît XVI a eu un petit-cousin qui a disparu comme ça. Il se demandait, à l’âge de 12 ans, dans son village, pourquoi, tout à coup, la personne aveugle, la personne qui boite, etc., partaient toutes en vacances et il trouvait que les vacances duraient longtemps. Parce qu’il ne les revoyait plus jamais. Ça préparait la Shoah. C’était le premier «  génocide  », si je puis dire. Et maintenant, on reprend sans sourciller les expressions d’Hitler, mot à mot. Par exemple, dans sa lettre aux infirmières et aux médecins, que je cite dans mon livre  : «  Il faut leur accorder une mort miséricordieuse, par compassion.  » Et on reprend, en général sans citer ses sources, des paragraphes entiers du rapport Binding Haus, d’un psychiatre, à qui il avait demandé de justifier les bienfaits de l’euthanasie pour une population. Tout ça vient d’Hitler  ! Et c’est à mon avis tout simplement pour ça que l’ONU a refusé qu’on célèbre les cinquante ans du procès de Nuremberg, parce que les grands criminels nazis ont été condamnés pour quoi  ? Pour euthanasie. Et les subalternes ont été condamnés parce qu’ils n’ont pas fait objection de conscience. Ils répondaient : «  Mais on obéissait, on faisait notre devoir. On recevait les ordres du ministère.  » Réponse des juges  : «  Vous auriez dû faire désobéissance civile, vous aviez le devoir de désobéir.  » Tous ces antécédents sont d’une actualité incroyable. En Hollande, dire qu’on est «  fatigué de vivre  » suffit pour se faire euthanasier. Et maintenant, on discute en Belgique d’abaisser à 12 ans l’âge où on aura le droit de se faire euthanasier. En Angleterre, un tiers des décès dans les hôpitaux sont des euthanasies non légales  ! Et, l’immense majorité, sans aucun consentement, ni de la famille ni de la personne. Et, en France il y a déjà des euthanasies clandestines qui se font avant toute éventuelle légalisation. Donc c’est vous dire ce que ce serait après  : infernal  !

 

 

media-336746-2Il y a d’autres domaines qui vous inquiètent ?

→ Il y a tellement de dérives qu’on ne sait plus si on doit y prêter attention. Vous savez par exemple que le Parlement suisse, le Conseil fédéral, est en train de discuter de la légalisation de l’inceste. Et quelle raison on donne  ? «  ça se fait, en tout cas.  » J’ai envie de leur répondre  : «  Bon d’accord. Moi, je fonde un parti politique pour la légalisation du meurtre, du viol et du vol, puisque ça se fait.  » Il y a tout un mouvement en Allemagne pour légaliser la zoophilie. Et un hurluberlu s’est rendu célèbre en réclamant de pouvoir «  épouser  » sa chienne… Il ne plaisante pas. Le sénateur de l’Oklahoma Ralph Shortey a constitué un dossier tendant à prouver qu’un fournisseur de Pepsi-Cola utilisait des cellules souches provenant d’embryons humains dans ses recherches pour produire des rehausseurs de goût. Plus rien ne nous étonne…

 

 

Vous développez une argumentation à propos des musulmans dont l’intégrisme serait renforcé par la vision de nos dérives auxquelles ils assimilent d’ailleurs le christianisme…

→ Oui car la protestation de la plupart des chrétiens est le plus souvent inaudible. Il aura fallu les Manifs pour tous pour que les musulmans de France constatent que les chrétiens sont comme eux, horrifiés par la plupart de ces aberrations. Parce que, jusque-là, ils ne le voyaient pas. Ils ne vont pas lire une déclaration d’un évêque dans la Documentation catholique. Les imams du Caire, ils ne vont jamais lire ça. Tandis que voir tout un peuple qui se soulève — 1,4 million de manifestants devant l’Arc de Triomphe — ça ouvre leurs yeux. Et ils peuvent se dire  : «  Mais, les chrétiens, ils ne sont pas si mauvais que ça.  » La fameuse pétition déposée au CESE a été l’occasion de rencontres dans les mosquées. Le site Internet des «  Musulmans pour l’enfance  » est remarquable à propos du gender. Il annonce en substance  : «  Nous n’enverrons pas un seul enfant musulman dans les écoles publiques françaises si le gender y est enseigné. Nous créerons nos propres écoles, même si ça coûte cher, pour ne pas pervertir nos enfants.  » Ils nous donnent l’exemple de ce côté-là. Ils ont compris le danger pour les enfants. ça me rappelle ces mamans de Lituanie, en plein soviétisme. Deux mille mamans qui ont écrit au Kremlin, sans aucun effet évidemment, en disant  : «  Vous nous arrachez nos enfants. Vous arrachez les enfants à leurs familles pour les pervertir. Eh bien nous mamans, nous les défendront comme un ours défend ses petits.  » Et là, nous avons une sénatrice PS de l’Oise, Laurence Rossignol, qui déclare que «  les enfants n’appartiennent pas aux parents  ». C’est très mal venu de la part d’une représentante d’un parti imbibé de marxisme et d’étatisme. Or la charte des enfants de l’ONU dit : «  L’enfant appartient d’abord à sa famille.  » Et la famille a le droit strict de l’élever suivant ses convictions, sa religion, etc. Ça fait partie de la Charte des droits de l’homme qu’a signée la France…

 

 

Il faut s’appuyer sur le droit international pour résister…

→ Tout à fait  ! Même pour l’embryon, l’Union européenne, pour la première fois, a fait une très bonne définition de l’embryon comme personne humaine, une déclaration assez forte. Mais on s’en fiche complètement. On a voulu, dans une niche parlementaire, en l’espace de trois-quatre heures, tout renverser, ôter toute protection de l’embryon. Vous avez appris ça, n’est-ce pas  ?

 

 

dicature-socialisteEn Allemagne n’est-ce pas Greenpeace qui a lancé la fameuse pétition « un de nous » ?

→ Excellent, Excellent  ! Parce qu’en plus l’Union Européenne finance toutes ces campagnes de stérilisation, et politique de l’enfant unique dans le Tiers-Monde. Alors, on arrive à des aberrations, parce que c’est la femme qui est la plus pénalisée par l’avortement. Ce sont les petites filles qui sont éliminées en masse avant la naissance ou juste après. C’est du racisme chromosomique. En Chine, en Inde, en Thaïlande, au Vietnam, en Angleterre maintenant, il manque des millions et des millions de filles.

 

 

La vie n’est plus un don, mais un objet de désir, voire une marchandise…

→ On veut tout fabriquer, tout faire soi-même, fabriquer des enfants qui seront des orphelins, en sachant d’avance qu’ils n’auront pas de papa ou pas de maman. Ils ne sauront même pas comment dire. Ils auront les parents N° 1, N° 2. Mais, c’est aussi une discrimination puisque ce 2 n’est pas 1. Donc, on ne sait plus. Il faudra dire «  paman  » ou «  manpa  » (Mens pas  !). Les mots les plus sacrés ont déjà été supprimés par simple décret ministériel dans notre Code civil. Dans dix articles du Code civil, on a déjà supprimé père/mère. C’est fait, sans que personne ne soit consulté. Un enfant dira-t-il Maman à un vieux monsieur barbu et Papa à une jeune femme  ? Il y a de quoi devenir fou. Ouvrez maintenant 3000, ou plutôt, 10 000 hôpitaux psychiatriques en France pour nos ados de demain.

 

 

Oui. ça va faire aussi de la violence…

→ Mais bien sûr  ! Parce que c’est une violence contre la nature. ça va nous retomber dessus forcément. Comme on dit, «  Dieu pardonne toujours, l’homme parfois, mais la nature jamais  ».

 

 

Le Conseil constitutionnel a été saisi à propos de l’objection de conscience pour les maires que la loi sur le mariage pour tous ignore…

→ L’objection de conscience était déjà le mot d’Einstein, que les Veilleurs citent beaucoup. Le devoir d’objection de conscience contre l’État. Le roi Baudouin, le prince Henri de Luxembourg ou le prince du Lichtenstein ont montré une voie aux responsables politiques. Et puis nous avons un grand modèle  : le bienheureux Franz Jägerstätter, un paysan autrichien qui a été béatifié comme martyr de l’objection de conscience, parce qu’il a refusé de prêter serment à Hitler. Alors que c’était un père de famille, dont je connais la femme et les filles. Il a préféré la guillotine plutôt que d’adhérer à une idéologie antichrétienne. On devrait beaucoup plus parler de lui. On devrait étendre l’objection de conscience, qui en principe, vaut encore dans le milieu militaire, pour ce qui touche à l’armée, et dans les milieux médicaux, sauf pour les pharmaciens et parfois les sages-femmes. Mais, il faut l’étendre dans les milieux de l’enseignement, de la politique, l’accorder aux parents...

 

 

Il y a des maires qui se sont dits prêts à faire de la prison.

→ Ah mais, quel courage  ! Mais quel courage  ! Pour nous prêtres, ils sont un exemple magnifique  ! Le jour où il y aura à nouveau des prêtres et des évêques européens en prison pour la cause de la vérité, de l’enfant et de la famille, là, ce sera un témoignage qui remuera le monde. Nous devons être prêts à cela.

 

 

media-434028-2Les journalistes ont en France une clause de conscience, mais elle est détournée de son objectif : on ne peut la faire jouer qu’en accord avec son patron !

→ Le jour où les journalistes comprendront que la vérité est plus importante que leur carrière, l’idéologie s’écroulera. Parce qu’on ne construit pas, indéfiniment une société sur des mensonges. La chute du mur de Berlin, c’était il y a 30 ans, même pas. C’est tout près de nous et nous retrouvons les mêmes moyens de résistance. Ces grandes foules, les Veilleurs la nuit, tout un peuple qui refuse d’être anesthésié et qui ne croit pas un mot des infos officielles. En Pologne, il y avait une chose très drôle. Au moment des infos à huit heures du soir, tout le monde descendait dans la rue, pour montrer qu’on ne regardait pas les infos. Alors, il y a eu une loi pour interdire de descendre dans la rue au moment des infos. Ils ont mis en prison des gens. Du coup, ils restaient chez eux, mais mettaient leurs appareils l’écran contre la vitre, pour que les policiers voient, de dehors, tous les écrans. Et le gouvernement a été obligé de faire une loi interdisant de tourner le poste. Le badge Solidarnosc était passible de prison — maintenant, le petit drapeau «  Famille pour tous  », t’es arrêté dans la rue pour ça. Alors, en quelques nuits, dans toute la Pologne, ils ont remplacé le badge Solidarnosc par un badge, exactement de la même longueur, mais il y avait marqué Czestochowa. Et, comme il n’y avait pas encore de loi interdisant de porter un badge Czestochowa, les policiers étaient perturbés… Vous voyez ce que les Polonais inventaient pour agacer le gouvernement. Finalement, ils ont eu la victoire. Je pense qu’on est, nous aussi, dans un grand mouvement de résistance pacifique, non violente, qui est signé du Saint-Esprit. C’est quelque chose de fabuleux que nous vivons. On n’a jamais vu ça en France, sauf une seule fois, pour l’école libre. C’est inespéré. C’est signé Esprit Saint.

 

 

Et puis pour l’École libre on voyait les catholiques défendre leur école, tandis que là on a vu que c’était transversal... Même des personnes homosexuelles…

→ Exactement. Beaucoup plus qu’on ne le croit  ! Enfin, ils commencent à parler. Ils ont un courage fou. Le plus ridicule, c’est que les mêmes qui réclament le mariage gay, auparavant, disaient : «  On n’a rien à f… avec ce mariage, c’est un truc chrétien, c’est des vieux bourgeois du siècle dernier, etc.  » Et maintenant, on leur donne ce dont ils se moquaient mais qu’ils ont soudain exigé. Justement, je crois que le but c’est de détruire le mariage par l’intérieur.

 

 

Il y a eu un réveil de toute une jeunesse…

→ Il y avait un article dans Libération trop drôle. Après le 26 mai. Ils ont été obligés d’en parler et de montrer quelques photos. Alors, ils disent  : «  Ce sont des vieux nostalgiques de Pétain.  » Et puis, quelques lignes plus loin  : «  Il faut avouer que l’immense majorité ce sont des jeunes.  » Or, ces jeunes ne connaissent pas Pétain. Ils doivent regarder sur Google pour savoir qui est ce type-là. Et alors, ça déroute tout le monde. Parce que ce sont des jeunes qui ne sont ni de droite ni de gauche ou des deux bords, etc. ça casse les schémas politiques. Et puis, qui ne se battent pas pour un avantage personnel. Ce n’est pas pour avoir plus de salaire, comme d’habitude dans les autres manifs. C’est gratuit, c’est pour sauver l’humanité, tout simplement. Moi, je trouve ça extraordinaire  !

 

 

Mais la loi est passée… et finalement on n’est arrivé à rien.

→ C’est vrai qu’on a perdu une bataille, mais pas la guerre. Parce que, d’abord, ça a tout de même beaucoup secoué tous les promoteurs de cette idéologie antifamille. La preuve c’est qu’ils ont laissé tomber, provisoirement, PMA et GPA. Donc, déjà, c’est une bonne petite victoire. Et, tout de même, ça a permis à bon nombre de Français, de se poser des questions sur le bien-fondé de ces réformes, sur la nature  de la répression des manifestants non violents, sur les mensonges de la police, etc. Cela a eu beaucoup plus d’influence qu’on ne le pense et spécialement à l’étranger. Parce qu’en France, c’est censuré. La préfecture de police se ridiculise avec ses chiffres et ses photos truquées. Les pauvres CRS ont honte de ce qu’on leur fait faire. Tout ça se sait à l’étranger. Parce que les jeunes dans toute l’Europe, ont les yeux rivés sur Facebook, voient ces photos de violence. 26 ministres de l’Intérieur de l’UE ont demandé des comptes à la France pour ses violences policières contre des jeunes non violents et des familles avec des petits enfants. Tout ça a été vu en Tchéquie, en Pologne, en Grèce, en Turquie, etc. Donc, ça fait beaucoup parler et ça leur donne des idées pour faire les mêmes manifs, quand les lois vont venir chez eux. Puisque l’UE voudra imposer toutes ces lois à toute l’Europe. En Slovaquie, en Tchéquie, en Croatie, ça va réagir massivement. La Roumanie, grâce à l’orthodoxie a déjà dit  : non  ! Pas question du gender chez nous  ! En Pologne, il y avait 10 000 personnes qui manifestaient devant l’ambassade de France, en même temps que nous à Paris. Les États-Unis s’alarment sur le respect de la liberté religieuse, de la liberté d’expression, etc. Ce qu’a fait l’Hommen à Rolland-Garos a été censuré sur les télés françaises. Mais, c’est passé à Pékin, à Moscou, à Hong Kong, à Singapour. Un pays qui se prétend celui des droits de l’homme, et où on ne peut même plus porter un tee-shirt représentant juste un homme et une femme et trois enfants, même sans aucun slogan, cela donne à se moquer et aussi à penser. Plus fondamentalement, avec notre gender, nous sommes en train de creuser l’abîme entre les pays du Nord et du Sud. Parce que les Africains, les Asiatiques, etc., nous prennent pour des fous. Et ils ont totalement raison. Ce qui est terrible c’est que l’Onu impose le gender avec un plus qu’ignoble chantage aux subventions. Le roi Baudouin avait eu une magnifique phrase dans son plaidoyer pour la famille pour les vingt ans du Parlement européen, devant tous les chefs d’État d’Europe  : «  L’ancien impérialisme ou colonialisme visait à conquérir des territoires, le nouvel impérialisme veut conquérir les esprits et les intelligences.  » On s’érige, à juste titre, contre le terrorisme islamique. Mais les islamistes pourraient nous répondre  : «  Votre terrorisme à vous c’est la pensée unique. Vous avez votre violence institutionnelle, certes plus insidieuses, mais qui ne lésine pas sur les moyens.  » Nous faisons ainsi le lit de l’islam intégriste. Je termine avec le dernier de nos martyrs  : Jandre Botha, 4 ans, battu à mort par la femme qui l’avait adopté. Pourquoi  ? Parce qu’il refusait de lui dire… Papa  ! Santo  ! Subito  !

Liens (1)

 

 

 

 

 

 

logofc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







 

 

 

 

Intentions de prières

 

Actualité du livre

 

 

 

 


 

 

 

Admin / Twitter

oiseau-twitter2.gif

 

 

Depuis janvier 2006,
site administré par de
jeunes laïcs catholiques.
 
 
CONTACT
 

 


 

 
coolpape.jpg