Les Saints, tous les Saints ont expérimenté ces Béatitudes. Elles les ont amené au Ciel. Si nous voulons les rejoindre, il nous faut aussi emprunter ce chemin du Ciel. Les Saints innombrables, canonisés, et la foule immense que nous entrevoyons aujourd’hui, ces Saints dont nous parle l’Apocalypse, cette foule que personne ne peut dénombrer, de toutes tribus, de toutes races et de toutes langues sont passés par cette route unique. La Reine des Saints l’a empruntée la première, et désormais, elle se tient à l’entrée, Porte du Ciel, et tout au long du chemin, nous marchons sous son manteau d’amour… Elle nous mènera bien vite, à la mesure de notre confiance, jusqu’à Celui qui est la couronne de tous les Saints…

 
 
 
 
 
1. « Heureux ceux qui ont un cœur de pauvre, le Royaume des Cieux est à eux »
Jésus parle ici du détachement des richesses, de toutes les richesses. Le pauvre dont il s’agit est l’homme qui se reconnaît dépendant totalement de Dieu. S’il possède quelque chose, il sait que cela vient de Dieu. Il ne s’attribue rien, mais est dans une perpétuelle reconnaissance pour les dons de Dieu. Le pauvre, c’est celui qui a le cœur ouvert… qui sait qu’il n’a rien, qui attend tout de Dieu. Le pauvre est celui qui a les mains vides. Il reçoit l’Evangile dans la joie, comme Jésus le dit à Saint Jean-Baptiste : « Les pauvres sont évangélisés » (Luc XVII, 22). Le pauvre s’oppose au rassasié, au satisfait, à celui qui croit tout avoir, à celui qui croit pouvoir par lui-même. A cet homme qui a les mains pleines, Saint Jean dit dans l’Apocalypse : « Tu dis : je suis riche, j’ai fait fortune, je n’ai besoin de rien, et tu ne sais pas que tu es misérable et pauvre, aveugle et nu ». Prenons garde, mes bien chers frères, Dieu résiste aux superbes mais il donne sa grâce aux humbles. Jésus, apprenez-nous à être pauvres, à nous présenter à vous les mains vides.
 
 
 
 
2. « Heureux les doux, ils posséderont la terre »
La douceur, la vertu même de Jésus : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur ». Saint Paul définit cette vertu dans son Epître aux Corinthiens : « les doux sont ceux qui cèdent à la méchanceté, qui ne résistent pas au mal, mais qui triomphent du mal par le bien ». Le doux, c’est celui qui sourit du « sourire de bénignité » dont parle le même Saint Paul. Celui qui ne réclame pas ses droits, qui sait pardonner, qui ne prend pas le mal en compte, mais qui comme Dieu, noye le mal et la haine dans un océan de charité. « Les doux posséderont la terre » : La douceur est la vertu conquérante par excellence, la vertu qui ouvre les cœurs… qui ouvre même le cœur de Dieu, qui assure la possession du Ciel, la vraie terre promise.
 
 
 
 
3. « Heureux ceux qui pleurent, ils seront consolés »
Le fondement de cette béatitude est la phrase de Saint Paul aux Philippiens : « hoc enim sentite in vobis, quod et in Christo Jesu ». Ayez en vous les sentiments du Christ Jésus ! Or Jésus a pleuré : - Jésus a pleuré sur le péché : il l’a ressenti si profondément comme un refus d’amour, lui qui était justement le don de l’amour de Dieu aux hommes. Pleurons donc, nous aussi, sur le péché, les nôtres et ceux de tous les hommes. - Jésus a pleuré de compassion : toute souffrance le bouleversait : les infirmes, les malades, les veuves et les orphelins, son peuple, Jérusalem, et tous ceux qui ferment leur cœur à l’Evangile. Nous aussi, « pleurons avec ceux qui pleurent », comme le dit Saint Paul. Etre tout à tous, c’est prendre sur soi la souffrance du prochain, s’en revêtir en quelque sorte, et pleurer avec lui. Le monde, lui, ne connaît pas la compassion : il est inaccessible à la pitié. Il tourne même en dérision la compassion des chrétiens. Mais qu’importe le jugement du monde ! nous serons consolés : « En vérité, en vérité, je vous le dis : vous pleurerez et vous serez dans le deuil, vous, et le monde se réjouira ; vous serez affligés mais votre affliction se changera en joie » (Jean, XVI, 20)
 
 
 
 
4. « Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés »
Avoir faim, avoir soif, expriment l’intensité du désir. La justice dont il s’agit ici est celle par rapport à Dieu, c’est-à-dire la religion, ou mieux : la sainteté. - heureux donc ceux qui ont faim et soif se sainteté ! - heureux ceux qui brûlent du désir de la sainteté ! Désirer la sainteté, c’est déjà la posséder, puisque Jésus nous dit : « ils seront rassasiés ». Ce que rediront Saint Jean de la Croix et la petite Thérèse : « On obtient du Bon Dieu autant que l’on espère ».
 
 
 
 
5. « Heureux les miséricordieux, ils obtiendront miséricorde »
Miséricorde : « miseris cor dare », donner son cœur aux malheureux. Cette définition étymologique est d’autant plus belle que le miséricordieux est celui qui pardonne celui qui l’a offensé. La miséricorde nous fait donc regarder l’offenseur comme un malheureux, comme une personne à plaindre… personne à laquelle il faut montrer qu’on ne lui en veut pas, qu’on a pardonné, que tout est oublié… C’est la grande vertu de Dieu : Dieu est amour et amour de miséricorde. Dieu a pitié de notre malheur, de notre misère d’offenseur. Dieu ne refuse jamais son pardon, oserons-nous refuser le nôtre ? N’oublions jamais que la mesure avec laquelle nous pardonnons à notre prochain sera celle avec laquelle Dieu nous pardonnera. « Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé ».
 
 
 
 
6. « Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu »
C’est bien sûr la pureté qui s’oppose à la luxure. Cette vertu de pureté se fonde sur notre être chrétien : nous sommes le temple de Dieu, nous devons respecter ce temple et non le profaner. Mais cette vertu de pureté, de chasteté, n’est que l’aspect physique, que le reflet au fond d’une autre vertu : l’innocence et la droiture du cœur. Cette pureté du regard qui voit l’âme dans le prochain. Ce regard spirituel, pur et chargé d’amour. La pureté du cœur, cette maîtrise des passions assure à la personne la pureté du corps. Elle purifie aussi son regard : les passions ne brouillent pas de leurs nuages la pureté du regard de l’innocent, du cœur pur. Son regard plonge jusque dans l’éternité.
 
 
 
 
7. « Heureux les pacifiques, ils seront appelés Fils de Dieu »
Le Christ est le grand pacifique, c’est-à-dire le grand artisan de Paix. - cette paix offerte à Noël aux hommes de bonne volonté, - cette paix que le Christ nous laisse en héritage après la dernière Cène, - cette paix de Pâques qu’il nous laisse jusqu’à la fin du monde. Rappelons-nous la définition de la paix par Saint Augustin : « la paix est la tranquillité de l’ordre ». Eh bien, c’est justement parce que Jésus est celui qui ramène l’ordre dans le monde qu’il est le pacifique, l’artisan de paix par excellence. « Pax Christi in Regno Christi » : la paix du Christ dans le règne du Christ, répétait sans cesse Pie XI, le pape du Christ-Roi. La paix que les hommes poursuivent ne leur sera donnée que par le règne du Christ. Seuls ceux qui font régner le Christ en eux et partout sont les vrais pacifiques. Ils seront appelés Fils de Dieu parce qu’ils sont animés par l’Esprit de Dieu, et sont en vérité ses enfants.
 
 
 
 
8. « Heureux les persécutés pour la justice, le Royaume des Cieux est à eux »
Cette béatitude ne fait qu’une avec celle qui suit :
 
 
 
 
9. « Heureux serez-vous quand on vous insultera, quand on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi »
Bienheureux celui qui subit la persécution pour la justice, c’est-à-dire pour la sainteté, pour l’amour de Jésus. Souffrir pour celui que l’on aime, c’est la Joie, la plus belle expression de l’amour, du don de soi à l’être aimé. Rappelons-nous le discours après la Cène : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ». Souffrir pour la sainteté, c’est aussi être identifié au Christ : « le serviteur n’est pas plus grand que son maître ; s’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi ». Joie chrétienne d’être identifié dans la persécution au Christ Seigneur. Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense est grande dans les Cieux. Folie aux yeux du monde que cet amour de la Croix ! Que cette souffrance offerte en union à la Passion de Jésus ! Les Actes des Apôtres nous rapportent cette joie des Apôtres persécutés par la Synagogue : « Sortant du conseil, les apôtres s’en allaient joyeux, parce qu’ils avaient été jugés dignes de souffrir cet affront pour le Nom de Jésus ». Souffrir la persécution morale pour le Seigneur en notre début de millénaire est une joie indicible que seule la Foi permet de comprendre : « Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse ».

 

 

 

 

 

 

Ci-dessous, quelques photos de la "messe" diffusée dimanche dernier sur France 2 dans l'émission "Le Jour du Seigneur". Ce scandale remonte actuellement à Rome via la Congrégation pour le Culte Divin. Son Eminence le Cardinal Francis Arinze est déjà au courant. Répétons-le, tant que la Liturgie restera un grand "n’importe quoi", il est à craindre que la crise de l’Eglise touchant la France en son coeur ne s’amplifie de nouveau dans les années à venir :

 
 

  

« En de nombreux endroits, cette créativité a souvent porté à des déformations de la Liturgie

à la limite du supportable. Je parle d’expérience, parce que j’ai vécu moi aussi cette période, avec
toutes ses attentes et ses confusions. Et j’ai constaté combien les déformations arbitraires de la Liturgie
ont profondément blessé des personnes qui étaient totalement enracinées dans la foi de l’Eglise »
(Benoît XVI, lettre aux évêques accompagnant le Motu Proprio "Summorum Pontificum")
 
 
 
 
 
Une fois de plus, le Missel Romain de 2002 n’est pas respecté ! Un Missel que doit obligatoirement se servir tout prêtre qui veut célébrer selon la forme "ordinaire" de l'unique rit romain. Voyons ce qu'il y est dit en lisant quelques articles :
 

N°22 : « L'évêque devra veiller à une dignité toujours plus grande des célébrations ».
 
N°24 : « Le prêtre se souviendra qu'il est le serviteur de la liturgie et qu'il ne peut, de son propre chef, ajouter, enlever ou changer quoi que ce soit dans la célébration de la messe ».

N°41 : « Le chant grégorien, en tant que chant propre de la liturgie romaine doit, toutes choses égales par ailleurs, occuper la première place... »

N°43 : « Les fidèles sont à genoux pour la consécration »

N°45 : « Le silence sacré fait partie de la célébration : il doit être observé en son temps. […] Après la communion, le silence permet la louange et la prière intérieure. Avant la célébration elle-même, il est bon de garder le silence dans l'église, à la sacristie et dans les lieux avoisinants: il permet à tous de se disposer à célébrer les saints mystères avec cœur et conformément aux rites ».
 
 
 
 
 
--> Vous le savez, le fidèle "de la base" a aussi des obligations et des devoirs… notamment le devoir de dénoncer les théâtres (maintenant les "cirques" !) liturgiques via le canon 212 paragraphe 2 et 3… Souhaitez l'application du Missel Romain ! C'est votre droit le plus strict !

Arrêtons-nous sur le troisième chapitre de la Genèse (3, 1-13) : il nous raconte la chute de nos premiers parents, le péché des origines qui fit tomber Adam et Eve des hauteurs de grâce à des abîmes de misère. Le tentateur s’approcha d’Eve et l’amena à pécher, en la séduisant par de fausses promesses de bonheur et d’indépendance, en la convaincant ainsi que, de cette manière, elle pourrait parvenir à l’autonomie à l’égard de Dieu, si ce n’est totalement, du moins en partie. Quelle illusion ! Eve, croyant qu’elle avait des possibilités de bonheur en dehors de la Loi sainte de Dieu, fut l’artisan de sa condamnation : au lieu de la joie, elle goûta la tristesse et le malheur, en devenant pour Adam, consentant, alliée de malheur, pour se retrouver avec lui sans grâce et sans liberté.

 

 

 

 

C’est là le tourbillon du péché : il s’attaque à l’esprit, en le tranquillisant par des assurances de liberté ; puis il empoisonne la volonté en la poussant à désobéir à Dieu, en oubliant que Lui seul peut rassasier le cœur de l’homme. La stratégie fourbe de l’antique serpent, continue aussi de nos jours : le serpent est le même, et la proposition aussi : « mange le fruit défendu ! ». Le vieil homme qui vit en nous est blessé par la même maladie, qui s’appelle concupiscence. Elle se développe avec la malice de l’orgueil, qui prétend se passer de Dieu, en s’érigeant comme juge de moralité dans l’illusion que le mal, au fond, ne fait pas mal et qu’on peut le contrôler ; et l’illusion devient plus orgueilleuse : se croire libres, quand, en revanche, on est esclave du péché que l’on ne veut pas éviter, du fruit défendu auquel on ne plus renoncer. Il y a un « fruit défendu » pour chacun, une « tentation persistante qui revient », plus forte et plus séduisante que les autres, qui nous poursuit par des promesses d’être comblés. En réalité, seul le Nouvel Adam, qui est le Christ, vainc le vieil homme et démasque ses illusions ; mais ce combat spirituel dure toute une vie, parce que la « voix » du tentateur est fourbe et continuer à susurrer, sous une apparence de bonhomie, des promesses de bonheur ! Que de fois l’homme est séduit par cette voix fausse ! Tout en sachant qu’elle ne peut le combler, elle continue à chercher cette nourriture incorruptible, même si elle a fait mille fois l’expérience que c’était une nourriture amère : l’amertume du réveil. « Mon cœur défaillait, vide de la nourriture intérieure, de vous-même, mon Dieu; et ce n’était pas de cette faim-là que je me sentais affamé ; je n’avais pas l’appétit des aliments incorruptibles : non que j’en fusse rassasié; je n’étais dégoûté que par inanition. Et mon âme était mal portante et couverte de plaies, et se jetant misérablement hors d’elle-même, elle mendiait ces vifs attouchements qui devaient envenimer son ulcères » (Confessions, 3.1).

 

Que de fois une telle avidité s’empare du cœur en en devenant maître, en lui enlevant les énergies du bien : ils n’ont ainsi aucune valeur, les gémissements de l’âme, si la volonté ne s’ouvre à la Grâce du Nouvel Adam : le Christ, donné à nous par la Nouvelle Eve, Marie. Eux seuls peuvent libérer l’homme de la prison qu’il s’est construite lui-même, en jetant au loin la clef. Seule la grâce de la Rédemption de Jésus, que Marie nous a obtenue, peut nous faire repêcher cette clef : seule la Vérité rend de nouveau libre notre liberté. Quant tout semblait perdu, pour Adam et Eve et pour tout le genre humain, Dieu fit une promesse irréversible, une annonce formidable : « je mettrai une inimitié entre toi et la femme ». Cette inimitié, déclarée et scellée par Dieu lui-même, nous sauve, nous protège du tentateur et de ses séductions, nous élève au-dessus du tourbillon du péché auquel nul n’échappe, et nous sauve. Saint Louis-Marie Grignion de Montfort écrit une page mémorable à propos de la seule inimitié établie par Dieu, de la force invincible qu’Il a donnée à Marie, la Nouvelle Eve : « dès la paradis terrestre - bien qu’elle ne soit encore que dans sa pensée - Dieu lui a donné une telle haine contre son ennemi maudit, une telle habilité à démasquer la malice de cet antique serpent, une telle force pour vaincre, pour abattre et pour écraser ce profanateur orgueilleux… » (TVD, n° 52). Au pied de la Croix, comme aux Noces de Cana, le Christ révèle à tous le pouvoir de grâce de Sa Mère qui peut tout, en l’appelant Femme : « Femme, voici ton Fils (Jean 19, 26). La Femme qui, au paradis terrestre, avait été annoncée, est là, à présent, avec nous ; c’est Marie qui, à nos côtés, veut nous rendre heureux et remplis de Dieu !

 

Fides

Chanson évoquant les événements de Vendée et plus généralement les différents soulèvements qui eurent lieu en France au début de l'anticléricale révolution française…

 
 
 
 
1. Monsieur d'Charette a dit à ceux d'Anc'nis : (bis)
« Mes amis,
Le Roi va ramener la fleur de lys. »
 
 

R. Prends ton fusil, Grégoire,
Prends ta gourde pour boire,
Prends ta Vierge d'ivoire ;
Nos messieurs sont partis
Pour chasser la perdrix. (Final : Pour délivrer Paris)
 
 

2. Monsieur d'Charette a dit à ceux d'Louroux : (bis)
« Mes bijoux,
Pour mieux tirer, mettez-vous à genoux. »
 
3. Monsieur d'Charette a dit à ceux d'Montfort : (bis)
« Frappez fort,
Le drapeau blanc défend contre la mort ! »
 
4. Monsieur d'Charette a dit à ceux d'Clisson : (bis)
« Le canon,
Fait mieux danser que le son du violon ! »
 
5. Monsieur d'Charette a dit à ceux d'Conflans : (bis)
« Mes enfants,
Ralliez-vous à mon panache blanc... »
 
6. Monsieur d'Charette a mis sa plume au vent : (bis)
« En avant !
On parlera longtemps des vieux Chouans ! »

Le pape Benoît XVI a estimé lundi que les pharmaciens devaient avoir le droit à "l'objection de conscience" pour pouvoir refuser de délivrer des médicaments favorisant l'avortement et l'euthanasie…

 
 
 
L'objection de conscience « est un droit qui doit être reconnu à votre profession, vous permettant de ne pas collaborer, directement ou indirectement, à la fourniture de produits ayant pour but des choix clairement immoraux, comme par exemple l'avortement et l'euthanasie. Il n'est pas possible d'anesthésier les consciences et le pharmacien doit inviter chacun à un sursaut d'humanité pour que tout être soit protégé depuis sa conception jusqu'à sa mort naturelle. L'être humain, parce qu'il est image de Dieu, doit toujours être au centre des recherches et des choix en matière biomédicale », a estimé Benoît XVI dans son discours.

Dans une interview réalisée en 2006, le pape Benoît XVI a dit qu'il avait été "trop timoré", durant la période ayant immédiatement suivi le Concile Vatican II (1962-65) dans sa résistance aux positions théologiques d'avant-garde, en un temps qu'il décrit comme "extrêmement confus et agité"…

 
 
 
Ces commentaires sont issus d'une interview réalisée le 11 novembre 2006 par le père Johannes Nebel, et publiée en octobre 2007 dans un nouveau livre (« Le monde de la foi catholique ») consacré à l'œuvre du défunt Cardinal Leo Scheffczyk, un ami personnel du pape, décédé en décembre 2005. Dans ce livre, Benoît XVI se livre à une autocritique et confesse avoir été « trop timoré » vis-à-vis de certaines thèses théologiques. « À cette époque, la situation était extrêmement confuse et troublée et même la position doctrinale de l'Eglise n'était pas toujours claire ». Benoît XVI se souvient comment on vit circuler des thèses, « devenues tout à coup possibles » en dépit du fait qu' « elles ne coïncidaient pas, en réalité avec le dogme ».
 
Le professeur Ratzinger vécut l'expérience de 1968 à Tübingen, lorsque les facultés de théologie devinrent vraiment des centres idéologiques de propagation du messianisme marxiste. Dans une interview au New York Times, en 1985, le futur Pape avait dit : « J'ai appris qu'il est impossible de discuter avec la terreur... et qu'une discussion devient une collaboration avec la terreur... Je pense que durant ces années j'ai appris le moment où la discussion doit être interrompue avant qu'elle ne se transforme en mensonge et où il faut entamer la résistance, pour sauvegarder la liberté ».
 

« Chers frères et sœurs, aujourd’hui c’est l’Epiphanie ou aussi la Théophanie. Nous fêtons la splendeur de Dieu dans notre pauvreté humaine, qui s’est offerte dans cet enfant de Bethléem. A Noël nous avons fêté la venue de Dieu à la dérobée et dans la discrétion. Aujourd’hui nous expérimentons sa venue dans la pleine lumière de sa splendeur. Le ciel donne son étoile qui éclaire les trois rois d’Orient ; la terre donne toute la puissance lumineuse de son feu et en maints lieux jusqu’à aujourd’hui, l'Église bénit le feu de l’Epiphanie.

 

 

 

 

cardinal-joachim-meisner.jpg1. La lumière brille dans les ténèbres et ainsi elle met les ténèbres en crise, c'est-à-dire dans l’alternative de la clarté ou de l’obscurité. Les Mages d’Orient se montrent au roi de Jérusalem et s’enquièrent du roi nouveau-né. Par cette question, ils mettent le roi de Jérusalem en crise c’est-à-dire dans l’alternative du bien ou du mal. Il sait qu’il n’y a qu’un roi en Israël. Ainsi sa juridiction se relativise. Sa souveraineté se restreint. C’est ce que de tous temps Dieu réserve aux puissants de cette terre : Il relativise leurs prétentions absolues et il circonscrit leur autorité. Et il ne le fait pas que pour les puissants de cette terre ; Il le fait pour tout un chacun des hommes. Et Il nous met en crise, dans l’alternative du bien ou du mal. Ma vie, mon cœur, mon corps ne m’appartiennent pas. C’est Sa propriété. Je ne peux pas disposer de ma propre vie et de la vie d’autrui. Je peux seulement la recevoir en L’en remerciant. C'est caractéristique : quand l’homme ne s’accepte ni relatif ni limité, il rate sa vie : en premier lieu Hérode qui fait tuer les enfants de Bethléem, ensuite entre autres Hitler et Staline, qui ont anéanti des millions de gens, et aujourd'hui, à notre époque, les enfants à naître sont tués par millions. L’avortement et l’euthanasie sont les conséquences de cette rébellion présomptueuse à l'égard de Dieu. Ce ne sont pas des questions sociales, mais théologiques. Ici le premier Commandement entre en jeu : « Tu n’auras aucun dieu étranger à côté de moi » c’est-à-dire tu ne dois pas faire de toi-même un dieu qui s’arroge le droit de disposer de son corps et de la vie d’autrui. « La lumière brille dans les ténèbres » (Jean 1,15) : ce n’est pas un événement ingénu. Soit je l’accueille et ensuite j’avance à sa lumière dans le monde, soit je me ferme à lui et je m’enfonce encore plus dans les ténèbres.

 

2. La lumière met les ténèbres en crise, dans l’alternative du bien ou du mal. Cet Enfant change nos critères. Les trois saints rois cherchent un roi et ils ne trouvent ni palais, ni dynastie, ni gardes armés – rien de cela mais beaucoup moins : une mauvaise maison, une famille simple, un petit enfant. Dans le « peu » de Dieu est toujours contenu le « plus ». « Ici il y a plus qu’Abraham » dira plus tard le Christ de lui-même. Ici il y a plus qu’Aristote, ici il y a plus que [César] Auguste. Dans l’Ecce Homo les trois rois ont vu l’Ecce Deus : dans l’homme Jésus ils ont vu le Fils de Dieu qui est apparu dans notre monde. Nous participons à sa Royauté comme le dit St Pierre : « vous êtes un sacerdoce royal » (1 P 2, 9). Il rejoint ce monde et ses éléments dans lesquels Il se plonge par son baptême dans l’eau du Jourdain. Ainsi toutes les eaux de ce monde ont été vraiment touchées de sa Présence et même lorsque les hommes sombrent dans les profondeurs des mers, ils tombent dans les mains de Dieu. Et les mains de Dieu sont toujours de bonnes mains. Le psalmiste le reconnaît clairement : « je prends les ailes de l’aurore et me pose au-delà des mers ; même là ta main me conduit, ta main droite me saisit » (Ps 139, 9-10) On comprend que devant le terrible raz de marée en Asie du sud est, beaucoup de gens posent la question : « Où Dieu restait-il ? » et nous devons répondre « en plein milieu » - « En lui nous avons la vie, le mouvement et l’être » (Ac 17, 28) dit l’apôtre. Où était Dieu au Golgotha ? Il était en plein milieu, dans la souffrance, car Il devenait lui-même le souffrant. Nous savons nos frères et sœurs péris dans l’océan Indien dans les mains de Dieu, et les survivants, dans nos mains, qui s’ouvriront maintenant à leur détresse.

 

3. La lumière met les ténèbres en crise, dans l’alternative du bien ou du mal. Dieu se fait homme et maintenant il se laisse trouver par nous, en descendant au niveau humain de Dieu. C’est ce que nous montrent les trois Mages d’Orient qui se mettent à genoux devant l’Enfant pour L’adorer. Les scribes de Jérusalem ont pu leur donner le renseignement exact sur le lieu où le roi nouveau-né devait venir au monde mais eux-mêmes ne sont pas sortis, ne se sont pas mis à genoux, et ne L’ont pas adoré. Ce n’étaient que des savants, pas des hommes de Dieu comme le devinrent les trois Mages dans leur adoration. L’homme ne s’approche jamais tant de Dieu que lorsqu’il se prosterne devant Dieu et L’adore. L’adoration met en lumière que Dieu n’est pas considéré ni même déconsidéré comme un étranger et un être lointain parfaitement extérieur au monde, mais qu’Il est reconnu comme Père des hommes et des étoiles tout aussi bien que Père des plus petites choses de la terre, de chaque souffle, de chaque mouvement, de chaque petit fait. Tout est paternel pour ceux qui sont vraiment filiaux. Le Pape Jean Paul II a invité à Cologne les jeunes du monde entier aux JMJ du 16 au 21 août de cette année et il en a énoncé le thème en rapport avec les trois Rois de la cathédrale de Cologne : « Nous sommes venus pour L’adorer ». L’homme n’est jamais aussi grand que lorsqu’il descend au niveau du Dieu fait homme et L’adore. Alors l’homme grandit au-delà de lui-même et l’on peut dire avec Marie dans le Magnificat : « Dieu fit pour moi des merveilles, Saint est son Nom » (Luc 1,49). Nous nous réjouissons des jeunes pèlerins du monde entier qui viennent chez nous sur les traces des trois Rois saints. Et nous prions qu’ils reviennent de Cologne meilleurs que lorsqu’ils y seront arrivés et qu’ils nous laissent à Cologne meilleurs que lorsque nous les y aurons accueillis.

 

4. L’Epiphanie de Dieu corrige les chemins des hommes. Les trois Mages d’Orient ont regagné leur patrie par un autre chemin. Qui rencontre Dieu est toujours poussé à corriger ses chemins. « Vos chemins ne sont pas mes chemins » (Isaïe 55,8) dit Dieu, mais « vos chemins doivent devenir Mes chemins ! »  « Vos pensées ne sont pas mes pensées » (Isaïe 55, 8), mais « vos pensées doivent devenir Mes pensées ! » - Voilà l’échéance de la conversion ! L’homme passe le temps de sa vie à aller de Dieu en correction, c’est  quelqu’un qui a besoin d’une instruction pour le chemin et d’un motif qui le mette en mouvement. Mère Térésa partit comme directrice à Calcutta pour enseigner l’anglais et les mathématiques dans une grande école pour filles. Et Dieu a corrigé son chemin si bien qu’elle devint la Mère Térésa des mourants sur les trottoirs et la mère des enfants nouveaux-nés dans les poubelles. L’archevêque de Cracovie, Karol Wojtyla, prit un avion polonais pour aller au conclave à Rome en 1978 et il a dû ranger son billet de retour puisqu’il fut choisi comme Pape. Je crois que presque tous les hommes pourraient dire : « Dans ma vie tout s’est passé autrement que ce que j’avais pensé. La veille de mon ordination sacerdotale j’ai donné à Dieu un chèque en blanc où j’ai écrit : « J’irai partout où Tu m’enverras » . Naturellement je pensais seulement aux trois régions de notre diocèse d’Erfurt. Et je ne pensais à rien d’autre. Dieu ne nous mène jamais nulle part mais près de Lui – comme les trois rois saints.

 

5. La lumière met les ténèbres en crise, dans l’alternative du bien ou du mal. Ou nous accueillons la lumière et nous devenons meilleurs ou nous nous fermons à elle et nous ratons une chance, et nous éclairons moins et nous devenons plus opaques. Cette heure nous met pareillement en crise c’est-à-dire devant la décision. Cela je le sais avec la certitude de la foi. Personne ne doit revenir de notre cathédrale comme il y est entré mais soit plus lumineux, soit plus sombre. L’Epiphanie n’est pas [une fête] bénigne mais une injonction à changer en positif. Demandons à Dieu qu’il nous accorde la grâce de ce jour : « la lumière brille dans les ténèbres » Et dans cette lumière nous L’avons reconnu si bien qu’avec les mages nous nous agenouillons devant Lui pour L’adorer et lui offrir nos présents. Amen.

 

 

+ Joachim, Cardinal Meisner Archevêque de Cologne, 6 janvier 2005

 

 

Le Ciel n’est pas une fable racontée aux petits, mais une certitude que Jésus a donnée à ses disciples, à tous ceux qui croient en Lui et font sa volonté. Il l’a promis expressément : « Il y a beaucoup de demeures dans la Maison du Père » (Jean 14, 2). Quelle joie pour le chrétien de savoir que pour lui, le Ciel c’est chez lui, que cela vaut vraiment la peine de vivre l’Evangile et de se préparer à la bonne mort avec une bonne vie, pour pouvoir, au jour suprême, écouter cette Parole sainte de Jésus : « Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le Paradis ! » (Luc 23, 43). Vivre avec Dieu pour toute l’éternité est la joie la plus grande qui puisse exister. C’est pourquoi, vivre dans la conscience que nous sommes « à deux pas » du Ciel devrait être facile pour un chrétien ; en revanche, souvent, il voit les difficultés à s’approcher du Ciel dans sa vie quotidienne ; pourquoi cela ?

 
 
 enfer.jpg

Pour trouver le chemin qui mène au Ciel, il faut chercher les choses du Ciel, comme nous en avertit Saint Paul : « Cherchez les choses d’en haut, là où se trouve le Christ, assis à la droite de Dieu » (Colossiens, 3, 1). Nous pourrions dresser une longue liste des choses d’en haut ; citons-en quelques unes : la confiance, l’espérance, la charité, la paix, la prière, la contemplation, l’adoration, la réconciliation, rendre grâces, le pardon, l’esprit d’enfance, l’humilité, la liberté, la vérité, la simplicité, la joie, la sagesse, l’innocence, la douceur, le silence, l’éternité… Ce sont là tous des dons qui ont le Seigneur comme fin propre, qui appartiennent au domaine du surnaturel, parce qu’ils sont des fruits du Saint-Esprit. Les choses d’ici-bas, qui sont placées avant les choses d’en haut, sont celles qui aboutissent au péché : l’orgueil, l’amour propre, la vanité, l’égoïsme, la superbe, l’avarice, la jalousie, la soif de pouvoir, d’honneur, l’admiration de soi, l’envie, l’attachement aux biens matériels.
Nous savons très bien que notre cœur ne peut être occupé, en même temps, par deux désirs opposés, il ne peut suivre deux « patrons » qui se font concurrence. Comme nous le dit Jésus : « personne ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’affectionnera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon » (Luc 16, 13). Malheur aux compromis avec Dieu : le choix qu’il met devant nous est unique : celui qui voudra gagner sa vie et voudra me suivre, devra laisser tout ce qui ne correspond pas à ma sainteté ! En raison de notre liberté, nous sommes constamment guidés par le bien ou par le mal. L’enfer existe non pas parce qu’il est le fruit d’une amour insuffisant de Dieu pour ses créatures, mais parce que la liberté qu’Il a donnée à l’homme est tellement inconditionnelle qu’elle peut, ce qui est absurde, Lui dire non, en choisissant de se séparer ETERNELLEMENT de Lui. Réfléchir sur l’Enfer devrait amener l’homme croyant non pas tant à douter de Dieu, mais à trembler face à la possibilité que, lui-même, il pourrait tourner le dos à son Créateur. La conscience d’avoir une telle liberté devrait le pousser à avoir une gratitude exemplaire envers un tel Créateur, et à se décider pour Lui, pour les « choses du Père » selon une conscience vraiment formée à la lumière de la Révélation Divine. Et donc, ou bien on se décide de vivre de manière vertueuse, ou bien l’on vivra comme ceux qui vivent sans Dieu ! Le premier effort à faire au matin devrait précisément celui qui consiste à chercher le Seigneur, ses choses, afin que, pendant la journée, on puisse regarder vers le Ciel. Le moyen privilégié pour chercher le Seigneur est à n’en point douter la prière, qui suscite et alimente le désir de Dieu sans lequel nous succombons au désir du monde, en prenant comme étant réel ce qui est seulement une apparence, mais qui n’a pas de réalité.

« Nous, citoyens du Ciel » (Philipiens 3, 20),
pour reprendre les paroles de Saint Paul, sur quelle fréquence nous branchons-nous le matin ? Sur la fréquence divine ou sur la fréquence terrestre ? Il y a tellement de fréquences possibles, tellement de pensées qui peuvent devenir dominantes pour celui qui les entretient : le Ciel ou le monde ! Chaque chrétien est appelé à devenir un apôtre du Ciel, à y entraîner de nombreuses autres âmes, en répétant avec confiance la prière enseignée par la Sainte Vierge aux trois petits voyants de Fatima, après qu’elle leur ait montré l’enfer : « Quand vous récitez le chapelet, dites, après chaque mystère : Ô mon Jésus, pardonnez-nous, préservez-nous du feu de l’enfer et conduisez toutes les âmes vers le Ciel, spécialement celles qui en ont le plus besoin. Ainsi soit-il ».

« Alors, rentrant en lui-même, il dit : "Combien de mercenaires de mon père ont du pain en trop, et moi, ici, je meurs de faim !". Je me lèverai et j'irai à mon père, et je lui dirai : Mon père, j'ai péché contre le ciel et envers toi; je ne suis plus digne d'être appelé ton fils : traite-moi comme l'un de tes mercenaires.’’ Et il se leva et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit : et, touché de compassion, il courut, se jeta à son cou, et le couvrit de baisers. (Luc 15, 17-18, 20). Il s’agit de la parabole de l’enfant prodigue, appelée aussi la parabole du père miséricordieux ; nous la lirons Dimanche prochain, 4ème Dimanche de Carême. Une fois encore résonnera ainsi dans toute l’Eglise Catholique l’appel du Seigneur à la conversion du cœur, par le retour à sa Miséricorde Divine…

 

 

 

 

Le Serviteur de Dieu Jean Paul II, dans l’Encyclique ‘’Dives in Misericordia’’ déclarait : « La conversion à Dieu est toujours le fruit du retour au Père riche en miséricorde. La connaissance authentique du Dieu de la miséricorde, Dieu de l'amour bienveillant, est une force de conversion constante et inépuisable, non seulement comme acte intérieur d'un instant, mais aussi comme disposition permanente, comme état d'âme » (DM N°13). L’itinéraire de la conversion du cœur est donc un fait de connaissance et de prière : on connaît l’amour miséricordieux de Dieu, et l’on y reste, par une ‘’disposition stable’’, un ‘’état d’âme’’, qui est précisément la prière, ou mieux, la vie de prière. Comme l’enfant prodigue, l’homme de notre époque lui aussi doit ‘’rentrer en lui-même’’ ; c’est seulement alors qu’il retrouvera le Père et, redécouvrant la miséricorde, il pourra se relever de son péché pour aller vers Lui. Une des principales difficultés, dans notre prière, est précisément celle de pouvoir atteindre une ‘’disposition stable du cœur’’. Jour après jour, nous devons la conquérir, en donnant à Dieu suffisamment de temps de prière prolongée pour pouvoir ‘’rentrer en nous-mêmes’’. Notre prière, pour être authentique, doit devenir ‘’la prière du cœur’’ ; elle ne doit pas rester une ‘’prière superficielle’’, qui nous effleure mais qui ne pénètre pas au plus intime de nous-mêmes. Nous sommes souvent tentés de rester à la surface de nous-mêmes, en nous mettant entre les choses du monde et celles de Dieu : on ne laisse pas les premières, et l’on ne peut même pas goûter les deuxièmes. On reste dans une sorte de ‘’zone grise’’, où ne nous arrivent pas les rayons d’amour de notre Papa céleste.

 

La Sainte Vierge est sur notre chemin, pour nous rappeler à une prière plus profonde, à prier son Fils, la prière du cœur ; c’est seulement si nous nous laissons toucher nous-mêmes, que nous L’atteindrons. Nos paroles ne servent à rien, si elles ne révèlent pas notre âme à Dieu. Un ami est ainsi, seulement quand il nous ouvre le cœur et nous révèle l’intime de son être. La phrase de Saint Augustin est célèbre, qui cherchait Dieu désespérément, mais restait ‘’en surface’’ entre les créatures et le Créateur : « Sero te amavi, pulchritudo tam antiqua et tam nova » (Confessions 10, 27, 38) : Je t’ai aimé tardivement, une beauté si ancienne et si nouvelle, je t’ai aimé tardivement ! « Oui, parce que tu étais en moi et moi en dehors. C’est là que je te cherchais ; difforme et misérable, je me jetais sur les belles formes de tes créatures » (ibid.). Si l’effort d’intériorisation existe, le résultat d’une fécondité spirituelle ne manquera certainement pas dans notre vie de chrétiens. La prière du cœur conduit à la dépendance authentique vis-à-vis du Seigneur, en se soustrayant aux autres dépendances qui peuvent avoir des noms divers en rendant la vie terriblement stérile. Jésus, dans le désert, nous témoigne clairement que le Diable ne se combat pas seulement par des paroles, par des arguments, mais par une vie intérieure riche de l’amitié avec Dieu. Nous sommes habités par Lui, et Il mérite tout le domaine de notre liberté intérieure, pour engendrer des actes libres d’adhésion à sa Divine Volonté. La prière du cœur est essentiellement une prière d’amitié avec Dieu (la prière préférée de Sainte Thérèse d’Avila), qui part du plus intime de nous-mêmes ; c’est là que se produit la rencontre avec le Christ et que se forme l’acte d’amour pur : Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t’aime ! Quand Pierre rentra en lui-même, repentir de son propre péché - comme le feront Paul, Augustin et d’innombrables autres frères et sœurs dans la foi, il ne trouva pas devant lui un Dieu Juge intransigeant, mais un Dieu Père à la Miséricorde Infinie qui « le vit de loin et fut pris de pitié, et courut se jeter à son cou et l’embrassa tendrement ». Si Pierre avait véritablement connu le Seigneur Jésus, il ne lui aurait pas dit : « Eloigne-toi de moi, car je suis un pécheur », mais « approche-toi de moi parce que je suis un pécheur ».

 

La Vierge Marie, qui connaît la Miséricorde de Dieu plus que tous, veut que nous connaissions cette tendresse de Dieu : le Dieu riche de miséricorde ! Faisons donc nôtres les paroles du Pape Benoît XVI qui nous invite souvent à une vie d’amitié avec Dieu, à une vie authentique de prière : « Chers frères et sœurs, la prière n'est pas un accessoire, une "option", mais elle est une question de vie ou de mort. En effet, seul celui qui prie, en effet, c’est-à-dire qui se confie à Dieu avec un amour filial, peut entrer dans la vie éternelle, qui est Dieu lui-même. Au cours de ce temps de Carême, demandons à Marie, Mère du Verbe Incarné et Maîtresse de vie spirituelle, de nous enseigner à prier comme le faisait son Fils, afin que notre existence soit transformée par la lumière de sa présence » (Benoît XVI, Angélus, 4 mars 2007).

 

Fides

Dans un livre qui vient de paraître, God and Caesar (“Dieu et César”) le cardinal-archevêque de Sydney a dénoncé une « hérésie très répandue » qui conduit des catholiques à justifier la contraception et même l'avortement au nom de la « primauté de la conscience »…
 
 
 
C'est une conscience « à la Donald Duck », assure le cardinal, puisque le célèbre canard de Walt Disney, sûr de lui et persuadé de tout savoir, possède « une inébranlable certitude pharisaïque d'être dans le vrai ». « Trop de Donald Duck produisent une société où il faut se “sentir bien”, où l'on travaille à faire disparaître la culpabilité personnelle, tout ce qui pourrait mettre les gens mal à l'aise, et où la satisfaction complaisante avec soi-même devient vertu. La confession des péchés y est remplacée par la thérapie, et les reproches que l'on pourrait s'adresser par la découverte de soi. ».
 
L'ouvrage juge également durement le « silence » de nombre d'évêques sur ces questions : « La croissance de l'Eglise ne pourra exister que comme conséquence d'une vie fidèle et d'une présentation effective de la plénitude de l'enseignement de l'Eglise sur la vie. Aucune croissance ne sera le fruit d'une dilution ou d'une déformation de l'enseignement sur la vie, ni d'un silence qui cherche à ne pas blesser. »
 

Liens (1)

 

 

 

 

 

 

logofc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







 

 

 

 

Intentions de prières

 

Actualité du livre

 

 

 

 


 

 

 

Admin / Twitter

oiseau-twitter2.gif

 

 

Depuis janvier 2006,
site administré par de
jeunes laïcs catholiques.
 
 
CONTACT
 

 


 

 
coolpape.jpg