1. Cæléstis aulæ Núntius, arcána pandens Núminis,

plenam salútat grátia Dei Paréntem Vírginem.

De la céleste cour, le Messager, découvrant les secrets divins,

salue pleine de grâce la Vierge Mère de Dieu.

 

2. Virgo propínquam sánguine matrem Ioánnis vísitat,

qui, clausus alvo, géstiens adésse Christum núntiat.

La Vierge, à sa cousine, mère de Jean, rend visite;

et lui, au sein clos, tressaillant, dénonce le Christ présent.

 

3. Verbum, quod ante sǽcula e mente Patris pródiit,

e Matris alvo Vírginis, mortális Infans, náscitur.

Le Verbe qui, avant les siècles, a procédé de la pensée du Père,

du sein d’une Mère Vierge, naît enfant mortel.

 

4. Templo puéllus sístitur, legíque paret Légifer,

hic se Redémptor páupere prétio redémptus ímmolat.

Au Temple, l’enfançon est présenté, à la Loi, obéit le Législateur;

ici le Rédempteur s’immole, racheté au prix du pauvre.

 

5. Quem iam dolébat pérditum, mox læta Mater ínvenit

ignóta doctis méntibus edisseréntem Fílium.

Celui qu’elle pleurait perdu, la Mère a bientôt la joie de le trouver.

Ce qu’ignoraient de doctes esprits, son Fils le leur expliquait.

 

6. In monte olívis cónsito Redémptor orans prócidit,

mæret, pavéscit, déficit, sudóre manans sánguinis.

Sur le mont planté d’oliviers, le Rédempteur priant est prosterné,

il est triste, effrayé, défaillant, sa sueur coule en gouttes de sang.

 

7. A proditóre tráditus raptátur in pœnas Deus,

durísque vinctus néxibus, flagris cruéntis creditur.

Par un traître livré, Dieu est traîné au supplice,

lié de dures chaînes il est fouetté jusqu’au sang.

 

8. Intéxta acútis séntibus, coróna contuméliæ,

squalénti amíctum púrpura, regem corónat glóriæ.

Tressée d’épines aiguës, la couronne d’ignominie,

avec un haillon de pourpre, couronne le roi de gloire.

 

9. Molis crucem ter árduæ, sudans, anhélans, cóncidens,

ad montis usque vérticem gestáre vi compéllitur.

Trois fois sous le dur poids de la croix suant, haletant, il succombe;

jusqu’au sommet de la montagne, il est contraint de la porter.

 

10. Confíxus atro stípite inter sceléstos ínnocens,

orándo pro tortóribus, exsánguis efflat spíritum.

Cloué à l’affreux poteau, entre des scélérats, l’innocent,

priant pour ceux qui le torturent, n’ayant plus de sang, rend l’esprit.


11. Iesu, tibi sit glória, qui natus es de Vírgine,

cum Patre, et almo Spíritu, in sempitérna sǽcula. Amen.

Jésus, gloire soit à vous qui êtes né de la Vierge,

ainsi qu’au Père et à l’Esprit de vie, dans les siècles éternels. Ainsi soit-il.

Premier jour : Me voici encore à vos pieds, ô ma Mère ; et toujours pour obtenir la grâce que je sollicite depuis tant d’années ; mes espérances sont augmentées, mais, hélas ! ce ne sont que des espérances, je suis toujours dans le monde, toujours loin de vos saints asiles, et je ne vois pas même de route certaine pour y arriver. Je persiste, ô mon Dieu, à me soumettre sans réserve à votre sainte volonté ; je ne demandais que de la connaître. Eût-elle été opposée à mes vœux, sur le champ je m’y serais soumise, j’aurais renoncé à mes plus chers desseins, et je me serais fixée dans l’état où votre adorable Providence m’aurait retenue. Mais soyez-en loué à jamais, ô mon Dieu, votre miséricorde n’a point rejeté mes vœux ; votre oracle a parlé ; vous avez agréé mon sacrifice ; et il ne me reste qu’à attendre le moment que vous avez marqué. Je l’attends ô mon Dieu, et c’est avec autant de soumission que d’empressement : mais vous nous permettez de vous prier, et vous ne prenez point mes sollicitations pour des révoltes. Hâtez donc, ô mon Dieu, hâtez, précipitez cet heureux moment

 

 

Deuxième jour : Ô ma bonne Mère, joignez vos instances à celles d’un enfant que vous ne pouvez plus désavouer : jetez les yeux sur moi, voyez l’esclavage où je suis, l’agitation où je vis ; mes prières gênées, mes méditations coupées, mes dévotions contrariées ; voyez les affaires temporelles dont je suis assaillie ; voyez le monde, qui sème sous mes pas ses pompes, ses jeux, ses spectacles, ses conversations, ses délices, ses vanités, ses méchancetés, ses tentations, sans que je puisse ni fuir ni me détourner ; voyez les dangers que je cours, les épines sur lesquelles je marche, mes fautes, le peu de bien que je fais ; voyez mes désolations, mes tristesses, mes ennuis ; ayez pitié de moi ; obtenez-moi, enfin la sainte liberté des enfants de Dieu.

 

 

Troisième jour : Ne suis-je pas assez éprouvée, ne connaissez-vous pas à fond le vœu de mon cœur ; après tant d’années de constance ? Doutez-vous de ma résolution, m’avez-vous vue varier un seul instant, ne m’avez-vous pas toujours aperçue toute tournée vers la voix qui m’appelle, tendant à elle de toutes mes pensées, de tous mes désirs et de toutes mes forces ; soupirant sans cesse après le bonheur de la suivre ; fondant en larmes de me voir ainsi renvoyée d’année en année ; conjurant Dieu de toute la ferveur, et dans toute la sincérité de mon âme, de briser, enfin, mes liens ; vous pressant, vous sollicitant de m’aider à les rompre, employant pour vous y engager, l’intercession de vos plus chères filles ? N’ai-je pas connu assez le monde pour le détester à jamais, pour ne jamais le regretter ? J’ai considéré tant de fois, une à une, toutes les douceurs de cet état, auquel je veux renoncer ! Vous m’êtes témoin, ô mon Jésus, qu’il n’en est point que j’aie balancé à vous sacrifier. Vaines douceurs, douceurs pleines d’amertume, fussent-elles mille fois plus pures, je préfère le Calice de mon Sauveur. Ne me dites point, ma Sainte Mère, que je ne connais pas encore assez votre règle. Ah ! ne m’avez-vous pas vu la lire sans cesse, la méditer, la porter toujours sur moi, en faire mes délices ? Je ne me suis rien déguisé, abaissements, pauvreté, austérités de toutes espèces, privations de toutes sortes, solitude, délaissements, contradictions, humiliations, mépris, mauvais traitements, j’ai mis tout au pis ; rien ne m’a effrayée, j’ai comparé l’état de Princesse et l’état de Carmélite, et toujours j’ai prononcé que celui de Carmélite valait mieux que celui de Princesse ; et jamais ce jugement ne s’effacera de mon cœur ; j’ai vu, ô mon Jésus, j’ai soupesé la croix, dont je, vous prie de me charger. Ah ! que n’est-elle aussi pesante que la vôtre !

 

 

Quatrième jour : Ô ma bonne Mère, que faut-il donc de plus ? Mes jours se dissipent, mes années s’écoulent ; hélas ! que me restera-t-il à donner à Dieu ? Vos filles elles-mêmes ne me trouveront-elles pas trop âgée ? Ouvrez-moi donc enfin, ô ma Mère, ouvrez-moi la porte de votre maison, tracez-moi la route, frayez-moi le chemin, aplanissez-moi tout obstacle ; dès le premier pas, j’ai besoin de tous vos secours pour me déclarer à celui dont le consentement m’est nécessaire ; faites-moi naître une occasion favorable, préparez-moi son cœur, disposez-le à m’écouter, défendez-moi de sa tendresse, défendez-moi de la mienne, donnez-moi avec le courage de lui parler, des paroles persuasives qui vainquent toutes ses répugnances ; mettez-moi sur les lèvres ce que je dois lui dire, ce que je dois lui répondre ; parlez-lui vous-même pour moi, et répondez-moi pour lui. Vous obtîntes autrefois tant de grâces pour rompre les liens qui vous retenaient dans le monde ; vous en obtenez tant de pareilles pour vos filles ; intercédez donc aussi pour moi, ô ma Mère, et dites à mon cœur, avant que je sorte d’ici, que je puis parler quand je voudrai et que le cœur du Roi est incliné à mes vœux ; mais, ma sainte Mère, comment apprendra-t-il ma résolution ? Y consentira-t-il ? La verra-t-il s’exécuter sans être touché de Dieu, et sans retourner entièrement vers lui. Moi Carmélite et le Roi tout à Dieu. Quel bonheur ! Dieu le peut, Dieu le fera, ô ma sainte Mère, si vous le lui demandez. Hélas ! il le ferait même pour moi, si j’avais autant de foi que de désir ; ah ! je crois, ô mon Dieu, je crois, ô ma bonne Mère, présentez ma foi aux pieds de votre divin Epoux ; qu’elle croisse, qu’elle s’augmente entre vos mains, et qu’elle égale la vôtre ; et comme elle a mérité des miracles, après cela qu’aurais-je à désirer ? Mourir, et mourir Carmélite ; et laisser ici-bas toute ma famille dans le chemin du Ciel.

 

 

Cinquième jour : Mais s’il faut encore par quelque délai acheter de si grandes grâces ; ah ! du moins, ma sainte Mère, augmentez-en le pressentiment dans mon cœur ; faites-y luire le plein jour de la volonté de Dieu ; daignez sans cesse m’y certifier ma vocation, mais surtout ne me laissez pas perdre cet intervalle, quel qu’encore qu’il puisse être, aidez-moi à me défaire dès aujourd’hui de tous les attachements contraires à ma vocation. Hélas ! à quoi ne s’attache pas notre cœur, et presque toujours sans que nous nous doutions de l’attachement. Parents, amis, meubles, habits, bijoux, bonne chère, commodités, habitudes, consolations humaines : que sais-je ? Voyez, faites moi voir, arrachez-y tout ce que je ne dois pas porter chez vous. Ah ! n’épargnez rien au-dedans de moi ; mais au dehors, ma bonne Mère, retenez par vos instances les plus vives, ce bras terrible qui a déchiré mon âme par tant de funestes coups. Ô mon Dieu, conservez la Reine ; donnez-lui la consolation de me voir au nombre de ses chères carmélites ; conservez toute ma famille, conservez tous ceux que j’aime, ne m’en détachez que par votre grâce. Non, je ne serai pas rebelle, et je foulerai aux pieds toutes mes inclinations pour suivre votre voix. Mais, ô ma sainte Mère, pendant que je travaille à déraciner toutes mes anciennes attaches, ne permettez pas que j’en contracte de nouvelles ; protégez-moi contre toutes les occasions, contre tous les pièges qu’on me tend.

 

 

Sixième jour : À mesure que mon cœur se videra de toutes les pensées de la terre, il se remplira de celles de ma vocation, de celles du Ciel. Ô ma Mère, dilatez, étendez dans mon âme toutes les vertus religieuses ; que dès à présent j’en pratique tout ce qu’il m’est possible de pratiquer dans le monde ; donnez-moi des occasions fréquentes d’obéir, de me mortifier, de m’humilier, de me confondre avec mes inférieurs, de descendre au-dessous d’eux, de fouler aux pieds le monde et ses vanités, de glorifier Dieu sans respect humain, d’embrasser, sans honte, la croix de Jésus, de confesser hautement sa Religion et son Église, de renoncer à moi-même et à toutes mes affections, de goûter les contradictions, les délaissements, le défaut de consolations humaines ; de sentir le froid, le chaud, la faim, la lassitude , de me dépouiller de ma propre volonté, de me résigner à celle de Dieu ; de m’élever à lui ; de le prier, de converser avec lui, de l’aller visiter au pieds de ses autels ; de participer à sa Sainte-Table, d’entendre sa Parole, d’assister à ses saints offices. Multipliez toutes les occasions pareilles, et que je n’en perde pas une ; que partout, et dans les lieux les plus consacrés au monde, je porte un cœur crucifié, un cœur de Carmélite ; que toutes mes pensées soient dignes de vous.

 

 

Septième jour : Soyez sans cesse à mes côtés, ô ma sainte Mère, pour me dire, sans relâche, songez à votre vocation, il vous reste peu de temps, songez à former une Carmélite ; une Carmélite ne penserait pas, ne dirait pas, ne ferait pas cela. Ah ! qu’avec cette assistance, j’espérerais former en moi dès à présent, et au milieu même du monde, une parfaite Carmélite, à qui il ne manquerait que le cloître et l’habit. Daignez donc, ma sainte Mère, si vous voulez encore me laisser dans le monde, daignez ne me pas perdre un moment de vue ; veillez sur moi comme sur une de vos filles, soyez mon soutien, soyez ma sûre garde, soyez mon conseil assidu.

 

 

Huitième jour : Je vous recommande non seulement mon cœur pour y former toutes les vertus et toutes les perfections de votre règle, mais encore mon corps pour le mettre en état d’en soutenir les austérités ; je ne demande pas une santé parfaite, je veux ô ma sainte Mère, vous ressembler en tout point, je veux ressembler à Jésus-Christ, mon divin modèle, et porter sa croix en mon cœur et en mon corps jusqu’au dernier soupir. Ou souffrir ou mourir, sera ma devise, comme ce fut la vôtre ; mais qu’au milieu des douleurs et des infirmités, mon tempérament se fortifie, afin que sa faiblesse ne soit pas un obstacle à ma vocation, quand par la miséricorde de Dieu, tous les autres obstacles seront levés.

 

 

Neuvième jour : Mais tandis que je m’occupe de mon cœur, que je m’en propose les vertus, et que je m’y exerce, ne me laissez pas non plus, ô ma sainte Mère, négliger l’état où la Providence me retient encore, quelque court que doive être le temps qu’elle m’y retiendra. Suggérez-moi aussi tous les devoirs, obtenez-moi de les remplir ponctuellement avec autant d’exactitude, d’émulation, et de perfection, que si je devais être toute ma vie ce que je suis à présent ; multipliez aussi, sous mes mains, les occasions de faire le bien propre de cet état, le bien que je ne pourrai plus faire dans le cloître. Hélas ! qu’ai-je fait ici pour répondre à la Providence, et la justifier de m’avoir placée, et de m’avoir tenue plus de trente ans dans ce rang d’élévation ? Ô mon Dieu ! Remplissez le peu de jours qui me restent de cette grandeur, et que de leur plénitude soient comblés tous les vides de ma vie passée. Donnez-moi dans ce court espace de temps de servir la Religion, l’Église et l’État ; de tirer de la misère tous les malheureux, de soutenir, de ranimer, d’encourager la piété, de protéger l’innocence opprimée, d’imposer un silence éternel à la calomnie et à la médisance, de vous gagner toute ma maison, d’édifier toute la Cour ; et avant de m’enfermer pour travailler uniquement à mon salut, d’avoir procuré celui de tous ceux à qui l’élévation dont je descends m’aura donnée en spectacle. Ainsi soit-il.

Le pape Benoît XVI a lancé un appel à redécouvrir dans la loi naturelle le fondement de la coexistence démocratique pour éviter que les humeurs de la majorité ou des plus forts deviennent le critère du bien ou du mal... Encore un discours extrêmement important !

 
 
 
Lors d’une audience aux membres de la Commission théologique internationale, qui réunit des théologiens de haut niveau des cinq continents, le pape a affronté ce qu’il considère comme l’antidote au « relativisme éthique » : la loi naturelle. La loi naturelle est en effet la « norme écrite par le Créateur dans le cœur de l’homme », qui lui permet de distinguer le bien du mal. Aujourd’hui, en partie à cause de « facteurs d’ordre culturel et idéologique, la société civile et laïque se trouve dans une situation d’égarement et de confusion : on a perdu la preuve originelle des fondements de l’être humain et de son action éthique, et la doctrine de la loi morale naturelle se heurte à d’autres conceptions qui en sont la négation directe ». « Tout ceci a des conséquences énormes et graves dans l’ordre civil et social, a-t-il expliqué. Une conception positiviste du droit semble dominer chez de nombreux penseurs aujourd’hui ». « Selon eux, l’humanité, ou la société, ou en fait la majorité des citoyens, devient la source ultime de la loi civile », a-t-il constaté. « Le problème qui se pose n’est donc pas la recherche du bien mais celle du pouvoir, ou plutôt de l’équilibre des pouvoirs », a poursuivi le pape. « A la racine de cette tendance se trouve le relativisme éthique, dans lequel certains voient même l’une des principales conditions de la démocratie, car le relativisme garantirait la tolérance et le respect réciproque des personnes », a expliqué Benoît XVI. « Mais s’il en était ainsi, la majorité d’un instant deviendrait la source ultime du droit. L’histoire montre très clairement que les majorités peuvent se tromper », a souligné le pape. « La vraie rationalité n’est pas garantie par le consensus d’un grand nombre, MAIS UNIQUEMENT PAR LA TRANSPARENCE DE LA RAISON HUMAINE A LA RAISON CREATRICE ET L'ECOUTE COMMUNE DE CETTE SOURCE DE NOTRE RATIONALITE », a poursuivi le pape. « Lorsque sont en jeu les exigences fondamentales de la dignité de la personne humaine, de sa vie, de l’institution familiale, de l’équité de l’ordre social, c’est-à-dire les droits fondamentaux de l’homme, aucune loi faite par les hommes ne peut modifier la norme écrite par le Créateur dans le cœur de l’homme, sans que la société elle-même ne soit touchée de manière dramatique dans ce qui constitue sa base essentielle », a-t-il expliqué. La loi naturelle devient ainsi « la véritable garantie offerte à chacun pour vivre libre et respecté dans sa dignité, et protégé de toute manipulation idéologique, de toute décision arbitraire et abusive du plus fort », a souligné Benoît XVI. 

« Personne ne peut se soustraire à cet appel, a-t-il observé. Si en raison d’un obscurcissement tragique de la conscience collective, le scepticisme et le relativisme éthique parvenaient à effacer les principes fondamentaux de la loi morale naturelle, l’ordre démocratique lui-même serait blessé de manière radicale dans ses fondements ». Le pape estime que pour combattre cet obscurcissement « qui est une crise de la civilisation humaine avant d’être une crise de la civilisation chrétienne, il faut mobiliser toutes les consciences des hommes de bonne volonté, laïcs ou même appartenant à des religions différentes du christianisme, afin qu’ensemble et concrètement, ils s’engagent à créer, dans la culture et dans la société civile et politique, les conditions nécessaires pour que l’on prenne pleinement conscience de la valeur inaliénable de la loi morale naturelle ». Le pape a expliqué que « l’avancée des individus et de la société sur le chemin du progrès authentique en conformité avec la raison droite, qui est participation à la Raison éternelle de Dieu » dépend en effet du respect de la loi morale.




Lien : La loi morale naturelle dans la Catéchisme de l'Eglise Catholique

Les fidèles catholiques sont appelés à chercher de nouvelles voies pour la défense des droits de l’homme et la dignité de la personne, dépassant l’expérience d’Amnesty International, devenue incompatible avec la doctrine de l’Eglise.

 
 
 
Telle est l’invitation des évêques australiens aux fidèles, après que l’association avec son siège à Londres “a accompli un tournant qui exclut les membres catholiques, en imposant une nouvelle politique en faveur de l’avortement”. Le Président de la Conférence épiscopale, Mgr Philip Wilson, archevêque d’Adélaïde, dans un discours aux fidèles, a souligné que les évêques ont écouté avec une déception très grande ce pas d’Amnesty : “Et c’est avec grande douleur que nous devons vous aviser sur le fait que, à cause de ce changement, l’appartenance à Amnesty International n’est plus compatible avec les enseignements et le credo de l’Eglise sur un point important”, celui du droit à la vie. L’archevêque a rappelé combien par le passé entre l’Eglise et Amnesty il y a eu une collaboration, un appui réciproque, une solidarité et une estime. “Mais aujourd’hui Amnesty a adopté une position qui va contre la conception catholique de la dignité de la personne humaine et de la sacralité de la vie. Ceci a été très triste pour la population catholique, surtout pour de nombreux étudiants catholiques australiens, membres d’Amnesty”. L’évêque poursuit : “Après des évaluations attentives, nous exhortons les fidèles catholiques et tous ceux qui croient en la dignité de la personne humaine, de la conception à la mort naturelle, à trouver d’autres voies pour défendre les droits de l’homme”. Une des possibilités, a remarqué l’archevêque, est donnée par une nouvelle organisation formée à Sydney par des étudiants catholiques sortis d’Amnesty et appelée “Benenson Society”, justement du nom de Peter Benenson, l’avocat catholique qui fonda Amnesty International. La nouvelle association est ouverte à tous ceux qui entendent défendre les droits et la dignité de l’homme, en luttant contre les injustices et par solidarité avec les personnes discriminées et les opprimés, en harmonie avec les enseignements de l’Eglise.
 

« La contemplation du visage du Christ ne peut s'arrêter à son image de crucifié. Il est le Ressuscité ! » (Novo Millenio Ineunte). Depuis toujours, le Rosaire exprime cette conscience de la foi, invitant le croyant à aller au-delà de l'obscurité de la Passion, pour fixer son regard sur la gloire du Christ dans la Résurrection et dans l'Ascension. En contemplant le Ressuscité, le chrétien redécouvre les raisons de sa propre foi (cf. 1Co 15,14), et il revit la joie non seulement de ceux à qui le Christ s'est manifesté – les Apôtres, Marie-Madeleine, les disciples d'Emmaüs –, mais aussi la joie de Marie, qui a dû faire une expérience non moins intense de la vie nouvelle de son Fils glorifié. À cette gloire qui, par l'Ascension, place le Christ à la droite du Père, elle sera elle-même associée par l'Assomption, anticipant, par un privilège très spécial, la destinée réservée à tous les justes par la résurrection de la chair. Enfin, couronnée de gloire – comme on le voit dans le dernier mystère glorieux –, elle brille comme Reine des Anges et des Saints, anticipation et sommet de la condition eschatologique de l'Église.

Dans le troisième mystère glorieux, le Rosaire place au centre de ce parcours glorieux du Fils et de sa Mère
la Pentecôte, qui montre le visage de l'Église comme famille unie à Marie, ravivée par l'effusion puissante de l'Esprit et prête pour la mission évangélisatrice. La contemplation de ce mystère, comme des autres mystères glorieux, doit inciter les croyants à prendre une conscience toujours plus vive de leur existence nouvelle dans le Christ, dans la réalité de l'Église, existence dont la scène de la Pentecôte constitue la grande “icône”. Les mystères glorieux nourrissent ainsi chez les croyants 
l'espérance de la fin eschatologique vers laquelle ils sont en marche comme membres du peuple de Dieu qui chemine à travers l'histoire. Ceci ne peut pas ne pas les pousser à témoigner avec courage de cette « joyeuse annonce » qui donne sens à toute leur existence.


Extrait de la Lettre Apostolique "Rosarium Virginis Mariae", par Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II

Les Évangiles donnent une grande importance aux mystères douloureux du Christ. Depuis toujours la piété chrétienne, spécialement pendant le Carême à travers la pratique du chemin de Croix, s'est arrêtée sur chaque moment de la Passion, comprenant que là se trouve le point culminant de la révélation de l'amour et que là aussi se trouve la source de notre salut. Le Rosaire choisit certains moments de la Passion, incitant la personne qui prie à les fixer avec le regard du cœur et à les revivre. Le parcours de la méditation s'ouvre sur Gethsémani, où le Christ vit un moment particulièrement angoissant, confronté à la volonté du Père face à laquelle la faiblesse de la chair serait tentée de se rebeller. À ce moment-là, le Christ se tient dans le lieu de toutes les tentations de l'humanité et face à tous les péchés de l'humanité pour dire au Père : « Que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse, mais la tienne ! » (Lc 22, 42 par). Son “oui” efface le “non” de nos premiers parents au jardin d'Eden. Et ce qu'il doit lui en coûter d'adhérer à la volonté du Père apparaît dans les mystères suivants, la flagellation, le couronnement d'épines, la montée au Calvaire, la mort en croix, par lesquels il est plongé dans la plus grande abjection : Ecce homo ! 

Dans cette abjection se révèle non seulement l'amour de Dieu mais le sens même de l'homme. 
Ecce homo : qui veut connaître l'homme doit savoir en reconnaître le sens, l'origine et l'accomplissement dans le Christ, Dieu qui s'abaisse par amour « jusqu'à la mort, et à la mort sur une croix » (Ph 2,8). Les mystères douloureux conduisent le croyant à revivre la mort de Jésus en se mettant au pied de la croix, près de Marie, pour pénétrer avec elle dans les profondeurs de l'amour de Dieu pour l'homme et pour en sentir toute la force régénératrice.


Extrait de la Lettre Apostolique "Rosarium Virginis Mariae", par Sa Sainteté le pape Jean-Paul II 

 

Le premier cycle, celui des “mystères joyeux”, est effectivement caractérisé par la joie qui rayonne de l'événement de l'Incarnation. Cela est évident dès l'Annonciation où le salut de l'Ange Gabriel à la Vierge de Nazareth rappelle l'invitation à la joie messianique : « Réjouis-toi, Marie ». Toute l'histoire du salut, bien plus en un sens, l'histoire même du monde, aboutit à cette annonce. En effet, si le dessein du Père est de récapituler toutes choses dans le Christ (cf.Ep 1,10), c'est l'univers entier qui, d'une certaine manière, est touché par la faveur divine avec laquelle le Père se penche sur Marie pour qu'elle devienne la Mère de son Fils. À son tour, toute l'humanité se trouve comme contenue dans le fiat par lequel elle correspond avec promptitude à la volonté de Dieu. 

C'est une note d'exultation qui marque la scène de la rencontre avec Élisabeth, où la voix de Marie et la présence du Christ en son sein font que Jean « tressaille d'allégresse » (cf. 
Lc 1,44). Une atmosphère de liesse baigne la scène de Bethléem, où la naissance de l'Enfant divin, le Sauveur du monde, est chantée par les anges et annoncée aux bergers justement comme « une grande joie » (Lc 2, 10). Mais, les deux derniers mystères, qui conservent toutefois cette note de joie, anticipent les signes du drame. En effet, la présentation au temple, tout en exprimant la joie de la consécration et en plongeant le vieillard Syméon dans l'extase, souligne aussi la prophétie du « signe en butte à la contradiction » que sera l'Enfant pour Israël et de l'épée qui transpercera l'âme de sa Mère (cf. Lc 2, 34-35).

L'épisode de Jésus au temple, lorsqu'il eut douze ans, est lui aussi tout à la fois joyeux et dramatique. Il se dévoile là dans sa divine sagesse tandis qu'il écoute et interroge; et il se présente essentiellement comme celui qui “enseigne”. La révélation de son mystère de Fils tout entier consacré aux choses du Père est une annonce de la radicalité évangélique qui remet en cause les liens même les plus chers à l'homme face aux exigences absolues du Royaume. Joseph et Marie eux-mêmes, émus et angoissés, « ne comprirent pas » ses paroles (
Lc2,50). Méditer les mystères “joyeux” veut donc dire entrer dans les motivations ultimes et dans la signification profonde de la joie chrétienne. Cela revient à fixer les yeux sur la dimension concrète du mystère de l'Incarnation et sur une annonce encore obscure et voilée du mystère de la souffrance salvifique. Marie nous conduit à la connaissance du secret de la joie chrétienne, en nous rappelant que le christianisme est avant tout euangelion, “bonne nouvelle”, dont le centre, plus encore le contenu lui-même, réside dans la personne du Christ, le Verbe fait chair, l'unique Sauveur du monde.

Extrait de la Lettre Apostolique "Rosarium Virginis Mariae", par Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II


Passant de l'enfance de Jésus et de la vie à Nazareth à sa vie publique, nous sommes amenés à contempler ces mystères que l'on peut appeler, à un titre spécial, “mystères de lumière”. En réalité, c'est tout le mystère du Christ qui est lumière. Il est la « lumière du monde » (Jn 8,12). Mais cette dimension est particulièrement visible durant les années de sa vie publique, lorsqu'il annonce l'Évangile du Royaume. Si l'on veut indiquer à la communauté chrétienne cinq moments significatifs – mystères “lumineux” – de cette période de la vie du Christ, il me semble que l'on peut les mettre ainsi en évidence: 1. au moment de son Baptême au Jourdain, 2. dans son auto-révélation aux noces de Cana, 3. dans l'annonce du Royaume de Dieu avec l'invitation à la conversion, 4. dans sa Transfiguration et enfin 5. dans l'institution de l'Eucharistie, expression sacramentelle du mystère pascal.

Chacun de ces mystères est 
une révélation du Royaume désormais présent dans la personne de Jésus.

Le Baptême au Jourdain est avant tout un mystère de lumière. En ce lieu, alors que le Christ descend dans les eaux du fleuve comme l'innocent qui se fait “péché” pour nous (cf. 2 
Co 5, 21), les cieux s'ouvrent, la voix du Père le proclame son Fils bien-aimé (cf. Mt 3, 17 par), tandis que l'Esprit descend sur Lui pour l'investir de la mission qui l'attend. Le début des signes à Cana est un mystère de lumière (cf. Jn2, 1-12), au moment où le Christ, changeant l'eau en vin, ouvre le cœur des disciples à la foi grâce à l'intervention de Marie, la première des croyantes. C'est aussi un mystère de lumière que la prédication par laquelle Jésus annonce l'avènement du Royaume de Dieu et invite à la conversion (cf. Mc 1,15), remettant les péchés de ceux qui s'approchent de Lui avec une foi humble (cf. Mc 2, 3- 13; Lc 7, 47-48); ce ministère de miséricorde qu'il a commencé, il le poursuivra jusqu'à la fin des temps, principalement à travers le sacrement de la Réconciliation, confié à son Église (cf. Jn 20, 22-23). La Transfiguration est le mystère de lumière par excellence. Selon la tradition, elle survint sur le Mont Thabor. La gloire de la divinité resplendit sur le visage du Christ, tandis que, aux Apôtres en extase, le Père le donne à reconnaître pour qu'ils “l'écoutent” (cf. Lc 9,35 par) et qu'ils se préparent à vivre avec Lui le moment douloureux de la Passion, afin de parvenir avec Lui à la joie de la Résurrection et à une vie transfigurée par l'Esprit Saint. Enfin, c'est un mystère de lumière que l'institution de l'Eucharistie dans laquelle le Christ se fait nourriture par son Corps et par son Sang sous les signes du pain et du vin, donnant “jusqu'au bout” le témoignage de son amour pour l'humanité (Jn 13,1), pour le salut de laquelle il s'offrira en sacrifice.

Dans ces mystères, à l'exception de Cana,
 Marie n'est présente qu'en arrière-fond. Les Évangiles ne font que quelques brèves allusions à sa présence occasionnelle à un moment ou à un autre de la prédication de Jésus (cf. Mc 3,31-35; Jn 2,12), et ils ne disent rien à propos de son éventuelle présence au Cénacle au moment de l'institution de l'Eucharistie. Mais la fonction qu'elle remplit à Cana accompagne, d'une certaine manière, tout le parcours du Christ. La révélation qui, au moment du Baptême au Jourdain, est donnée directement par le Père et dont le Baptiste se fait l'écho, est sur ses lèvres à Cana et devient la grande recommandation que la Mère adresse à l'Église de tous les temps: « Faites tout ce qu'il vous dira » (Jn 2, 5). C'est une recommandation qui nous fait entrer dans les paroles et dans les signes du Christ durant sa vie publique, constituant le fond marial de tous les “mystères de lumière”.


Extrait de la Lettre Apostolique "Rosarium Virginis Mariae", par Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II

 

Les Anges sont des créatures merveilleuses que Dieu a mis à nos côtés pour nous accompagner vers le Ciel, pour nous aider à gravir les degrés de l’échelle de la perfection, de la communion toujours plus intime avec la Très Sainte Trinité. Ils « montent » et « descendent » ces degrés pour conduire l’homme à l’Amour infini, à l’Océan sans limites de son origine où tout est plénitude de grâce. Les Anges viennent de là et n’ont d’autre intérêt que d’aimer Dieu et de Le faire aimer par les hommes pour les amener tous à participer à la fête avec Lui...

 
 
 
 
Le jour précisément de la fête des Saints Archanges Michel, Gabriel et Raphaël, le Pape Benoît XVI nous a expliqué la « véritable nature » des Anges : c’est « l’existence, en vue de Lui-même et pour Lui-même ». En outre, le Pape déclare : « les Anges, « précisément parce qu’ils sont auprès de Dieu, peuvent être aussi très proches de l’homme. Dieu, en effet, est plus intime à chacun de nous que nous ne pouvons l’être nous-mêmes. Les Anges parlent à l’homme de ce qui constitue son être même, de ce qui, dans sa vie est trop souvent caché et enseveli. Ils l’appellent à rentrer en lui-même, en le touchant de la part de Dieu » (Benoît XVI, homélie de la Messe du 29 septembre 2007). Les Anges, pourrions-nous dire en utilisant une expression humaine, s’approchent de nous « sur la pointe des pieds », ils nous encouragent et attendent patiemment que nous nous décidions en faveur du Seigneur ; ils n’exercent envers nous aucune « ingérence », ils n’interfèrent d’aucune manière dans notre liberté qu’ils respectent en tout et pour tout. Si nous voulons rester fermés à leur présence, ils se mettront de côté ; mais, en revanche, si nous demandons leur aide, alors ils ne tarderont pas à nous secourir parce que c’est là leur joie : nous aider à trouver toujours plus Jésus en nous-mêmes et dans nos frères, pour Le servir, pour L’aimer comme eux : de tout notre être ! L’existence des Anges nous est révélée par Dieu lui-même, et se manifeste dans toute la Sainte Ecriture. Dès notre enfance, notre Sainte Mère l’Eglise nous a enseigné la belle prière à adresser à notre Ange Gardien, prière dans laquelle nous demandons chaque jour à notre compagnon céleste « de nous éclairer, de nous garder, de nous diriger et de nous guider », en reconnaissant que cette action est un don de la « piété céleste », de la miséricorde divine ! Saint Bernard, à propos de cette protection angélique déclare : « Il donnera ordre à ses Anges de te garder dans toutes tes voies. Quelle révérence ces paroles ne doivent-elles pas susciter en toi, quelle dévotion ne doivent-elles pas t’apporter, quelle confiance ne doivent-elles pas mettre en toi ! Révérence pour la présence, dévotion pour la bienveillance, confiance pour la protection. Ils sont donc présents, et ils te sont présents, non seulement avec toi, mais aussi pour toi. Ils sont présents pour te protéger, ils sont présents pour t’être utiles ». Pourquoi donc parle-t-on si peu des Anges aux baptisés, et pourquoi recourt-on si rarement à leur aide pour vaincre les passions, et avancer dans la voie de la sainteté ? Pourquoi oublie-t-on si souvent d’en parler dans nos écrits, dans nos conférences, dans les homélies ou dans la catéchèse. Pourquoi accorde-t-on si peu d’attention aux Anges ? Les Saints nous enseignent, à partir de leur vie, un grand amour envers les Saints Anges. Combien de pages merveilleuses a écrit à leur sujet le « Docteur Angélique » par exemple, Saint Thomas d’Aquin ! Mais, en réalité, pour alimenter la dévotion envers les Anges, il suffit d’ouvrir la Sainte Ecriture, et en particulier le Nouveau testament, et redécouvrir que c’est précisément à un Ange, Saint Gabriel, qu’a été confiée la mission d’apporter l’Annonce qui nous a tous sauvés, parce que la Vierge Marie a répondu « oui », « fiat » ! Il est beau de contempler tout cela dans la prière de l’Angélus : « Angelus Domini nuntiavit Mariae » ! On ne peut imaginer quelle fut la gratitude da la jeune Marie de Nazareth, quand un Ange est venu pour l’aider à découvrir le Mystère le plus grand de l’Amour de Dieu : l’Incarnation du Verbe !
 
C’est seulement ceux qui sont humbles qui peuvent comprendre les Anges, créatures les plus humbles de Dieu. Les Anges, avec à leur tête Saint Michel Archange, dont le nom veut sire « Qui est comme Dieu », nous rappellent que nous ne sommes rien sans Dieu, que notre grandeur réside uniquement en Dieu, et que Dieu se fait trouver par les petits, par ceux qui deviennent des enfants, les seuls qui soient capables d’entrer dans son royaume (cf : Matthieu 18, 3) ! Ce sont eux précisément les plus grands alliés des Anges, et, dès les toutes premières années de leur vie, ils devraient entendre parler de ces créatures célestes, en apprenant à les prier. Les enfants sont en effet les collaborateurs les plus dociles des Anges. Car leur esprit est encore ouvert au mystère, sensible au « toucher » des Anges ; leur esprit est simple et non pas compliqué comme celui des « grands », qui ont eu honte de rester des « enfants » dans leur coeur, et qui ont ainsi perdu le trésor le plus grand, celui de leur innocence. Les Anges veulent nous aider à la retrouver, et c’est pour cela que, dans notre vie ils nous font rencontrer de nombreux « enfants », non seulement les petits par leur âge, mais aussi les « petits » par leur humilité, pour faire renaître en nous la nostalgie de Dieu, qui aime révéler Son Visage à travers eux précisément !
 

« Il a commandé à ses Anges à ton sujet » (Psaume 90, 11). Bonté insigne ! Tendresse de charité vraiment admirable ! Par qui ce commandement a-t-il été fait ? A qui, et pour qui ? Et quel est-il ? Appliquons-nous, mes frères, à méditer cet ordre si important, ayons soin de ne pas l’oublier. Qui a commandé ? A qui les Anges appartiennent-ils ? A qui obéissent-ils ? De qui exécutent-ils la volonté ? « Il a commandé à ses Anges à ton sujet, de te garder dans toutes tes voies » (Ibidem). Et ils ne diffèrent pas, ils vous portent même entre leurs mains. C’est donc la souveraine majesté qui commande aux Anges, et à ses Anges, à ces esprits sublimes, aussi heureux que proches de Dieu, unis à lui et ses vrais familiers. Il les charge de nous. […] Combien cette parole doit-elle vous imprimer de respect, vous inspirer de dévotion, vous communiquer de confiance ; de respect, à cause de leur présence; de dévotion, à cause de leur bonté; de confiance, à cause de leur protection ! Marchez avec circonspection, puisque les Anges d’après l’ordre qu’ils ont reçu, vous accompagnent dans toutes vos voies. En quelque logis, en quelque endroit retiré que vous soyez, portez respect à votre Ange. Oseriez-vous devant lui ce que vous n’oseriez pas devant moi ? Ou doutez-vous de sa présence, parce que vous ne le voyez pas ? Que feriez-vous si vous l’entendiez, si vous le touchiez, si vous le sentiez ? Remarquez que ce n’est pas seulement au moyen de la vue qu’on est assuré de la présence des choses. Ainsi donc, mes frères, aimons-les en Dieu d’une tendre affection, ces Anges de Dieu avec qui nous devons être un jour héritiers de son Royaume, et que notre Père céleste a placés auprès de nous pendant cette vie, en qualité de guides et de protecteurs. Que craindrions-nous avec de tels gardiens ? Ils ne peuvent être ni vaincus ni trompés par nos ennemis, et ils peuvent encore moins nous tromper, eux qui nous gardent dans toutes nos voies. Ils sont fidèles, ils sont prudents, ils sont puissants, que redoutons-nous ? Suivons-les seulement; attachons-nous à eux, et demeurons ainsi sous la protection du Dieu du ciel. Toutes les fois que vous vous sentez pressés par une violente tentation et que vous êtes menacés d’une grande épreuve, invoquez celui qui est votre gardien, votre guide, votre « aide au temps du besoin, dans la tribulation » (Psaume 9, 10). Criez vers lui et dites : « Seigneur, sauvez-nous, nous périssons » (Matthieu 8, 25).

 

Sermon de Saint Bernard, abbé (Sermons sur le ps. 90, 12, 4-9: PL 183, 232-235 et SBO 4, 459-462)

1. Ætérne Rector síderum, qui, quidquid est, poténtia

magna creásti, nec regis minóre providéntia:

Maître éternel des astres, qui, avec une grande puissance,

avez créé tout ce qui est, et le gouvernez avec une égale providence,

 

2. Adésto supplicántium tibi reórum coétui,

lucísque sub crepúsculum lucem novam da méntibus.

Soyez présent à cette assemblée de pécheurs qui vous supplient

et, à l’aurore de ce jour, donnez à nos âmes une lumière nouvelle.

 

3. Tuúsque nobis Angelus eléctus ad custódiam,

hic adsit; a contágio ut críminum nos prótegat.

Que votre ange député à notre garde nous assiste,

qu’il nous protège de la contagion des crimes.

 

4. Nobis dracónis ǽmuli versútias extérminet;

ne rete frauduléntiæ incáuta nectat péctora.

Qu’il anéantisse les ruses du serpent jaloux,

de peur que les rets de son astuce n’enlacent nos cœurs imprudents.

 

5. Metum repéllat hóstium nostris procul de fínibus;

pacem procúret cívium, fugétque pestiléntiam.

Qu’il refoule la crainte des ennemis loin de nos frontières,

qu’il assure la paix des citoyens et mette en fuite toute pestilence.

 

6. Deo Patri sit glória, qui, quos redémit Fílius,

Et Sanctus unxit Spíritus, Per Angelos custódiat. Amen.

A Dieu le Père soit la gloire; que par les Anges il garde

ceux qu’a rachetés le Fils et qu’a oints le Saint-Esprit. Amen.

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