"Mon Dieu ! Trinité Bienheureuse, je désire vous aimer et vous faire aimer, travailler à la glorification de la Sainte Église en sauvant les âmes qui sont sur la terre et délivrant celles qui souffrent dans le Purgatoire. Je désire accomplir parfaitement votre volonté et arriver au degré de gloire que vous m'avez préparé dans votre royaume, en un mot, je désire être Sainte, mais je sens mon impuissance et je vous demande, ô mon Dieu, d'être vous-même ma Sainteté. Puisque vous m'avez aimé jusqu'à me donner votre Fils unique pour être mon Sauveur et mon Époux, les trésors infinis de ses mérites sont à moi, je vous les offre avec bonheur, vous suppliant de ne me regarder qu'à travers la Face de Jésus et dans son Cœur brûlant d'Amour. Je vous offre encore tous les mérites des Saints (qui sont au Ciel et sur la terre) leurs actes d'Amour et ceux des Saints Anges ; enfin je vous offre, ô bienheureuse Trinité, l'Amour et les mérites de la Sainte Vierge, ma Mère chérie, c'est à elle que j'abandonne mon offrande la priant de vous la présenter. 

Son divin Fils, mon Epoux Bien-Aimé, aux jours de sa vie mortelle, nous a dit : « Tout ce que vous demanderez à mon Père, en mon Nom, il vous le donnera ! » Je suis donc certaine que vous exaucerez mes désirs ; je le sais, ô mon Dieu ! (plus vous voulez donner, plus vous faites désirer). Je sens en mon cœur des désirs immenses et c'est avec confiance que je vous demande de venir prendre possession de mon âme. Ah ! je ne puis recevoir la Sainte Communion aussi souvent que je le désire, mais, Seigneur, n'êtes-vous pas Tout-Puissant ?... Restez en moi, comme au tabernacle, ne vous éloignez jamais de votre petite hostie...
  
Je voudrais vous consoler de l'ingratitude des méchants et je vous supplie de m'ôter la liberté de vous déplaire, si par faiblesse je tombe quelquefois qu'aussitôt votre Divin Regard purifie mon âme consumant toutes mes imperfections, comme le feu qui transforme toute chose en lui-même... Je vous remercie, ô mon Dieu ! de toutes les grâces que vous m'avez accordées, en particulier de m'avoir fait passer par le creuset de la souffrance. C'est avec joie que je vous contemplerai au dernier jour portant le sceptre de la Croix ; puisque vous avez daigné me donner en partage cette Croix si précieuse, j'espère au Ciel vous ressembler et voir briller sur mon corps glorifié les sacrés stigmates de votre Passion...
  
Après l'exil de la terre, j'espère aller jouir de vous dans la Patrie, mais je ne veux pas amasser de mérites pour le Ciel, je veux travailler pour votre seul Amour, dans l'unique but de vous faire plaisir, de consoler votre Cœur Sacré et de sauver des âmes qui vous aimeront éternellement. Au soir de cette vie, je paraîtrai devant vous les mains vides, car je ne vous demande pas, Seigneur, de compter mes œuvres. Toutes nos justices ont des taches à vos yeux. Je veux donc me revêtir de votre propre Justice et recevoir de votre Amour la possession éternelle de Vous-même. Je ne veux point d'autre Trône et d'autre Couronne que Vous, ô mon Bien-Aimé !
  
À vos yeux le temps n'est rien, un seul jour est comme mille ans, vous pouvez donc en un instant me préparer à paraître devant vous... Afin de vivre dans un acte de parfait Amour, je m'offre comme victime d'holocauste à votre amour miséricordieux, vous suppliant de me consumer sans cesse, laissant déborder en mon âme les flots de tendresse infinie qui sont renfermés en vous et qu'ainsi je devienne martyre de votre amour, ô mon Dieu. Que ce martyr après m'avoir préparée à paraître devant vous, me fasse enfin mourir, et que mon âme s'élance sans retard dans l'éternel embrassement de Votre Miséricordieux Amour... Ô mon Bien-Aimé, à chaque battement de mon cœur, vous renouveler cette offrande un nombre infini de fois jusqu'à ce que les ombres s'étant évanouies, je puisse vous redire mon Amour dans un Face à Face Éternel !"


 

Par Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face, le 9 juin 1895, fête de la Très Sainte Trinité

Indulgence partielle de 300 jours pour les fidèles récitant d'un coeur contrit et avec dévotion cette offrande
Indulgence plénière accordée aux conditions ordinaires si cet acte est récité tous les jours pendant un mois
Donné à Rome, à la Sacrée Pénitencerie Apostolique, le 31 juillet 1923

Séraphins ardents, embrasez-moi;

Chérubins très sages, enseignez-moi;

Trônes suprêmes, pacifiez-moi;

Dominations très élevées, commandez-moi;

Vertus célestes, fortifiez-moi;

Puissances invincibles, défendez-moi;

Principautés souveraines, gouvernez-moi;

Archanges très nobles, conduisez-moi;

Anges très saints, gardez-moi, afin que je puisse servir, bénir et glorifier la Très Sainte Trinité maintenant et dans tous les siècles. Amen.

Le pape Urbain IV (1195-1264) : « Il y a un rite pieux selon lequel, contre les dangers que court le monde, on récite... l'Ave Maria autant de fois qu'il y a de psaumes de David, en faisant précéder chaque dizaine d'une oraison dominicale... Avec notre autorité apostolique, nous approuvons ce psautier de la Vierge Marie ».

 

La Vierge Marie au Bienheureux Alain de la Roche (1428-1475) : « Le Rosaire sera une arme très puissante contre l'Enfer; il détruira le vice, délivrera du péché et démasquera l'hérésie ».

 

Grégoire XIII (1502-1585) : « Le Rosaire est un moyen donné par le Ciel pour apaiser la colère de Dieu ».

Adrien VI (1459-1523) : « Le Rosaire est le fouet des démons ».

 

Grégoire XIV (1535-1591) : « Le Rosaire est le moyen merveilleux pour détruire le péché et recouvrer la grâce ».

 

Saint Charles Borromée (1538-1584) : « Le Rosaire est la plus divine des prières après le Saint Sacrifice de la Messe ».

 

Paul V (1550-1621) : « Le Rosaire est le trésor des grâces ».

 

Benoît XIII (1649-1730) : « Le Rosaire est le remède souverain aux erreurs et aux vices ».

Pie IX (1792-1878) : « Grande est la force d'une armée qui tient en main non l'épée mais le Rosaire ».

Léon XIII (1801-1903), surnommé « le pape du Rosaire », disait : « Le Rosaire est l'expression la plus accomplie de la piété chrétienne ». « [...] entre les diverses formules et manières d'honorer la divine Marie, il en est qu'il faut préférer, puisque nous savons qu'elles sont plus puissantes et plus agréables à notre Mère; et c'est pourquoi Nous Nous plaisons à désigner en particulier et à recommander tout spécialement le Rosaire. »

 

Pie X (1835-1914) : « Le Rosaire est, de toutes les prières, la plus belle, la plus riche en grâces, celle qui touche le plus le Cœur de la Mère de Dieu [...] Si vous voulez que la paix règne dans vos foyers, récitez-y le chapelet en commun » (Testament).

 

Bienheureux Bartolo Longo (1841-1926) : « Ô Rosaire béni par Marie, douce chaîne qui nous relie à Dieu, lien d'amour qui nous unit aux Anges, tour de sagesse face aux assauts de l'enfer, havre de sécurité dans le naufrage commun, nous ne te lâcherons plus ». 

 

Pie XI (1857-1939) à Mgr Richaud, évêque de Laval : « Dites à vos prêtres qu'ils prient beaucoup. Tant que le pape n'a pas dit son Rosaire, sa journée n'est pas finie ».

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (1873-1897) : « Par le Rosaire, on peut tout obtenir. Selon une gracieuse comparaison, c'est une longue chaîne qui relie le Ciel et la terre : une des extrémités est entre nos mains et l'autre dans celles de la Sainte Vierge ».

 

Pie XII (1876-1958) : « Nous estimons que le Saint Rosaire est le moyen le plus efficace et le meilleur pour obtenir l'aide maternelle de la Vierge ». « La récitation même de formules identiques, tant de fois répétées, loin de rendre cette prière stérile et ennuyeuse, possède au contraire l'admirable vertu d'inculquer la confiance à celui qui prie et de faire une douce violence au Cœur maternel de Marie. »

 

Saint Padre Pio (1887-1968) : « Il est la synthèse de notre Foi, l'explosion de notre charité, le soutien de notre Espérance ». 

Sœur Lucie de Fatima (1907-2005) : « La décadence qui existe dans le monde est sans nul doute la conséquence du manque de prière. Ce fut en prévision de cette désorientation que la Vierge a recommandé avec tant d'insistance la récitation du chapelet. Et comme le chapelet est, après la sainte liturgie eucharistique, la prière la plus propre à conserver la foi dans les âmes, le démon a déchaîné sa lutte contre lui. Malheureusement, nous voyons les désastres qu'il a causés. (…) Nous ne pouvons et nous ne devons pas nous arrêter ni laisser, comme dit Notre Seigneur, les fils des ténèbres être plus avisés que les fils de la Lumière. Le rosaire est l'arme la plus puissante pour nous défendre sur le champ de bataille ». 

Jean-Paul II (1920-2005) : « Le Rosaire est ma prière préférée »

 

Benoît XVI (1927-      ) : voir ici

Ce qui suit est une histoire (vraie ?) circulant d’abbayes en abbayes… A diffuser !

 
 
 
 
Saint Pierre, gardien du Paradis, reçoit un jour dans son bureau la visite du Père Eternel :
- Alors Saint Pierre, tout se passe bien ?
- Oh oui mon Dieu ! Vraiment, vraiment, je fais bien attention et tous ceux qui entrent le méritent !
- Bien… bien… si cela ne vous dérange pas, j’aimerais jeter un petit coup d’œil sur vos registres !
 
Le Père ouvre le dernier registre tenu par Saint Pierre, l’examine, fronce les sourcils, referme le registre et se tourne d’un air menaçant vers Saint Pierre :
- Mais ça ne va pas du tout ça… Vous avez laissé entrer des gens qui ne méritaient pas d’entrer au Paradis !!! Soyez plus vigilant, je repasserai la semaine prochaine !
 
Mais Saint Pierre ne reconnaît même pas les noms que le Père a pointé sur le registre, il n’y comprend rien ! Pendant la semaine suivante, Saint Pierre redouble de vigilance… il ne veut surtout pas perdre sa place ! Lorsque le Père revient, il est serein…
- Alors Saint Pierre, tout s’est bien passé ? (Il ouvre le registre)
- Oh oui mon Dieu ! Cette semaine je les ai tous passé au peigne fin !
- Mais ça ne va pas du tout ! Saint Pierre, votre travail est lamentable ! Dans ma grande miséricorde je vous pardonne une nouvelle fois… mais que cela ne se reproduise plus !
 
Saint Pierre est effondré… Que se passe-t-il ? Pourquoi depuis quelques semaines, en dépit de la grâce que Dieu lui a donné, des âmes entrent au Paradis sans qu’il s’en rende compte ! Il sort de son bureau, se promène dans le Paradis, sent une main se poser doucement sur son épaule… Il se retourne : c’est Jésus.
- Alors Saint Pierre, tout se passe bien ?
- Oh non, oh non… votre Papa va bientôt me mettre à la porte si je ne trouve pas une solution… je laisse entrer des âmes qui ne le méritent pas !
 
Jésus se met à sourire et regardant Saint Pierre, lui murmure :
- Ah Saint Pierre, vous n’avez donc pas encore compris ? Suivez-moi…
 
Après quelques minutes de marche, ils atteignent le mur d’enceinte du Paradis, et Jésus s’arrête en souriant… Saint Pierre, regardant vers le haut du mur comprend tout : la Vierge Marie est là, assise sur le haut du mur, elle tend son chapelet de l'autre côté et remonte les âmes qui s’y accrochent… C’est de cette manière que tant d’âme ont trouvé le chemin vers le Paradis… vers le Père qui les voyant arriver ainsi toutes entourées de l’amour de Marie, les a accueilli dans la Vie éternelle !

Cette dévotion, approuvée par l'Eglise depuis 1851, est enrichie de nombreuses indulgences. Outre les indulgences plénières à gagner aux conditions ordinaires, il y a cent jours d'indulgence pour chaque jour qu'on porte sur soi ce chapelet, ou seulement que l'on baise la médaille des Saints Anges qui y est fixée. Récitons ce Chapelet avec ferveur, afin de mériter du Glorieux Archange Saint Michel une protection spéciale pour l'Eglise, notre patrie, nous-mêmes et nos familles...

 

 

 

 

 

Le Chapelet :

Après avoir baisé pieusement la médaille représentant Saint Michel Archange terrassant le Dragon, on récite le « Deus in adjutorium. Intende laborantium. Ad doloris remedieum. Festina in auxilium. Ut chorus noster psaltere. Possit et laudes dicere. Tibi, christe, rex gloriae ; Gloria tibi domine. » et le « Gloria Patri ».  Le Chapelet est composé ensuite de quatre grains correspondant à quatre « Notre Père », destinés à honorer  les trois  Archanges : Michel, Raphaël, Gabriel, auquel on associe  son propre ange gardien. Le corps du chapelet est composé de neuf fois trois grains correspondant chacun à un « Je vous salue Marie ». Chacune des triades est séparé par un grain isolé correspondant à un « Notre Père ». La division du Chapelet des Anges en neuf parties correspond à la hiérarchie des Neuf Chœurs  des Anges.

 

 

 

 

 

 

Salutations Angéliques :

Au premier Chœur des Anges

Par l'intermédiaire de Saint Michel et du Chœur céleste des Séraphins, que le Seigneur nous rende dignes d'être enflammés d'une parfaite charité. Ainsi soit-il.

 

Au deuxième Chœur des Anges

Par l'intercession de Saint Michel et du Chœur céleste des Chérubins, que le Seigneur nous fasse la grâce d'abandonner la voie du péché et de courir dans celle de la perfection chrétienne. Ainsi soit-il.

 

Au troisième Chœur des Anges

Par l'intermédiaire de Saint Michel et du Chœur céleste des Trônes, que le Seigneur répande dans nos cœurs l'esprit d'une véritable et sincère humilité. Ainsi soit-il.

 

Au quatrième Chœur des Anges

Par l'intercession de Saint Michel et du Chœur céleste des Dominations, que le Seigneur nous fasse la grâce de dominer nos sens et de nous corriger de nos mauvaises passions. Ainsi soit-il.

 

Au cinquième Chœur des Anges

Par l'intercession de Saint Michel et du Chœur céleste des Puissances, que le Seigneur daigne protéger nos âmes contre les embûches et les tentations du démon. Ainsi soit-il.

 

Au sixième Chœur des Anges

Par l'intercession de Saint Michel et du Chœur admirable des Vertus célestes, que le Seigneur ne nous laisse pas succomber à la tentation, mais qu'il nous délivre du mal. Ainsi soit-il.

 

Au septième Chœur des Anges

Par l'intermédiaire de Saint Michel et du Chœur céleste des Principautés, que le Seigneur remplisse nos âmes de l'esprit d'une véritable et sincère obéissance. Ainsi soit-il.

 

Au huitième Chœur des Anges

Par l'intercession de Saint Michel et du Chœur céleste des Archanges, que le Seigneur nous accorde le don de la Persévérance dans la foi et dans les bonnes œuvres, pour pouvoir arriver à la possession de la gloire du Paradis. Ainsi soit-il.

 

Au neuvième Chœur des Anges

Par l'intercession de Saint Michel et du Chœur céleste de tous les Anges, que le Seigneur daigne nous accorder d'être gardés par eux pendant cette vie mortelle, pour être conduits ensuite à la gloire éternelle du ciel. Ainsi soit-il.

 

 

 

 

Antienne :
Très glorieux Saint Michel, chef et prince des armées célestes, gardien fidèle des âmes, vainqueur des esprits rebelles, favori de la maison de Dieu, notre admirable guide après Jésus-Christ, vous dont l'excellence et la vertu sont suréminentes : daignez nous délivrer de tous les maux, nous tous qui recourons à vous avec confiance, et faites par votre incomparable protection, que nous avancions chaque jour dans la fidélité à servir Dieu.

V. Priez pour nous, ô bienheureux Saint Michel, Prince de l'Eglise de Jésus-Christ.

R. Afin que nous puissions être dignes de ses promesses.

 

 

 

 

Oraison :
Dieu tout puissant et éternel, qui par un prodige de bonté et de miséricorde pour le salut commun des hommes, avez choisi pour prince de votre Eglise le très glorieux Archange Saint Michel ; rendez-nous dignes, nous vous en prions, d'être délivrés, par sa bienveillante protection, de tous nos ennemis, afin qu'à notre mort aucun d'eux ne puisse nous inquiéter, mais qu'il nous soit donné d'être introduits par lui en présence de votre puissante et auguste majesté. Par les mérites de Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

Photo Saint Michel Archange : © Editions Bénédictines.



« Selon le témoignage de la Sainte Écriture, nous disons qu’il y a neuf chœurs d’Anges, à savoir : les Anges, les Archanges, les Vertus, les Puissances, les Principautés, les Dominations, les Trônes, les Chérubins et les Séraphins. Qu’il y ait des Anges et des Archanges, presque toutes les pages de la Sainte Écriture l’attestent; quant aux Chérubins et aux Séraphins, chacun sait que les livres des prophètes en parlent souvent. L’apôtre Paul énumère pour les Ephésiens les noms de quatre autres ordres lorsqu’il dit : « Au-dessus de toute Principauté, Puissance, Vertu et Domination » (Éphésiens 1, 21). Il dit encore, en écrivant aux Colossiens : « Aussi bien les Trônes que les Puissances, les Principautés ou les Dominations ». (Colossiens 1, 16). S’adressant aux Éphésiens, il avait déjà cité les Dominations, les Principautés et les Puissances; mais avant d’en parler aussi aux Colossiens, il met en tête les Trônes, dont il n’avait rien dit aux Ephésiens. Si donc on joint les Trônes aux quatre ordres que Paul cite aux Ephésiens - Principautés, Puissances, Vertus, Dominations - cinq ordres se trouvent ainsi mentionnés nommément; et si l’on y ajoute les Anges et les Archanges, les Chérubins et les Séraphins, on trouve sans nul doute qu’il existe neuf ordres d’anges. Il faut savoir que le terme d’Ange désigne une fonction, et non une nature. Car si les esprits bienheureux de la patrie céleste sont toujours des esprits, ils ne peuvent pas toujours être appelés des Anges; ils ne sont Anges que lorsqu’ils annoncent quelque chose. C’est pourquoi le psalmiste affirme : « Des esprits, il fait ses Anges » (Psaume 103, 4). C’est comme s’il disait clairement : « Lui qui a toujours les esprits à sa disposition, il en fait ses Anges quand il le veut ». On appelle Anges ceux qui annoncent les choses de moindre importance, Archanges ceux qui annoncent les plus élevées. Voilà pourquoi ce ne fut pas un Ange, mais l’Archange Gabriel que Dieu envoya à la Vierge Marie (cf. Luc 1, 26). En un tel ministère, en effet, il convenait que le plus grand des Anges vînt lui-même annoncer la plus grande des nouvelles. Certains de ces Anges reçoivent aussi des noms particuliers, pour exprimer par des mots l’étendue de leur action. C’est ainsi que Michel signifie « Qui est comme Dieu ? » Gabriel, « Force de Dieu »; Raphaël, « Médecine de Dieu ». Chaque fois qu’il est besoin d’une puissance extraordinaire, l’Écriture nous dit que c’est Michel qui est envoyé : son action et son nom font comprendre que nul ne peut se targuer d’accomplir ce qui est réservé au seul pouvoir de Dieu. L’antique ennemi, dévoré de l’orgueilleux désir de s’égaler à Dieu, déclarait : « Je monterai au ciel, j’élèverai mon trône au-dessus des étoiles du ciel, je m’assiérai sur la montagne de l’alliance aux côtés de l’Aquilon, je monterai sur le sommet des nues et je serai semblable au Très-Haut » (Isaïe 14, 13-14). Or l’Ecriture nous atteste qu’à la fin du monde, abandonné à sa propre force et condamné à périr dans le supplice final, il combattra contre l’Archange Michel : « Il se fit, dit Jean, un combat avec l’Archange Michel » (Apocalypse 12, 7). A Marie, c’est Gabriel qui est envoyé, lui dont le nom signifie « Force de Dieu ». Ne venait-il pas annoncer celui qui a daigné paraître dans l’humilité pour combattre les puissances de l’air ? Enfin, comme nous l’avons dit, Raphaël signifie « Médecine de Dieu ». En effet, cet Archange a dissipé les ténèbres qui rendaient Tobie aveugle, en touchant pour ainsi dire ses yeux par l’intermédiaire des soins qu’on lui a prodigués (cf. Tobie 11, 7-8)

 

Sermon de Saint Grégoire, pape - (Homélies sur les Évangiles 34, 7. 8-9 : PL 76, 1249-1250. 1251 - CCL 141, 305…308)

Seigneur, ayez pitié de nous --> Seigneur, ayez pitié de nous
Jésus-Christ, ayez pitié de nous, --> Jésus-Christ, ayez pitié de nous

Seigneur, ayez pitié de nous, --> Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus-Christ, --> écoutez-nous.
Jésus-Christ, --> exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu,
-->
 ayez pitié de nous
Fils rédempteur du monde, qui êtes Dieu,
  --> ayez pitié de nous
Esprit-Saint, qui êtes Dieu, --> ayez pitié de nous
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, --> ayez pitié de nous

Sainte Marie, conçue sans péché,
 --> priez pour nous
Sainte Mère de Dieu, --> priez pour nous

Sainte Vierge des Vierges, --> priez pour nous
Saint Louis, prince admirable,--> priez pour nous

Saint Louis, lis de pureté, --> priez pour nous
Saint Louis, exemple d'humilité,--> priez pour nous
Saint Louis, image de vertu,--> priez pour nous
Saint Louis, prodige de pénitence,--> priez pour nous
Saint Louis, flamme d'amour et d'oraison,--> priez pour nous
Saint Louis, lampe ardente et brillante,--> priez pour nous
Saint Louis, vase d'élection,--> priez pour nous
Saint Louis, vase insigne de religion,--> priez pour nous
Saint Louis, miroir de la perfection chrétienne,--> priez pour nous
Saint Louis, très dévot à notre Père saint François,--> priez pour nous
Saint Louis, contempteur du monde et de ses honneurs,--> priez pour nous
Saint Louis, plein de zèle pour la maison de Dieu,--> priez pour nous
Saint Louis, tendre père des pauvres,--> priez pour nous
Saint Louis, remède des malades,--> priez pour nous
Saint Louis, appui de la veuve et de l'orphelin,--> priez pour nous
Saint Louis, juge béni des peuples,--> priez pour nous
Saint Louis, rédempteur des captifs,--> priez pour nous
Saint Louis, prédicateur des infidèles,--> priez pour nous
Saint Louis, deux fois victime pour les Lieux saints,--> priez pour nous
Saint Louis, terrible dans les combats,--> priez pour nous
Saint Louis, puissant dans les fers,--> priez pour nous
Saint Louis, gardien de la France,--> priez pour nous
Saint Louis, modèle des rois,--> priez pour nous
Saint Louis, digne de la couronne des rois sur la terre,--> priez pour nous
Saint Louis, plus digne de la couronne des saints dans le ciel,--> priez pour nous
Saint Louis, saint patron des armées françaises,--> priez pour nous
Saint Louis, protecteur des armées françaises,--> priez pour nous
Saint Louis, protecteur du Tiers-Ordre séraphique ,--> priez pour nous


Agneau de Dieu, qui efffacez les péchés du monde,
 --> pardonnez-nous, Seigneur
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde,
 --> exaucez-nous, Seigneur
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, --> ayez pitié de nous, Seigneur

V. Priez pour nous, glorieux Saint Louis
R. Afin que nous devenions dignes des promesses de N.-.S.J.-C.


Prions : Ô Dieu, qui avez transféré votre confesseur Saint Louis d'un royaume terrestre à la gloire céleste, rendez-nous, par ses mérites et son intercession, participants du bonheur du Roi des rois, Jésus-Christ. Lui qui vit et règne...

Aujourd’hui, il y a une crise liturgique gravissime que ne veulent pas reconnaître certains évêques de France. Que faire alors ? Regardons la démarche de notre Pape Benoît XVI : il catéchise les fidèles, tout en ayant comme projet, à l'arrière plan, d'appliquer le Concile et la liturgie de l’unique rit romain. Le Saint-Père ne souhaite pas une plus grande généralisation de la forme "extraordinaire" du rite romain ou, à l'inverse, une banalisation des célébrations fantaisistes, mais veut nous donner une doctrine et une liturgie basées sur sa devise épiscopale : « Coopérateurs de la Vérité » :

 
 
 
 
Si nous reprenons ce qu'ont dit nos évêques français, nous pouvons qu'être d'accord avec eux lorsqu'ils déclarent que la liturgie est l'expression de la foi de l'Eglise. Mais il faut alors s'empresser de tirer les conclusions d'une telle déclaration : à savoir que des liturgies dénaturées dénaturent la foi, et une foi dénaturée dénature la liturgie. Nous arrivons alors au coeur du problème : la foi et son enseignement. Tant que le catéchisme restera un grand "n'importe quoi" enseigné par des braves laïcs sûrement pleins de bonne volonté mais ne sachant que faire des découpages-coloriages et des beaux discours sur la "solidarité", la "tolérance" ou le "partage", la foi chrétienne ne sera pas enseignée, le Nom de Jésus sera mis au second plan, et la liturgie sera assurée de partir dans une impasse. Car on ne peut pas célébrer correctement une foi dont on connaît mal - ou parfois même pas du tout - les principes. A ce stade de notre réflexion, revenons à l'action du Saint-Père. Tout le monde aura pu constater qu'elle ne consiste pas à multiplier des célébrations liturgiques exemplaires mais, dans ses catéchèses du mercredi, à enseigner la vraie foi. La catéchèse est prioritaire car c'est d'elle que découle tout le reste, et en particulier la liturgie. Quand les jeunes reçoivent un catéchisme véritablement catholique, alors ils ont l'humilité et la joie d'obéir au Magistère, autrement dit à l'Eglise enseignante. Alors ils respectent la liturgie et font en sorte qu'elle soit respectée. Une solide catéchèse est donc le premier pas vers des liturgies qui soient vraiment catholiques. Souvenons-nous que lorsque le Siège apostolique a eu un doute sur la capacité des évêques de France à organiser un véritable catéchisme, il a fait publier un vrai "Catéchisme de l'Eglise catholique" qui a réduit à néant les parcours catéchétiques dont les évêques français se montraient tellement auto-satisfaits. On peut donc raisonnablement espérer que les messes "à la française" subiront tôt ou tard le sort qui fut réservé à "Pierres vivantes"...

La Conférence épiscopale dominicaine a organisé une conférence de presse pour rendre publique l’orientation des évêques au terme de leur Assemblée Plénière, célébrée ces derniers jours. Selon les évêques, légaliser tout type d’avortement, « c’est légaliser la peine de mort des sans défense ». En même temps ils appellent le peuple dominicain « à défendre la souveraineté nationale et à repousser les pressions d’organismes internationaux afin que soit dépénalisé l'avortement »…

 
 
 
 
Un débat ouvert est en action dans le pays sur la proposition d’une coalition d’organisations civiles d’inclure la dépénalisation de l’avortement dans la réforme du code pénal dominicain. Les évêques des 12 diocèses de la République dominicaine "face à la menace de la dépénalisation éventuelle de l’avortement" ont décidé de lancer une Note à tout le peuple en demandant qu’elle soit lue dans toutes les communautés lors de la Célébration eucharistique et faite connaître par les moyens de communication sociale. La Note, articulée en 12 points, rappelle que « c’est un impératif éthique pour l’Eglise, le Gouvernement, les Législateurs, les Organisations Nationales et Internationales, et pour chaque citoyen, d’assumer la défense de la vie humaine, au-delà de toute circonstance ». […] Ils lancent un appel aux médecins, aux juristes, aux législateurs, aux groupes professionnels et syndicaux, et aux mères, qui ont la conscience claire sur la valeur inviolable de la vie, pour qu’ils se prononcent « en faveur de la vie et contre la prétendue dépénalisation de l’avortement », et ils demandent à tous « les défenseurs de la vie humaine, qu’ils soient catholiques ou non, les frères des dénominations chrétiennes, tous les hommes et les femmes de bonne volonté, de s’unir pour défendre et protéger la valeur suprême de chaque vie humaine ».
 
Pour les évêques il est inconcevable que « la capacité intellectuelle des législateurs et des politiques se révoltent contre la vie humaine et veuille justifier de manière erronée la légalisation et la dépénalisation du crime de l’avortement ». La Note se termine par un appel à toutes les paroisses du pays, afin qu’elles encouragent « une manifestation publique pour défendre la vie humaine, avec les prêtres, les consacrés et les fidèles, en organisant la prière du chapelet et en encourageant d’autres célébrations qui contribuent à la prise de conscience pour défendre la Vie Humaine ».
 

Les catholiques de France ont constaté depuis longtemps que l'épiscopat de leur pays est grosso modo composé de trois catégories bien distinctes d'évêques :

 

- la catégorie des "timorés opportunistes". Ce sont ceux qui naviguent à vue, évitant à tout prix de remettre en cause la pastorale désastreuse devenue normative dans les diocèses dès les lendemains de Vatican II. Dans cette catégorie, on trouve des évêques qui ne sont pas véritablement extravagants au plan liturgique ou catéchétique, ni véritablement "traditionnels" au sens où l'entend l'Eglise, mais qui cherchent plutôt à se montrer "ouverts" et "tolérants". Avec eux, rien n'est clairement condamné, mais rien n'est clairement affirmé non plus. Par contre, les évêques de cette catégorie peuvent se montrer très irascibles dès lors qu'ils rencontrent quelqu'un qui se permet de douter de l'efficacité de leur pastorale molle.


 

- la catégorie des "farouchement anti-romains". Les évêques de cette catégorie - dont les noms sont connus - forment un noyau influent de notre épiscopat : influent car ne trouvant aucune résistance en face de lui. L'évêque appartenant à cette catégorie prend un réel plaisir à trahir systématiquement son serment d'obéissance au Souverain Pontife en lançant des expériences pastorales qui n'ont pas lieu d'être ou en annonçant des débats sur des sujets comme le mariage des prêtres ou l'ordination sacerdotale des femmes... Ces évêques agitateurs appartiennent à la génération de séminaristes qui furent ordonnés prêtres sans qu'on sache s'ils avaient réellement la vocation. Leurs comportements narcissiques sont généralement le symptôme de souffrances dues à un état sacerdotal mal assumé qui blesse les fidèles dont ils se veulent les pasteurs.

 

- la catégorie des "ouvertement catholiques romains". Ce sont eux qui, ayant eu une bonne formation théologique et un vrai "sens de l'Eglise", répondent positivement aux baptisés qui, par fidélité aux enseignements du Souverain Pontife, demandent de la dignité, du sérieux et du sacré. Hélas, ces évêques-là demeurent très rares en France... 
En prise depuis des années avec un épiscopat aussi disparate et si peu formé, les catholiques de France ont le sentiment désagréable de devenir schizophrènes à force de devoir sans cesse distinguer entre les enseignements du Successeur de Pierre et les directives de l'évêque local.

 

Pro Liturgia

En 1985, le Père Valadier, de la Compagnie de Jésus, publie dans le numéro d'octobre de la revue Etudes une attaque contre le Cardinal Ratzinger. Pour le P. Valadier, le Cardinal Ratzinger, alors Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi est un "brave homme", foncièrement pessimiste, peu intelligent et qui, donc, accumule les erreurs... Le P. Valladier ne comprend d'ailleurs pas que le Pape Jean-Paul II puisse être d'accord avec le Cardinal Ratzinger... La pensée du P. Valadier est donc connue de tous. Mais le Jésuite passe pour un fin théologien; ce qui conduit Mgr Vilnet, alors Président de la Conférence des Evêques de France, à l'inviter pour ouvrir, cette même année 1985, le VIè Symposium des Evêques d'Europe. Toujours en 1985, les éditions Fayard publient la traduction française d' "Entretien sur la foi", ouvrage dans lequel le Cardinal Ratzinger répond aux questions de Vittorio Messori. Le moins qu'on puisse dire est que l'ouvrage provoque d'autant moins la joie des évêques de France qu'il est très apprécié des "fidèles de la base". Le Cardinal Ratzinger ne dit-il pas tout haut ce que le "peuple de Dieu" ose à peine penser lorsqu'il est face à ses pasteurs ? Suite à la publication de cet ouvrage, le P. Valadier, toujours maître à penser d'une bonne partie de l'épiscopat français, se déchaîne. En 1987, le Jésuite fait paraître "L'Eglise en procès" aux éditions Calmann-Lévy et à cette occasion, il est interrogé par "Témoignage Chrétien" (28 sept. 1987). Extrait de l'interview :

 

Question de "Témoignage Chrétien" au P. Valadier : Dans votre livre, vous écrivez, page 192, qu'un "climat nouveau de suspicion à l'égard de ceux et de celles qui ont cherché dans la dynamique conciliaire et la complicité de certains médias, a donné un écho disproportionné aux critiques injustes et même franchement calomnieuses de tel ou tel haut responsable dans l'Eglise". Qui visez-vous ? Réponse du P. Valadier : Je fais allusion au livre Entretien sur la foi du Cardinal Ratzinger. Quand celui-ci multiplie les erreurs historiques, les jugements théologiques discutables, s'en prend inconsidérément aux personnes, je dis: ce n'est pas possible de rester inactif, de se taire sous prétexte que c'est un cardinal qui parle. Il y a des choses tout à fait inacceptables dans ce qu'il dit. (...) On ne peut plus affirmer (...) comme le fait une certaine presse, qu'il y aurait une parfaite identité de vues entre Jean-Paul II et le Cardinal Ratzinger. J'observe d'ailleurs que, depuis deux ans, le brave homme a baissé d'un ton..." (1) Ces vieilles histoires, dont les répercussions sont durables, expliquent pourquoi les fidèles ont souvent l'impression qu'entre le Siège apostolique et certains responsables diocésains (encore) influents dans les sphères de l'Eglise en France, les relations sont loin d'être franches.

 

(1) Source: Jean-Claude Didelot, Clérocratie dans l'Eglise de France, éd. Fayard, 1991

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