1. Lobe den Herren, den mächtigen König der Ehren; lob ihn, o Seele, vereint mit den himmlichen Chören.

Kommet zuhauf, Psalter und Harfe, wacht auf, lasset den Lobegesang hören.

 

2. Lobe den Herren, der alles so herrlich regiert, der dich auf Adelers Fittichen sicher geführet,

der dich erhält, wie es dir selber gefällt. Hast du nicht dieses verspüret ?

 

3. Lobe den Herren, der künstlich und fein dich bereitet, der dir Gesundheit verliehen, dich freundlich geleitet.

In wieviel Not hat nicht der gnädige Gott über dir Flügel gebreitet !

 

4. Lobe den Herren, was in mir ist, lobe den Namen. Lob ihn mit allen, die seine Verheißung bekamen.

Er ist dein Licht; Seele, vergiß es ja nicht. Lob ihn in Ewigkeit. Amen.

 

Enregistré en la Cathédrale St Liboire
(Paderborn, le 30 juillet 2013)
Enregistré en la Cathédrale de Cologne
(Kölner Dom, le 27 mars 2013)

 

Dieses Gotteslob-Lied wurde im Jahre 1680 von Joachim Neander getextet

 

Ce chant, composé par le Père Jacques Sevin pour les Scouts de France, est devenu le chant de promesse de la plupart des mouvements catholiques. Il est aujourd'hui utilisé dans de nombreux cadres, et les Scouts d'Europe lui ont rajouté un couplet. Ces deux points sont en contradiction avec la volonté de l'auteur, qui avait indiqué qu'il ne voulait pas qu'on modifie ce chant ni qu'on l'utilise ailleurs que dans un cadre scout.

 

 

 

promesse1. Devant tous je m'engage
Sur mon honneur,
Et je te fais hommage
De moi, Seigneur !

 


R. Je veux t'aimer sans cesse, de plus en plus,
Protège ma promesse, Seigneur Jésus !

 


2. Je jure de te suivre
En fier chrétien,
Et tout entier je livre
Mon cœur au Tien.

 

3. Fidèle à ma Patrie
Je le serai ;
Tous les jours de ma vie,
Je servirai.

 

4. Je suis de tes apôtres,
Et chaque jour
Je veux aider les autres
Pour ton amour.

 

5. Ta Règle a sur nous-mêmes
Un droit sacré ;
Je suis faible, tu m'aimes :
Je maintiendrai !

 

6. (Couplet des Scouts d'Europe)

Par dessus les frontières
Je tends la main
L'Europe de mes frères
Naîtra demain.

 

« Bien-aimés, voici donc le Christ exalté par la croix; le regard de l’âme ne doit pas être frappé seulement par l’aspect extérieur qui se présenta aux yeux des impies, de ceux pour qui Moïse dit : « Et ta vie sera suspendue devant tes yeux et tu craindras jour et nuit sans pouvoir croire en ta vie » (Deutéronome 28, 66). Ces hommes, dans la crucifixion du Seigneur, en effet, ne purent penser à rien d’autre qu’à leur forfait; et s’ils ont de la crainte, ce n’est pas celle qui justifie la vraie foi, mais celle qui tourmente la mauvaise conscience. Pour nous, que notre intelligence, illuminée par l’Esprit de Vérité, accueille d’un cœur pur et libre la Gloire de la Croix qui rayonne au ciel et sur la terre; que son regard intérieur contemple le sens de ces paroles du Seigneur sur l’imminence de sa passion: « C’est maintenant le jugement de ce monde; c’est maintenant que le Prince de ce monde va être jeté dehors; et moi, une fois élevé de terre, j’attirerai tout à moi » (Jean 3, 14).

 

0 puissance admirable de la Croix ! 0 gloire ineffable de la Passion ! Là se trouve le Tribunal du Seigneur, le Jugement du monde, le pouvoir du Crucifié ! 0ui, tu as tiré tout à toi, Seigneur, et, lorsque tu « étendais les mains tout le jour vers un peuple incrédule et obstiné à te contredire » (Isaïe 65, 2), le monde entier reçut l’intelligence pour confesser ta majesté. Tu as tiré tout à Toi, Seigneur, lorsque, pour maudire le crime judaïque, tous les éléments prononcèrent une sentence unanime; les luminaires célestes s’obscurcirent et le jour se changea en nuit; la terre elle-même fut ébranlée de secousses insolites et la création entière se refusa à servir des impies ! Tu as tiré tout à Toi, Seigneur, parce que, le voile du temple déchiré, le Saint des Saints s’est retiré loin de pontifes indignes : la figure se changea alors en Vérité, la prophétie en manifestation, la Loi en Évangile.

 

Tu as tiré tout à toi, Seigneur, afin que partout le culte de toutes les nations célébrât par un sacrement plénier et manifeste ce qui se cachait sous l’ombre des figures dans un seul temple de Judée. Maintenant, en effet, l’ordre des lévites est plus illustre, la dignité des anciens plus élevée, l’onction des prêtres plus sainte : car ta croix est source de toute bénédiction, cause de toute grâce; par elle, les croyants tirent force de la faiblesse, gloire de l’opprobre, vie de la mort. Maintenant aussi la diversité des sacrifices d’animaux prend fin et l’offrande unique de Ton Corps et de Ton Sang consomme tous les rites de sacrifices : car tu es le véritable « Agneau de Dieu qui enlèves les péchés du monde » (Jean 1, 29), et tu achèves en toi tous les mystères; ainsi, de même que toutes les victimes font place à un seul sacrifice, tous les peuples ne forment plus qu’un seul royaume ».

 

Homélie de Saint Léon, pape (Sermon 59, 6-7 : PL 54, 340-341 - CCL 138A, 356-359 - SC 74, 60-61)

Dans une totale indifférence des fidèles, nos évêques ont permis que disparaisse de la liturgie ce que le Concile entendait conserver : la célébration « versus orientem », le latin et le chant grégorien, l’agenouillement aux moments importants de la messe, la noblesse des autels, la tenue et la dignité des ministres de l’autel... etc. Ces disparitions, anodines en apparence, ne se sont pas faites d’un coup mais par petites touches successives : un dimanche on oublie cela, le dimanche suivant on omet ceci, et puis on remplace tel rite, tel chant par autre chose. Sans qu’on y prête attention, en s’appuyant sur une catéchèse elle-même défaillante, ces petites touches successives auront pourtant marqué la poursuite de l’affaiblissement constant du sens de la liturgie chez les catholiques de France.

 

 

 

Cette évolution est le fruit de la volonté opiniâtre de certains pasteurs insensibles au délitement progressif de la pratique dominicale, et qui mettent tout en œuvre pour détruire les résistances. Celles-ci sont, en effet, un obstacle à leur pastorale du « tout se vaut du moment que ça plaît » peuplée d’individus amnésiques, et qu’il faut mettre partout en œuvre. Jusque dans la plus petite des chapelles. Rien de tel alors, pour favoriser cette pastorale, que la disparition de la liturgie de l’Eglise et son remplacement par des célébrations aléatoires et souvent bêtifiantes. En effet, des fidèles oublieux de leur liturgie consentent d’autant mieux à se détourner de leurs racines spirituelles pour se contenter d’un simple verni de spiritualité, d’une foi édulcorée en un « Dieu qui chante et fait danser la vie ». Souvent ignorée, donc, la liturgie de l’Eglise subit également de virulentes attaques. Il faut désormais présenter des excuses si l’on veut participer à une messe célébrée selon le missel romain actuel. Récemment, un évêque conseillait même à un fidèle qui souhaitait la liturgie de l’Eglise dans sa paroisse d’aller discuter avec son curé. Discuter pour demander à un prêtre de bien vouloir faire ce qu’il doit faire ! Ne marche-t-on pas cul par-dessus tête ? Surtout quand on sait qu’il n’est nul besoin de discuter avec ce curé pour lui demander de célébrer n’importe comment : il le fait si spontanément ! Mal comprise par un clergé mal formé qui a su s’appuyer sur des « équipes » où sont engagés des fidèles ignorants, la liturgie est partout maltraitée. Autrefois objet de fierté pour tout catholique, elle est devenue objet de culpabilité pour qui l’aime et souhaite qu’elle soit respectée. Nos Pères dans la foi, dont le concours au cours des siècles avait permis d’édifier une liturgie qui soit la juste expression de ce que croit l’Eglise du Christ : il est de notre responsabilité de faire vivre ; à défaut, celle-ci pourrait bien disparaître définitivement, comme le craignait le Cardinal Ratzinger. Pour ce faire, il est essentiel que la transmission de la liturgie, dont la mise en œuvre fidèle est le socle, éclaire avec précision la construction de notre appartenance à l’Eglise pour que tous les fidèles puissent conserver l’envie de la célébrer ensemble.

 

Les spiritualités nouvelles qui ont fleuri un peu partout ces dernières années, sont à la recherche de signes identitaires spécifiques. Afin d’être en mesure de défendre leurs valeurs liturgiques, les fidèles catholiques devraient s’inspirer d’une telle quête : nous devrions absolument nous réapproprier notre liturgie et renouer avec un authentique « sensus Ecclesiae ». Il faudrait pour cela que dans la nature du fidèle catholique puisse se deviner un amour de la liturgie forçant l’admiration et le respect de tous. Cela ne pourra s’obtenir que si, en premier lieu, les ministres de l’autel acceptent à nouveau de célébrer les Mystères en s’inscrivant dans ce que Benoit XVI appelait une « herméneutique de continuité » qui conduit à ne rien rejeter de notre héritage liturgique reçu de l’Eglise.

 

Pro Liturgia

« "Et le nom de la vierge était Marie", est-il dit. Parlons encore un peu de ce Nom qui est interprété « étoile de la mer » et qui convient si bien à la Vierge Mère. C’est vraiment avec beaucoup d’à-propos qu’elle est comparée à un astre, car, tout comme un astre sans se nuire, émet son rayon, ainsi la Vierge, sans se nuire, a donné le jour au Fils. Le rayon ne diminue en rien l’éclat de l’astre, pas plus que le Fils, l’intégrité de la Vierge. Elle est donc cette noble étoile surgie de Jacob, et son rayon illumine le monde entier : sa splendeur brille dans les cieux et pénètre les enfers; éclaire aussi les terres et réchauffe les esprits bien plus que les corps, elle nourrit les vertus et consume les vices. C’est elle, dis-je, la brillante et merveilleuse étoile levée forcément au-dessus de cette grande et vaste mer, étincelante de mérites, lumineuse par ses exemples. Ô toi, qui que tu sois, qui te sais vacillant sur les flots de ce monde parmi les bourrasques et les tempêtes, plutôt que faisant route sur la terre ferme, ne détourne pas les yeux de l’éclat de cet astre si tu ne veux pas te noyer durant les bourrasques. Si surgissent en toi les vents des tentations, si tu navigues parmi les écueils des épreuves regarde l’étoile, appelle Marie. Si tu es ballotté sur les vagues de l’insolence et de l’ambition, du dénigrement ou de la jalousie, regarde l’étoile, appelle Marie. Si la colère, l’avarice ou les désirs de la chair secouent l’esquif de ton âme, regarde vers Marie. Si, troublé par la démesure de tes crimes, confus par l’infection de ta conscience, terrifié par l’horreur du jugement, tu commences à sombrer dans le gouffre de la tristesse, l’abîme du désespoir, pense à Marie. Dans les périls, dans les angoisses, dans les perplexités, invoquez Marie, pensez à Marie. Que ce doux nom ne soit jamais loin de votre bouche, jamais loin de votre cœur ; mais pour obtenir une part à la grâce qu’il renferme, n’oubliez point les exemples qu’il vous rappelle. En suivant Marie, on ne s’égare point, en priant Marie, on ne craint pas le désespoir, en pensant à Marie, on ne se trompe point; si elle vous tient par la main, vous ne tomberez point, si elle vous protège, vous n’aurez rien à craindre, si elle vous conduit, vous ne connaîtrez point la fatigue, et si elle vous est favorable, vous êtes sûr d’arriver; vous comprendrez ainsi par votre propre expérience pourquoi il est écrit : "Le nom de la vierge était Marie" ».

 

Sermon de Saint Bernard de Clairvaux, abbé (A la louange de la Vierge mère 2, 17: SC 390, 168-171)

« J'ai vu aujourd'hui une grande fête dans la maison de Sainte Anne. Tout avait été déplacé et rangé à part dans la partie antérieure de la maison, Les cloisons en clayonnage, qui formaient des chambres séparées, avaient été enlevées, et on avait ainsi disposé une grande table. Tout autour de cette salle, je vis une longue table basse, couverte de vaisselle pour le repas. Au milieu de la salle, on avait dressé une espèce de table d'autel recouverte d'une étoffe rouge et blanche, sur laquelle était un petit berceau rouge et blanc, avec une couverture bleu de ciel. Près de l'autel était un pupitre recouvert, sur lequel étaient des rouleaux en parchemin contenant des prières. Devant l'autel se tenaient cinq prêtres de Nazareth en habits de cérémonie. Joachim était près d'eux. […] Les prêtres se placèrent devant l'autel près des rouleaux, et récitèrent des prières à haute voix. Joachim donna l'enfant au principal d'entre eux, qui l'éleva en l'air en priant, comme pour l'offrir à Dieu, et la plaça dans son berceau sur l'autel. […] Il avait aussi le Nom de Marie sur un parchemin qu'il plaça sur la poitrine de l'enfant. On chanta ensuite des psaumes, puis vint le repas ».

 
Extrait des révélations de la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich (chapitre 23)

18.jpg« Nous trouvons la vie insupportable, nous sommes troublés, impatients, nous nous fâchons comme de petits enfants, nous nous figurons que le feu de l'enfer né saurait être plus cruel; et voilà les martyrs, en proie non pas au feu de la fièvre, mais à une flamme, qui les assiège de toutes parts, à des étincelles qui sautent sur leurs blessures, et qui dévorent ces plaies d'une manière plus cuisante que la dent des bêtes les plus féroces; et eux, comme s'ils étaient de diamant, comme s'ils voyaient tout cela se produire sur le corps d'autrui, ils demeurent avec générosité, avec le courage conforme à leur devoir, fermement attachés aux paroles de leur croyance, inébranlables au milieu de tous les maux, et donnant une preuve éclatante de leur courage et de la grâce de Dieu. Vous avez vu souvent, au point du jour, le soleil se lever, et darder ses rayons d'or; eh bien ! tels étaient les corps des martyrs, lorsque des ruisseaux de sang s'échappaient tout alentour, comme autant de rayons vermeils, et jetaient sur leurs corps un éclat bien plus vif que le soleil n'en répand dans le ciel. A la vue de ce sang, les anges se réjouissaient, les démons frissonnaient, et Satan lui-même tremblait. Car ce n'était pas simplement du sang qu'ils voyaient, mais un sang salutaire, un sang sacré, un sang digne des cieux, un sang qui arrose continuellement les belles plantes de l'Eglise. Satan vit donc ce sang, et il frissonna : c'est qu'il se rappelait un autre sang, celui du Maître : c'était pour ce sang-là que celui des martyrs coulait; car depuis le jour où le flanc du Maître fut percé, vous voyez des milliers de flancs percés comme le sien. En effet, qui est-ce qui ne se préparerait avec une grande joie à des épreuves qui doivent nous donner part aux souffrances du Maître, et assimiler notre mort à celle de Jésus-Christ ? Oui, c'est là une rétribution suffisante ; un honneur bien au-dessus de nos peines, une récompense bien plus grande que nos luttes, même avant de recevoir la possession du Royaume céleste. N'ayons donc point de ces frissonnements, lorsque nous entendons dire qu'un tel a souffert le martyre; frissonnons, au contraire, lorsqu'on nous apprend qu'un tel autre a pu faiblir et tomber, en présence de rémunérations si glorieuses. Que si vous demandez ce qu'ils deviennent après leur martyre, aucun langage ne saurait l'exprimer. Car l'oeil n'a point vu, dit l'Apôtre, ni l'oreille entendu, ni le coeur de l'homme soupçonné, ce que Dieu a préparé à ceux qui l'aiment. (I Cor. II, 9.) Or personne n'a aimé Dieu comme l'ont fait les martyrs. Cependant, de ce que la grandeur des biens qui les attendent surpasse le langage et la pensée, nous ne prendrons pas un motif de nous taire ; mais, autant que nous serons capables, moi de l'exprimer, et vous de le comprendre, nous tâcherons de vous dépeindre en traits affaiblis la béatitude qui leur est réservée : ceux-la seuls la connaîtront clairement, qui par les mêmes épreuves auront mérité d'en jouir. Les maux donc si cruels et si insupportables que souffrent ici-bas les martyrs, ne durent qu'un court instant; mais quand ils ont quitté cette vie, ils montent aux cieux, précédés par les anges, escortés par les archanges; car les anges et les archanges ne rougissent pas de les avoir pour compagnons dans le service de Dieu; ils sont prêts à tout faire pour eux, puisque ceux-ci ont été prêts à tout souffrir pour Jésus-Christ leur maître commun. Lors donc qu'ils montent au ciel, toutes ces saintes puissances du ciel accourent au-devant d'eux. Si, en effet, lorsque des athlètes étrangers arrivent dans une ville, on voit tout le peuple affluer de toutes parts, les entourer, et considérer la beauté de leurs membres; à plus forte raison, quand les athlètes de la foi montent au ciel, les anges accourent-ils, et toutes les puissances célestes affluent-elles de tous côtés, pour considérer leurs blessures; alors les martyrs sont accueillis et salués avec joie comme des héros qui reviennent de la guerre et du champ de bataille à la suite de plusieurs victoires et chargés de trophées; ils sont, par un cortége nombreux, conduits au Roi des cieux, au pied de ce trône d'où déborde une gloire infinie, là où les chérubins et les séraphins ont leur demeure. Parvenus en ce lieu, ils adorent celui qui est assis sur le trône, alors ils trouvent auprès du Maître un accueil plus bienveillant encore qu'auprès de leurs compagnons dans le service de Dieu. En effet, il ne les reçoit pas comme des serviteurs (quoique ce soit déjà là un honneur insigne, dont on ne saurait trouver l'égal); mais il les reçoit comme ses amis : Car pour vous, dit Notre-Seigneur, vous êtes mes amis (Jean, XV, 14) ; et cela est tout naturel; car, ainsi que Notre-Seigneur venait de le dire : Il n'y a point de plus grand amour, que de donner sa vie pour ses amis. (Ibid. 13.) Comme ils ont donc fait preuve du plus grand amour, Dieu les accueille, et ils jouissent de cette gloire céleste, se mêlent au choeur des anges, et prennent part aux concerts mystérieux. Car si, tandis qu'ils étaient dans un corps mortel, ils étaient admis dans ces chœurs célestes par la participation aux saints mystères, de sorte qu'ils chantaient l'hymne trois fois saint (Isaïe, VI, 3) en compagnie des chérubins mêmes, comme vous le savez, vous qui avez été initiés aux saints mystères; à plus forte raison, maintenant qu'ils ont rejoint ceux dont ils partageaient déjà les chants d'allégresse, unissent-ils désormais leurs voix à celle des puissances célestes, pour chanter, pleins d'une sainte confiance, l'hymne éternel de louanges. N'avez-vous pas eu jusqu'ici horreur du martyre ? Et maintenant, ne le désirez-vous pas ? Ne gémissez-vous pas à présent de ce que l'occasion ne s'en présente point ? Aussi, exerçons-nous en vue de cette occasion. Ils ont méprisé la vie : méprisez la mollesse; ils ont livré leur corps au feu : livrez maintenant vos biens entre les mains des pauvres; ils ont foulé aux pieds les charbons ardents: et vous, éteignez la flamme de vos passions. Tout ceci est pénible, mais profitable. Ne considérez pas les incommodités présentes, mais les avantages à venir, non les maux actuels, mais les biens en espérance, non les souffrances, mais les récompenses, non les travaux, mais les couronnes; non les sueurs, mais le salaire, non les douleurs, mais la rétribution, non le feu qui vous brûle, mais le royaume qui vous est proposé, non les bourreaux qui vous entourent, mais le Christ qui vous couronnera ».

Saint Jean Chrysostome - Homélie en faveur de tous les saints qui ont souffert le martyre dans tout le monde entier
Photo : Funérailles pour le martyre de l'Archevêque de Mossoul (Irak) en 2008. Article spécial à cette adresse
Premier jour
saletteEn me prosternant à Vos pieds, ô ma tendre Mère, pour Vous demander (désigner ici la grâce), je ne puis oublier que Vous êtes descendue du Ciel sur la montagne de La Salette, pour me rappeler avant tout mes devoirs de chrétien, et que je n’obtiendrai la faveur qui fait l’objet de ma neuvaine qu’autant que je serai parfaitement rentré en grâce, par une bonne confession, avec Votre divin Fils, et que je travaillerai de tout cœur à me corriger de mes défauts. Ô Vierge Réconciliatrice des pécheurs, obtenez-moi cette grâce des grâces, car avec elle tout le reste m’arrivera par surcroît. Encouragé par tant de miracles qu’obtiennent ceux qui Vous invoquent sous le vocable de Notre-Dame de La Salette, je viens à Vous ; gravez chaque jour dans mon cœur quelques-uns des enseignements de Votre miséricordieuse Apparition.
 
 
 
 
 
Deuxième jour
Ô ma Mère, pourquoi pleurez-Vous tristement assise sur le rocher de cette profonde solitude ? – Mon enfant, c’est pour t’apprendre à réfléchir et à pleurer tes péchés. La terre de ton âme est dans la désolation, parce que tu ne fuis pas assez le monde, parce que tu ne médites pas les grandes vérités de la Foi, tes fins dernières et les épouvantables conséquences de ta légèreté, dans cette vie et en l’autre ! Retire-toi donc souvent dans la solitude, et là, Mon Fils parlera à ton cœur ; Il t’inspirera quelque résolution qui assurera ton salut. – Ô Mère, que de motifs n’ai-je pas de mêler mes larmes à Vos larmes ! C’en est fait, j’ai assez résisté à l’appel de Jésus ; aidez-moi désormais à ne penser, ne parler, à n’agir en tout que conformément à Son divin Cœur.
 
Pratique : se préparer à faire au plus tôt une bonne confession.
 
 
 
 
 
Troisième jour
Que veut dire, ô ma Mère, cette grande Croix lumineuse sur Votre poitrine ? Pourquoi ce torrent de larmes qui tombent de Vos yeux sur le divin Crucifié ? – Mon enfant, n’as-tu jamais, par le péché mortel, outragé, crucifié ton Sauveur et ton Dieu ? Ne vois-tu pas la Croix, ce signe adorable du salut, renversée et bannie de toute part ? N’y a-t-il pas de quoi verser des larmes de sang en face de pareilles impiétés ? Hâte-toi de désarmer le bras irrité de Mon Fils ; ne laisse pas retomber Son Sang divin sur toi et les tiens. Tremble qu’il ne t’abandonne. Regarde, étudie, adore, remercie Jésus en Croix. Il est le remède à tous les maux, le modèle de toutes les vertus. Porte-Le sur ta poitrine et surtout dans ton cœur. À Son tour, Il te portera au Ciel.
 
Pratique : porter sans honte une Croix sur soi.
 
 
 
 
Quatrième jour
Les témoins de Votre Apparition, bonne Mère, me disent à l’envi la simplicité de Votre costume, la modestie de Votre regard, une robe vulgaire, un simple fichu, un humble tablier, une coiffure qui cache Vos oreilles et Vos cheveux ; Votre attention à rendre Votre face angélique invisible au petit garçon ! Pouviez-Vous condamner plus fortement l’orgueil, le luxe et la sensualité qui font tant de victimes en cette vie et en l’autre ? Aidez-moi, ô Mère, à vivre d’une vie toute intérieure, à me cacher aux yeux du monde, ou à n’y paraître que pour y semer la bonne odeur de Jésus-Christ. Faites-moi bien comprendre que je ne puis avoir le cœur pur qu’en pratiquant la modestie, l’humilité, la mortification et la fuite du monde.
 
Pratique : la simplicité dans son costume.
 
 
 
 
Cinquième jour
Vous avez pleuré tout le temps que Vous avez parlé à La Salette, dit la bergère, et Vos larmes devenaient plus abondantes, suivant les crimes que Vous aviez à nous reprocher : la révolte contre Dieu et Son Église, le blasphème, le méprise des lois de la pénitence et des avertissements surnaturels, l’ingratitude pour Votre amour et Vos bienfaits ! Continuez, ô Mère, ces larmes bienfaisantes, mais pour amollir nos cœur, pour nous obtenir des larmes d’une vraie pénitence. Et pour Vous prouver la sincérité de la mienne, je veux dès ce jour combattre autour de moi tous ces grands crimes que Vous nous reprochez.
 
Pratique : s’associer à l’Archiconfrérie de Notre-Dame de La Salette.
 
 
 
 
Sixième jour
Fais-tu bien ta prière, Mon enfant ? Il faut bien la faire matin et soir. Tu sais ce que Mon Fils dit de la prière dans Son Évangile : Il faut toujours prier et ne pas cesser, car sans Moi, sans la grâce, vous ne pouvez rien faire de méritoire. Or, la grâce n’est accordée qu’à la prière. Demandez donc en Mon Nom, avec un cœur droit et pur, avec confiance, soumission et persévérance, et vous recevrez même les miracles les plus grands et les plus nombreux. La prière est la clef des trésors du Ciel ; le cri de votre misère monte vers Dieu et la miséricorde en descend aussitôt. Si donc tu veux être un saint, sois une âme de prière. Moi-même Je prie sans cesse pour vous dans le Ciel. – Ô ma Mère, c’en est assez… jamais je n’oublierai ce besoin du cœur, ce bonheur de la vie.
 
Pratique : faire, au moins le soir, la prière en famille.
 
 
 
 
Septième jour
Est-il possible, ô ma Mère, que la malice de l’homme puisse aller jusqu’à faire servir à sa perte ce que l’amour infini de Dieu a établi pour son salut et son plus grand bonheur ? C’est cependant ce que Vous nous reprochez dans Votre Apparition : ils ne vont à la Messe que pour se moquer de la religion ! Hélas, combien de chrétiens qui, comme les Juifs au jour de la Passion du Sauveur, ne daignent même pas mettre le pied à l’église et puiser le salut aux sources des Sacrements ! – Loin de moi, ô ma Mère, l’affreux malheur d’un sacrilège ! C’est dans toute la sincérité de mon âme que je me confesserai toujours. C’est avec un filial empressement et un saint respect que souvent j’assisterai à la Messe et y communierai.
 
Pratique : souvent s’approcher des Sacrements et assister à la Messe.
 
 
 
 
Huitième jour
Comme Votre Apparition me révèle les secrets de Votre Cœur maternel, ô Marie ! Comme elle augmente et affermit ma confiance en Vous. Miséricordieuse Mère, rien ne Vous rebute pour gagner le cœur de Vos enfants et les ramener à Dieu ! Et ceux que ne peut attirer Votre ravissante beauté, Vous les contraignez de se rendre, par Vos larmes, par Vos menaces, et au besoin, par Vos châtiments ! Mais encore ici avec quels ménagements ! Si Vous frappez d’une main, Vous retenez de l’autre ! Votre œil maternel et inquiet nous poursuit jusque dans nos égarements et dans les moindres détails de notre vie, pour y découvrir et récompenser le moindre bon sentiment. Qui n’aimerait une telle Mère ! Qui n’aurait une aveugle confiance en Elle ! Qui ne chercherait à La faire aimer et à La glorifier !
 
Pratique : espérer en la protection de Marie, même contre toute espérance.
 
 
 
 
Neuvième jour
Me voici déjà au dernier jour de ma neuvaine, ô ma bonne Mère, et je n’ai qu’à peine effleuré les enseignements de Votre Apparition ! Il fait si bon Vous contempler et répandre son cœur à Vos pieds ! Ils sont si rapides les instants qu’on passe auprès de Vous ! Mais je Vous entends me dire comme aux bergers extasiés en Votre présence : eh bien, Mon enfant, tu le feras passer à tout Mon peuple. Fais donc comprendre à ceux qui t’entourent la nécessité, les pratiques et les douceurs du service de Dieu, résumées dans Mon Apparition. Comme Moi, ta Mère, brûle d’un saint zèle pour la gloire de Dieu, pour l’édification et le salut de tes frères. Le Ciel en est le prix !
 
Pratique : faire le chemin de la Croix pour les âmes du Purgatoire.

O Vierge immaculée et sainte ! ô créature la plus humble et la plus sublime devant Dieu ! vous fûtes si petite à vos propres yeux, mais si grande à ceux de Notre Seigneur qu'il vous exalta jusqu'à vous choisir pour sa Mère et à vous établir en conséquence Reine du Ciel et de la terre. Je rends grâces à ce Dieu qui vous a tant exaltée, et je me réjouis avec vous de vous voir unie tellement à lui qu'une pure créature ne saurait l'être davantage. J'ai honte de me présenter à vous qui êtes si humble avec tant de qualité, misérable et orgueilleux que je suis avec tant de péchés. Malgré mes misères, je veux pourtant vous saluer : Ave, plena gratia ; vous êtes pleine de grâces, obtenez-m'en une partie. Dominus tecum : Le Seigneur a toujours été avec vous depuis le premier instant de votre création, et il y est maintenant d'une manière plus étroite, puisqu'il est devenu votre Fils. Benedictus tu in mulieribus : Femme bénie entre toutes les femmes ! obtenez-nous aussi la céleste bénédiction. Et benedictus fructus ventris tui : Plante bénie, qui avez mis au monde un fruit si noble et si saint ! Sancta Maria, Mater Dei : Marie ! je confesse que vous êtes la véritable Mère de Dieu, et je suis prêt à donner mille fois ma vie pour la défense de cette vérité. Ora pro nobis peccatoribus ; mais si vous êtes la Mère de Dieu, soyez encore la Mère de notre salut et de nous autres, pauvres pécheurs puisque c'est pour sauver les pécheurs que Dieu s'est fait homme, et il vous a choisie pour sa Mère afin que vos prières eussent la vertu de sauver tout pécheur quel qu'il fut. De grâce, ô Marie ! priez donc pour nous. Nunc et in hora mortis nostrae : priez toujours, priez maintenant que nous sommes entourés de tentations et de dangers de perdre Dieu ; priez surtout à l'heure de notre mort, lorsque nous serons sur le point de sortir de ce monde et d'être présentés au divin tribunal, afin que, sauvés par les mérites de Jésus-Christ et par votre intercession, nous puissions venir un jour, sans courir le risque de vous perdre encore, vous saluer et vous louer avec votre Fils, dans le Ciel, pendant toute l'éternité. Ainsi soit-il.

L’Amour de Dieu se répand dans notre cœur quand il nous trouve ouverts dans la foi en l’amour vrai, qui consiste à aimer Dieu pour Dieu, et nos frères pour nos frères. En d’autres termes, l’amour est authentique quand il est gratuit, désintéressé, qu’il est oublieux de sa propre personne, tout tendu vers l’autre : l’Autre qui est Dieu, l’autre qui est le prochain. « L’amour requiert toujours de sortir de soi-même, demande toujours de laisser soi-même » (Benoît XVI, 9 septembre 2007).

 
 
 
 
1theblessedmother.jpgL’amour est l’exact opposé de l’amour propre qui est fermé sur lui-même, qui ne s’ouvre pas, qui ne se donne pas. C’est là la condition de l’homme sans la grâce : il ne peut donner ce qu’il n’a pas reçu. Pour pouvoir aimer d’un amour authentique, l’homme a besoin en conséquence de la Vérité-Amour qu’est le Seigneur Jésus ! « Sans moi vous ne pouvez rien faire » déclare Jésus dans l’Evangile ; chaque chrétien, à chaque époque, se retrouve pleinement dans ces paroles du Maître, par ce qu’il en fait l’expérience dans sa propre chair, tout au long de son existence humaine. Il met toute sa confiance en Jésus, il le suit chaque jour en prenant sa propre croix, et il se perd pour Le trouver : « Celui qui voudra sauver sa propre vie, la perdra ; mais celui qui perdra sa propre vie pour moi, la sauvera ! ». C’est seulement ainsi que l’on devient capables d’un amour nouveau et mystérieux, qui dépasser toute attente de notre part, et nous fait devenir des personnes renouvelées au plus profond d’elles-mêmes, précisément, parce que ce n’est plus nous qui aimons, mais l’Amour de Dieu en nous. Que de fois, dans sa vie, le chrétien fait-il l’expérience de ce merveilleux échange entre sa misère et la richesse de la grâce de Dieu, en vivant ainsi cette aventure extraordinaire faite par tous ceux qui se sont perdus eux-mêmes pour le Seigneur, et qui ont reçu en échange son Cœur, sa pensée, ses intentions, son amour ! La première entre tous est Marie, qui est pour nous Mère et modèle de don total et d’accueil plénier de Dieu, comme le Saint-Père l’a rappelé récemment : « L’amour de Dieu, qui s’est perdu pour nous en se remettant à nous, nous donne la liberté intérieure de ‘perdre’ notre vie, pour trouver ainsi la vraie vie. La participation à cet amour a donné à Marie la force pour son ‘oui’ sans réserve (...). Pleinement disponible, totalement ouverte au plus profond d’elle-même, et libre de soi, elle a donné à Dieu la possibilité de la remplir de son amour, avec le Saint-Esprit. Et ainsi, Marie, la femme simple, a pu recevoir en elle-même le Fils de Dieu et donner au monde le Sauveur qui Lui avait été donné » (Benoît XVI, 9 septembre 2007).
 
La Sainte Vierge, de l’Annonciation à la Croix, se trouve à nos côtés pour nous faire comprendre le mystère de cet amour crucifié, de cet amour marqué par la souffrance qui, si elle est accueillie en union avec le Christ, ne représente plus une menace, ni une défaite, mais, avec la grâce rédemptrice, devient pour nous et pour les autres la vie qui mène à Dieu. En ce jour consacré au Très Saint Nom de Marie, répétons la merveilleuse prière de Saint Bernard, en suivant le Saint-Père qui a invité chacun d’entre nous « à se faire avec confiance ‘enfant’ devant Marie, comme l’a fit le Fils de Dieu lui-même ». Saint Bernard déclare, et nous le répétons avec lui : « Regarde l’étoile, invoque Marie... Dans les dangers, dans les difficultés, dans les incertitudes, pense à Marie, invoque Marie. Que son Nom ne s’éloigne pas de ta bouche, qu’il ne s’éloigne pas de ton cœur... En la suivant, tu ne t’égares pas, en la priant tu ne désespères pas, en pensant à elle tu ne te trompes pas. Si elle te soutient, tu ne tombes pas ; si elle te protège, tu ne crains rien ; si elle te guide, tu ne te fatigues pas ; si elle t’accorde sa faveur, tu arrives à ton but » (Benoît XVI, 9 septembre 2007).
 

On savait depuis longtemps que la liturgie n'a jamais été la préoccupation première des évêques de France. Les preuves de leur désintérêt pour ce qu'il y a pourtant de plus important aux yeux de l'Eglise s'ajoutent les unes aux autres.
Avant le Concile, apprendre la liturgie se limitait généralement à apprendre à reproduire correctement des rites sans toujours chercher à en comprendre le sens, l'histoire, la portée.
Après le Concile, il ne fut même plus question d'apprendre ce minimum : la liturgie devait être un chantier permanent et devenir l'objet d'innovations permanentes, surprenantes. "Il faut casser les vieilles habitudes", répétaient les clercs à l'avant-garde du mouvement iconoclaste.

 

 

 

Dans les années 1980, la liturgie a donc cessé d'exister dans l'ensemble des séminaires de France : elle n'a plus été ni enseignée ni célébrée. 
Lorsque des séminaristes se plaignaient à leurs supérieurs de cette situation, on leur expliquait qu'il fallait imaginer des nouvelles façons de célébrer les messes : plus vivantes, plus spontanées, plus incongrues... Et si ces séminaristes persistaient à vouloir montrer un goût trop prononcé pour la liturgie de l'Eglise, ils étaient tout simplement... mis à la porte. Avec la bénédiction de leurs évêques respectifs qui ne voyaient pas l'intérêt d'ordonner des jeunes gens passionnés par les rites au lieu d'être exaltés par le social et la politique... de gauche.
Ne sont donc restés dans les séminaires et n'ont été ordonnés par la suite que des jeunes gens totalement ignorants en matière de liturgie, totalement incapables de comprendre la nécessité de respecter la prière officielle de l'Eglise. Comme l'enseignait alors un éminent professeur de la faculté de théologie de Strasbourg : le missel ne doit être utilisé que par les prêtres en mal d'imagination pour fabriquer des célébrations innovantes... Et pour inviter à innover, on diffusa à grande échelle les "revues d'animation liturgique" où il était proposé de déplacer les autels, de s'asseoir par terre, de remplacer les prières officielles par des textes d'auteurs dans le vent...
La situation était devenue telle dans les séminaires diocésains - la question liturgique venant d'ailleurs s'ajouter à bien d'autres aberrations - que des séminaristes s'employèrent à faire un mémoire qu'il firent directement parvenir au Cardinal Ratzinger que le pape Jean-Paul II venait de nommer à la tête de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Ultérieurement, la parution de plusieurs ouvrages signés du Cardinal et dans lesquels était abordée la question de la crise liturgique contemporaine, prouva que le message transmis avait été reçu 5 sur 5 et fut d'un grand réconfort autant pour ces séminaristes que pour des prêtres qui tâchaient de respecter le missel malgré les pressions qu'ils avaient à subir. 
Mais, comme on sait, les ouvrages signés du Cardinal Ratzinger ne furent pas du goût des évêques français qui cautionnaient ouvertement la dévastation de la liturgie, soit en gardant le silence devant les aberrations liturgiques qui leur étaient signalées, soit en donnant eux-mêmes le mauvais exemple.
Les choses étaient-elles autrement ailleurs ? L'enseignement de la liturgie était-il mieux assuré hors de nos frontières ? Pas sûr. Même à Rome, au cours des années 1985-90, la liturgie disparaissait des cours dispensés aux futurs prêtres dans les universités. Un prêtre ayant fait ses études de théologie durant ces années-là donne le témoignage suivant :
 « En première année universitaire, on nous apprenait simplement que la décadence de la liturgie avait commencé avec Grégoire-le-Grand et qu'on était (enfin!) sortis du tunnel avec Vatican II. Ce cours était dispensé par un bénédictin sicilien. En deuxième année, un jésuite portugais enseignait que la liturgie est avant tout une catéchèse. Les choses devait en rester là ». 
Plus tard, à Paris, durant les "années Lustiger", il n'y eut plus aucun cours de liturgie au séminaire. Aujourd'hui, il n'y en a pas davantage dans ce qu'il reste des séminaires français. Il n'y a pas non plus de cours de chant, ni de cours de latin. Le grégorien n'est pas enseigné et les principes donnés dans l'Exhortation Sacramentum Caritatis sont tout simplement ignorés...
Quant aux liturgies célébrées dans les paroisses de France, elles sont généralement tellement froides et laides que quelques fidèles (laïcs + clercs mal formés) croient judicieux de combler le vide avec du kitsch. On obtient alors des rassemblements dominicaux de gens plus ou moins égarés qui en arrivent à s'autocélébrer au milieu du bruit, de l'agitation, du verbiage, des gadgets... 
Nos évêques - qui ne bernent plus personne lorsqu'ils se disent attachés au Concile - cautionnent, hélas, de genre de comédies.

 

Pro Liturgia

La vie quotidienne actuelle nous lance dans une agitation qui nous réduit de plus en plus en esclavage. Cet esclavage, nous ne le désirons pourtant pas ; et cependant nous l’acceptons. Il mène à ce que nous n’ayons plus une minute pour penser, pour raisonner, pour méditer... Déjà en partant pour le travail, le matin, nous avons l’oreille collée au téléphone portable ; et une fois arrivés au bureau, nous avons l’écran de l’ordinateur devant les yeux. Ce sont nos nouveaux maîtres : ils calibrent notre vie, nous imposent leurs rythmes, nous obligent à nous plier aux règles qui gouvernent les façons de vivre, de penser, de parler, d’agir du plus grand nombre.

 

 

Quel lien y a-t-il entre tout ceci et la liturgie ? Réponse : nous sommes devenus incapables d’écouter. C’est une des raisons qui fait que les messes sont devenues bavardes et que le chant proprement liturgique a disparu pour être remplacée par des chants de foule. Les célébrations truffées d’explications, d’oraisons proclamées sur le ton d’un exposé et de chants de foule n’exigent pas que les fidèles sachent écouter : il leur suffit d’accepter d’être immergés dans un univers sonore et visuel qui interdit l’intériorité, la méditation, la contemplation. A l’inverse du chant de foule qui distrait le fidèle de la liturgie, du cantique qui ne sert qu’à le détourner du sens profond de la liturgie, le grégorien est un chant permettant de conduire l’âme de qui sait l’écouter dans le sens profond d’une célébration, dans ce qui fait la seule raison d’être de la liturgie : le silence d’adoration. Mais sait-on encore adorer lorsqu’on ne sait plus simplement écouter et regarder ? Nos liturgies paroissiales nous donnent-elles encore la possibilité d’adorer lorsque, sous prétexte de se rendre accessibles, elles se font le reflet de cette agitation de la vie quotidienne qui rend esclave ?

 

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