Par la Liturgie du Jeudi Saint, l'Église célèbre l'institution par Notre Seigneur Jésus-Christ du Saint-Sacrifice Eucharistique, pour perpétuer Sa Présence Réelle parmi nous. Cette Messe est la dernière qui soit célébrée avant la Veillée Pascale du Samedi Saint. C'est aussi la dernière fois que retentissent les cloches, pendant le Gloria, avant leur "retour de Rome" pendant le Gloria de la Nuit Pascale. Après cette Messe vespérale, on dépouille dans le plus grand silence les autels, on enlève les fleurs et les cierges votifs pour annoncer le deuil de l'Église. C'est le début du Triduum Pascal, célébrant la Passion et la Résurrection de Notre Seigneur-Jésus. Introït de la Messe : « Nos autem gloriári opórtet in cruce Dómini nostri Iesu Christi, in quo est salus, vita et resurréctio nostra, per quem salváti et liberáti sumus. Ps. Deus misereátur nostri, et benedícat nobis : illúminet vultum suum super nos, et misereátur nostri. Nos autem… » (« Glorifions-nous dans la Croix de Jésus-Christ notre Seigneur ; c'est lui qui est notre salut, notre vie et notre résurrection, lui par qui nous sommes sauvés et délivrés. Ps. Que Dieu ait pitié de nous, et qu'il nous bénisse ; qu'il fasse luire sur nous la lumière de son visage, et qu'il ait pitié de nous. Glorifions-nous… ») Confiteor + Kyriale XII (Pater cuncta)
 

 

 

 

"Accipite et manducate ex hoc omnes : hoc est enim

Corpus meum, quod pro vobis tradetur"

 

 

 

 

 

 

ACTE DE RÉPARATION A JÉSUS-HOSTIE : O Jésus-Hostie, que vingt siècles de froideur, d'indifférence, de mépris et de sacrilège, où les hommes ingrats vous délaissent dans vos tabernacles ! Nous venons aujourd'hui offrir à votre Coeur adorable, une solennelle réparation pour toutes les indignités que vous avez à subir dans le Sacrement de votre amour. Cœur de Jésus, daigner agréer nos désirs de réparation et entendre les accents de notre amour et de notre douleur. Cœur de Jésus, affligé par la communion sacrilège de Judas, Pardon et amende honorable ! Cœur de Jésus, affligé par toutes les communions indignes de tant de mauvais chrétiens, Pardon et amende honorable ! Cœur de Jésus, affligé par les froideurs criminelles et l'indifférence des cœurs qui devraient le plus vous aimer, Pardon et amende honorable ! Cœur de Jésus, affligé par les communions tièdes, sans préparation, sans foi et sans amour, Pardon et amende honorable ! Cœur de Jésus, affligé par les communions faites par routine, par ostentation ou hypocrisie, Pardon et amende honorable ! Cœur de Jésus, affligé par les actions de grâces négligées ou faites sans amour et remplies de distractions, Pardon et amende honorable ! Cœur de Jésus, affligé par toutes les messes mal-célébrées et mal entendues, Pardon et amende honorable ! Cœur de Jésus, affligé par toutes les messes, communions ou visites omises par paresse et tiédeur, Pardon et amende honorable ! Cœur de Jésus, affligé par les entrées bruyantes dans les églises, par les sorties brusques et précipités et avant la fin des divins offices, Pardon et amende honorable ! Cœur de Jésus, affligé par les allées et venues, les tenues sans respect et le sans-gêne de nos manières en votre sainte présence, Pardon et amende honorable ! Cœur de Jésus, affligé par le peu de retenue de nos regards, les égarements de notre esprit et notre tiédeur pendant les saints mystères, Pardon et amende honorable ! Cœur de Jésus, affligé par tous les péchés commis dans les maisons que vous sanctifiez par votre présence réelle, Pardon et amende honorable ! Cœur de Jésus, affligé par l'abandon où l'on vous laisse dans tant d'églises, Pardon et amende honorable ! Cœur de Jésus, affligé par les blasphèmes des juifs, des hérétiques et des impies qui nient votre présence réelle, Pardon et amende honorable ! Cœur de Jésus, affligé par les profanations sans nombre de tant d'hostie foulées aux pieds et livrées aux plus vils usages, Pardon et amende honorable ! Cœur de Jésus, affligé par la violation de vos tabernacles et le vol horrible des saints ciboires, Pardon et amende honorable ! Cœur Sacré de notre aimable Sauveur, nous voudrions pouvoir embrasser dans un acte d'amour réparateur, tous les instants de votre vie sacramentelle, et couvrir de nos amendes honorables tous les endroits du monde où vous avez été outragé. Pour suppléer à notre impuissance, agréez divin Jésus, l'offrande que nous vous faisons de tous les actes d'amour de votre Mère Immaculée, et en sa considération, ô Cœur de Jésus, faites-vous de plus en plus connaître et aimer. Ainsi soit-il.
 
 
 
 
 

 

 

 

 

RÉSUMÉ LITURGIQUE POUR LA MESSE VESPÉRALE

DU JEUDI SAINT (MISSALE ROMANUM 2002)

AD MISSAM VESPERTINAM (FERIA V IN CENA DOMINI)

POUR PLUS DE PRÉCISIONS, LIRE LES COMMENTAIRES DU CÉRÉMONIAIRE

 
 

 


 

 

I. AD LITURGIAM VERBI

Dès le début de l'Introït, la procession s'avance dignement vers le Maître-Autel, napé de blanc et orné de fleurs

(traditionnellement, selon "Memoriale Rituum" de Benoît XIII, le Crucifix du Maître-Autel est voilé en blanc tandis

que la croix de procession reste voilée en violet). Le Tabernacle est vide avant la Messe (pas de conopée, lampe

éteinte). Le jeu "en solo" n'étant pas autorisé (Instruction "Musicam Sacram" §66), l'usage de l'orgue est permis

jusqu'au Gloria seulement pour "soutenir" le chant. Après le Gloria (qui est traditionnellement "carillonné"), tous les

instruments et les cloches de l'église se taisent TOTALEMENT. C'est seulement à partir du Gloria "carillonné" de

la Vigile Pascale que la Liturgie de l'Église retrouvera avec joie orgues et cloches. A l'élévation, les clochettes

sont remplacées - c'est la coutume - par une crécelle. Ci-dessous, les "enregistrements-exemples" de

la Messe vespérale proviennent tous de la Basilique Notre-Dame de Maastricht (Pays-Bas, année 2012).

 

  
Introït de la Messe : "Nos autem gloriari"
 

- Exode 12, 1-14 : L'Agneau pascal

 

Graduel de la Messe : "Oculi omnium"

 

- 1 Corinthiens 11, 23-26 : Le repas du Seigneur

 

Trait de la Messe : "Ab ortus solis"

 

- Jean 13, 1-15 : Le lavement des pieds

 

 

 

 

• II. AD LOTIONEM PEDUM (après l'homélie du prêtre)

Depuis le décret "Maxima Redemptionis nostræ mysteria" du 30/11/1955, le célébrant principal peut procéder,

après une brève homélie - et là où pastoralement cela semble bon - à l'antique rite du "MANDATUM", qui incarne

l'humble "kénose" de notre Dieu-Serviteur (cf : Matthieu 23, 12), un Dieu qui n'est pas venu pour être servi mais

pour servir (Matthieu 20, 28). Le Graduale Romanum propose plusieurs antiennes pour accompagner ce rite.

D'autres chants appropriés peuvent être retenus (cf : Missale Romanum). Aidé par le diacre ou ses servants,

le prêtre, à l'exemple de Jésus-Christ (cf : Jean 13, 1-15), retire sa chasuble et se ceint d'un linge blanc pour

laver, à genoux, les pieds de ses frères. Depuis le 6/01/16, le décret "In Missa in Cena Domini" permet de

choisir toutes personnes appartenant au Peuple de Dieu (nous pouvons lire le commentaire de ce décret)

 

+
Antiennes : "Dominus Iesus + Domine, tu mihi lavas pedes"
 
 
 
 
 

• III. AD LITURGIAM EUCHARISTICAM

 

Offertoire de la Messe : "Ubi caritas"

 

Communion de la Messe : "Hoc corpus"
 
Dès la fin de l'oraison (qui se fera obligatoirement au siège), le prêtre omettra tous les rites de conclusion.
Traditionnellement, le prêtre se revêtira de son "pluvial" blanc (chape) qui aura été préparé à son siège.
On commencera alors la procession du Saint-Sacrement vers le Reposoir pour l'adoration nocturne.
Attention : Le transfert et la reposition ne peuvent se faire si dans la même église il n'y a pas la
célébration de la Passion du Seigneur le Vendredi Saint (cf : De festis paschalibus §54).

 

 

 

 

 

• IV. AD TRANSLATIONEM SS.MI SACRAMENTI

(pour la procession au Reposoir (chapelle sépulcrale, crypte), nous chantons le Pange lingua)

Avec nos cierges allumés et l'encensoir fumant, nous accompagnons maintenant Jésus-Christ à Gethsémani

par la traditionnelle procession au Reposoir. Le prêtre est normalement revêtu de son "pluvial" blanc. Croix

de procession en tête (voilée en violet), le St-Sacrement sera déposé dans un Tabernacle que l'on tiendra

fermé (cf : De festis paschalibus). A la fin du "Pange lingua" (les strophes "Tantum ergo" et "Genitori" ne

doivent pas être chantées avant l'arrivée du St-Sacrement au Reposoir), le clergé devra dépouiller les

autels, enlever les fleurs et autres cierges votifs dans le plus grand silence. Nous sommes invités,

toujours dans un silence absolu (l'Église est maintenant en deuil), à une veillée d'adoration et de

réparation dans la chapelle du Reposoir pour s'unir en pensée et par la prière à la cruelle Agonie

que Jésus veut subir par amour pour nous (Il est en train de suer du sang à cause de nos péchés).

 
 
 
 
 
Liens (divers) : Sermon pour le Jeudi Saint sur le baptême, le sacrement de l'autel et le lavement des pieds, par Saint Bernard de Clairvaux + Sermon du Saint Curé d'Ars pour le Jeudi Saint + Il n'y a rien de plus important que de participer au Saint-Sacrifice de la Messe, par l'Abbé Guy Pagès + L'importance de l'action de grâce après la Messe, par l'Abbé Guy Pagès + Pourquoi des prêtres ?, par l'Abbé Guy Pagès + Il est grand le Mystère de la Foi, par l'Abbé Guy Pagès + Sermon de Saint Augustin sur la Cène du Seigneur + Litanies du Précieux Sang + Litanies du Saint-Sacrement + Litanies pour obtenir de Saints Prêtres + Acte de réparation à Jésus-Hostie + Acte de consécration à Jésus-Hostie + Lettres aux prêtres pour le Jeudi Saint + Le scandale des "messes du Jeudi-Saint" + « Mère des prêtres », par Mgr Luciano Alimandi + Lettre Apostolique "Dominicae Cenae" sur le Mystère de l'Eucharistie + Encyclique de Jean-Paul II : "Ecclesia de Eucharistia" + Instruction : "Redemptionis Sacramentum" + Le Triduum Pascal, par l'Abbé Gérard Thieux + Homélies de Benoît XVI pour le Jeudi Saint (2006) + (2007) + (2008) + (2009) + (2010) + (2011) + (2012) + Commentaires Liturgiques (avant la réforme de Pie XII) + Messe du Jeudi Saint (forme extraordinaire) + Décret du 6 janvier 2016 + Commentaire du décret + Propre de la Messe (forme ordinaire)

• Textes liturgiques (Ad Missam chrismatis)

 

- Isaïe 61, 1-9 : La mission du Messie pour le salut des hommes

- Psaume 89, 20 : Dieu ! Tu as les paroles d'Alliance éternelle

- Apocalypse 1, 5-8 : Le sacerdoce royal des sauvés

- Luc 4, 16-21 : Jésus le Messie est annoncé par le prophète

 

 

 

Liens : Hymne : O Redemptor sume carnemHomélies de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI pour la Messe Chrismale (2006) + (2007) + (2008) + (2009) + (2010) + (2011) + (2012)

En ce Mercredi Saint, la Liturgie de l'Eglise nous invite - avec l'Introït - a glorifier le Saint Nom de Jésus, si outragé aujourd'hui par les hommes infâmes qui le prononcent avec tant de haine et de mépris (Introït de la Messe : « Qu'au Nom de Jésus tout genou fléchisse, au ciel, sur la terre, et dans les enfers ; parce que le Seigneur s'est fait obéissant jusqu'à la mort, et jusqu'à la mort de la Croix ; c'est pour cela que le Seigneur Jésus-Christ est dans la gloire de Dieu le Père »). Ce Nom béni signifie « Dieu Sauve » (יהושע). Nous voici en effet dans les jours où ce Nom doit recevoir toute sa signification…

 

 

 

• TEXTES LITURGIQUES (FERIA IV HEBDOMADæ SANCTæ)

 

- Isaïe 50, 4-9 : Je n'ai pas protégé mon visage des outrages et des crachats

- Psaume 69, 8 : Quand j'avais soif, ils m'ont donné du vinaigre

- Matthieu 26, 14-25 : Malheureux l'homme par qui le Fils de l'Homme est livré

      




 

 

Peu de jours avant d’être rappelé à la Maison du Père Eternel (le 20 mars 2010), le P. Paul Marx, OSB, fondateur de Human Life International, avait fait parvenir à l'Association "Population Research Institute" une réflexion intitulée « Les prophéties d’Humanæ Vitæ ». Alors que les ténèbres de la révolution sexuelle commençaient à tout recouvrir dans les années 1960, l'Encyclique INFAILLIBLE Humanæ Vitæ de Sa Sainteté le Pape Paul VI alluma une petite veilleuse rouge. Les ténèbres ont épaissi depuis (génocide de l'avortement, fécondation in-vitro, mères-porteuses, congélation d'embryons, eugénisme, etc.), mais la veilleuse rouge demeure…

 


« Le 25 juillet 1968, l’Encyclique Humanæ Vitæ de Paul VI réaffirmait l’enseignement catholique sur la vie, l’amour et la sexualité humaine. Dans ce texte, il dressait la liste des conséquences d’une existence vécue en dehors de l’enseignement catholique. Il prédisait que : 1. La contraception conduirait à l’infidélité conjugale. 2. La pratique contraceptive conduirait à "un abaissement général de la moralité". 3. La contraception conduirait les hommes à cesser de respecter le femmes dans leur intégralité, et les amènerait à traiter les femmes comme "de simples instruments du plaisir égoïste" plutôt que comme des partenaires chéries. 4. Et, finalement, l’acceptation généralisée de la contraception au sein des couples conduirait à l’imposition massive de la contraception par des gouvernements sans scrupule. En d’autres mots, le pape Paul VI prédisait que la contraception évoluerait d’un “choix de mode de vie” à une arme de destruction massive. Comme sa prophétie a été affreusement justifiée par les programmes de contrôle démographique et de stérilisation imposée, par la réduction des taux de fécondité et la promotion de l’avortement pratiquement partout dans le monde. La destruction par la contraception de l’intégrité de l’acte marital – unitif et procréatif – a de terribles conséquences pour la société et pour nos âmes. La contraception, pour le dire autrement, est le rejet de la manière dont Dieu voit la réalité. C’est un coin enfoncé dans la sphère de communion la plus intime que l’homme puisse connaître en dehors du Saint-Sacrement de la Messe. C’est un poison dégradant qui flétrit la vie et l’amour, dans le mariage comme dans la société. En brisant le lien ordonné, naturel et divin, entre le sexe et la procréation, les hommes et les femmes – mais plus particulièrement les hommes – se concentreront sur les possibilités hédonistes qu’offre le sexe. Les gens cesseront de considérer le sexe comme quelque chose qui était intrinsèquement lié à une nouvelle vie et au sacrement du mariage. Quelqu’un peut-il douter que c’est là où nous en sommes aujourd’hui ? ».

 

Source : Americatho

• TEXTES LITURGIQUES (FERIA III HEBDOMADæ SANCTæ)

 

- Isaïe 49, 1-6 : Oui, j'ai du prix aux yeux de mon Seigneur

- Psaume 71, 1 : Sans fin, je proclamerai ta victoire et ton salut

- Jean 13, 21-38 : L’annonce de la trahison de Judas Iscariote 





En ce Lundi Saint, la Liturgie de l'Église nous fait contempler le Verbe Incarné suppliant Dieu Son Père de Lui venir à son aide (Introït de la Messe : « Jugez, Seigneur, ceux qui me persécutent ; désarmez ceux qui m'attaquent; Prenez vos armes et votre bouclier, et levez-vous pour venir à mon secours, ô Seigneur, ma force et mon salut »). Six jours avant la Pâque, Jésus-Christ sait parfaitement que son heure est proche. Tandis que Marie de Béthanie répand le parfum ("pistis" = "fides") très pur sur ses pieds, Il la loue pour ce geste plein de tact, et blâme Judas, dont le cœur est plein de haine. Prions : « Seigneur Jésus, tout au long de cette semaine, à l'exemple de Marie de Béthanie, nous voulons demeurer auprès de Vous. Nous voulons nous décentrer de nous-mêmes pour nous préoccuper seulement de Vous et de Vous seul, Vous offrir le peu que nous avons mais Vous le donner totalement et sans réserve. Nos cœurs ainsi tout ouvert à Votre présence nous permettrons d’accueillir sans réserve le don de Votre Salut. Ainsi soit-il ».

 

 

 

http://idata.over-blog.com/0/21/41/34/2010/lundisaintbethanie.jpg
 

« Ô Amour de mon coeur, que chaque jour, et même sans arrêt, je te verse ce parfum,
car en le répandant sur toi, je le répands aussi sur moi... Donne-moi de te faire loyalement
le don de tout ce que j'ai, de tout ce que je sais, de tout ce que je suis, de tout ce que je peux !
Que je ne me réserve rien ! Je suis là, aux pieds de ta miséricorde ; c'est là que je me tiendrai,
que je pleurerai, jusqu'à ce que tu me fasses entendre ta douce voix, le jugement de ta bouche,
la sentence de ta justice et de la mienne : « Ses nombreux péchés lui ont été pardonnés,
parce qu'il a beaucoup aimé » (Luc 7, 47) » (cf : Guillaume de Saint-Thierry, moine)

 

 


• TEXTES LITURGIQUES (FERIA II HEBDOMADæ SANCTæ)
 

- Isaïe 42, 1-7 : Voici mon serviteur en qui j'ai mis toute ma joie

- Psaume 27, 1 : Le Seigneur est ma lumière et mon salut

- Jean 12, 1-11 : Jésus à Béthanie, avec Marthe et Marie

  


 

La Liturgie de ce Dimanche comporte deux parties : d'abord, la bénédiction, la distribution et la procession des Rameaux évoquant l'entrée triomphale de Jésus-Christ dans Jérusalem et réalisant ainsi la prophétie de Zacharie : « Tressaille d'allégresse, fille de Sion. Livre-toi aux transports de la joie, fille de Jérusalem : voici ton Roi qui vient vers toi ; il est le Juste et le Sauveur. Il est pauvre, et il s'avance monté sur un ânon, le petit de l'ânesse » (cf : Zacharie, IX, 9). Ensuite, la Liturgie de l'Église offre au Père Éternel le Saint-Sacrifice de la Messe, avec comme Évangile la grande lecture de la Passion (si possible chantée), pour nous faire immédiatement entrer dans la Semaine Sainte, la Semaine la plus sacrée de l'Année Liturgique. L'Église, après avoir acclamée notre Roi-Jésus, nous invite maintenant à accompagner chaque jour notre Sauveur dans toutes les douleurs, les angoisses et les souffrances de Sa Sainte Passion qu’Il veut accomplir en toute volonté pour notre propre rédemption. « Venez, gravissons ensemble le mont des Oliviers ! Allons à la rencontre du Christ. Il revient aujourd'hui de Béthanie et Il s'avance de son plein gré vers Sa Sainte et Bienheureuse Passion, afin de mener à son terme le mystère de notre salut » (Saint André de Crète, moine et évêque, 660-740). Kyriale XVII + Credo Ambrosien

 



 

        

SERMON DE ST JEAN CHRYSOSTOME : « Nous avons achevé la navigation du jeûne et nous voici, par la grâce de Dieu, arrivés au port. Mais ne nous négligeons pas, parce que nous sommes arrivés au port; au contraire redoublons de zèle, parce que nous avons atteint le terme du voyage. Ainsi font les pilotes; au moment de faire entrer dans le port un vaisseau chargé de blé et d'un poids énorme de marchandises, ils sont inquiets, ils prennent mille soins pour empêcher que le navire, après avoir traversé de si vastes mers, ne se brise contre un écueil, et ne sombre avec toutes les marchandises. Voilà les inquiétudes, les craintes que nous devons ressentir, nous aussi; au terme de la traversée gardons-nous de perdre le prix de nos fatigues. Voilà pourquoi nous devons redoubler de zèle. Ainsi font les coureurs encore : quand ils se voient arrivés au moment de recevoir leurs prix, c'est alors qu'ils redoublent de vitesse. Ainsi font les athlètes encore ; après les luttes et des victoires sans nombre, quand ils touchent au moment des couronnes, c'est alors qu'ils se dressent plus vivement, qu'ils font de plus généreux efforts. Faisons donc de même, nous aussi, maintenant. En effet, ce qu'est le port pour les pilotes, le prix pour les coureurs, la couronne pour les athlètes, la semaine où nous sommes est tout cela pour nous. C'est la source de nos biens, et il s’agit maintenant de se disputer les couronnes; et voilà pourquoi la présente semaine s'appelle la Grande Semaine. Ce n'est pas que les jours y soient plus longs que dans les autres; d'autres semaines, en effet, ont des jours plus longs. Ce n'est pas que les jours y soient plus nombreux; car, dans toutes les semaines, le nombre des jours est le même; mais c'est que, dans cette semaine, Dieu a fait des choses particulièrement glorieuses, c'est dans cette Grande Semaine que la longue tyrannie du démon a été brisée, que la mort a été éteinte, que celui qui était fort, a été enchaîné; ses vases ont été pillés; le péché enlevé; la malédiction effacée; le paradis s'est ouvert; le ciel est devenu accessible, les hommes se sont mêlés aux anges; le mur qui séparait tout a disparu; le voile a été enlevé; le Dieu de paix a étendu la paix dans le ciel et sur la terre. Aussi l'appelle-t-on la Grande Semaine, et, de même qu'elle est la première des autres semaines, de même le grand jour du sabbat est le premier de ces jours, et ce que la tête est pour le corps, le sabbat l'est pour cette semaine. Aussi, dans cette semaine, un grand nombre de personnes montre un zèle plus ardent; les unes ajoutent à l'austérité de leur jeûne ; les autres prolongent leurs veilles sacrées ; d'autres font des aumônes plus abondantes, et le zèle qu'elles montrent pour les bonnes oeuvres, et leur application à la piété, attestent la grandeur du bienfait que Dieu nous a accordé. De même qu'au jour où le Seigneur ressuscita Lazare, tous les habitants de Jérusalem coururent au-devant de lui, et leur grand nombre attestait qu'il avait ressuscité un mort (car l'empressement de tous ceux qui accouraient, était une preuve du miracle) ; de même, aujourd'hui, le zèle que fait éclater cette Grande Semaine, est un témoignage, une démonstration des grandes choses qui s'y sont opérées. Et en effet, nous ne sortons pas d'une seule cité, nous qui courons aujourd'hui au-devant du Christ. Ce n'est pas la seule Jérusalem, c'est la terre entière qui envoie au-devant de Jésus ses églises, riches de peuples qui ne tiennent pas, qui ne secouent pas dans leurs mains des rameaux de palmier, mais qui portent l'aumône, l'humanité, la vertu, le jeûne, les larmes, les prières, les veilles, toutes les fleurs de la piété, pour les offrir à Notre-Seigneur, au Christ ». (suite de l’homélie de Saint Jean Chrysostome sur la Grande Semaine)

 

 

 



 

 

 

 

RÉSUMÉ LITURGIQUE POUR LE

DIMANCHE DES RAMEAUX

(SELON LE MISSALE ROMANUM 2002)

(DOMINICA IN PALMIS DE PASSIONE DOMINI - FORMA PRIMA)

POUR PLUS DE PRÉCISIONS LITURGIQUES, LIRE LES COMMENTAIRES DU CÉRÉMONIAIRE

 

 

 

 

 

 

• AD PROCESSIONEM :

Dans un lieu distinct de l'église, le Peuple de Dieu accueille le clergé en chantant l'antienne "Hosanna Filio David".

Le prêtre devra porter son "pluvial" rouge. Après l'aspersion et la distribution des rameaux, le prêtre (ou diacre)

proclame l'Évangile. On fera éventuellement une très brève homélie. Pourra alors commencer la procession

dès que le prêtre (ou diacre) entonnera le "Procedamus in pace". Le Missale Romanum et le Graduale

Romanum proposent l'antienne du "Pueri Hebrærorum", l'hymne processionale du "Gloria Laus" et

le répons "Ingrediente" (toutes paroisses peut chanter au moins l'hymne du "Gloria Laus" et le

refrain du Christus vincit en entrant dans l'église, avant d'enchaîner avec le Kyrie XVII)

 

 

ANTIENNE : "HOSANNA FILIO DAVID" + DE BENEDICTIONE RAMORUM +

DE DISTRIBUTIONE RAMORUM + AD LITURGIAM VERBI (A, B, C) :

 

- ANNÉE A - Matthieu, 21, 1-11 : Entrée messianique du Seigneur

- ANNÉE B - Marc 11, 1-10 ou Jean 12, 12-16 : Entrée messianique du Seigneur

- ANNÉE C - Luc 19, 28-40 : Entrée messianique du Seigneur 

 

 

Procedamus in pace. In Nomine Christi. Amen.

Antienne du "Pueri Hebraerorum portantes..."

Hymne de Procession au Christ-Roi : Gloria Laus

Répons : Ingrediente Domino in sanctam civitatem

Transition pour la Messe de la Passion : Kyrie Eleison

 

_______________

 

 

 

 

• AD MISSAM :

Dès la fin de la procession, nous enchaînons directement avec la Messe par le chant du Kyrie.

Par l'allée centrale, le prêtre se dirigera directement vers l'Autel de Dieu. (Avant) ou plutôt

après avoir baisé et encensé l'Autel pendant que l'assemblée chante le Kyrie, le prêtre

enlèvera son "pluvial" (chape) rouge pour revêtir sa chasuble rouge normalement

préparée à son siège. Le chant du Kyrie terminé, lprêtre chante "Oremus" et

l'oraison. Les "exemples-enregistrements" ci-dessous proviennent tous de la

Basilique N-D de Maastricht (Sanctuaire "Sterre der Zee", 2012, Pays-Bas).

 

I. AD LITURGIAM VERBI :

 

- Isaïe 50, 4-7 : Le Serviteur de Dieu accepte ses souffrances

 

   

Trait de la Messe : "Deus, Deus, meus"

 

- Philippiens 2, 6-11 : Abaissement (kénose) et glorification de Jésus-Christ

 

   

Graduel de la Messe : "Christus factus est"

 

 

La proclamation de la Passion de Notre-Seigneur se déroule sans encens et sans cierges et commence

directement par "Passio Domini Nostri IESU Christi secundum.... " sans salutation ni signe de Croix.

On évitera toute "théâtralisation" de l'Évangile. Le prêtre peut lire/chanter à lui seul l'intégralité de 

la péricope. Après les mots annonçant la mort de Jésus ("emisit spiritum" ou bien "exspiravit"),

on se met à genoux (le temps d'un Pater). Le prêtre termine par le "Verbum Domini" et omet

de baiser l'Évangile. Ensuite, brève homélie OU temps de silence pour enchaîner avec le

chant du Credo (au §34 de la lettre circulaire "De festis paschalibus" (16/01/1988), il est

précisé, contrairement au "Missale Romanum"que l'homélie devra être obligatoire).

 

- ANNÉE A - Matthieu 26, 14 à 27, 66 : La Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ 

- ANNÉE B - Marc 14, 1 à 15, 47 : La Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ 

- ANNÉE C - Luc 22, 14 à 23, 56 : La Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ 

 

 

II. AD LITURGIAM EUCHARISTICAM :

 

    

Offertoire de la Messe : "Improperium exspectavit"

    

Communion de la Messe : "Pater, si non potest"

 

 

 

 

 

 

Liens (divers) : Commentaire de la Parole de Dieu, par la bibliste Marie-Noëlle Thabut (ANNÉE B) + (ANNÉE C) + (ANNÉE A) + Texte d'un prêtre pour la rentrée dans la Semaine Sainte Christus vincit (1) + (2) + Hymne : Lauda Jerusalem + Hymne : Vexilla Regis + Hymne pour le Dimanche des Rameaux + Ouvrez-vous, portes de justice (Renouveau) + Dernière semaine avant la Passion, par la mystique Anne-Catherine Emmerich + Le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur, par l'Abbé Gérard Thieux (ANNÉE C) + (ANNÉE A) + Homélies du Pape Benoît XVI pour les Rameaux (2006) + (2007) + (2008) + (2009) + (2010) + (2011) + (2012) + Homélie du Pape François pour le Dimanche des Rameaux (2013) + (2014) + Sermon de l'Abbé Michel-Marie Zanotti-Sorkine (Rameaux 2013) + Commentaires Liturgiques (avant la réforme de Pie XII) + Messe pour le Dimanche des Rameaux (forme extraordinaire) Propre de la Messe (forme ordinaire) + Oraisons super populum pour la Semaine Sainte (forme ordinaire) + Messages de Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II pour la Journée Mondiale de la Jeunesse (1987 à 2005) + Pape Benoît XVI (2006 à 2013) + Pape François (2014 à 2017)

 

http://img.over-blog.com/360x228/0/21/41/34/mariage.jpgA une époque où le mariage est souvent vu comme un « contrat à durée déterminée », Benoît XVI a invité les jeunes à redécouvrir la fidélité et le don de soi dans le mariage. Dans le message adressé aux participants au 10e Forum international des jeunes, qui se déroule du 24 au 28 mars à Rocca di Papa, à quelques kilomètres de Rome, le pape a exhorté les jeunes à « découvrir la grandeur et la beauté du mariage ». « La relation entre l'homme et la femme reflète l'amour divin de manière très spéciale, c'est pourquoi le lien conjugal a une dignité immense », a-t-il affirmé aux jeunes réunis pour réfléchir sur le thème « Apprendre à aimer ». « A travers le sacrement du mariage, les époux sont unis par Dieu et par leur relation, ils manifestent l'amour du Christ, qui a donné sa vie pour le salut du monde ». « Dans un contexte culturel où beaucoup de personnes considèrent le mariage comme un contrat à durée déterminée, il est d'importance vitale de comprendre que l'amour véritable (+) (+) (+) (+) (+) (+) (+) (+) est fidèle, don de soi définitif », a-t-il affirmé. Puisque le Christ « consacre l'amour des époux chrétiens et s'engage avec eux, non seulement cette fidélité est possible, mais elle est la voie pour entrer dans une charité toujours plus grande », a ajouté le pape. « Ainsi, dans la vie quotidienne de couple et de famille, les époux apprennent à aimer comme le Christ aime ». A l'occasion de cette rencontre organisée tous les trois ans par le Conseil pontifical pour les laïcs, Benoît XVI a rappelé combien « l'homme est fait pour aimer ». « Sa vie n'est pleinement réalisée que si elle est vécue dans l'amour ». Citant sainte Thérèse de l'Enfant Jésus : « Ma vocation, c'est l'amour » (Manuscrit B), il a souhaité que les jeunes cherchent « de tous leur cœur à découvrir leur vocation à l'amour comme personnes et comme baptisés ». « C'est la clé de toute l'existence ». S'adressant enfin aux jeunes représentants des 5 continents présents à cette rencontre, le pape les a appelés à être des « témoins » de ce qu'ils ont vu et entendu auprès des jeunes de leur âge. C'est une « véritable responsabilité » et l'Eglise « compte sur (vous) », a-t-il insisté, évoquant le « rôle important » qu'ils ont à jouer « dans l'évangélisation des jeunes de leurs pays ».


osservatore  


• L'Osservatore Romano, le journal officiel du Saint-Siège, dénonce ce soir « une tentative ignoble d'atteindre à tout prix Benoît XVI » après la publication par le New York Times d'informations selon lesquelles le pape aurait dans le passé couvert les agissements d'un prêtre pédophile (NDLR : face aux désinformations médiatiques, l’histoire vraie est à lire sur le Salon Beige).  « La tendance qui prévaut dans les médias est de travestir les faits » afin de faire de l'Eglise catholique « l'unique responsable des abus sexuels, image qui ne correspond pas à la réalité », affirme dans un éditorial l'organe officiel du Vatican, qui s'indigne d' « une tentative ignoble d'arriver à atteindre, à tout prix Benoît XVI et ses plus proches collaborateurs ».

• « Priez pour moi, afin que je ne me dérobe pas, par peur, devant les loups » (Benoît XVI). « Heureux serez-vous lorsqu'on vous insultera, qu'on vous persécutera et qu'on répandra faussement sur vous toute sorte de mal, à cause de moi.
Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux, car c'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés » (Matthieu 5, 11-12) ; « S’ils m’ont persécuté, vous aussi, ils vous persécuteront » (Jean 15, 20). On commence par s’y habituer. L’année dernière, comme une bête féroce, Satan s’acharnait sur Benoît XVI à cause de ses paroles de vérité ; Aujourd’hui, il s’acharne toujours pour le salir de la pire des ignominies, le toucher de la flèche la plus perfide. Nous sommes encore dans le Temps du Carême, Satan le sait. Nous allons entrer dans quelques jours dans la Semaine Sainte. Les Sanhédrins médiatiques accompagnés de toute cette clique de "théologiens" frustrés par la suprématie intellectuelle de Benoît XVI veulent à tout prix sa peau. Comme les Grands-Prêtres à l'époque de Jésus, ils feront tout pour cracher leurs mensonges et clouer l'Eglise catholique malgré son innocence et sa sainteté perpétuelle. Depuis 2000 ans, rien n’a changé. La Vérité incarnée a été crucifiée. Que l’Eglise-Epouse soit à son tour injustement crucifiée par le monde n’est pas surprenant. Elle ne fait que suivre le chemin de son Epoux…

tombe

 

O mon Sauveur, qui avez souffert par amour pour moi tous les tourments de la Passion, et jusqu'à la mort la plus cruelle, je ne refuse pas, quoi qu'il m'en puisse coûter, de prendre part à votre calice d'amertume : je vous offre mon coeur déchiré, mais soumis. Vous m'aviez donné, dans cet enfant si chèrement aimé, le plus doux bonheur qui soit au monde : je souscris, autant que je sais le faire dans ma désolation extrême, à l'arrêt par lequel vous me l'avez enlevé. Oui, mon Dieu, mon Créateur, le Maître de toutes choses, je m'efforce, avec votre serviteur Job, de bénir votre saint Nom dans cette épreuve, et de m'abandonner sans réserve à votre volonté, que je ne veux jamais appeler cruelle. O mon Consolateur ! vous ne condamnerez pas les larmes d'une mère, vous qui avez pleuré sur la mort d'un ami ! Ne souffrez pas seulement qu'il échappe à ma douleur une seule parole qui puisse vous déplaire. Je rétracte d'avance tout plainte et même toute pensée qui ne seraient pas conformes à la soumission chrétienne et absolue que je vous dois, mon Dieu ! Faites que ma douleur ne soit pas du désespoir; que je ne m'y livre pas aux dépens de mes devoirs, ni que le regret de ce que j'ai perdu me rende injuste pour ce qui me reste. Donnez-moi la force d'être toujours attentif au bonheur de ceux qui m'entourent, vigilant pour retenir mon imagination quand le chagrin l'égare, et courageux pour relever mon âme souffrante.

 

Vierge sainte, ô Mère des douleurs ! j'unis ma souffrance à la vôtre; ouvrez-moi votre coeur, refuge et modèle des mères désolées; obtenez par vos prières, ô Marie ! que j'accepte comme vous le glaive qui a percé mon âme, que je reste debout au pied de la Croix, que j'y vive et que j'y meure, soumise et résignée.

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