90912N.jpgUne grande erreur qui desservirait la cause de la liturgie serait le faire dire à Benoît XVI ce qu'il n'a jamais dit et donc de faire aller la liturgie là où l'Eglise n'a jamais souhaité qu'elle aille. Qu'a dit le pape ? Que nous enseigne-t-il dans son Motu proprio Summorum pontificum ? Reprenons le document et lisons-le attentivement pour en tirer quelques conclusions. Benoît XVI nous dit très clairement que la "forme normale" de la liturgie est actuellement celle qui est donnée par le Missel dit "de Paul VI". Il n'y a rien qui permette de revenir là-dessus. Ce Missel romain restauré a des qualités indiscutables puisque le pape parle de sa "richesse spirituelle" et de sa "profondeur théologique". Mais si ses qualités n'apparaissent pas ou plus, c'est uniquement parce que ceux qui doivent le mettre en oeuvre l'intrumentalisent, comme si les règles de la liturgie qu'il précise n'étaient que des lignes directrices générales autour desquelles chacun pouvait s'autoriser à construire des célébrations répondant aux goûts de l'instant, sans référence à une théologie solide. C'est là l'erreur essentielle qui a été propagée par de très nombreux clercs à la suite de Vatican II et qui fait que partout sont célébrées des messes désormais désacralisées, sans reliefsans dignité, qui ne savent que transmettre, parfois à coups de "pathos", les impressions ponctuelles et fluctuantes des célébrants.

 

Imaginons à présent un fidèle habitué aux liturgies actuelles de nos paroisses, mais soucieux ce qui serait tout à son honneur - de suivre les conseils de Benoît XVI. Il décide donc de se rendre dans différents sanctuaires où est célébrée la forme "extraordinaire" du rite romain, afin de découvrir en quoi cette façon de célébrer pourrait enrichir les messes faites à partir du Missel "de Paul VI". La première chose que remarquerait ce fidèle et qui lui paraîtrait étranger par rapport à ce qu'il voit faire dans les paroisses, c'est l'invariance de cette forme "extraordinaire" quel que soit le prêtre qui la célèbre. Invariance qui met en relief la stabilité que doit avoir, par essence, un rite liturgique. C'est sûrement là un point essentiel de la liturgie qu'il faudrait retrouver dans la forme "ordinaire" : l'invariance du rite, afin que celui-ci apparaisse partout comme achevé dès lors qu'il est reçu de l'Eglise, et non comme devant être sans cesse perfectionné par des assemblées locales d'où émergent quelques fidèles ayant la prétention de faire mieux que ce que l'Esprit Saint à inspiré à l'Eglise. Un deuxième point que remarquerait le fidèle attentif, c'est que dans la forme "extraordinaire", l'accent n'est pas mis sur le célébrant mais sur la célébration accomplie avec révérence et dans un environnement cherchant à exprimer au mieux la sacralité. Un troisième point que pourrait remarquer le fidèle curieux, c'est que dans cette forme "extraordinaire", c'est le latin qui utilisé. Difficile à comprendre pour quelqu'un à qui on a seriné depuis des années que l'usage du latin n'avait plus cours depuis le Concile ! Il faudrait expliquer à notre "fidèle-explorateur" que le latin et le grégorien participent ici à l'établissement d'un "climat" spécifique à la liturgie; que c'est par le coeur qui se laisse imprégner par ce climat liturgique (1) plus que par l'intelligence qui veut comprendre chaque mot que le fidèle progresse dans la foi. On sait d'ailleurs que la liturgie a fait davantage de conversions que bien des homélies pourtant savamment construites. En résumé, les points positifs de la forme "extraordinaire" du rite romain qu'on devrait impérativement retrouver dans la forme "ordinaire" sont la stabilité, la révérence, la sacralité, l'effacement devant le mystère. 

 

Par contre, ce qui est dans la forme "extraordinaire" et n'a plus sa place dans la liturgie "normale" - celle donnée par le Missel de Paul VI -, ce sont les prières doublées, c'est-à-dire dite par le prêtre alors qu'elles ont déjà été dites par l'assemblée ou la chorale (2), certaines prières répétées qui alourdissent le rite et donnent parfois l'impression que la célébration fait du surplace ou hésite à aller jusqu'à son terme (3), le décorum hérité du XVIIIè siècle finissant ou du XIXè siècle et qui est davantage l'expression d'un certaine religiosité que le cadre idéal capable de mettre en relief le sens de la liturgie elle-même. En résumé, on peut dire que dans son Motu proprio Summorum pontificum, Benoît XVI ne se montre pas favorable au rétablissement systématique de la forme "extraordinaire" du rite romain. Si on lit bien le Souverain Pontife, on voit qu'il veut surtout donner forme au véritable héritage liturgique de Vatican II - comme il l'a dit lui-même à diverses occasions-. L'outil qui peut aider à réaliser ce programme est la forme "extraordinaire" du rite romain considérée comme un auxiliaire précieux dont on ne saurait se passer pour mettre en oeuvre comme il convient le rite romain restauré à la suite de Vatican II. C'est d'ailleurs de cette façon que procède Benoît XVI à chaque messe qu'il célèbre : il met en oeuvre la "forme ordinaire" du rite romain dans son interprétation stricte ou, pour être plus exact encore, disons qu'il célèbre la Messe telle que le Concile l'a vraiment voulue et telle qu'elle devrait pouvoir être dans toutes les paroisses.

 

(1) La Constitution Sacrosanctum Concilium enseigne que pour obtenir la pleine efficacité [de la liturgie], les fidèles doivent

y accéder avec les dispositions d'une âme droite. Il y a donc bien une disposition préalable à acquérir. (Cf. n.11)

(2) Cf. Sacrosanctum Concilium, n.34.

(3) C'est par exemple le cas pour le Confiteor récité deux fois au commencement de la messe et une fois avant la communion.

Encore faut-il préciser ici qu'à la grand'messe, les fidèles qui sont dans la nef ne sont pas associés à la récitation des deux Confiteor 

dits au commencement de la célébration ("prières au bas de l'autel") puisqu'à ce moment la chorale chante l'introït qu'elle

fait immédiatement suivre du Kyrie eleison. Un peu comme si les fidèles étaient invités à "zapper" l'acte pénitentiel qui ouvre la célébration eucharistique...

O souveraine et éternelle Trinité, Amour ineffable, vous m'appelez votre fille, et moi je puis vous dire : Mon Père ! Vous vous êtes donné à moi en me donnant le corps et le sang de votre Fils bien-aimé, qui est Dieu et homme tout ensemble ! Unissez-moi aussi, je vous en conjure, au corps mystique de la sainte Église, ma mère, à la société universelle de la religion chrétienne ; car le feu de votre charité m'a fait connaître le désir que vous avez de voir mon âme se réjouir dans cette union sacrée. O Amour inexprimable, vous m'avez vue et connue en vous, et ce sont les rayons de votre lumière, dont j'étais revêtue, qui vous ont passionné pour votre créature ! Vous l'avez tirée de vous-même, vous l'avez créée à votre image et à votre ressemblance ; et moi, cependant, pauvre créature, je ne pouvais vous connaître qu'en voyant en moi votre image et votre ressemblance. Mais, afin que je puisse vous voir et vous connaître en moi, vous vous êtes uni à nous ; vous êtes descendu des hauteurs de votre divinité jusqu'aux dernières infirmités de notre nature. Comme la faiblesse de mon intelligence ne pouvait comprendre et contempler votre grandeur, vous vous êtes fait petit, et vous avez caché vos splendeurs admirables sous les voiles infimes de notre humanité. Vous vous êtes manifesté par la parole de votre Fils unique, et je vous ai connu en moi-même. O abîme de charité ! Oui, c'est ainsi, Trinité adorable, que vous vous êtes manifestée, que vous nous avez montré votre Vérité ; c'est surtout par l'effusion de votre sang que nous avons vu votre puissance, puisque vous avez pu nous laver de nos fautes. Nous avons vu votre sagesse, puisque, sous la chair de notre humanité, vous avez caché la force de votre divinité, qui a vaincu le démon et l'a dépouillé de sa puissance. C'est votre sang qui nous a montré votre charité, puisque par la seule ardeur de votre amour vous nous avez rachetés, lorsque vous n'aviez pas besoin de nous. Ainsi s'est manifestée votre Vérité, qui nous a créés pour nous donner la vie éternelle. Oui, votre créature a connu la vérité par le Verbe, votre Fils unique. Sans lui, elle était inaccessible à nos regards obscurcis par le péché. Rougis donc, ô créature ; rougis d'être ainsi aimée et honorée par ton Dieu, et de ne pas le connaître, lui que sa charité infinie a fait descendre des hauteurs de sa gloire jusqu'à la bassesse de La nature, pour que tu le connaisses en toi. J'ai péché, Seigneur, ayez pitié de moi. O mystère admirable ! Vous connaissiez votre créature en vous avant qu'elle fût créée ; vous voyiez qu'elle devait commettre l'iniquité, qu'elle devait s'écarter de votre vérité, et cependant vous l'avez créée. O amour incompréhensible ! Vous me dites : Mon âme, et moi je vous dis : Mon Père ! O Père si plein de miséricorde, je vous en conjure, unissez tous vos serviteurs dans le feu de votre charité ; disposez-les à recevoir les inspirations et les enseignements que répand et veut répandre la lumière de votre charité.

 

Votre vérité a dit : « Cherchez, et vous trouverez ; demandez, et vous recevrez ; frappez, et il vous sera ouvert » (Matth. VII, 7). Eh bien ! moi, pauvre et misérable, je frappe à la porte de votre Vérité, je m'adresse à votre Majesté, j'implore votre clémence, et je lui demande miséricorde pour le monde, et surtout pour la sainte Eglise ; car je sais par votre Fils qu'il faut me nourrir sans cesse de cette nourriture ; puisque vous le voulez, ne me laissez pas périr de faim. O mon âme ! Que fais-tu ? Ne sais-tu pas que le Seigneur ton Dieu te voit sans cesse ? Ne sais-tu pas que rien ne peut fuir son regard, et que ce qui échappe à l'œil de la créature ne peut jamais éviter le sien ? Ne commets donc plus l'iniquité, et relève-toi de tes fautes. J'ai péché, Seigneur, ayez pitié de moi ; il est temps de secouer le sommeil. O éternelle Trinité ! Vous voulez que nous avancions, et si nous ne nous réveillons pas dans la prospérité, vous nous envoyez l'adversité. Comme un habile médecin, vous brûlez avec le feu de la tribulation les plaies que n'a pu guérir le baume des consolations. O Père! Ô Charité incréée! Je n'admirerai jamais assez ce que m'a révélé votre lumière ! Vous m'avez vue et connue, vous avez vu et connu toutes les créatures raisonnables, en général et en particulier, avant que nous ayons l'être. Vous avez vu Adam, le premier homme ; vous avez connu sa faute et celles qui devaient en être la suite, en lui et dans sa postérité. Vous avez su que le péché s'opposerait à votre Vérité, et qu'il empêcherait les créatures raisonnables d'atteindre la fin à laquelle vous les aviez destinées. Vous avez vu les tourments que votre Fils devrait subir pour sauver le genre humain et réparer la vérité en nous. Oui, vous me l'avez dit, votre prescience vous avait tout annoncé. Comment se fait-il, Père éternel, que vous ayez créé votre créature ?

 

O mystère adorable, incompréhensible ! Oui, vous n'aviez pas d'autres raisons que l'amour dans notre création ; vous nous avez vus de vous-même, et votre charité vous a forcé à nous créer malgré toutes les iniquités que nous devions commettre contre vous. Vous n'avez pu résister, ô Amour éternel ; vous aperceviez dans votre lumière toutes les offenses de votre créature contre votre infinie bonté, mais vous avez paru ne pas les voir, vous ne vous êtes arrêté qu'à la beauté de votre œuvre ; vous l'avez aimée, vous vous êtes passionné pour elle, et vous l'avez tirée de votre sein pour la créer à votre image et à votre ressemblance. O Vérité éternelle ! Vous vous êtes révélée à votre indigne servante. Vous lui avez appris que c'est l'amour qui vous a forcé à lui donner l'être. Vous voyiez qu'elle devait vous offenser, mais-votre charité a détourné vos regards de ses offenses pour les fixer uniquement sur la beauté de votre créature ; car la vue de l'offense pouvait empêcher l'amour de répandre la vie. Vous le saviez, et vous n'avez écouté que l'amour, parce que vous n'êtes qu'un foyer d'amour. Et moi, mes fautes m'ont empêchée de vous connaître ; mais accordez-moi la grâce, ô très doux Amour, de l'épandre en votre honneur tout le sang de mon corps ; faites que je me dépouille entièrement de moi-même. Bénissez aussi, ô mon Dieu, celui qui m'a donné la sainte Communion ; détachez-le de lui-même, revêtez-le de votre volonté, fixez-le en vous par des liens indissolubles, afin qu'il soit une plante répandant son parfum dans le jardin de la sainte Église. Accordez-nous, je vous en conjure, ô Père très clément, votre douce bénédiction ; lavez nos âmes dans le sang de votre Fils. O Amour, Amour, je vous demande la mort ! Amen.

 

Sainte Catherine de Sienne

« Le droit de la femme enceinte à décider apparemment de son propre corps est plus précieux - ainsi l’a décidé la majorité législative du District Fédéral -, bien que cela implique la suppression d’un autre être humain qui a commencé à se développer dans son ventre. De cette manière l’utérus qui devrait être le lieu le plus sûr pour la vie, se transforme en lieu le plus dangereux »…
 
 
 
 
C’est par ces mots que Mgr Rodrigo Aguilar Martínez, évêque de Tehuacán et président de la Commission épiscopale pour la Famille, la Jeunesse et les Laïcs, prêche dans le message publié après que la majorité législative du District Fédéral du Mexique ait dépénalisé l’avortement dans les douze premières semaines. Mgr Aguilar rappelle que bien que “avec la loi promue on n’ordonne pas aux gens d’avorter, toutefois, on ouvre la porte à la permissivité”. En outre, il affirme que “l’avortement a été redéfini comme interruption de la grossesse après la douzième semaine de gestation. Trop facilement on définit que si l’on interrompt la grossesse avant ce temps, il n’y a pas d’avortement”. C’est pourquoi, l’évêque de Tahucán invite les fidèles chrétiens à "contempler avec fascination la merveille qu’est la vie humaine dès son début" que l'homme et la femme doivent "accueillir avec respect, protéger avec délicatesse et promouvoir son développement avec prudence".
 
L’évêque de San Cristobal de las Casas, Mgr Arizmendi Esquivel, dans un document intitulé “Requiem pour le Mexique toujours fidèle ?”, affirme également qu’en approuvant la loi qui légalise l’avortement jusqu’à 12 semaines de gestation, "l’empire de la mort, l’orgueil partiel, le prétexte d’être des dieux, l’insensibilité envers le nouveau-né, l’extermination d’innocents gagnent. Un laïcisme qui prétend exclure de la politique tout ce qui a l’odeur de Dieu" et perd non seulement l’Eglise mais également "la science qui se base sur l’éthique, triomphe. Les droits de l’homme perdent. La famille perd. La vie perd. Nous perdons tous". L’évêque rappelle en outre que "le droit à la vie n’est pas soumis à un vote, parce qu’elle ne dépend pas d’un caprice de majorités qui peuvent être également manipulées". L’évêque adresse un appel aux parents, aux catéchistes, aux prêtres, aux religieuses et aux évêques, à intensifier les programmes éducatifs sur le thème de l’avortement pour donner une "éducation sexuelle chrétienne". Il exhorte ensuite les médecins chrétiens et catholiques qui travaillent dans les centres officiels de santé à défendre leur droit à l’objection de conscience pour qu’ils “ne se laissent pas obliger à pratiquer d’avortements, dans la mesure où ils deviendraient responsables d’un assassinat criminel, bien qu’il ne soit pas un délit civil”.
 


« Jeunes gens ! Ne soyez pas une jeunesse molle et veule,

soyez plutôt une jeunesse enflammée, une jeunesse ardente.

Allumez et faites se répandre le feu que Jésus vint apporter  dans le monde »

(Sa Sainteté le Pape Pie XII)


« La fièvre de la jeunesse maintient le monde à la bonne température.

 Quand la jeunesse se refroidit, le monde claque des dents »

 (Georges Bernanos - "Les Grands Cimetières sous la lune")

 

 

Un des grands drames aujourd’hui pour les vocations sacerdotales en France est l’état catastrophique de certains Séminaires "diocésains" qui rebutent bien souvent, il faut le dire, de très nombreux garçons désireux d’offrir leur vie au Seigneur. Ci-dessous, un extrait d’une lettre d’un séminariste ayant subi une véritable « rééducation » dans un Séminaire français (il écrit à un de ses anciens amis). Grâce à Dieu, ce dernier a réussi à survivre en se "raccrochant" à un Séminaire Ecclesia Dei. Ne soyons pas naïfs : un jeune garçon qui se sent appelé à la prêtrise et qui se veut « fidèle à Rome » doit absolument avoir avec lui une très forte personnalité pour ne pas se laisser "déformer" par les très progressistes et anti-romains séminaires français. Certains séminaristes diocésains "romains" arriveront peut-être à "passer" les années mais au prix d’énormes sacrifices...

 

 


seminaristeMon cher Jean,

 

Plusieurs mois se sont écoulés depuis mon départ et je trouve enfin un peu de temps pour répondre à tes nombreux courriers "inquiets". Je m'en vais te donner des nouvelles et quelques-unes des raisons pour lesquelles je suis entré au séminaire Ecclesia Dei ***. La vie du séminaire est bien réglée. Les cours sont très intéressants. Cette première année, correspond à l’année dite de propédeutique des séminaires diocésains. Elle est une initiation de tout ce que nous ferons pendant ces six autres de formation : philosophie thomiste, théologie, droit canonique, histoire de l'Église, études des textes pontificaux et d'autres matières encore sans oublier tu t'en doutes... le latin. Tu n'imagines pas comment l'orthodoxie de l'enseignement est reposante pour l'esprit. Vois-tu, je n'ai plus à me "méfier" de ce que j'apprends. Rien d' ''exceptionnel" mais l'enseignement vrai, constant de l'Église qui ne peut pas vieillir. Christ le même hier, aujourd'hui et demain ! Rahner est un peu délaissé je te l'avoue... Je repense souvent à notre discussion avec le Père N. où vous me disiez peu avant mon départ, que je choisissais la facilité ! Je m'aperçois aujourd'hui à quel point cette mise en garde n'est pas juste. Tu sais ça n'a pas été facile de quitter le diocèse et d'annoncer aux parents que je rentrais dans un séminaire "tradi". Ce mot "tradi" ne veut d'ailleurs rien dire et ne sert à rien d'autre qu'à exclure.

 

Je souris souvent en pensant qu'il a suffi que je parle de Communauté Ecclesia Dei *** pour qu'on me propose d'aller étudier à Rome au Séminaire français. Si j'avais su, j'aurais donné le tuyau à Jérôme qui lui, n'a pas eu cette "écoute" et qui, après cinq années de "rééducation" a été jeté parce qu'il n'avait décidément pas le "profil". Quel gâchis ! Je ne juge personne mais personnellement, j'aurais eu un vrai problème de confiance en entrant pour le diocèse. Regarde Quentin, lui qui était déjà grande gueule aux scouts, n'arrêtait pas de nous dire qu'avec lui, on allait enfin voir ce que l'on allait voir ! Ses dernières déconvenues lui ont enfin fait comprendre que le Code de Droit canonique ne fait pas tout... et que des textes à la réalité pratico-pratique d'abord au séminaire et surtout après en paroisse... il y avait un monde ! Lui qui affirmait qu'il porterait la soutane parce-que-personne-même-pas-l'évêque-n'avait-le-droit-de-me-l'interdire" ose à peine porter le clergy ! Non vraiment je ne regrette pas d'avoir renoncé à la "voie médiane" que l'on me proposait au séminaire diocésain *** où j'aurais comme les copains dû sans cesse tricher et ne jamais avouer ce à quoi j'adhérais et chaque jour faire semblant d'être ce que je ne voulais pas "être".

 

Ne crois pas que je renie ces personnes qui d'une manière ou d'une autre m'ont conduit au séminaire. Je sais que ça peut surprendre que je sois ici (je ne distribue plus la communion si tu veux tout savoir) mais je me rends compte que l'univers "si ouvert" dans lequel j'ai grandi et si persuadé d'être "à l'écoute" était incapable de comprendre ma démarche. Je n'ai pourtant pas changé de religion ! Beaucoup de mes confrères ici ont un parcours semblable tu sais. L'esprit de famille qui règne ici est très "structurant" comme dirait notre vicaire général mais ici c'est vrai. On ne te met pas dans un moule, on ne te dit pas ce que tu dois penser pour arriver. J'apprends les vérités éternelles, c'est tout. La place des supérieurs est paternelle sans proximité déplacée. Pas de familiarité débile non plus entre nous. En fait tout est à sa place ! La liturgie est soignée. Mais ici, chaque jour, au chœur, je comprends que la liturgie est la propriété de l'Église et pas celle des prêtres. C'est beaucoup plus qu'une affaire de langue tu sais. Les prêtres ne peuvent pas faire ce qu'ils veulent, ils ne sont pas propriétaires mais dépositaires de ce trésor sacré. Je l'ai dit au Père N. en lui parlant du très curieux rassemblement de la Pentecôte que l'on a subi dernièrement. Du début à la fin tout a été réécrit, (ils l'ont d'ailleurs dit lors des remerciements interminables.) C'était surréaliste ! Réponse du Père, (siégeant au conseil épiscopal !), "qu'est-ce que tu veux que j'y fasse ?". Et bien tu vois à mon âge, on rêve d'autres choses, et ce que moi je peux faire c'est de me former correctement loin des innovations de tout poil, me former selon ce qu'a prévu l'Église. Je n'ai pas envie de faire semblant, de supporter des liturgies débilitantes, de m'habiller comme un clown, d'étudier des théologiens sopos mais qu'il faut aimer parce que c'est tendance... Relis les textes conciliaires sur l'enseignement dans les séminaires, le chant liturgique, le droit canonique (qui ne sert pas qu'à interdire les mariages dans certains endroits célébrés par certains prêtres si tu vois ce que je veux dire).

 

Je veux être prêtre, et suivre Jésus-Christ, c'est tout. Prie pour moi.

 

Source

L’"Adoro te devoto" est une des 5 hymnes de Saint Thomas d'Aquin (1225-1274),

composées à la demande du S.S. le Pape Urbain IV (1261-1264), à l'occasion de

l'établissement de la Fête du Corps et du Sang du Christ (Fête-Dieu) en 1264…

 


 

 

1. Adoro te devote, latens Deitas,

Quae sub his figuris vere latitas:

Tibi se cor meum totum subjicit,

Quia te contemplans totum deficit.

1. Je t'adore dévotement, Dieu caché

Qui sous ces apparences vraiment prends corps,

À Toi, mon cœur tout entier se soumet

Parce qu'à te contempler, tout entier il s'abandonne.

 

2. Visus, tactus, gustus in te fallitur,

Sed auditu solo tuto creditur;

Credo quidquid dixit Dei Filius:

Nil hoc verbo Veritatis verius.

2. La vue, le goût, le toucher, en toi font ici défaut,

Mais t'écouter seulement fonde la certitude de foi.

Je crois tout ce qu'a dit le Fils de Dieu,

Il n'est rien de plus vrai que cette Parole de vérité.

 

3. In cruce latebat sola Deitas,

At hic latet simul et humanitas;

Ambo tamen credens atque confitens,

Peto quod petivit latro poenitens.

3. Sur la croix, se cachait ta seule divinité,

Mais ici, en même temps, se cache aussi ton humanité.

Toutes les deux, cependant, je les crois et les confesse,

Je demande ce qu'a demandé le larron pénitent.

 

4. Plagas, sicut Thomas, non intueor;

Deum tamen meum te confiteor;

Fac me tibi semper magis credere,

In te spem habere, te diligere.

4. Tes plaies, tel Thomas, moi je ne les vois pas,

Mon Dieu, cependant, tu l'es, je le confesse,

Fais que, toujours davantage, en toi je croie,

Je place mon espérance, je t'aime.

 

5. O memoriale mortis Domini!

Panis vivus, vitam praestans homini!

Praesta meae menti de te vivere

Et te illi semper dulce sapere.

5. O mémorial de la mort du Seigneur,

Pain vivant qui procure la vie à l'homme,

Procure à mon esprit de vivre de toi

Et de toujours savourer ta douceur.

 

6. Pie pellicane, Jesu Domine,

Me immundum munda tuo sanguine;

Cujus una stilla salvum facere

Totum mundum quit ab omni scelere.

6. Pieux pélican, Jésus mon Seigneur,

Moi qui suis impur, purifie-moi par ton sang

Dont une seule goutte aurait suffi à sauver

Le monde entier de toute faute.

 

7. Jesu, quem velatum nunc aspicio,

Oro fiat illud quod tam sitio;

Ut te revelata cernens facie,

Visu sim beatus tuae gloriae.

7. Jésus, que sous un voile, à présent, je regarde,

Je t'en prie, que se réalise ce dont j'ai tant soif,

Te contempler, la face dévoilée,

Que je sois bienheureux, à la vue de ta gloire.



R. Nous te saluons, ô toi Notre Dame,
Marie Vierge Sainte que drape le soleil, 
Couronnée d’étoiles, la lune est sous tes pas.
En toi nous est donnée l’aurore du Salut.


1. Marie, Eve nouvelle et joie de ton Seigneur,
Tu as donné naissance à Jésus le sauveur
Par toi, nous sont ouvertes les portes du jardin, 
Guide-nous en chemin, Etoile du matin.

2. Tu es restée fidèle, mère au pied de la croix, 
Soutiens notre espérance et garde notre foi.
Du côté de ton Fils, tu as puisé pour nous
L’Eau et le sang versés qui sauvent du péché.

3. Quelle fut la joie d’Eve lorsque tu es montée, 
plus haut que tous les anges, plus haut que les nuées,
Et quelle est notre joie, douce Vierge Marie, 
De contempler en Toi la promesse de vie.

 

Enregistré à Notre-Dame de Paris,
le 5/04/14 pour le 20ème anniversaire
de la mort du Professeur Jérôme Lejeune

© Communauté de l’Emmanuel

















 

 

1. O très glorieuse Vierge Marie, choisie par le Conseil éternel pour être la Mère du Verbe Incarné, Trésorière des grâces divines et Avocate des pécheurs, moi, le plus indigne de vos serviteurs, je recours à Vous, afin que Vous daigniez être mon guide et mon conseil dans cette vallée de larmes. Obtenez-moi par le très précieux Sang de votre divin Fils le pardon de mes péchés, le salut de mon âme et les moyens nécessaires pour l'acquérir. Obtenez à la sainte Eglise le triomphe sur ses ennemis et la propagation du règne de Jésus Christ sur la terre. Amen. 

 

2. Ô vrai trésor de vie et fleuve inépuisable de grâce divine, grande Reine des cieux, très sainte Marie, vous qui par vos vertus ineffables avez plu aux yeux de Dieu et mérité de concevoir dans votre sein virginal l'Auteur même de la vie de la grâce, Jésus-Christ; ô vous, Mère de l'Homme-Dieu et Mère de l'humanité rachetée, Mère aussi de grâce et de vie, de miséricorde et de pardon, tournez vers moi votre regard maternel; jetez un œil de compassion sur mes nombreuses misères spirituelles et corporelles; élevez-moi à l'état de parfaite amitié avec Dieu; et obtenez-moi le don de la persévérance finale. Et puisque votre prière est toute-puissante auprès du Seigneur, ô Marie, permettez que malgré ma misère je vous choisisse pour ma patronne spéciale. Avec l'aide de votre très puissante intercession, je suis sûr d'obtenir de votre divin Fils toutes les grâces qui me sont nécessaires pour servir Dieu fidèlement par les œuvres spirituelles et corporelles de miséricorde. Vous vous montrerez ainsi envers moi telle que vous êtes, la Mère de la divine grâce, et moi, après avoir vécu saintement sur la terre en m'aidant des grâces que vous m'avez obtenues, j'aurai le bonheur de vous louer éternellement dans le Ciel. Amen.

Dans son homélie du 29 juin 1972, le Pape Paul VI a utilisé une formule restée célèbre : « La fumée de Satan est entrée dans le peuple de Dieu ». Aujourd’hui, tout nous porte à croire que pour entrer dans le peuple de Dieu, la fumée de Satan est passée par la liturgie : il a profité de la faiblesse des évêques pour s’introduire dans la liturgie et passer ensuite dans les mentalités du peuple de Dieu. Cette asphyxie des mentalités du peuple a été planifiée selon un programme en plusieurs étapes que les évêques de la génération post-conciliaire ont, par naïveté ou complaisance, consciencieusement suivi et que de bien des évêques d’aujourd’hui se refusent à abandonner alors qu’ils voient les ruines s’accumuler autour d’eux. Quelles furent les principales étapes du programme d’asphyxie dont l’Eglise en France a été victime ?

 

 

 

 

Etape 1. Les évêques disent recevoir le Concile mais, en même temps, en interdisent l’application : il n’est plus question de célébrer la liturgie autrement qu’en français et « face au peuple ». Les vicaires épiscopaux sont chargés de faire pression sur les prêtres qui maintiennent le chant grégorien et respectent la nouvelle version du missel romain.

 

Etape 2. Les évêques approuvent - ne serait-ce que par leurs silences - les innovations en matière de liturgie (messes à la guitare, messes-rock...) et ils nomment aux postes-clés des diocèses les prêtres les plus avant-gardistes qui encouragent les pires expériences liturgiques (compositions de prières eucharistiques, eucharisties célébrées dans des vases en terre cuite et par des prêtres en civil utilisant du pain ordinaire... etc.). Les directives romaines sont systématiquement passées sous silence... comme elles le sont encore aujourd’hui.

 

Etape 3. Dans les séminaires diocésains, les candidats au sacerdoce qui veulent respecter la liturgie de l’Eglise et se montrer attentifs aux enseignements magistériels sont mis à la porte. Ou plus exactement, sont envoyés en stages « prolongés » dans les paroisses les plus « progressistes » afin que, dégoûtés, ils décident d’eux-mêmes de ne plus revenir au séminaire.

 

Etape 4. La pratique dominicale chute et les ordinations sacerdotales diminuent de façon alarmante. On répète alors aux fidèles que cette nouvelle situation est « une chance pour l’Eglise » car elle forcera les laïcs à s’investir davantage dans les paroisses. Dans le même temps sont diffusés des nouveaux cantiques qui mettent l’accent sur le « peuple » (de Dieu) et sur la nécessité de « bâtir une Eglise autre ». 

 

Etape 5. Pour représenter ce « peuple bâtisseur d’une Eglise autre », on fait appel à des fidèles auxquels on confie des fonctions liturgiques lesquelles, pour beaucoup, deviennent des occasions de combler des états de frustration affective.

 

Etape 6. Les évêques créent des « équipes » qui deviennent rapidement des soviets dirigés par des clercs gagnés aux idées anti-romaines et des laïcs avides de remplir des rôles qui leur donnent l’impression d’incarner un christianisme dynamique face à des communautés paroissiales composées de fidèles de plus en plus déboussolés.

 

Etape 7. Ces déviations sont progressivement acceptées puis institutionnalisées par les évêques, pour être présentées comme des acquis profitables à l’Eglise post-conciliaire. En réalité, elles sont les rouages d’une mécanique permettant à un certain clergé de France de poursuivre et d'accélérer un processus désintégration de la foi catholique, de creuser un fossé entre le Siège apostolique et les communautés locales de croyants, d’estomper les spécificités du ministère sacerdotal pour le remplacer progressivement par de simples « prestations » qui pourront être assurés par n’importe quel fidèle.

 

Pro Liturgia

Mgr Angelo Amato, secrétaire de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a qualifié lavortement, le mariage homosexuel et leuthanasie de « terrorisme », le 23 avril. Il intervenait lors de la première journée dun séminaire des aumôniers catholiques de l'aviation civile sur le thème du terrorisme, organisé au Vatican par le Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement.
 
 
 
Devant les participants au séminaire sur le terrorisme, Mgr Angelo Amato, secrétaire de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a ainsi livré quelques réflexions philosophiques et théologiques sur le problème du mal. Après avoir évoqué le « flot démoniaque » de l’actualité et la « ration quotidienne de mal », Mgr Angelo Amato a présenté le mal qui demeure presque invisible, mais qui se trouve dans des lieux inimaginables et qui, paradoxalement, est présenté comme un bien, comme l’expression du progrès de l’humanité. Par exemple, a-t-il affirmé, « il suffit de penser aux cliniques abortives, authentiques abattoirs d’êtres humains rejetés ; aux laboratoires où l’on fabrique par exemple la RU 486, la "pilule du lendemain" ou ceux où l’on manipule les êtres humains comme s’ils étaient un simple matériel biologique ». Il a aussi invité à penser aux parlements de pays soi-disant civils où sont promulguées des lois contraires à la nature de l’être humain comme l’approbation de mariages entre personnes du même sexe ou l’euthanasie. Le secrétaire de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a ensuite présenté le terrorisme à visage humain. Celui-ci, a-t-il estimé, quotidien et tout aussi répugnant, est sournoisement diffusé par les moyens de communication sociale en manipulant avec art le langage traditionnel par des expressions qui cachent la réalité tragique des faits. Selon lui, l’avortement est ainsi appelé interruption volontaire de grossesse et non pas meurtre d’un être humain sans défense ; la clinique abortive est désignée avec une expression inoffensive, même attrayante : "centre de santé reproductive", l’euthanasie est appelée plus légèrement « la mort avec dignité ». [Voir à ce sujet l’article sur la manipulation du langage par les « mots maquillés » ; NDLR]
 
Après un long exposé philosophique sur le mal, Mgr Amato a encore jugé que le mal, aujourd’hui, n’est pas le fait de personnes isolées ou de groupes bien repérés, mais provient de centrales obscures, de laboratoires d’idées fausses, de puissances anonymes qui martèlent nos esprits avec des messages faux, jugeant ridicule et rétrograde un comportement conforme à l’Evangile.

 

 

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