• TEXTES LITURGIQUES (S. CYRILLI HIEROSOLYMITANI, EPISCOPI ET ECCLESIÆ DOCTORIS)

 

- 1 Jean 5, 1-5 : La victoire de la Foi

- Psaume 19, 8 : La Loi du Seigneur est parfaite

- Jean 15, 1-8 : La vigne véritable

 

*** Mémoire obligatoire pour la Grèce ;

Mémoire facultative pour l'Eglise universelle

• TEXTES LITURGIQUES (S. PATRICII, EPISCOPI)

 

- 1 Pierre 4, 7-11 : Vigilance et charité

- Psaume 96, 1 : Chantez au Seigneur un cantique nouveau

- Luc 5, 1-11 : Appel des quatre premiers disciples

 

*** Solennité en Irlande et en Australie ; Fête pour l'Angleterre,

l'Ecosse et la Nouvelle-Zélande ; Mémoire facultative ailleurs

Aider les prêtres qui célèbrent fidèlement la liturgie, c'est très bien, mais ça ne suffit pas. Car la liturgie, telle qu'elle apparaît dans la majorité des paroisses, est aujourd'hui dans un état de délabrement tel, qu'il faut dépasser les aides ponctuelles aux prêtres afin d'engager un vaste programme de restauration qui fasse barrage à l'entreprise de désacralisation et de désorganisation des célébrations mise en place par de nombreux fidèles - clercs laïcisés ou laïcs cléricalisés - sous couvert du Concile.
Les choses ne s'arrangeront pas tant que la liturgie demeurera en les mains de groupuscules et tant qu'elle ne sera célébrée comme elle doit l'être que dans quelques paroisses isolées, grâce à quelques prêtres exceptionnels.

 

 

sixtineorientemLa liturgie authentique, c'est-à-dire celle qui est célébrée conformément au missel romain, ne doit pas apparaître comme quelque chose d'occasionnel, comme quelque chose qui serait hors norme par rapport à ce qui se fait habituellement partout ailleurs. La vraie liturgie ne saurait en aucun cas devenir l'apanage d'un célébrant particulier, d'une paroisse particulière, d'une occasion particulière : les fidèles doivent pouvoir la trouver partout, dans toutes les églises. 
Mais en quoi pourrait consister un programme de restauration de la liturgie ?
Le point essentiel sur lequel il serait nécessaire d'insister en tout premier lieu, c'est le "théocentrisme". La liturgie est théocentrique, c'est-à-dire orientée vers Dieu et non vers le célébrant ou l'assistance. C'est indiscutable.
Par conséquent, il faudrait - et ce dans les plus brefs délais - éliminer de nos célébrations paroissiales tout ce qui distrait de cette orientation essentielle. Peut avant de mourir, Joseph Samson, Maître de choeur à la cathédrale de Dijon disait : « Si le choeur, quel qu'il soit, n'introduit pas à l'office plus de vie spirituelle, que le choeur se taise. Si le chant du choeur n'est pas pour les fidèles une nourriture, du pain... que le choeur sorte. Si le chant des fidèles n'apporte pas à l'office plus de vie spirituelle, que les fidèles se taisent. Tout chant dont la valeur expressive n'égale pas celle du silence est à proscrire ». (Conférence au Congrès International de Musique Sacrée à Versailles, 1957). Bien souvent, au cours des messes, on se prend à penser qu'il n'y aurait pas que le chant qui serait à proscrire, mais aussi les gesticulations, les minauderies ou les attitudes négligées de certains célébrants, les bavardages et les considérations inutiles... Il y a tant de choses qui devraient "sortir" - pour reprendre le propos de J. Samson - car elles n'ont pas leur place en liturgie !
Il faut donc commencer par exclure des célébrations - de toutes les célébrations sans la moindre exception - tout ce qui entrave le théocentrisme que doit manifester la liturgie, tout ce qui distrait le fidèle de l'Unique Essentiel. C'est ce que Benoît XVI a voulu nous faire comprendre lorsqu'il a dit aux moines cisterciens d'Heiligenkreuz (sept. 2007) : « Là où, quand on réfléchit à la liturgie, [là où] on se demande seulement comment la rendre attrayante, intéressante et belle, la partie est déjà perdue. Ou bien la liturgie est opus Dei, oeuvre de Dieu, avec Dieu comme sujet spécifique, ou bien elle n'est pas ». Dans la mesure où nos célébrations paroissiales sont plus souvent l'oeuvre de célébrants ou d'équipes liturgiques qui cherchent à rendre les choses attrayantes (ou à se rendre attrayants) qu'elle n'est l'oeuvre de Dieu, elles ne sont pas véritablement des liturgies. Elles ne sont plus des liturgies, mais des occupations pour fidèles désoeuvrés.
Il nous faut redécouvrir le théocentrisme de la liturgie : c'est capital. Lorsque nous aurons fait du théocentrisme la "marque de fabrique" de nos célébrations, alors pourront être progressivement remis à leur place d'autres éléments qui font corps avec le rite romain et contribuent à renforcer, à protéger et à exprimer sa finalité première : la célébration versus orientem, le chant grégorien, l'usage du latin, la beauté et la dignité... bref tout ce qui rend la liturgie stable et apte à signifier que par elle, telle qu'elle est reçue de l'Eglise, les fidèles louent le Dieu un et trine de façon vraie et juste.

 

Un second point sur lequel il serait nécessaire d'insister, c'est celui du droit des fidèles à pouvoir s'associer à la liturgie de l'Eglise et non d'être contraint d'accepter la liturgie du célébrant local ou de l'équipe qui est à sa solde : « Selon les possibilités de chacun, tous ont le devoir de prêter une attention particulière à ce que le très saint Sacrement de l'Eucharistie soit défendu contre tout manque de respect et toute déformation, et que tous les abus soient complètement corrigés. Ce devoir, de la plus grande importance, qui est confié à tous et à chacun des membres de l'Eglise, doit être accompli en excluant toute acception de personnes. L'Eglise reconnaît à tout catholique, qu'il soit prêtre, diacre ou fidèle laïc, le droit de se plaindre d'un abus liturgique, auprès de l'Evêque diocésain ou de l'Ordinaire compétent équiparé par le droit, ou encore auprès du Siège Apostolique en raison de la primauté du Pontife Romain » (Instruction Redemptionis Sacramentum, 25.3.2004). Le droit de se plaindre des abus est pleinement reconnu; donc, plutôt que de se lamenter en petits comités, il faut s'adresser à qui de droit en rappelant, si besoin, que s'il est nécessaire de faire preuve de charité à l'égard du célébrant qui ne respecte pas les règles de la célébration, il est aussi urgent de lui dire la vérité - par charité ! - si l'on ne veut pas que la liturgie ne se perde définitivement.

 

Pro Liturgia

mirakelschilderijLe 15 mars 1345, exactement 600 ans avant la venue de la "Dame de tous les Peuples", un miracle Eucharistique eut lieu à Amsterdam. Dans sa maison de la rue Kalverstraat, un malade était mourant. On lui administra l’extrême-onction mais il ne put conserver la sainte communion et rendit l’Hostie. La femme qui le soignait, jeta au feu la vomissure. Le lendemain matin, en rallumant le feu, elle vit planer l’Hostie au-dessus des flammes. Elle la déposa sur un tissu qu’elle mit dans un coffret et fit venir un prêtre. Ce dernier prit l’Hostie et la porta discrètement à l’église Saint-Nicolas, l’actuelle Oude Kerk. À l’étonnement de tous, l’Hostie se trouvait le lendemain matin de nouveau dans le coffret. Le prêtre vint prendre une seconde fois l’Hostie et répéta les gestes de la veille. Quand, le jour suivant, on retrouva pour la troisième fois, et de façon tout aussi inexplicable, l’Hostie dans le coffret, on en conclut à l’intention du ciel de rendre le miracle public. On ramena l’Hostie à l’église Saint-Nicolas, mais cette fois en grande pompe, dans une procession. L’évêque d’Utrecht, après enquête, reconnut le miracle en 1346. La Solennité du Saint-Sacrement devint une fête liturgique et urbaine au cours de laquelle, d’une année à l’autre, on renouvelait solennellement la procession. De la maison où était décédé le malade, on fit une chapelle. Les pèlerins affluèrent au cours des années et, parmi eux, se trouva un jour l’empereur Maximilien d’Autriche qui venait à Amsterdam pour demander la grâce de sa guérison. Il fut exaucé et, en reconnaissance, accorda à la ville d’Amsterdam le privilège d’ajouter la couronne impériale à ses armoiries. En 1578, la procession annuelle fut interdite par la municipalité protestante d’Amsterdam et les catholiques ne purent plus se rendre à la chapelle. Néanmoins, les processions continuèrent en secret et en silence et ainsi fut créée « la marche silencieuse » (Stille Omgang). Remise à l’ordre du jour et autorisée en 1881, la « marche silencieuse » a lieu depuis lors le soir du premier samedi suivant le 15 mars. De nos jours chaque année environ 10.000 personnes venant de toutes les parties des Pays-Bas y participent, en priant en silence et suivant le chemin historique de la toute première procession. En dépit de nombreuses protestations, on démolit en 1908 la chapelle désaffectée. À sa place, on a choisi la chapelle du Béguinage (+) pour commémorer le Miracle d’Amsterdam.

 

*** Grande procession dans la soirée du samedi au dimanche, au centre-ville d'Amsterdam

Depuis 2001, une plaque commémorative a été dévoilée sur la maison de la rue Kalverstraat

   

 

Lien : Site officiel pour la procession : "Stille Omgang"

 

 

 

« (…) A l’exemple de nombreux disciples du Christ, vous aussi, chers amis, accueillez avec joie l’invitation à le suivre, pour vivre intensément et avec fécondité en ce monde. Par le Baptême, en effet, il appelle chacun à le suivre par des actions concrètes, à l’aimer par dessus tout et à le servir dans ses frères. Le jeune homme riche (cf : Marc 10, 17-22), hélas, n’accueillit pas l’invitation de Jésus et s’en alla tout triste. Il n’avait pas trouvé le courage de se détacher des biens matériels pour trouver le bien plus grand proposé par Jésus. La tristesse du jeune homme riche de l’Evangile est celle qui naît dans le cœur de chacun quand on n’a pas le courage de suivre le Christ, d’accomplir le bon choix. Mais il n’est jamais trop tard pour lui répondre ! Jésus ne se lasse jamais de tourner son regard d’amour et d’appeler à être ses disciples, mais il propose à certains un choix plus radical. En cette Année Sacerdotale, je voudrais exhorter les jeunes et les adolescents à être attentifs au fait de savoir si le Seigneur les invite à un don plus grand, sur la voie du Sacerdoce ministériel, et à se rendre disponibles pour accueillir avec générosité et enthousiasme ce signe de prédilection particulière, en entreprenant avec un prêtre, avec leur directeur spirituel, un nécessaire chemin de discernement. N’ayez pas peur, chers jeunes gens et chères jeunes filles, si le Seigneur vous appelle, par ailleurs, à la vie religieuse, monastique, missionnaire ou de consécration spéciale : il sait donner la joie profonde à ceux qui répondent avec courage ! En outre, j’invite ceux qui ressentent la vocation au mariage à l’accueillir avec foi, en s’engageant à jeter des bases solides (+) pour vivre un grand amour, fidèle et ouvert au don de la vie, qui est richesse et grâce pour la société et pour l’Eglise. « Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? ». Cette question du jeune homme de l’Evangile semble éloignée des préoccupations de nombreux jeunes d’aujourd’hui, car, comme l’observait mon prédécesseur, « ne sommes-nous pas la génération pour laquelle le monde et le progrès temporel occupent totalement l’horizon de l’existence ? » (Lettre aux jeunes, n.5). Pourtant, la question sur la « vie éternelle » affleure à des moments particulièrement douloureux de l’existence, quand nous subissons la perte d’un proche ou lorsque nous faisons l’expérience de l’échec. Mais qu’est-ce que la « vie éternelle » à laquelle se réfère le jeune homme riche ? Jésus nous l’illustre quand, s’adressant à ses disciples, il affirme : « Je vous verrai de nouveau et votre cœur sera dans la joie, et votre joie, nul ne vous l’enlèvera » (Jn 16, 22). Ces paroles indiquent une exaltante proposition de bonheur sans fin, la joie d’être comblés de l’amour divin pour toujours. S’interroger sur l’avenir définitif qui attend chacun de nous donne un sens plénier à l’existence, car cela oriente le projet de vie vers des horizons ni limités ni passagers, mais immenses et profonds. Ces horizons nous portent à aimer le monde, tant aimé de Dieu, à nous consacrer à son développement, toujours avec la liberté et la joie qui naissent de la foi et de l’espérance. Ce sont des horizons qui aident à ne pas absolutiser les réalités terrestres, en sentant que Dieu nous prépare une perspective plus grande, et à répéter avec Saint Augustin : « Désirons ensemble la patrie céleste, soupirons vers la patrie céleste, sentons-nous pèlerins ici-bas » (Commentaire de l’Évangile de saint Jean, Homélie 35, 9). Le regard fixé vers la vie éternelle, le Bienheureux Pier Giorgio Frassati, mort en 1925 à l’âge de 24 ans, disait : « Je veux vivre et non pas vivoter ! » et, sur la photo d’une escalade, envoyée à un ami, il écrivait : « Vers le haut », faisant allusion à la perfection chrétienne, mais aussi à la vie éternelle. Chers jeunes, je vous exhorte à ne pas oublier cette perspective dans votre projet de vie : nous sommes appelés à l’éternité. Dieu nous a créés pour demeurer avec lui, pour toujours. Elle vous aidera à donner un sens plénier à vos choix et à apporter de la qualité à votre existence. Jésus rappelle au jeune homme riche les dix commandements, comme conditions nécessaires pour « avoir en héritage la vie éternelle ». Ce sont des points de référence essentiels pour vivre dans l’amour, pour distinguer clairement le bien du mal et construire un projet de vie solide et durable. A vous aussi, Jésus vous demande si vous connaissez les commandements, si vous vous souciez de former votre conscience selon la loi divine et si vous les mettez en pratique. Certes, il s’agit de questions à contre-courant par rapport à la mentalité actuelle, qui propose une liberté déliée des valeurs, des règles, des normes objectives et qui invite à réfuter tout ce qui limite les désirs du moment. Mais ce type de proposition, au lieu de mener à la vraie liberté, conduit l’homme à devenir esclave de lui-même, de ses désirs immédiats, des idoles comme le pouvoir, l’argent, le plaisir effréné et les séductions du monde, en le rendant incapable de suivre sa vocation innée à l’amour. Dieu nous donne les commandements parce qu’il veut nous former à la vraie liberté, parce qu’il veut construire avec nous un Royaume d’amour, de justice et de paix. Les écouter et les mettre en pratique ne signifie pas s’aliéner, mais trouver le chemin de la liberté et de l’amour authentiques, car les commandements ne limitent pas le bonheur, ils indiquent comment le trouver. Au début de son dialogue avec le jeune homme riche, Jésus lui rappelle que la loi donnée par Dieu est bonne, car « Dieu est bon » (...).





Lien :
Lire dans son intégralité le Message de Benoît XVI aux jeunes du monde (JMJ 2010)

Homélie du Cardinal José Saraiva Martins, à Lisieux le 13 juillet 2008, pour le 150ème anniversaire de mariage des Vénérables Serviteurs de Dieu, Louis et Zélie Martin. "Très chers frères et sœurs : j'ai voulu commencer cette réflexion avec les mots mêmes de Thérèse, décrivant l'atmosphère familiale dans laquelle elle a grandi" :



 

 

Céline… « Lève les yeux vers la Céleste Patrie,

Et tu verras sur des sièges d'honneur

Un Père aimé… Une Mère chérie…

Auxquels tu dois ton immense bonheur ! … »

 

 

 

 

La famille, du XIXe siècle à aujourd'hui

Quand le ciel se vide de Dieu, la terre se peuple d'idoles. Déjà au XIXe siècle, celui des Martin, et au début du XXe siècle, on s'est progressivement désintéressé du domaine de l'éducation au sein de la famille, au profit du champ socio-économique. Charles Péguy, né cinq jours après Sainte Thérèse, le soulignait, presque prophétiquement : « Un enfant chrétien, écrit-il en effet, dans une de ses œuvres, n'est rien d'autre qu'un enfant auquel on a mis sous les yeux des milliers de fois l'enfance de Jésus ». Dans les rythmes et dans les mots quotidiens on trouve encore des réflexes inconscients de ce peuple chrétien "qui allaient et chantaient" et qui "rempaillaient les chaises dans le même état d'esprit qu'ils sculptaient leurs cathédrales". Pourtant on ne peut pas dire que le petit Charles entre dans la description de l'enfant chrétien chère au Péguy adulte. Autour de lui, dans le milieu familial et scolaire de son enfance, personne ne vit ainsi, le regard familièrement et affectueusement tourné vers Jésus. Mais, pour la famille Martin, c'est le cas. Ce refus de la paternité se poursuit au XXe siècle de façon plus complexe, essentiellement dans l'adhésion aux modèles des grands totalitarismes, lesquels entendaient se substituer à la famille, en confiant l'éducation à l'État totalitaire, communiste ou national-socialiste. Cette abdication, cette éclipse de la figure du père, se prolonge dans la société de consommation, où le carriérisme et l'image ont pris la place à l'éducation des enfants. L'éducation est une question de témoignage. Sans longs discours, sans sermons Monsieur Martin a introduit Thérèse au sens ultime de l'existence. Louis et Zélie ont été éducateurs parce qu'ils n'avaient pas le problème d'éduquer.

 

 

La famille aujourd'hui : L'amour malade en famille

Au début de l'année, un quotidien italien ("Il Mattino di Napoli" [Le matin de Naples] du lundi 14 janvier 2008) publiait un article de Claude Risé, sous ce titre significatif : « L'amour est tombé malade dans la famille ». Est tombé malade l'amour, en particulier est tombé malade le lieu où chaque être humain expérimente pour la première fois l'amour, être aimé et aimer les autres […]. Dans la famille actuelle, les enfants, plutôt que d'être l'objet de l'amour des parents, se trouvent en concurrence avec beaucoup d'autres choses.

 

 

Une famille exceptionnelle : le témoignage des filles Martin

Voilà le témoignage des filles Martin. « Toute ma vie le bon Dieu s'est plu à m'entourer d'amour, mes premiers souvenirs sont empreints des sourires et des caresses les plus tendres ! » (Ms A, 4 v°) : voilà le portrait le plus vivant des Vénérables Serviteurs de Dieu Louis Martin et Zélie Guérin, tracé par la plus illustre de leurs filles. Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus de la Sainte Face, dans les premières pages d'Histoire d'une âme, décrit la douceur et la joie de sa vie familiale. Thérèse, le plus jeune Docteur de l'Église, a perçu sa famille comme la terre d'un jardin, « une terre sainte » où elle a grandi avec ses sœurs, sous la houlette habile et experte de ses incomparables parents. « Le bon Dieu - écrit-elle à l'abbé Bellière quelques mois avant sa mort - m'a donné un père et une mère plus dignes du Ciel que de la terre ». Cette conviction profonde des filles Martin de la sainteté de leurs parents était partagée par les membres de leur famille comme aussi par de simples personnes qui en parlaient comme d'un couple saint. Quatorze ans après la mort de Zélie, dans une lettre de 1891 (mille huit cent quatre-vingt onze), la tante Céline Guérin écrivait à Thérèse, déjà au Carmel : « Qu'ai-je donc fait pour que Dieu m'ait entourée de cœurs si aimants ! Je n'ai fait que répondre au dernier regard d'une mère que j'aimais beaucoup, beaucoup. J'ai cru le comprendre ce regard, que rien ne pourra me faire oublier. Il est gravé dans mon cœur. Depuis ce jour, j'ai cherché à remplacer celle que Dieu vous avait ravie, mais hélas ! rien ne remplace une Mère !...  Ah ! c'est que tes Parents, ma petite Thérèse, sont de ceux qu'on peut appeler des saints et qui méritent d'enfanter des saints ». Léonie, elle-même, qui créa tant de difficulté à ses parents, répétait à ses Sœurs de la Visitation de Caen : « Noblesse oblige ; j'appartiens à une famille de saints ; je dois être à la hauteur ». Les Martin ne sont pas saints pour avoir mis au monde une sainte, mais pour avoir aspiré à la sainteté en tant que couple. Ils étaient animés d'un désir réciproque, il y avait chez tous les deux la volonté de rechercher, dans l'état de vie qu'ils avaient embrassé, la volonté de Dieu et l'obéissance à son commandement : « Soyez saints car je suis saint ». Louis et Zélie Martin ont été l'humus, la terre féconde, où Thérèse est née et a vécu durant quinze ans, avant de devenir « la plus grande sainte des temps modernes ». (Saint Pie X).

 

 

terese-web.jpgLeur secret : une vie ordinaire "extraordinaire"

Louis et Zélie sont un exemple lumineux de vie conjugale vécue dans la fidélité, dans l'accueil de la vie et dans l'éducation des enfants. Un mariage chrétien vécu dans la confiance absolue en Dieu et qui peut être proposé aux familles d'aujourd'hui. Leur vie matrimoniale a été exemplaire, remplie des vertus chrétiennes et de sagesse humaine. Exemplaire ne signifie pas que nous devons calquer, photocopier leur vie en reproduisant tous leurs faits et gestes, mais que nous devons utiliser comme eux, les moyens surnaturels que l'Église offre à chaque chrétien pour réaliser sa vocation à la sainteté. La Providence a voulu que leur Béatification soit annoncée dans le cadre des célébrations du cent cinquantième anniversaire de leur mariage, treize Juillet mille huit cent cinquante huit. Pourquoi après tant de temps ? Une telle famille n'est-elle pas loin de notre époque ? En quoi sont-ils actuels, ces parents Martin ? Peuvent-ils aider nos familles à affronter les défis d'aujourd'hui ? Je suis sûr qu'un vaste débat va s'ouvrir autour de ce couple et lors de leur prochaine Béatification. Conférences, débats, tables rondes chercheront à déterminer l'actualité de leur expérience avec notre histoire si complexe. Une chose doit cependant être claire : l'Église n'a pas canonisé une époque, mais elle a examiné la sainteté. Avec les Martin, l'Église propose aux fidèles la sainteté et la perfection de la vie chrétienne, que ce couple d'époux a atteint de façon exemplaire et, pour utiliser le langage des Procès, jusqu'à un degré héroïque. L'Église ne s'intéresse pas à l'exceptionnel, mais a souligné comment, dans le quotidien de leur vie, ils ont été le sel de la terre et la lumière du monde (Matthieu 5.13-14). Le Serviteur de Dieu Jean-Paul II affirmait : Il est nécessaire que l'héroïque devienne quotidien et que le quotidien devienne héroïque. L'Église a établi que Louis et Zélie ont fait de leur vie quotidienne quelque chose d'héroïque, et de l'héroïsme quelque chose de quotidien. Cela est possible pour chaque chrétien quel que soit son état de vie. Il me plaît de citer ici un passage de la célèbre Lettre à Diognète sur le mariage chrétien et que les époux Martin ont su parfaitement incarner : « Les chrétiens ne se distinguent des autres hommes ni par le territoire, ni par la langue, ni par le vêtement. (…) Ils se marient comme les autres et ils ont des enfants, mais ils n'abandonnent pas les nouveau-nés. Ils vivent dans la chair, mais pas selon la chair. Ils passent leur vie sur la terre, mais ils sont citoyens du ciel. Ils obéissent aux lois établies, mais leur façon de vivre dépasse les lois ». Cette lettre trace un modèle concret de vie possible, une route que tout disciple de Jésus est appelé à parcourir, même aujourd'hui : annoncer la beauté du mariage chrétien avec ses expériences authentiques, crédibles, attrayantes. Pour réaliser ceci il faut des époux et des parents mûrs dans l'amour. Louis et Zélie ont embrassé la forme de vie conjugale pour suivre le Christ. Époux, conjoints et parents en Christ où le mariage est accueilli comme un appel et une mission donnés par Dieu. Avec leur vie, ils ont annoncé à tous la bonne nouvelle de l'amour "en Christ" : l'amour humble, l'amour qui n'épargne rien pour recommencer chaque matin, l'amour capable de confiance, de sacrifice. Cette communion émerge clairement dans les lettres échangées entre les deux époux. Dans une de ces brèves lettres, qui est presque une synthèse de l'amour matrimonial, Louis signe ainsi : « Ton mari et vrai ami, qui t'aime pour la vie ». À ces mots, lui font écho ceux de Zélie : « Je te suis en esprit toute la journée ; je me dis : "Il fait telle chose en ce moment". Il me tarde bien d'être auprès de toi, mon cher Louis ; je t'aime de tout mon cœur, et je sens encore redoubler mon affection par la privation que j'éprouve de ta présence ; il me serait impossible de vivre éloignée de toi ». Quel est le secret de cette communion ? Peut-être, le fait que, avant de se regarder réciproquement dans les yeux, ils tenaient leur regard fixé sur Celui de Jésus. Ils vivaient sacramentellement la communion réciproque, à travers la Communion que tous deux cultivaient avec Dieu. C'est là le nouveau "Cantique des Cantiques", propre aux conjoints chrétiens : non seulement ils doivent le chanter, mais eux seuls peuvent le chanter. L'amour chrétien est un "Cantique des Cantiques" que le couple chante avec Dieu.

 

 

La vocation en famille

La vocation est avant tout une initiative divine. Mais une éducation chrétienne favorise la réponse généreuse à l'appel de Dieu : C'est au sein de la famille que les parents doivent être pour leurs enfants, par leurs paroles et leur exemple, les premiers annonciateurs de la foi, et qu'ils doivent favoriser la vocation de chacun, et de façon spéciale, la vocation consacrée (CCC, 1656). Ainsi, si les parents ne vivent pas les valeurs évangéliques, les jeunes hommes et les jeunes filles pourront difficilement entendre l'appel, comprendre la nécessité des sacrifices à faire ou apprécier la beauté du but à atteindre. En effet, c'est dans la famille que les jeunes font leur première expérience des valeurs évangéliques, de l'amour qui se donne à Dieu et aux autres. Il faut même qu'ils soient formés à se rendre responsable de leur liberté, pour être prêts à vivre, selon leur vocation, les réalités spirituelles les plus élevées (Jean-Paul II : Vie consacrée). Tous les enfants Martin ont été accueillis comme un grand don de Dieu pour être ensuite rendus à Dieu. La maman, le cœur déchiré de douleur, a offert ses quatre enfants morts en bas âge. Le papa a offert ses cinq filles, à leur entrée au couvent. Pour leurs enfants, ils n'ont pas seulement souffert les douleurs de l'accouchement physique, mais aussi les douleurs d'engendrer en eux la foi jusqu'à ce que le Christ soit formé en eux (Galates 4, 19). Ils ont été vrais ministres de la vie et parents saints qui ont engendré des saints ; ils ont guidé et éduqué à la sainteté. La famille Martin, comme la famille de Nazareth, a été une école, un lieu d'apprentissage et un lieu d'entraînement à la vertu. Une famille qui d'aujourd'hui va devenir un point de repère pour chaque famille chrétienne.

scouteuropemerFacilité… ou héroïsme ? La jeunesse n’est pas mesurée par le nombre des années. Elle est avant tout une qualité d’âme. On peut avoir 50 ans et garder cette flamme, cet enthousiasme, cet entrain qui sont les marques de la jeunesse. On rencontre aussi aujourd’hui, dans notre civilisation de mort, des enfants de douze ans à peine, qui portent au visage les stigmates d’une ‘expérience’ bien plus vieille que leur âge, triste reflet d’une âme déjà flétrie. Aujourd’hui, dans la presse et sur le petit écran, la jeunesse est exaltée, portée aux nues; on dirait qu’il suffit d’avoir vingt ans pour mériter d’être un héros… ou un saint. Quelle erreur ! Ou plutôt, quel mensonge ! Car ceux qui véhiculent un tel message savent très bien ce qu’ils font. Ce qu’ils font ? Ils brisent la jeunesse dans leur élan. Au lieu de lui dire : Allez ! Lancez dans la vie vos forces neuves, mettez l’ardeur de vos vingt ans au service de cet évangile qui transforme le monde parce qu’il agit au plus profond des âmes, on la convainc qu’elle est arrivée au sommet de la gloire et qu’il ne lui reste plus qu’à conserver jalousement cette marque de toute réussite : être jeune. Méfiez-vous de ceux qui exaltent la jeunesse et la laissent se reposer sur ses prétendus lauriers. Aimez ceux qui lui demandent beaucoup. Fuyez ceux qui disent qu’elle n’a de leçons à recevoir de personne. Suivez ceux qui ne se contentent pas de donner des leçons, mais dont la vie vous est un exemple et une aide pour monter plus haut. Vous êtes faits pour les ascensions et les hauteurs, repoussez avec dégoût la facilité, dont un autre nom est la médiocrité. Mais, pourquoi les pièges tendus à la jeunesse actuelle sont-ils aussi efficaces ? Pourquoi nos jeunes n’arrivent-ils plus à se dévouer gratuitement au service du prochain ? Pourquoi, à l’âge où la vie s’ouvre devant eux, avec ses charmes et ses espoirs, rencontre-t-on autant de blasés, de découragés ? Pourquoi enfin la jeunesse actuelle, au demeurant agréable à vivre et sympathique, recule-t-elle devant les grands choix de la vie : la réponse à l’appel de Dieu, ou la construction d’un foyer chrétien ? Il serait trop facile d’accuser la société en laquelle nous vivons. Sommes-nous libres ou non ? Nos choix seront-ils toujours ceux que l’on veut, il est vrai, nous imposer, ou seront-ils enfin les nôtres ? Votre vie sera ce que vous avez décidé d’en faire. Je ne parle pas ici de la profession que vous aurez plus tard, mais de l’âme avec laquelle vous l’accomplirez. Ceux qui s’attachent aujourd’hui à corrompre la jeunesse, pour mieux l’asservir, croient au péché originel. Nous n’y croyons plus. C’est la réponse la plus profonde peut-être aux questions qui précèdent. La jeunesse, dit-on, a une immense capacité d’aimer. Oui, mais entendons-nous. La jeunesse aime aimer. Elle a du mal à se donner à l’objet de son amour, elle aime jouir de l’amour qu’elle sent vibrer en elle. Elle est égoïste, tournée vers elle, en raison de cette catastrophe que fut le péché originel. Bien sûr, elle est douée aussi de force pour résister à cet égoïsme et pour se donner, mais ce n’est pas sa pente ordinaire, laquelle est plus souvent descendante. On est tous si tentés par la facilité ! Ne croyez pas si légèrement à tous les sentiments que vous éprouvez. Ce n’est pas parce qu’ils sont neufs et qu’ils se veulent généreux qu’ils sont nécessairement purs. C’est dans la mesure où ils sont absolus qu’ils sont les plus dangereux. Voici ce qu’écrivait Gustave Thibon : « Le oui et le non absolus ne peuvent fleurir que dans le royaume de l’abstraction et du rêve. Appliqués au réel, ces entraînements affectifs incontrôlés, si nobles qu’ils soient dans leur source, aboutissent au désordre et à l’injustice. (…) La soif aveugle et prématurée d’absolu a aussi ceci de tragique qu’elle conduit après l’échec et la déception inévitables, à la pire disgrâce que puisse encourir un être créé à l’image de Dieu : le scepticisme et la démission en face de tout idéal, le consentement à la médiocrité. » (Permanences n°401, p.6). Autre facilité de notre époque : les biens matériels. Comme vous y êtes attachés ! Non pas que vous en ayez beaucoup, mais quelle importance ils ont à vos yeux ! André Charlier, dans ses célèbres Lettres aux Capitaines, écrit : « Vous êtes les plus comblés parce que tout vous est donné et que vous n’imaginez même pas que rien puisse vous êtes refusé ; mais vous êtes en même temps les plus pauvres parce que vous êtes réduits à tirer de l’extérieur de quoi remplir votre vie. Un homme vrai est un homme qui n’a pas de besoins, c’est-à-dire qui est capable de tout tirer de lui-même » (p.38). Autre qualité de cette jeunesse atteinte par le péché des origines : ses rêves, ses idéaux, ses espoirs. On veut faire de sa vie quelque chose de grand, et l’on a raison ; mais, que cette grandeur devienne un refuge imaginaire confortable, laissant pâles à côté de lui les réalisations terrestres, et l’on abandonne alors les efforts nécessaires pour faire de sa vie une belle œuvre, et l’on devient critique pour tout ce qui se fait, parce que tout ce qui se fait ici bas, croit-on, sera toujours moins beau que ce que l’on a rêvé. Mais, non ! C’est le réel qui est beau ! Le réel qu’il faut s’efforcer de comprendre -et c’est tâche difficile !-, le réel qu’il nous appartient de construire, petitement peut-être, pauvre peut-être, imparfait toujours, mais combien encourageant et enthousiasmant ! « Un regard jeune est toujours un regard grave : on ne peut pas ne pas être grave, quand on est au bord de sa vie et qu’on sait que l’on va se mesurer avec le réel. C’est le scepticisme et l’ironie qui vieillissent un homme avant l’âge », écrit encore A. Charlier (p.174). Grave, ici, veut dire sérieux. Sérieux ne veut pas dire triste. C’est encore une confusion de la jeunesse. Parce que l’on est sérieux, on ne saurait pas rire. Je veux m’arrêter là. J’espère surtout ne pas vous avoir accablés. Ces paroles, il est vrai, peuvent sonner comme des reproches. Entendez les d’abord comme un appel. Un appel à monter plus haut, avec un réalisme vigoureux et joyeux. Bien sûr il y a le péché originel, mais il y a aussi la grâce. Fondez sur elle votre jeunesse. Mais, là encore, attention ! , la grâce nous est toujours donnée par la croix. N’ayez pas peur du sacrifice ! « Est-ce que le but de la vie est de vivre ? Est-ce que les pieds des enfants de Dieu sont attachés à cette terre misérable ? Il n’est pas de vivre mais de mourir ! Et non point de charpenter la croix, mais d’y monter et de donner ce que nous avons en riant ! Là est la joie, là est la liberté, là est la grâce, là la jeunesse éternelle !… » (Claudel, L’annonce faite à Marie, acte 4, scène 2).

 

Par un chanoine régulier de la Mère de Dieu

   En ce 4ème Dimanche de Carême (Lætáre), la Liturgie de l'Église utilise – comme pour le 3ème Dimanche de l'Avent (Gaudete) – la couleur rose, couleur de l'aurore, qui marque, au milieu des temps de pénitence, une pause où l'Église vise à mieux faire entrevoir la joie qu'elle prépare (Noël ou Pâques), à donner courage pour les dernières étapes à parcourir et à rendre grâce pour les œuvres déjà accomplies. L'Introït magnifique et les chants de la Messe ne parlent que de joie et de consolation. L'Église toute entière se félicite du zèle de ses enfants avec lequel ils ont déjà parcouru la moitié de la Sainte Quarantaine« Joie, joie, joie, pleurs de joie » (Pascal) devant la peine en pensant à l'achèvement dans la gloire. Introït de la Messe : « Lætáre, Ierúsalem, et convéntum fácite, omnes qui dilígitis eam; gaudéte cum lætítia, qui in tristítia fuístis, ut exsultétis, et satiémini ab ubéribus consolatiónis vestræ. Ps. Lætatus sum in his quæ dicta sunt mihi : In domum Domini ibimus. Gloria Patri... Lætáre… » (« Réjouis-toi, Jérusalem, et vous tous qui l'aimez, rassemblez-vous ; unissez-vous à sa joie, vous qui avez été dans la tristesse; tressaillez d'allégresse, rassasiez-vous et soyez consolés dans ses délices. Ps. Je me suis réjoui dans cette parole qui m'a été dite : Nous irons dans la maison du Seigneur. Gloire au Père... Réjouis-toi… ») Confiteor + Kyriale XVII + Credo Ambrosien

 




 

ANNÉE A - Textes liturgiques (DOMINICA IV IN QUADRAGESIMA)

 

http://img.over-blog.com/320x207/0/21/41/34/2012/laetere-dimanche.jpg- 1 Samuel 16, 1 ; 6-7 ; 10-13a : Dieu choisit David comme roi de son peuple

- Psaume 23, 1 : Le Seigneur est mon berger : rien ne saurait me manquer

- Ephésiens 5, 8-14 : Conduisez-vous en enfants de lumière

- Jean 9, 1-41 : La guérison de l'aveugle-né par Jésus-Christ

 

ANNÉE B - Textes liturgiques (DOMINICA IV IN QUADRAGESIMA)

 

- 2 Chroniques 36, 14-16 ; 19-23 : Châtiment et pardon : l'exil et le retour

- Psaume 137, 1 : Jérusalem, au profond de mon cœur

- Ephésiens 2, 4-10 : Par Sa Grâce, Jésus-Christ nous fait revivre

- Jean 3, 14-21 : Celui qui agit selon la Vérité vient à la lumière

 

• ANNÉE C - Textes liturgiques (DOMINICA IV IN QUADRAGESIMA)

 

- Josué 5, 9-12 : L'arrivée en Terre Promise : célébration de la Pâque

- Psaume 34, 2 : Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur

- 2 Corinthiens 5, 17-21 : Réconciliés avec Dieu par le Christ

- Luc 15, 1-3 ; 11-32 : Parabole du père et de ses deux fils

 

 

 

 

  Offertoire de la Messe : "Laudate Dominum"
 
   
   

 



*** Appelé encore le Dimanche "in vicesima" (c'est-à-dire du vingtième jour), le Dimanche "mediana" 
(de la Mi-Carême), le Dimanche "de la Rose", le Dimanche "de la Joie" ou bien encore dans le Nord-Est
de la France "klein Ostern" (petite Pâques). L'Évangile de l'année A peut être lu l'année B et C, surtout
s'il y a des catéchumènes (cf : "De festis paschalibus §24" (16/01/1988) de la Congrégation pour le
Culte Divin). Exceptionnellement en ce Temps de Carême, on pourra orner l'autel de fleurs,
lui-même habillé en couleur rose (cf : PGMR N°305 ; Caeremoniale Episcoporum N°48)

 



 

Liens : Offertoire de la Messe + 4ème Dimanche de Carême, par l'Abbé Gérard Thieux (ANNÉE C) + (ANNÉE A) + Commentaire de la Parole de Dieu, par la bibliste Marie-Noëlle Thabut (ANNÉE B) + (ANNÉE C) + (ANNÉE A) + Oraisons super populum pour la 4ème semaine de Carême (forme ordinaire) + Commentaire pour le 4ème Dimanche de Carême (forme ordinaire) + LIENS GÉNÉRAUX (Temps du Carême) + Rappel des Règles Liturgiques pour le Temps du Carême (forme ordinaire) + Propre de la Messe (forme ordinaire) + Remarques Liturgiques sur les Dimanches de scrutin du Carême (3ème, 4ème et 5ème) - forme ordinaire + Messe et Commentaires Liturgiques (forme extraordinaire)

Laudáte Dóminum, quia benígnus est :

psállite Nómini ejus, quóniam suávis est :

ómnia quæcúmque vóluit, fecit in cælo et in terra.

Louez le Seigneur, parce qu'Il est bonté :

chantez à son Nom, car Il est douceur :

Il a fait tout ce qu'Il a voulu au ciel et sur la terre.
 

   grego3.gif

 

*** Son volontairement dégradé

L’approche du cinquantième anniversaire de la convocation du Concile Vatican II (25.XII.1961) invite à une célébration, mais aussi à une nouvelle réflexion sur la réception et l’application des documents conciliaires. Outre les aspects plus directement pratiques de cette réception et application, avec leurs lumières et leurs ombres, il semble opportun de rappeler également la nature de l’adhésion intellectuelle qui est due aux enseignements du Concile. Bien qu’il s’agisse d’une doctrine fort connue et dotée d’une abondante bibliographie, il n’est pas superflu de la rappeler à grands traits, étant donné la persistance des interrogations posées, même dans l’opinion publique, sur la continuité de certains enseignements conciliaires avec les enseignements précédents du Magistère de l’Église. Tout d’abord, il ne semble pas inutile de rappeler que la visée pastorale du Concile ne signifie pas qu’il n’est pas doctrinal. Les perspectives pastorales se fondent, en effet, sur la doctrine, et il ne peut en être autrement. Mais il importe surtout de répéter que la doctrine est ordonnée au salut, et son enseignement partie intégrante de la pastorale. En outre, dans les documents conciliaires, il est évident qu’il existe de nombreux enseignements de nature purement doctrinale : sur la Révélation divine, sur l’Église, etc. Comme l’écrivit le bienheureux Jean Paul II : « Avec l’aide de Dieu, les Pères conciliaires ont pu élaborer, au long de quatre années de travail, un ensemble considérable d’exposés doctrinaux et de directives pastorales offerts à toute l’Église » (Constitution apostolique Fidei depositum, 11.X.1992, Introduction).

 

 


 

L’adhésion due au Magistère

 

paulVIjeanXXIIILe Concile Vatican II n’a défini aucun dogme, au sens où il n’a proposé aucune doctrine au moyen d’un acte définitif. Toutefois, le fait qu’un acte du Magistère de l’Église ne soit pas garanti par le charisme de l’infaillibilité ne signifie pas qu’il puisse être considéré comme « faillible », au sens où il transmettrait une « doctrine provisoire » ou encore des « opinions autorisées ». Toute expression du Magistère authentique doit être accueillie pour ce qu’elle est véritablement : un enseignement donné par des pasteurs qui, dans la succession apostolique, parlent avec un « charisme de vérité » (Dei Verbum, n° 8), « pourvus de l’autorité du Christ » (Lumen gentium, n° 25), « sous la lumière du Saint-Esprit » (ibid.). Ce charisme, cette autorité et cette lumière furent certainement présents au Concile Vatican II. Refuser cela à l’ensemble de l’épiscopat réuni cum Petro et sub Petro pour apporter un enseignement à l’Église universelle, ce serait nier une partie de l’essence même de l’Église (cf. Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Déclaration Mysterium Ecclesiae, 24.VI.1973, nn° 2-5). Naturellement, les affirmations contenues dans les documents conciliaires n’ont pas toutes la même valeur doctrinale et ne requièrent donc pas toutes le même degré d’adhésion. Les divers degrés d’adhésion aux doctrines proposées par le Magistère ont été rappelés par Vatican II, au n° 25 de la Constitution Lumen gentium, puis résumés dans les trois paragraphes ajoutés au Symbole de Nicée-Constantinople dans la formule de la Professio fidei, publiée en 1989 par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi avec l’approbation de Jean Paul II. Les affirmations du Concile Vatican II qui rappellent des vérités de foi requièrent évidemment l’adhésion de la foi théologale, non pas parce qu’elles ont été enseignées par ce Concile, mais parce qu’elles avaient déjà été enseignées de façon infaillible comme telles par l’Église, soit en vertu d’une décision solennelle, soit par le Magistère ordinaire et universel. Le même assentiment plein et définitif est requis pour les autres doctrines rappelées par le Concile Vatican II et déjà proposées par un acte définitif lors de précédentes interventions magistérielles. Les autres enseignements doctrinaux du Concile requièrent des fidèles le degré d’adhésion appelé « assentiment religieux de la volonté et de l’intelligence ». Il s’agit d’un assentiment « religieux », qui n’est donc pas fondé sur des motivations purement rationnelles. Cette adhésion ne se présente pas comme un acte de foi, mais plutôt d’obéissance ; elle n’est pas simplement disciplinaire, mais enracinée dans la confiance en l’assistance divine au Magistère, et donc « dans la logique et sous la mouvance de l’obéissance de la foi » (Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Instruction Donum veritatis, 24.V.1990, n° 23). Cette obéissance au Magistère de l’Église ne constitue pas une limite imposée à la liberté, mais elle est, au contraire, source de liberté. Les paroles du Christ « qui vous écoute m’écoute » (Lc 10, 16) sont également adressées aux successeurs des Apôtres ; écouter le Christ signifie recevoir en soi la vérité qui libère (cf. Jn 8, 32). Dans les documents magistériels, il peut y avoir également – comme c’est effectivement le cas dans le Concile Vatican II – des éléments non spécifiquement doctrinaux, de nature plus ou moins circonstancielle (descriptions de l’état de la société, suggestions, exhortations, etc.). Ces éléments doivent être accueillis avec respect et gratitude, mais ne requièrent pas une adhésion intellectuelle au sens propre (cf. Instruction Donum veritatis, nn° 24-31).

 

 

L’interprétation des enseignements

 

L’unité de l’Église et l’unité dans la foi sont inséparables, ce qui implique également l’unité du Magistère de l’Église en tout temps, en tant qu’interprète authentique de la Révélation divine transmise par la Sainte Écriture et par la Tradition. Cela signifie, entre autres, qu’une caractéristique essentielle du Magistère est sa continuité et son homogénéité dans le temps. Continuité ne signifie pas absence de développement ; tout au long des siècles, l’Église progresse dans la connaissance, l’approfondissement et l’enseignement magistériel de la foi et de la morale catholique qui en découle. Au Concile Vatican II, il y eut diverses nouveautés d’ordre doctrinal sur le caractère sacramentel de l’épiscopat, la collégialité épiscopale, la liberté religieuse, etc. Bien que l’assentiment religieux de la volonté et de l’intelligence soit requis face à des nouveautés dans des matières relatives à la foi et à la morale qui ne sont pas proposées au moyen d’un acte définitif, certaines d’entre elles ont été et sont encore l’objet de controverses en ce qui concerne leur continuité avec le Magistère précédent, c’est-à-dire leur compatibilité avec la Tradition. Face aux difficultés qui peuvent apparaître pour comprendre la continuité de certains enseignements conciliaires avec la Tradition, l’attitude catholique, compte tenu de l’unité du Magistère, consiste à chercher une interprétation unitaire, dans laquelle les textes du Concile Vatican II et les documents magistériels précédents s’éclairent mutuellement. Le Concile Vatican II doit non seulement être interprété à la lumière des documents magistériels précédents, mais certains de ces derniers sont également mieux compris à la lumière de Vatican II. Cela n’a rien de nouveau dans l’histoire de l’Église. Qu’on se rappelle, par exemple, que des notions importantes pour la formulation de la foi trinitaire et christologique utilisées au premier Concile de Nicée (hypóstasis, ousía) virent leur signification profonde précisée par les Conciles postérieurs. L’interprétation des nouveautés enseignées par le Concile Vatican II doit donc repousser, comme le dit Benoît XVI, l’herméneutique de la discontinuité par rapport à la Tradition, tandis qu’elle doit affirmerl’herméneutique de la réforme, du renouveau dans la continuité (Discours, 22.XII. 2005). Il s’agit de nouveautés, au sens où elles explicitent des aspects nouveaux, non encore formulés par le Magistère, mais qui, au plan doctrinal, ne contredisent pas les documents magistériels précédents. Pourtant, dans certains cas – par exemple la liberté religieuse –, elles comportent également des conséquences très diverses quant aux décisions historiques sur les applications juridiques et politiques, étant donné les changements de situations historiques et sociales. Une interprétation authentique des textes conciliaires ne peut être faite que par le Magistère même de l’Église. C’est pourquoi le travail théologique d’interprétation des passages qui, dans les textes conciliaires, suscitent des interrogations ou semblent présenter des difficultés, doit avant tout tenir compte du sens dans lequel les interventions successives du Magistère ont entendu ces passages. Quoi qu’il en soit, des espaces légitimes de liberté théologique demeurent, pour expliquer, d’une façon ou d’une autre, la non-contradiction avec la Tradition de certaines formulations présentes dans les textes conciliaires et, par conséquent, pour expliquer la signification même de certaines expressions contenues dans ces passages. À cet égard enfin, il ne semble pas superflu de tenir compte du fait que presque un demi-siècle s’est écoulé depuis la conclusion du Concile Vatican II, et qu’au cours de ces décennies, quatre Pontifes romains se sont succédé sur la chaire de Pierre. En examinant le Magistère de ces Papes et l’adhésion que lui a donnée l’épiscopat, une éventuelle situation de difficulté devrait se changer en une adhésion sereine et joyeuse au Magistère, interprète authentique de la doctrine de la foi. Cela devrait être possible et souhaitable, même s’il devait subsister des aspects que la raison ne saisit pas pleinement, en laissant toutefois la place à des espaces légitimes de liberté théologique pour un travail d’approfondissement toujours opportun. Comme l’a récemment écrit Benoît XVI, « les contenus essentiels qui depuis des siècles constituent le patrimoine de tous les croyants ont besoin d’être confirmés, compris et approfondis de manière toujours nouvelle afin de donner un témoignage cohérent dans des conditions historiques différentes du passé » (Benoît XVI, Motu proprio Porta fidei, n° 4).

 

Texte publié dans l'Osservatore Romano - Mgr Fernando Ocáriz

(Vicaire Général de l'Opus Dei), Le 1erDécembre 2011

« Souvent, Seigneur, Ton Église nous semble une barque prête à couler, une barque qui prend l’eau de toute part. Et dans Ton champ, nous voyons plus d’ivraie que de bon grain. Les vêtements et le visage si sales de Ton Église nous effraient. Mais c’est nous-mêmes qui les salissons ! C’est nous-mêmes qui te trahissons chaque fois, après toutes nos belles paroles et nos beaux gestes. Prends pitié de ton Église : en elle aussi, Adam chute toujours de nouveau. Par notre chute, nous Te traînons à terre, et Satan s’en réjouit, parce qu’il espère que Tu ne pourras plus Te relever de cette chute ; il espère que Toi, ayant été entraîné dans la chute de Ton Église, Tu resteras à terre, vaincu. Mais Toi, Tu Te relèveras. Tu T’es relevé, Tu es ressuscité et Tu peux aussi nous relever. Sauve Ton Église et sanctifie-la. Sauve-nous tous et sanctifie-nous » (Son Eminence le Cardinal Ratzinger, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, "Méditations du Chemin de Croix" - 9ème station - 2005)

 


 

http://img.over-blog.com/150x120/0/21/41/34/josephratzinger2005breit.jpgOui, les cardinaux Walter Kasper et Josef Ratzinger ont bien raison. Ils souffrent, ils pleurent face aux péchés des catholiques. L’Eglise – bien que sainte et immaculée – a vraiment besoin d’être nettoyée de l’intérieur, d’être dépolluée de ses membres pécheurs qui ne veulent pas se convertir en demandant Miséricorde au Seigneur-Jésus. La cause de cette tristesse ? Toutes les personnes qui se disent "catholiques" et qui, en toute bonne conscience, vivent dans l’hypocrisie continuelle envers le dépôt de la foi. Osons passer un grand coup de balai sur toute cette clique soixante-huitarde qui nous fait honte aujourd’hui. Honte à cause de ses crimes abominables que sont les actes pédophiles... mais il n’y a pas que cela malheureusement. Honte aussi à cause de ses silences répétés – et encore actuels – face au génocide quotidien de l’avortement ; honte à cause de ses flirts avec le communisme dans les années 70 ; honte à cause de son « complexe anti-romain » primaire (l’expression est du pape Paul VI) ; honte à cause de son laxisme moral en prônant la débauche du préservatif, de la pilule contraceptive et autres moyens abominables pour massacrer l’acte conjugal dans toute sa vérité ; honte à cause de ses critiques envers l’Eglise, le Pape et le Magistère avec bien souvant (comme la plupart des soixante-huitards) une ignorance crasse et abyssale ; honte à cause de leur451 religion de "self-service" en prenant seulement ce qu’ils veulent dans la doctrine de l’Eglise ; honte à cause de leur non-culpabilité alors que ces derniers vivent sans aucun problème dans un état de péché mortel comme le concubinage, l’union libre, le Pacs, la contraception et qui ont des relations sexuelles hors mariage. Pas la peine de continuer la liste. Chacun aura compris que les véritables pollueurs et fossoyeurs de l'Eglise sont tous ceux qui n'acceptent pas de vivre selon les préceptes de l'Evangile ; tous ceux qui se comportent comme de véritables "Judas modernes" en reniant le Magistère du Christ après l'avoir embrassé ; tous ceux qui vivent comme de véritables hypocrites seulement capables de faire semblant mais incapables de défendre avec détermination et certitude la doctrine de l'Eglise par peur de se faire lyncher. C'est sur ceux-là que le Christ, la Vierge Marie et le Pape pleurent, il ne faut pas s'en douter ! Ils pleurent sur tous ces molassons de "catholiques" vivant comme de véritables païens en souillant leur vie baptismale par des péchés abominables. La Vierge Marie était déjà venue pleurer sur ces "pseudo-catholiques" à la Salette : « Les prêtres, ministres de mon Fils, les prêtres, par leur mauvaise vie, par leur irrévérence et leur impiété à célébrer les saints mystères, par l'amour de l'honneur et des plaisirs sont devenus des cloaques d'impureté. Oui, les prêtres demandent vengeance et la vengeance est suspendue sur leurs têtes. Malheur aux prêtres et aux personnes consacrées à Dieu, lesquelles, par leur infidélité et leur mauvaise vie, crucifient de nouveau mon Fils ! Les péchés des personnes consacrées à Dieu crient vers le Ciel et appellent la vengeance, et voilà que la vengeance est à leur porte, car il ne se trouve plus personne pour implorer miséricorde et pardon pour le peuple » (Paroles de Notre-Dame à la Salette). Honte à ces "catholiques". Au jour de leur Jugement personnel, le Christ leur demandera : - Pourquoi as-tu persécuté mon Vicaire ? Pourquoi as-tu persécuté mon Eglise ? Et là, plein de honte, ils baisseront la tête.


Que l’on ne vienne surtout pas nous dire que cet article manque de charité. Saint Paul précise bien que la Charité « trouve sa joie dans la Vérité » (1 Corinthiens 13, 6).
Occulter la Vérité sur les nombreux péchés mortels des fidèles catholiques pour soi-disant être plus "charitable" envers son prochain, c'est renier la véritable Charité qui ne peut pas être séparée de la Vérité. La Charité sans la Vérité est un fruit pourri tout comme la Vérité sans la Charité est un fruit amer. « Défendre la Vérité, la proposer avec humilité et conviction et en témoigner dans la vie sont des formes exigeantes et irremplaçables de la Charité » (Benoît XVI - Encyclique « Caritas in Veritate »)

« C’est à vous enfin, jeunes gens et jeunes filles du monde entier, que le Concile veut adresser son dernier message. Car c’est vous qui allez recueillir le flambeau des mains de vos aînés et vivre dans le monde au moment des plus gigantesques transformations de son histoire. C’est vous qui, recueillant le meilleur de l’exemple et de l’enseignement de vos parents et de vos maîtres, allez former la société de demain : vous vous sauverez ou vous périrez avec elle. L’Eglise, quatre années durant, vient de travailler à rajeunir son visage, pour mieux répondre au dessein de son Fondateur, le grand Vivant, le Christ éternellement jeune. Et au terme de cette imposante « révision de vie », elle se tourne vers vous. C’est pour vous, les jeunes, pour vous surtout, qu’elle vient, par son Concile, d’allumer une lumière : lumière qui éclaire l’avenir, votre avenir. L’Eglise est soucieuse que cette société que vous allez constituer respecte la dignité, la liberté, le droit des personnes : et ces personnes, ce sont les vôtres. Elle est soucieuse surtout que cette société laisse s’épanouir son trésor toujours ancien et toujours nouveau : la foi, et que vos âmes puissent baigner librement dans ses bienfaisantes clartés. Elle a confiance que vous trouverez une telle force et une telle joie, que vous ne serez pas même tentés, comme certains de vos aînés, de céder à la séduction des philosophies de l’égoïsme et du plaisir, ou à celles du désespoir et du néant; et qu’en face de l’athéisme, phénomène de lassitude et de vieillesse, vous saurez affirmer votre foi dans la vie et dans ce qui donne un sens à la vie : la certitude de l’existence d’un Dieu juste et bon. C’est au nom de ce Dieu et de son Fils Jésus que nous vous exhortons à élargir vos cœurs aux dimensions du monde, à entendre l’appel de vos frères et à mettre hardiment à leur service vos jeunes énergies. Luttez contre tout égoïsme. Refusez de laisser libre cours aux instincts de violence et de haine, qui engendrent les guerres et leur cortège de misères. Soyez généreux, purs, respectueux, sincères. Et construisez dans l’enthousiasme un monde meilleur que celui de vos aînés ! L’Eglise vous regarde avec confiance et avec amour. Riche d’un long passé toujours vivant en elle, et marchant vers la perfection humaine dans le temps et vers les destinées ultimes de l’histoire et de la vie, elle est la vraie jeunesse du monde. Elle possède ce qui fait la force et le charme des jeunes: la faculté de se réjouir de ce qui commence, de se donner sans retour, de se renouveler et de repartir pour de nouvelles conquêtes. Regardez-la, et vous retrouverez en elle le visage du Christ, le vrai héros, humble et sage, le prophète de la vérité et de l’amour, le compagnon et l’ami des jeunes. C’est bien au nom du Christ que nous vous saluons, que nous vous exhortons et vous bénissons ».


Sa Sainteté le Pape Paul VI – Le Mercredi 8 décembre 1965

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