... est aujourd'hui confirmé par les plus proches collaborateurs et porte-parole du Souverain Pontife: la crise de la foi qui a conduit à vider les églises est en très grande partie le fait des prêtres qui ne respectent pas la liturgie mais passent leur temps à la modifier plus ou moins, en sorte qu'elle soit célébrée de manière différente d'un autel à l'autre et d'une heure à l'autre. Les modifications qui atteignent l'ordonnancement de la liturgie, les façons de célébrer qui manquent de dignité, les commentaires et les bavardages des célébrants, les chants insipides supposés plaire aux assistances... tout ceci - qui ne peut trouver de justification ni dans les enseignements conciliaires, ni dans le missel romain issu de Vatican II - conduit à une perte progressive de la foi catholique, y compris chez des fidèles qui pensent que participer aux liturgies déformées est sans danger.

 

En reprenant les propos très clairs du Cardinal Burke, du Cardinal Llovera ou de Mgr Bux, on en conclut que les évêques qui, par leurs silences ou les mauvais exemples qu'ils ont donnés, ont soutenu ou toléré les déformations de la liturgie doivent au plus tôt faire leur examen de conscience. Répétons-le : il est urgent d'avoir des évêques qui cessent de se prêter systématiquement au jeu de celles et ceux qui déforment déforment ou adaptent les rites; il est urgent d'avoir des pasteurs diocésains qui apparaissent à nouveau comme étant véritablement les gardiens et les promoteurs d'une liturgie qui soit sans le moindre doute possible celle que l'Eglise a déterminée.

 

Pro Liturgia

Pourquoi faut-il qu'en France, jeune soit synonyme de délinquant ? Pourquoi faut-il qu'en France on ne parle de jeunes que quand des voitures brûlent ? Pourquoi faut-il qu'en France on se croit obligé de distribuer des préservatifs aux jeunes avec les programmes électoraux, comme il a été fait à Vannes, vendredi dernier ? Pourquoi offre-t-on à la jeunesse une caricature d'elle-même tellement inquiétante, tellement troublante, tellement hideuse, qu'elle en vient à se détester jusqu'à faire du suicide sa première cause de mortalité ? Pourquoi tout cela ? Parce que notre monde qui doute ne sait plus produire que des âmes de vieillards !  […] Mac Arthur disait : « vous resterez jeunes tant que vous serez réceptifs à ce qui est beau, bon et grand. » Je voudrais ajouter : se battre pour la Vérité et s'indigner devant le mensonge, la calomnie, l'étroitesse, sont les privilèges de la jeunesse, des privilèges qui vous appartiennent. [...] Mac Arthur disait « on ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d'années, on devient vieux parce qu'on à déserté un idéal. Les années rident la peau, renoncer à son idéal ride l'âme. » Je voudrais ajouter : répudier la passivité, la compromission, le pessimisme, refuser la facilité, le cynisme, la veulerie sont des privilèges de la jeunesse, des privilèges qui vous appartiennent ! […]
 

Père tout puissant et miséricordieux, Vous appelez toutes les nations divisées par le péché à se rassembler sous le joug très doux de Votre Fils bien aimé, Jésus, le Roi de l’univers. Nous croyons que seul Votre Esprit d’Amour et de Vérité peut renouveler la face de la terre et tout restaurer dans le Christ ; qu’il vienne au secours de notre patrie qui Vous offense et s’éloigne de Vous. Faisant appel à Votre miséricorde infinie, nous Vous demandons pardon pour elle.

 

Quant à nous, ayant une fois pour toutes remis à Notre Dame ce que nous sommes et ce qui nous appartient, nous confessons nos infidélités et nous reconnaissons que la conversion de notre pays passe par notre propre conversion. Nous confions à Marie nos prières, nos pénitences, toutes nos actions. Qu’Elle nous garde du parjure et de toute faiblesse. Père tout puissant et miséricordieux, nous Vous en supplions, sauvez notre pays. Cœur Sacré de Jésus, ayez pitié de nous qui mettons notre confiance en Vous. Cœur Immaculé de Marie, intercédez pour nous.

 

Imp. + Paul-Marie GUILLAUME, évêque de Saint-Dié

Le théologien de la Maison pontificale, le Père Wojtciech Giertych, regrette la résistance du monde contemporain à respecter la "loi naturelle". Il s’exprimait le 14 février 2007 lors du congrès sur "les problèmes et les perspectives de la loi morale naturelle", organisé à l’Université pontificale du Latran avec la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.

 
 
 
 
 
Dans son intervention sur l’application de la loi morale naturelle, Wojtciech Giertych a critiqué l’actuelle "faiblesse épistémologique" autour des concepts éthiques, qui mène à mettre de côté le "vrai bien" pour l’homme. Et de déplore qu'avec la naissance d’une nouvelle éthique, des concepts traditionnels comme "vertu morale", "loi morale", "virginité", "parents", "chasteté", "péché", "nature", "commandements", "persévérance", disparaissent du langage.
 
Parallèlement, émergent d’autres concepts comme "droit à la mort", "liberté culturelle", "égalité de genre", "droits de la reproduction", "olisme", "tolérance", "homophobie", qui sont révélateurs de changements sociaux profonds. Ainsi, les droits de la reproduction s’étendent jusqu’à inclure aussi l’avortement et la contraception, le concept de famille s’élargit aux couples homosexuels. "C’est un changement linguistique confus et dangereux", a prévenu le théologien polonais.
 
Il a estimé que l'on est désormais en face d'un déclin rapide de l’appréciation des vérités morales de base et de la capacité à voir ce qui est évident et au nom de quoi ça l’est. Wojtciech Giertych s’est aussi demandé si l’approbation sociale et politique des lois en faveur des mariages homosexuels, de l’adoption d’enfants par des homosexuels, du divorce, de la contraception, de l’avortement, de l’euthanasie et de la manipulation d’embryons et les théories du laisser-faire n’arriveraient pas finalement à un point d’absurdité totale, provoquant en contrecoup un retour désespéré à la rationalité en éthique.
 
Pour le dominicain, il y aura finalement un retour à l’éthique ou alors s’instaurera progressivement une forme de fondamentalisme séculaire. "Sans le respect du droit naturel, le monde occidental changera la structure de la société", a-t-il déclaré à l’agence italienne Ansa. "Avec des effets catastrophiques pour l’humanité".

Certains catholiques tendent à considérer que l’engagement politique et législatif n’est pas lié à la doctrine morale et sociale de l’Eglise catholique, et moins encore à leur appartenance à l’Eglise : un dualisme dans la conscience. Il est nécessaire alors de proposer à nouveau les contenus essentiels de deux documents de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, publiés en 2002 et en 2003 : La Note doctrinale sur les questions concernant l’engagement et l’attitude des catholiques dans la vie politique, et les Considérations sur les projets de reconnaissance légale des unions entre personnes homosexuelles.

 

 

 

 

 

 

 

mariage-homosexuel-stopCe qu’est la personne humaine comme homme et femme, et comment l’existence commune d’un homme et d’une femme peut recevoir une forme juridique n’est plus, dans la culture dominante, une donnée univoque. Le relativisme sur les fondements de la connaissance et sur la morale a touché également l’anthropologie philosophique et théologique, et l’on a vu naître des opinions nouvelles qui conduisent à une dissolution de l’image de l’homme, et dont les conséquences peuvent être des plus graves ; et on les voit déjà dans le dérapage du débat sur les couples de fait, et dans celui à propos de la fécondation artificielle, jusque dans le soi-disant « mariage » entre homosexuels avec la possibilité d’adopter des enfants. Dans le jugement de ces opinions erronées, la doctrine catholique réaffirme avant tout le caractère inconditionnel de la dignité humaine et des droits de l’homme, comme valeurs qui précèdent toute juridiction d’Etat, et qui renvoient, pour leur origine, au Créateur : on réaffirme ainsi la valeur permanente du Décalogue. En ce sens, il faut considérer comme d’une grande importance, comme l’a fait Jean Paul II, l’analyse des rapports entre liberté et nature de l’homme : « On peut alors comprendre le vrai sens de la loi naturelle : elle se réfère à la nature propre et originale de l'homme, à la « nature de la personne humaine » , qui est la personne elle-même dans l'unité de l'âme et du corps, dans l'unité de ses inclinations d'ordre spirituel ou biologique et de tous les autres caractères spécifiques nécessaires à la poursuite de sa fin. « La loi morale naturelle exprime et prescrit les finalités, les droits et les devoirs qui se fondent sur la nature corporelle et spirituelle » (Encyclique « Veritatis Splendor, 50). En deuxième lieu, étant donné que la foi dans la Révélation a changé, parce que le relativise a pour conséquence de ne pas percevoir l’ordre naturel comme source de raison, aujourd’hui, paradoxalement, l’Eglise est appelée à défendre la raison avant la foi, et donc le lien entre la raison et la foi afin de guérir la séparation mortelle entre la pensée et l’éthique ; mais aussi à souligner l’aspect rationnel de la nature humaine comme l’a fait Jean Paul II dans son commentaire sur l’Encyclique « Humanae Vitae ». A ce sujet, il suffirait d’amener ceux qui soutiennent le « caractère naturel » de l’homosexualité à se poser la question : pourquoi existe-t-il dans le monde des hommes et des femmes, et pas seulement les uns ou seulement les autres ? Face à cette évidence, l’homosexualité apparaît comme une tentative impossible d’homologation de la nature humaine sur l’un ou sur l’autre sexe jusqu’à annuler la différence évidente, prêts à la reprendre ensuite au moment où l’on doit revendiquer le « droit à la différence » afin d’obtenir la reconnaissance juridique. A ce point, il convient de définir le terme « droit » : s’il est personnel, s’il s’agit d’un droit civique, ou d’un droit d’une minorité active, et montre qu’il forme un groupe de pression, il n’implique pas nécessairement la reconnaissance du droit. La réflexion se place ici sur le terrain du droit, de la philosophie du droit. Pour ce qui concerne la revendication « gay » d’un « mariage » homosexuel, il est utile de savoir et de dire qu’il s’agit d’une minorité qui ne représente pas du tout l’ensemble des personnes homosexuelles, mais qui prétend les représenter, et trouve des appuis politiques pour réaffirmer la différence, au moment où ils demandent le « mariage », l’union, ou le pacte entre eux. Et donc, en contradiction avec tout ce qui présupposé par eux, à savoir que l’Etat et la société sont incompétents sur la question de leur union parce qu’elle est considérée comme appartenant à la sphère privées des relations interpersonnelles affectives, ils en arrivent par demander précisément à l’Etat cette reconnaissance juridique publique, y compris pour les motifs bien connus d’avantage économique. S’il s’agit de « sphère privée », l’Etat devrait rester en dehors. Le même discours vaut pour les soi-disant « couples de fait ».

 

 

Face à cette réalité que nombre de catholiques ont adopté l’idée d’une idée de liberté de conscience, individualiste, en refusant en revanche l’idée de communion, qui considère le chrétien et l’Eglise comme un seul Corps, étant donné la gravité de la matière et l’urgence du moment, il est nécessaire de faire la lumière sur les manipulations des pourcentages du phénomène, sur le fait que la tendance homosexuelle soit innée ou soit un « troisième genre », presqu’une condition naturelle et normale de la personne, et sur tous les autres aspects méconnus, en plaçant avant tout l’attention sur la démonstration du fait fondamental que la dignité humaine réside dans la capacité souveraine de l’homme, de décider de ses actions et de faire des actes libres, non seulement certes dans l’orientation homosexuelle ou hétérosexuelle ; qu’il est en soi une anomalie psychologique (névroses, etc.). Le phénomène a une psychogenèse et une sociogenèse complexe, qui pourraient donner lieu, à la limite, à des altérations hormonales ou fonctionnelles (mais cela, jusqu’à présent, n’est pas démontré et semble improbable). En termes généraux, on doit l’aborder dans une perspective de thérapie et de changement. S’il y a l’engagement et les motivations justes, il y a de bonnes perspectives thérapeutiques. L’action de la part des catholiques, devrait partir du rappel de l’attention sur les articles à ce sujet du Catéchisme de l’Eglise Catholique ; et puis, elle devrait souligner l’importance de la grâce de Dieu pour influer positivement sur la liberté de la personne et sur ses actes, afin de la renforcer dans la vertu ; la grâce ne reste pas sans effet pour aider à résister aux tentations homosexuelles. Et puis, il faudrait détacher les idées sur l’homosexualité d’autres convictions justes qui sont présentes dans la conscience (respect, égalité, discrimination injuste. Enfin, on devrait indiquer les études sérieuses et ouvertes sur la perspective de changement et à la conversion, qui concernent les personnes homosexuelles, comme tous les chrétiens, en critiquant et en mettant en garde contre les études qui ne vont pas dans cette direction. La vérité sur l’homosexualité doit être dite avec charité en brisant l’indifférence. Enfin, toute la question doit amener à montrer le caractère inséparable des droits et des valeurs. Nous assistons à ce paradoxe. Les autorités parlent des « valeurs », mais ensuite ceux qui les pratiquent sont traités avec une certaine méfiance. Ceux qui les adoptent sont souvent traités comme des déséquilibrés ou des obscurantistes. La saine mentalité humaine existe toujours, même si elle a connu une érosion progressive dans le concept de droit. Il faut remonter à l’origine illuministe du droit européen. Certaines valeurs se rapportaient à la raison humaine et à la religion, non seulement par devoir historique, mais pour des raisons philosophiques. Il a toujours été clair que le droit à la liberté individuelle était décisif. Mais il est inévitable, si l’on ne veut pas voir la désagrégation de l’Etat, que le subjectivisme ait des limites. La société doit établir sans cesse des règles si elle veut survivre. La nature humaine, suite au péché originel, est blessée, elle ne voit pas toujours avec clarté ce qui est nécessaire pour survivre. Il faut, en plus de la raison humaine, la lumière de la Révélation, même si ce n’est pas politiquement correct.

 

Fides + Fides II

Cette hymne (« Iam Christe sol iustitia », Liturgia Horarum, 1970) est traditionnellement utilisée à Laudes pendant le Temps du Carême depuis le 10ème siècle (même si certains estiment que cette hymne est ambrosienne (elle remonterait donc vers le 6ème siècle). La révision de 1632 par le Pape Urbain VIII modifie l'hymne avec comme titre de « O Sol salutis, initimis » (colonne de droite).

 

 

 

1. Iam, Christe, sol justitiae, * mentis diescant tenebrae,
virtutum ut lux redeat, * terris diem cum reparas.
1. Il est temps, ô Christ, soleil de justice, * que les ténèbres de nos cœurs fassent place au jour,
que des vertus renaisse la lumière, * à l’heure où vous rendez le jour à la terre.

1. O sol salútis, íntimis, * Iesu, refúlge méntibus, 
Dum, nocte pulsa, grátior * Orbi dies renáscitur.

O Jésus, soleil de salut, * resplendissez au plus intime de notre âme, 
à cette heure où la nuit ayant disparu, * le jour renaît pour réjouir l’univers.

2. Dans tempus acceptabile * et poenitens cor tribue,
convertat ut benignitas * quos longa suffert pietas.
2. Vous nous accordez le temps favorable, * donnez-nous aussi un cœur repentant;
que votre bonté vous ramène * ceux qu'a longtemps soufferts votre indulgence.

2. Dans tempus acceptábile, * Da lacrimárum rívulis 
Laváre cordis víctimam, * Quam læta adúrat cáritas.

Dans ce temps riche de bienfaits * donnez-nous des ruisseaux de larmes ; 
pour purifier la victime spirituelle, * qu’embrasera une joyeuse charité.

3. Quiddamque paenitentiae da ferre, * quamvis gravium,
majore tuo munere, * quo demptio fit criminum.
3. Et donnez-nous de supporter, * cette pénitence chétive,
à qui votre grâce infinie * pardonne les plus lourdes fautes.

3. Quo fonte manávit nefas, * Fluent perénnes lácrimæ, 
Si virga pœniténtiæ * Cordis rigórem cónterat.

La source d’où jaillirent nos fautes * répandra des larmes sans fin, 
si la verge de la pénitence, * brise la dureté de nos cœurs.

4. Dies venit, dies tua, * in qua reflorent omnia;
laetemur in hac ut tuam * per hanc reducti gratiam.
4. Le jour vient, qui doit être vôtre, * celui qui voit tout refleurir:
puissions-nous y goûter la joie * d'être par lui rendus à votre grâce.

4. Dies venit, dies tua, * In qua reflórent ómnia : 
Lætémur et nos, in viam * Tua redúcti déxtera.

Le jour se lève, votre jour, * dans lequel tout va refleurir ; 
réjouissons-nous, nous aussi, * ramenés par votre main sur la bonne voie.

5. Te rerum universitas, * clemens, adoret, Trinitas,
et nos novi per veniam novum canamus canticum. Amen.
5. Que le monde entier vous adore, * ô clémente Trinité,
et nous, renouvelés par le pardon, * chantons un cantique nouveau. Ainsi soit-il.

5. Te prona mundi máchina, * Clemens, adóret, Trínitas, 
Et nos novi per grátiam * Novum canámus cánticum. Amen.

Que prosterné devant Vous, l’édifice * du monde vous adore, clémente Trinité, 
et renouvelés par la grâce, * nous vous chanterons un cantique nouveau. Ainsi soit-il.

« Mais n’est-ce pas plutôt le monde qui est décalé par rapport à l’Évangile ? Il y a une distance entre l’Église et le monde, aujourd’hui comme toujours. Si cette distance n’existait pas, cela voudrait dire ou bien que l’Église ne dit au monde rien d’autre que ce que le monde dit lui-même, ou bien que le monde vit parfaitement l’Évangile. La distance entre l’Église et le monde est à réduire non pas en adaptant l’Évangile à l’esprit du monde, mais en appelant les hommes à se convertir à l’Évangile » (Cardinal Coffy in « l’Eglise en débat », Le Centurion, 1995).

« Nous entrons aujourd'hui, mes bien-aimés, dans le saint temps du carême, dans le temps destiné aux combats du chrétien, car les observances du carême ne sont pas faites pour nous seulement, elles le sont pour tous ceux qui nous sont unis par les liens de la foi. Après tout, pourquoi le jeûne du Christ ne serait-il pas commun à tous les chrétiens ? Pourquoi les membres ne suivraient-ils point leur chef ? Si nous recevons les biens des mains de ce chef, pourquoi n'en accepterions-nous point aussi les maux ? Voudrions-nous donc n'avoir de commun avec lui que ce qui est agréable, non aussi ce qui est triste et pénible ? S'il en est ainsi, nous montrons assez que irons sommes des membres indignes d'une pareille tête. En effet, tout ce qu'il souffre, c'est pour nous qu'il l'endure; s'il nous en coûte trop de travailler avec lui à l'œuvre de notre salut, en quoi pourrons-nous après cela unir nos œuvres aux siennes. Il n'y a pas grand mérite de jeûner avec Jésus-Christ quand on doit s'asseoir avec lui à la table de son Père, et il n'y a rien de bien surprenant que le membre souffre avec la tête, quand il doit être glorifié avec elle. Heureux le membre qui aura en toutes choses adhéré à la tête, et qui l'aura suivie partout où elle sera allée. Après tout, s'il lui arrive de se séparer d'elle et d'en être retranché, il est inévitablement privé de vie à l'instant même ; car toute partie du corps qui ne tient plus à la tête, perd, à l'instant, le sentiment et la vie. Mais il ne manquera point d'êtres qui s'en emparent et qui lui servent de tête. On verra germer de nouveau pour elle une racine pleine d'amertume, et repousser la tête venimeuse que la femme forte, je veux dire l'Église notre mère, avait, jadis écrasée, le jour où elle enfanta, à l'espérance de la vie, celui qu'une mère, selon la chair, avait fait enfant de colère ».

 
Extrait du premier sermon de Saint Bernard, Abbé de Clairvaux, pour le premier jour du Carême

Sacré Cœur de Jésus, apprenez-moi le parfait oubli de moi-même, puisque c'est la seule voie par où l'on peut entrer en vous. Puisque tout ce que je ferai à l'avenir sera à vous, faites en sorte que je ne fasse rien qui ne soit digne de vous ; enseignez-moi ce que je dois faire pour parvenir à la pureté de votre amour, duquel vous m'avez inspiré le désir. Je sens en moi une grande volonté de vous plaire, et une plus grande impuissance d'en venir à bout sans une lumière et un secours très particuliers que je ne puis attendre que de vous.

 

Faites en moi votre volonté, Seigneur ; je m'y oppose, je le sens bien, mais je voudrais bien ne pas m'y opposer : c'est à vous à tout faire, divin Cœur de Jésus-Christ, vous seul aurez toute la gloire de ma sanctification, si je me fais saint ; cela me paraît plus clair que le jour ; mais ce sera pour vous une grande gloire, et c'est pour cela seulement que je veux désirer la perfection. Ainsi soit-il.

 

Saint Claude de la Colombière - Prière extraite de l'Acte d'offrande, Retraite spirituelle, 1684

Au XVIIème siècle, dans le monde anglican, est apparu un groupe de fidèles qui fut qualifié de "latitudinaire". Qu'étaient les "latitudinaires" ? C'était des Anglicans qui, tout en restant attachés au mode épiscopal de gouvernement et aux formes liturgiques de l'Anglicanisme traditionnel, estimaient qu'au fond, ces choses-là n'étaient pas d'une grande importance pour la foi. Un siècle plus tard, on a appelé "latitudinaires" ceux qui, bien qu'ayant la foi, demeuraient indifférents aux symboles et aux formes utilisés pour exprimer cette foi. Autrement dit, que la liturgie soit célébrée comme ça ou autrement, ça n'avait pas grande importance, l'essentiel étant de croire. Le "latitudinaire" est lassé des querelles et des controverses, et il en arrive à penser que la plupart des questions de rites liturgiques qui divisent les chrétiens portent sur des choses qui n'ont pas de réelle importance et qui ne sauraient de toutes façons pas intéresser des gens cultivés. Quelle importance qu'il y ait ou qu'il n'y ait pas des cierges sur l'autel ? Quel importance que les concélébrants aient les bras ballants ou les mains jointes pourvu qu'ils prient avec sincérité ? Quelle importance que le célébrant respecte le missel à la lettre ou qu'il se permette quelques digressions pour rendre la célébration plus attractive ? Cela vaut-il vraiment la peine de se quereller pour des histoires d'orientation de l'autel, d'aubes à dentelles ou d'emploi du latin ? Bien sûr que non : tout cela doit rester très secondaire en regard de la foi.

 

A ce stade, le croyant qui se veut cultivé et bien au-dessus des querelles de chapelles tellement stériles, commence par se dire que c'est faire preuve d'une étroitesse d'esprit peu en rapport avec l'enseignement évangélique que de limiter les réflexions et les débats touchant à la religion à ce que pensent les différents groupes de fidèles. Et peu à peu, il se dit que pour avoir la paix, pour pouvoir prier en paix, mieux vaut respecter toutes les "sensibilités", l'essentiel étant d'accepter l'idée de l'existence de Dieu et de faire en sorte que chacun puisse se sentir à l'aise dans la liturgie de son choix. Et de "latitudinaire" qu'il était, le croyant devient "déiste" : il pourra se contenter de célébrer un Dieu qui chante et qui fait danser la vie... et accepter qu'ailleurs on chante le Credo de l'Eglise. Après tout, l'Eglise ne doit-elle pas se montrer ouverte et tolérante, charitable et accueillante comme l'était le Christ lui-même ?

 

Le "déiste" reconnaît l'existence de Dieu - d' "un" Dieu -, mais il ne l'identifie pas clairement et devient suspicieux dès qu'on lui parle de Révélation, d'Eglise, de Magistère, le liturgie, de rites... Si le "déiste" continue d'aller à la messe du dimanche, c'est essentiellement pour y retrouver le groupe local des croyants qui se contente d'adhérer au plus petit dénominateur commun en matière de foi. Le "déiste" se sent donc davantage en communion avec la communauté paroissiale de son choix, avec ses particularisme liturgiques, qu'avec toute l'Eglise : il préfèrera toujours la liturgie de "son église" à la "liturgie de l'Eglise". C'est cette position qui permet de comprendre qu'à la messe dominicale, le "déiste" acceptera plus facilement les fantaisies liturgiques du célébrant local qu'une liturgie célébrée vraiment comme l'Eglise demande qu'elle soit célébrée. Enfin, en constatant que personne n'est plus véritablement d'accord sur les questions de foi et sur la façon de célébrer cette foi à géométrie variable, le "déiste" finira par se désintéresser des questions religieuses et versera dans l'indifférence, puis dans l'athéisme. Il sera devenu l'exemple du croyant qui ne pratique pas.

 

Le "latitudinarisme", que l'on retrouve aujourd'hui sous de multiples formes dans nos communautés paroissiales, est moins un ensemble de convictions bien établies qu'une mentalité. A son origine se trouve une blessure difficile à situer et dont les séquelles, impossible à éradiquer, se manifestent sous forme d'une aimable piété, d'une attitude d'ouverture sympathique à l'autre - y compris à ses erreurs -, d'un sentiment d'autosatisfaction permettant de faire la leçon aux autres - essentiellement à ceux qui sont considérés comme "intolérants" simplement parce qu'eux, au moins, ont des convictions -, et aussi sous forme d'une honnête conviction qu'après tout, chacun peut se construire sa propre foi et que l'Eglise doit évoluer avec son temps. Ce sont ces perpétuelles concessions faites à la modernité, à l'esprit du temps, au bons sentiments et aux idées dans le vent qui alimentent ce qu'on a appelé "la trahison des clercs" et qui incitent à célébrer des liturgies aléatoires conduisant à vider les églises après avoir dépouillé les fidèles de leur foi. Tout ce qui vient d'être décrit se déroule étape après étape dans nos paroisses, sous nos yeux et devant les clercs devenus myopes au point de ne plus voir que leurs façons de traiter la liturgie est le principal moteur de cette déchristianisation qu'ils déplorent.

 

Pro Liturgia

Par le choix des noms, cette litanie évoque seulement la mémoire des martyrs et des Saints qui furent inhumés dans les catacombes de Saint-Calixte. Ce furent précisément ces témoins de la foi qui, avec tant d'autres de leurs frères, donnèrent origine à la communauté chrétienne de Rome. Leur sang a été, selon l'expression célèbre de Tertullien, semence de nouveaux chrétiens…

 

 

 

 

Seigneur, prends pitié --> Seigneur, prends pitié.

Ô Christ, prends pitié --> Ô Christ, prends pitié.

Seigneur, prends pitié --> Seigneur, prends pitié.

 

Sainte Marie, Mère de Dieu et Reine des martyrs, --> priez pour nous.

Saint Joseph, "homme juste", époux de la Mère de Dieu et gardien de Jésus, --> priez pour nous.

Saints Pierre et Paul, martyrs du Christ, colonnes et fondateurs de l'Eglise de Rome, --> priez pour nous.

 

Papes martyrs, --> priez pour nous.

Saint Calixte Ier, pape et martyr, gardien des frères dans la foi ici inhumés, --> priez pour nous.

Saint Pontien, pape et martyr, condamné au travail dans les mines, --> priez pour nous.

Saint Fabien, pape et martyr, organisateur de l'Eglise de Rome, --> priez pour nous.

Saint Corneille, pape et martyr, "modèle d'humilité, de patience et de bonté", --> priez pour nous.

Saint Sixte II, pape et martyr, tué pour le Christ sur le site de ces catacombes, --> priez pour nous.

Saint Eusèbe, pape et martyr, miséricordieux envers les "lapsi" qui avaient besoin de pardon, --> priez pour nous.

 

Diacres martyrs, --> priez pour nous.

Saints diacres, Janvier, Magnus, Vincent, Etienne, Felicissimo et Agapit, compagnons du pape Sixte II dans le martyre, --> priez pour nous.

 

Fidèles martyrs, --> priez pour nous.

Saint Tarcisius, adolescent plein d'idéal et défenseur intrépide de l'eucharistie, --> priez pour nous.

Sainte Cécile, jeune fille courageuse qui fit au Christ le don de sa virginité, --> priez pour nous.

Sainte Sotère, noble romaine tuée pour sa fidélité à l'Evangile, --> priez pour nous.

Saint Policame, gloire et joyau de la Sainte Eglise, --> priez pour nous.

Saints Calocère et Parthène, fidèles au Christ jusqu'à donner leur vie pour lui, --> priez pour nous.

Saints Marc et Marcellin, frères de sang inséparables dans le martyre, --> priez pour nous.

Saints Céréal, Salluste et leurs 21 compagnons, défenseurs de la foi contre l'hérésie novatienne, --> priez pour nous.

Saints martyrs de la Grèce: Marie, Néon, Hippolyte, Adria, Pauline, Marthe, Valérie, --> priez pour nous.

Saint Denys, pape, père plein d'amour pour les frères en difficulté, --> priez pour nous.

Saint Félix Ier, pape, plein de zèle pour l'œuvre de l'évangélisation, --> priez pour nous.

Saint Eutychien, pape, apôtre de l'orthodoxie, --> priez pour nous.

Saint Gaïus, pape, ami des pauvres, --> priez pour nous.

Saint Miltiade, pape, défenseur de la foi contre l'hérésie donatiste, --> priez pour nous.

Saint Marc, pape, pasteur de l'Eglise de Rome et promoteur de son calendrier liturgique, --> priez pour nous.

Saint Damase Ier, pape, "Saint chantre des martyrs",--> priez pour nous.

Vous tous, les papes, qui gardez l'autel du Christ, --> priez pour nous.

 

Saints évêques, --> priez pour nous.

Saints évêques Optat et Numidien, évangélisateurs de la terre d'Arique, --> priez pour nous.

Saints évêques Urbain, Laudiceé, Policarpe et Mannon, continuateurs de la mission des Apôtres, --> priez pour nous.

Vous tous, Saints évêques, inhumés dans les catacombes de Saint-Callixte, --> priez pour nous.

 

Saints fidèles, --> priez pour nous.

Saints prêtres, qui avez vécu et êtes morts "dans la paix durable", --> priez pour nous.

Jeunes et enfants, qui avez voulu conserver votre pureté pour le Christ, --> priez pour nous.

Vous aussi, pécheurs, convertis à la bonté du Père, lavés dans le sang du Christ et sanctifiés par l'Esprit Saint, --> priez pour nous.

Vous toutes, âmes Saintes, dont le corps repose dans le cimetière de Saint-Callixte, --> priez pour nous

 

Saints et Saintes en pèlerinage aux catacombes, --> priez pour nous.

Saintes Brigitte et Catherine de Suède, --> priez pour nous.

Saints Charles Borromée et Philippe Néri, --> priez pour nous.

Saint Jean Bosco et le bienheureux Michel Rua, --> priez pour nous.

Saintes Marie Mazzarello et Thérèse de l'Enfant Jésus, --> priez pour nous.

Vous tous, Saints pèlerins des catacombes de Saint-Callixte et admirateurs de la foi des premiers chrétiens, --> priez pour nous.

 

Agneau de Dieu, qui enlève les péchés du monde, --> pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui enlève les péchés du monde, --> aidez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui enlève les péchés du monde, --> ayez pitié de nous.

 

V. Nous te rendons grâce, Père tout-puissant, de nous avoir donné des frères qui ont témoigné de leur amour pour toi par une vie Sainte et souvent jusqu'à l'effusion de leur sang.

R. Que leur exemple illumine et soutienne notre route jusqu'au jour où nous rejoindrons la Jérusalem céleste. Par le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Prions : Ô Dieu notre Père, tu as fécondé le sol des catacombes de Saint-Calixte par le sang des martyrs et tu l'as béni par la présence de tant de Saints. Que leur brillant exemple et leur courageux témoignage nous conservent dans la foi, afin que nous puissions recueillir et déjà goûter avec joie aux fruits de leur sacrifice. Par le Christ notre Seigneur. Amen.


Marie, tu t'es montrée à Bernadette dans le creux du rocher. Dans le froid et l'ombre de l'hiver, Tu apportais la chaleur d'une présence, la lumière et la beauté. Dans le creux de nos vies obscures, au creux du monde où le Mal est puissant, apporte l'espérance, redonne la confiance !
Toi, qui es l'Immaculée Conception, viens en aide aux pécheurs que nous sommes. Donne-nous l'humilité de la conversion, le courage de la pénitence. Apprends-nous à prier pour tous les hommes. Guide-nous vers les sources de la vraie vie. Fais de nous des pèlerins en marche au sein de ton Eglise. Aiguise en nous la faim de l'Eucharistie, le pain de la route, le pain de vie. En toi, Marie, l'Esprit-Saint accomplit des merveilles : par sa puissance, il t'a placée auprès du Père, dans la gloire de ton Fils, à jamais vivant. Regarde avec tendresse les misères de nos corps et de nos coeurs. Brille pour tous, comme une douce lumière,  au passage de la mort. Avec Bernadette, nous te prions, Marie, dans la simplicité des enfants. Fais-nous entrer, comme elle, dans l'esprit des Béatitudes. Alors, nous pourrons, dès ici-bas, commencer à connaître la joie du Royaume et chanter avec toi : Magnificat ! Gloire à toi, Vierge Marie, heureuse servante du Seigneur, Mère de Dieu, demeure de l'Esprit Saint !

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