Hier commençait le pieux exercice dit des « sept dimanches de Saint Joseph ». En effet, au cours des sept dimanches qui précèdent la solennité du Bienheureux Patriarche, époux de la Vierge Marie et père nourricier de Jésus, les fidèles sont invités à faire spécialement mémoire de Saint Joseph. Saint Alphonse-Marie de Liguori (1696-1787) a mis à l'honneur la dévotion aux sept allégresses et aux sept douleurs de Saint Joseph qui peuvent servir de guide pour vivre cette pratique de dévotion qui, dans certains pays, est vécue le mercredi, jour où l'Église vénère plus spécialement le Saint Patriarche. Voici ces sept allégresses et ces sept douleurs, sous forme de prière :

 

 

 

 

http://img.over-blog.com/435x599/0/21/41/34/josephjesus.jpg1er dimanche : Ô chaste époux de Marie, glorieux Saint Joseph, quelles ne furent pas votre affliction et votre angoisse lorsque vous examiniez si vous devriez abandonner votre épouse sans tache ! Mais quelle fut votre allégresse quand l'ange vous révéla l'auguste mystère de l'incarnation. Par cette douleur et cette allégresse, consolez-nous maintenant et dans notre dernière maladie par la joie d'une bonne vie, et d'une sainte mort semblable à la vôtre, entre Jésus et Marie.

 

 

2ème dimanche : Heureux patriarche, glorieux Saint Joseph, qui avez été choisi pour père putatif du Verbe fait chair, votre douleur en voyant naître l'Enfant-Jésus dans une si grande pauvreté, se changea bientôt en une joie céleste, en entendant les concerts des anges et en contemplant les merveilles de cette nuit resplendissante. Par cette douleur et cette allégresse, obtenez-nous d'être admis, après cette vie, à entendre les cantiques des anges et à jouir des splendeurs de la gloire céleste.

 

 

3ème dimanche : Fidèle observateur des lois divines, glorieux Saint Joseph, le sang précieux que le divin Enfant répandit dans la circoncision, vous transperça le cœur : mais le nom de Jésus, qu'il reçut alors vous combla de joie. Par cette douleur et cette allégresse, obtenez-nous d'être préservés de tout péché et de mourir pleins de joie, le Saint Nom de Jésus dans le cœur et sur les lèvres.

 

 

4ème dimanche : Ô serviteur fidèle, qui avez pris part aux mystères de notre rédemption, glorieux Saint Joseph, si la prophétie de Siméon touchant les souffrances de Jésus et de Marie vous causa une douleur mortelle, elle vous remplit aussi de joie en vous prédisant le salut et la résurrection glorieuse d'une multitude innombrable d'âmes qui en seraient le fruit. Par cette douleur et cette allégresse, obtenez-nous d'être du nombre de ceux qui, par les mérites de Jésus et l'intercession de sa Mère, ressusciteront glorieusement.

 

 

5ème dimanche : Ô gardien vigilant et ami intime du Fils de Dieu glorieux Saint Joseph, combien n'avez-vous pas souffert pour nourrir et servir le Fils du Très-Haut, surtout dans la fuite en Égypte ; mais aussi quel ne fut point votre bonheur d'avoir continuellement près de vous votre Dieu, et de voir tomber les idoles des Égyptiens. Par cette douleur et cette allégresse, obtenez-nous d’éloigner de nous le tyran infernal, surtout par la fuite des occasions dangereuses, et de renverser dans notre cœur les idoles des affections terrestres faites que, tout occupés à servir Jésus et Marie nous ne vivions que pour eux et mourions dans leur amour.

 

 

6ème dimanche : Ange de la terre, glorieux Saint Joseph, vous admiriez le Roi du ciel obéissant à vos moindres désirs. Votre joie de le ramener de l'Égypte fut troublée par la crainte d'Archélaos ; mais l'ange vous rassura et vous avez eu le bonheur de demeurer à Nazareth en la compagnie de Jésus et de Marie. Par cette douleur et cette allégresse, obtenez-nous d'écarter de notre esprit toute crainte pernicieuse, afin de jouir de la paix de la conscience, de vivre en sécurité dans l'union de Jésus et de Marie, et de mourir en leur sainte compagnie.

 

 

7ème dimanche : Ô glorieux Joseph, modèle de sainteté, quelle ne fut point votre douleur pendant ces trois jours où vous cherchiez l'Enfant-Jésus, perdu sans votre faute ; mais quelle fut votre joie lorsque vous l’avez retrouvé dans le temple au milieu des docteurs. Par cette douleur et cette allégresse, nous vous conjurons de ne point permettre que nous perdions Jésus, par quelque faute grave. Si ce malheur nous arrivait, faites qu'inconsolables, nous le cherchions jusqu'à ce que nous ayons le bonheur de le retrouver, surtout à l'heure de la mort, afin de le posséder dans le ciel, et de chanter éternellement avec vous ses divines miséricordes.

« La défense de la vie dans toutes ses étapes est l’une des valeurs essentielles de l’existence humaine et de tout ce qui protège sa dignité » affirme Mgr Alejandro Goic Karmelic, évêque de Rancagua et Président de la Conférence épiscopale du Chili, dans un communiqué émis après la décision du gouvernement de distribuer gratuitement la “pilule du lendemain”…

 

 

 

 

 

 

Michelle Bachelet, Présidente du Chili, a effectivement signé le 30 janvier le Décret Suprême qui autorise à distribuer gratuitement dans les centres sanitaires publics, la pilule du lendemain, qui pourra être donnée à des mineurs, à partir de 14 ans, sans le consentement des parents. Le décret a été signé malgré les controverses qu’il a suscité, l’opposition de la Conférence épiscopale chilienne et de nombreux groupes en faveur de la vie. Avec cette norme, d’après ce qui est affirmé, on veut mettre fin au problème des nombreuses grossesses d’adolescentes. Toutefois, le député Carlos Olivares a affirmé que la distribution de la pilule du lendemain chez les mineurs n’est pas la solution, et « au lieu de diminuer les grossesses des adolescentes et le Sida, elle l’augmentera ».

 

Dans son communiqué le Président de la Conférence épiscopale affirme que, malgré les protestations manifestées par l’Eglise catholique par rapport aux Normes Nationales sur la Régulation de la Fertilité comme celles des nombreux experts et institutions, le gouvernement « a manifesté son intention d’appliquer un document qui rassemble, de manière unilatérale, une vision partielle de l’homme et de la société » et par conséquent a adopté des politiques publiques « sans écouter une part importante du Chili ».

 

Comme l’affirme à cette occasion le Président de la Conférence épiscopale chilienne, afin que les mesures proposées dans ces normes soient efficaces « on requiert qu’elles soient établies sur la base de la nature et de la dignité propre de l’être humain, et qu’elles soient le fruit d’un large dialogue où sont accueillis les différents secteurs de la société, y compris ceux qui réfléchissent sur la personne et sur son sens transcendant ».

 

L’Eglise est préoccupée elle aussi par la réalité sociale de la grossesse des adolescentes, mais la norme établie « n’est pas la solution que le pays mérite, parce qu’il met en danger des vies humaines déjà conçues et complètement sans défense ». C’est pourquoi les évêques ne peuvent pas faire autrement qu’élever la voix pour défendre les vies en danger. « Pourrions-nous agir autrement à partir du moment où nous prétendons être cohérents avec l’Evangile ? » se demande Mgr Goic. Le communiqué se termine par une invitation adressée à chacun à accomplir « un discernement mature et serein face à cette situation qui constitue un pas en arrière dans la défense de la vie, et à renouveler tous les efforts possibles pour fortifier le dialogue familial, l'éducation à l’amour, l’engagement et le témoignage en faveur de la vie et de la dignité des personnes ».

 

Fides

Chers pèlerins de Notre-Dame,

 

image001.jpgVous voilà enfin rassemblés en compagnie de vos anges gardiens, présents eux aussi par milliers, que nous saluons avec affection et reconnaissance, au terme de cet ardent pèlerinage, plein de prières, de chants et de sacrifices, et déjà certains d'entre vous ont retrouvé la robe blanche de l'innocence baptismale. Quel bonheur ! Vous voilà rassemblés par une grâce de Dieu dans l'enceinte de cette cathédrale bénie, sous le regard de Notre-Dame de la Belle Verrière, une des plus belles images de la Très Sainte Vierge. Image devant laquelle nous savons que Saint Louis est venu s'agenouiller après un pèlerinage accompli pieds nus. Est-ce que cela ne suffit pas à nous rendre le goût de nos racines chrétiennes et françaises ? Nous vous remercions, chers pèlerins, parce que, en l'honneur de cette Vierge sainte, vous vous êtes mis en marche par milliers, et ce sont des milliers de voix, sortant de milliers de poitrines, de tous les âges et de toutes les conditions, qui nous donnent ce soir la plus belle et la plus vivante image de la chrétienté. Nous vous remercions de vous présenter ainsi chaque année comme une parabole vivante ; car lorsque vous vous avancez au cours de ces trois jours de marche vers le sanctuaire de Marie, en priant et en chantant, vous exprimez la condition même de la vie chrétienne qui est d'être un long pèlerinage et une longue marche vers le paradis ! Et cette marche aboutit dans l'église, qui est l'image du sanctuaire céleste.

 

La vie chrétienne est une marche, souvent douloureuse, passant par le Golgotha, mais éclairée par les splendeurs de l'Esprit. Et qui débouche dans la gloire. Ah ! on peut bien nous persécuter, cependant j'interdis qu'on nous plaigne. Car nous appartenons à une race d'exilés et de voyageurs, douée d'un prodigieux pouvoir d'intervention, mais qui refuse - c'est sa religion - de laisser détourner son regard des choses du Ciel. N'est-ce pas ce que nous chanterons tout à l'heure à la fin du Credo : Et exspecto, - et j'attends - Vitam venturi sæculi,- la vie du siècle à venir. Oh ! non pas un âge d'or terrestre, fruit d'une évolution supposée, mais le vrai paradis de Dieu dont Jésus parlait en disant au bon larron : « Aujourd'hui, tu seras avec moi dans le paradis ! ». Si nous cherchons à pacifier la terre, à embellir la terre, ce n'est pas pour remplacer le Ciel, c'est pour lui servir d'escabeau. Et si un jour, face à la barbarie montante, nous devions prendre les armes en défense de nos cités charnelles, c'est parce qu'elles sont, comme le disait notre cher Péguy, « l'image et le commencement et le corps et l'essai de la maison de Dieu ». Mais avant même que ne sonne l'heure d'une reconquête militaire, n'est-il pas permis de parler de croisade, du moins lorsqu'une communauté se trouve menacée dans ses familles, dans ses écoles, dans ses sanctuaires, dans l'âme de ses enfants ? Aussi bien, chers amis, nous n'avons pas peur de la révolution : nous craignons plutôt l'éventualité d'une contre-révolution sans Dieu ! Ce serait rester enfermés dans le cycle infernal du laïcisme et de la désacralisation ! Il n'y a pas de mot pour signifier l'horreur que doit nous inspirer l'absence de Dieu dans les institutions du monde moderne ! Voyez l'ONU : architecture soignée, aula gigantesque, drapeaux des nations qui claquent dans le ciel. Pas de crucifix ! Le monde s'organise sans Dieu, sans référence à son Créateur. Immense blasphème ! Entrez dans une école d'État . les enfants y sont instruits sur tout. Silence sur Dieu ! Scandale atroce ! Mutilation de l'intelligence, atrophie de l'âme - sans parler des lois permettant le crime abominable de l'avortement. Ce qu'il y a de plus triste, mes chers frères, et de plus honteux, c'est que la masse des chrétiens finit par s'habituer à cet état de chose. Ils ne protestent pas ; ils ne réagissent pas. Ou bien, pour se donner une excuse, ils invoquent l'évolution des moeurs et des sociétés. Quelle honte ! Il y a quelque chose de pire que le reniement déclaré, disait l'un des nôtres, c'est l'abandon souriant des principes, le lent glissement avec des airs de fidélité. Est-ce qu'une odeur putride ne se dégage pas de la civilisation moderne ? Eh bien ! contre cette apostasie de la civilisation et de l'État qui détruit nos familles et nos cités, nous proposons un grand remède, étendu au corps tout entier ; nous proposons ce qui est l'idée-force de toute civilisation digne de ce nom : la chrétienté !

 

235639966.jpgQu'est-ce que la chrétienté ? Chers pèlerins, vous le savez et vous venez d'en faire l'expérience : la chrétienté est une alliance du sol et du ciel ; un pacte, scellé par le sang des martyrs, entre la terre des hommes et le paradis de Dieu ; un jeu candide et sérieux, un humble commencement de la vie éternelle. La chrétienté, mes chers frères, c'est la lumière de l'Évangile projetée sur nos patries, sur nos familles, sur nos moeurs et sur nos métiers. La chrétienté, c'est le corps charnel de l'Eglise, son rempart, son inscription temporelle. La chrétienté, pour nous autres Français, c'est la France gallo-romaine, fille de ses évêques et de ses moines ; c'est la France de Clovis converti par sainte Clotilde et baptisé par saint Rémi ; c'est le pays de Charlemagne conseillé par le moine Alcuin, tous deux organisateurs des écoles chrétiennes, réformateurs du clergé, protecteurs des monastères. La chrétienté, pour nous, c'est la France du XIIe siècle, couverte d'un blanc manteau de monastères, où Cluny et Cîteaux rivalisaient en sainteté, où des milliers de mains jointes, consacrées à la prière, intercédaient nuit et jour pour les cités temporelles ! C'est la France du XIIIe siècle, gouvernée par un saint roi, fils de Blanche de Castille, qui invitait à sa table saint Thomas d'Aquin, tandis que les fils de saint Dominique et de saint François s'élançaient sur les routes et dans les cités, prêchant l'Évangile du Royaume. La chrétienté, en Espagne, c'est saint Ferdinand, le roi catholique, c'est Isabelle de France, soeur de saint Louis, rivalisant avec son frère en piété, en courage et en intelligente bonté. La chrétienté, chers pèlerins, c'est le métier des armes, tempéré et consacré par la chevalerie, la plus haute incarnation de l'idée militaire ; c'est la croisade où l'épée est mise au service de la foi, où la charité s'exprime par le courage et le sacrifice. La chrétienté, c'est l'esprit laborieux, le goût du travail bien fait, l'effacement de l'artiste derrière son oeuvre. Connaissez-vous le nom des auteurs de ces chapiteaux et de ces verrières ? La chrétienté, c'est l'énergie intelligente et inventive, la prière traduite en action, l'utilisation de techniques neuves et hardies. C'est la cathédrale, élan vertigineux, image du ciel, immense vaisseau où le chant grégorien unanime s'élève, suppliant et radieux, jusqu'au sommet des voûtes pour redescendre en nappes silencieuses dans les cours pacifiés. La chrétienté, mes frères, - soyons véridiques - c'est aussi un monde menacé par les forces du mal ; un monde cruel où s'affrontent les passions, un pays en proie à l'anarchie, le royaume des lis saccagé par la guerre, les incendies, la famine, la peste qui sème la mort dans les campagnes et dans les cités. Une France malheureuse, privée de son roi, en pleine décadence, vouée à l'anarchie et au pillage. Et c'est dans cet univers de boue et de sang que l'humus de notre humanité pécheresse, arrosé par les larmes de la prière et de la pénitence, va faire germer la plus belle fleur de notre civilisation, la figure la plus pure et la plus noble, la tige la plus droite qui soit née sur notre sol de France : Jeanne de Domrémy !

 

Sainte Jeanne d'Arc achèvera de nous dire ce qu'est une chrétienté. Ce n'est pas seulement la cathédrale, la croisade et la chevalerie ; ce n'est pas seulement l'art, la philosophie, la culture et les métiers des hommes montant vers le trône de Dieu comme une sainte liturgie. C'est aussi et surtout la proclamation de la royauté de Jésus-Christ sur les âmes, sur les institutions et sur les moeurs. C'est l'ordre temporel de l'intelligence et de l'amour soumis à la très haute et très sainte royauté du Seigneur Jésus. C'est l'affirmation que les souverains de la terre ne sont que les lieutenants du roi du Ciel. « Le royaume n'est pas à vous, dit Jeanne d'Arc au Dauphin. Il est à Messire. - Et quel est votre Sire ? demande-t-on à Jeanne. - C'est le roi du Ciel, répond la jeune fille, et il vous le confie afin que vous le gouverniez en son nom. » Quel élargissement de nos perspectives ! Quelle vision grandiose sur la dignité de l'ordre temporel ! En un trait saisissant, la bergère de Domrémy nous livre la pensée de Dieu sur le règne intérieur des nations. Car les nations, - et la nôtre en particulier - sont des familles aimées de Dieu, tellement aimées que Jésus-Christ, les ayant rachetées et lavées de son sang, veut encore régner sur elles d'une royauté toute de paix, de justice et d'amour qui préfigure le Ciel. « France, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? » interrogeait le pape il y a cinq ans.

 

Très Sainte Vierge Marie, Notre-Dame de France, Notre-Dame de Chartres, nous vous demandons de guérir ce peuple infirme, de lui rendre sa pureté d'enfant, son honneur de fils. Nous vous demandons de lui rendre sa vocation terrienne, sa vocation paysanne, ses familles nombreuses penchées avec respect et amour sur la terre nourricière. Cette terre qui a su produire, au cours des siècles, un pain honnête et des fruits de sainteté. Très Sainte Vierge, rendez à ce peuple sa vocation de soldat, de laboureur, de poète, de héros et de saint. Rendez-nous l'âme de la France ! Délivrez-nous de ce fléau idéologique qui violente l'âme de ce peuple. Ils ont chassé les crucifix des écoles, des tribunaux et des hôpitaux. Ils font en sorte que l'homme soit éduqué sans Dieu, jugé sans Dieu et qu'il meure sans Dieu ! C'est donc à une croisade et à une reconquête que nous sommes conviés. Reconquérir nos écoles, nos églises, nos familles. Alors, un jour, si Dieu nous en fait la grâce, nous verrons au terme de nos efforts, venir à nous le visage radieux et tant aimé de celle que nos anciens appelaient la douce France. La douce France, image de la douceur de Dieu ! Nous sera-t-il permis, ce soir, devant quelques milliers de pèlerins de parler de la douceur de Dieu ? C'est une moine qui vous parle. Et la douceur de Dieu, vous le savez, récompense au delà de toute prévision les combats que ses serviteurs livrent pour le Royaume. Douceur paternelle de Dieu. Douceur du crucifié ! O douce Vierge Marie, enveloppez d'un manteau de douceur et de paix nos âmes affrontées à de durs combats. L'an prochain, c'est à toute la chrétienté que nous donnons rendez-vous aux pieds de Notre-Dame de Chartres, qui sera désormais notre Czestochowa national. Que le Saint-Esprit vous illumine, que la Très Sainte Vierge vous garde et que l'armée des anges vous protège. Ainsi soit-il !

 

Homélie de Dom Gérard Calvet o.s.b. (†) - Cathédrale de Chartres - Lundi de Pentecôte 1985

Tous les matins à l'office des laudes, l'Église toute entière loue Dieu pour son Fils venu nous visiter et nous racheter, en chantant le cantique de Zacharie, le père de Saint Jean le Baptiste.

 

 

 

Benedictus Dominus Deus Israel,

Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël,

quia visitavit, et fecit redemptionem plebis suae:

qui visite et rachète son peuple

Et erexit cornu salutis nobis

Il a fait surgir la force qui nous sauve

in domo David pueri sui.

dans la maison de David son serviteur,

Sicut locutus est per os sanctorum,

comme il l'avait dit par la bouche des saints,

qui a saeculo sunt, prophetarum eius:

par ses prophètes, depuis les temps anciens ;

Salutem ex inimicis nostris,

salut qui nous arrache à l'ennemi,

et de manu omnium qui oderunt nos:

à la main de tous nos oppresseurs,

Ad faciendam misericordiam cum patribus nostris:

amour qu'il montre envers nos pères,

et memorari testamenti sui sancti:

mémoire de son alliance sainte,

Iusiurandum, quod iuravit ad Abraham patrem nostrum,

serment juré à notre père Abraham

daturum se nobis;

de nous rendre sans crainte,

Ut sine timore, de manu inimicorum nostrorum liberati,

afin que délivrés de la mains des ennemis

serviamus illi.

nous le servions dans la justice et la sainteté,

In sanctitate et iustitia coram ipso, omnibus diebus nostris.

en sa présence, tout au long de nos jours.

Et tu puer, propheta Altissimi vocaberis:

Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très Haut :

praeibis enim ante faciem Domini parare vias eius:

tu marcheras devant, à la face du Seigneur, et tu prépareras ses chemins

Ad dandam scientiam salutis plebi eius:

pour donner à son peuple de connaître le salut

in remissionem peccatorum eorum:

par la rémission de ses péchés,

Per viscera misericordiae Dei nostri:

grâce à la tendresse, à l'amour de notre Dieu,

in quibus visitabit nos, oriens ex alto:

quand nous visite l'astre d'en haut,

Illuminare his qui in tenebris et in umbra mortis sedent:

pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres et l'ombre de la mort,

ad dirigendos pedes nostros in viam pacis.

pour conduire nos pas au chemin de la paix.

L’Ave Regina est une prière dédiée à Notre Reine des Cieux. Elle célèbre la Royauté céleste de la Vierge Marie. Elle est chantée de la Présentation de Jésus au Temple (2 Février) jusqu’à Complies du Mercredi Saint. On reprendra ensuite le Regina Cœli pour le Temps Pascal…

 

 

 

 

Ave, Regína cœlórum

Salut, Reine des cieux !

Ave, Dómina angelórum,

Salut, Reine des Anges !

Salve, radix, salve, porta

Salut, tige féconde ! Salut, porte du Ciel !

Ex qua mundo lux est orta.

Par toi la lumière s’est levée sur le monde.

Gaude, Virgo gloriósa,

Réjouis-toi, Vierge glorieuse,

Super omnes speciósa ;

Belle entre toutes les femmes !

Vale, o valde decóra

Salut, splendeur radieuse,

Et pro nobis Christum exóra.

Implore le Christ pour nous.

 

 

 

V. Dignáre me laudáre te, Virgo sacráta

V. Rendez-moi digne de vous louer, Vierge sainte.

R. Da mihi virtútem contra hostes tuos.

R. Donnez-moi la force contre vos ennemis.

 

 

 

Orémus : Concéde, miséricors Deus, fragilitáti nostræ præsídium : ut, qui sanctæ Dei Genitrícis memóriam ágimus ;
intercessiónis ejus auxílio, a nostris iniquitátibus resurgámus. Per eúndem Christum Dóminum nostrum. R. Amen.

Dieu de miséricorde, portez secours à notre faiblesse ; faites qu'en évoquant la mémoire de la sainte Mère de Dieu,
nous puissions compter sur l'efficacité de son intercession pour nous relever de nos péchés. Par le même Christ notre Seigneur. R. Ainsi soit-il.

 
 
 

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Anne Bernet, historienne et écrivain (Partie 1/2)

 

Anne Bernet, historienne et écrivain (Partie 2/2)

 

Abbé Bernard Lecareux, Supérieur de la Fraternité de la Transfiguration

La Fête de la Présentation du Seigneur (Chandeleur) est probablement l'une des célébrations de l'année liturgique qui est la plus émouvante : c'est une fête de l'intimité et de la joie intérieure. On dit que Benoît XVI l'aime particulièrement... En silence et dans un total effacement, nous suivons Joseph et Marie qui se rendent au Temple pour y présenter leur enfant, tout simplement. Et là, soudain, une seule parole du "vieux" Syméon va venir tout illuminer. En elle nous trouverons un résumé de l'attente contenue dans tout l'Ancien Testament, et en même temps toute la perspective que nous offre la promesse du Nouveau Testament. Cette lumière brillera toujours : non pas une lumière éblouissante, mais une clarté douce et pénétrante, comme celle du cierge que la liturgie du jour nous invite à porter; la lumière de la foi vécue dans le coeur de Siméon l'aveugle, dans le coeur de ce Juif qui avait toujours cru et espéré.On peut dire que Siméon est un homme de l'Ancienne Alliance qui vit avec, dans son coeur, le germe de la foi chrétienne.

 

 

 

 

crepes.jpegLa fête chrétienne de la Chandeleur a, pense-t-on, supplanté une antique fête païenne qui se déroulait à Rome au début de février et qui comportait une procession dans les rues de la ville. Au-delà de ce rappel historique, on peut aussi considérer la dimension cosmique de cette fête: c'est souvent en cette période de l'année qu'on constate que les jours commencent à augmenter... Un peu comme si le Christ, en nous envoyant en mission dans ce monde, voulait nous donner la lumière qui guidera nos pas. Un peu comme si nous sortions définitivement de la pénombre de la crèche de la Nativité pour aller vers ce monde qui a tend besoin d'entendre la Bonne Nouvelle. Le Seigneur commence son ministère public en Galilée et à son exemple, nous nous engageons dans notre mission chrétienne avec une totale confiance puisque, comme pour Syméon, nos yeux ont reconnu le Salut. La fête de la Chandeleur a des origines orientales. Au début, elle était une commémoration de la naissance du Christ à l'occasion de la rencontre de Jésus avec Siméon. Vers le Vème siècle, cette "fête de la rencontre" se célèbre avec des cierges. Puis ce rite s'introduit dans l'Eglise latine, peut-être sous l'influence du pape Gélase, plus vraisemblablement sous celle du pape Théodore Ier. La procession elle-même est introduite à Rome sous le pontificat de Serge Ier au VIIè siècle. On part alors de l'église Saint-Hadrien, où était l'ancien sénat impérial à l'entrée du Forum, pour se rendre à Sainte-Marie-Majeure où le Souverain Pontife célèbre la messe. C'est parce que les fidèles portent des cierges durant la procession que la fête de la Présentation du Seigneur prend le nom de "Chandeleur" en France, de Candelmass en Angleterre, et de Lichtmesse en Allemagne. L'objet de la fête de la Chandeleur est triple : la Purification de Marie, la Présentation de Jésus au temple, et la rencontre avec Syméon. Selon les termes de la Loi de Moïse, une femme ayant donné naissance à un garçon ne devait pas paraître au sanctuaire ni toucher des objets sacrés pendant 40 jours. A l'issue de cette période, elle devait se soumettre à une cérémonie rituelle consistant à offrir un jeune agneau où, pour les gens moins fortunés, un couple de tourterelles. Cette offrande était faite en signe d'expiation pour le flux de sang de la jeune accouchée, phénomène physiologique jugé impur par la Loi mosaïque; d'où le nom de "fête de la purification de la Vierge Marie". D'autre part, depuis l'Exode et le massacre des premiers-nés égyptiens, les parents juifs avaient l'obligation de présenter au Temple leur premier enfant 40 jours après sa naissance, afin de le "racheter" par une offrande. Ce geste rituel signifiait que toute vie n'appartient qu'à Dieu, Créateur et Maître de toute chose. Enfin, au moment où Joseph et Marie accomplissent ces gestes, voici qu'un vieil aveugle prend l'Enfant-Jésus dans ses bras et bien que ne voyant rien, le "reconnaît" comme étant la "Lumière des Nations" (ou "Lumière du monde" pour reprendre le titre du livre de Benoît XVI).

 

La liturgie, très simple, commence par la distribution des cierges pendant que la schola chante l'antienne Ecce Dominus noster. La distribution achevée, le célébrant chante la première oraison, bénit les cierges et invite les fidèles à former la procession pour se rendre à l'église. En tenant les cierges allumés, on marche en chantant l'antienne dont les paroles sont celles dites par Syméon : Lumen ad revelationem gentium, et gloriam plebis tuae Israel... Nunc dimittis servum tuum, Domine, secundum tuum in pace. Quia viderunt oculi mei salutare tuum. Quand parasti ante faciem omnium populorum. Le refrain de ce chant, très simple, est facilement retenu et chanté par les fidèles. En entrant dans l'église, on chante une nouvelle antienne d'origine grecque. Le chant s'adresse à l'Eglise à laquelle il est demandé de s'orner des plus belles parures de joie pour accueillir le Roi de gloire : Adorna thalamum tuum, Sion, et suscipe Regem Christum... Lorsque le célébrant est à l'autel qu'il encense, la schola exécute le chant d'entrée : Suscepimus Deus, misericordiam tuam in medio templi tui... Cette prière de l'Eglise est mise dans la bouche de Marie, de Joseph, de Syméon et de la prophétesse Anne : témoins de la scène qui est commémorée, ils chantent ensemble la gloire de Dieu. La mélodie est très simple ; elle atteint son sommet sur le mot nomen pour souligner l'importance du nom reçu par le Seigneur : "Emmanuel", qui signifie "Dieu avec nous". 

 

Qu'avec Syméon et Marie nous sachions reconnaître et chanter la présence de Dieu tout au long de cette année liturgique ! Cette joie de la Chandeleur se prolonge en famille grâce au "rituel" des crêpes. Puisqu'il s'agit de fêter la Lumière, on fait sauter la crêpe qui, avec sa belle couleur dorée, est un symbole solaire qu'on retrouve dans de nombreuses cultures. Faire sauter la crêpe, c'est inviter le soleil à monter toujours plus haut pour que nous puissions sortir de l'hiver... Et il ne faut pas oublier de tenir une piecette d'or dans la main: l'or est aussi un métal dont la brillance est associée à celle de l'astre du jour.« Laissons là les oeuvres des ténèbres et revêtons les armes de lumière », nous dit S. Paul.

1. Quod chorus vatum venerándus olim Spíritu Sancto cécinit replétus, in Dei factum genetríce constat esse María.
1. Ce que le chœur si vénérable des prophètes avait chanté jadis, empli de l'Esprit Saint, le voici accompli en la mère de Dieu, en la Vierge Marie.

2. Hæc Deum cæli Dominúmque terræ virgo concépit peperítque virgo, atque post partum méruit manére invioláta.
2. Vierge elle avait conçu, vierge elle a enfanté le Dieu maître du ciel et Seigneur de la terre; Elle a reçu la grâce, après l'enfantement, de rester toujours vierge.

3. Quem senex iustus Símeon in ulnis in domo sumpsit Dómini, gavísus ob quod optátum próprio vidéret lúmine Christum.
3. Au Temple du Seigneur, le juste Siméon en ses mains de vieillard a pris le jeune enfant, joyeux de contempler avec ses propres yeux le Christ tant désiré.

4. Tu libens votis, pétimus, precántum, regis ætérni génetrix, favéto, clara quæ fundis Géniti benígni múnera lucis.
4. Nous t'en prions, mère du roi d'éternité, exauce avec bonté nos vœux et nos demandes, Toi qui répands sur nous les grâces de ton Fils, en lumière éclatante.

5. Christe, qui lumen Patris es supérni, qui Patris nobis réseras profúnda, nos fac ætérnæ tibi ferre laudes lucis in aula.
5. Seigneur qui es l'éclat du Père dans le ciel et nous ouvres l'accès aux profondeurs du Père, fais que nous te portions d'éternelles louanges au séjour de lumière.

1. Adórna, Sion, thálamum, quæ præstoláris Dóminum; sponsum et sponsam súscipe vigil fídei lúmine.

1. Prépare, Sion, ta chambre nuptiale, toi qui attends le Seigneur; accueille l'époux et l'épouse, toi qui veilles à la lumière de la foi.

2. Beáte senex, própera, promíssa comple gáudia et revelándum géntibus revéla lumen ómnibus.
2. Heureux vieillard, hâte-toi, porte à leur accomplissement les joies promises et révèle à tous la lumière qui doit éclairer les nations.

3. Paréntes Christum déferunt, in templo templum ófferunt; legi parére vóluit qui legi nihil débuit.
3. Ses parents portent le Christ, dans le temple ils offrent le vrai Temple; il a voulu obéir à la loi, celui qui ne devait rien à la loi.

4. Offer, beáta, párvulum, tuum et Patris únicum; offer per quem offérimur, prétium quo redímimur.
4. Offre, bienheureuse, ce petit enfant, l'unique pour toi et pour le Père; offre celui qui nous offre, la rançon qui nous rachète.

5. Procéde, virgo régia, profer Natum cum hóstia; monet omnes ad gáudium qui venit salus ómnium.
5. Avance, vierge royale, présente l'Enfant avec la victime; il invite tous les hommes à la joie, lui qui est venu les sauver tous.

6. Iesu, tibi sit glória, qui te revélas géntibus, cum Patre et almo Spíritu, in sempitérna sæcula.
6. Toute gloire à toi, ô Jésus, qui t'es révélé aux païens; même gloire au Père, à l'Esprit, à travers les siècles sans fin !

1. Legis sacrátæ sactis cæremónii subiéctus omnis cálamo Mosáico dignátur esse, qui regit perfúlgidos in arce Patris órdines angélicos, cælúmque, terram fundávit ac mária.

1. Il daigne se soumettre aux rites sacrés de la loi sainte écrite par Moïse, celui qui gouverne les hiérarchies angéliques qui brillent dans le palais de son Père, et fonda le ciel, la terre et les mers.
 
2. Mater beáta carnis sub velámine Deum ferébat úmeris castíssimis, dúlcia strictis óscula sub lábiis Deique veri hominísque imprésserat ori, iubénte quo sunt cuncta cóndita.
2. La Mère bienheureuse, sous le voile de la chair, portait Dieu dans ses chastes bras; elle avait imprimé de doux baisers, de ses lèvres closes, sur le visage du vrai Dieu et vrai homme, par l'ordre duquel tout a été créé.

3. Hic lumen ardens géntium in óculis, glória plebis Israélis gérminis; pósitus hic est in ruínam scándali et in salútem populórum ómnium, donec secréta reveléntur córdium.
3. C'est lui la lumière ardente aux yeux des nations, la gloire du peuple d'Israël, sa race; il a été posé comme pierre d'achoppement et comme sauveur de tous les peuples, jusqu'à ce que soient révélés les secrets des cœurs.

4. Glória Patri per imménsa sæcula, sit tibi, Nate, decus et impérium, honor, potéstas Sanctóque Spirítui: sit Trinitáti salus indivídua per infiníta sæculórum sæcula.
4. Gloire au Père à jamais dans l'infini des siècles. A toi, Fils éternel, louange et tout pouvoir. A l'Esprit Paraclet, l'honneur et la puissance. A la Trinité sainte, un seul et même hommage, pour les siècles sans fin, pour les siècles des siècles !

R. Parce Domine, parce populo suo :

ne in æternum irascaris nobis.

Pardonnez Seigneur, pardonnez à votre peuple,

ne soyez pas toujours irrité contre nous.


Inter vestibulum et altare, plorábunt,

plorábunt, sacerdotes et ministri tui,

Domine, dicentes: parce, parce, parce

Domine, populo tuo.

Entre le vestibule et l'autel pleureront

vos prêtres et vos ministres, Seigneur, en

disant: épargnez, épargnez, épargnez,

Seigneur votre peuple.


1. Flectamus iram vindicem,

ploremus ante Judicem ;

Clamemus ore supplici,

Dicamus omnes cernui :


R/ Parce, Dómine, parce populo tuo,

ne in æternum irascaris nobis.

R/ Epargnez, Seigneur, votre peuple, ne

soyez pas à jamais irrité contre nous.


2. Nostris malis offendimus

Tuam Deus clementiam

Effunde nobis desuper

Remissor indulgentiam.


V/ Miserere mei Deus, * secundum

magnam misericordiam tuam.

V/ Ayez pitié de moi, mon Dieu, selon

votre grande miséricorde.


3. Dans tempus acceptabile,

Da lacrimarum rivulis

Lavare cordis victimam,

Quam læta adurat caritas.

V/ Et secundum multitudinem misera-

tionum tuarum, * dele iniquitatem

meam.

V/ Et selon la multitude de vos bontés,

effacez mon iniquité.


 

V/ Amplius lava me ab iniquitate mea:

* et a peccato meo munda me.

V/ Lavez-moi de plus en plus de mon ini-

quité, et purifiez-moi de mon péché.

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