cimetiere-copie-11. Domine Iesu Christe, Rex gloriae,

libera animas omnium fidelium defunctorum

de poenis inferni et de profundo lacu.

Libera eas de ore leonis,

ne absorbeat eas tartarus,

ne cadant in obscurum.

Sed signifer sanctus Michael

repraesentet eas in lucem sanctam,

quam olim Abrahae promisisti et semini ejus.

Seigneur, Jésus-Christ, Roi de gloire,

délivrez les âmes de tous les fidèles défunts

des peines de l'enfer et de l'abîme sans fond :

délivrez-les de la gueule du lion,

afin que le gouffre horrible ne les engloutisse pas

et qu'elles ne tombent pas dans le lieu des ténèbres.

Que Saint-Michel, le porte-étendard,

les introduise dans la sainte lumière.

Que vous avez promise jadis à Abraham et à sa postérité.

 

2. Hostias et preces tibi, Domine, laudis offerimus.

Tu suscipe pro animabus illis,

quarum hodie memoriam facimus:

fac eas, Domine, de morte transire ad vitam,

quam olim Abrahae promisisti et semini ejus.

Nous vous offrons, Seigneur, le sacrifice et les prières de notre louange :

recevez-les pour ces âmes

dont nous faisons mémoire aujourd'hui.

Seigneur, faites-les passer de la mort à la vie.

Que vous avez promise jadis à Abraham et à sa postérité.

  
 

 

 

  

 

 

(Offertoire chanté lors de la Messe de Requiem du Prélat de l'Opus Dei,

Mgr Javier Echevarria Rodriguez, le 15/12/16, Rome, Basilique San Eugenio)

O Mère de miséricorde, secours des pécheurs, ministre très fidèle de la divine Providence, trésorière de toutes les grâces, souvenez-vous qu'on n'a jamais entendu dire en ce monde que vous ayez laissé sans consolation ceux qui eurent pieusement recours à vous.  C'est pourquoi, plein de confiance dans la tendresse de votre pitié et dans votre très généreuse protection, je me prosterne humblement à vos pieds, afin que vous daigniez écouter mes prières.

 

Obtenez-nous de la divine Providence les grâces nécessaires à tous nos besoins spirituels; obtenez-nous aussi la providence temporelle qui nous permette de faire face aux nécessités de la vie en cette vallée de larmes.

 

Je recommande avec ferveur à votre coeur aimant et maternel la Sainte Église, le Souverain-Pontife, la conversion des âmes, la propagation de la foi catholique, ainsi que les épouses élues du Seigneur, qui souffrent dans les flammes atroces du Purgatoire, afin qu'elles reçoivent sans délai la consolation de l'éternel rafraîchissement.

 

Ainsi soit-il.

O Marie, ô refuge des malheureux pécheurs, quand mon âme sera sur le point de sortie de ce monde, daignez, je vous en supplie par les douleurs que vous avez éprouvées et assistant à la mort de votre Fils, daignez étendre sur moi votre miséricorde. Repoussez loin de moi les ennemis infernaux, et prenez mon âme pour la conduire au trône du souverain Juge. O ma Reine, ne m'abandonnez pas ! Soyez, après Jésus, tout mon soutien dans ce moment terrible; priez votre Fils de m'accorder la grâce de mourir en embrassant ses pieds, et d'exhaler mon âme dans ses plaies saintes. Puisse mon dernier soupir s'adresser à vous ! Puisse-je expirer en disant : Jésus !  Marie !

 
 
 
 

Si tu savais le don de Dieu et ce qu'est le Ciel, si tu pouvais d'ici entendre le chant des Anges et me voir au milieu d'eux, si tu pouvais voir se dérouler sous tes yeux les horizons et les champs éternels, les nouveaux sentiers où je marche, si un instant tu pouvais contempler comme moi la Beauté devant laquelle toutes les beautés pâlissent...
 
Quoi ? Tu m'as vu, tu m'as aimé dans le pays des ombres, et tu ne pourrais ni me revoir, ni m'aimer encore dans le pays des immuables réalités ? Crois-moi, quand la mort viendra briser tes liens comme elle a brisé ceux qui m'enchaînaient, et quand un jour que Dieu connaît, et qu'Il a fixé, ton âme viendra dans le Ciel où l'a précédée la mienne, ce jour-là tu reverras celle qui t'aimait et qui t'aime encore, tu retrouveras son cœur, tu en retrouveras les tendresses épurées... Tu me reverras donc, transfiguré dans l'extase et le bonheur, non plus attendant la mort, mais avançant d'instant en instant avec toi, qui me tiendras la main, dans les sentiers nouveaux de la Lumière et de la Vie, buvant avec ivresse aux pieds de Dieu un breuvage dont on ne se lasse jamais et que tu viendras boire avec moi...
 
Essuie tes larmes et ne pleure plus si tu m'aimes !

Seigneur, ayez pitié de nous. --> Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous. --> Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous. --> Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous. --> Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous. --> Jésus-Christ, exaucez-nous.


Père céleste, qui êtes Dieu, --> ayez pitié des fidèles trépassés.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, --> ayez pitié des fidèles trépassés.

Esprit Saint, qui êtes Dieu,  --> ayez pitié des fidèles trépassés.
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, --> ayez pitié des fidèles trépassés.

Sainte Marie, Mère de Dieu, --> ayez pitié des fidèles trépassés.


Saint Michel Archange,
 --> priez pour eux.

Mon Saint Ange, et l’Ange des fidèles trépassés, --> priez pour eux.

Chœurs des esprits bienheureux, --> priez pour eux.

Saint Joseph, --> priez pour eux.

Saint Jean-Baptiste, --> priez pour eux.

Vous tous, saints Patriarches et Prophètes, --> priez pour eux.

Saint Pierre et saint Paul, --> priez pour eux.

Vous tous, saints apôtres et évangélistes, --> priez pour eux.

Saint Étienne, --> priez pour eux.

Saint Laurent, --> priez pour eux.

Vous tous, saints martyrs, --> priez pour eux.

Saint Grégoire, --> priez pour eux.

Saint Augustin, --> priez pour eux.

Vous tous, saints docteurs, papes et confesseurs, --> priez pour eux.

Sainte Anne, --> priez pour eux.

Sainte Marie-Madelaine, --> priez pour eux.

Sainte Catherine, --> priez pour eux.

Sainte Ursule et vos compagnes, --> priez pour eux.

Vous toutes, vierges saintes et saintes veuves. --> priez pour eux.

Vous tous, saints et saintes de Dieu, --> priez pour eux.


Soyez-leur propice,
--> pardonnez-leur Seigneur.

Soyez-leur propice, --> exaucez-nous, Seigneur.

Par votre très doux Nom de Jésus, --> ayez pitié des fidèles trépassés.

Par votre grande Miséricorde, --> ayez pitié des fidèles trépassés.

Par votre amère Passion, --> ayez pitié des fidèles trépassés.

Par vos Plaies sacrés, ---> ayez pitié des fidèles trépassés.

Par votre Précieux Sang, --> ayez pitié des fidèles trépassés.

Par votre ignominieuse mort, --> ayez pitié des fidèles trépassés.


V. Pauvres pécheurs que nous sommes,

R. Exaucez-nous Seigneur.

La liste des saints varie selon les circonstances liturgiques, les lieux, ou les traditions locales :
 

 

 

Seigneur, prends pitié, --> Seigneur, prends pitié,
Ô Christ, prends pitié, --> Ô Christ, prends pitié.
Seigneur, prends pitié, --> Seigneur, prends pitié.

 

 

Père du Ciel qui êtes Dieu, --> ayez pitié de nous

Fils, Rédempteur du monde qui êtes Dieu, --> ayez pitié de nous

Saint-Esprit qui êtes Dieu, --> ayez pitié de nous

Sainte Trinité qui êtes un seul Dieu, --> ayez pitié de nous
 

 

Sainte Marie, --> priez pour nous.
Sainte Mère de Dieu, --> priez pour nous.
Sainte Vierge des vierges, --> priez pour nous.
Saints Michel, Gabriel et Raphaël, --> priez pour nous.
Vous tous, Saints Anges de Dieu, --> priez pour nous.
 
 
Saint Abraham, --> priez pour nous.
Saint Isaac et Saint Jacob, --> priez pour nous.
Saint Joseph, --> priez pour nous.
Saint Moïse, --> priez pour nous.
Saint David, --> priez pour nous.
Saint Job, --> priez pour nous.
Saint Isaïe et Saint Jérémie, --> priez pour nous.
Saint Elie et Saint Elisé, --> priez pour nous.
Saint Jean-Baptiste, --> priez pour nous.
Saint Joseph, époux de Marie, --> priez pour nous.
Vous tous, saints patriarches et saints prophètes, --> priez pour nous.
 
 
Saint Pierre et Saint Paul, --> priez pour nous.
Saint André, --> priez pour nous.
Saint Jean et Saint Jacques, --> priez pour nous.
Saint Thomas, --> priez pour nous.
Saint Matthieu, --> priez pour nous.
Vous tous, saints apôtres, --> priez pour nous.
Saint Luc et Saint Marc, --> priez pour nous.
Saint Barnabé, --> priez pour nous.
Sainte Marie-Madeleine, --> priez pour nous.
Vous tous, saints disciples du Seigneur, --> priez pour nous.
 
 
Saint Etienne, --> priez pour nous.
Saint Ignace d’Antioche, --> priez pour nous.
Saint Polycarpe de Smyrne, --> priez pour nous.
Saint Justin, --> priez pour nous.
Saint Pothin et Sainte Blandine, --> priez pour nous.
Saint Irénée de Lyon, --> priez pour nous.
Sainte Perpétue et Sainte Félicité, --> priez pour nous.
Saint Laurent, --> priez pour nous.
Saint Cyprien de Carthage, --> priez pour nous.
Sainte Agnès, --> priez pour nous.
Saint Thomas Becket, --> priez pour nous.
Saint Thomas More, --> priez pour nous.
Sainte Maria Goretti, --> priez pour nous.
Saint Maximilien Kolbe, --> priez pour nous.
Vous tous, saints martyrs, --> priez pour nous.
 
 
Saint Léon le Grand, --> priez pour nous.
Saint Grégoire le Grand, --> priez pour nous.
Saint Ambroise de Milan, --> priez pour nous.
Saint Jérôme, --> priez pour nous.
Saint Augustin, --> priez pour nous.
Saint Athanase d’Alexandrie, --> priez pour nous.
Saint Basile le Grand, --> priez pour nous.
Saint Grégoire de Nazianze, --> priez pour nous.
Saint Jean Chrysostome, --> priez pour nous.
Saint Hilaire de Poitiers, --> priez pour nous.
Saint Martin de Tours, --> priez pour nous.
Saint François de Sales, --> priez pour nous.
Saint Pie X, --> priez pour nous.
Vous tous, saints évêques et saints docteurs, --> priez pour nous.
 
 
Saint Antoine d’Egypte, --> priez pour nous.
Saint Benoît, --> priez pour nous.
Saint Bernard, --> priez pour nous.
Saint François d’Assise, --> priez pour nous.
Saint Antoine de Padoue, --> priez pour nous.
Saint Dominique, --> priez pour nous.
Saint Thomas d’Aquin, --> priez pour nous.
Sainte Catherine de Sienne, --> priez pour nous.
Saint Ignace de Loyola, --> priez pour nous.
Saint François Xavier, --> priez pour nous.
Sainte Thérèse d’Avila, --> priez pour nous.
Saint Jean de la Croix, --> priez pour nous.
Sainte Rose de Lima, --> priez pour nous.
Saint Vincent de Paul, --> priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, --> priez pour nous.
Sainte Bernadette Soubirous, --> priez pour nous.
Saint Jean Bosco, --> priez pour nous.
Sainte Thérèse de L’Enfant Jésus, --> priez pour nous.
Vous tous, saints prêtres, religieux ou religieuses, --> priez pour nous.
 
 
Sainte Anne, mère de Marie, --> priez pour nous.
Sainte Monique, --> priez pour nous.
Saint Louis de France, --> priez pour nous.
Saint Nicolas de Flüe, --> priez pour nous.
Sainte Elisabeth de Hongrie, --> priez pour nous.
Sainte Jeanne d’Arc, --> priez pour nous.
Vous tous, saints et saintes de Dieu, --> priez pour nous.
 
 
Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde, --> pardonnez-nous Seigneur.
Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde, --> exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu qui enlevez les péchés du monde, --> ayez pitié de nous.
 
 

Prions : Père Très Saint, Tu le sais, sans Ton aide, nous sommes tous de pauvres pécheurs. Cependant, pleins de confiance dans les mérites de Ton Fils et de Ses Saints, nous Te prions de nous rendre dignes dès aujourd’hui du Royaume Céleste que Tu nous as préparé depuis la fondation du monde. Amen.

 


 

Exemple (version latine)

(Litaniæ Sanctorum)

Exemple enregistré dans la

Cathédrale-Primatiale

de Nancy, le 15/06/14)

« Considérons, mes frères bien-aimés, que nous avons renoncé au monde, et que nous sommes sur la terre comme des étrangers et des voyageurs. Saluons le jour qui assigne à chacun son domicile véritable, le jour qui nous délivre des liens de cette vie pour nous rendre au Paradis et au royaume céleste. Qui donc, vivant sur la terre étrangère, ne se hâterait de revenir vers sa patrie ? Quel homme, traversant les mers pour rejoindre sa famille, ne désirerait un vent favorable pour embrasser plus tôt ces êtres si chers ? Notre patrie, c'est le ciel : là se trouvent nos ancêtres, c'est-à-dire, les patriarches; pourquoi ne pas nous hâter de jouir de leur vue ? Là nous attendent ceux qui nous sont chers : nos pères, nos frères, nos fils, l'assemblée entière des bienheureux, assurée de son immortalité, mais inquiète de notre salut. Quel bonheur pour eux et pour nous de se rencontrer, de se réunir de nouveau ! Quelle volupté d’habiter le royaume céleste sans craindre de mourir et avec la certitude de vivre éternellement ! Peut-il exister une félicité plus complète ? Là, se trouve l’assemblée glorieuse des apôtres, le chœur des prophètes, le peuple innombrable des martyrs victorieux dans les combats et dans la souffrance. Là sont les vierges triomphantes qui ont soumis aux lois de la chasteté le concupiscence de la chair. Là sont les miséricordieux qui ont distribué aux pauvres d’abondantes aumônes et qui, selon le précepte du Seigneur, ont transporté leur patrimoine terrestre dans les trésors du Ciel. Hâtons-nous, mes frères, de nous joindre à cette auguste assemblée; souhaitons d’être bientôt avec eux en présence du Christ. Que cette pensée soit connue de Dieu; que le Christ, notre maître, la trouve gravée dans nos cœurs. Plus nos désirs seront ardents, et plus la récompense qu’il nous destine sera abondante ».


Saint Cyprien de Carthage, Père de l'Eglise - De la mortalité 

Lux æterna luceat eis, Domine, cum sanctis tuis in æternum, quia pius es.

Requiem æternam dona eis, Domine, et lux perpetua luceat eis,

cum sanctis tuis in æternum, quia pius es. Requiescat In Pace.

Que la lumière éternelle brille pour elle, Seigneur, au milieu de vos Saints et à jamais, car vous êtes miséricordieux.

Seigneur, donnez-lui le repos éternel faites briller pour elle la lumière qui jamais ne décline.

Au milieu de vos Saints et à jamais, Seigneur, car vous êtes miséricordieux.

  

Enregistré lors d'une messe de Requiem

en la Cathédrale de Cologne (Année 2017)

« Je suis allé ce lundi à un enterrement célébré dans l’église paroissiale de ma ville. Beaucoup de monde : le défunt était bien connu. A l’entrée dans l’église, je reçois la « fiche de chants ». A part un « Kyrie » et un « Agnus Dei », il n’y a strictement rien de la liturgie des défunts... Les paroles des chants sont dégoulinantes de bons sentiments qui n’ont aucun lien avec la foi chrétienne et les mélodies sont directement calquées sur les airs sirupeux qu’aiment surtout les adolescentes. On est dans l’univers de Candy... sauf qu’il devrais s’agir - hélas - d’une messe de funérailles. Ce genre de cérémonie ne choque plus personne : c’est ce qui se fait désormais dans presque toutes les paroisses de France. Et puis les gens qui sont là trouvent ça très bien : c’est ce que voulait la famille du disparu... A la sortie de la « cérémonie » (qui me donne le sentiment de ne plus faire partie de la même Eglise que mon Curé) une dame me dit même que pour son enterrement, elle a demandé que soit diffusé son air favori de Nana Mouskouri. Je ne cherche même pas à discuter avec elle : elle ne comprendrait pas. Le plus lamentable à mes yeux, c’est qu’avec les encouragements de notre Archevêque (qui ne dit rien consent), le Curé de notre paroisse - comme une majorité de prêtres - se prête de bon cœur à se genre de « célébration » que je considère comme une véritable mascarade dès lors qu’elle se déroule dans une église et prétend être catholique.

 

Dans sa Lettre encyclique « Ecclesia de Eucharistia » du 17 avril 2003, le Bx Jean-Paul II rappelait que « le prêtre qui célèbre fidèlement la messe selon les normes liturgiques et la communauté qui s’y conforme manifestent, de manière silencieuse mais éloquente, leur amour pour l’Eglise. » Je trouve absolument tragique qu’en donnant raison à des gens qui se moquent de la liturgie comme de leur première chemise et ne mettent jamais les pieds à l’église, des prêtres se font les porte-parole de ceux pour qui l’amour de l’Eglise n’a plus de sens. Ces prêtres-là se rendent-ils compte que leur « pastorale des funérailles » n’est ni plus ni moins qu’une invitation à ne plus avoir confiance en l’Eglise catholique qui, par ses rites spécifiques, permet à ceux qui participent à une authentique liturgie de s’interroger sur leur foi pour éventuellement la fortifier ? » (D.C.)

 

Pro Liturgia

Forme extraordinaire de l'unique rit romain :

 

 

Card.jpeg1. Bienheureuse célébration. Temps de Grâce.


Dieu soit loué pour la célébration de ce cinquantième anniversaire de la vie et du service de « l'Institut Supérieur de Liturgie ». Durant ces cinquante ans, l'Institut a offert à l'Eglise une contribution importante et significative à la réflexion, à la vie et à la formation dans le domaine de la Liturgie. Nous prions le Seigneur Jésus de bien vouloir bénir et récompenser tous ceux qui, dans le passé, ou de nos jours, ont prêté ou prêtent encore leur concours à cette section importante de l'Institut Catholique de Paris. La Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements adresse ses plus chaleureuses félicitations à cet Institut. La célébration d'un jubilé comme celui-ci n'est pas seulement une occasion pour rendre grâce, mais elle nous offre aussi l'opportunité de mener une réflexion, en vue d'un réexamen des orientations, afin de tracer clairement la route qu'il convient de suivre, et prendre des résolutions pour le futur. Nous aborderons quelques thèmes au sujet desquels on peut penser qu'un Institut Supérieur de Liturgie semblable à celui-ci pourrait s'efforcer de rendre certains services. Il est important de montrer un chemin de lumière dans les différents domaines qui constituent la Liturgie. A ce titre, comme nous le verrons, l'ars celebrandi et l'homélie méritent qu'on y prête une attention particulière. De même, dans le cadre de l'ecclésiologie de communion, il importe de souligner avec clarté les rôles assumés par le prêtre et l'Evêque diocésain. Après avoir évoqué ces différents points, nous serons en mesure de présenter, en conclusion, une liste des principaux services qu'on pourrait attendre d'un Institut de Liturgie.

 

 

 

 

 

2. Montrer un chemin de lumière dans le domaine de la Liturgie


Tout d'abord, l'un des devoirs d'un Institut Supérieur de Liturgie est d'être comme un phare qui désigne un chemin de lumière en matière de Liturgie. Assumer une telle fonction permet à la fois d'informer et aussi de former des responsables, qui soient capables d'apprécier à leur juste valeur les richesses contenues dans le culte public de l'Eglise, et qui, de surcroît, soient prêts à les partager avec les autres. Cela permet d'éclairer et de mieux expliciter le lien étroit qui existe entre la théologie et la liturgie, entre la foi de l'Eglise et la célébration des Mystères du Christ, entre la lex credendi et la lex orandi. il est vrai qu'un Institut Supérieur de Liturgie doit promouvoir la recherche. Toutefois, avant tout, il convient qu'il établisse ses travaux sur les bases solides et durables de la foi, de la Tradition de l'Eglise et sur l'héritage, qui est présent dans les textes, les gestes et les attitudes liturgiques. Un tel Institut doit donc être heureux de considérer que la sainte Liturgie est un don que nous recevons du Christ par l'Eglise. De fait, la sainte Liturgie n'est pas une chose que l'on invente. Elle comprend, en effet, des éléments immuables, qui proviennent de notre Sauveur Jésus Christ, comme les éléments essentiels des Sacrements, et aussi des éléments variables, qui ont été soigneusement transmis et conservés par l'Eglise. Beaucoup d'abus, dans le domaine de la Liturgie , ont pour origine, non pas la mauvaise volonté, mais l'ignorance, « puisqu'on rejette généralement ce dont on ne perçoit pas le sens plus profond, et dont on ne connaît pas l'ancienneté » (Redemptionis Sacramentum, 9). Ainsi, certains abus ont-ils pour origine la place indue qui est accordée à la spontanéité, ou à la créativité, ou bien à une fausse idée de la liberté, ou encore à cette erreur qui a pour nom: « horizontalisme », qui consiste à placer l'homme au centre de la célébration liturgique au lieu de porter son attention vers le haut, c'est-à-dire vers le Christ et ses Mystères. On dissipe les ténèbres grâce à la lumière, et non par des condamnations verbales. C'est pourquoi, notamment, un Institut Supérieur de Liturgie doit avoir le souci de former des experts dans la meilleure et authentique tradition théologico-liturgique de l'Eglise. Il les forme donc à l'amour de l'Eglise et de son culte public, et il leur enseigne à suivre les normes et les orientations données par le Magistère. De même, un tel Institut prévoit aussi des cours appropriés pour ceux qui veulent promouvoir la formation permanente des clercs, des personnes consacrées et des fidèles laïcs. Comme le Pape Jean-Paul Il l'écrivait à l'Assemblée Plénière de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, un mois avant sa mort: «I1 est urgent que dans les communautés paroissiales, dans les associations et dans les mouvements ecclésiaux on assure des cours appropriés de formation, afin que la Liturgie soit mieux connue dans toute la richesse de son langage et qu'elle soit vécue dans toute sa plénitude. Dans la mesure où cela sera fait, le résultat en sera des bienfaits qui se révéleront dans la vie personnelle et communautaire » (Lettre du Pape Jean-Paul Il au Cardinal Arinze, 3 mars 2005, n. 5). 

 

 

 

 

 

3. La promotion de l'ars celebrandi


Une solide base théologico-liturgique, une formation de qualité dans le domaine de la foi, et le respect du caractère propre de la Liturgie ont pour conséquence de favoriser cette réalité qui a pour nom : « l'ars celebrandi » ; de fait, celui-ci sera promu non seulement par le prêtre célébrant, mais aussi par tous ceux qui prennent part aux actions liturgiques,: tout d'abord, le diacre, mais aussi les servants d'autel, les lecteurs, ceux qui dirigent le chant et toute l'assemblée qui participe à l'action liturgique. L'ars celebrandi est fondée sur la vérité théologique que le Concile Vatican Il exprime en ces termes : « la Liturgie est considérée à juste titre comme l'exercice de la fonction sacerdotale de Jésus Christ, exercice dans lequel la sanctification de l'homme est signifiée par signes sensibles, est réalisée d'une manière propre à chacun d'eux, et dans lequel le culte public intégral est exercé par le Corps mystique de Jésus Christ, c'est-à-dire par le Chef et par ses membres » (Sacrosanctum Concilium, 7). Un Institut de Liturgie devrait aider chaque personne, qui participe à une célébration liturgique, à apprécier cette vérité. Cela concerne en tout premier lieu le prêtre célébrant ou l'Evêque. Si ces derniers sont suffisamment insérés dans la compréhension des célébrations liturgiques qui ont pour Tête le Christ, s'ils respectent l'Ecriture, la Tradition, les fondements historiques des textes sacrés et les richesses théologiques des expressions liturgiques, alors tout cela aura pour résultat bénéfique de manifester d'une manière admirable l'ars celebrandi. Les célébrations liturgiques manifesteront la splendeur de la foi de l'Eglise ; elles nourriront la foi des participants ; elles écarteront de cette foi la torpeur et l'indifférence ; et elles enverront les fidèles à la maison avec la résolution ardente de vivre une vie vraiment chrétienne et de répandre partout la Parole de Dieu. Nous sommes alors bien loin de cette froideur, de cet horizontalisme qui met l'homme au centre de l'action liturgique, et aussi parfois de ce maniérisme ouvertement égocentrique que nos assemblées du dimanche sont parfois obligées de subir. La Lettre du Pape Jean-Paul ll, déjà mentionnée (n. 3), de même que le Synode es Evêques d'octobre 2005 (Prop. 25) ont tous les deux souligné l'import ce de l'ars celebrandi.

 

 

 

 

 

4. L'homélie


Le Concile Vatican II dit que « l'homélie est fortement recommandée comme faisant partie de la liturgie elle-même » (Sacrosanctum Concilium, 52). Dans l'homélie, le pain de la Parole de Dieu est distribué aux fidèles. Les Saintes Écritures sont mises en relation avec les réalités de la vie dans le monde d'aujourd'hui. Et il est vrai qu'une bonne homélie, bien préparée, remplit d'ardeur les cœurs des fidèles qui l'ont écoutée, c'est-à-dire de ce « feu» dont parle l'Évangile des deux disciples d'Emmaüs (cf. Lc 24, 32). Malheureusement, beaucoup d'homélies, prononcées par des prêtres ou des diacres, n'atteignent pas ce but tant désiré. Certaines d'entre elles ressemblent pour une bonne part à des discours marqués par des considérations d'ordre sociologique, psychologique, ou, dans un style encore pire, politique. Ces homélies ne sont pas assez enracinées dans la Sainte Écriture, les textes liturgiques, la Tradition de l'Eglise et une théologie solide. Dans certains pays, il y a des gens qui n'apprécient pas le fait que l'homélie, durant la célébration du Sacrifice eucharistique, soit un ministère pastoral réservé aux seuls ministres ordonnés : le diacre, le prêtre et l'Evêque. Or, il est vrai que les fidèles laïcs, s'ils peuvent très bien assurer la catéchèse en dehors de la Messe , ne sont néanmoins pas habilités à prononcer l'homélie, pour laquelle il est requis de recevoir l'ordination. Un Institut Supérieur de Liturgie peut donc aider à diffuser de justes convictions au sujet de l'homélie. Il peut aider à créer un climat d'opinion pour des homélies où le Peuple de Dieu pourrait trouver une nourriture spirituelle plus substantielle. A ce sujet, i1 convient de rappeler que, pour de nombreux catholiques, l'homélie est probablement la seule formation permanente religieuse et catéchétique qu'ils reçoivent durant la semaine (cf. Lettre du Pape Jean-Paul II, n. 4; Synode des Evêques d'octobre 2005, Prop. 19).

 

 

 

 

 

5. Le rôle liturgique du prêtre


cardinal_Arinze.jpegIl est essentiel pour un Institut Supérieur de Liturgie de préciser clairement quel est exactement le rôle du prêtre dans la sainte Liturgie. Le Concile Vatican Il dit, en effet, que « le renouveau de l'Eglise entière dépend pour une grande part du ministère des prêtres animé par l'Esprit du Christ » (Optatam Totius, préambule). Le sacerdoce commun de tous les baptisés et le sacerdoce ministériel des prêtres ordonnés proviennent du Christ lui-même. Or, si dans la constitution hiérarchique de l’Eglise, on confond les rôles des -uns et des autres, cela provoque toujours des dommages. De plus, une telle position ne contribue pas à promouvoir le témoignage rendu au Christ, ni la sainteté du clergé et des fidèles laïcs. Enfin, ni les tentatives de cléricalisation des laïcs, ni les efforts en vue d'une laïcisation du clergé ne peuvent être porteurs des grâces divines. Le Concile 'Vatican II dit que « dans les célébrations liturgiques, chacun, ministre et fidèle, en s'acquittant de sa fonction, fera seulement et totalement ce qui lui revient en vertu de la nature des choses et des normes liturgiques » (Sacrosanctum Concilium, 28). C'est donc faire preuve de fausse humilité et d'une conception inadmissible de la démocratie ou de la fraternité, pour un prêtre, que d'essayer de partager le rôle qu'il exerce dans la liturgie en tant que prêtre, et qui lui est donc strictement réservé, avec les fidèles laïcs. Ainsi, il n'est pas superflu d'affirmer qu'un Institut Supérieur de Liturgie, comme toute faculté de théologie, devrait aider le peuple à comprendre que le sacerdoce ministériel est une partie intégrale et constitutive de la structure de l'Eglise, et que, par conséquent, nous avons absolument besoin de prêtres ordonnés pour célébrer la sainte Messe, pour absoudre les fidèles de leurs péchés au moyen du Sacrement de Pénitence, et pour donner l'Onction des Malades à ceux qui en ont besoin (cf. Tc 5, 14-15). De plus, étant donné que l'on constate que les gens, qui viennent nombreux aux célébrations des mariages et des funérailles, peuvent en tirer de grands bienfaits sur le plan spirituel, il faut donc affirmer que, notamment dans ces cas, nous avons besoin de prêtres pour célébrer le Sacrifice eucharistique, pour adresser des paroles empreintes de spiritualité dans des homélies de qualité à des personnes, dont un certain -nombre participe rarement à la Messe , pour les bénir, et donc, pour être un signe montrant que l'Eglise est près d'eux comme une pierre milliaire posée sur le chemin de leur vie. De plus, et sans aucun doute, il est nécessaire que le sacerdoce du prêtre ne se borne pas à l'exercice de simples fonctions liturgiques, mais que ses activités ministérielles proviennent de son cœur de père spirituel et que, par conséquent, sa présence pastorale constitue une nourriture spirituelle pour le peuple. Si l'on affaiblit le rôle du prêtre ou si on ne l'apprécie pas, une communauté locale catholique peut dangereusement sombrer dans l'idée qu'il est possible d'envisager une communauté sans prêtre. Or, une telle pensée n'est pas conforme avec la conception authentique de l'Eglise instituée parle Christ. Si un diocèse ne dispose pas d'un nombre suffisant de prêtres, des initiatives devraient être prises pour les faire venir d'ailleurs, pour encourager les vocations sacerdotales locales, et pour maintenir vive, dans le peuple, cette « faim » authentique d'avoir des prêtres à son service (cf Jean-Paul II, Ecclesia de Eucharistia, 32}: Les membres non-ordonnés du Peuple de Dieu, à qui on assigne certaines fonctions en l'absence d'un prêtre, doivent faire un effort tout particulier pour conserver une telle « faim». Et ils devraient résister à la tentation qui consiste à essayer de persuader les fidèles qu'ils doivent s'habituer à les considérer comme des substituts des prêtres (cf. op. cit., 33)* Il n'y a pas de place dans l'Eglise catholique pour la création d'une sorte de « laïc cléricalisé » parallèle (cf. Redemptionis Sacramentum, 149-153, 165) De leur côté, les prêtres devraient montrer explicitement qu'ils sont heureux dans leur vocation, ce qui va de pair avec une conscience très claire de leur identité dans le cadre de leurs fonctions liturgiques. Si les prêtres célèbrent les saints Mystères avec foi et dévotion, et conformément aux livres approuvés, leur témoignage constitue alors une vraie prédication en faveur des vocations au sacerdoce, D'un autre côté, les jeunes ne désireront pas se joindre à un groupe de clercs, qui semblent incertains de leur mission, qui critiquent leur Église et lui désobéissent, et qui célèbrent leurs propres « liturgies » conformes à leurs choix personnels et à leurs théories. En conclusion, un Institut Supérieur de Liturgie et une faculté de théologie sont des instruments précieux dont l'Eglise dispose pour la diffusion d'une théologie correcte sur le prêtre en tant qu'instrument du Christ dans la sainte Liturgie.

 

 

 

 

 

6. Le rôle de l'Evêque


Il est évident que la communion ecclésiale doit signifier communion avec l’ Evêque diocésain et entre les Evêques et le Pape. Dans le diocèse, l'Evêque est le premier dispensateur des Mystères du Christ. Il le modérateur, le promoteur et le gardien de toute la vie liturgique de l'Eglise diocésaine (cf. Christus Dominus, 15 ; CIC, can. 387. Redemptionis Sacramentum, 19). L'Evêque dirige l'administration des sacrements, en particulier celle de la Sainte Eucharistie. Quand il concélèbre dans sa cathédrale en compagnie de ses prêtres, avec l'assistance des diacres et des ministres de rang inférieur, et avec la participation du saint Peuple de Dieu, on est alors en présence de « la principale manifestation de l'Eglise » (Sacrosanctum Concilium, 41). Les facultés catholiques de théologie, les instituts liturgiques et les centres pastoraux ont pour vocation d'aider l'Evêque, en tant que Pasteur du diocèse. Ils coopèrent aussi d'une manière appropriée avec la Conférence des Evêques et le Siège Apostolique, et ils aident à expliquer et à diffuser les documents et les instructions émis par ces différentes instances. Ils constituent évidemment de précieux conseillers pour l'Evêque diocésain, les Conférences des Evêques et le Saint-Siège. Du fait de leurs compétences, ils aident le peuple à comprendre que la sainte Liturgie n'est pas un domaine où règne la libre recherche mais qu'elle est bien la prière officielle et publique de l'Eglise dont le Pape et les Evêques sont en premier lieu les responsables. Un institut catholique ou une faculté de théologie légale comprend alors qu'il ne convient pas d'emprunter une voie parallèle à 'Celle de l'Evêque ou du Saint-Siège, ou bien de se considérer comme un observateur indépendant ou critique. A ce sujet, nous devons remercier « l'Institut Supérieur de Liturgie » pour le rôle positif qu'il a joué durant un demi-siècle dans l'Eglise, en vue de la promotion de la sainte Liturgie et de la communion ecclésiale. Ces propos nous conduisent à la conclusion, qui comportera une liste des quelques services qu'on pourrait attendre de la part d'un Institut Supérieur de Liturgie.

 

 

 

 

 

7. Les quelques services qu'on peut attendre de la part d'un Institut Supérieur de, Liturgie


A partir de ce qui vient d'être dit, on peut en conclure qu'un Institut Supérieur de Liturgie devrait être une maison où règnent la lumière et l'amour. 11 devrait donc préparer des experts aptes à informer et à donner eux-mêmes une formation en matière liturgique. Par conséquent, il lui revient de susciter auprès du peuple la foi et l'amour de l'Église, de telle sorte qu'il puisse apprécier que « les normes liturgiques sont une expression concrète du caractère ecclésial authentique de l'Eucharistie ; tel est leur sens profond. La Liturgie n'est jamais la propriété de quelqu'un, ni du célébrant, ni de la communauté dans laquelle son célébrés » (Ecclesia de Eucharistia, 52). Cela signifie que les instituts d'études liturgiques devraient mettre à la disposition des fidèles les moyens nécessaires pour qu'ils soient capables de rejeter la banalisation, la désacralisation et sécularisation. L'horizontalisme, qui conduit le peuple à se célébrer lui-même au lieu de célébrer les Mystères du Christ, a des conséquences néfastes pour la foi catholique et le culte, et c'est pourquoi il doit absolument être évité. Les instituts liturgiques devraient aussi aider le peuple à mieux apprécier le lien existant entre, d'une part, la célébration du Sacrifice eucharistique et, d'autre part, le respect et l'adoration envers la Sainte Eucharistie en dehors de la Messe , en favorisant des pratiques telles que la visite du Saint-Sacrement, la Bénédiction eucharistique, l'Adoration eucharistique, les Processions ou les Congrès eucharistiques (cf Redemptionis Sacramentum, nn. 129-145). Un Institut tel que le vôtre exerce une grande influence, du fait de l'orientation et de l'esprit de ceux qui y étudient, de ses publications, et aussi à cause de son autorité morale lorsqu'il transmet ses idées et ses réflexions aux centres liturgiques et pastoraux diocésains, ainsi qu'aux maisons d'éditions. Cette influence s'étend au-delà de la France , et atteint les villages de l'Afrique, de l'Asie et du Pacifique. Un Institut Supérieur de Liturgie doit constituer une aide efficace pour l'Évêque, pour la Conférence des Évêques et pour le Saint Siège, en ce qui concerne la formulation des directives en matière de liturgie et l'articulation de la théologie sous-jacente aux rites liturgiques. Puisque « la Liturgie est le sommet auquel tend l'action de l'Eglise, et en même temps la source d'où découle toute sa vertu » (Sacrosanctum Concilium, 10), personne ne peut manquer de considérer l'importance de l'apostolat d'un institut d'études liturgiques. Cher « Institut Supérieur de Liturgie », je t'adresse tout mes meilleurs veux à l'occasion de tes cinquante ans ! Par l'intercession de la Très Sainte Vierge Marie, Mère de Notre- Seigneur, dont nous célébrons les mystères dans la liturgie, puisse cet institut et tous ceux qui, semblables à lui, sont répandus dans le monde entier, croître en efficacité et dans son amour de l'Eglise, dans l'accomplissement de sa haute vocation et de sa noble mission.

 

 

Discours d'ouverture du Colloque organisé à l'occasion

de la Célébration du Jubilé d'Or de « l'Institut Supérieur de Liturgie »

de « l'Institut Catholique de Paris », le 26 octobre 2006

 

+ Cardinal Francis ARINZE

A réciter tous les vendredis...

 



Très doux Jésus, vous avez répandu sur les hommes les bienfaits de votre charité, et leur ingratitude n'y répond que par l'oubli, le délaissement, le mépris. Nous voici donc prosternés devant votre autel, animés du désir de réparer, par un hommage spécial, leur coupable indifférence et les outrages dont, de toutes parts, ils accablent votre Cœur très aimant.

Cependant, nous souvenant que nous-mêmes, nous nous sommes dans le passé rendus coupables d'une si indigne conduite, et pénétrés d'une profonde douleur, nous implorons d'abord pour nous-même votre miséricorde. Nous sommes prêts à réparer, par une expiation volontaire, les fautes que nous avons commises, tout prêts aussi à expier pour ceux qui, égarés hors de la voie du salut, s'obstinent dans leur infidélité, refusant de vous suivre, vous, leur Pasteur et leur Chef, ou, secouant le joug si doux de votre loi, foulent aux pieds les promesses de leur baptême.
 
Nous voudrions expier pour tant de fautes lamentables, réparer pour chacune d'elles : désordres de la conduite, indécence des modes, scandales, corrupteurs des âmes innocentes, profanation des dimanches et des fêtes, blasphèmes exécrables contre vous et contre vos Saints, insultes à votre Vicaire et à vos prêtres, abandon et violations odieusement sacrilèges du divin Sacrement de votre amour, péchés publics enfin des nations qui se révoltent contre les droits et l'autorité de votre Église.
 
Que ne pouvons-nous effacer de notre propre sang tant d'offenses ! Du moins, pour réparer votre honneur outragé, nous vous présentons cette même satisfaction que vous avez offerte à votre Père sur la Croix et dont vous renouvelez l'offrande, chaque jour, sur l'autel; nous vous la présentons, accompagnée de toutes les satisfactions de la Très Sainte Vierge votre Mère, des Saints, des chrétiens fidèles.
 
Nous vous promettons, de tout notre cœur, autant qu'il dépend de nous et avec le secours de votre grâce, de réparer nos fautes passées, celles de notre prochain, l'indifférence à l'égard d'un si grand amour, par la fermeté de notre foi, la pureté de notre vie, la docilité parfaite aux préceptes de l'Évangile, à celui surtout de la charité. Nous vous promettons aussi de faire tous nos efforts pour vous épargner de nouvelles offenses et pour entraîner à votre suite le plus d'âmes possible.
 
Agréez, nous vous en supplions, ô très bon Jésus, par l'intercession de la Bienheureuse Vierge Marie Réparatrice, cet hommage spontané d'expiation; gardez-nous, jusqu'à la mort, inébranlablement fidèles à notre devoir et à votre service, accordez-nous ce don précieux de la persévérance qui nous conduise tous enfin à la patrie où, avec le Père et le Saint-Esprit, vous régnez, Dieu, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
 
 
 
Selon l'Enchiridion Indulgentiarum (1999), une indulgence plénière est accordée au fidèle
qui en la Solennité du Sacré-Coeur de Jésus récite publiquement cet acte de réparation
Une indulgence partielle dans d'autres occasions est aussi accordée (concession 3)
Les indulgences plénières ou partielles concédées par Pie XI avant la révision
des normes relatives aux indulgences sont aujourd'hui devenues caduques.

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