« Nous devons adorer les dispositions de la Divine Providence qui, après avoir établi son Église ici-bas, permet qu’elle rencontre sur son chemin des obstacles de tout genre et des résistances formidables. La raison en est, d’ailleurs évidente : l’Église est militante et par conséquent dans une lutte continuelle. Cette lutte fait du monde un vrai champ de bataille et de tout chrétien un soldat valeureux qui combat sous l’étendard de la croix. Cette lutte a commencé avec la vie de notre Très Saint Rédempteur et elle ne finira qu’avec la fin même des temps. Ainsi, il faut tous les jours, comme les preux de Juda au retour de la captivité, d’une main repousser l’ennemi, et de l’autre élever les murs du Temple saint, c’est-à-dire travailler à se sanctifier. Nous sommes confirmés dans cette vérité par la vie même des héros auxquels sont consacrés les décrets qui viennent d’être publiés. Ces héros sont arrivés à la gloire, non seulement à travers de noirs nuages et des bourrasques passagères, mais à travers des contradictions continuelles et de dures épreuves qui sont allées jusqu’à exiger d’eux pour la foi le sang et la vie. »

 

Extrait du discours de Sa Sainteté Pie X, prononcé le 13 décembre 1908 après la lecture des décrets de béatification

des Vénérables Jeanne d’Arc, Jean Eudes, François de Capillas, Théophane Vénard et ses compagnons.

joubert_scout.jpg1. Le scout met son honneur à mériter confiance

 

Quand on monte dans un avion, on prend, certes, des risques, mais on fait confiance au pilote, parce qu’on est sûr qu’il connaît bien son métier et qu’il ne fera rien pour mettre notre vie en danger. De même quand il nous faut passer par les mains d’un chirurgien. S’il fallait sans cesse se méfier de ses partenaires ou de ses voisins, la vie deviendrait vite infernale. Là où dominent les faux-jetons, la vengeance et la haine sont, souvent, inévitables. Un scout peut avoir 36 défauts, mais il n’est pas une girouette ! On ne peut être sûr que quand il donne sa parole, il la tient, quoi qu’il advienne. C’est pour lui une question d’honneur.

 

 

 

2. Le scout est loyal à son pays, ses parents, ses chefs et ses subordonnés

 

Le contraire de la loyauté, c’est la fourberie, la combine, la trahison. Pour qu’une Patrie ait un avenir, pour qu’une famille connaisse le bonheur, pour qu’un équipage de course ait ses chances de victoire, il faut pouvoir compter sur la droiture de chacun de leurs membres. Les magouilleurs sont, toujours et partout, des porte-malheur. Dans sa patrouille, comme dans sa vie de tous les jours, le scout tient son poste à coup sûr, dût-il en souffrir ou même en mourir ! On peut compter sur lui les yeux fermés. Il sait distinguer le blanc du noir … et le courage de la lâcheté. Avec lui, on peut construire une Église, une équipe qui gagne, une famille.

 

 

 

3. Le scout est fait pour servir et sauver son prochain

 

Dès l’instant qu’une obsession de « chacun pour soi » s’empare d’un peuple ou d’une communauté chrétienne, on peut être sûr de les voir tomber en faillite ou en décadence, en passant par la guerre civile et la haine. Au début le « chacun pour soi » amuse, c’est à la fin que ça fait très mal ! On n’ose même plus compter les morts. Depuis que l’esprit chevaleresque a fini par mettre un peu de bleu dans notre ciel, il y a, heureusement, des hommes qui prennent plaisir au plaisir des autres. Éclairés par la parabole du bon samaritain, ils savent qu’un geste de don, un seul geste, parfois, peut sauver un malheureux du désespoir. C’est pour eux une vocation. On croirait qu’ils ont été faits pour ça, comme les médecins sont faits pour soigner les malades. Les scouts appartiennent à cette catégorie. Ils sont de ceux qui, par leur don, sèment la joie de vivre sur leur passage.

 

 

 

4. Le scout est ami de tous et frère de tout autre scout

 

Les scouts, entre eux, ne sont pas seulement des copains qu’aurait rassemblés le hasard pour courir après une aventure éphémère, mais bien des frères d’une même tribu, engagés dans une même aventure pour changer le monde … en mieux. Pour être capable d’une amitié ouverte à tous … en vérité, il faut d’abord commencer par la fraternité vécue avec ses proches. C’est autrement plus efficace que les discours sur la solidarité. En 1920, après la terrible guerre qu’avaient perpétrée leurs parents, des milliers de scouts de tous les pays d’Europe se retrouvèrent au Jamboree de Londres pour enterrer la haine et fêter leur communion fraternelle. La fraternité scoute, aujourd’hui, de l’Est à l’Ouest, et dans le monde entier, pose des bases pour un monde meilleur.

 

 

 

5. Le scout est courtois et chevaleresque

 

Il y a « des manières » de rendre service qui donnent à ceux qui en bénéficient l’impression qu’on trouve plaisir … à les aider. Offrir sa place à un grand-père, souhaiter l’anniversaire à sa maman, aider l’Aumônier à ranger sa valise-chapelle, c’est, pour un garçon qui n’est pas un pleutre, un geste normal. Mais il y a des « petits suppléments » qui ne coûtent rien, des discrétions qui sont signes d’amour des surprises qui multiplient par cent la qualité du service que l’on rend. La fleur qu’on glisse dans un cadeau, la carte postale qu’on adresse en remerciement au paysan qui nous a reçu pour un camp. Le scout en est le spécialiste. On n’a pas toujours l’occasion de sauver les survivants d’un sous-marin en détresse ! Mais, quand on est observateur, on a tous les jours l’occasion de nettoyer les abords d’un puit dans une ferme près de laquelle on camp ou de redresser un calvaire et d’y mettre des fleurs – d’enlever un arbre tombé en travers d’un chemin ou de réparer une barrière endommagée – de faire discrètement une petite vaisselle pendant que sa mère est partie faire les courses – de se lever 5 minutes avant les autres, pour cirer les chaussures des boys de sa patrouille.

 

 

 

6. Le scout voit dans la nature l’œuvre de Dieu. Il aime les plantes et les animaux

 

http://idata.over-blog.com/0/21/41/34/scoutisme2.jpgIl est de ceux qui aiment regarder le ciel avec ses myriades d’étoiles ou se mettre à l’affût pour admirer un cerf qui mène boire ses biches. Sa passion pour les camps sauvages vient de là. Les montagnes couvertes de neige l’attirent, les lacs et leurs reflets célestes l’émerveillent, l’étonnante musique d’une source au creux d’un rocher le séduit. Il sait faire silence, marcher lentement, s’arrêter. Quand on a les yeux sensibles à la beauté, les oreilles accueillantes à l’harmonie, le goût de l’espace et de sa grandeur, on n’est pas loin de découvrir la présence de Dieu partout. C’est par ces signes, qu’il aime à se faire aimer.

 

 

 

7. Le scout obéit sans réplique et ne fait rien à moitié

 

Il y a quelques années, dans une raffinerie, près de Lyon en France, où travaillaient 30 ouvriers, les ordres étaient parfaitement clairs : « défense absolue de fumer » ! Mais un individu, qui se croyait au-dessus des lois de la nature, alluma quand même une cigarette. On entendit l’explosion à 15 km … et les pompes funèbres furent débordées.

 

 

 

8. Le scout sourit et chante dans ses difficultés

 

Il considère les difficultés comme normales. Il ne change pas d’humeur avec la météo. Il ne craint ni la pluie, ni le froid, ni le soleil. Le scoutisme est une école anti-panique. On y apprend à garde son sang-froid quand les gens s’affolent. Ça permet de voir plus clair et plus loin. Souvent, des vies humaines ont été sauvées par un homme qui avait su garder sa tête.

 

 

 

9. Le scout est économe et prend soin du bien d’autrui

 

L’Airbus, qui est un avion européen dont la construction procure du travail à des milliers d’ingénieurs et d’ouvriers, a su se tailler une part appréciable du marché mondial parce qu’il dépense 25 % de moins que ses concurrents. L’économie est une source de progrès pour les individus comme pour les sociétés. Le gaspillage est « une manie de gosses de riches » et, sans doute, même un péché ! Il procède d’un mépris du travail de ses parents et d’une certaine manière, il constitue une insulte à l’égard de ceux qui n’ont pas le nécessaire. Il révolte les pauvres et devient vite une source de haine. Le gaspillage ne convient guère qu’aux têtes sans cervelle. Le scout, lui, est économe. Au camp, il ne jette rien à terre. Il sait entretenir une tente. C’est une question de style. Dans la vie, il en fait autant.

 

 

 

10. Le scout est pur dans ses pensées, ses paroles, et ses actes

 

Dans un lycée de 500 élèves, on en trouve de tout acabit ! Des m’as-tu-vu, qui en savent toujours plus que leur maître, des braillards, qui ne tolèrent pas la moindre réplique, des soi-disant affranchis, à qui rien ne résiste. On n’est pas obligé, faut-il le dire, de les considérer comme des héros à suivre.  Ce « petit monde » est, d’ailleurs, à l’image du grand. La pureté n’y est pas tellement à la mode. Les brutes, partout, ont la vedette, les exhibitionnistes salaces, les casseurs sexuels les plus orduriers. Les médias leur servent de promontoire. La femme, pour eux, n’est qu’un animal à plaisir et l’homme, un jouisseur qui a tous les droits. Ça rapporte, parait-il, un argent fou. On en voit que trop, malheureusement, ce que produit cette explosion effrénée : des couples qui se brisent en quelques semaines, des familles innombrables éclatées, des sinistroses en quantité. Mais, en ce qui concerne la mode, le scout est, grâce à Dieu, plutôt de ceux qui s’en méfient. Il n’a pas une mentalité d’apprenti-mouton. La sexualité est un phénomène naturel. On n’a pas à en avoir peur ! Mais comme on est un homme … et non pas un chien, il faut, naturellement, apprendre à en contrôler les impulsions ou les instincts. C’est même la plus généreuse de nos forces, car c’est par elle que passe ma vie ! Raison de plus de ma maîtriser. Un jeune qui rêve de bel amour et qui n’a pas perdu la tête comprend très bien que c’est sur les sommets qu’il risque de rencontrer celle avec qui il pourra faire « chanter la vie » ! Et non dans les bas-fonds. Or, la route de l’amour authentique passe par le respect de l’autre. On ne prononce jamais une parole qui puisse gêner ses compagnons, on ne se permet aucun geste qui puisse troubler l’âme neuve d’une fille. La pureté est une force, une vertu … d’homme entier.

 

Michel Menu, in « devenir scout, une aventure »

Quand on a connu tout et le contraire de tout, quand on a beaucoup vécu et qu’on est au soir de sa vie, on est tenté de ne rien lui dire, sachant qu’à chaque génération suffit sa peine, sachant aussi que la recherche, le doute, les remises en cause font partie de la noblesse de l’existence. Pourtant, je ne veux pas me dérober, et à ce jeune interlocuteur, je répondrai ceci, en me souvenant de ce qu’écrivait un auteur contemporain : « Il ne faut pas s’installer dans sa vérité et vouloir l’asséner comme une certitude, mais savoir l’offrir en tremblant comme un mystère ». A mon jeune interlocuteur, je dirai donc que nous vivons une période difficile où les bases de ce qu’on appelait la Morale et qu’on appelle aujourd’hui l’Ethique, sont remises constamment en cause, en particulier dans les domaines du don de la vie, de la manipulation de la vie, de l’interruption de la vie. Dans ces domaines, de terribles questions nous attendent dans les décennies à venir. Oui, nous vivons une période difficile où l’individualisme systématique, le profit à n’importe quel prix, le matérialisme, l’emportent sur les forces de l’esprit. Oui, nous vivons une période difficile où il est toujours question de droit et jamais de devoir et où la responsabilité qui est l’once de tout destin, tend à être occultée. Mais je dirai à mon jeune interlocuteur que malgré tout cela, il faut croire à la grandeur de l’aventure humaine. Il faut savoir, jusqu’au dernier jour, jusqu’à la dernière heure, rouler son propre rocher. La vie est un combat le métier d’homme est un rude métier. Ceux qui vivent sont ceux qui se battent. Il faut savoir que rien n’est sûr, que rien n’est facile, que rien n’est donné, que rien n’est gratuit. Tout se conquiert, tout se mérite. Si rien n’est sacrifié, rien n’est obtenu.

 

Je dirai à mon jeune interlocuteur que pour ma très modeste part, je crois que la vie est un don de Dieu et qu’il faut savoir découvrir au-delà de ce qui apparaît comme l’absurdité du monde, une signification à notre existence. Je lui dirai qu’il faut savoir trouver à travers les difficultés et les épreuves, cette générosité, cette noblesse, cette miraculeuse et mystérieuse beauté éparse à travers le monde, qu’il faut savoir découvrir ces étoiles, qui nous guident où nous sommes plongés au plus profond de la nuit et le tremblement sacré des choses invisibles. Je lui dirai que tout homme est une exception, qu’il a sa propre dignité et qu’il faut savoir respecter cette dignité. Je lui dirai qu’envers et contre tous il faut croire à son pays et en son avenir. Enfin, je lui dirai que de toutes les vertus, la plus importante, parce qu’elle est la motrice de toutes les autres et qu’elle est nécessaire à l’exercice des autres, de toutes les vertus, la plus importante me paraît être le courage, les courages, et surtout celui dont on ne parle pas et qui consiste à être fidèle à ses rêves de jeunesse. Et pratiquer ce courage, ces courages, c’est peut-être cela « L’Honneur de Vivre »

 

Hélie de Saint Marc

Cette hymne - extraite du Pange Lingua - a été écrite par Saint Thomas d'Aquin (1225-1274)

Elle est par excellence le chant final des saluts et adorations du Très Saint Sacrement.


 

            

 

http://img.over-blog.com/300x206/0/21/41/34/2010/ergo.jpgTantum ergo sacraméntum venerémur cérnui :

Ce sacrement est si grand ! Adorons-le prosternés !

Et antíquum documéntum novo cedat rítui :

Et qu'au précepte d'autrefois succède un rite nouveau !

Præstet fides suppleméntum sénsuum défectui.

Que la foi vienne suppléer à nos intelligences leur limite !

Genitóri, Genitóque laus et iubilátio,

Au Père et au Fils, louange et joie débordante

Salus, honor, virtus quoque sit et benedíctio :

Salut, honneur et toute puissance, soit toute bénédiction !

Procedénti ab utróque compar sit laudátio. Amen.

A l'Esprit du Père et du Fils, Égale acclamation de gloire !

 

 

V. Panem de cœlo præstitisti eis. (Alléluia, T.P.)

V. Vous leur avez donné un pain descendu du ciel, (Alléluia, T.P.)
R. Omne delectamentum in se habentem. (Alléluia, T.P.)
R. Ayant en lui toutes délices (Alléluia, T.P.). 

 

 

Oremus : Deus, qui nobis sub sacramento mirabili, passionis tuae memoriam reliquisti: tribue, quaesumus, ita nos corporis et sanguinis tui sacra mysteria venerari, ut redemptionis tuae fructum in nobis iugiter sentiamus. Qui vivis et regnas in sæcula sæculorum. R. Amen.

Seigneur Jésus Christ, dans cet admirable sacrement, vous nous avez laissé le mémorial de votre passion ; donnez-nous de vénérer d’un si grand amour les mystères de votre corps et de votre sang, que nous puissions recueillir sans cesse le fruit de la rédemption. Vous qui vivez et régnez pour les siècles des siècles. R. Ainsi-soit-il.

 

 

 

Le Pape Benoît XVI nous répète que le concile Vatican II est une « boussole pour notre temps ». Une boussole est un instrument de navigation. Tous les marins savent cela. Les capitaines aussi. Mais donner un bon instrument de navigation à un capitaine qui n’a jamais appris à s’en servir est le plus sûr moyen de ne pas arriver à bon port ou, dans le pire des cas, d’aller se fracasser sur le premier écueil rencontré. Il y a eu, dans l’Eglise post-conciliaire, beaucoup de capitaines qui, ne sachant pas utiliser correctement une boussole, ont préféré naviguer à vue... quitte à faire dériver le bâtiment. On pourrait aussi comparer le Concile à une magnifique partition musicale. A un prélude de Bach, par exemple. Mais suffit-il d’avoir la partition sous les yeux et un clavier sous les doigts pour interpréter du premier coup un chef d’œuvre quand on n’a jamais appris la musique ? Il y a eu, dans l’Eglise post-conciliaire, nombre de dilettantes qui ont cru pouvoir faire de la bonne musique sans avoir jamais appris à déchiffrer une partition, sans avoir jamais fait d’exercices de clavier. Ils disaient faire de la belle musique alors qu’en réalité ne servaient que d’inaudibles cacophonies. Les erreurs des années post-conciliaires - dont nous payons aujourd’hui le prix fort - ne sont pas imputables au Concile lui-même, mais aux marins qui ignoraient l’usage des instruments de navigation, aux mélomanes amateurs qui se prenaient pour des interprètes chevronnés. Ce n’est ni aider l’Eglise ni soutenir notre Souverain Pontife que de passer son temps à critiquer le concile Vatican II. Etudions-le et appliquons-le !

 

Pro Liturgia

Pierre Snyers, écrivain converti au catholicisme, a adressé aux évêques de Belgique une lettre ouverte que nous pourrions signer nous aussi, tant elle est juste, pour l'adresser aux évêques de France. En voici le contenu : 



« Deux prêtres. L'un, appelons-le l'abbé Paul, l'autre l'abbé Gabriel. Le premier est en soutane, célèbre en latin, croit en tous les dogmes catholiques, mais refuse le Concile Vatican II. La sanction ne s'est pas faite attendre : il est excommunié.
A l'autre extrême, le deuxième en costume incognito, "accepte" le Concile (ou plutôt l'interprétation toute personnelle qu'il en donne), mais rejette des pans entiers de la foi chrétienne. Selon lui, le paradis, l'enfer et le purgatoire sont des inventions, une manière de construire un système qui maintenait les gens dans la peur; saint Paul, le saint patron de tous les agités chroniques; les catholiques qui croient aux dogmes des "encorsetés dogmatiques"; le Pape, quelqu'un qui ne l'empêche pas de dormir; la vie après la mort une question tout à fait secondaire; l'Eglise une "belle-mère" en total décalage avec le monde... Excommunié lui aussi ? Point du tout ! Pas la moindre remontrance ! 
Messeigneurs les évêques, je ne vous comprends plus. En effet (...) loin de le rappeler à l'ordre, vous le soutenez dans son "ministère" (qui finalement consiste à affirmer que l'Eglise s'est trompée), vous lui ouvrez toutes grandes les portes de nos paroisses, tout en bénissant sa littérature sirupeuse. Une chose semble sûre : quand on a affaire à vous, mieux vaut être un clerc qui s'en prend aux vérités les plus essentielles de la foi qu'à celles du Concile. Deux poids, deux mesures. Pourquoi, oui, pourquoi, laissez-vous de tels prêtres détruire la foi des humbles, semer le doute et la confusion au sein du peuple chrétien ? L'extrémisme n'existerait-il pour vous qu'à sens unique ? Je devine votre réponse : "L'important, me direz-vous, est de préserver l'unité". Mais de quelle unité s'agit-il ? De celle entre Bultmann et Benoît XVI, entre l'erreur et la vérité, entre le diable et Dieu ? 
A force de vouloir unir le pire et le meilleur, vous risquez de ne plus nous offrir qu'un "christianisme" au rabais, réduit (si ce n'est déjà fait) à une mixture aussi insipide qu'incolore autour de quelques valeurs humanistes.


Puis-je vous faire remarquer que ce n'est pas au nom du relativisme, du syncrétisme ou de mièvreries que des chrétiens sont morts martyrs ? Evidemment, contrairement à ce qui se pratique aujourd'hui, ces grands témoins ne faisaient pas de "tris sélectifs" en lisant l'Ecriture. Pour eux, la nécessité de ne pas se conformer au monde et encore moins aux actions du "prince de ce monde" (dont le Christ et saint Paul nous parlent abondamment) et de se convertir afin de ne pas rater son éternité étaient des réalités primordiales.
"Existence du démon ?", "Eternité ?" Voilà bien des vérités sur lesquelles vous restez (...) étrangement silencieux. Démythologisation oblige, toute l'espérance chrétienne actuelle semble se résumer à la construction d'un monde meilleur ici-bas; à une sorte de grand soir dont les soixante-huitards se voulaient les prophètes.
Comment s'étonner dans ces conditions que de nombreux jeunes et moins jeunes aillent chercher ailleurs que dans l'Eglise des réponses quant à leur devenir au-delà de cette vie ? 
Messeigneurs les évêques, vous qui prônez tant le rôle des laïcs, prêtez, je vous en prie, une oreille attentive aux croyants qui, comme moi, attendent que vous distinguiez le "bon grain de l'ivraie", que vous vous démarquiez une bonne fois pour toutes de ceux que le Cardinal Danielou appelait "les assassins de la foi". Ayez, je vous en conjure, le courage de regarder la réalité en face. Trouvez-vous que votre laxisme se révèle payant ? Voyez vos séminaires vidés et vos églises désertées, voyez l'état de vos écoles dites "catholiques", et la désespérance de ceux qui clament dans le désert leur soif d'être enfin épaulés. 
Puisse demain le Seigneur donner à l'Eglise de Belgique la force et le courage de retrouver le vrai chemin ».

 

Pro Liturgia

175314028-a0f283aaa6-o.jpgA l'occasion de sa visite pastorale à Turin, le pape a rencontré les jeunes de la région sur la place San Carlo, nombreux à l'avoir attendu une partie de l'après-midi sous la pluie, ce 2 mai. Après une salutation du cardinal archevêque de Turin, le pape a écouté le témoignage de deux jeunes avant d'adresser une « prière spéciale pour les jeunes qui vivent des situations de souffrance, de difficulté et de découragement ». « Aujourd'hui, il n'est pas facile de parler de vie éternelle et de réalités éternelles, parce que la mentalité de notre époque nous dit qu'il n'existe rien de définitif : tout change, très rapidement », a expliqué Benoît XVI. « ‘Changer' est devenu, dans de nombreux cas, un mot d'ordre, l'exercice le plus exaltant de la liberté, et ainsi, vous aussi les jeunes, vous êtes souvent portés à penser qu'il est impossible de faire des choix définitifs, qui engagent pour toute la vie ». Mais, s'est interrogé le pape, est-ce une « manière juste d'user de la liberté » ? « Est-il vrai que pour être heureux, nous devons nous contenter de petites joies fugaces et momentanées qui, une fois terminées, laissent le cœur amer ? ». « Chers jeunes, ce n'est pas la vraie liberté, le bonheur ne s'atteint pas ainsi », a insisté le pape. « Chacun de nous est créé, non pas pour accomplir des choix provisoires et révocables, mais des choix définitifs et irrévocables qui donne un sens à l'existence ». « Dieu nous a créés en vue du ‘pour toujours' ». « Ayez le courage des choix définitifs et vivez-les avec fidélité ! », a-t-il exhorté les jeunes. « Le Seigneur pourra vous appeler au mariage, au sacerdoce, à la vie consacrée, à un don particulier de vous-mêmes : répondez-lui avec générosité ! ». Evoquant le passage de l'Evangile du jeune homme riche (Mc 10, 17-22), Benoît XVI rappelle que Jésus y indique « quelle est la richesse la plus grande de la vie : l'amour ». « Le mot amour - nous le savons - revêt diverses interprétations et significations : nous avons besoin d'un maître, le Christ, qui nous en indique le sens le plus authentique et le plus profond, qui nous guide à la source de l'amour et de la vie ». Aujourd'hui, a encore observé le pape, « nous vivons dans un contexte culturel qui ne favorise pas les relations humaines profondes et désintéressées, mais au contraire pousse souvent à se renfermer sur soi, à l'individualisme, à laisser prévaloir l'égoïsme qui réside dans l'homme ». « Mais le cœur d'un jeune est sensible par nature à l'amour vrai ». « C'est pourquoi je m'adresse avec une grande confiance à chacun de vous et je vous dis : ce n'est pas facile de faire de votre vie quelque chose de beau et de grand, cela demande de s'engager, mais avec le Christ, tout est possible ! ». « Jésus veut être votre ami, votre frère dans la vie, le maître qui vous indique le chemin à parcourir pour trouver le bonheur », a-t-il encore ajouté. « Il vous aime pour ce que vous êtes, dans votre fragilité et votre faiblesse, pour que, touchés par son amour, vous puissiez être transformés ».

Partition pour l'orgue (PDF)

Partition pour la Schola (PDF)

 

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R. Christus vincit
Christus regnat
Christus imperat. 

 

1. (Francisco) summo pontifici
Et universali Papae
Pax, vita et salus perpetua.

2. (.........) Episcopo
Et omni clero sibi commisso,
Pax, vita et salus perpetua.

3. Tempora bona veniant
Pax Christi veniat
Regnum Christi veniat.

 

R. Le Christ vainc,
Le Christ règne,
Le Christ commande !

 

1. (À François), souverain pontife
Et pape de l'univers,
Paix, vie et salut éternel !

2. À notre évêque (........)
Et à tout le clergé qui lui est confié
Paix, vie et salut éternel !

3. Qu'ils aient des temps favorables
Que la paix du Christ vienne,
Que le règne du Christ vienne !

 

 

On en est toujours à se demander quelle est l'origine de la crise que traverse l'Eglise en France. Il semble bien qu'elle est à chercher du côté des évêques. Pourquoi ? Pour deux raisons principales. D'abord, nos évêques ont une très forte conscience qu'ils sont les successeurs des Apôtres. Peut-on ici parler d'orgueil (ou d'évêques carriéristes, comme le laissait entendre Benoît XVI) ? On ne saurait l'affirmer. Toujours est-il que 1) ils sont imbus de leur personne au point que si on les critique ils réagissent bien plus vite que si, à la messe, on supprime le Credo pour remettre en question les vérités de la foi, et que 2) ils estiment que le Souverain Pontife n'est en fin de compte, en tant qu'évêque de Rome, que primus inter pares, qu'il n'a donc l'autorité qu'on veut bien lui accorder, comme cela apparaît d'ailleurs assez nettement sur le site internet de la Conférence des Evêques de France. Il flotte ensuite, au sein de ladite Conférence des Evêques, un esprit hérité du gallicanisme et qui contamine le caractère déjà passablement versatile des pasteurs diocésains. Qui ne saurait voir que certaines de leurs réactions sont en totale parenté avec celles de certains évêques de la fin du XVIIe siècle ou du début du XVIIIe qui faisaient une distinction très nette entre "pastorale" et "théologie" ? Théologie, d'accord : on s'en remettait à Rome; mais pastorale, non ! A cette époque déjà, les Bulles Vineam Domini ou Unigenitus avaient été très mal reçues parce que le pape voulait qu'on les acceptât sans demander leur avis aux évêques. D'où beaucoup de réticences à les publier.

 

Il en est de même aujourd'hui avec les directives du Saint-Siège : pour le Catéchisme de l'Eglise catholique ou le Motu proprio ou encore le respect de la liturgie, d'accord sur le principe. Mais pour la pratique, ça ne regarde que chacun d'entre nous... Quant à s'affirmer face à la puissance des groupes de pression qui contrôlent désormais des secteurs paroissiaux entiers, il ne faut plus y penser : le clergé, dans son ensemble, n'est plus assez nombreux ni suffisamment formé sur le plan théologique pour s'afficher en groupe homogène capable de s'affirmer afin de corriger les erreurs qui fleurissent partout. Nos évêques ont donc très peur, s'ils déplaisent aux équipes laïco-sacerdotales déjà en place, de ne plus avoir personne pour les aider ou d'avoir à essuyer des rebuffades et des frondes locales. D'où l'importance, pour redynamiser la vie catholique en France, des communautés, comme Saint-Martin : une certaine autonomie ajoutée à une solide formation théologique et pastorale les préserve de la contamination.

 

Pro Liturgia

1. Cælo Redémptor prǽtulit Felícis alvum Vírginis, ubi futúra víctima mortále corpus índuit.
1. Au ciel le Rédempteur a préféré le sein d’une Vierge Bienheureuse, où, future victime, il revêtit un corps mortel.
 
2. Hæc Virgo nobis édidit nostræ salútis áuspicem, qui nos redémit sánguine, pœnas crucémque pértulit.
2. Cette Vierge nous a donné l’auteur de notre salut, qui nous racheta de son sang en supportant les peines de la croix.
 
3. Spes læta nostro e péctore Pellat timóres ánxios ; hæc quippe semper díligat, rebúsque in arctis ínvocet.
3. Elle accueille les voix du Père et son Fils répond à ses vœux ; que chacun l’aime à tout jamais et l’invoque dans ses détresses.
 
4. Sit Trinitáti glória, quæ Matris intáctum sinum ditávit almo gérmine, Laus sit per omne sǽculum. Amen.
4. Gloire soit à la Trinité, qui enrichit de son Auguste Germe le chaste sein de la Mère, louange aussi dans tous les siècles. Amen.

Alors que les députés sud-africains devraient prochainement adopter une loi d’organisation civile des unions homosexuelles, saluons une courageuse prise de position du cardinal Wilfrid Napier (Archevêque actuel de Durban). Il s’exprimait devant des éducateurs catholiques lors d’une conférence à Johannesbourg ce week-end, décrivant la Constitution de son pays comme « férocement contraire à la vie à travers sa volonté de promouvoir la contraception, l’avortement à la demande et le mariage homosexuel ». C’est même une forme d’idolâtrie qu’il dénonçait puisqu’il accusait le fait de mettre la Constitution au-dessus de tout le reste. « Les êtres humains ne peuvent fonctionner sans une divinité », dit-il.

A propos des unions civiles homosexuelles le cardinal a précisé : « C’est inacceptable. Cela va contre la nature et contre ce à quoi sert le mariage : avoir des enfants. Ce genre d’activité ne peut pas faire surgir la vie. En aucun cas nous ne pouvons donner à une personne le droit de faire quelque chose de moralement mauvais. »

Source

1. Sacris solemniis iuncta sint gaudia, et ex praecordiis sonent praeconia;

recedant vetera, nova sint omnia, corda, voces, et opera.

1. Sainte solennité, touche et réjouis l’âme; Arrière le passé, que la céleste flamme

Des grâces de ce jour renouvelle à la fois Les cœurs, les œuvres et les voix.

 

2. Noctis recolitur cena novissima, qua Christus creditur agnum et azyma

dedisse fratribus, iuxta legitima priscis indulta patribus.

2. Rappelons-nous la nuit des augustes mystères Où le Christ consomma la Pâque avec ses frères;

Même à sa dernière heure, il veut encor remplir La loi qu’il venait abolir.

 

3. Post agnum typicum, expletis epulis, Corpus Dominicum datum discipulis,

sic totum omnibus, quod totum singulis, eius fatemur manibus.

3. Après avoir mangé l’agneau qui le figure, Il daigne à ses amis s’offrir en nourriture.

Se donnant tout à tous et tout à chacun d’eux, De ses propres mains, pain des Cieux,

 

4. Dedit fragilibus corporis ferculum, dedit et tristibus sanguinis poculum,

dicens: Accipite quod trado vasculum; omnes ex eo bibite.

4. Sa Chair sainte à la chair fragile par faiblesse, Son Sang au pauvre cœur qu’égare la tristesse;

Il leur dit: le calice est préparé pour vous, Venez y boire, venez tous.

 

5. Sic sacrificium istud instituit, cuius officium committi voluit

solis presbyteris, quibus sic congruit, ut sumant, et dent ceteris.

5. Seul, le prêtre ordonné pour ce sublime office A droit de célébrer le divin Sacrifice;

Après avoir pour tous commencé par l’offrir, Avant tous il doit s’en nourrir.

 

6. Panis angelicus fit panis hominum; dat panis caelicus figuris terminum;

O res mirabilis: manducat Dominum pauper, servus et humilis.

6. Pain des Anges que l’homme aura pour viatique, Pain du Ciel qui met fin à la figure antique.

O merveille! L’infime et pauvre serviteur Se nourrit du Corps du Seigneur.

 

7. Te, trina Deitas unaque, poscimus: sic nos tu visita, sicut te colimus;

per tuas semitas duc nos quo tendimus, ad lucem quam inhabitas.

7. O Dieu, Trinité sainte, entends notre prière: Visite notre cœur, éternelle lumière,

Par tes sentiers d’amour, dans l’ombre de la foi, Fais-nous remonter jusqu’à toi.

fetedieu.jpg1. Si quelqu'un dit que dans le Très Saint Sacrement de l'Eucharistie ne sont pas contenus vraiment, réellement et substantiellement le Corps et le Sang en même temps que l'âme et la divinité de notre Seigneur Jésus Christ et, en conséquence, le Christ tout entier, mais dit qu'ils n'y sont qu'en tant que dans un signe ou en figure ou virtuellement qu'il soit anathème.

 

2. Si quelqu'un dit que, dans le Très Saint Sacrement de l'Eucharistie, la substance du pain et du vin demeure avec le Corps et le Sang de notre Seigneur Jésus Christ, et s'il nie ce changement admirable et unique de toute la substance du pain en son Corps et de toute la substance du vin en son Sang, alors que demeurent les espèces du pain et du vin, changement que l'Eglise catholique appelle d'une manière très appropriée transsubstantiation : qu'il soit anathème.

 

3. Si quelqu'un nie que, dans le vénérable Sacrement de l'Eucharistie, le Christ tout entier soit contenu sous chaque espèce et sous chacune des parties de l'une ou l'autre espèce, après leur séparation : qu'il soit anathème.

 

4. Si quelqu'un dit que, une fois achevée la consécration, le Corps et le Sang de notre Seigneur Jésus Christ ne sont pas dans l'admirable Sacrement de l'Eucharistie, mais seulement quand on en use en le recevant, ni avant, ni après, et que le vrai Corps du Seigneur ne demeure pas dans les hosties ou les parcelles consacrées qui sont gardées ou restent après la communion : qu'il soit anathème.

 

5. Si quelqu'un dit ou bien que le fruit principal de la Très Sainte Eucharistie est la rémission des péchés ou bien qu'elle ne produit pas d'autres effets : qu'il soit anathème.

 

6. Si quelqu'un dit que, dans le Saint Sacrement de l'Eucharistie, le Christ, Fils unique de Dieu, ne doit pas être adoré d'un culte de latrie, même extérieur et que, en conséquence, il ne doit pas être vénéré par une célébration festive particulière, ni être porté solennellement en procession selon le rite ou la coutume louables et universels de la sainte Eglise, ni être proposé publiquement à l'adoration du peuple, ceux qui l'adorent étant des idolâtres : qu'il soit anathème.

 

7. Si quelqu'un dit qu'il n'est pas permis de garder la Sainte Eucharistie dans le tabernacle, mais qu'elle doit nécessairement être distribuée aux assistants immédiatement après la consécration, ou qu'il n'est pas permis de la porter avec honneur aux malades : qu'il soit anathème.

 

8. Si quelqu'un dit que le Christ présenté dans l'Eucharistie est mangé seulement spirituellement et non pas aussi sacramentellement et réellement : qu'il soit anathème.

 

9. Si quelqu'un nie que, une fois qu'ils ont atteint l'âge de discrétion, tous et chacun des chrétiens de l'un et l'autre sexe sont tenus de communier chaque année au moins à Pâques, conformément au commandement de notre sainte mère l'Eglise : qu'il soit anathème.

 

10. Si quelqu'un dit qu'il n'est pas permis au prêtre qui célèbre de se communier lui-même : qu'il soit anathème.

 

11. Si quelqu'un dit que la foi seule est une préparation suffisante pour recevoir le Sacrement de la Très Sainte Eucharistie : qu'il soit anathème. Et pour qu'un si grand Sacrement ne soit pas reçu indignement et donc pour la mort et la condamnation, ce saint concile statue et déclare que ceux dont la conscience est chargée d'un péché mortel, quelque contrits qu'ils se jugent, doivent nécessairement au préalable se confesser sacramentellement, s'il se trouve un confesseur. Si quelqu'un a l'audace d'enseigner, prêcher ou affirmer opiniâtrement le contraire ou même le défendre dans des disputes publiques, qu'il soit par le fait même, excommunié.

 

Saint Concile de Trente, XIIIème session - Décret sur le Sacrement de l’Eucharistie, 11 octobre 1551 - Denzinger N°1651 à 1661

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