Les conciles oecuméniques du Vème siècle: Deux conciles majeurs pour la définition de la foi chrétienne : Ephèse et de Chalcédoine. Bernard Meunier historien chercheur au CNRS est l'invité de Véronique Alzieu


Glorieux Archange ! Que votre fidélité et votre soumission aux ordres de Dieu attachent si constamment au maintien de sa gloire et aux intérêts des hommes, employez, en ma faveur, ce crédit inséparable du bonheur dont vous jouissez. Portez au trône du Saint des Saints tous les vœux que je confie aujourd'hui à votre puissante protection. Ayez égard aux besoins d'un Royaume dont vous avez été si longtemps le patron spécial, et qui depuis n'a été dévoué à votre Reine, que pour vous accroître, par votre médiation auprès d'elle, nos ressources et notre défense. Bannissez, écartez de nos contrées tout ce que le dérèglement des moeurs, l'hérésie et l'impiété s'efforcent d'y répandre de contagieux. Vainqueur des attentats de Lucifer contre la majesté du Très-Haut, ne permettez pas qu'il triomphe de votre héritage et qu'il l'enlève au Rédempteur qui l'a conquis au prix de son Sang. Chargé, enfin, de présenter nos âmes au Tribunal de Dieu, dans l'instant de notre mort, remplissez, en faveur de la mienne, un ministère de charité pour toute ma vie, et de sauvegarde pour l'instant qui la terminera. Ainsi soit-il.

De Louise-Marie de France, fille de Louis XV (Vénérable Mère Thérèse de Saint Augustin)

Ô grand Prince du ciel, gardien très fidèle de l'Eglise, Saint Michel Archange, moi, [……..………], quoique très indigne de paraître devant vous, confiant néanmoins dans votre spéciale bonté, touché de l'excellence de vos admirables prières et de la multitude de vos bienfaits, je me présente à vous, accompagné de mon Ange gardien ; et en présence de tous les Anges du ciel que je prends à témoin de ma dévotion envers vous, je vous choisis aujourd'hui pour mon protecteur et mon avocat particulier, et je me propose fermement de vous honorer toujours et de vous faire honorer de tout mon pouvoir. Assistez-moi pendant toute ma vie, afin que jamais je n'offense les yeux très purs de Dieu, ni en œuvres, ni en paroles, ni en pensées. Défendez-moi contre toutes les tentations du démon, spécialement pour la foi et la pureté, et, à l'heure de la mort, donnez la paix à mon âme et introduisez-la dans l'éternelle patrie. Ainsi soit-il.

La conversion des musulmans ne se produira pas au moyen d’une prédication directe de la foi chrétienne, mais par un encouragement adressé aux musulmans à vénérer la Mère de Dieu, et plus spécialement, Notre-Dame de Fatima. Le Coran parle à de nombreuses reprises de la Bienheureuse Vierge Marie. Tout d'abord, il croit en Son Immaculée Conception et en Son Enfantement virginal. Il contient également des versets sur l'Annonciation, la Visitation, et la Nativité. Des anges sont décrits comme accompagnant la Bienheureuse Vierge Marie en prononçant ces paroles : « O Marie, Dieu vous a choisie, vous a purifiée et vous a placée au-dessus de toutes les femmes de la terre. » […] Ainsi, Marie est pour les musulmans la vraie « Sayyida » ou Dame. La seule rivale sérieuse de Marie dans leur foi serait Fatima, la fille de Mohamed lui-même. Cependant, lors de la mort de Fatima, celle-ci déclara : « Je surpasse toutes les femmes, EXCEPTEE MARIE. » Ceci nous conduit à considérer un second point, à savoir, pourquoi la Bienheureuse Vierge Marie en ce vingtième siècle est-elle apparue dans le petit village insignifiant de Fatima, de telle sorte que pour toutes les générations futures elle est désormais connue sous le titre de « Notre Dame de Fatima » ? Rien ne se produit jamais par hasard ici-bas et je crois que la Vierge Marie a choisi de se révéler sous le nom de « Notre Dame de Fatima » afin de manifester une promesse et un signe d’espérance à l’égard des musulmans afin d’exprimer l’assurance que ceux qui lui montrent autant de respect, finiront un jour par reconnaître aussi son Divin Fils. [Ayant mal compris le mystère de la Très Sainte Trinité à cause de ses liens avec des chrétiens nestoriens, Mohamed a fait de Jésus-Christ un prophète seulement. NDLR]. Ce qui me paraît devoir fonder cette espérance est un fait historique. Les musulmans ont occupé le Portugal pendant des siècles. Au moment où finalement ils en ont été chassés, le dernier chef musulman avait une fille très belle nommée Fatima. Un jeune homme catholique tomba amoureux d’elle, et pour son amour, Fatima non seulement demeura à ses côtés après le départ des musulmans, mais embrassa même la foi catholique. Son jeune mari était tellement amoureux d’elle qu'il changea le nom de la ville où il vivait en « Fatima ».

Ainsi, l'endroit même où Notre-Dame est apparue en 1917 comporte un lien historique avec Fatima, la fille de Mohamed. La preuve finale du lien particulier qui existe entre Fatima et les musulmans se trouve dans l’accueil enthousiaste que les musulmans d’Afrique, d'Inde et d’ailleurs ont réservé à la statue pèlerine de Notre-Dame de Fatima. Les musulmans ont assisté aux cérémonies catholiques en l'honneur de Notre-Dame ; ils ont permis les processions et même les prières devant leurs mosquées ; et au Mozambique des musulmans ont commencé à se convertir dès que la statue de notre Notre-Dame de Fatima fut érigée. Les missionnaires dans l'avenir verront de plus en plus que leur apostolat parmi les musulmans sera couronné de succès dans la mesure où ils prêcheront Notre-Dame de Fatima. Puisque les musulmans ont une dévotion à Marie,
nos missionnaires devraient simplement œuvrer à augmenter et développer cette dévotion en réalisant que Notre-Dame leur fera faire le reste du chemin jusqu’à son Divin Fils. De la même manière que ceux chez qui se perd la dévotion mariale perdent la foi en la divinité du Christ, ceux qui croissent dans l’amour de Marie acquièrent graduellement la foi en Sa divinité.





 

 

 

 

 

 

 

A la gloire du Dieu très saint et de Notre-Seigneur Jésus-Christ, confiant en l’aide de la Très Sainte Vierge Marie et des bienheureux apôtres Pierre et Paul, pour l’utilité et l’édification de l’Église, au nom de tous les pasteurs et de tous les fidèles, Nous prononçons maintenant cette profession de foi, dans la pleine communion spirituelle avec vous tous, chers frères et fils.

 

 

UN SEUL DIEU, PÈRE, FILS ET SAINT-ESPRIT.

 

Nous croyons en un seul Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, Créateur des choses visibles comme ce monde où s’écoule notre vie passagère, des choses invisibles comme les purs esprits qu’on nomme aussi les anges, et Créateur en chaque homme de son âme spirituelle et immortelle. Nous croyons que ce Dieu unique est absolument un dans son essence infiniment sainte comme dans toutes ses perfections, dans sa toute-puissance, dans sa science infinie, dans sa providence, dans sa volonté et dans son amour. Il est Celui qui est, comme il l’a révélé à Moïse ; et il est Amour, comme l’apôtre Jean nous l’enseigne : en sorte que ces deux noms, Etre et Amour, expriment ineffablement la même divine réalité de Celui qui a voulu se faire connaître à nous, et qui, "habitant une lumière inaccessible", est en lui-même au-dessus de tout nom, de toutes choses et de toute intelligence créée.  Dieu seul peut nous en donner la connaissance  juste et plénière en se révélant comme Père, Fils et Esprit Saint, dont nous sommes par grâce appelés à partager, ici-bas dans l’obscurité de la foi et au-delà de la mort dans la lumière éternelle, l’éternelle vie.

 

Les liens mutuels constituant éternellement les trois personnes, qui sont chacune le seul et même Être divin, sont la bienheureuse vie intime du Dieu trois fois saint, infiniment au-delà de ce que nous pouvons concevoir à la mesure humaine.  Nous rendons grâce cependant à la bonté divine du fait que de très nombreux croyants puissent attester avec Nous devant les hommes l’unité de Dieu, bien qu’ils ne connaissent pas le mystère de la Très Sainte Trinité. Nous croyons donc au Père qui engendre éternellement le Fils, au Fils, Verbe de Dieu, qui est éternellement engendré, au Saint-Esprit, personne incréée qui procède du Père et du Fils comme leur éternel amour.  Ainsi en les trois personnes divines, coaeternae sibi et coaequales, surabondent et se consomment, dans la surexcellence et la gloire propres à l’être incréé, la vie et la béatitude de Dieu parfaitement un, et toujours "doit être vénérée l’unité dans la trinité et la trinité dans l’unité".

 

 

LE CHRIST,  DIEU FAIT HOMME

 

Nous croyons en Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est le Fils de Dieu.  Il est le Verbe éternel, né du Père avant tous les siècles et consubstantiel au Père, homoousios to Patri, et par lui tout a été fait. Il s’est incarné par l’œuvre du Saint-Esprit dans le sein de la Vierge Marie et s’est fait homme : égal donc au Père selon la divinité, et inférieur au Père selon l’humanité et un lui-même, non par quelque impossible confusion des natures mais par l’unité de la personne. Il a habité parmi nous, plein de grâce et de vérité. Il a annoncé et instauré le Royaume de Dieu et nous a fait en lui connaître le Père. Il nous a donné son commandement nouveau de nous aimer les uns les autres comme il nous a aimés.  Il nous a enseigné la voie des béatitudes de l’Evangile : pauvreté en esprit, douleur supportée dans la patience, soif de la justice, miséricorde, pureté du cœur, volonté de paix, persécution endurée pour la justice. Il a souffert sous Ponce Pilate, Agneau de Dieu portant sur lui les péchés du monde, et il est mort pour nous sur la croix, nous sauvant par son sang rédempteur. Il a été enseveli et, de son propre pouvoir, il est ressuscité le troisième jour, nous élevant par sa résurrection à ce partage de la vie divine qu’est la vie de la grâce. Il est monté au ciel et il viendra de nouveau, en gloire cette fois, pour juger les vivants et les morts : chacun selon ses mérites - ceux qui ont répondu à l’amour et à la pitié de Dieu allant à la vie éternelle, ceux qui les ont refusés jusqu’au bout allant au feu qui ne s’éteint pas. Et son règne n’aura pas de fin.

 

 

L’ESPRIT SAINT ET LA VIERGE MARIE.

 

Nous croyons en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie, qui est adoré et glorifié avec le Père et le Fils. Il nous a parlé par les Prophètes, il nous a été envoyé par le Christ après sa Résurrection et son Ascension auprès du Père ; il illumine, vivifie, protège et conduit l’Église ; il en purifie les membres s’ils ne se dérobent pas à la grâce.  Son action qui pénètre au plus intime de l’âme, rend l’homme capable de répondre à l’appel de Jésus : "Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait" (Mt. V, 48). Nous croyons que Marie est la Mère demeurée toujours vierge du Verbe incarné, notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ, et qu’en raison de cette élection singulière elle a été, en considération des mérites de son Fils, rachetée d’une manière plus éminente, préservée de toute souillure du péché originel et comblée du don de la grâce plus que toutes les autres créatures.  Associée par un lien étroit et indissoluble aux mystères de l’Incarnation et de la Rédemption, la Très Sainte Vierge, l’Immaculée, a été, au terme de sa vie terrestre, élevée en corps et en âme à la gloire céleste et configurée à son Fils ressuscité en anticipation du sort futur de tous les justes ; et Nous croyons que la Très Sainte Mère de Dieu, nouvelle Ève, mère de l’Église, continue au ciel son rôle maternel à l’égard des membres du Christ, en coopérant à la naissance et au développement de la vie divine dans les âmes des rachetés.

 

 

LE PÉCHÉ, LA CROIX ET LE BAPTÊME.

 

Nous croyons qu’en Adam tous ont péché, ce qui signifie que la faute originelle commise par lui a fait tomber la nature humaine, commune à tous les hommes, dans un état où elle porte les conséquences de cette faute et qui n’est pas celui où elle se trouvait d’abord dans nos premiers parents, constitués dans la sainteté et la justice, et où l’homme ne connaissait ni le mal ni la mort.  C’est la nature humaine ainsi tombée, dépouillée de la grâce qui la revêtait, blessée dans ses propres forces naturelles et soumise à l’empire de la mort, qui est transmise à tous les hommes et c’est en ce sens que chaque homme naît dans le péché. Nous tenons donc, avec le Concile de Trente, que le péché originel est transmis avec la nature humaine, "non par imitation, mais par propagation", et qu’il est ainsi "propre à chacun". Nous croyons que Notre-Seigneur Jésus-Christ, par le sacrifice de la croix, nous a rachetés du péché originel et de tous les péchés personnels commis par chacun de nous, en sorte que, selon la parole de l’Apôtre, "là où le péché avait abondé, la grâce a surabondé". Nous croyons à un seul baptême institué par Notre-Seigneur Jésus-Christ pour la rémission des péchés. Le baptême doit être administré même aux petits enfants qui n’ont pu encore se rendre coupables d’aucun péché personnel, afin que, nés privés de la grâce surnaturelle, ils renaissent "de l’eau et de l’Esprit Saint" à la vie divine dans le Christ Jésus.

 

 

L’ÉGLISE, ÉDIFIÉE PAR JÉSUS-CHRIST

 

Nous croyons à l’Eglise une, sainte, catholique et apostolique, édifiée par Jésus-Christ sur cette pierre qui est Pierre. Elle est le corps mystique du Christ, à la fois société visible instituée avec des organes hiérarchiques et communauté spirituelle, l’Eglise terrestre ; elle est le peuple de Dieu pérégrinant ici-bas et l’Eglise comblée des biens célestes ; elle est le germe et les prémices du Royaume de Dieu, par lequel se continuent, au long de l’histoire humaine, l’œuvre et les douleurs de la Rédemption et qui aspire à son accomplissement parfait au-delà du temps dans la gloire. Au cours du temps, le Seigneur Jésus forme son Eglise par les sacrements qui émanent de sa plénitude.  C’est par eux qu’elle rend ses membres participants au mystère de la mort et de la résurrection du Christ, dans la grâce du Saint-Esprit qui lui donne vie et action. Elle est donc sainte tout en comprenant en son sein des pécheurs, parce qu’elle n’a elle-même d’autre vie que celle de la grâce : c’est en vivant de sa vie que ses membres se sanctifient ; c’est en se soustrayant à sa vie qu’ils tombent dans les péchés et les désordres qui empêchent le rayonnement de sa sainteté. C’est pourquoi elle souffre et fait pénitence pour ses fautes, dont elle a le pouvoir de guérir ses enfants par le sang du Christ et le don de l’Esprit Saint. Héritière des divines promesses et fille d’Abraham selon l’Esprit, par cet Israël dont elle garde avec amour les Écritures et dont elle vénère les patriarches et les prophètes ; fondée sur les apôtres et transmettant de siècle en siècle leur parole toujours vivante et leurs pouvoirs de pasteur dans le successeur de Pierre et les évêques en communion avec lui ; perpétuellement assistée par le Saint-Esprit, elle a charge de garder, enseigner, expliquer et répandre la vérité que Dieu a révélée d’une manière encore voilée par les prophètes et pleinement par le Seigneur Jésus. Nous croyons tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu, écrite ou transmise, et que l’Eglise propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par le magistère ordinaire et universel. Nous croyons à l’infaillibilité dont jouit le successeur de Pierre quand il enseigne ex cathedra comme pasteur et docteur de tous les fidèles, et dont est assuré aussi le corps des évêques lorsqu’il exerce avec lui le magistère suprême.

 

 

L’UNITÉ ET LA CATHOLICITÉ DE L’ÉGLISE

 

Nous croyons que l’Église, fondée par Jésus-Christ et pour laquelle il a prié, est indéfectiblement une dans la foi, le culte et le lien de la communion hiérarchique. Au sein de cette Église, la riche variété des rites liturgiques et la légitime diversité des patrimoines théologiques et spirituels et des disciplines particulières, loin de nuire à son unité, la manifestent davantage. Reconnaissant aussi l’existence, en dehors de l’organisme de l’Église du Christ, de nombreux éléments de vérité et de sanctification qui lui appartiennent en propre et tendent à l’unité catholique, et croyant à l’action du Saint-Esprit qui suscite au cœur des disciples du Christ l’amour de cette unité, Nous avons l’espérance que les chrétiens qui ne sont pas encore dans la pleine communion de l’unique Église se réuniront un jour en un seul troupeau avec un seul pasteur. Nous croyons que l’Église est nécessaire au salut, car le Christ qui est seul médiateur et voie de salut se rend présent pour nous dans son Corps qui est l’Église. Mais le dessein divin du salut embrasse tous les hommes ; et ceux qui, sans faute de leur part, ignorent l’Evangile du Christ et son Église mais cherchent Dieu sincèrement et, sous l’influence de la grâce, s’efforcent d’accomplir sa volonté reconnue par les injonctions de leur conscience, ceux-là, en un nombre que Dieu seul connaît, peuvent obtenir le salut.

 

 

LE CORPS ET LE SANG DU SEIGNEUR

 

Nous croyons que la messe célébrée par le prêtre représentant la personne du Christ en vertu du pouvoir reçu par le sacrement de l’ordre, et offerte par lui au nom du Christ et des membres de son Corps mystique, est le sacrifice du calvaire rendu sacramentellement présent sur nos autels.  Nous croyons que, comme le pain et le vin consacrés par le Seigneur à la Sainte Cène ont été changés en son Corps et son Sang qui allaient être offerts pour nous sur la croix, de même le pain et le vin consacrés par le prêtre sont changés au corps et au sang du Christ glorieux siégeant au ciel, et Nous croyons que la mystérieuse présence du Seigneur, sous ce qui continue d’apparaître à nos sens de la même façon qu’auparavant, est une présence vraie, réelle et substantielle. Le Christ ne peut être ainsi présent en ce sacrement autrement que par le changement en son corps de la réalité elle-même du pain et par le changement en son sang de la réalité elle-même du vin, seules demeurant inchangées les propriétés du pain et du vin que nos sens perçoivent. Ce changement mystérieux, l’Église l’appelle d’une manière très appropriée transsubstantiation. Toute explication théologique, cherchant quelque intelligence de ce mystère, doit pour être en accord avec la foi catholique, maintenir que, dans la réalité elle-même, indépendante de notre esprit, le pain et le vin ont cessé d’exister après la consécration, en sorte que c’est le corps et le sang adorables du Seigneur Jésus qui dès lors sont réellement devant nous sous les espèces sacramentelles du pain et du vin, comme le Seigneur l’a voulu, pour se donner à nous en nourriture et pour nous associer à l’unité de son Corps mystique. L’unique et indivisible existence du Seigneur glorieux au ciel n’est pas multipliée, elle est rendue présente par le sacrement dans les multiples lieux de la terre où la messe est célébrée. Et elle demeure présente, après le sacrifice, dans le Saint Sacrement, qui est, au tabernacle, le cœur vivant de chacune de nos églises. Et c’est pour nous un devoir très doux d’honorer et d’adorer dans la sainte hostie, que nos yeux voient, le Verbe incarné qu’ils ne peuvent pas voir et qui, sans quitter le ciel, s’est rendu présent devant nous.

 

 

ROYAUME DE DIEU ET CIVILISATION.

 

Nous confessons que le royaume de Dieu commencé ici-bas en l’Église du Christ n’est pas de ce monde, dont la figure passe, et que sa croissance propre ne peut se confondre avec le progrès de la civilisation, de la science ou de  la technique humaines, mais qu’elle consiste à connaître toujours plus profondément les insondables richesses du Christ, à espérer toujours plus fortement les biens éternels, à répondre toujours plus ardemment à l’amour de Dieu, à dispenser toujours plus largement la grâce et la sainteté parmi les hommes. Mais c’est ce même amour qui porte l’Église à se soucier constamment du vrai bien temporel des hommes. Ne cessant de rappeler à ses enfants qu’ils n’ont pas ici-bas de demeure permanente, elle les presse aussi de contribuer, chacun selon sa vocation et ses moyens, au bien de leur cité terrestre, de promouvoir la justice, la paix et la fraternité entre les hommes, de prodiguer leur aide à leurs frères, surtout aux plus pauvres et aux plus malheureux. L’intense sollicitude de l’Église, épouse du Christ, pour les nécessités des hommes, leurs joies et leurs espoirs, leurs peines et leurs efforts, n’est donc rien d’autre que son grand désir de leur être présente pour les illuminer de la lumière du Christ et les rassembler tous en lui, leur unique Sauveur. Elle ne peut signifier jamais que l’Eglise se conforme elle-même aux choses de ce monde, ni que diminue l’ardeur de l’attente de son Seigneur et du royaume éternel.

 

 

LES VIVANTS ET LES MORTS

 

Nous croyons à la vie éternelle.  Nous croyons que les âmes de tous ceux qui meurent dans la grâce du Christ, soit qu’elles aient encore à être purifiées au purgatoire, soit que dès l’instant où elles quittent leur corps, Jésus les prenne au paradis comme il a fait pour le bon larron, sont le peuple de Dieu dans l’au-delà de la mort, laquelle sera définitivement vaincue le jour de la résurrection où ces âmes seront réunies à leur corps. Nous croyons que la multitude de celles qui sont rassemblées autour de Jésus et de Marie au paradis forme l’Église du ciel, où dans l’éternelle béatitude elles voient Dieu tel qu’il est et où elles sont aussi, à des degrés divers, associées avec les saints anges au gouvernement divin exercé par le Christ en gloire, en intercédant pour nous et en aidant notre faiblesse par leur sollicitude fraternelle.

 

Nous croyons à la communion de tous les fidèles du Christ, de ceux qui sont pèlerins sur la terre, des défunts qui achèvent leur purification, des bienheureux du ciel, tous ensemble formant une seule Église, et Nous croyons que dans cette communion l’amour miséricordieux de Dieu et de ses saints est toujours à l’écoute de nos prières, comme Jésus nous l’a dit : Demandez et vous recevrez. Aussi est-ce avec foi et dans l’espérance que Nous attendons la résurrection des morts et la vie du monde à venir.

 

Béni soit le Dieu trois fois saint. Amen.

 

 

Le 30 juin 1968 – Sa Sainteté le Pape Paul VI

1. Tibi, Christe, splendor Patris, vita, virtus córdium, 

O Christ, splendeur du Père, vie et force des cœurs

in conspéctu angelórum votis, voce psállimus; 

en présence des anges nos vœux et notre bouche te chante ;

alternántes concrepándo melos damus vócibus. 

nos voix qui se répondent t'offrent nos mélodies.

     

2. Collaudámus venerántes nclitos archángelos, 

Nous célébrons avec respect les saints archanges,

sed præcípue primátem cæléstis exércitus, 

mais avant tout le prince de l'armée céleste,

Michaélem in virtúte conteréntem Sátanam. 

Michel, qui par sa vaillance, crase Satan.

     

3. Quo custóde procul pelle, rex Christe piíssime, 

Grâce à sa vigilance, repousse au loin, 

omne nefas inimíci; mundos corde et córpore 

Christ, roi de tendresse, toute attaque de l'ennemi.

paradíso redde tuo nos sola cleméntia. 

purifie nos cœurs et nos corps, ramène-nous au paradis par ta seule clémence.

     

4. Glóriam Patri melódis personémus vócibus, 

Que nos voix mélodieuses  fassent retentir la gloire du Père,

glóriam Christo canámus, glóriam Paráclito, 

chantons la gloire du Christ  et celle du Paraclet,

qui Deus trinus et unus exstat ante sæcula. Amen. 

du Dieu un et Trinité qui vit avant tous les siècles.

1. Angelum pacis Míchael ad istam, Christe, demítti rogitámus aulam, 
envoir
cuncta quo crebro veniénte crescant  próspera nobis. 
Nous t'en prions, ô Christ, Michel, l'ange de la Paix,
cette demeure, afin que nos biens s'accroissent par sa fréquente venue.

     

2. Angelus fortis Gábriel, ut hostem  pellat antíquum, vólitet supérne, 
sæpius templum cúpiens favéndo vísere nostrum.
Que Gabriel, l'ange de la force, pour repousser l'antique ennemi, s'envole du haut du ciel
pressé du désir de rendre plus souvent à notre temple ses bienfaisantes visites.

     

3. Angelum nobis médicum salútis mitte de cælis Ráphael,
ut omnes
sanet ægrótos paritérque nostros dírigat actus.  
Envoie-nous des cieux Raphaël, l'ange médecin du salut,
afin qu'il guérisse tous les malades et dirige aussi notre action.

     

4. Christe, sanctórum decus angelórum, adsit illórum chorus usque nobis,
ut simul tandem Tríadi per ævum cármina demus. Amen. 
O Christ, gloire des saints anges, que leur chœur nous assiste toujours,
pour qu'enfin nous fassion monter tous ensemble vers la Trinité les hymnes éternelles.

Saint Gabriel Archange, Ange de l’Incarnation, ouvre nos oreilles aux doux avertissements et aux appels pressants du Seigneur. Tiens-toi toujours devant nous, nous t’en conjurons, afin que nous comprenions bien la Parole de Dieu, afin que nous Le suivions et Lui obéissions et que nous accomplissions ce qu’Il veut de nous. Aide-nous à rester éveillés afin que, lorsqu’Il viendra, le Seigneur ne nous trouve pas endormis. Amen.

Seigneur, ayez pitié de nous. --> Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous. --> Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous. --> Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous. --> Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous. --> Jésus-Christ, exaucez-nous.


Père céleste, qui êtes Dieu,
--> ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu,--> ayez pitié de nous.

Esprit Saint, qui êtes Dieu, --> ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, --> ayez pitié de nous.


Sainte Mère de Dieu,
 --> priez pour nous.

Sainte Marie, Reine des cieux, --> priez pour nous.

Sainte Marie, Reine des Anges, --> priez pour nous.

Saint Michel Archange, --> priez pour nous.

Saint Gabriel Archange, --> priez pour nous.

Saint Raphaël Archange,  --> priez pour nous.
Esprits bienheureux des neuf Chœurs des Anges, --> priez pour nous.


Saint Gabriel, Archange, 
 --> priez pour nous.
Saint Gabriel, l’un des sept qui se tiennent devant
la Face de Dieu,--> priez pour nous.
Saint Gabriel, dont le nom signifie "Force de Dieu", 
 --> priez pour nous.
Saint Gabriel, Puissance de Dieu,
 --> priez pour nous.

Saint Gabriel, adorateur parfait du Verbe divin,  --> priez pour nous.
Saint Gabriel, fidèle messager de Dieu, 
 --> priez pour nous.
Saint Gabriel, qui avez éclairé Daniel sur le temps de la venue du Messie, 
 --> priez pour nous.
Saint Gabriel, ange des prophètes et des proclamateurs de
la Parole de Dieu,--> priez pour nous.
Saint Gabriel, qui avez annoncé à Zacharie la naissance du Précurseur du Seigneur,  --> priez pour nous.
Saint Gabriel, qui avez appris au Ciel le mystère sacré du Verbe fait chair, 
 --> priez pour nous.
Saint Gabriel, qui avez annoncé à Marie l’Incarnation du Verbe éternel, 
 --> priez pour nous.
Saint Gabriel, qui avez apporté à la terre le nom de Jésus,
--> priez pour nous.

Saint Gabriel, ange de l’Annonciation,  --> priez pour nous.
Saint Gabriel, ange qui conférez le sens du sacré et de la crainte de Dieu, 
 --> priez pour nous.
Saint Gabriel, ange de l’humilité,
--> priez pour nous.
Saint Gabriel, ange de la louange, 
 --> priez pour nous.
Saint Gabriel, qui offrez nos prières au Très-Haut,
--> priez pour nous.
Saint Gabriel, admirable lumière de l’Eglise, 
 --> priez pour nous.
Saint Gabriel, protecteur des communications et de l’unité de l'Eglise,
--> priez pour nous.


Agneau de Dieu qui enlèvez le péché du monde,
--> pardonnez-nous, Seigneur
Agneau de Dieu qui enlèvez le péché du monde,
--> exaucez-nous, Seigneur
Agneau de Dieu qui enlèvez le péché du monde,
--> ayez pitié de nous


V. Priez pour nous, ô Glorieux Saint Gabriel, messager de Jésus-Christ

R. Afin que nous puissions être dignes de ses promesses.


Prions :
Ô Dieu qui, parmi tous les Anges, avez fait le choix de l’Archange Gabriel pour annoncer le mystère de l’Incarnation de votre Fils, accordez-nous qu’après l’avoir honoré sur la terre, nous goûtions dans le Ciel les effets de sa protection. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

Il est midi. Je vois l'église ouverte. Il faut entrer.
Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier.
Je n'ai rien à offrir et rien à demander.
Je viens seulement, Mère, pour vous regarder.
Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela
Que je suis votre fils et que vous êtes là.
Rien que pour un moment pendant que tout s'arrête.
Midi !
Être avec vous, Marie, en ce lieu où vous êtes.
Ne rien dire, regarder votre visage,
Laisser le cœur chanter dans son propre langage.
Ne rien dire, mais seulement chanter parce qu'on a le cœur trop plein,
Comme le merle qui suit son idée en ces espèces de couplets soudains.
Parce que vous êtes belle, parce que vous êtes immaculée,
La femme dans la Grâce enfin restituée,
La créature dans son honneur premier et dans son épanouissement final,
Telle qu'elle est sortie de Dieu au matin de sa splendeur originale.
Intacte ineffablement parce que vous êtes la Mère de Jésus-Christ,
Qui est la vérité entre vos bras, et la seule espérance et le seul fruit.
Parce que vous êtes la femme, l'Eden de l'ancienne tendresse oubliée,
Dont le regard trouve le cœur tout à coup et fait jaillir les larmes accumulées,
Parce que vous m'avez sauvé, parce que vous avez sauvé la France,
Parce qu'elle aussi, comme moi, pour vous fut cette chose à laquelle on pense,
Parce qu'à l'heure où tout craquait, c'est alors que vous êtes intervenue,
Parce que vous avez sauvé la France une fois de plus,
Parce qu'il est midi, parce que nous sommes en ce jour d'aujourd'hui,
parce que vous êtes là pour toujours, simplement parce que vous êtes Marie, simplement parce que vous existez,
Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée !

 

 

Paul Claudel - Extrait de "La Vierge à midi", Poèmes de Guerre, N.R.F., 1914-1915

1. Te, splendor et virtus Patris, Te vita, Jesu, córdium, 
Ab ore qui pendent tuo, Laudámus inter Angelos.
1. Ô vous, splendeur et force du Père, Jésus, vie de nos cœurs, 
nous vous louons parmi les Anges soumis à vos ordres.
  
 
2. Tibi mille densa míllium Ducum coróna mílitat; 
Sed éxplicat victor Crucem Michael salútis sígnifer.
2. C’est pour vous qu’elle milite, cette couronne nombreuse de mille et mille chefs; 
victorieux, Michel, le porte-étendard du salut, déploie l’étendard de la croix.
  
 
3. Dracónis hic dirum caput In ima pellit tartara, 
Ducemque cum rebellibus Cælésti ab arce fulminat.
3. C’est lui qui précipite au fond des enfers la tête cruelle du dragon; 
le chef avec ses rebelles, il les foudroie du haut de la citadelle céleste.
  
 
4. Contra ducem supérbiæ Sequámur hunc nos príncipem, 
Ut detur ex Agni throno Nobis coróna glóriæ.
4. Contre le prince de l’orgueil, suivons notre chef, 
pour obtenir, du trône de l’Agneau, la couronne de gloire.
  
 
5. Deo Patri sit gloria, Qui, quos redémit Fílius, 
Et Sanctus unxit Spíritus, Per Angelos custódiat. Amen.
5. A Dieu le Père soit la gloire; qu’il garde par ses Anges ceux que le Fils a rachetés, 
et que le Saint-Esprit a consacrés par son onction. Amen.
1. Placáre, Christe, sérvulis, quibus Patris cleméntiam 
tuæ ad tribúnal grátiæ Patróna Virgo póstulat.
Épargnez, ô Christ, vos humbles serviteurs, pour qui la Vierge, 
leur patronne, du Père implore la clémence près du tribunal de la grâce.

2. Nobis adésto, Archángele Dei medélam dénotans : 
morbos repélle córporum, affer salútem méntibus.
Assiste-nous, Archange, qui t’appelles médecine de Dieu, 
écarte les maladies des corps, apporte aux âmes le salut.


3. Et vos, beáta per novem distíncta gyros ágmina, 
antíqua cum præséntibus, futúra damna péllite.
Et vous, bienheureux bataillons qui vous divisez en neuf chœurs, 
chassez, avec les maux présents, ceux d’hier et ceux de demain.


4. Auférte gentem pérfidam credéntium de fínibus, 
ut unus omnes únicum ovíle nos pastor regat.
Chassez la nation incrédule loin des frontières des croyants, 
afin que l’unique Pasteur nous régisse tous, un unique troupeau.


5. Deo Patri sit glória, qui, quos redémit Fílius, 
et Sanctus unxit Spíritus, per Angelos custódiat. Amen.
A Dieu le Père soit la gloire; que par les Anges il garde ceux que le Fils a rachetés 
et que le Saint-Esprit a oints. Amen.

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