« O Marie, enfant chérie de Dieu, que ne puis-je vous offrir et vous consacrer les premières années de ma vie, comme vous vous êtes offerte et consacrée au Seigneur dans le Temple ! mais, hélas ! ces premières années sont déjà bien loin de moi ! J'ai employé un temps si précieux à servir le monde et vous ai oubliée en écoutant la voix de mes passions. Toutefois il vaut mieux commencer tard à vous servir que de rester toujours rebelle. Je viens donc aujourd'hui m'offrir tout entier à votre service, et consacrer à mon Créateur, par votre entremise bénie, le peu de jours qu'il me reste encore à passer sur la terre. Je vous donne mon esprit, pour qu'il s'occupe de vous sans cesse, et mon cœur, pour vous aimer à jamais. Accueillez, ô Vierge Sainte, l'offrande d'un pauvre pécheur ; je vous en conjure par le souvenir des ineffables consolations que vous avez ressenties en vous offrant à Dieu dans le Temple. Soutenez ma faiblesse, et par votre intercession puissante obtenez-moi de Jésus la grâce de lui être fidèle. ainsi qu'à vous, jusqu'à la mort, afin qu'après vous avoir servie de tout mon cœur pendant la vie, je participe à la gloire et au bonheur éternel des élus. Amen ».

 

Saint Alphonse-Marie de Ligori

L’un des plus beaux événements de la vie de Jésus et de Marie est sans doute celui que l’Evangile de Luc raconte dans les chapitres consacrés à l’enfance du Christ : la Visitation (cf. Luc 1, 39-56). Il est émouvant de contempler le voyage accompli par la Vierge Marie, qui portait l’Enfant Jésus “sous son cœur”, comme on le chante en allemand dans un air d'avènement, pour rendre visite à Elisabeth.

 

 

 

Ce voyage est resté mémorable dans l’histoire des premières communautés chrétiennes et, au cours des siècles, il continue à l’être pour l’Eglise. En regardant la Visitation de Marie, nous découvrons toujours qu’Elle accomplies de nouvelles visitations pour apporter à tous la Présence du Christ et tourner vers le bien, vers Dieu, tout ce qu’elle rencontre sur son parcours. Comment Jean-Baptiste aurait pu devenir le Précurseur sans cette Visitation ! Le Christ, porté par Marie, a visité et sanctifié son cousin. La Sainte Vierge, comme un ostensoir, ne retient pas la Splendeur de la Vérité et de l’Amour du Sauveur mais, au contraire, la montre, la donne comme seule une Mère sait le faire. Ainsi ces deux mères, Marie et Elisabeth, si semblables et si différentes l’une de l’autre, en se rencontrant, firent se rencontrer leurs fils. Dans cette explosion de joie, enveloppé du Mystère, Elisabeth s’exclama à voix haute : « comment m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne à Moi ! » (Luc 1, 43). « La Mère de mon Seigneur » : quel titre exceptionnel est mis sur les lèvres d’Elisabeth par l’Esprit Saint ! Il n’y a pas de concurrence entre la Mère et le Fils. Elisabeth le comprend si bien qu’elle loue le Fils ainsi que la Mère. La Vierge de la Visitation est la Mère de la Miséricorde Divine : miséricorde qu’Elle a expérimenté plus que nous tous. Oui, où qu’elle aille, quiconque qu’elle visite, Marie apporte le don ineffable de l’Amour inconditionnel de Dieu : pas conditionné ou diminué par nos péchés, parce que Dieu « fait toujours lever son soleil sur les méchants et les bons » (Mt 5, 45). Nous pouvons dire que le “sein maternel” - le sein physique de notre mère et le sein immaculé de Marie et de l’Eglise -, sont le lieu par excellence de la miséricorde, où nous faisons l’expérience vitale de la sollicitude maximale et plus personnelle ; ici nous sommes protégés et en sécurité, « calmes et sereins comme des enfants sevrés » (Ps 131, 2) ; rien ne nous trouble, parce que nous sommes totalement immergés dans la vie.

 

L’évangile commande de « redevenir des enfants » (Mt 18, 3), chemin obligatoire pour notre conversion à Dieu, qui ne peut qu’arriver par Marie et par l’Eglise : seul ce sein nous garde et nous fait expérimenter la rencontre salvatrice avec le Seigneur Jésus. Cette Femme, devenue sein pour le Seigneur Jésus, est toujours rendue capable de “visiter” pour “accueillir” chacun de nous dans le sein par le même Seigneur. Avec Elisabeth, nous répétons donc reconnaissants et joyeux : « à qui dois-je que la Mère de mon Seigneur vienne à moi ? ».

 

Fides

Un homme qui récitait le Psautier de la Vierge fut assailli pendant sept années entières, parfois à travers ses sens et d’autres fois matériellement, par d’effrayantes tentations des démons. Et au cours de toutes ces années, il n’eut presque aucune consolation, même pas la moindre. Et enfin, par la miséricorde de Dieu, il vit apparaître la Reine de Clémence, laquelle, accompagnée de quelques saints, et le visitant de temps en temps, le libéra du danger en abattant elle-même, en personne, la tentation [...] et elle lui confia la charge de prêcher ce Rosaire. Nous sommes au début de l’année 1475, quand le frère dominicain Alain de la Roche décide de mettre noir sur blanc les événements miraculeux qu’il a vécus quelques années auparavant : « Prêche les choses que tu a vues et écoutées. N’aie aucune peur : je suis avec toi, je t’aiderai et j’aiderai tous ceux qui récitent mon Rosaire. Je punirai ceux qui s’opposeront à toi ». (La Vierge Marie au Bienheureux Alain de la Roche) :

 
 
 
 
1. A tous ceux qui réciteront dévotement mon Rosaire, je promets ma protection toute spéciale et de très grandes grâces.
2. Celui qui persévérera dans la récitation de mon Rosaire recevra quelques grâces signalées.
3. Le Rosaire sera une armure très puissante contre l’enfer. Il détruira les vices, délivrera du péché, dissipera les hérésies.
4. Le Rosaire fera fleurir les vertus et les bonnes œuvres et obtiendra aux âmes les miséricordes divines les plus abondantes ; il substituera dans les cœurs l’amour de Dieu à l’amour du monde, les élevant au désir des biens célestes et éternels. Que d’âmes se sanctifieront par ce moyen !
5. Celui qui se confie en moi par le Rosaire, ne périra pas.
6. Celui qui récitera pieusement mon Rosaire en considérant ses mystères, ne sera pas accablé par le malheur. Pécheur, il se convertira; juste, il croîtra en grâce et deviendra digne de la vie éternelle.
7. Les vrais dévots de mon Rosaire seront aidés à leur mort par les secours du Ciel.
8. Ceux qui récitent mon Rosaire trouveront pendant leur vie et à leur mort, la lumière de Dieu, la plénitude de ses grâces et ils participeront aux mérites des Bienheureux.
9. Je délivrerai très promptement du purgatoire les âmes dévotes à mon Rosaire.
10. Les véritables enfants de mon Rosaire jouiront d’une grande gloire dans le Ciel.
11. Ce que vous demanderez par mon Rosaire, vous l’obtiendrez.
12. Ceux qui propageront mon Rosaire seront secourus par moi dans toutes leurs nécessités.
13. J’ai obtenu de mon Fils que tous les confrères du Rosaire aient pour frères, en la vie et à la mort, les Saints du ciel.
14. Ceux qui récitent fidèlement mon Rosaire sont tous mes fils bien-aimés, les frères et sœurs de Jésus-Christ.
15. La dévotion à mon Rosaire est un grand signe de prédestination.

Kyrie (XI-XIIIème)
 

Gloria (Xème)
 

Sanctus (Xème)
 

Agnus Dei (XII-XIVème)

O bienheureuse et immaculée Vierge Marie, beauté et gloire du Carmel ! Vous regardez avec une bienveillance toute particulière ceux qui portent votre saint habit : daignez aussi jeter sur moi, un regard propice et couvrez-moi du manteau de votre protection maternelle. Fortifiez ma faiblesse par votre puissance ; éclairez les ténèbres de mon esprit par votre sagesse ; augmentez en moi la foi, l'espérance et la charité. Ornez mon âme de grâces et de vertus, afin qu'elle soit toujours un objet d'amour pour votre divin fils et pour vous. Assistez-moi dans la vie, consolez-moi à la mort par votre très aimable présence, et présentez-moi à l'auguste Trinité, comme votre enfant et votre dévot serviteur, pour vous louer et vous bénir éternellement en paradis. Ainsi soit-il.

« Parlant de cette gloire de l’Ascension du Christ, Habacuc dit aussi : « Le soleil s’est levé, et la lune s’est tenue en son rang » (Habacuc 3, 11). Qui est désigné sous le nom de soleil sinon le Seigneur, et que signifie la lune, sinon l’Église ? Jusqu’à ce que le Seigneur monte au ciel, son Église sainte a redouté de toutes façons l’hostilité du monde, mais après avoir été fortifiée par Son Ascension, elle a prêché ouvertement ce qu’elle avait cru en secret. Le soleil s’est donc élevé, et la lune s’est tenue en son rang, parce que, dès que le Seigneur eut gagné le ciel, son Église sainte a grandi dans l’autorité de la prédication. C’est à son sujet que la voix de la même Église fait entendre ces paroles de Salomon : « Le voici qui vient, sautant sur les montagnes, franchissant les collines » (Cantique des cantiques 2, 8). Il a considéré les sommets de si grandes œuvres, et il dit : « Le voici qui vient, sautant sur les montagnes ». En effet, venant pour nous racheter, il a fait, si je puis m’exprimer ainsi, comme des bonds. Voulez-vous, mes très chers frères, reconnaître ces bonds eux-mêmes ? Il est venu du ciel dans le sein d’une vierge, de ce sein il est venu dans la crèche, de la crèche il est venu sur la croix, de la croix au sépulcre, et du sépulcre il est retourné au ciel. Voilà les bonds que la Vérité, qui s’est manifestée dans la chair, a faits, afin que nous courions à sa suite, car le Christ « s’est élancé comme un géant pour parcourir sa carrière » (Psaume 18, 6) afin que nous lui disions du fond du cœur : « Entraînez-nous après vous; nous courrons à l’odeur de vos parfums » (Cantique des cantiques 1, 3). C’est pourquoi, mes bien chers frères, il faut que nous le suivions de cœur, là où nous sommes persuadés qu’il est monté corporellement. Fuyons les désirs terrestres; que rien ne nous satisfasse plus dans les choses infimes, nous qui avons un père dans les cieux. Et il nous faut songer attentivement à ceci : celui qui est monté plein de douceur reviendra terrible, et tout ce qu’il nous a prescrit avec mansuétude, il nous en demandera compte avec sévérité. Que personne donc ne fasse peu de cas des temps accordés pour la pénitence; que personne ne néglige le soin de son salut tandis qu’il peut le faire; car notre Rédempteur viendra alors avec d’autant plus de rigueur pour le jugement, qu’avant le jugement, il nous aura témoigné une plus grande patience ».

 

Homélie de Saint Grégoire, pape (Homélies sur les Évangiles 29, 10-11: PL 76, 1218-1219) 

O Reine Immaculée,
Epouse Vierge et Mère du Dieu trois fois béni;
Intercède pour nous, toi toujours exaucée.

Tu es la médiatrice de toutes grâces
Qui nous transforment en lui,
Images ressemblantes, en son désir d'amour.

O Mère de l'Eglise, Mère très aimée,
Apprends-nous la confiance et l'offrande du coeur,
Pour que le Père en nous contemple Jésus-Christ.

 


 

© Communauté des Béatitudes (1992)

 

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Kyrie (XIème) - 3*3*3
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Kyrie (XIème) - 2*2*2
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Kyrie (XIème) - 3*3*3
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Sanctus (XIIIème)
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Sanctus (XIIIème)
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Sanctus (XIIIème)
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Agnus Dei (XIIème)
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Agnus Dei (XIIème)
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Agnus Dei (XIIème)

 

 

Enregistré en l'église Notre-Dame
de la Salette (Paris, 15° arrond.)
Le 20 décembre 2015

 

 

Enregistré dans la Basilique Saint-Pierre
(Mercredi des Cendres, 2013)
Rome - Vatican

 

 

Enregistré dans l'église Étoile de la Mer
(Star of the Sea Church) de San Francisco,
Californie, USA (Mercredi des Cendres, 2014) 

 

De l’avis de tous les fidèles - clercs ou laïcs - qui osent parler, l’Eglise, en France, est en train de se « casser la figure ». Il y a d’ailleurs des signes qui ne trompent pas : les séminaires sont vides, les congrégations religieuses diocésaines ne recrutent plus, les « nouveaux mouvements » nés dans l’immédiat après-Concile s’essoufflent, les enfants ne savent plus rien du catéchisme, la pratique dominicale (en dehors de quelques paroisses typées) est réduite à presque rien... Et les évêques là-dedans : que font-ils ? Ils s’occupent à multiplier des structures (zones pastorales, équipes d’animation pastorale... etc.) qui tournent à vide tout en leur donnant l’illusion de beaucoup se dépenser pour l’Eglise. Ils adoptent aussi des « stratégies d’évitements » qui leur permettent de se dérober devant les vrais problèmes : parlez-leur du désastre liturgique, il vous répondront « pastorale » ; parlez-leur des enseignements du Souverain Pontife, ils vous répondront « adaptation aux situations locales » ; parlez-leur des églises vides, ils vous répondront « restructuration » ; parlez-leur de la chute des vocations, ils vous répondront « engagement des laïcs » ; parlez-leur de la place que doit occuper le chant grégorien dans les célébrations liturgiques, ils vous répondront « participation des fidèles » ; signalez-leur les propos très peu catholiques que tient votre curé au cours des messes dominicales, ils vous répondront « dialogue » ; demandez-leur un enterrement catholique pour un proche décédé, ils vous répondront « équipe liturgique » ... Demandez-leur du pain, ils ne sauront plus que vous procurer des pierres. 

 

Tout leur est bon pour ne jamais répondre aux questions essentielles qu’on leur pose et pour éviter d’ouvrir les yeux sur la réalité : sur les échecs patents de toute la pastorale mise en place depuis 50 ans sous leur égide. Avec de tels pasteurs diocésains, le simple fidèle n’a plus aucune chance d’être compris ou simplement entendu. L’Eglise, en France, n’a plus aucune chance de se redresser.

 

Pro Liturgia

 

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