« Devant la situation de l'Église d'aujourd'hui, nous avons le sentiment que par quelque fissure la fumée de Satan est entrée dans le peuple de Dieu. Nous voyons le doute, l'incertitude, la problématique, l'inquiétude, l'insatisfaction, l'affrontement. On n'a plus confiance dans l'Église. On met sa confiance dans le premier prophète profane venu qui vient à nous parler de la tribune d'un journal ou d'un mouvement social, et on court après lui pour lui demander s'il possède la formule de la vraie vie, sans penser que nous en sommes déjà en possession, que nous en sommes les maîtres. Le doute est entré dans nos consciences, et il est entré par des fenêtres qui devraient êtres ouvertes à la lumière. La critique et le doute sont venus de la science, laquelle pourtant est faite pour nous donner des vérités qui non seulement ne nous éloignent pas de Dieu, mais nous le font chercher encore davantage et le célébrer plus intensément. Les savants sont ceux qui courbent la tête, qui s'interrogent le plus douloureusement. Ils finissent par dire : « Je ne sais pas, nous ne savons pas, nous ne pouvons pas savoir ». L'enseignement devient source de confusion et de contradictions parfois absurdes. On célèbre le progrès pour pouvoir ensuite le démolir par les révolutions les plus étranges et les plus radicales, pour renier toutes les conquêtes, pour redevenir primitifs après avoir tant exalté les progrès du monde moderne. Dans l'Église également règne cet état d'incertitude.

On croyait qu'après le Concile le soleil aurait brillé sur l'histoire de l'Église. Mais au lieu de soleil, nous avons eu les nuages, la tempête, les ténèbres, la recherche, l'incertitude. Nous prêchons l'oecuménisme, et nous nous séparons toujours davantage les uns des autres. Nous cherchons à creuser des abîmes au lieu de les colmater. Comment cela a-t-il pu se produire ? Une puissance adverse est intervenue dont le nom est le diable,  cet être mystérieux auquel Saint Pierre fait allusion dans sa lettre. Combien de fois, dans l'Évangile, le Christ ne nous parle-t-il pas de cet ennemi des hommes ! Nous croyons à l'action de Satan qui s'exerce aujourd'hui dans le monde précisément pour troubler, pour étouffer les fruits du Concile oecuménique, et pour empêcher l'Église de chanter sa joie d'avoir repris pleinement conscience d'elle-même. Et c'est pourquoi nous voudrions, aujourd'hui plus que jamais, être capables d'exercer la fonction, confiée par Dieu à Pierre, de confirmer nos frères dans la foi. Nous voudrions vous communiquer ce charisme de la certitude que le Seigneur donne à celui qui le représente sur cette terre, quelle que soit son indignité. La foi nous donne la certitude, l'assurance, lorsqu'elle se fonde sur la Parole de Dieu, acceptée et reconnue comme conforme à notre raison et à notre âme humaine. Celui qui croit avec simplicité, avec humilité, sent qu'il est sur la bonne voie, qu'il a un témoignage intérieur qui le réconforte dans la difficile conquête de la Vérité.

Le Seigneur est lui-même lumière et Vérité pour celui qui accepte sa Parole. Et alors sa Parole n'est plus un obstacle sur le chemin de la Vérité et de l'être, mais une échelle par laquelle nous pouvons monter à la conquête du Seigneur qui se montre à nous par la foi, laquelle est anticipation et garantie de la vision définitive. Nous savons que, dans l'humanité d'aujourd'hui, il existe un très grand nombre d'âmes humbles, simples, pures, droites, fortes, qui suivent l'invitation de Saint Pierre à être « forts dans la foi ». Nous voudrions que cette force de la foi, cette assurance, cette paix, triomphent de tous les obstacles. Nous invitons tous les fidèles à un acte de foi simple et sincère, à un effort psychologique pour arriver à prononcer au plus intime d'eux-mêmes cet acte conscient d'adhésion : « Seigneur, je crois dans ta parole, je crois dans ta révélation, je crois en celui que tu m'as donné comme témoin et garant de la révélation, pour éprouver avec la force de la foi l'anticipation de la béatitude de la vie qui nous est promise avec la foi. »
 
Sa Sainteté le pape Paul VI, Homélie 29 juin 1972

Hymne pour le Temps de Noël (trouvée dans le très important recueil finlandais-suèdois "Piae Cantiones" publié en 1582).

Ce recueil contient une collection des cantiques et d'hymnes liturgiques de la fin du Moyen-Âge (15ème siècle).

 

 

 

verbum caro factum estR. Verbum caro factum est de virgine,
verbum caro factum est de virgine Maria.


1. In hoc anni circulo
vita datur seculo
nato nobis paruulo de virgine
nato nobis paruulo de virgine Maria.


2. O beata femina,
cuius ventris gloria
Mundi lauat crimina :
de virgine Maria.


3. Stella solem protulit,
sol salutem contulit,
carnem veram abstulit
de virgine Maria.


4. Fons de suo riuulo
nascitur pro populo,
quem tulit de vinculo
de virgine Maria.


5. Laus, honor, virtus Domino
Deo Patri et Filio,
sancto simul Parcleto :
de virgine Maria.

Concórdi lætítia,
Propúlsa mæstítia,
Maríæ præcónia
Récolat Ecclésia:
Virgo María. 

Quæ felíci gaúdio,
Resurgénte Dómino,
Floruit ut lílium:
Vivum cernens Fílium:
Virgo María. 

Quam concéntu párili
Chori láudant cóelici,
Et nos cum cæléstibus,
Novum melos pángimus;
Virgo María. 

O Regína Vírginum,
Votis fave súpplicum,
Et post mortis stádium,
Vitae cónfer práemium:
Virgo María. 

Glóriosa Trínitas,
Indivísa Unitas,
Ob Maríæ meríta,
Nos salva per saecula:
Virgo María. Amen.

 

 

O Maria sine labe concepta, ora pro nobis, qui confugimus ad te; O Refugium peccatorum, Mater agonizantium, noli nos derelinquere in hora exitus nostri, sed impetra nobis dolorem perfectum, sinceram contritionem, remissionem peccatorum nostrorum, sanctissimi Viatici dignam receptionem, Extremae Unctionis Sacramenti corroborationem, ut magis securi praesentari valeamus ante thronum iusti sed et misericordis Iudicis, Dei et Redemptoris nostri. Amen.

R. Daigne recevoir ma louange, 
Ô Vierge bénie, Immaculée Conception,
Reine du ciel et de la terre,
Refuge des pécheurs et mère très aimante,
A qui Dieu voulut confier tout l'ordre de la miséricorde.
Me voici à tes pieds pauvre pécheur.

 

1. Je t'en supplie, accepte mon être tout entier,
Agis en moi selon ta volonté en mon âme et mon corps,
En ma vie et ma mort et mon éternité.
Dispose avant tout de moi comme tu le désires
Pour que se réalise enfin ce qui est dit de toi :
La femme écrasera la tête du serpent.

2. Qu'en tes mains toutes pures, si riches de miséricorde,
Je devienne un instrument de ton amour,
Capable de ranimer et d'épanouir tant d'âmes tièdes ou égarées,
Ainsi s'étendra sans fin le règne du coeur divin de Jésus,
D'où la grâce jaillit sur nous tous en passant par tes mains maternelles.

 

 

© Communauté des Béatitudes (1994)

1.  Viens Saint Esprit, viens par ton vent, 

Remplir le temple que je suis Oh, 

Viens Saint Esprit, souffle puissant, 

Brise d'amour courant de vie, 

 

Souffle sur moi (x2), souffle 

Souffle sur moi, souffle vent de Dieu. 

 

 

2.  Viens Saint Esprit, viens par ta pluie, 

Mouiller la terre que je suis Oh, 

Viens Saint Esprit, flot impétueux, 

Source d'amour, fleuve de vie, 

 

Coule sur moi (x2), coule, 

Coule sur moi, coule pluie de Dieu. 

 

 

3. Viens Saint Esprit, viens par ton feu, 

Brûler l'offrande que je suis Oh, 

Viens Saint Esprit, feu dévorant, 

Brasier d'amour, flamme de vie, 

 

Embrase-moi (x2), brûle, 

Embrase-moi, brûle feu de Dieu.  

 


© Communauté des Béatitudes




 

Texte intégral de l’homélie que le pape Benoît XVI a prononcée jeudi 29 juin, en la solennité des saints Pierre et Paul, au cours de la célébration qu’il a présidée dans la basilique Saint-Pierre…

 
 
 
« Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise » (Mt 16, 18). Que dit précisément le Seigneur à Pierre à travers ces paroles ? Quelle promesse lui fait-il à travers ces paroles et quelle tâche lui confie-t-il ? Et que nous dit-il à nous - à l'Evêque de Rome qui siège sur la Chaire de Pierre, et à l'Eglise d'aujourd'hui ? Si nous voulons comprendre la signification des paroles de Jésus, il est utile de se rappeler que les Evangiles nous rapportent trois situations différentes dans lesquelles le Seigneur, chaque fois de façon particulière, transmet à Pierre la tâche qui sera la sienne. Il s'agit toujours de la même tâche, mais de la diversité des situations et des images utilisées, nous percevons plus clairement ce qui intéressait et intéresse le Seigneur dans cette tâche. Dans l'Evangile de saint Matthieu que nous venons d'écouter, Pierre exprime sa confession à Jésus, le reconnaissant comme Messie et Fils de Dieu. Sur cette base lui est conférée sa tâche particulière à travers trois images: celle du roc qui devient pierre de fondation ou pierre angulaire, celle des clés et celle de lier et de délier. Je n'entends pas interpréter ici, une fois de plus, ces trois images que l'Eglise a sans cesse réexpliquées au cours des siècles ; je voudrais plutôt attirer l'attention sur le cadre géographique et sur le contexte chronologique de ces paroles. La promesse a lieu dans les environs des sources du Jourdain, à la frontière de la terre juive, à la limite du monde païen. Le moment de la promesse marque un tournant décisif sur le chemin de Jésus : à présent, le Seigneur s’achemine vers Jérusalem et, pour la première fois, il dit aux disciples que ce chemin vers la Ville Sainte est le Chemin vers la Croix : « A dater de ce jour, Jésus commença de montrer à ses disciples qu'il lui fallait s'en aller à Jérusalem, y souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué et, le troisième jour, ressusciter » (Mt 16, 21). Les deux choses vont de pair et déterminent le lieu intérieur du Primat, et même de l'Eglise en général: le Seigneur est continuellement en chemin vers la Croix, vers l’abaissement du serviteur de Dieu souffrant et tué, mais il est en même temps toujours également en chemin vers la vaste étendue du monde, dans laquelle Il nous précède comme Ressuscité, afin que resplendissent dans le monde la lumière de sa parole et la présence de son amour; il est en chemin afin qu'à travers Lui, le Christ crucifié et ressuscité, Dieu lui-même, arrive dans le monde. En ce sens, Pierre, dans sa Première Lettre, se qualifie de « témoin des souffrances du Christ et [devant] participer à la gloire qui va être révélée » (5, 1). Pour l'Eglise, le Vendredi Saint et la Pâque existent toujours ensemble; celle-ci représente toujours autant le grain de sénevé que l'arbre dans les branches duquel les oiseaux du ciel font leur nid. L'Eglise - et en elle le Christ - souffre encore aujourd'hui. En elle, le Christ est encore bafoué et frappé; on cherche encore à le chasser du monde. Et la petite barque de Pierre est encore sans cesse secouée par le vent des idéologies, dont les eaux pénètrent dans la barque et semblent la condamner à couler. Et pourtant, précisément dans l'Eglise souffrante, le Christ est victorieux. En dépit de tout, la foi en Lui reprend toujours ses forces. Aujourd'hui encore, le Seigneur commande aux eaux et se révèle Maître des éléments. Il demeure dans sa barque, le navire de l'Eglise. Ainsi, dans le ministère de Pierre également, se révèle, d'une part, la faiblesse propre à l'homme, mais également la force de Dieu: c'est précisément dans la faiblesse des hommes que le Seigneur manifeste sa force; il démontre que c'est Lui-même qui construit son Eglise, à travers les hommes faibles.
 
Tournons-nous à présent vers l'Evangile de saint Luc, qui nous raconte comment le Seigneur, au cours de la Dernière Cène, confère à nouveau une tâche spéciale à Pierre (cf. Lc 22, 31-33). Cette fois, les paroles de Jésus adressées à Simon se trouvent immédiatement après l'institution de la Très Sainte Eucharistie. Le Seigneur vient de se donner aux siens, sous les espèces du pain et du vin. Nous pouvons voir dans l'institution de l'Eucharistie le véritable acte fondateur de l'Eglise. A travers l'Eucharistie, le Seigneur donne aux siens non seulement lui-même, mais également la réalité d'une nouvelle communion entre eux qui se prolonge dans le temps « jusqu'à ce qu'il vienne » (cf. 1 Co 11, 26). A travers l'Eucharistie, les disciples deviennent sa maison vivante qui, tout au long de l'histoire, grandit comme le temple nouveau et vivant de Dieu dans ce monde. Et ainsi, Jésus, immédiatement après l'institution du Sacrement, parle de ce que signifient le « ministère » et être disciples, dans la nouvelle communauté: il dit qu'il s'agit d'un engagement de service, tout comme Lui-même se trouve au milieu d'eux comme Celui qui sert. Il s'adresse alors à Pierre. Il dit que Satan a demandé de pouvoir cribler les disciples comme le blé. Cela évoque le passage du Livre de Job, dans lequel Satan demande à Dieu la faculté de frapper Job. Le diable - le calomnieur de Dieu et des hommes - veut par cela prouver qu'il n'existe pas de véritable religiosité, mais que dans l'homme, tout vise toujours et seulement à l'utilité. Dans le cas de Job, Dieu accorde à Satan la liberté requise précisément pour pouvoir défendre par cela sa créature, l'homme, et lui-même. Et c'est ce qui se produit également avec les disciples de Jésus. Dieu donne une certaine liberté à Satan en tout temps. Il nous semble souvent que Dieu laisse trop de liberté à Satan; qu'il lui accorde la faculté de nous secouer de façon trop dure, et que cela dépasse nos forces et nous opprime trop. Nous crierons sans cesse vers Dieu: hélas, vois la misère de tes disciples, de grâce, protège-nous ! En effet, Jésus poursuit : « Mais moi, j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas » (Lc 22, 32). La prière de Jésus est la limite placée au pouvoir du malin. La prière de Jésus est la protection de l'Eglise. Nous pouvons nous réfugier sous cette protection, nous y agripper et placer notre certitude en elle. Mais, comme nous le dit l'Evangile : Jésus prie de façon particulière pour Pierre: « ...afin que ta foi ne défaille pas ». Cette prière de Jésus est à la fois une promesse et un devoir. La prière de Jésus protège la foi de Pierre; cette foi qu'il a confessée à Césarée de Philippe: « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Mt 16, 16). Voilà, ne laisse jamais cette foi devenir muette, affermis-la sans cesse, précisément et même face à la croix et à toutes les contradictions du monde : telle est la tâche de Pierre. C'est précisément pour cela que le Seigneur ne prie pas seulement pour la foi personnelle de Pierre, mais pour sa foi comme service aux autres. C'est précisément cela qu'Il veut dire à travers les paroles : « Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères » (Lc 22, 32). « Toi donc, quand tu seras revenu ». Cette parole est à la foi une prophétie et une promesse. Elle prophétise la faiblesse de Simon qui, devant une servante et un serviteur, niera connaître Jésus. A travers cette chute, Pierre - et avec lui chacun de ses successeurs - doit apprendre que sa propre force ne suffit pas à elle seule à édifier et à guider l'Eglise du Seigneur. Personne n'y réussit seul. Pour autant que Pierre semble capable et bon - dès le premier instant de l'épreuve, il échoue. « Toi donc, quand tu seras revenu ». Le Seigneur, qui prédit sa chute, lui promet également la conversion : « Le Seigneur, se retournant, fixa son regard sur Pierre... » (Lc 22, 61). Le regard de Jésus réalise la transformation et devient le salut de Pierre : Lui, « sortant dehors [...] pleura amèrement » (22, 62). Nous voulons implorer sans cesse à nouveau ce regard sauveur de Jésus : pour tous ceux qui, dans l'Eglise, ont une responsabilité; pour tous ceux qui souffrent des confusions de notre temps; pour les grands et les petits : Seigneur, regarde-nous sans cesse et relève-nous de toutes nos chutes et prends-nous entre tes mains bienveillantes. Le Seigneur confie à Pierre la tâche à l'égard de ses frères à travers la promesse de sa prière. La tâche de Pierre est ancrée à la prière de Jésus. C'est ce qui lui donne la certitude de pouvoir persévérer à travers toutes les misères humaines. Et le Seigneur lui confie cette tâche dans le cadre de la Cène, en relation avec le don de la Très Sainte Eucharistie. L'Eglise, fondée sur l'institution de l'Eucharistie, au plus profond d'elle-même, est une communauté eucharistique et ainsi, une communion dans le Corps du Seigneur. Le devoir de Pierre est de présider à cette communion universelle; de la maintenir présente dans le monde comme unité également visible, incarnée. Avec toute l'Eglise de Rome, il doit - comme le dit saint Ignace d'Antioche - présider à la charité: présider à la communauté de cet amour qui provient du Christ et dépasse sans cesse les limites du privé pour apporter l'amour du Christ jusqu'aux extrémités de la terre. La troisième référence au Primat se trouve dans l'Evangile de saint Jean (21, 15-19). Le Seigneur est ressuscité, et, en tant que Ressuscité, confie à Pierre son troupeau. Ici également la Croix et la Résurrection s’interpénètrent. Jésus prédit à Pierre que son chemin conduira à la Croix. Dans cette basilique, érigée sur la tombe de Pierre - une tombe de pauvres - nous voyons que le Seigneur, précisément ainsi, à travers la Croix, vainc toujours. Son pouvoir n'est pas un pouvoir selon les modalités de ce monde. C'est le pouvoir du bien - de la Vérité et de l'amour, qui est plus fort que la mort. Oui, sa promesse est vraie: les pouvoirs de la mort, les portes de l'enfer ne l’emporteront pas sur l'Eglise qu'il a édifiée sur Pierre (cf. Mt 16, 18) et que, précisément de cette façon, Il continue d'édifier personnellement. 
 
En cette solennité des Saints Apôtres Pierre et Paul, je m'adresse à vous de façon particulière, chers Archevêques métropolitains, venus de nombreux pays du monde pour recevoir le Pallium des mains du Successeur de Pierre. Je vous salue cordialement ainsi que tous ceux qui vous ont accompagnés. Je salue en outre avec une joie particulière la délégation du Patriarcat œcuménique, présidée par Son Eminence Johannis Zizioulias, Métropolite de Pergame, Président de la Commission mixte internationale pour le Dialogue théologique entre catholiques et orthodoxes. Je suis reconnaissant au Patriarche Bartholomaios Ier et au Saint-Synode pour ce signe de fraternité, qui manifeste le désir et l'engagement de progresser plus rapidement sur le chemin de la pleine unité que le Christ a invoquée pour tous ses disciples. Nous sentons que nous partageons l'ardent désir exprimé un jour par le Patriarche Athénagoras et par le Pape Paul VI: de boire ensemble à la même Coupe et de manger ensemble le pain qui est le Seigneur lui-même. En cette occasion nous implorons à nouveau, que ce don nous soit bientôt accordé. Et nous rendons grâce au Seigneur de nous trouver unis dans la confession que Pierre, à Césarée de Philippe, fit pour tous les disciples: « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Nous voulons apporter ensemble cette confession dans le monde d'aujourd'hui. Que le Seigneur nous aide à être, précisément en cette heure de notre histoire, de véritables témoins de ses souffrances et qu'il nous fasse participer à la gloire qui doit se manifester (1 P 5, 1). Amen !
 
© Copyright du texte original en italien : Libreria editrice vaticana
« (...) Ici, je ferai une digression à cause d’une de vos questions sur les principes que l’Église enseigne dans le domaine de la morale sexuelle (c’est la dix-septième). Vous exprimez votre préoccupation en voyant qu’ils sont difficiles, et que les jeunes pourraient, précisément pour cette raison, se détourner de l’Église. Je vous répondrai comme suit : si vous pensez à cette question de manière plus profonde, et si vous allez jusqu’au fond du problème, je vous assure que vous vous rendrez compte d’une seule chose : dans ce domaine, l’Église pose seulement les exigences qui sont étroitement liées à l’amour matrimonial et conjugal vrai, c’est-à-dire responsable (+++) (+++). Elle exige ce que requiert la dignité de la personne et l’ordre social communautaire fondamental. Je ne nie pas que ce ne soient des exigences. Mais c’est justement en cela que se trouve le point essentiel du problème : à savoir que l’homme se réalise lui-même seulement dans la mesure où il sait s’imposer des exigences à lui-même. Dans le cas contraire, il s’en va "tout triste", comme nous venons de le lire dans l’Évangile (cf : Matthieu 19, 16). La permissivité morale ne rend pas les hommes heureux. La société de consommation ne rend pas les hommes heureux. Elles ne l’ont jamais fait (...) ».
 
 
 

 

 

Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II, le 1er juin 1980, 
il y a tout juste 30 ans ! Message prophétique !


 

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