• TEXTES LITURGIQUES (SS. PROTOMARTYRUM SANCTÆ ROMANÆ ECCLESIÆ)

 

- Romains 8, 31-39 : Chant de victoire sur les persécutions

- Psaume 46, 2 : Dieu est notre refuge et notre force

- Matthieu 24, 4-13 : Le commencement des douleurs

 

 

 

 

 

 

J’étais en Allemagne il y a quelques mois pour une enquête sur l’immigration, accueilli par l’archevêque de Cologne, le cardinal Joachim Meisner. Le Dimanche, à la Messe, j’avais avec moi un enregistreur et j’ai enregistré ses paroles sur la bande, que pour de nombreuses raisons je reproduis intégralement. Peu de jours avant Noël, la liturgie nous invite à regarder Celle qui l’a porté en son sein : Marie la Très Sainte, comblée de l’Amour de Dieu dans l’Esprit Saint, n’a pas gardé ce trésor pour elle mais elle est tout de suite sortie, elle est allée aider sa cousine parce, comme le dit le cardinal Meisner, « celui qui est touché par l’Amour de Dieu ne peut rester assis chez lui, dans le couloir de sa maison, mais se met en chemin ». Des réflexions de grande intelligence qui ne manquent pas pour le débat en cours, concernant certains de nos prêtres qui ne portent pas le clergyman, concernant l’avortement et plus généralement le respect de la vie. Des paroles qui comblent le cœur de l’Amour vers Dieu. La Vérité nous change et il ne faut pas en avoir peur…

 

 

 

kardinal joachim meisner-1« La première fille de l’Amour Divin est Marie. Et elle nous montre comment l’on devient fille ou fils de l’Amour Divin. Dans la maison de Nazareth, le cœur de la Mère de Dieu s’ouvre et l’Amour de Dieu dans l’Esprit-Saint, se reverse dans son cœur. Celui qui est touché par l’Amour de Dieu ne peut rester assis chez lui, dans le couloir de sa maison, mais se met en chemin. Marie part de sa maison à Nazareth vers la région montagneuse de Galilée. L’Amour, l’Amour divin, nous rend libres, nous les hommes, nous mène au dehors, vers les autres hommes. Marie était poussée par l’Amour de Dieu. Saint Paul dit que l’Amour du Christ nous pousse, et c’est pour cela aussi que les hommes qui sont poussés par l’Amour de Dieu ne choisissent pas le plus facile, restant assis dans un fauteuil et se tournant les pouces, mais ils partent, se mettent en chemin, parce que l’Amour veut devenir visible, veut devenir efficace. Il y a quelques semaines, je suis allé dans une communauté de religieuses à Prague et l’une d’entre elles m’a raconté une histoire qui lui était arrivée. Elle se trouvait en ville, sur la place de Wenzel, dans une des rues principales, habillée de son habit religieux et à côté d’elle un franciscain marchait, vêtu d’habits civils. Un jeune s’approcha de la sœur et lui dit : « Ma sœur, s’il vous plaît, bénissez moi ! ». La sœur le bénit et quand elle reprit son chemin, elle dit au prêtre : « Père, tes mains ont été consacrées, oints de l’huile lors de l’ordination sacerdotale, pour bénir. Puisqu’on ne te reconnaît plus comme prêtre, les hommes doivent demander la bénédiction d’une religieuse qui, grâce à Dieu, est encore visible ». Je suis toujours heureux quand je vois une de nos sœurs, une de celles qui ne peuvent pas ne pas être vues, parce qu’elles rendent visibles l’Amour du Christ, l’Amour de Dieu !  Les hommes voient une sœur et sont ainsi appelés à se rappeler de Dieu. Normalement, chacun s’adresse à une sœur, à une religieuse, en l’appelant ‘Ma sœur’. Je n’appelle pas ‘ma sœur’ n’importe quelle femme que je rencontre dans la rue, mais à une religieuse, tout le monde dit ‘ma sœur’. Cela signifie que les hommes sentent le mystère de la vocation. Une fille de l’Amour Divin est sœur de tous les hommes, elle est ma sœur, et j’ai le droit qu’elle m’aide, et avec elle j’ai confiance. Je suis en de bonnes mains. Notre Eglise serait pauvre s’il n’y avait plus de vocations de femmes auxquelles tous d’adressent comme à des ‘sœurs’ parce qu’elles sont devenues filles de l’Amour Divin. Marie a été la première. Quand l’Esprit de Dieu prend possession de Marie, elle va chez sa cousine Elisabeth pour l’assister dans ces moments difficiles. Les hommes marqués par l’Amour de Dieu ne restent pas seuls, ils s’assistent mutuellement, et quand on sait que l’autre se trouve dans le besoin, on va lui rendre visite pour qu’il ne soit pas seul. C’est pourquoi Marie va chez Elisabeth, lui offre son aide. Marie n’y va pas seule, elle se rend à la naissance de Jean comme un ostensoir : elle porte Jésus sous son cœur.

 

Si aujourd’hui une mère porte un enfant sous son cœur et reçoit la visite d’une amie, beaucoup d’enfants devraient peut-être trembler de peur, parce que l’amie pourrait dire à la mère : « Ne laisse pas ta carrière se briser. Jette cet envahisseur de la porte de la vie et tu seras de nouveau libre, et tu pourras gagner ton argent ». Malheureusement de nos jours, beaucoup de femmes écoutent ce ‘’conseil’’. Mais là où vit l’esprit de Dieu, les enfants ne sont pas avortés et les hommes devenus vieux ne sont pas exclus. Là, la vie est encore un motif de joie, parce que l’Esprit Saint donne la vie et là où souffle l’Esprit de Dieu, nous avons toujours une raison de faire la fête. Notre Eglise, l’Evangile, ont gravé dans notre société le respect pour la vie qui n’est pas encore née et pour la vie devenue vieille. Là où il est question de la vie, il est toujours question d’amour, et là où il est question d’amour, il est toujours question de Dieu. Quand Marie, avec Jésus sous son cœur, entre dans la maison d’Elisabeth, Elisabeth chante la première antiphonie mariale que connaît l’Eglise : « Bienheureuse es tu Marie, parce que tu as cru ». Et quand Marie entend ces paroles, elle aussi se met immédiatement à chanter le chant le plus beau qui existe dans notre Eglise : le Magnificat. Là où l’Amour de Dieu brille, on ne peut rester muet, et le cœur et la bouche s’ouvrent pour louer Dieu ». (De Cologne, Luca de Mata)

 

Conférence au Séminaire de la Castille

 

Emission "Matière à penser" du 21/03/2012 (Radio N-D)

Le 29 juin, la Liturgie de l'Église nous invite à honorer à la fois Saint Pierre et Saint Paul. Ils sont les deux princes et piliers de l'Unique Église du Christ et jamais la Tradition ne les a fêtés l'un sans l'autre. Saint Pierre était galiléen et pécheur, installé à Capharnaüm au bord du lac de Tibériade. Saint Paul était un juif de la Diaspora, de Tarse en Asie Mineure. Tous deux verront leur vie bouleversée par la rencontre personnelle avec le Christ et du jour au lendemain, ils quitteront tout pour Le suivre. Deux mille ans après, le Christ appelle encore des "pierres vivantes" pour édifier Son Église. Évêques, prêtres, religieux, religieuses et laïcs doivent à leur tour annoncer la Bonne Nouvelle kérygmatique à la terre entière... USQUE AD EFFUSIONEM SANGUINIS ! Introït de la Messe : « Nunc scio vere, quia misit Dóminus Angelum suum : et erípuit me de manu Heródis et de omni exspectatióne plebis Iudæórum. Ps. Dómine, probásti me et cognovísti me : tu cognovísti sessiónem meam et resurrectiónem meam. Glória Patri… Nunc scio vere… » (« Maintenant, je reconnais d’une manière certaine que le Seigneur a envoyé son ange : qu’il m’a arraché de la main d’Hérode et à toute l’attente du peuple juif. Ps. Seigneur, vous m’avez sondé, et vous me connaissez : vous savez quand je m’assieds, et quand je me lève. Gloire au Père… Maintenant, je reconnais… ») Confiteor + Kyriale IV (cunctipotens genitor Deus) + Credo II

 

 

 

 

« Tu es Petrus, et super hanc petram ædificabo

Ecclesiam meam ; et portæ inferi non

prævalebunt adversum eam »

 

 

 

 

 

 

Sermon de St Augustin : Avec la grâce de Dieu, nous célébrons aujourd'hui le martyre de saint Pierre et de saint Paul; le monde entier solennise aujourd'hui leur mémoire, les unissant dans les mêmes cantiques, comme ils ont été unis par une même foi et couronnés par un même triomphe. C'est la fête de Paul, et, tous le proclament; c'est aussi la fête de Pierre. Comment garder le silence sur Pierre, quand on se rappelle avec quelle fermeté il a refoulé la rage de Simon le Magicien, lui a enseigné la saine doctrine et a confondu son orgueil ? Par leur trépas glorieux, ces deux Apôtres ont prouvé combien la mort des saints est précieuse devant Dieu. Paul est un vase d'élection, Pierre tient les clefs de la maison du Seigneur ; l'un était pêcheur, l'autre a été persécuteur. Paul a été frappé d'aveuglement, afin de mieux voir ; Pierre a renié, afin de croire. Paul, embrassant la foi de Jésus-Christ après la résurrection de l'Eglise, s'est montré le disciple d'autant plus glorieux de la vérité, qu'il avait été plus obstiné dans son erreur. Pierre pêcheur n'a pas déposé ses filets, mais les a changés, parce qu'honoré le premier du sacerdoce, il préféra désormais les sources à la mer, et chercha les poissons, non pas pour les détruire, mais pour les purifier.

 

Tous deux furent heureux dans l'administration de la doctrine, mais la mort les confirma dans un bonheur plus grand encore. Sur la terre, la gloire n'est qu'en désir; au ciel, elle a toute sa réalité. Sur la terre, les tribulations se succèdent, la mort met les saints en possession de la véritable grandeur. La voix de ces Apôtres se fait entendre jusqu'aux confins de la terre. Partout s'élève en leur faveur un concert de louanges ; partout la voix des fidèles redit la magnificence de leur triomphe. Comment appeler morts des hommes dont la foi est un principe de vie et de résurrection pour le monde entier ? Pour arriver au glorieux séjour de l'éternelle lumière, que personne n'hésite à se confier en toute assurance à la direction de ces illustres docteurs; à leur suite, la conquête du ciel n'est plus impossible. Paul est là pour seconder nos efforts, et Pierre pour ouvrir les portes de l'éternel séjour.

 

Du reste, il ne peut que nous être utile de rappeler le glorieux martyre de ces Apôtres. Paul fut décapité, Pierre fut crucifié la tête en bas. Ce genre de mort est plein de mystère. Il convenait que Paul eût la tête tranchée, parce qu'il est pour les Gentils le chef ou la tête de la foi. Pierre avait reconnu que Jésus-Christ est la tête de l'homme, et comme Jésus-Christ était alors assis dans sa gloire, Pierre lui présenta d'abord sa tête, que les pieds devaient suivre, afin que dans ce nouveau genre de martyre, pendant que les pieds et les mains étaient enchaînés, la tête pût prier et prendre le chemin du ciel. Je ne suis pas digne, disait Pierre, d'être crucifié comme mon Seigneur. Par ce langage il ne refusait pas le martyre, mais il craignait de s'approprier le genre de mort du Sauveur, et ne se trouvait digne que de honte et de châtiment. Bienheureux Pierre, quand nous vous voyons suspendu à la croix, combien vous l'emportez à nos yeux sur le Magicien aspirant à prendre son vol dans les airs ! Il ne s'élève que pour tomber plus profondément, tandis que vous n'inclinez votre tête vers la terre que pour posséder le ciel après votre mort, par la grâce de Jésus-Christ qui vit et règne dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

 

Sermon 58 de Saint Augustin, sur le martyre de Saint Pierre et Saint Paul

 

 

 


 

 

 

• TEXTES LITURGIQUES (SS. PETRI ET PAULI, APOSTOLORUM - AD MISSAM IN DIE)

 

- Actes 12, 1-11 : Emprisonnement de Saint Pierre

- Psaume 34, 2 : Je veux bénir le Seigneur en tout temps

- 2 Timothée 4, 6-18 : J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé ma course

- Matthieu 16, 13-19 : Profession de Foi et Primauté de Saint Pierre 

 

 

 

Introït de la Messe : "Nunc scio vere"

 

  

Alléluia de la Messe : "Tu es Petrus" (1)

 

  

Alléluia de la Messe : "Tu es Petrus" (2)

 

  

   

 

 

 

Liens (Pères de l'Église) : Sermons de Saint Bernard de Clairvaux pour la Solennité des Saints Apôtres Pierre et Paul (1) + (2) + (3) + Sermons de Saint Augustin pour la Solennité des Saints Apôtres Pierre et Paul (1) + (2) + (3) + (4) + (5) + (8ème) + (9ème) + (10ème) + Sur le martyre des Saints Apôtres Pierre et Paul + « L'opinion de la terre ne t'a pas égaré », par Saint Léon le Grand + « Seigneur, Tu sais tout : Tu sais bien que je T'aime ! », par Saint Augustin + L'Église connait deux vies (Saint Augustin)



Liens (divers) : Homélies de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI (2005) + (2006) + (2007) + (2008) + (2009) + (2010) + (2011) + (2012) + CATEGORIE : L'Église, Épouse du Christ + « Marie, soutien de notre foi », par Mgr Luciano Alimandi + CATEGORIE : Marie, Mère de l’Église + Litanies de Saint Pierre + Litanies de Saint Paul + Textes de la liturgie romaine (1568 - 1962 - 1970) + J'ai combattu le bon combat (30 juin - Bréviaire 1955 - Saint Paul) + Le 29 juin, l'Église nous accorde une indulgence plénière + Tu es Petrus + Le Père Cantalamessa invite les catholiques à se réconcilier avec leur Église (2008) + C’est Pierre qu’il faut écouter ! + L’opposition au Magistère Pétrinien empêche l’unité des chrétiens + Le service de la Primauté pour l’unité de l’Église + Le monde souille l'Église + Le pouvoir d'enseigner la Vérité, le Christ l'a donnée seulement à son Église + L'Église vit dans les personnes + Église du Christ, Église catholique..., par Mgr Fernando Ocariz + Hymne pour la Solennité des Saints Pierre et Paul + Messe et Commentaires Liturgiques (forme extraordinaire) + Messe de la Vigile (forme ordinaire) + Propre de la Messe (forme ordinaire)

1. Quand Jésus mourait au Calvaire,
calvaire.jpgRejeté par toute la terre,
Debout la Vierge, sa Mère
Souffrait auprès de Lui.
Debout la Vierge, sa Mère
Souffrait auprès de Lui.

 

2. Qui pourrait savoir la mesure
Des douleurs que votre âme endure,
Ô Mère, alors qu'on torture
L'Enfant qui vous est pris ?
Ô Mère, alors qu'on torture
L'Enfant qui vous est pris ?

 

3. Se peut-il que tant de souffrance
Ne nous laisse qu'indifférence,
Tandis que par nos offenses
Nous Lui donnons la mort ?
Tandis que par nos offenses
Nous Lui donnons la mort ?

 

4. Mais nos pauvres larmes humaines
Sont bien peu devant Votre peine.
Que Votre Fils nous obtienne
D'y joindre un vrai remords !
Que Votre Fils nous obtienne
D'y joindre un vrai remords !

 

5. Pour qu'enfin l'amour nous engage
Et nous livre à Lui davantage,
Gravez en nous ce Visage
Que Vous avez chéri.
Gravez en nous ce Visage
Que Vous avez chéri.

 

6. Quand viendra notre heure dernière,
Nous aurons besoin d'une Mère
Pour nous mener, de la terre,
En Votre Paradis.
Pour nous mener, de la terre,
En Votre Paradis.

 

Enregistré à Notre-Dame de Paris
(22/03/12) - Veillée pour la vie

 

Texte : Louis Arragon / Bernard Geoffroy

Musique : air corse / Louis Liébard (Année 1946)

• TEXTES LITURGIQUES (SS. PETRI ET PAULI, APOSTOLORUM - AD MISSAM IN VIGILIA)

 

- Actes 3, 1-10 : Le boiteux de la Belle Porte

- Psaume 19, 2 : Les cieux racontent la gloire de Dieu

- Galates 1, 11-20 : Saint Paul à pour source Saint Pierre

- Jean 21, 15-19 : Simon, fils de Jean, M'aimes-tu ?

 

 

 

 

• TEXTES LITURGIQUES (S. IRENÆI, EPISCOPI ET MARTYRIS)

 

- 2 Timothée 2, 22-26 : Fuis les passions de la jeunesse

- Psaume 37, 3 : Compte sur le Seigneur et agis bien

- Jean 15, 1-8 : La Vigne véritable

pic.phpSelon les chiffres donnés ici et là, il y aura cette année, pour les diocèses de la France métropolitaine, environ 90 ordinations sacerdotales. Chiffre inquiétant qui fait dire au Cardinal Vingt-Trois, dans "Le Figaro", que le redressement attendu ne se fait pas.
Cette information sur le peu de vocations sacerdotales pousse à poser deux questions qui sont d'ailleurs liées entre elles : 
1. Pourquoi y a-t-il si peu de vocations en France ? 
2. Quelle est la solidité de la formation spirituelle, théologique, philosophique, liturgique donnée aux nouveaux prêtres ?
 Pour répondre à la première question, il faudrait s'interroger sur le nombre de jeunes auxquels on a refusé la prêtrise parce qu'ils se disaient trop attachés à suivre les enseignements du pape et se montraient trop intéressés par la liturgie. Ces jeunes-là sont bien plus nombreux qu'on ne peut l'imaginer... C'est un évêque qui nous l'a confié.
Pour répondre à la seconde question, il faudrait s'interroger sur la formation que reçoivent les candidats au sacerdoce et sur l'image que donnent du prêtre certains clercs soixante-huitards (vidéo INA) qui ont encore pignon sur rue. Il faut bien reconnaître - et déplorer - que la formation reçue dans les séminaires de France - ou ce qu'il en reste - est assez proche du niveau zéro. Selon les témoignages reçus, les futurs prêtres passent généralement 6 années à "être en recherche", à "cheminer ensemble" dans une ambiance où, ne recevant qu'un vague saupoudrage théologique, on parvient trop souvent, à l'aide d'un langage supposé jeune, à faire d'eux des "vieux garçons" avant l'heure. Certes, dans les séminaires, le climat est aujourd'hui apaisé : on n'en est plus à "se taper dessus" pour des raisons d'orientations pastorales ou liturgiques; mais il règne aujourd'hui dans les maisons de "formation" une sorte de climat consensuel flasque dans lequel toutes les options théologiques sont mises sur le même plan au nom du "respect de l'autre". Et ce climat qui se veut consensuel fait que les directeurs de séminaires ne peuvent plus rien exiger des séminaristes. Ainsi, par exemple, dans sa chambre, un séminariste au style "peace and love" a affiché un portrait de Che Guevara. Mais on ne lui dira rien parce que ce séminariste est en excellents termes avec son voisin de chambre qui, lui, a affiché une grande image de Saint Pie X. Un "pluralisme" identique atteint d'ailleurs la liturgie célébrée dans les grands séminaires : un peu de ci, un peu de ça... pour contenter - du moins l'espère-t-on - le plus grand nombre.
Finalement, dans les séminaires de France, on réalise la maxime que bien des évêques rêvent de pouvoir faire figurer sur leur blason épiscopal : "Nulla unda" (pas de vague). Mais sommes-nous certains que c'est ce contexte où plus rien n'est clairement affirmé ni exigé qui attirera des jeunes ayant un idéal ? 
Dans un livre publié en 2004, Mgr Gaidon rappelait que les prêtres qui sont aujourd'hui aux postes-clés des diocèses sont ceux qui ont eu une formation en vue du sacerdoce qui se limitait à foncer la tête la première dans les idéologies dominantes des années 1960-1970. D'après certains témoignages que nous recevons, aujourd'hui, la formation en vue de la prêtrise se limite à accepter d'entretenir des structures diocésaines et paroissiales qui tournent à vide et au sein desquelles le prêtre n'a plus qu'une chose à faire : tout accepter, se montrer consensuel s'il ne veut pas entrer en délicatesse avec son évêque.... Pas de vague !

 

Pro Liturgia

 

religieuse-evangelisation.jpg

 

« (...) Les religieux, eux, trouvent dans leur vie consacrée un moyen privilégié d’évangélisation efficace. Par leur être le plus profond ils se situent dans le dynamisme de l’Eglise, assoiffée de l’Absolu de Dieu, appelée à la sainteté. C’est de cette sainteté qu’ils témoignent. Ils incarnent l’Eglise désireuse de se livrer au radicalisme des béatitudes. Ils sont par leur vie signes de totale disponibilité pour Dieu, pour l’Eglise, pour les frères. En cela, ils ont une importance spéciale dans le cadre du témoignage qui est, Nous l’avons affirmé, primordial dans l’évangélisation. Ce témoignage silencieux de pauvreté et de dépouillement, de pureté et de transparence, d’abandon dans l’obéissance, peut devenir, en même temps qu’un appel adressé au monde et à l’Eglise elle-même, une éloquente prédication capable de toucher même les non chrétiens de bonne volonté, sensibles à certaines valeurs. Dans une telle perspective, l’on devine le rôle joué dans l’évangélisation par des religieux et religieuses consacrés à la prière, au silence, à la pénitence, au sacrifice. D’autres religieux, en très grand nombre, se donnent directement à l’annonce du Christ. Leur action missionnaire dépend évidemment de la hiérarchie et doit être coordonnée avec la pastorale que celle-ci veut mettre en oeuvre. Mais qui ne mesure la part immense qu’ils ont apportée et qu’ils continuent d’apporter à l’évangélisation ? Grâce à leur consécration religieuse, ils sont par excellence volontaires et libres pour tout quitter et aller annoncer l’Evangile jusqu’aux confins du monde. Ils sont entreprenants, et leur apostolat est marqué souvent par une originalité, un génie qui forcent l’admiration. Ils sont généreux : on les trouve souvent aux avant-postes de la mission, et ils prennent les plus grands risques pour leur santé et leur propre vie. Oui, vraiment, l’Eglise leur doit beaucoup (...) ».

 

 

EXHORTATION APOSTOLIQUE « EVANGELII NUNTIANDI » DE SA SAINTETÉ

LE PAPE PAUL  VI SUR L’ÉVANGÉLISATION DANS LE MONDE MODERNE

À L'ÉPISCOPAT, AU CLERGÉ ET AUX FIDÈLES DE TOUTE L'ÉGLISE

• TEXTES LITURGIQUES (S. CYRILLI ALEXANDRINI, EPISCOPI ET ECCLESIÆ DOCTORIS)

 

- Romains 8, 26-30 : L'Esprit Lui-même prie pour nous

- Psaume 89, 2 : Je veux chanter à jamais les bontés du Seigneur

- Jean 10, 27-30 : Mes brebis entendent Ma Voix

 

*** Mémoire obligatoire pour la Grèce ;

Mémoire facultative pour l'Eglise universelle

jesuspretre« (...) Il existe trois mots, empruntés à une prière traditionnelle, qui résument bien l'attitude que devrait avoir tout célébrant : "digne", "attentive", "dévote", tant il est vrai que le célébrant est lui-même un signe. En tant que personne consacrée et instrument de l'action du Christ glorieux, qui est l'acteur principal des actions sacramentelles, le ministre ordonné, de même aussi que le fidèle laïc député selon les normes du droit, doit laisser transparaître le mystère qui est célébré, de telle manière que la communauté puisse être en mesure de percevoir que le ministre en question n'est ni un acteur de théâtre, ni un fonctionnaire, mais qu'il est un croyant saisi par la présence ineffable de Celui qui ne peut être vu avec les yeux de la chair, mais qui est plus réel que tout ce qui appartient à l'univers de l'expérience sensorielle. Une célébration liturgique "digne" doit tout d'abord être empreinte de la beauté du lieu où elle se déroule, et des objets du culte, qui sont employés, même s'il s'agit d'une beauté simple et essentielle. Elle comporte aussi la propreté des vêtements liturgiques et la qualité des vases sacrés. En revanche, si une telle célébration revêt un aspect théâtral, elle ne peut pas être considérée comme vraiment "digne"; en effet, bien loin d'être un spectacle, une célébration liturgique a une dimension avant tout religieuse et spirituelle. Enfin, cette notion de dignité inclut la nécessité d'accompagner les célébrations par des mouvements appropriés à la liturgie, c'est-à-dire qui soient accomplis sans empressement, avec une certaine lenteur et élégance, mais sans affectation.
Ensuite, une célébration liturgique doit être "attentive", ce qui exige un effort particulier de la part du célébrant afin que, dans la mesure du possible, il évite les distractions, surtout celles qui sont volontaires. Cet adjectif "attentive" permet d'insister sur la volonté de concentrer son esprit, ce qui exige une discipline des sens afin d'éviter de se laisser entraîner par ces multiples objets qui attirent le regard et troublent l'attention. La musique ne constitue évidemment pas en soi un obstacle à cette attention, car elle fait partie intégrante de la participation de la chorale et des fidèles; pourtant, on peut déplorer le fait que des pièces musicales, qui accompagnent certaines célébrations liturgiques, ne favorisent pas l'attention du célébrant et des participants. En effet, il existe des genres musicaux, trop marqués par un style théâtral, qui mettent en évidence d'une manière excessive les qualités artistiques des interprètes, ce qui a pour effet de provoquer de regrettables distractions chez ceux qui participent à la célébration liturgique. Il est donc tout à fait regrettable que, dans certains cas, la célébration de la Très Sainte Eucharistie soit perçue en quelque sorte comme un élément secondaire par rapport à l'exécution d'un morceau de musique célèbre, qui met en relief la qualité du compositeur et la virtuosité des interprètes. Il est certain que des pratiques de ce genre ne contribuent pas à renforcer le sens religieux et le recueillement, et il convient de noter, à ce propos, que, au contraire, l'emploi du chant grégorien et de la polyphonie de grande qualité, qui sont au service de la liturgie, ne comportent pas ce genre de conséquences particulièrement néfastes. L' "attention" demande encore le silence, c'est-à-dire bien sûr et avant tout le "silence intérieur", ou, si l'on veut, un coeur apaisé et calme, ce qui implique bien évidemment le silence extérieur. Les bavardages et les commentaires des concélébrants entre eux, ou avec les autres ministres qui sont assis non loin d'eux, sont le signe d'un esprit indiscipliné, et ils constituent un mauvais exemple pour les fidèles. Au contraire, l'attention requise durant une célébration liturgique exige, comme condition préalable, une préparation soignée de cette célébration, afin qu'elle se déroule d'une manière ordonnée, sans donner l'impression que ses divers éléments sont laissés à l'improvisation.
Enfin, la célébration doit être "dévote", ce qui signifie une attitude empreinte de respect, d'amour de Dieu, de sens religieux, et d'attention à l'égard de ce qui est "l'unique nécessaire" (Lc 10, 42). Dans la langue française, l'adjectif "dévot" peut être illustré par le mot : "pieux". Il est possible de définir ce terme de "dévot" de la manière suivante : "une personne dévote est quelqu'un qui est conscient que sa vie n'a aucun sens si elle n'est pas reliée intimement à Dieu", ou, en d'autres termes, c'est l'attitude de celui qui veut vivre d'une manière totalement cohérente avec sa consécration baptismale, et en suivant le programme que Saint Paul a résumé en quelques mots : "Si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur; si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Vivants ou morts, nous appartenons au Seigneur" (Rm 14, 8). Cela signifie donc qu'une personne dévote est "totalement dévouée au Seigneur".

 

Celui qui participe à une action liturgique ne devrait pas entrer sans transition dans la célébration sacrée en passant de ses occupations profanes, même si elles sont respectables et bonnes, à la prière communautaire. Il est nécessaire de respecter un certain laps de temps, même s'il est bref, qui doit être marqué par le silence, le recueillement et la prière. Un exemple saisissant, à ce sujet, est celui des moines qui, avant de pénétrer dans l'église du monastère pour y célébrer l'Office Divin - encore appelé : "Liturgie des Heures" - restent debout et en silence dans le cloître, afin de recueillir leur esprit avant de s'adonner à la psalmodie. C'est cette même finalité qui est visée par les prières que le célébrant récite en revêtant les ornements liturgiques, juste avant le début de la célébration.
En conclusion, on peut affirmer que les réflexions qui viennent d'être formulées proviennent de la première des dispositions qui est requise pour une participation authentique à la célébration liturgique : il s'agit de la foi, qui, elle-même, dévoile les diverses significations, très riches, des signes liturgiques; la foi, qui, seule, permet au ministre ordonné de s'acquitter de son rôle sacré d'instrument du Christ et de serviteur de son Corps, qu'est la Sainte Eglise. (...) »

 

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