sacerdocejesus.jpgExtrait de la Lettre de Benoît XVI : 



(...) « Le Sacerdoce, c’est l’amour du Cœur de Jésus », avait coutume de dire le Saint Curé d’Ars. (…) Le Curé d’Ars était très humble, mais il avait conscience, comme prêtre, d’être un don immense pour son peuple : « Un bon pasteur, un pasteur selon le cœur de Dieu, c’est là le plus grand trésor que le bon Dieu puisse accorder à une paroisse, et un des plus précieux dons de la Miséricorde Divine »
. Il parlait du sacerdoce comme s’il ne réussissait pas à se convaincre de la grandeur du don et de la tâche confiés à une créature humaine : « Oh ! que le prêtre est quelque chose de grand ! s’il se comprenait, il mourrait… Dieu lui obéit : il dit deux mots et Notre Seigneur descend du ciel à sa voix et se renferme dans une petite hostie… ». Et, pour expliquer à ses fidèles l’importance des sacrements, il disait : « Si nous n’avions pas le sacrement de l’Ordre, nous n’aurions pas Notre-Seigneur. Qui est-ce qui l’a mis là, dans le tabernacle ? Le prêtre. Qui est-ce qui a reçu notre âme à son entrée dans la vie ? Le prêtre. Qui la nourrit pour lui donner la force de faire son pèlerinage ? Le prêtre. Qui la préparera à paraître devant Dieu, en lavant cette âme pour la dernière fois dans le sang de Jésus-Christ ? Le prêtre, toujours le prêtre. Et si cette âme vient à mourir [à cause du péché], qui la ressuscitera, qui lui rendra le calme et la paix ? Encore le prêtre… Après Dieu, le prêtre c’est tout… Le prêtre ne se comprendra bien que dans le ciel ». Ces affirmations, jaillies du cœur sacerdotal du Saint Curé, manifestent en quelle haute considération il tenait le sacrement du sacerdoce. Il semblait submergé par le sentiment d’une responsabilité sans bornes : « Si l’on comprenait bien le prêtre sur la terre, on mourrait non de frayeur, mais d’amour … Sans le prêtre, la mort et la passion de Notre-Seigneur ne serviraient de rien… C’est le prêtre qui continue l’œuvre de Rédemption, sur la terre… A quoi servirait une maison remplie d’or, si vous n’aviez personne pour ouvrir la porte ? Le prêtre a la clef des trésors célestes : c’est lui qui ouvre la porte ; il est l’économe du bon Dieu, l’administrateur de ses biens…. Laissez une paroisse vingt ans sans prêtre : on y adorera les bêtes… Le prêtre n’est pas prêtre pour lui… il est pour vous ».

Il était arrivé à Ars, un petit village de 230 habitants, prévenu par l’Évêque qu’il y aurait trouvé une situation religieuse précaire : « Il n’y a pas beaucoup d’amour de Dieu dans cette paroisse, vous l’y mettrez ».
Il était donc pleinement conscient qu’il devait y aller pour y incarner la présence du Christ, témoignant de sa tendresse salvifique : « [Mon Dieu], accordez-moi la conversion de ma paroisse ; je consens à souffrir ce que vous voulez tout le temps de ma vie ! », c’est par cette prière qu’il commença sa mission. Le Saint Curé se consacra à la conversion de sa paroisse de toutes ses forces, donnant la première place dans ses préoccupations à la formation chrétienne du peuple qui lui était confié. (…) « A peine arrivé, il choisit l’église pour être sa demeure… Il entrait dans l’église avant l’aube et il n’en sortait qu’après l’Angelus du soir. C’est là qu’il fallait le chercher si l’on avait besoin de lui », peut-on lire dans sa première biographie. (…) Il rendait visite de manière systématique à tous les malades et aux familles ; il organisait des missions populaires et des fêtes patronales ; il recueillait et administrait des dons en argent pour ses œuvres charitables et missionnaires ; il embellissait son église en la dotant d’objets sacrés ; il s’occupait des orphelines de la « Providence » (un Institut qu’il avait fondé) et de leurs éducatrices ; il s’intéressait à l’éducation des enfants ; il créait des confréries et invitait les laïcs à collaborer avec lui.

(…) Au temps du Saint Curé, en France, la confession n’était pas plus facile ni plus fréquente que de nos jours, compte tenu du fait que la tourmente de la Révolution avait étouffé pendant longtemps la pratique religieuse. Mais il s’est efforcé, de toutes les manières : par la prédication, en cherchant à persuader par ses conseils, à faire redécouvrir à ses paroissiens le sens et la beauté de la Pénitence sacramentelle, en montrant comment elle est une exigence intime de la Présence eucharistique. Il sut ainsi donner vie à un cercle vertueux. Par ses longues permanences à l’église, devant le tabernacle, il fit en sorte que les fidèles commencent à l’imiter, s’y rendant pour rendre visite à Jésus, et qu’ils soient en même temps sûrs d’y trouver leur curé, disponible pour l’écoute et le pardon. Par la suite, la foule croissante des pénitents qui venaient de la France entière, le retint au confessionnal jusqu’à 16 heures par jour. On disait alors qu’Ars était devenu « le grand hôpital des âmes ». (…) Le Curé d’Ars avait une manière différente de se comporter avec les divers pénitents. Celui qui s’approchait de son confessionnal attiré par un besoin intime et humble du pardon de Dieu, trouvait en lui l’encouragement à se plonger dans « le torrent de la Divine Miséricorde » qui emporte tout dans son élan. Et si quelqu’un s’affligeait de sa faiblesse et de son inconstance, craignant les rechutes à venir, le Curé lui révélait le secret de Dieu par une expression d’une touchante beauté : « Le bon Dieu sait toutes choses. D’avance, il sait qu’après vous être confessé, vous pécherez de nouveau et cependant il vous pardonne. Quel amour que celui de notre Dieu qui va jusqu’à oublier volontairement l’avenir pour nous pardonner ! » (...)
.

« Allez à Elle, vous qu’écrase la misère matérielle, sans défense devant les rigueurs de la vie et l’indifférence des hommes ; allez à Elle, vous que frappent les deuils et les épreuves morales ; allez a Elle, chers malades et infirmes, qui êtes vraiment reçus et honorés à Lourdes comme les membres souffrants de Notre-Seigneur ; allez à Elle et recevez la paix du coeur, la force du devoir quotidien, la joie du sacrifice offert. La Vierge Immaculée, qui connaît les cheminements secrets de la grâce dans les âmes et le travail silencieux de ce levain surnaturel du monde, sait de quel prix sont, aux yeux de Dieu, vos souffrances unies à celles du Sauveur. Elles peuvent grandement concourir, Nous n’en doutons pas, à ce renouveau chrétien de la société que Nous implorons de Dieu par la puissante intercession de sa Mère. Qu’à la prière des malades, des humbles, de tous les pèlerins de Lourdes, Marie tourne également son regard maternel vers ceux qui demeurent encore hors de l’unique bercail de l’Eglise, pour les rassembler dans l’unité ! Qu’elle porte son regard sur ceux qui cherchent et qui ont soif de Vérité, pour les conduire à la source des eaux vives ! Qu’elle parcoure enfin du regard ces continents immenses et ces vastes zones humaines où le Christ est, hélas ! si peu connu, si peu aimé, et qu’elle obtienne à l’Eglise la liberté et la joie de répondre en tous lieux, toujours jeune, sainte et apostolique, à l’attente des hommes ! » (Sa Sainteté le Pape Pie XII - Encyclique "Le Pèlerinage de Lourdes", le 2 juillet 1957). Kyriale X (Alme Pater)

 

 

 

 

La Vierge Marie à Lourdes :

"Je suis l'Immaculée Conception"

 

 

 

Proclamée Immaculée dans Sa Conception le 8 décembre 1854 par Sa Sainteté le Pape Pie IX, la Vierge Marie ne tarda pas à montrer combien Elle agréait ce nouvel hommage de la Sainte Église. Quatre ans plus tard, en 1858, elle daigna Se montrer, à dix-huit reprises, à une petite fille de Lourdes. Le 11 février 1858, la Vierge paraissait pour la première fois dans une grotte sauvage, à Massabielle, le long du Gave. Son visage était gracieux et vermeil et Elle était enveloppée dans les plis d'un long voile blanc et une ceinture bleue flottait autour d'Elle. Sur chacun de ses pieds brillait une rose jaune épanouie. Bernadette prit son chapelet et à genoux, le récita pieusement. « La Dame vêtue de banc » lui ordonna de revenir dix-huit fois. Le 25 mars 1858, Solennité de l'Annonciation, l'enfant supplia la vision de se faire connaître. Alors, joignant les mains devant Sa poitrine et revêtant une Majesté Toute Divine, la vision disparut en disant : « JE SUIS L'IMMACULÉE CONCEPTION ! ». C'était la Sainte Vierge, patronne de l'Église et de la France, qui venait appeler une fois de plus son peuple à la prière et à la pénitence : « Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! Priez Dieu pour les pécheurs ! » (24 février 1858). Le 16 juillet 1858, Bernadette ressent une dernière fois le mystérieux appel pour aller à la grotte. La Vierge se présenta à elle sous le vocable de Notre-Dame du Mont-Carmel. « Jamais je ne l'ai vue aussi belle », dira ensuite Bernadette. L'Eglise reconnaîtra officiellement ces apparitions en 1862. Au sanctuaire de Lourdes, on apprend non seulement à souffrir comme le Christ a souffert mais on accepte aussi la souffrance comme Il l'a acceptée. On apprend que la foi soulage la souffrance en ce qu'elle la rend "acceptable" comme moyen d'expiation et comme expression d'amour (cf : Isaïe 53, 10-12). On apprend à s'offrir non seulement à la Justice Divine, mais aussi — comme nous le dit la Docteur de l'Église Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus — à l'Amour Miséricordieux de Celui qui a souffert « volontairement et innocemment ». (cf : Lettre Apostolique de Jean-Paul II, "Salvifici Doloris", N°18).

 

 

 

 


 


• TEXTES LITURGIQUES (IN APPARITIONE Beatæ Mariæ Virginis IMMACULATæ de Lourdes) 

 

- Isaïe 66, 10-14 : Réjouissez-vous avec Jérusalem, exultez en elle vous tous qui l'aimez 

- Judith 13, 18-20 : Tu es l’honneur de notre peuple, Vierge Marie

- Jean 2, 1-11 : Les Noces de Cana : "Tout ce qu'il vous dira, faîtes-le"

 

 

Introït de la Messe : "Salve Sancta parens’’

 

   grego3

 

*** Mémoire facultative pour l'Eglise universelle

*** Mémoire obligatoire propre pour le Chili

 

 

 

Liens : Messages de Jean-Paul II pour la Journée Mondiale des Malades (1992 à 2005) + Messages de Benoît XVI (2006 à 2013) +  Messages de François (2014 à 2019) + Neuvaine à Notre-Dame de Lourdes + Litanies de Notre-Dame de Lourdes + Constitution Apostolique du Pape Pie IX proclamant le dogme de l'Immaculée Conception (8 décembre 1854) : "Ineffabilis Deus" + Prière de Jean-Paul II à Notre-Dame de Lourdes + Prière de Benoît XVI à Notre-Dame de Lourdes + Messe et Commentaires Liturgiques (forme extraordinaire) + Nous autres, pèlerins à Lourdes, par Mgr Luciano Alimandi + Là où Marie "s'arrête", la paix règne, par Mgr Luciano Alimandi + Les 18 apparitions de Notre-Dame de Lourdes + « Nous sommes aujourd’hui devant la lutte finale entre l’Eglise et l’Anti-Eglise, entre l’Evangile et l’Anti-Evangile » (Cardinal Karol Wojtyla) + Dans le rapport avec la souffrance, la mesure de l’humanité, par l’Abbé Nicola Bux et l’Abbé Salvatore Vitiello + Jean-Paul II à Lourdes (1983 et 2004) + Benoît XVI à Lourdes (13 septembre 2008) + Méditation devant la Grotte de Lourdes + Pourquoi et comment souffrir, par l'Abbé Guy Pagès + Le sens de la souffrance, par l'Abbé Guy Pagès

• TEXTES LITURGIQUES (S. SCHOLASTICÆ, VIRGINIS)

 

- Cantique 8, 6-7 : L'Amour est plus fort que la mort

- Psaume 148 : Louez leSeigneur du haut des cieux

- Luc 10, 38-42 : Marthe et Marie de Béthanie



*** Solennité dans l'Ordre Bénédictin (et dans le village lorrain de Juvigny-sur-Loison qui conserve
des reliques de Sainte Scholastique, soeur de Saint Benoît de Nursie) ; Mémoire obligatoire ailleurs

 

A compléter (pour l'Eglise universelle).

Suite de l'article de Mgr Schooyans (cf : post ci-dessous) : « En raison de sa gravité, le Sida est aussi une maladie qui incite à la compassion. (…) En mars 2009, dans l’avion qui le conduisait en Afrique, le pape Benoît XVI s’est fait harponner par des journalistes parce qu’il avait osé déclarer que le préservatif n’était pas la solution au problème. (…) Des cardinaux très médiatisés, dont les noms sont bien connus, ont curieusement recommandé l’usage du préservatif en présentant celui-ci comme un moindre mal, le mal plus grand à éviter étant le danger de contagion mortelle en cas de non recours à cette précaution. Le motif invoqué est donc la compassion. L’argumentation se développe habituellement comme suit : la pulsion sexuelle étant irrésistible et incontrôlable, l’usage du préservatif est le seul moyen efficace d’éviter le Sida. Il s’en faut de peu pour que certains "moralistes" aillent jusqu’à invoquer le Vème commandement de Dieu, "Tu ne tueras pas", pour présenter le port du préservatif comme une obligation morale ! D’autres moralistes ou pasteurs développent une variante de cette argumentation : ils enseignent à pécher sans risque. (...) Rappelons qu’il suffit de consulter les magazines de consommateurs pour apprendre que les préservatifs ne sont pas fiables à 100% (+). S’il n’est pas sûr à 100% pour la contraception, pourquoi le serait-il pour empêcher la transmission du Sida ? (…) Lorsque le port de la ceinture de sécurité est devenu obligatoire en Angleterre, on a constaté avec surprise que le nombre d’accidents et de victimes avait augmenté. Une étude attentive a révélé que les automobilistes croyaient trouver une plus grande sécurité dans le port de la ceinture. Mais ils prenaient plus de risques, roulaient plus vite qu’avant. Le bénéfice qu’on attendait du port de la ceinture a été compensé par des prises de risque accrues. Cela s’observe aussi dans l’utilisation du préservatif et dans l’incidence de cette utilisation sur l’extension de la maladie. Les éminents moralistes devraient tenir compte de ce phénomène. Le matraquage médiatique incitant à recourir au préservatif pour limiter l’expansion du sida a un effet pervers : le préservatif donne un sentiment faux de sécurité. En y recourant, les utilisateurs tendent à compenser le risque amoindri par le préservatif en multipliant les rapports hasardeux plus qu’ils ne le faisaient habituellement, en changeant de partenaires, en variant les rapports et en ayant les premières relations sexuelles de plus en plus tôt. Remarquons que c’est ce qu’a expliqué le Dr Edward C. Green le 19 mars 2009, après le lynchage médiatique dont le pape a été l’objet lors de son voyage en Afrique : « Nos meilleures études […] mettent en évidence une association constante entre une plus grande disponibilité et un plus grand usage de condoms et un taux plus élevé (non pas plus bas) d’infection par HIV. Cela peut être dû en partie à un phénomène connu comme compensation du risque, ce qui signifie que quand on utilise une ‘technologie’ qui réduit le risque, telle que les condoms, on perd souvent le bénéfice (la réduction du risque) en ‘compensant’ ou en prenant de plus grands risques que ceux que l’on prendrait sans la technologie qui réduit le risque ». Voilà encore, à propos du sida, un exemple remarquable de "compassion" mensongère et violente. Mensongère parce que reposant sur des assertions dont quelqu’un d’un peu informé peut démasquer la fausseté. Violente, parce qu’au nom de prémisses fausses on pousse objectivement à prendre le risque de mourir et de donner la mort (…) ».

« Lorsqu’on parle de compassion, on pense immédiatement à la souffrance d’autrui, à la situation tragique dans laquelle il se trouve. Il s’agit de le comprendre, de "sympathiser" avec lui, de partager sa détresse et de la porter avec lui. Cette situation de malheur, il faut certes essayer de l’alléger, d’y porter remède dans toute la mesure du possible. (...) Dans les nouvelles concernant des cas d’avortements, d’euthanasie, de suicide assisté, il est fréquent que l’on invoque la compassion pour "justifier" l’acte qui a été exécuté ou qui va l’être. Si, avant sa naissance, un enfant est déclaré porteur d’une malformation grave, on fera valoir que si on laisse se poursuivre la grossesse, l’enfant aura une vie qui ne vaut pas d’être vécue; on recommandera donc de l’avorter par compassion, par pitié. On partage, dit-on, la peine que lui cause son état, mais la meilleure façon de l’aider, la seule – dit-on – effectivement possible, c’est de mettre un terme à sa vie. L’enfant sera tué par compassion. On renchérit en disant que personne n’a le droit d’imposer à une femme d’attendre un enfant qui sera – dit-on – pour elle, pour le père, pour la famille, un "fardeau" insupportable. On invoquera ici la compassion vis-à-vis des parents. Dans la foulée, on ajoute qu’on ne peut imposer à la société le poids d’existences dont l’entretien est coûteux mais inutile ; le handicapé de naissance n’apporte rien à la société. On admettra donc l’avortement par compassion vis-à-vis de la société, qui, "à son regret", doit se résigner à supprimer un de ses membres. On ira parfois jusqu’à voir dans cet acte un geste de justice sociale, de "purification ethnique", d’eugénisme. La compassion pourra aussi s’adresser aux médecins avorteurs. Pratiquer un avortement est pour eux – dit-on – une "décision difficile à prendre" et un acte qu’ils n’exécutent que pour obéir à leur conscience. Il faut donc compatir avec les médecins qui, par exemple "pour le bien" de l’enfant ou de sa mère, prennent "avec courage" la décision de procéder à l’avortement. Loin de les blâmer, il faudrait les soutenir psychologiquement et moralement, les protéger par un dispositif légal approprié. Ces quelques exemples permettent de percevoir différentes facettes de ce qu’on regroupe aujourd’hui sous un seul mot ambigu : la compassion. Il y a d’abord la compassion au sens habituel de sympathie, de commisération. Cependant, dans les divers exemples cités, on observe que la compassion est invoquée et s’exerce de manière très différente selon qu’elle fait une victime, l’enfant non-né, ou qu’elle est censée soulager la mère, légitimer des lois ou cautionner l’intervention des médecins (…) ».

  
 

NDLR : Article de Mgr Michel Schooyans à lire intégralement pour les assassins et les idéologues du « moindre mal » prônant - dans "certains cas" disent-ils - l’abomination de la pilule contraceptive, du préservatif, de l’avortement, de l’euthanasie... par "compassion". Nous avons été attaqués plusieurs fois par des prétendus "catholiques" défendant l'avortement thérapeutique ou bien encore la contraception depuis quelques mois. Il est réconfortant de savoir que la Congrégation pour la Doctrine de la Foi se trouve de notre côté.

Le temps du Carême est un temps privilégié pour développer notre pratique de la prière. Comme le Christ au désert après son baptême, nous sommes invités à lui offrir une place plus grande dans notre quotidien durant ces quarante jours préparatoires à la fête de la Résurrection. Le carême commence le mercredi des Cendres. Lors de la célébration, et de l’imposition des Cendres sur le front, le prêtre nous rappelle un de ces deux versets bibliques :

 

  • - « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » (Mc 1,15). Le carême est une période de conversion et qu’est ce qui peut mieux nous aider à travailler en profondeur notre cœur que la Parole de Dieu ? Le carême peut alors être l’occasion de lire et prier plus souvent avec notre Bible. Nous pouvons commencer notre journée en lisant l’Evangile du jour et en mémoriser un verset pour le garder dans notre cœur tout au long de la journée. Nous pouvons aussi nous lancer dans la pratique de la lectio divina, cette forme de lecture priante et méditative des textes saints.
  • - « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière. » (Gn 3,19). La Carême est un temps de dépouillement et d’humilité qui nous appelle à nous abandonner encore davantage à Dieu. Cela peut être l’occasion pour nous de faire repentance et de tester la force et la grâce de l’abandon à Dieu, comme nous y invite la belle prière de Charles de Foucauld : Mon père, je m’abandonne à toi.

 

Sur Hozana, retrouvez différentes propositions pour vivre ce temps de Carême, et notamment une retraite en ligne à la lumière de l’Evangile ou un parcours d’humilité sur les traces de saint Joseph !

« Les raisons qui mènent à la désobéissance aux normes de la liturgie sont multiples. Parmi elles, retenons une méconnaissance de l’histoire et de la signification théologique du rite, l’obsession de la nouveauté, la défiance dans la capacité de parler à l’homme par l’intermédiaire de signes et surtout le manque de confiance dans l’efficacité du sacrement qui reçoit de Dieu le pouvoir de faire ce qu’il signifie. Nombre d’observateurs considèrent que les abus trouvent leur source dans les imperfections du missel romain lui-même, amplifiées par la position du prêtre qui est tourné vers le peuple du début à la fin de la messe, par les traductions déficientes des textes liturgiques et la conviction que l’usage de la langue courante suffit à rendre la messe plus facilement compréhensible. La transgression, l’inobservance et les fréquents changements des normes liturgiques se succèdent en raison de la méconnaissance et des caprices personnels dans l’interprétation des normes liturgiques. Ces violations sont justifiées par des « raisons pastorales », un terme passe-partout qui recouvre tous les abus et désarçonne les fidèles. Il n’est, bien souvent, plus question de savoir ce que sont les rubriques mais comment elles devraient être interprétées. Des mouvements et des groupes introduisent de nouvelles pratiques afin de « rénover » la liturgie. Bien souvent, celles-ci se limitent aux divertissements et au spectacle et empêchent le recueillement dans l’écoute du mystère et l’action de grâce. Un certain nombre d’évêques considèrent que le comportement des dicastères du Saint-Siège est ambigu puisqu’il affirme d’un côté des normes universelles mais permet de l’autre à un certain nombre de mouvements de célébrer d’une manière différente. Les fidèles regrettent les très larges différences qui peuvent exister dans un même diocèse entre une église et une autre. Ils se demandent si le rite romain, avec ses caractéristiques propres, existe encore. (...) La crise de l’après-Concile a tellement enraciné les abus, qu’un certain nombre en est venu à croire qu’ils font partie de la réforme voulue par le Concile. (...) Les plaies qui affectent la liturgie semblent toujours plus graves : inflation incontrôlées des commentaires qui deviennent des micro-homélies ; réduction à la portion congrue de la liturgie eucharistique ; diffusion du personnalisme liturgique et manipulation des rites par les célébrants ; substitution des rites et des textes liturgiques, en particulier des lectures bibliques, afin de « personnaliser » la liturgie et de la rendre plus « signifiante » ; ministres extraordinaires de la communion qui deviennent ordinaires et remplacent le célébrant dans à peu près toutes ses fonctions ; communion en self-service des laïcs ; prédications qui posent des choix politiques au point de déconcerter les fidèles ; récitation partielle ou même totale de la prières eucharistique par les fidèles ; missionnaires européens qui, au nom de l’inculturation, imposent des usages européens dans les pays de mission ou au contraire des usages missionnaires en Europe ; usage arbitraire des vêtements liturgiques : chasuble sans étole, étole sans chasuble, étole sur la chasuble, étole sous la chasuble, étole sur et sous la chasuble, célébration sans chasuble et sans étole, etc. Les évêques ne devraient pas tolérer de tels abus. (...) » 

 

Cf. Mgr Nicola Bux, La foi au risque des liturgies, éd. Artège, 2011

Mgr Bux est Consulteur de la Congrégation pour le Culte divin,

Professeur de liturgie à l’Institut de théologie de Bari, Consulteur

au Bureau des célébrations liturgiques du Souverain Pontife

http://www.eucharistie.ch/images/fete_misericorde_1.jpg[Au sujet de Summorum Pontificum, Père Daniel-Ange affirme que], « cela a été un magnifique acte de courage de notre Saint-Père Benoît XVI. Il a fait ce qu’il devait faire devant Dieu et devant l’Eglise catholique à lui confiée. Hélas, certains évêques ne semblent pas avoir partagé sa magnanimité, sa largeur de vue et son courage. La beauté de l’unique grande liturgie - terrestre/céleste - se réfracte dans la merveilleuse variété de ses multiples rites, comme autant de rayons d’un unique soleil. Personnellement, j’ai toujours éprouvé une profonde empathie pour les différentes Liturgies orientales (spécialement l’Ukraino-byzantine) qui font merveilleusement appel à tous les sens. Et c’est avec joie que je célèbre parfois selon le missel de Jean XXIII la messe de mon adolescence. Je souhaite, comme notre Pape, une saine émulation mutuelle, une équilibrante influence réciproque, sans pour autant toucher à la spécificité de chaque rite. Pour les jeunes en tout cas, et pour les chrétiens du dimanche, j’aimerais que la Messe dite tridentine, ait les lectures de la Parole de Dieu dans leur langue, ainsi que quelque chant (comme ce fut le cas durant le pontificat de Jean XXIII). Je trouverais normal que le Lectionnaire de ce rite soit aussi enrichi et le Sanctoral mis à jour intégrant les derniers canonisés, surtout ceux dont la célébration a été étendue par Jean-Paul II à l’Eglise universelle. Pourquoi les améliorations de ce rite si beau, qui a toujours légèrement évolué (sous Pie XII : Christ-Roi, Sacré-Cœur, saint Pie X, etc.), s’arrêterait-elles à Jean XXIII ? Il faut rester fidèle à cette loi, tout à fait naturelle, de l’arbre qui s’enrichit de feuilles nouvelles. 

Et pour le rite dit de Paul VI, je voudrais qu’il soit célébré dans son maximum de beauté, sans larguer toute la gestuelle, les sacramentaux, les Rogations etc., qui en font partie intégrante. Et qu’à partir de l’Offertoire – comme le souhaite ardemment notre Pape – assemblée et célébrant soient ensemble orientés : tournés vers le Seigneur qui vient comme le Soleil levant. Cela même si l’église n’était pas - hélas - géographiquement orientée comme elle devrait l’être… Je trouve personnellement très inconvenant ce « face au peuple » pour les moments les plus sacrés, d’autant plus que cette disposition n’était pas du tout préconisée par la réforme liturgique, comme le commun des catholiques le pense.
Ce fut suggéré par des liturgistes, puis permis, enfin conseillé par des Pasteurs eux-mêmes. Si on revenait à l’ancienne orientation, le rite y gagnerait énormément en dimension céleste et eschatologique du grand Mystère célébré. Il heurterait moins nos frères Orientaux, qu’ils soient Catholiques ou Orthodoxes. De même, évangile, préface et même consécration (si ce n’est l’épiclèse), devraient être chantés, comme en Orient. Au moins les dimanches et fêtes. J’aimerais aussi que dans tous les séminaires et maisons de formation religieuse, on célèbre régulièrement et des divines liturgies orientales et, bien sûr, des Messes selon le « rite extraordinaire ». Et au moins de temps en temps dans les paroisses. Et en sens inverse, que dans les séminaires, monastères, couvents gardant la belle tradition latino-tridentine, on y célèbre parfois le rite latin ordinaire, et cela justement dans tout le déploiement de solennité qu’il comporte aussi, avec évidemment peuple et prêtre ensemble orientés ».

Le Cardinal Antonio Cañizares Llovera, Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin, a accordé le 9 janvier 2010 un entretien au journal "Il Foglio". L'article, très riche sur le plan doctrinal, est long et donc difficile à résumer (si une âme charitable a le temps de traduire l'intégralité en français, nous sommes preneurs !). L'un des points abordés porte sur l' "herméneutique de la continuité" en matière liturgique. Le Cardinal Préfet dit clairement que, pour le moment, ce que fait déjà le Pape durant les Messes qu'il célèbre est une application très concrète de cette herméneutique. A la question de savoir si la Congrégation pour le Culte Divin émettra quelques directives dans les semaines à venir, Mgr Llovera répond que, si l'on désire vraiment participer au renouveau liturgique actuel - dans la ligne du Concile Vatican II - il convient, comme le Pape l'a expressément demandé, d'accueillir le Motu Proprio "Summorum Pontificum" du 7 juillet 2007; celui-ci a un objet bien plus vaste que celui qui consisterait à résoudre la crise "intégriste", car il est un appel (qui est plus exactement une décision) à l'enrichissement mutuel des deux formes du rite romain; il se situe donc dans la ligne de la Constitution liturgique "Sacrosanctum Concilium"; le Motu proprio n'est donc ni un retour en arrière, ni un document qu'on pourrait considérer "à part" en le transformant en quelque sorte facultatif. Le document magistériel est un appel très clair à un enrichissement mutuel des deux formes du rite romain, enrichissement qui est le moyen voulu par le Pape pour rendre effective l' "herméneutique de la continuité" dans le domaine de la liturgie. 
Les nombreuses résistances actuelles - ajoute le Cardinal Llovera - montrent justement que beaucoup ne sont pas encore entrés dans cette "herméneutique de la continuité", voulue par le Saint-Père.

 

Le Cardinal Préfet ajoute que, lorsqu'il voit le Saint-Père célébrer la Sainte Messe, il comprend que Benoît XVI a déjà mis en place certains éléments incontournables de cette "herméneutique", de cet authentique renouveau, qui est dans la droite ligne du mouvement liturgique du XIXème siècle et de la première moitié du XXème siècle (avec Guardini, Jungmann...) et qui a abouti à la Constitution conciliaire "Sacrosanctum Concilium" ainsi qu'à l'oeuvre doctrinale du Cardinal Ratzinger (cf. "L'esprit de la liturgie"), que ce dernier continue, cette fois, en tant que Souverain Pontife. Le Cardinal Préfet cite très concrètement : la croix au centre de l'autel, la communion à genoux et dans la bouche, l'usage étendu du chant grégorien...
L'interview du Cardinal Llovera est un appel très clair à suivre le Pape, à se placer dans son sillage... ce que ne peuvent refuser de faire tous les fidèles qui aiment l'Eglise du Seigneur.

 

Pro Liturgia


 

liturgiebenoitXVI

La nouvelle encyclique du Pape Benoît XVI, Caritas in Veritate, est un enseignement qui touche à ce qui est du domaine socio-économique. Elle contient cependant un petit passage qu'on pourrait très bien utiliser pour les questions liturgiques.
Qui n'a pas remarqué que le fidèle qui, dans une paroisse, critique la façon peu "catholique" qu'ont certains de traiter la liturgie, s'entend toujours répondre - généralement par le curé - qu'il faut se montrer plus charitable. Et généralement le curé en question citera le chapitre 13 de la première Epître de Saint Paul aux Corinthiens pour expliquer que "par charité", il convient de laisser les critiques de côté et accepter d'autres façons de voir les choses. Il faut incontestablement se montrer charitable.
Mais comme l'enseigne si clairement Benoît XVI, la charité ne peut pas fonctionner si elle est dissociée de la vérité. Or il y a dans l'Eglise et pour l'Eglise une "vérité liturgique" : la liturgie est ce qu'elle doit être, comme elle doit être et non comme tel ou tel veut qu'elle soit. Sans cette "vérité", la liturgie devient « la proie des émotions et de l'opinion contingente des êtres humains » (cf CIV). Ce n'est alors plus la liturgie de l'Eglise qui seule peut signifier et porter la foi de l'Eglise. « Un christianisme de charité sans vérité peut facilement être confondu avec un réservoir de bons sentiments, utiles pour la coexistence sociale, mais n'ayant qu'une incidence marginale. Compris ainsi, Dieu n'aurait plus une place propre et authentique dans le monde. Sans la vérité, la charité est reléguée dans un espace restreint et relationnellement appauvri », nous dit le Souverain Pontife (Cf CIV § 4). Remettons cet enseignement dans le contexte de la liturgie et l'on obtient : des célébrations construites sur les seules bases de la charité mais qui oublient ce qu'est la liturgie en vérité, des célébrations qui ne sont plus qu'un réservoir de bons sentiments, utiles pour la coexistence sociale, mais n'ayant qu'une incidence marginale sur le plan de la foi.


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