benoitmeninblack« (…) Jamais personne ne pourra comprendre les richesses admirables de sanctification qui sont renfermées dans les prières et dans les mystères du Saint Rosaire. Cette méditation des mystères de la vie et de la mort de Notre-Seigneur Jésus-Christ est, pour tous ceux qui en font usage, la source des fruits les plus merveilleux. Aujourd'hui, on veut des choses qui frappent, qui émeuvent, qui produisent dans l'âme des impressions profondes. Qu'y a-t-il au monde de plus émouvant que cette histoire merveilleuse de notre Rédempteur se déroulant à nos yeux en quinze tableaux nous rappelant les grandes scènes de la vie, de la mort et de la gloire du Sauveur du monde ? (...) C'est une étrange illusion du démon de croire qu'on puisse faire des oraisons plus sublimes que celles du Pater et de l'Ave, en abandonnant ces divines oraisons qui sont le soutien, la force et la garde de l'âme. (…) Dites tous les jours, si vous pouvez, votre Rosaire entier ou du moins le chapelet. Y êtes-vous déjà arrivé par la grâce de Dieu, si vous voulez vous y conserver et y croître dans l'humilité, conservez la pratique du Saint Rosaire, car jamais une âme qui dit son Rosaire tous les jours ne sera formellement hérétique ni trompée par le démon; c'est une proposition que je signerais de mon sang. (…) La Sainte Vierge a révélé au Bienheureux Alain qu'aussitôt que Saint Dominique prêcha le Rosaire, les pécheurs endurcis furent touchés et pleurèrent amèrement leurs crimes; les jeunes enfants même firent des pénitences incroyables, la ferveur fut si grande, partout où il prêchait le Rosaire, que les pécheurs changèrent de vie et édifièrent tout le monde par leurs pénitences et l'amendement de leur vie. Si vous sentez votre conscience chargée de quelques péchés, prenez votre Rosaire, en récitant une partie en l'honneur de quelques mystères de la vie, de la passion ou de la gloire de Jésus-Christ, et soyez persuadé que, pendant que vous méditerez et honorerez ces mystères, Il montrera Ses Plaies sacrées à Son Père au ciel. Il plaidera pour vous et vous obtiendra la contrition et le pardon de vos péchés. Il dit un jour au Bienheureux Alain : "Si ces misérables pécheurs récitaient souvent mon Rosaire, ils participeraient aux mérites de ma Passion, et, comme leur Avocat, j'apaiserais la Divine Justice". Cette vie est une guerre et une tentation continuelles; nous n'avons pas à combattre des ennemis de chair et de sang, mais les puissances mêmes de l'enfer. Quelles armes prendrons-nous, pour les combattre, que l'oraison que notre grand Capitaine nous a enseignée, que la Salutation angélique, qui a chassé les démons, détruit le péché et renouvelé le monde, que la méditation de la vie, de la Passion de Jésus-Christ, de la pensée de laquelle nous devons nous armer, comme nous ordonne Saint Pierre, pour nous défendre des mêmes ennemis qu'il a vaincus et qui nous attaquent tous les jours. « Depuis que le démon, dit le cardinal Hugues, a été vaincu par l'humilité et la Passion de Jésus-Christ, il ne se peut quasi attaquer à une âme armée de la méditation de ses mystères ou, s'il l'attaque, il en est vaincu honteusement ». « Induite vos armaturam Dei » (Eph 6,11). Armez-vous donc de ces armes de Dieu, du Saint Rosaire, et vous briserez la tête du démon, et demeurerez stables contre toutes ses tentations. Le Rosaire est si terrible au diable que les saints s'en sont servis pour l'enchaîner et le chasser des corps des possédés, comme plusieurs histoires rendent témoignage.

 

(…) Le Révérend Père Jean Amât, de l'ordre de Saint-Dominique, prêchait le Carême dans un lieu de ce royaume d'Aragon; on lui amena une jeune fille possédée du démon; après l'avoir plusieurs fois exorcisée, mais en vain, il lui mit son Rosaire au cou, et aussitôt elle se mit à faire de cris et des hurlements épouvantables, disant : "Otez-moi, ôtez- moi ces grains qui me tourmentent". Enfin le père, par compassion pour la pauvre fille, lui ôta son Rosaire du cou. La nuit suivante, lorsque le Révérend Père était dans son lit à se reposer, les mêmes démons qui possédaient cette fille vinrent à lui, tout écumants de rage, pour se saisir de sa personne; mais avec son Rosaire qu'il tenait fortement à la main, malgré les efforts qu'ils firent pour le lui ôter, il les fouetta admirablement bien et les chassa en disant : "Sainte Marie, Notre-Dame du saint Rosaire, à mon aide !" Lorsque, le lendemain, il allait à l'église, il rencontra cette pauvre fille encore possédée; un des démons qui étaient en elle se mit à dire en se moquant de lui : "Ah ! frère, si tu n'avais point eu ton Rosaire, nous t'aurions bien accommodé". Alors le Révérend Père jette derechef son Rosaire au cou de la fille, disant : "Par les très sacrés Noms de Jésus et de Marie, Sa Sainte Mère, et par la vertu du Très Saint Rosaire, je vous commande, esprits malins, de sortir de ce corps tout à l'heure"; aussitôt ils furent contraints d'obéir, et elle fut délivrée. Ces histoires nous marquent quelle est la force du Saint Rosaire pour vaincre toutes sortes de tentations des démons et toutes sortes de péchés, parce que les grains bénits du Rosaire les mettent en fuite (…) ».

 

Extrait du Secret Admirable du Très Saint Rosaire, par Saint Louis-Marie Grignion de Montfort

La crise actuelle que traverse l’Eglise dans nos sociétés occidentales est le résultat d’une convergence de plusieurs courants nés au XVIIIe siècle mais surtout amplifiés à partir du XIXe siècle. Parmi ces courants, on peut distinguer :

 

 

 

L’ACTIVISME

 

Principales figures au XIXe siècle :

- L’Abbé Isaac Hecker (EU)

- Mgr Ireland (év. du Minnesota, EU)

- L’Abbé Félix Klein (EU)

 

Enseignements :

Il faut diriger l’Eglise comme un patron dirige une entreprise ; l’action doit passer avant la contemplation ; le social doit primer sur le religieux.

 

Résultats :

Recul de la spiritualité ; la vie intérieure et l’adoration sont tournées en dérision ; le catéchisme se limite à la récitation de quelques leçons superficielles incapables de nourrir une foi profonde.

 

 

 

 

LE MODERNISME

 

Principales figures au XIXe siècle et au début du XXe :

- Georges Tyrrell (GB)

- Joseph Müller (D)

- L’Abbé Loisy (F)

- L’Abbé Hébert (F)

- L’Abbé Turmel (F)

- L’Abbé Houtin (F)

 

Enseignements :

Il faut s’interroger sur la divinité du Christ ; ce sont les premières générations de chrétiens qui ont « inventé » la figure de Jésus qui nous a été transmise jusqu’ici ; Jésus n’a jamais voulu une Eglise qui soit institutionnelle.

 

Résultats :

Dieu est moins une personne qu’une idée partagée par les croyants ; les dogmes sont des débats de théologiens qui n’apportent rien à la foi des fidèles ; les sacrements - dont l’Eucharistie - n’ont qu’une dimension symbolique.

 

 

 

 

LE NEO-MODERNISME

 

Principales figures au XXe siècle :

- Rudolf Bultmann (D)

- Le Père Cardonnel o.p. (F)

- Le Fr. Raymond o.s.f. (F)

- L’Abbé Davezies (F)

- Dom Besret (F)

- Le Père Schillebeekx o.p. (B)

- L’Abbé Küng (D)

- L’Abbé Pohier (F)

 

Enseignements :

La divinité du Christ n’est pas prouvée par sa résurrection ; rejet du divin et du sacré ; réduction de l’Evangile à la proclamation d’une foi personnelle ; création d’une « nouvelle Eglise » sur la base de pratiques à inventer sans cesse ; dissociation de l’Eglise, du dogme et de la foi ; rejet d’un catéchisme établi.

Résultats :

Rationalisme puis dictature du relativisme ; activisme mis au premier plan ; chute verticale des vocations par suite de la remise en cause de l’identité et de la mission du prêtre ; dégradation de la liturgie ; contamination des commissions diocésaines de catéchèse et de liturgie ; cooptation d’évêques faibles ou gagnés aux idées nouvelles ; révolte des fidèles poussés par leurs pasteurs à se réfugier dans le « traditionalisme » ou l’ « intégrisme » ; terrorisme intellectuel exercé à tous les niveaux diocésains et paroissiaux par une intelligentsia prétentieuse et dévoyée.

 

 

 

LE PROGRESSISME

 

Mouvements aux contours flous où convergent les erreurs précédentes diffusées ou entretenues par :

- la presse : « Témoignage Chrétien », « La Vie »... etc.

- les mouvements : JOC, JEC, ACO, « Conférence des Baptisés de France »... etc.

- les publications : « Signes d’Aujourd’hui », « Feuillets liturgiques du diocèse de Saint-Brieuc », « Parcours catéchétiques », « Pierres Vivantes »... etc.

- les nouvelles structures : « Equipes d’Animation Liturgique », « Equipes d’Animation Pastorale », « Equipes funérailles »... etc.

- le recours à des projets pastoraux qui ne tiennent compte ni de la réalité, ni des aspirations des fidèles souhaitant demeurer dans la foi de l’Eglise, ni des enseignements magistériels.

 

Enseignements :

Plus de différence entre le sacerdoce ministériel des prêtres et le sacerdoce commun de tous les baptisés ; célébrations eucharistiques transformées en repas festifs au cours desquels doit primer l’assemblée locale ; rejet ou relecture subjective des enseignements magistériels ; établissement d’un clergé sans formation solide.

 

Résultats :

Etablissement d’une religion « à la carte » établie sur la seule base des bons sentiments des fidèles ; émergence d’une Eglise de type congrégationiste au sein de laquelle l’évêque n’a plus qu’un rôle de fédérateur ; rejet de tout type d’autorité, à commencer par celle du Souverain Pontife comme gardien de la foi ; abandon de la vie sacramentelle ; construction d’une Eglise démocratique fondée sur des communautés locales en phase avec les modes ambiantes ; apostasie rampante.

 

 

 

SOLUTION POUR SORTIR DE LA CRISE...

 

Chercher les remèdes auprès du Successeur de Pierre et dans la célébration de la foi selon les formes reçues de l’Eglise.

 

Pro Liturgia

• TEXTES LITURGIQUES (S. IOANNIS BOSCO, PRESBYTERI)

 

- Philippiens 4, 4-9 : Réjouissez-vous sans cesse dans le Seigneur

- Psaume 33 : Hymne à la Providence

- Marc 10, 13-16 : Jésus et les petits enfants

 En ce 4ème Dimanche du Temps "per annum", notre Roi-Jésus est toujours en mission. Il nous enseigne les merveilleuses Béatitudes qu'il nous faut vivre chaque jour si nous voulons obtenir la grande grâce du Ciel (Année A) ; Il guérit une âme possédée par un démon (Année B), mais très vite, sa Parole de Vérité, qui est vouée à l'universalité, provoquera la fureur aveugle des juifs : ces derniers l'expulseront de la ville tout en essayant de le faire périr du haut d'une colline (Année C). Introït de la Messe : « Laetetur cor quaerentium Dominum : quaerite Dominum, et confirmamini : quaerite faciem eius semper. 
Ps. Confitemini Domino, et invocate nomen eius : annuntiate inter gentes opera eius. Gloria Patri... Laetetur cor... » (« Que se réjouisse le cœur de ceux qui cherchent le Seigneur : cherchez le Seigneur et reprenez courage; cherchez sans cesse sa face. Ps.  Rendez grâce au Seigneur et invoquez son nom ; annoncez ses œuvres parmi les peuples. Gloire au Père... Que se réjouisse le cœur... ») Asperges me Kyriale XI (orbis factor) + Credo I





• ANNÉE A - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA IV "PER ANNUM")

 

- Sophonie 2, 3 ; 3, 12-13 : Dieu veut un peuple humble, petit et pauvre

- Psaume 146, 7 : Heureux le pauvre de coeur : à lui, le Royaume des cieux

- 1 Corinthiens 1, 26-31 : Ceux que Dieu choisit

- Matthieu 5, 1-12a : Sermon sur la montagne : les Béatitudes

 

• ANNÉE B - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA IV "PER ANNUM")

 

- Deutéronome 18, 15-20 : Moïse annonce le prophète des temps à venir

- Psaume 95, 1 : Aujourd'hui, ne fermons pas notre cœur

- 1 Corinthiens 7, 32-35 : La virginité pour le Seigneur

- Marc 1, 21-28 : Jésus enseigne et guérit un possédé

 

• ANNÉE C - TEXTES LITURGIQUES (DOMINICA IV "PER ANNUM")

 

- Jérémie 1, 4-5 ;17-19 : "Je fais de toi un prophète pour les peuples"

- Psaume 71, 5 : Sans fin, je proclamerai ta victoire et ton salut

- 1 Corinthiens 12, 31 à 13, 13 : Hymne à la charité

- Luc 4, 21-30 : La mission de Jésus est universelle


 
 

 

Liens : Propre de la Messe (forme ordinaire) + Commentaire du 4ème Dimanche per annum (forme ordinaire) + Les Béatitudes, le chemin vers le Ciel (en lien avec l'ANNÉE A) + Commentaire de la Parole de Dieu, par la bibliste Marie-Noëlle Thabut (ANNÉE B) + (ANNÉE C) + (ANNÉE A) + Les Béatitudes, mp3 (en lien avec l'ANNÉE A)

 

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Vu sur E-Deo

L' "Eglise-qui-est-en-France" nous donne trop souvent l'impression d'être encore dirigée par un épiscopat dont une majorité de membres sont "paumés" : ils semblent naviguer à vue en cherchant vainement à sortir de cet épais brouillard que des années d'expériences désastreuses (en catéchèse et en liturgie essentiellement) ont fait tomber sur leur pastorale. Ces évêques qui naviguent à vue sont davantage pitoyable encore quand, prisonniers d'une vision soixante-huitarde des choses (à la façon d'un Hans Küng définitivement dépassé) ils poursuivent des expériences ou font des déclarations qui achèvent de ruiner l'Eglise, les diocèses, les paroisses et, ce qui est gravissime, la confiance que devraient avoir les fidèles en la foi catholique.

 

 

 

Oui, de tels évêques se font les promoteurs de la crise lorsqu'ils gardent le silence devant des liturgies systématiquement sabotées : messes dansées par un vicaire épiscopal, messes concélébrées avec une pasteur protestante, messes célébrées de façon négligée, messes célébrées dans l'ignorance des règles données par le missel romain, messes célébrées sur fond de chansonnettes qui sont au chant sacré ce que "la danse des canards" est à une cantate de Bach, messes célébrées dans des salles de fêtes alors qu'on dispose d'une cathédrale, messes célébrées au milieu de jongleries, messes célébrées par des prêtres déguisés en clowns, messes célébrées par des prêtres obligés d'obéir aux ordres de laïcs membres d'une véritable Stasi liturgique... etc. Une telle situation inacceptable nous invite à reprendre la méditation que faisait, en 2005, le Cardinal Ratzinger au Chemin de Croix du Colisée : « Que peut nous dire la troisième chute de Jésus sous le poids de la croix ? Peut-être nous fait-elle penser plus généralement à la chute de l'homme, au fait que beaucoup s'éloignent du Christ, dans une dérive vers un sécularisme sans Dieu. Mais ne devons-nous pas penser également à ce que le Christ doit souffrir dans son Église elle-même ? Combien de fois abusons-nous du Saint-Sacrement de sa présence, dans quel coeur vide et mauvais entre-t-il souvent! Combien de fois ne célébrons-nous que nous-mêmes, et ne prenons-nous même pas conscience de sa présence! Combien de fois sa Parole est-elle déformée et galvaudée ! Quel manque de foi dans de très nombreuses théories, combien de paroles creuses ! Que de souillures dans l'Eglise, et particulièrement parmi ceux qui, dans le sacerdoce, devraient lui appartenir totalement! Combien d'orgueil et d'autosuffisance ! Que de manques d'attention au sacrement de la réconciliation, où le Christ nous attend pour nous relever de nos chutes ! Tout cela est présent dans sa passion.  La trahison des disciples, la réception indigne de son Corps et de son Sang sont certainement les plus grandes souffrances du Rédempteur, celles qui lui transpercent le coeur. Il ne nous reste plus qu'à lui adresser, du plus profond de notre âme, ce cri : Kyrie, eleison - Seigneur, sauve-nous (cf. Mt 8,25). Souvent, Seigneur, ton Eglise nous semble une barque prête à couler, une barque qui prend l'eau de toute part. Et dans ton champ, nous voyons plus d'ivraie que de bon grain. Les vêtements et le visage si sales de ton Eglise nous effraient. Mais c'est nous-mêmes qui les salissons ! C'est nous-mêmes qui te trahissons chaque fois, après toutes nos belles paroles et nos beaux gestes. Prends pitié de ton Eglise: en elle aussi, Adam chute toujours de nouveau. Par notre chute, nous te traînons à terre, et Satan s'en réjouit, parce qu'il espère que tu ne pourras plus te relever de cette chute; il espère que toi, ayant été entraîné dans la chute de ton Eglise, tu resteras à terre, vaincu. Mais toi, tu te relèveras. Tu t'es relevé, tu es ressuscité et tu peux aussi nous relever. Sauve ton Eglise et sanctifie-la. Sauve-nous tous et sanctifie-nous ».

 

Pro Liturgia

 

• TEXTES LITURGIQUES (S. THOMÆ DE AQUINO, PRESBYTERI ET ECCLESIÆ DOCTORIS)

 

- Sagesse 7, 7-16 : C’est pourquoi j’ai prié et l’intelligence m’a été donnée

- Psaume 18 : Te Deum royal de victoire à finale messianique

- Matthieu 23, 8-12 : Quiconque s’élèvera sera abaissé, et quiconque s’abaissera sera élevé

 

*** Fête pour l'Ordre Dominicain

Le Parlement européen va examiner et voter cette semaine deux résolutions élaborées dans le cadre du Conseil de l'Europe : l'une vise à promouvoir les droits des lesbiennes, gay, bisexuels et transsexuels, "notamment au mariage, à l'adoption ou à l'insémination artificielle", et l'autre "à encourager une politique de réduction démographique" notamment au moyen de l'avortement. Celle-ci s'intitule "Quinze ans après le Programme d'action de la Conférence internationale sur la population et le développement", c'est-à-dire la Conférence du Caire. Ces deux rapports parlementaires seront débattus et votés respectivement mercredi 27 et vendredi 29 janvier 2010 à Strasbourg.

Devant de telles abominations, prions le Seigneur :

• TEXTES LITURGIQUES (S. ANGELAE MERICI, VIRGINIS)

 

- 1 Pierre 4, 7-11 : Vigilance et charité

- Psaume 148 : Louez le Seigneur du haut des cieux

- Marc 9, 34-37 : Le plus grand des disciples

• TEXTES LITURGIQUES (S. TIMOTHEI ET TITI, EPISCOPORUM)

 

- 2 Timothée 1, 1-8 ou Tite 1, 1-5 : N'aie pas honte du Seigneur

- Psaume 95 : Chantons avec allégresse au Seigneur

- Luc 10, 1-9 : Mission des soixante-douze disciples

 

*** Mémoire obligatoire le 23 janvier pour l'Australie (à cause de l'Australia Day) ; Mémoire obligatoire

le 26 janvier pour l'Eglise universelle ; Mémoire facultative propre pour la Norvège le 27 janvier

Six ans après l'Ascension de Notre Seigneur, le rabbin Saul de Tarse, qui avait obtenu des lettres de mission du Sanhédrin pour persécuter les chrétiens de Syrie, est jeté à bas de son cheval par un éblouissement de lumière. L'Evangile s'impose avec une telle intensité qu'il en est aveuglé et terrassé jusqu'au moment où la lumière baptismale lui révèlera l’aboutissement de l’Ancien Testament et la réalisation des prophéties par le Sacrifice du Christ. Il comprendra que par ce Saint-Sacrifice, l’humanité se trouve désormais engagée dans cette période qu’il désignera par « la plénitude des temps » (Epître aux Galates IV, 4). Introït de la Messe : « Scio, cui crédidi, et certus sum, quia potens est depósitum meum servare in illum diem, iustus iudex. Ps. : Dómine, probásti me et cognovísti me : tu cognovísti sessiónem meam et resurrectiónem meam. Glória Patri… » (« Je sais en qui j’ai cru et je suis certain qu’il est assez puissant pour garder mon dépôt jusqu’à ce jour où il me jugera en juste juge. Ps. : Seigneur, vous m’avez sondé et vous me connaissez, vous savez quand je m’assieds et quand je me lève. Gloire au Père… ») Confiteor + Kyriale XII (Pater cuncta)

 

 



Saint Paul était un Juif né en l'an 9 à Tarse, de la Tribu de Benjamin. Il reçut une forte instruction (Actes 22, 3) de Gamaliel l’Ancien (il connait le grec, l'araméen et l’hébreu) et devint l'un des membres les plus distingués de la secte des Pharisiens (peut-être même de la secte ultra-fanatique des Zélotes par la suite). Son attachement aux traditions de ses pères, sa haine contre les brebis du Christ, sa présence au supplice de Saint Étienne, son acharnement à mettre à mort les disciples de Jésus-Christ, à les traîner en prison, à les torturer (cf : Actes 26), ont poussé les Pères de l’Eglise (notamment Saint Augustin) à voir en lui la réalisation de la prophétie du Patriarche Jacob, concernant son fils Benjamin : « Benjamin est un loup rapace, le matin il dévore une proie, jusqu’au soir il partage le butin » (Genèse 49, 27). Après sa conversion en l’an 42, Saul était devenu aveugle. Ses compagnons le conduisirent donc à Damas et grâce à un songe, un serviteur de Dieu nommé Ananie, alla le trouver, lui rendit la vue et lui conféra le Baptême. Dès lors, Saul, devenu Paul étonnera le monde et fera l'admiration de tous par ses écrits sublimes et inspirés, par ses saintes audaces, ses travaux, les merveilles de son apostolat et la gloire de son martyre avec Saint Pierre ! Que de leçons dans cette conversion ! Nous y voyons la puissance toute divine de la grâce à laquelle rien ne résiste. Ne désespérons donc jamais du salut de personne ! Tout est possible à la prière et à la grâce ! Nous ne comprendrons bien qu'au Ciel quelle a été l'influence de la prière dans le monde et combien de pécheurs devront leur salut à l'intercession des justes. Saint Augustin a dit fort justement : « Si Saint Étienne n'avait pas prié pour ses persécuteurs, nous n'aurions jamais eu Saint Paul ! ».


 



 

• TEXTES LITURGIQUES (IN CONVERSIONE SANCTI PAULI, APOSTOLI)

 

- Actes 22, 3-16 : Allocution de Paul aux Juifs de Jérusalem

- ou Actes 9, 1-22 : ou La vocation de Saul

- Psaume 116 : Action de grâce à l'Eternel 

- Marc 16, 15-18 : Proclamez l’Evangile dans le monde entier

 

 

   

Saint François de Sales, qui fut Evêque de Genève de 1602 à 1622, se donna trois grands objectifs à atteindre : - reconquérir par la prière et la prédication (rare à son époque) Genève qui était passée au calvinisme, - rétablir l’unité de la foi dans son diocèse, - mettre en œuvre le concile de Trente.

 

La crise que traversait l’Eglise à son époque - après Trente - ressemble par bien des points à celle que nous connaissons aujourd’hui - après Vatican II - puisqu’il écrit : « il est un aqueduc qui alimente et ranime pour ainsi dire toute la race des hérétiques : ce sont les exemples des prêtres pervers, les actions, les paroles, en un mot l'iniquité de tous, mais surtout des ecclésiastiques. C’est à cause de nous que le nom de Dieu est blasphémé chaque jour parmi les nations. (...) Et que les chanoines n’aillent pas chercher ailleurs que dans leur propre chapitre ces ecclésiastiques coupables... »

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